1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Soirée en couple

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kimmitsu Nakajima
Sous-directeur
Professeur d'arts martiaux

avatar

Fonction :
  • Membre
Récits : 270

Âge RPG : 42 ans

MessageSujet: Soirée en couple   Mar 16 Fév - 22:53

Les regards étaient assez équivoques, lorsque Kimmitsu poussa la porte de la salle des professeurs, pleine à cette heure-ci. Tous les professeurs lui lancèrent des regards en biais, la plupart hostiles, d'autres méfiants, certains interrogateurs et parfois inquiets. Evidemment, grâce à ce cher "journal", tous devaient savoir qu'il avait eu des ennuis avec l'armée et donc que la directrice aussi, par conséquence. Il était resté absent un peu plus d'une semaine et Gabriella-sama ne risquait pas de revenir dès maintenant non plus. Il referma la porte derrière lui en ignorant le silence assez pesant qui était tombé sur la salle, silence coupé par M. Francfort qui le salua d'une voix enjouée, semblant parfaitement indifférente  l'ambiance gênée qui s'était installée. Il se leva avec une grande souplesse, pour son âge, venant le rejoindre en lui proposant de prendre un café. Kimmitsu refusa d'un léger signe de la main, en se retenant de lever les yeux au ciel, tandis que ses collègues se remuaient enfin. Cette rentrée était un peu tendue, à chacun de faire des efforts pour s'adapter. Tout le monde devait aussi savoir pour la tentative d'assassinat contre la directrice, à ce jour. Il prit juste un peu de thé en se frottant la tempe, alors que le niveau des conversations reprenait un rythme normal.

– Vos frères sont repartis ?

– Samedi soir, ils sont remontés sur Paris, il y avait un vol de nuit. Vous avez des nouvelles de Gabriella-sama ?

– Elle se repose. Elle ira mieux dans quelques jours, il lui faut simplement du calme. Le maréchal lui a collé des gardes du corps, il a dû avoir peur qu'elle ne meure.

Il était loin d'être le seul. Kimmitsu commençait à craindre très sérieusement pour l'état moral de sa collègue... Et belle-sœur, aussi, il avait tendance à oublier, tant elle était parée de l'image "Directrice et chef à suivre", à ses yeux. Il but un peu de thé en écoutant M. Francfort lui raconter comment se débrouillaient les élèves qu'il avait repris en charge, au lycée, pour les cours de foudre. C'était un homme que Kimmitsu appréciait et respectait, il avait un sacré tempérament mais était aussi ouvert et attentif. Ils discutèrent un moment, rejoints plus tard par Frédéric qui vint demander des nouvelles et visiblement soulagé de ne plus avoir à se soucier de la direction de l'école. Il préférait très largement enseigner plutôt que de s'occuper de l'administration. Leurs collègues quittaient peu à peu la salle des professeurs pour aller au réfectoire, pour le repas du soir. Certains lui lancèrent à nouveau des regards étranges, alors qu'il était appuyé contre le meuble en buvant son thé. Il avait déjà mangé rapidement, ce soir, avant de venir au pensionnat. Il avait pu assurer ses cours aujourd'hui, en y allant doucement, mais tous les élèves avaient été très calmes et dociles, ce qu'il appréciait très sincèrement. Aucun n'avait fait de bêtise ni essayé de faire le mariole durant les cours, tout s'était très bien passé.

Une fois son thé finit, il salua l'ancien directeur, qui allait manger chez lui au village, puis repartit pour rejoindre le troisième étage du pensionnat. Solène était sans doute déjà arrivée, elle venait dormir au pensionnat en semaine pour ne pas le laisser seul. En croisant, il croisa quelques élèves qui lui demandèrent aussi des nouvelles, ce qui le toucha profondément. Ils étaient adorables, aujourd'hui. Grimpant les escaliers, il rentra chez lui, apaisé en voyant cet environnement si familier et apaisant. Au bout d'une semaine entière à ne rien faire d'autre que dormi et se reposer, chez lui, il en avait vraiment assez. Même si ses frères étaient là, la situation avait été pesante, il n'aimait pas rester inactif. Refermant la porte à clé, il entendit Solène chantonner dans la salle de bains. Elle en sortit quelques minutes après, pieds nus et en peignoir, alors qu'il lui demandait si elle avait déjà mangé. Elle vint se coller à son dos sans répondre, l'entourant de ses bras en posant la tête contre lui. Il sourit doucement en posant la main sur la sienne, l'entendant respirer doucement. Elle était sans doute bien stressée, depuis début septembre, entre ce qui arrivait à sa sœur et à lui. Elle le relâcha au bout d'un moment pour venir devant lui, le reprenant dans ses bras. Il la serra contre lui en lui assurant qu'il allait beaucoup mieux et que Gabriella aussi se reposait.

– J'étais inquiète pour toi, j'ai le droit.

Ils étaient solides... Il la serra un peu plus fort contre lui, sentant son vendre un peu arrondi entre eux. Elle redressa tout à coup la tête puis enleva la ceinture de son peignoir avant de le jeter au loin d'un petit geste sec, se retrouvant complètement nue. Il écarquilla les yeux, prêt à lui demander ce qu'elle faisait, lorsqu'elle revint l'enlacer en l'embrassant à pleine bouche. Kimmitsu referma les yeux, toujours perturbé lorsqu'elle faisait des trucs comme ça alors qu'il ne s'y attendait pas du tout. Lorsqu'il reprit son souffle, il colla son front contre le sien, posant une main sur sa joue. Elle sourit puis passa une main derrière sa nuque pour l'attirer à elle et l'embrasser à nouveau, comme s'ils ne s'étaient plus revus depuis bien des mois. Il frémit lorsqu'elle passa une main sous sa chemise, commençant à enlever les boutons.

– Attends, murmura-t-il. Tu es enceinte... On risque de blesser le bébé, non ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Solène Nakajima
Fleuriste
avatar

Fonction :
  • Membre
Récits : 123

Âge RPG : 18 ans

MessageSujet: Re: Soirée en couple   Sam 27 Fév - 21:55

La salle de bain était encore emplie de la vapeur du bain qu'elle venait de prendre. Solène grimaça, ayant un mal fou à démêler ses cheveux. Elle y passait toujours tant de temps qu'ils étaient déjà secs lorsqu'elle terminait de s'habiller, c'était infernal. Recouverte d'un long peignoir blanc et pieds nus sur le carrelage, elle se battait avec ses trop longues mèches réfractaires et un peigne qui avait connu des jours meilleurs. Allez, bon sang ! Mettez-vous comme il faut, pour une fois, elle n'exigeait pourtant pas la lune. En sortant du bon, ils bouclaient encore plus que de coutume et formaient des anglaises. Elle avait trouver ça très joli, c'était très agaçant lorsqu'elle devait se coiffer. Elle pourrait les faire couper, sinon ? Une petite coupe courte lui ferait tellement du bien et elle franchirait le pas sans hésiter si se tailler les cheveux aux oreilles ou au-dessus ne la ferait pas automatiquement passer pour une prostituée, au village. On ne portait pas les cheveux courts lorsqu'on était une femme convenable. M. Francfort, qu'elle avait croisé toute à l'heure, avait d'ailleurs eu une réaction très bizarre lorsqu'elle était passé devant lui en détachant d'un petit coup sec son chignon, laissant ses cheveux retomber librement. Il s'était arrêté tout net avec une expression choqué en la regardant, puis était reparti en secouant la tête, comme s'il avait vu un fantôme. Très étrange.

Après dix nouvelles minutes d'une bataille acharnée, ponctuée d'une multitudes de jurons très inventifs qu'elle avait appris en écoutant sa grande sœur lorsqu'elle parlait de certains militaires et autres gêneurs, elle parvint enfin à dompter ses mèches. Arborant un large sourire de victoire, elle chantonna tout en terminant de se préparer, taillant les ongles des mains. Elle y était toute occupée lorsqu'elle entendit Kimmitsu rentrer à son tour. Ah, parfait, elle avait bien envie d'une petite pause entre amoureux ! Du genre, là, maintenant, tout de suite, par terre ou sur le canapé. Ses hormones ne cessaient de lui jouer des tours, depuis le début de sa grossesse. Elle pouvait tout aussi bien fondre en larmes brusquement sans aucune raison que d'avoir une envie folle de s'amuser et goûter aux joies de la chair sans aucune pudeur, toujours sans raison préalable. Sans oublier les envies un peu bizarres qu'elle avait parfois, presque toujours au milieu de la nuit. Elle avait bien faire failli vomir ses beaux-frères lorsqu'elle avait avalé sans sourciller deux énormes tartines de confiture saupoudrées de chocolat et d'éclats de bananes. Parfaitement indigeste pour toute personne normalement constituée, du moins, pour toute personne n'abritant pas de bébé dans le ventre. Terminant assez vite de se préparer, elle lança un baiser au miroir, tout son corps survolté par le jeu des hormones. Parfait, elle était parée !

Sortant de la salle de bain, elle trottina pour rejoindre Kimmitsu puis l'enlaça par-derrière, se collant à son dos en le serrant contre elle. Voilààà, beaucoup mieux, déjà beaucoup mieux, elle était actuellement parfaitement bien. Et comme il était à peine plus grand qu'elle, elle pouvait aussi nicher son nez dans son cou et ses cheveux. Huuum. Au bout d'un moment, elle le relâcha pour venir par-devant, reprenant aussitôt sa place. Il la serrait contre lui et elle sentit de nouveau à quel point il était bien musclé. Il ne pouvait pas se déshabiller ? Elle se haussa un peu pour mettre son visage dans le creux de son cou, ayant tout à coup une envie folle de l'embrasser. Il lui assura qu'il allait mieux, que sa sœur aussi se reposait. Ah, pour Gabriella, il est vrai qu'elle se reposait enfin. Et Kimmitsu n'arrivera jamais à l'empêcher de s'inquiéter, elle était sa femme et partageait aussi bien ses joies que ses problèmes, il faudra s'y faire.

– J'étais inquiète pour toi, j'ai le droit.

Pas question de parler de malheur ou de danger pour leur soirée, pas question, elle voulait se détendre avec lui ! S'écartant, elle défit la ceinture de son peignoir et s'en débarrassa d'un geste souple, rougissant en apparaissant ainsi nue mais enfin, plus le peine d'être prude, ils étaient mariés. Revenant aussitôt dans les bras de son mari, elle ferma les yeux et l'embrassa à pleine bouche, se sentant frémir longuement en sentant ces lèvres assez fines qui mouvaient contre les siennes. Instant parfait. Instant délicieux. Ils ne s'arrêtèrent qu'un instant, enlacés, elle le tenant derrière la nuque et lui posant une main sur sa joue, son front contre le sien. Recommençant à l'embrasser, une nouvelle vague de chaleur vint la traverser des pieds à la tête, la secouant un peu. Ayant envie de lui, elle dégagea une de ses mains pour venir la passer sous la chemise de son compagnon, cherchant à tâtons les boutons pour les enlever, un par un. Il frémit alors qu'elle retenait un petit rire, adorant l'effet qu'elle pouvait avoir. Elle avait découvert le véritable pouvoir de séduction féminine cet été et depuis n'hésitait plus à s'en servir lorsque l'occasion se présentait.

– Attends, murmura-t-il. Tu es enceinte... On risque de blesser le bébé, non ?

– Bien sûr que non, même si tu as tout ce qu'il faut là où il faut, sourit-elle en déboutonnant le reste sans aucune gêne. Tu n'es vraiment pas doué en éducation sexuelle, mon chéri.

Elle lui fit ôter sa chemise puis le poussa ensuite jusque dans leur chambre, s'allongeant aussitôt au-dessus de lui dès qu'il tomba sur le dos sur la couverture, se ne privant pas de lui offrir une très belle vue sur sa poitrine. Il voyait assez bien, c'était bon ? Elle se pencha, l'entourant de ses cheveux comme une cascade, capturant sa bouche avec une certaine passion. Elle se frottait avec légèreté contre lui, ayant simplement envie qu'il lui fasse l'amour sans plus se poser de questions. Avec elle, il allait guérir de tous ses mauvais souvenirs, ça ne faisait aucun doute. Elle lui prit la main pour qu'il la pose sur son ventre, lançant que leurs enfants étaient bien au chaud pour le moment et qu'on pouvait sans risque continuer à s'occuper pleinement de leur mère sans aucun danger, tout comme la maman pouvait apporter du réconfort au papa. Il suivait bien ? Il valait mieux, étant donné qu'ils étaient bien engagés, à présent.

– Fais-moi l'amour, murmura-t-elle en venant se blottir contre lui, tendant les lèvres pour l'embrasser.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Kimmitsu Nakajima
Sous-directeur
Professeur d'arts martiaux

avatar

Fonction :
  • Membre
Récits : 270

Âge RPG : 42 ans

MessageSujet: Re: Soirée en couple   Sam 5 Mar - 20:14

– Bien sûr que non, même si tu as tout ce qu'il faut là où il faut, sourit-elle en déboutonnant le reste sans aucune gêne. Tu n'es vraiment pas doué en éducation sexuelle, mon chéri.

On ne lui avait jamais non plus fait de cours là-dessus ! Ce n'était pas un sujet qu'on avait facilement abordé chez lui, on ne lui aurait sans doute parlé que la veille de son mariage, s'il s'était plié aux traditions. Elle continua à défaire les boutons, enlevant sa chemise avant de le pousser à reculer vers leur chambre. Il eut un petit frisson en tombant sur la couverture, sur le dos, sa femme venant aussitôt s'installer à califourchon au-dessus de lui. Il voyait surtout sa poitrine qui commençait à être gonflée de lait maternel, qu'elle lui mettait sous le nez sans aucune gêne. Il resta sans trop bouger, même lorsqu'elle l'embrassa à pleine bouche. Il savait très bien qu'elle ne comptait, bien évidemment, ne pas lui faire de mal, mais il ne pouvait s'empêcher d'être terriblement tendu, certains souvenirs remontant avec violence dans sa mémoire. Même si c'était Solène face à lui, même s'ils étaient juste eux deux, dans leur chambre, même si rien ne les menaçait actuellement. Elle lui prit la main et la fit poser sur son ventre, ajoutant que leurs enfants étaient au chaud et en sécurité, peu importe ce que leur mère pouvait faire et comment. Il se crispa un peu, bien malgré lui, en essayant de ne pas le montrer à Solène, par peur de la vexer ou la blesser. C'était juste... trop récent, encore. Il n'avait pas eu assez de temps pour réussir à oublier.

– Fais-moi l'amour, murmura-t-elle en venant se blottir contre lui, tendant les lèvres pour l'embrasser.

Il referma doucement les bras sur elle, respirant profondément pour se reprendre, la serrant plus fort contre lui avant de l'embrasser doucement sur les lèvres. Elle prolongea le baiser longuement puis lui prit le visage en coupe, se redressant pour l'embrasser sur le front puis sur le bout du nez, en lui murmurant qu'elle était là et que tout se passera bien. Se redressant, elle ramena le drap sur eux deux pour les recouvrir, posant son front contre le sien en répétant qu'il avait juste besoin d'un peu de temps pour se remettre et qu'il n'était pas seul. Kimmitsu avait vraiment l'impression d'être redevenu enfant, dans les bras d'un proche après un cauchemar, la nuit, pour être réconforté. Sauf qu'il ne s'agissait rien en cauchemar mais de la réalité, il ne pouvait pas oublier aussi facilement. Il murmura qu'elle ne pouvait pas être sûre qu'il ira mieux vite, dans la pénombre, ce à quoi sa compagne répondit d'un rire léger en répliquant que lui non plus ne pouvait pas être sûr qu'il mettra beaucoup de temps, d'autant plus si elle était là pour le soutenir. Il fit la moue, guère convaincue, gémissant lorsqu'elle lui reprit un très long baiser. Vite à bout de souffle, il eut le cœur battant plus vite, passant une main dans les cheveux de Solène, se laissant embrasser.

– Je veux donner un prénom Japonais à nos enfants, déclara-t-elle en chuchotant. Comme ils vont grandir en France, ils ne devront pas oublier l'héritage que tu vas leur transmettre.

– On a encore un peu de temps pour ça, murmura-t-il en la gardant tout contre lui.

– Tu as peur ?

– Un peu, au fond...

En réalité, il craignait de reproduire le seul schéma qu'il avait pu observer, avec son propre père. Être trop dur avec eux, trop sec, trop... Ne pas être un bon père, élever ses enfants avec assez d'amour, même si Solène était à ses côtés. La peur de ne pas pouvoir les protéger ni réussir à les comprendre. Peur pour Solène, que la grossesse et l'accouchement se passent mal. Peur des années à venir. Il ferma les yeux pendant qu'elle s'allongeait sur lui, le visage niché dans son cou. Il sentait son ventre gonflé entre eux, la gorge un peu serrée en imaginant tout ce qui leur arriver de mal. Leur chambre était très calme, plongée dans le noir, ils n'entendaient que le bruit de leurs propres respirations et parfois des échos venant des autres étages. Solène remua un peu contre lui, en l'embrassant dans le cou, lui demandant s'il avait aussi peur pour sa famille. Cela, oui, bien sûr. Il avait honte de l'admettre mais il aurait été préférable qu'il se coupe d'eux plutôt que de les inciter à venir jusqu'en France et s'inquiéter, leur faire vivre une angoisse qui n'était pas la leur et leur imposer le stress d'un pays qui était si éloigné du Japon, autant dans la culture que dans le mode de vie et la mentalité. Genji était là, encore fragile, assez innocent, bien naïf et influençable... Il était autant exposé que Solène ou les jumeaux de Gabriella.

– Genji est encore... Tout naïf. Et très influençable. Et je le sens fragile, passer deux années entières à se disputer tous les jours avec ses parents tout en retenant son don, ça n'a pas dû l'aider. Son état moral m'inquiète, je ne peux pas veiller sur lui comme je le voudrai. Et comme il est du genre à tout garder jusqu'à s'en rendre pire que malade...

Il soupira longuement, secouant un peu la tête. Il voulait vraiment faire plus attention que cela à son neveu, ainsi qu'à Jasper et Laura. Ils étaient fragiles, tous les droits, bien trop renfermés.

– Tu penses que Jasper est déprimé ? J'aimerai qu'il voit quelqu'un, si c'est possible. Son don évolue et avec le feu, il peut avoir beaucoup de problèmes. Et je ne sais pas avec qui il acceptera de se confier. Tu as des idées ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Solène Nakajima
Fleuriste
avatar

Fonction :
  • Membre
Récits : 123

Âge RPG : 18 ans

MessageSujet: Re: Soirée en couple   Ven 11 Mar - 20:18

Elle le sentait trembler contre elle, de peur, d'angoisse, de stress, qu'importe, il n'était pas bien. Néanmoins, il la serra contre lui et l'embrassa sur les lèvres, geste dont elle savait très bien qu'il devait lui coûter dans cette position, cette situation. Solène prolongea le baiser, avec le plus de douceur dont elle était capable, lui prenant ensuite le visage en coupe entre ses mains fines. Elle ferma les yeux, l'embrassant sur le front, puis sur le bout du nez, murmurant qu'elle sera toujours à côté de lui pour l'aider, que tout se passera bien tant qu'ils étaient tous les deux. Il pouvait lui faire confiance, elle n'était pas du genre à mentir ni à revenir sur ses serments, si elle lui affirmait qu'elle restera, c'est qu'elle le fera, un engagement venait toujours du cœur et était sacré. Celui qui revenait dessus ne valait rien, pour elle. Elle tendit le bras pour attraper le drap et les recouvrir tous les deux, se rallongeant ensuite contre lui en lui répétant que tout ira bien, qu'il n'était pas seul et avait simplement besoin de temps. Elle rit un peu lorsqu'il lui répondit qu'ils ne pouvaient pas en être sûrs, répliquant que lui non plus ne pouvait pas être sûr qu'il faudra très longtemps, surtout si elle était près de lui. Il avait confiance en elle, n'est-ce pas ? Elle lui avait déjà prouvé qu'elle était capable de beaucoup ! Après tout, elle avait réussi à tenir toute une cérémonie de mariage en ne tenant qu'à peine droite, elle qui n'avait jamais bu une seule goutte d'alcool avant ce jour-là. Elle l'embrassa à nouveau à pleine bouche, le câlinant.

– Je veux donner un prénom Japonais à nos enfants, déclara-t-elle en chuchotant. Comme ils vont grandir en France, ils ne devront pas oublier l'héritage que tu vas leur transmettre.

Ils en devaient pas oublier, même s'ils passaient leur vie en France,q u'ils avaient un père issu d'une autre culture, culture qui sera donc aussi, par conséquence, la leur. Une culture à chérir autant que leur culture de naissance, ils la porteront à travers leurs noms et certaines valeurs. Comme leurs parents, ils seront une union de deux mondes très différents et pourtant capables de s'entendre. Elle tenait vraiment à cela, à leur faire adopter leur héritage comme il se doit. Eux deux, tout d'abord, puis peut-être avec leur petit frère ou petite sœur, par la suite, qui sait ? D'ailleurs, tant qu'elle y pensait, il faudra qu'elle parle de leur maison, à Gray. Trois adolescents, eux deux plus des bébés à venir... Ils risquaient d'être assez vite à l'étroit.

– On a encore un peu de temps pour ça, murmura-t-il en la gardant tout contre lui.

– Tu as peur ?

– Un peu, au fond...

Il était adorable dans les moments où il se relâchait laissait entrevoir la part de fragilité et de douceur qu'on ne pouvait que très rarement apercevoir avec brièveté, dans la vie quotidienne. Une part qu'elle n'avait vu qu'une seule fois, au Japon, puis une seconde, en ce moment-même. Se remettant correctement, la jeune femme se blottit contre lui, l'embrassant dans le cou. Ah là là, il s'inquiétait toujours pour tout le monde et jamais assez pour lui-même. C'était moins flagrant, auparavant, mais depuis un ou deux mois, elle réalisait qu'il empruntait le chemin qu'avait emprunté Gaby avant lui, il y a de cela un an. Penser aux autres mais pas à soit. Avancer coûte que coûte en oubliant sa propre santé. Protéger ceux que l'on pouvait. Penser de plus en plus au travail. Douter. Avoir peur. Continuer sans regarder derrière soi. Oui, il avançait peu à peu sur la voie de Gabriella et celle qu'empruntaient un certain type de personnes. Solène ferma les yeux un instant, à la fois effrayée parce qu'ils faisaient et admirative. Elle lui demanda s'il avait aussi peur pour sa famille, bien qu'elle se doute déjà de la réponse.

– Genji est encore... Tout naïf. Et très influençable. Et je le sens fragile, passer deux années entières à se disputer tous les jours avec ses parents tout en retenant son don, ça n'a pas dû l'aider. Son état moral m'inquiète, je ne peux pas veiller sur lui comme je le voudrai. Et comme il est du genre à tout garder jusqu'à s'en rendre pire que malade...

Oh ça, c'était un trait de famille. Elle sourit, tandis qu'il soupirait, convaincue que Genji pourra aller mieux au fil du temps. Il était solide et s'il grandissait comme son oncle, même sur un chemin tortueux, il arrivera à s'en sortir. Son élément était là pour l'aider. Et il était encore tout jeune, c'est bien normal d'être fragile, à cet âge, lorsqu'on commence tout juste à aborder la vie adulte.

– Tu penses que Jasper est déprimé ? J'aimerai qu'il voit quelqu'un, si c'est possible. Son don évolue et avec le feu, il peut avoir beaucoup de problèmes. Et je ne sais pas avec qui il acceptera de se confier. Tu as des idées ?

– Je ne sais pas... Qu'il déprime, cela oui, tout le monde l'a compris sauf lui. Mais ce doit être... normal, non ? Il n'a jamais extériorisé ce qu'il a vécu avec son père, tout doit remonter aujourd'hui et lui saper le moral. Il est fragilisé par l'évolution de son don, donc c'est assez logique que son moral s'abaisse.

Elle fit une petite pause, se mordillant les lèvres, tout en réfléchissant. Il était clair que le jeune homme déprimait, oui, il suffisait de voir son regard, on aurait dit que tout le poids du monde s'était abattu devant ses yeux. Autant Genji, s'il était encore très fragile, reprenait des forces te renforçait son caractère. Laura aussi était fragile, mais elle se battait pour changer, veillant à ne pas rester inactive et "petite fille". Jasper, lui... Il n'était pas délicat mais avait perdu foi en les notions de famille, amour, même amitié, il se méfiait de tout, était distant avec tout le monde. Et surtout, il n'arrivait pas à admettre qu'il puisse avoir droit à une nouvelle famille, ce qui était très grave. A son âge, les repères étaient plus importants que tout, le laisser grandir dans l'idée qu'il n'avait pas droit à un nouveau foyer était impensable. Il fallait trouver un moyen de lui faire comprendre qu'il avait sa place, ici, même s'il avait déjà seize ans et malgré tout ce qu'il avait pu vivre.

– Je ne sais pas qui pourrait lui parler, avoua-t-elle. Adrien, peut-être ? Mais lui-même est en pleine reconstruction, je ne sais pas si on peut vraiment lui demander ça. Toi, je suis désolée mais il t'évite. Et j'ai l'impression qu'il déteste ton grand frère...

– Ce n'est pas qu'une impression.

Elle eut un rire nerveux, bien que la situation n'ait strictement rien de drôle. C'était plus fort qu'elle. Fourrant un moment son visage contre son mari, elle respira longuement pour se calmer, toussant un peu.

– Et Gabriella ? suggéra-t-elle. Elle sait remotiver les gens, en cas de besoin. Sinon, hum... Je n'ai aucune idée. On pourrait aussi attendre les vacances ? S'il voit qu'il est vraiment accepté dans la famille, peut-être arrivera-t-il à comprendre qu'il a le droit d'avoir un nouveau foyer.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Kimmitsu Nakajima
Sous-directeur
Professeur d'arts martiaux

avatar

Fonction :
  • Membre
Récits : 270

Âge RPG : 42 ans

MessageSujet: Re: Soirée en couple   Jeu 17 Mar - 17:09

– Je ne sais pas... Qu'il déprime, cela oui, tout le monde l'a compris sauf lui. Mais ce doit être... normal, non ? Il n'a jamais extériorisé ce qu'il a vécu avec son père, tout doit remonter aujourd'hui et lui saper le moral. Il est fragilisé par l'évolution de son don, donc c'est assez logique que son moral s'abaisse.

Tout de même, mieux valait ne pas laisser les choses en l'état. Surtout à son âge où il avait besoin de repères. Kimmitsu frotta doucement le dos de sa femme, sans répondre tout de suite, pensif. Comment « soigner » un adolescent mal dans sa peau ? Il avait plus ou moins réussi avec Genji car il avait accepté de lui parler et parce qu'il était son neveu, il y avait déjà une certaine confiance entre eux deux. Ceci étant, il avait sans doute vu plus souvent Jasper que Genji, n'étant pas retourné assez souvent à la maison familiale pour vraiment connaître ses neveux et nièces. Il faudrait déjà faire admettre à Jasper qu'il entrait en dépression, c'était la première étape. Puis trouver une façon efficace de l'aider. Acceptera-t-il de parler de son père et se décharger de ce qu'il avait vécu ? S'il arrivait à se confier, raconter ce qu'il avait ressenti... Ce serait déjà un beau progrès. En le poussant peu à peu à plus parler, à se détendre et à accepter qu'il avait le droit d'être entouré, il ira mieux. Au fond, il comprenait qu'il ait du mal, même si rien n'était irréversible.

– Je ne sais pas qui pourrait lui parler, avoua-t-elle. Adrien, peut-être ? Mais lui-même est en pleine reconstruction, je ne sais pas si on peut vraiment lui demander ça. Toi, je suis désolée mais il t'évite. Et j'ai l'impression qu'il déteste ton grand frère...

– Ce n'est pas qu'une impression.

Solène enfouit sa tête contre lui pour dissimuler un rire nerveux, lui-même souriant en lui massant la nuque. Il ne savait pas trop pourquoi le jeune homme avait pris Josuke en grippe, à vrai dire, mais c'était comme ça. Il le détestait, c'était voyant, lui lançant des regards noirs dès qu'il était forcé de lui dire « bonjour » et l'évitant toujours largement à chaque fois que c'était possible. Redevenant sérieux, il tâcha de réfléchir à qui Jasper pourrait accepter de parler. Lui-même, il l'évitait, comme Solène l'avait dit. Peut-être à cause de son poste ou autre chose, il l'évitait. Solène était encore jeune et ils ne se connaissaient pas très bien. Adrien devait déjà parler à beaucoup de personnes et était lui-même très fragile. Ce n'était pas le moment de lui imposer ce genre de discussions alors qu'il devait se reconstruire entièrement et apprendre à respirer, se détendre, faire la part des choses. Qu'il avait-il comme adulte, autour de Jasper, pouvant être auprès de lui ? Plus d'autre famille, des personnes à qui il ne parvenait pas à faire confiance... Il ne parlera pas à ses professeurs depuis le coup de l'abandon, l'année passée.

– Et Gabriella ? suggéra-t-elle. Elle sait remotiver les gens, en cas de besoin. Sinon, hum... Je n'ai aucune idée. On pourrait aussi attendre les vacances ? S'il voit qu'il est vraiment accepté dans la famille, peut-être arrivera-t-il à comprendre qu'il a le droit d'avoir un nouveau foyer.

– Peut-être...

Gabriella était épuisée, il ne voulait pas lui rajouter ce genre de soucis. Si elle avait été là, en forme, prête à réagir, oui, il lui demanderait, c'est vrai. Cependant, comme elle était blessée et fatiguée, pas la peine de la charger de ça en plus, elle devait se reposer. Quant à attendre les vacances, hum, pourquoi pas, bien qu'il ne soit pas spécialement conçu de la réussite de la manœuvre. Il se braquait déjà ici en pensant ne pas être à sa place, comment espérer qu'il se détente dans un pays dont il ne parlait pas la langue, ignorait tout de la culture et détestait certaines personnes ? Même avec Genji et sa sœur non loin, ça risquait de faire des étincelles. Jasper n'était pas spécialement patient et face à quelques personnes... S'il se disputait violemment même avec Laura, il craignait ce qui pourrait se passer au Japon. Les vacances de Pâques approchaient, ils y seront à la mi-Octobre. Le mois de septembre filait très vite, la date approchait et Kimmitsu ne savait toujours pas ce qu'il devait faire. Envoyer Genji près de sa mère pour les vacances, oui, mais il ne pouvait pas voyager seul. Josuke lui fera sans doute une crise si Kimmitsu ne rentrait pas, même s'il lui expliquait que ce n'était pas le moment. Faire voyager Solène avec les trois enfants et rester ici ?

– Tu pourrais aller au Japon avec Genji, Jasper et Laura, pour les vacances d'Octobre ? J'avais donné mon accord pour aider ta grande sœur aux tests qu'elle devait faire avec l'armée et les Guetteurs, durant ces vacances. J'ignore si elle sera assez en forme, mais dans le doute, je ne préfère pas me préparer à partir et quitter la France. Ça te dérangerait de t'y rendre simplement avec les enfants ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Solène Nakajima
Fleuriste
avatar

Fonction :
  • Membre
Récits : 123

Âge RPG : 18 ans

MessageSujet: Re: Soirée en couple   Ven 25 Mar - 15:49

– Peut-être...

Solène se blottit un peu mieux contre son mari, silencieuse, bercée par son souffle régulier et apaisé. Elle avait bien des craintes pour beaucoup de ses proches, même sa nouvelle famille au Japon, qui ne risquait pourtant pas grand-chose. Sa vie avait pris un tournant si important... Elle avait envie d'aider Jasper, Genji, la petite Laura, tout le monde. Comment faire réaliser à un enfant qu'il déprimait ? Étant donné le caractère de Jasper, ce n'était pas une chose qu'il pourra admettre facilement, il avait passé des années à cacher qu'il souffrait et à ne pas vouloir être soigné, à craindre que quelqu'un découvre la vérité. C'était surtout terrible, comme histoire, elle mourrait de peur que cela arrive un jour à ses propres enfants. Enfin, soyons positifs, pendant les vacances de la Toussaint, ils allaient tous pouvoir se reposer ! D'ordinaire, elle ne fermait pas sa boutique à la Toussaint, mais cette année, s'ils partaient, elle le fera exceptionnellement. Cela fera du bien à Jasper d'oublier un peu la France, il avait besoin de se confier à quelqu'un parler, bien manger, beaucoup dormir et vivre sainement, loin des problèmes. Même s'il avait du mal avec Josuke, ce n'était pas très grave, tous deux étaient assez matures pour éviter les conflits.

– Tu pourrais aller au Japon avec Genji, Jasper et Laura, pour les vacances d'Octobre ? J'avais donné mon accord pour aider ta grande sœur aux tests qu'elle devait faire avec l'armée et les Guetteurs, durant ces vacances. J'ignore si elle sera assez en forme, mais dans le doute, je ne préfère pas me préparer à partir et quitter la France. Ça te dérangerait de t'y rendre simplement avec les enfants ?

– Elle ne sera jamais assez en forme, protesta aussitôt Solène en se redressant pour le regarder, dans la pénombre. Tu imagines ! Après cet été, les événements de septembre, le type qui lui a tiré dessus, la nouvelle de sa grossesse... Elle aura bien besoin de ces vacances pour se reposer, elle aussi, l'armée attendra. Je ne vais pas partir là-bas avec juste les enfants, tu viens avec nous, c'est entendu depuis longtemps.

Soyons réalistes, un peu, Gabriella était à peine assez en forme pour se lever et aller prendre l'air de temps, elle ne le sera pas pour faire des tests, travailler, s'entraîner ou peu importe, elle devait absolument se reposer et en était consciente, pour une fois, il y avait du progrès. Quant à Kimmitsu, il avait aussi tout intérêt à prendre conscience vite fait que lui aussi pouvait et devait se reposer ! Il était hors de question qu'il suive de trop près Gabriella sur ce terrain, tout le monde savait très bien jusqu'où ça pouvait aller et il souffrait déjà d'hypertension, elle ne voulait pas qu'il tombe malade. Se penchant sur lui, elle lui prit le visage en coupe et s'approcha, à quelques millimètres seulement de son visage.

– On part se reposer durant ces vacances et tu nous suis, ce n'est négociable, décréta-t-elle d'un ton ferme. Se reposer et prendre le temps de souffler n'est optionnel pour personne, tu m'entends ? Donc oui, partir seule, ça me dérange ! Ça me dérange même tellement que je suis prête à faire un scandale si tu t'obstines à vouloir rester, c'est clair ?

Elle l'embrassa sur le bout du nez puis sur le front, bien décidée à ne pas remuer d'un pouce quant à sa position. C'était comme ça, point final, il n'y avait même pas à essayer de discuter.

– Et puis, tu t'inquiètes pour ton petit frère, non ? En allant là-bas quelques jours, tu pourras lui parler. Je sais aussi que tu voulais revoir Himako, ça fait bien longtemps. Dans tous les cas, on y va ensemble, tu m'entends ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Kimmitsu Nakajima
Sous-directeur
Professeur d'arts martiaux

avatar

Fonction :
  • Membre
Récits : 270

Âge RPG : 42 ans

MessageSujet: Re: Soirée en couple   Ven 8 Avr - 11:03

– Elle ne sera jamais assez en forme, protesta aussitôt Solène en se redressant pour le regarder, dans la pénombre. Tu imagines ! Après cet été, les événements de septembre, le type qui lui a tiré dessus, la nouvelle de sa grossesse... Elle aura bien besoin de ces vacances pour se reposer, elle aussi, l'armée attendra. Je ne vais pas partir là-bas avec juste les enfants, tu viens avec nous, c'est entendu depuis longtemps.

Si ça se passait comme la dernière fois, ces vacances seront tout sauf du repos, d'autant plus si ses frères recommençaient à s'inquiéter comme ça alors qu'il n'y avait que très peu de raisons. Il ramena le bras contre Solène lorsqu'elle se pencha sur lui, mettant ses mains sur son visage. Trouver le juste équilibre entre ne pas trop en dire pour ne pas angoisser les siens et les maintenir informés tout de même de certaines choses parce qu'il s'agissait justement de sa famille était terriblement ardu. Il ne répondit pas tout de suite, les yeux à moitié fermés, réfléchissant à ce qu'il pouvait dire ou non, sur quels sujets. Ce n'est que maintenant qu'il comprenait mieux la "malédiction" dont l'ancien directeur lui avait parlé, à savoir qu'être à la tête de cette école poussait inexorablement à s'éloigner peu à peu de sa propre famille, pour de plus ou moins bonnes raisons, d'autant plus durant les périodes de crise. Lorsqu'il avait accepté le poste, il n'y avait pas cru, très honnêtement. Aujourd'hui, il n'était plus sûr de rien, c'était très compliqué. Que faire ou accepter, dans ce genre de situations ? Il grimaça un peu dans le noir, sentant le souffle de Solène contre son visage.

– On part se reposer durant ces vacances et tu nous suis, ce n'est négociable, décréta-t-elle d'un ton ferme. Se reposer et prendre le temps de souffler n'est optionnel pour personne, tu m'entends ? Donc oui, partir seule, ça me dérange ! Ça me dérange même tellement que je suis prête à faire un scandale si tu t'obstines à vouloir rester, c'est clair ?

Oh, très bien, il partira avec elle mais n'en pensait pas moins, espérant, priant même, pour que ces "vacances" se passent mieux que les dernières. Il avait déjà pour habitude de beaucoup observer et prendre garde à ce qui se passe autour de lui, d'autant plus depuis quelques mois, alors l'ambiance latente au Japon, au village, ne lui avait guère échappé. Le pire ayant été à leur mariage où là, plus personne n'avait même pris la peine de se cacher, c'était incroyable. Solène se redressa à nouveau et l'embrassa sur le bout du nez, ses cheveux blonds assez longs venant flotter entre eux deux en petites vagues. Il attrapa une des mèches avec délicatesse pour l'enrouler autour d'un de ses doigts avant de la relâcher et la laisser glisser avec les autres. Quitter la France ne pouvait que l'inquiéter, lorsqu'il voyait comment les choses pouvaient remuer en quelques jours, voire quelques heures, à peine. Rien que l'été dernier, il y avait eu les orages déclenchés par la directrice, les nouvelles expériences de l'armée et il en passait, largement de quoi s'en faire. Et encore avant, alors qu'ils étaient en voyage scolaire en Auvergne, l'armée en avait profité pour bouleverser entièrement l'école ! Lorsque le chat n'est pas là, les souris dansent.

– Et puis, tu t'inquiètes pour ton petit frère, non ? En allant là-bas quelques jours, tu pourras lui parler. Je sais aussi que tu voulais revoir Himako, ça fait bien longtemps. Dans tous les cas, on y va ensemble, tu m'entends ?

– Oui, c'est bon, murmura-t-il. C'est assez normal de s'inquiéter quant à ce qui peut arriver, il peut y avoir beaucoup de changements en juste quelques jours, nous avons eu assez de preuves comme ça. Et tant que ça ne se passe pas comme la dernière fois...

Il était un peu méfiant, oui. Fermant les yeux, il entoura Solène de ses bras pour la câliner, allongé contre elle. Ils verront bien, oui... Il restait encore un peu de temps avant les vacances du mois d'octobre, c'était déjà la foire partout dans l'école et le village, il y avait déjà eu des agressions... Cette année promettait d'être encore plus belle que la précédente et Kimmitsu avait le sentiment que tout cela n'était que le début.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
 
Soirée en couple
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Boule et Tessie couple de caniches toy abricot
» Début de soirée en milieu hostile ...
» Couple de l'année
» Une soirée à l'auberge (libre)
» Couple sous couverture. Trouée

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pensionnat de la Ste Famille :: Pensionnat de la Sainte Famille :: Pensionnat :: Rez-de-chaussée et Etages :: Troisième étage :: Appartement du sous-directeur-
Sauter vers: