1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 [Cours OS ] Monument aux mort

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Salomée Lecomte
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MessageSujet: [Cours OS ] Monument aux mort   Jeu 22 Aoû - 15:49

Salomée était en cours d'histoire la prof : Estelle Martin, enfin Estelle Chevreuil maintenant vu qu'elle venait juste de se marier expliqua le cours :

- Bien, les jeunes. Comme vous le savez, ce cours-ci sera un peu particulier. Savez-vous ce qui est le plus important à préserver ?

Salomée n'en savait rien du tout. Amélie une fille de leur classe leva la main et elle répondit :

-Heu, la Mémoire, non ? Mon grand-père dit toujours ça.

- C'est tout à fait exact. La Mémoire, voilà ce que nous devons respecter et préserver. Pour ne pas commettre les mêmes erreurs, et respecter ceux qui ont sacrifiés leur liberté et leurs vies pour la paix. Le thème sera aujourd'hui la Grande Guerre. Vos parents, vos grands-parents ont pu y participer. Moi-même et vos professeurs, nous avions votre âge.

Elle s'arrêta de parler, regarda les élèves tout à tour et finit :

- Lors de cet atelier, vous allez devoir réaliser plusieurs objectifs avant de parvenir à votre but. Vous allez pour cela vous rendre à Gray. Je vais vous distribuer à chacun un plan de la ville.

Elle se leva, fit passer les copies et leurs expliqua le travail à faire. Peu après, un minibus arriva et les emmena à Gray. Salomée, elle, aimait bien ce thème. Il était intéressant. Elle regarda le plan de Gray et repéra assez vite le monument au mort. Elle prit ses affaires et partit aussitôt. Elle avait choisi le monument au mort car, c'était le sujet qui l'inspirée le plus.

Arrivée devant le monument, elle vit une statue où il y avait un homme couché, il avait les yeux fermés. Il y avait aussi une femme qui portait un drôle de chapeau. Elle tendait sa main vers un endroit inconnu. Son visage exprimait de la douleur. Salomée toucha la statue, elle était froide. Puis elle regarda les inscriptions en dessous :

« Aux morts de la Grande Guerre - 1914-1918 »

Dessous cette inscription, Salomée remarqua qu'il y avait beaucoup de nom écrit en lettres d'or. Elle fut touchée de lire tous ces noms :

- Soldat Maurice Charles SALESSE

- Chef de Bataillon Pierre PEROUSE

- Lieutenant Jean-Paul HORNUS

- Capitaine Henri HORNUS

- Sergent Adelin JACQUOT

Et plein d'autres encore. Salomée recula, elle avait les larmes aux yeux quand elle entendit :

- Bonjour, tu as l'air touché par cette statue.

Salomée se retourna.

- Qui a parlé ? J'entends des voix maintenant, je deviens folle.

Elle allait partir quand entendit encore cette voix :

- Non, attends, ne part pas. Je voudrais parler avec toi.

Salomée sursauta :

- Bon maintenant, arrêter, ce n'est pas drôle ! je ne sais pas qui vous êtes, ni ce que vous êtes mais laissez-moi tranquilles.

Elle allait encore partir quand elle vit une forme blanche se mettre devant elle.

- Ahhhh ! ne m'approchez pas. Vous ... vous êtes un ... fan... fan...

- Oui, je suis un fantôme, en fait, je suis un poilu, si tu veux, une personne qui a vécu la grande guerre.

- Mais comment ? ça n'existe pas les fantômes ! vous êtes censé être mort !

- Oui, je le suis. Mais comment expliques-tu que tu as un don ? Les fantômes existent.

Salomée, était toute pâle, si on lui avait dit qu'un jour elle rencontrerait un fantôme qui plus est un poilu elle ne l'aurait pas cru. Elle le regarda plus précisément, elle vit qu'il était vêtu avec ses habits de guerre. Il avait l'air sale et d'un certain âge. Elle lui répondit :

- Comment savait-vous pour mon don ? En tout cas, je ne veux pas vous importuner, je vais rentrer dans mon école.

- Non reste, tu es la bienvenue ici, après tout si la grande guerre t'intéresse, tu as le droit de venir voir ce monument. Pour ton don, les fantômes arrivent à détecter facilement les dons des personnes.

- Merci, oui le sujet m'intéresse, j'ai toujours aimé savoir ce qu'il s'était vraiment passé. De plus notre professeur d'histoire nous a donné un devoir à faire sur la grande guerre. Donc je suis venue ici.

- Ah oui ? c'est intéressant comme devoir, de plus, je trouve que les jeunes d'ici ne connaisse pas assez ce qui s'est réellement passée. Tu veux que je te raconte ? Comme j'étais un poilu, et comme tu l'as vu grâce à mes habits tu as dû déduire que je l'ai fait cette guerre. Ça t'intéresse que je te raconte mon histoire ?

- Oui, bien sûr, mais je ne veux pas vous faire revivre de mauvais souvenirs.

- Ne t'inquiète pas, je te le propose donc c'est que je suis content.

- Très bien alors !

- Bien, alors tout d'abord, je m'appelle Georges Lecreux, tout commença le quatre aout 1914, j'avais à cette époque 35 ans. Une femme et un futur enfant que je n'ai pas connu !

- Oh ! je suis désolée, c'est dur de ne pas connaître son propre enfant.

- Oui, comme tu le dis. Donc, nous avions une belle petite maison, mes parents étaient fiers de moi. Puis un jour...

Il s'arrêta un instant perdu dans ses pensées. Salomée, elle pleurait déjà ! Elle appréhendait la suite.

- Monsieur, si vous ne voulez pas continuer, je comprendrais.

Il sortit de ses pensées, lui sourit et répondit :

- Non, ne t'inquiète pas et appelle moi Georges. Je pensais juste qu'a cette époque, c'était la belle vie. Donc un jour, j'allais partir travailler quand on nous dit que la France avaient besoin d'hommes en âge de se battre pour éliminer la triple alliance, qui étaient représentés par l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, l'empire Ottoman et la Bulgarie. Je m'en doutais qu'un jour ça allait arriver, mais, je n'avais pas envie de me battre alors que je savais que j'allais être un père. Mais je n'avais pas le choix ! Ce jour-là, je rentrais chez moi, j'expliquais tout à Odile (ma femme), elle était triste, elle aussi, elle ne voulait pas que je parte. Je fis mes sacs, la serra dans mes bras. Je partis quelques jours après ne me doutant pas que c'était la dernière fois que je voyais ma femme.

Il s'arrêta une nouvelle fois, regarda Salomée et elle vit dans ses yeux de la tristesse. Salomée, elle était touchée par cette histoire, elle pleurait à chaude larmes. Mais elle ne voulait pas parler de peur de coupait l'histoire de Georges. Ce dernier continua :

- Nous ne savions pas où on devait aller, on nous emmenés sur différents champs de bataille. La plupart des champs de bataille étaient composés de tranchés où il y avait de la boue, des morts, du sang. Enfin, tu imagines la puanteur et le désastre ! avant, je ne savais pas tirer, j'ai appris sur le tas et l'instinct de survie est tout le temps-là ! Il y avait beaucoup de poussière, beaucoup de personnes fut sourdes, mutilé, aveugle et plein d'autres choses. Tout cas à cause de ces foutus allemands. On avait peur des obus qui tombaient sur nous, si tu veux des obus c'est des grosses grenades. On pensait souvent à nos proches, moi à l'occurrence d'Odile et de mon futur enfant.
En pensant à eux, ça nous donner de la force et on arrivait à avancés. Plus on avancer, plus on s'éloignait de la France. A force, les jours qui s'écoulaient, nous perdions espoir de revoir nos familles. J'ai eu beaucoup d'amis que j'ai vu la mort. en pleine guerre, c'était malheureux de penser comme ça mais c'était pratiquement du chacun pour soi, mais on ne pouvait s'empêcher de se soutenir. Quand un camarade était malade, on l'aider, quand il n'avait pas mangé depuis plusieurs jour et que nous si, on lui donné notre part. Enfin, si on peut appeler ça des part, on ne mangeait presque rien, de plus, on manger avec la poussière, les microbes, les mains pleines de boues !

Il s'interrompit, Salomée était dégoutée, elle ne comprenait pas comment on pouvait en arriver là !

- Ce fut le 20 juillet 1917, dut moins je crois que c'était cette date là, que tout fut fini pour moi. Mon supérieur m'avait dit d'aller dans la tranchée de l'ennemi adverse pour récupérer un soldat gravement blessé. Bien sûr, j'étais accompagné, mais la malchance me gagna. Un allemand me vit me déplacer et me lança un obus, il avait bien visé car, l'obus arriva pile sur moi. Il explosa et moi avec, mon corps se détacha en pleins de petit morceaux qui volèrent partout. Je savais que personne ne pourrait m'aider car, on ne pouvait plus rien faire. J'étais mort ! ma dernière pensée, fut pour ma femme et mon futur enfant.

Il s'arrêta, Salomée comprit qu'il avait fini. Elle se leva et dit :

- C'est vraiment une triste histoire ! vous ne méritiez pas ça. En tout cas, je vous remercie de m'avoir raconté vos souvenirs ! je l'ai garderais bien en mémoire.

- Personne ne mériter ça. Mais c'est moi qui te remercie, tu m'as écouté sans m'interrompre.

Il s'éloigna et avant de partir Salomée lui dit :

- Reposez en paix Georges ! vous le méritez.

Il lui sourit et partit. Salomée essuya ses yeux qui étaient noyés de larmes puis recomtempla le monument. Elle s'assit en face du monument et commença à rédiger son devoir.
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