1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 [Libre] Légère crise

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MessageSujet: [Libre] Légère crise   Ven 21 Fév - 22:54

La neige continuait de tomber, alors que le mois de Février arrivait à grands pas. Assis dans le foyer des élèves, sur un rebord de fenêtre, Dimitri la regardait tomber plutôt que de regarder son livre de chimie et faire ses exercices. Il n'avait jamais eu la moindre difficulté dans cette matière, et révisait peu. Les formules, les calculs, c'était très aisé pour lui. Il soupira légèrement, traçant des signes sur la vitre grâce à la buée. Les maths. Les sciences. La chimie. Il aimait bien, tout cela, même si leur professeur était totalement névrosée. Il appuya la tête contre la pierre, alors que les flocons s'écrasaient doucement au sol.

Il essayait de ramener à la surface des souvenirs de son pays natal. De se rappeler la neige épaisse, les hivers qui duraient presque toute l'année, les toits dorés de Moscou la belle, les différents accents qui se mêlaient, la volée de cloches de la cathédrale. Il connaissait tout cela pour l'avoir cherché, étudié. Pour avoir tenté de renouer avec sa patrie, sa véritable patrie. Lorsqu'il fermait les yeux, il chassait l'image des toits de Paris pour se concentrer sur les dômes de glaces de Saint-Pétersbourg. Il retourna là-bas un jour, il se le jurait. Peu importe si c'était dangereux, peu importe si son simple nom entraînerait sa mort. Il avait la Russie dans le sang, et jamais il ne renoncera à fouler de nouveau les terres glacés du plus baste pays du monde.

Rangeant son livre, il sortit du foyer. Et bouscula par inadvertance un militaire. celui-ci poussa un juron et lui flanqua un violent coup de coude. Déséquilibré, Dimitri vacilla légèrement, puis le jeta un regard noir.

- Vous ne va pas bien ? grogna-t-il. Vous n'être dingue !

Militaire - Fous-moi le camps, sale espion ! On aurait dû te laisser crever en prison !

Plusieurs élèves s'étaient arrêtés tout net, pour regarder la scène. Dimitri se redressa, son teint d'ordinaire très pâle se colorant de rouge. Son arrestation lui revenait en pleine figure, tout comme le pincement des menottes, la peur, puis la prison. Il s'était vu y rester enfermé toute sa vie, voire exécuté comme le reste de sa famille. Lorsque la directrice était venue le chercher, il avait bien faillit lui sauter au coup. Il repoussa une mèche blonde de son visage, les dents serrés.

- Je n'ai pas coupable de rien ! s'écria-t-il, avec son Français approximatif. Vous...

L'autre le coupa, en rajouta, d'un ton hargneux. furieux, Dimitri laissa tomber le Français, purement et simplement, puis se mit à lui hurler dessus en Russe, son accent ressortant fortement à ce moment-là. Il en avait marre qu'on le traite d'espion, marre de tous ces soldats ! et au diable les autres étudiants qui les fixaient sans même se cacher ! Son débit de paroles était fluide et rapide, alors qui'il lâchait une volée d'injures et de malédictions. Le militaire finit par hurler "Sale espion d'Est de me** !!" avant de partir d'un grand pas.

Dimitri, le souffle saccadé, serra la main sur la bandoulière de son sac. Le silence était complet. Il soupira, puis jeta un regard aux autres élèves, excédé.

- Vous vouloir ma photo ?!

Il y eut un murmure, puis chacun retourna à ses propres occupations. Dimitri soupira à nouveau, puis alla s'asseoir sur une des marches du grand escalier, laissant tomber son sac à côté de lui. Pitié, que quelqu'un daigne le tuer maintenant, ce serait gentil. Ou ait une parole amicale. soit l'un, soit l'autre, mais il n'en pouvait plus.
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MessageSujet: Re: [Libre] Légère crise   Sam 22 Fév - 22:35

Noah était à moitié allongé sur la table, dans le foyer, avec quelques garçons de sa classe. La radio crachotait sur la table, leur donnant les dernières informations. Il écoutait pensivement, ne pouvant s'empêcher de prendre quelques notes, de temps en temps. Il y avait des bonnes et des mauvaises nouvelles, mais l'Europe semblait entrer dans une phase politique particulièrement tendue. Quand aux américains, ils se fichaient de tout, purement et simplement. Ils étaient dans leur petit monde et rien ne les secouera. Un de ses amis augmenta légèrement le son de la radio pour couvrir le chahut du foyer.

Noah jeta un œil autour de lui. Jasper, enfin revenu, était assis dans un des fauteuils au centre, sa petite sœur contre lui. Il semblait discuter d'un truc important avec son meilleur ami. Noah éprouva un curieux malaise en les regardant. Il avait l'impression qu'ils préparaient encore un autre coup... Si Jasper et les deux autres disparaissaient un jour, il ne faudra pas se demander pourquoi. Noah avait peur, et en même temps, il enviait presque Jasper d'oser faire quelque chose, d'oser agir, d'oser se battre. Un courage que le jeune homme doutait de posséder lui-même.

Plus loin, Dimitri regardait par la fenêtre, perdu dans ses pensées. Deux ou trois filles gloussaient en le regardant. Le jeune homme avait son petit succès auprès de la gente féminine, même si Noah était persuadé qu'il en était tout à fait inconscient. Il fallait avouer qu'il était plutôt beau, et son accent du Nord faisait craquer les filles. Las, son manque de maîtrise du Français l'éloignait quelque peu des autres, tout comme son air distant, son comportement solitaire et effacé. Il se leva tout à coup, sortant du foyer. Noah reportait son attention sur les informations internationales lorsqu'il y eut soudain un mouvement inhabituel dans le hall d'entrée, pourtant très calme à cette heure.

Militaire - Fous-moi le camps, sale espion ! On aurait dû te laisser crever en prison !

Le silence se fit peu à peu dans le foyer, et devint quatre fois plus lourds lorsqu'ils entendirent des cris et des jurons d'une voix claire et forte, et pas en français. Dimitri. Il était déjà si rare d'entendre le son de sa voix, l'entendre crier était choquant. Et crier en Russe. Noah se leva, en même temps que quelques autres. Il ne comprenait strictement rien au Russe, mais si Dimitri parlait mal Français, il n'en était rien avec cette langue. Du coin de l'œil, il vit que Laura semblait hésiter, elle aussi, à rejoindre leur condisciple. D'autres étaient dans le même cas, mais l'altercation finit avant qu'ils ne puissent réagir.

Il fit quelques pas vers les portes grandes ouvertes. Dimitri jeta une remarque hargneuse, qui sembla calmer les esprits. Whouah, il savait s'énerver ! Noah était totalement stupéfait, ce qui le poussa à s'approcher. Dimitri, qui avait dû prononcer cinq mots à haute voix depuis le début de l'année, Dimitri, qui ne se mêlait à aucun groupe, Dimitri, qui avait été arrêté... Tout le monde connaissait cette histoire, au Pensionnat. Il s'approcha lentement, puis finit par s'asseoir à côté du blond dans les escaliers.

- T'as bien fait de répliquer, lui dit-il en guise d'entrée en matière. On sait que tu n'es pas un espion, ce type est une ordure.

Il laissa planer un petit silence. Maintenant qu'il y songeait bien, il ne connaissait strictement rien de son camarade, et se doutait que se devait être la même chose pour tous les autres élèves de l'école. Qui connaissait vraiment le jeune Russe ? Qui savait ce qu'il aimait et détestait, où avait-il grandit, avec qui, comment, ce qu'il désirait ? Il était opaque, totalement fermé. Cela peinait assez Noah, qui n'aimait voir des gens rester à l'écart.

- Faut pas que tu restes seul dans ton coin, mon vieux ! Les cours sont finis, l'autre crétin est parti. Viens, suis-moi !

Il le tira par la manche de son uniforme pour l'entraîner avec lui, bien décidé à lui faire retrouver le sourire et à lui prouver que lui aussi pouvait vivre comme tout un chacun, ici, profiter de sa jeunesse. Retournant dans le foyer, il ignora le regard ahuri de ses amis, qui se demandaient sûrement ce qu'il foutait avec "l'associable glacé", comme on surnommait Dimitri. Voyant tout à coup Carolie et ses deux amis, Victoire et Salomée, il s'avança vers elle, poussant son camarade à le suivre. Trois jolies filles et une conversation qui promettait d'être agréable et détendue, voilà tout ce qu'il leur fallait.

- Coucou les filles. Peut-on se joindre à vous ?
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MessageSujet: Re: [Libre] Légère crise   Dim 23 Fév - 21:09

Carolie, Salomée et Victoire s’étaient installées à une table du salon pour faire leur devoir. La discussion avait par cotre bien vite dérivé vers un sujet plus léger, histoire de faire abstraction de twedledum et twedledee qui gardait la salle d’un air méchant. Carolie de son côté était complètement sous le charme de Noah, même si elle n’avait encore rien fait pour se rapprocher du jeune homme. Par contre Salomée avait un béguin et Caro était bien décidé à découvrir de qui il s’agissait.

-Aller Sally dis-moi qui c’est !!!

La réponse ne se fit pas attendre comme d’habitude.

-Non Caro, tu ne sauras rien

Faussement désespéré, la jeune fille se jeta sur Victoire, s’attirant un regard désobligeant de la part du pingouin non loin de leur table.

-Vic dis-lui qu’elle doit me le dire c’est une question de vie ou de mort, je risque de mourir de curiosité.

-Et si elle n’a pas envie, tu vas quand même mourir?, répondit posément la jeune fille.

-Ouiiiiii Sally avoue que c’est ….

La phrase de Carolie se perdit dans les cris de Dimitri et du militaire qui s’insultaient copieusement. La jeune fille reprit sagement sa place et se concentra sur son devoir histoire de se faire oublier. Elle n’était pas trop d’accord avec la présence de ces hommes de force dans l’école, comme si une poignée d’adolescent pouvait dominer le monde. Mais bon ! Dans la vie il faut s’adapter à toutes les situations pour survivre. Caro compléta son exercice puis se tourna à nouveau vers Salomée.

-Avoue Sally que t’as le béguin pour le russe et je confesse au père Vilette en confession que Victoire a le béguin pour lui !

-hé ! Non ce n’est pas vrai, pauvre Vic!

Carolie savait très bien que Victoire n’avait pas de faible pour le père Vilette. C’était limite si elle n’en avait pas peur. Carolie avait dit cela pour taquiner sa jeune amie.

-Bon dans ce cas Sally tu ne verras pas d’inconvénient à ce qu’il se joigne à nous. Il vient par ici avec Noah.

Une légère rougeur avait envahi les joues de Carolie à la mention du nom du jeune brun, la même se faisant voir sur le visage de Salomée depuis l’orientation de la conversation sur le jeune noble russe.

- Coucou les filles. Peut-on se joindre à vous ?

-Bonjour les garçons, on va vous faire de la place, Noah tu n’as qu’è prendre le siège en face de moi, Dimitri peut s’asseoir aux côté de Salomée si il veut.

Carolie avait rougit tout au long de sa tirade.

-On discutait du béguin de victoire pour le père Villette. La pauvre elle est trop timide pour lui avouer vous savez comment elle pourrait faire?
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MessageSujet: Re: [Libre] Légère crise   Dim 23 Fév - 21:54

La vie avait repris son cours habituel, cette dispute semblait déjà oublié. Dimitri soupira profondément, jouant avec ses mains, s'attendant presque à se faire arrêter. Ils allaient revenir, lui passer les menottes, puis le ramener dans sa cellule. Il voyait le tableau d'ici. Se faire traîner dans une prison bien glauque, être fouillé, puis enfermé dans une pièce minuscule avec juste un lit et des toilettes dans un coin. Après tout, pourquoi laisser un "espion" en liberté ? Il n'aurait sans doute pas dû crier comme ça, il ne fallait pas qu'il se fasse remarquer. Ça avait été plus fort que lui. Il s'apprêtait à filer lorsqu'on vint s'asseoir à côté de lui. Il releva vaguement la tête, et vit Noah.

Noah - T'as bien fait de répliquer, lui dit-il en guise d'entrée en matière. On sait que tu n'es pas un espion, ce type est une ordure.

Dimitri sourit faiblement. Au moins qui le soutenait, c'était toujours agréable à savoir. De fait, Dimitri criait rarement, et ne se souvenait pas de l'avoir déjà fait en public. Il risquait de se faire remarquer, ce dont il avait horreur. Depuis toujours, il faisait profil bas, ce qui n'était pas si compliqué, à Ste Famille. Enfin, ce n'était pas si compliqué. Il retint un nouveau soupir, tordant ses mains. Il aurait voulu être loin d'ici, à des kilomètres... En Russie... Il voulait y retourner, maintenant, s'enfouir dans un monde neige et de glace, loin de la France et de ses soucis. Il voulait vivre dans le même pays où avait tenu sa famille si longtemps.

Noah - Faut pas que tu restes seul dans ton coin, mon vieux ! Les cours sont finis, l'autre crétin est parti. Viens, suis-moi !

Hein ? Le suivre où ? avant qu'il ait pu lui poser la question, Noah s'était levé et le traînait avec lui. Eh, oh, on se calme ! Dimitri le suivit tant bien que mal, essayant de l'arrêter. Stop ! Où voulait-il l'emmener ? et pour quoi faire ? Il le sentait mal, et surtout n'avait pas l'habitude qu'on fasse attention à lui. Ils s'arrêtèrent à une table avec trois filles, dont Dimitri eut le plus grand mal à se rappeler les noms, et où Noah demanda à s'incruster, le plus naturellement du monde. Ébahi, Dimitri le fixa quelques secondes. Ça ne faisait pas, de s'imposer comme ça ! ... Si ?

Carolie - Bonjour les garçons, on va vous faire de la place, Noah tu n’as qu’à prendre le siège en face de moi, Dimitri peut s’asseoir aux côté de Salomée si il veut.

Hein ? Ah non, non, non, pitié, il n'était pas à l'aise pour ça, il ne savait pas quoi dire aux gens, il allait juste être ridicule ou se faire rejeter une fois de plus. Juste avant de s'asseoir, il s'arrangea pour écraser comme il faut le pied de Noah, bien comme il faut. Козел ! C'était entièrement de sa faute. Il se retrouva à côté de Salomée, plus gêné que jamais. Le premier qui riait...

Carolie - On discutait du béguin de Victoire pour le père Villette. La pauvre elle est trop timide pour lui avouer vous savez comment elle pourrait faire ?

Le Père Vilette ? Il trouvait fort peu probable que la pauvre Victoire s'intéresse à un prêtre, même si celui-là avait l'air gentil. Dimitri ne le connaissait pas, il était Chrétien Orthodoxe, pas Catholique. Il reprit son souffle très discrètement, se demandant comment faire pour paraître normal. Avec son accent, c'était vraiment très mal parti. Il s'efforça néanmoins de sourire, même s'il avait l'air d'avoir une rage de dents.

- Je n'ai cru pas que Victoire aimé vraiment le prêtre. Il soit intimidant un peu, vous ne pas voit pas ?

Carolie - Je disais ça pour taquiner Victoire.

Victoire - Parfaitement ! Il est gentil, mais c'est tout. Je n'ai pas le béguin pour lui. Merci Dimitri.

Il surpris son regard noir en direction de Carolie. Oups, il n'avait pas envie de se retrouver au milieu d'un crêpage de chignon féminin, très peu pour lui. Il se demandait comment le groupe le prendrait s'il s'enfuyait. Sûrement très mal. Déjà qu'il passait pour un énorme associable. Bon, pour l'instant, ça allait, il arrivait à se faire comprendre. A peu près. Ce qui ne l'empêcha d'avoir toujours envie d'assassiner Noah sur-place.

- идиот, marmonna-t-il pour Noah. Et toi ? Tu avoir aimer une fille aussi, par nous, ça a été voyant. Un fille que tu voir souvent chez la bibliothèque.

Il lança un regard particulièrement explicite vers Carolie, puis sourit à Salomée.

- Pas vrai ? Quoi tu penses pour deux, là ?
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MessageSujet: Re: [Libre] Légère crise   Mer 12 Mar - 21:38

Aujourd'hui, du moins en cet instant, je me reposais en compagnie de Carolie et de Victoire. Nous étions assises à une table au foyer, en même temps on faisait nos devoirs.

Tout d'un coup, Carolie me parla :

-Aller Sally dis-moi qui c'est !!!

Au début, je ne comprenais pas de quoi elle parlait, mais à force, je compris et lui répondis :

- Non Caro, tu ne sauras rien


Elle se jeta alors sur Victoire :

-Vic dis-lui qu'elle doit me le dire c'est une question de vie ou de mort, je risque de mourir de curiosité.

Roh ! Qu'est-ce qu'elle exagérait. Victoire lui répondit aussitôt :

-Et si elle n'a pas envie, tu vas quand même mourir ?

-Ouiiiiii Sally avoue que c'est ....

Sa voix s'interrompit, on entendit un grand cri, surement d'un élève puis un militaire qui l'insultait. Je regarde plus précisément qui c'est et je vois ce pauvre Dimitri se faire insulté ! Carolie du coup, se tut et se remit à son devoir. Moi, je fis mon exercice de math, donner par la prof.

Au bout d'un moment, Carolie se tourna vers moi :

-Avoue Sally que t'as le béguin pour le russe et je confesse au père Vilette en confession que Victoire a le béguin pour lui !

Je rougis un peu, puis répondit aussitôt :

- hé ! Non ce n'est pas vrai, pauvre Vic !

-Bon dans ce cas Sally tu ne verras pas d'inconvénient à ce qu'il se joigne à nous. Il vient par ici avec Noah.

Je rougis encore plus, ainsi que Carolie, mais légèrement. Noah s'avança donc vers nous :

- Coucou les filles. Peut-on se joindre à vous ?

-Bonjour les garçons, on va vous faire de la place, Noah tu n'as qu'a prendre le siège en face de moi, Dimitri peut s'asseoir aux côté de Salomée si il veut.

Carolie rougissait. Je ne me sentais pas trop à l'aise, j'espérais que les garçons n'allaient pas remarquer notre rougeur !

Carolie poursuivie :

-On discutait du béguin de victoire pour le père Villette. La pauvre elle est trop timide pour lui avouer vous savez comment elle pourrait faire ?

Je soupirai, pauvre Victoire quand même ! Dimitri répondit :

- Je n'ai cru pas que Victoire aimé vraiment le prêtre. Il soit intimidant un peu, vous ne pas voit pas ?

Ah oui c'est vrai, il avait un accent et ce n'était pas facile de le déchiffré, mais je savais qu'il essayé de faire des efforts, ça devait être dur pour lui !

Carolie - Je disais ça pour taquiner Victoire.

Victoire - Parfaitement ! Il est gentil, mais c'est tout. Je n'ai pas le béguin pour lui. Merci Dimitri.

Carolie lui lança un regard noir. Il poursuivit :

- идиот, marmonna-t-il pour Noah. Et toi ? Tu avoir aimer une fille aussi, par nous, ça a été voyant. Un fille que tu voir souvent chez la bibliothèque.

Il jeta un regard à Carolie puis me sourit :

- Pas vrai ? Quoi tu penses pour deux, là ?

Je sursautais, je ne pensais pas qu'il m'adresserait la parole. Je rougis puis lui répondit :

- oui, c'est vrai qu'on peut voir que Carolie a le béguin pour Noah !

Et toc, dans tes dents Carolie ! Je lui souris et reportais mon regard sur Dimitri :

- Victoire apprécie le père Villette, mais c'est tout, de plus qui aimeraient un homme de 60 ans !

Je m'interrompis, j'avais chaud tout d'un coup ! J'espérais qu'il ne verrait pas mes joues rouges car, j'en étais sûr qu'elles étaient bien rouges !

Je repris :

- Enfin bref, j'ai vu que le militaire t'as beaucoup insultés ! il ne faut pas que tu fasses attention, ce sont des imbéciles !

Je voulais le rassurer car, ce faire insulter comme ceci, n'est pas trop bon pour son moral !

Je décidais de le mettre plus à l'aise :

- Ici, tu es le bienvenu avec nous, on n'est pas méchantes !

Je lui souris, j'espère qu'il sera plus à l'aise. Je regardais Victoire :

- Pas vrai ?
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MessageSujet: Re: [Libre] Légère crise   Lun 17 Mar - 21:28

Victoire restait de plus en plus souvent avec les filles, ces derniers temps. Elle souriait et s'épanouissait plus vite. Elles étaient resté dans le foyer aujourd'hui, s'installant dans le salon du foyer, elles avaient décidé de travailler et afin de faire leurs devoirs. Elles s'étaient donc mise à l'une des tables et discutaient, comme trois adolescentes normales d'un sujet un peu plus léger que de cette situation infernale à propos des militaires. (D'ailleurs, il y en avait deux qui gardaient la porte du salon, et ils n'inspiraient pas vraiment... La sympathie, allons-nous dire.) Leurs discussions avaient viré sur Salomée et son béguin inconnu. Seulement Salomée refusait de dire de qui il s'agissait. Mais... Victoire se doutait qu'elle avait le béguin pour Dimitri. Carolie avait décidé de "harceler" Salomée et de lui faire cracher le morceau.  
 
-Carolie-« Aller Sally, dis-moi qui c’est ! »  

-Salomée-« Non Caro, tu ne sauras rien. »

Tout d'un coup, alors que ça devait faire facilement dix minutes qu'elle la harcelait pour savoir qui s'était, Carolie se jeta littéralement sur une Victoire qui souriait amusée par la situation.  

-Carolie-« Vic', dis-lui qu’elle doit me le dire, c’est une question de vie ou de mort ! Je risque de mourir de curiosité. »

Mourir de curiosité ? La jeune fille souriait encore tout en lui répondant, d'un ton amusé:  

-« Et si elle n’a pas envie, tu vas quand même mourir ? »

-Carolie-« Ouiiiiii ! Sally avoue que c’est … »

Leur amie allait surement dire le nom de "Dimitri", mais les jeunes filles furent interrompues dans leur discussion par des cris. Victoire tourna la tête dans leur direction. Il s'agissait de Dimitri et d'un militaire. En tout cas, ils s'insultaient. Victoire continua à regarder dans leur direction, elle voulait faire quelque chose, mais quelque chose en elle... Quelque chose en elle lui criait de laisser couler, que ça allait passer. Elle regarda Carolie pendant qu'elle écrivit sur son cahier. D'un coup, cette dernière se tourna vers Salomée.  

-Carolie-« Avoue Sally que t’as le béguin pour le russe et je confesse au père Vilette en confession que Victoire a le béguin pour lui ! »

Que ? QUOI ? C'était quoi, ces âneries, encore ? Victoire fusilla Carolie des yeux quand Salomée prit sa défense.  

-Salomée-« Hé ! Non ce n’est pas vrai, pauvre Vic' ! »

Merci ! Merci ! Victoire souriait à Salomée, contente qu'elle ait pris sa défense. Victoire allait rétorquer que non, elle n'avait pas le béguin pour le Père Villette, qu'elle le trouvait sympas et gentils, mais sans plus. De plus, il était assez intimidant, par moments...
 
-Carolie-« bon dans ce cas Sally tu ne verras pas d’inconvénient à ce qu’il se joigne à nous. Il vient par ici avec Noah. »

Victoire se tassait sur sa chaise, sentant la timidité repointer son nez. Elle se maudissait intérieurement d'être aussi timide, quand elle vit que Salomée et Carolie rougissaient à vue d'œil.  

-Noah-« Coucou les filles. Peut-on se joindre à vous ? »

-Carolie-« Bonjour les garçons, on va vous faire de la place, Noah tu n’as qu’à prendre le siège en face de moi, Dimitri peut s’asseoir aux côtés de Salomée s'il veut. »

Victoire sentait du chaud lui monter aux oreilles, et un mal-être venir aussi. Elle fit un effort considérable pour mettre de côté sa timidité. La jeune fille regarda les garçons en se tassant encore plus sur sa chaise.  

-Carolie-« On discutait du béguin de victoire pour le père Villette. La pauvre elle est trop timide pour lui avouer vous savez comment elle pourrait faire ? »

Encore avec son truc de béguin ? Nan mais eh! Stop, là. Victoire fixa Dimitri qui essaya de sourire, enfin... Peut-être ? Elle ne savait pas vraiment identifier quoi que ce soit, en cet instant précis.  

-Dimitri-« Je n'ai cru pas que Victoire aimé vraiment le prêtre. Il soit intimidant un peu, vous ne pas voit pas ? »

-Carolie-« Je disait ça pour taquiner Victoire. »

-« Parfaitement ! Il est gentil, mais c'est tout. Je n'ai pas le béguin pour lui. Merci Dimitri. »

Victoire lança un regard bien noir à Carolie, ayant totalement oublié sa timidité. Dimitri était gentil, il l'avait « aidé », si l'on peut dire ça comme ça. En plus, même s'il parlait assez difficilement Français, c'était compréhensible ! Victoire ne lâchait pas Carolie du regard.  

-Dimitri-« Et toi ? Tu avoir aimer une fille aussi, par nous, ça a été voyant. Un fille que tu voir souvent chez la bibliothèque. »
 
Oh ? Noah aimait bien Carolie ? Intéressant à savoir. Victoire souriait légèrement quand elle remarqua les « gestes » plus qu'explicites en direction de Carolie.  

-Dimitri-« Pas vrai ? Quoi tu penses pour deux, là ? »

Pardon ? Victoire fronça les sourcils, septique quand elle vit Salomée répondre après un bref sursaut, tout en rougissant:  

-Salomée-« Oui, c'est vrai qu'on peut voir que Carolie a le béguin pour Noah ! »

Victoire souriait à cette réplique. Eh toc ! Elle remerciait intérieurement Salomée tandis qu'elle la surprit en train de sourire. C'était assez drôle, comme situation.  

-Salomée-« Victoire apprécie le père Villette, mais c'est tout, de plus qui aimerait un homme de 60 ans ! »

Sa femme, s'il en avait une ! Mais soit. C'est vrai, elle la soutenait. Donc elle ne redirait rien à cela. Victoire fixa son amie quand elle remarqua de légères rougeurs au niveau de ses joues. Oh ! Elle rougissait ! Victoire sourit discrètement, attendrie.

-Salomée-« Enfin bref, j'ai vu que le militaire t'a beaucoup insulté ! il ne faut pas que tu fasses attention, ce sont des imbéciles ! »

Son amie souriait à Dimitri, ce qui était assez comique, comme situation quand on faisait bien attention et qu'on rassemblait les liens; on pouvait très facilement voir que Dimitri était gêné d'être ici.  

-Salomée-« Ici, tu es le bienvenue avec nous, on n'est pas méchantes ! »

Victoire sentit un regard se poser sur elle alors qu'elle allait confirmer ce que son amie disait, pour l'aider à mettre Dimitri en confiance; elles n'allaient pas le manger non plus !  

-Salomée-« Pas vrai ? »

C'était assez ironique, quand on y pensait... Victoire aussi était une fille très timide et gênée par nature.  

-« Parfaitement, soi le bienvenu avec nous. On ne mord pas. »

Victoire souriait légèrement, ne trouvant rien d'autre à dire.

[HJ: Désolée, j'ai eu du mal pour l'écrire. Seulement je sais pas si quelqu'un pourra répondre... Je voyais pas moi-même comment répondre ^^']
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