1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Crise de nerfs

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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Crise de nerfs   Dim 18 Aoû - 18:54

Gabriella faisait les cents pas dans ses appartements, en peignoir et pieds nus, extrêmement agitée et nerveuse. La fureur se mêlait à l'horreur, alors qu'un exemplaire froissé du journal restait dans sa main crispée. Elle tremblait de tous ses membres, usant le tapis à force d'y effectuer des allers et retours, à la fois folle de rage et d'inquiétude. Ses cheveux détachés et décoiffés volaient derrière elle alors qu'elle s'agitait, le stress augmentant à chaque pas.

L'article du matin, sur le pensionnat, brûlait dans sa mémoire. Les mêmes phrases revenaient encore et encore dans son esprit, tourbillonnant, la rendant malade. Elle avait littéralement bondit en lisant ça, un cri d'horreur coincé dans sa gorge. Et depuis, elle ne pouvait s'empêcher de s'agiter, incapable de prendre la moindre décision. elle ne pouvait supporter qu'on traîne ainsi le pensionnat dans la boue ! Il s'agissait de la seule école en France pouvant accueillir des élèves si particuliers ! Et là, là... On traitait ces jeunes comme s'ils souffraient d'une odieuse maladie dont il fallait les débarrasser.

Elle jeta violemment le journal dans un coin, sans cesser ses vas-et-vient. Non seulement on s'attaquait au Pensionnat, mais on s'en prenait aussi à elle. Ces *** de journalistes avaient annoncés publiquement sa grossesse ! Comment avaient-ils pu être au courant ?! COMMENT ?! Elle ne l'avait dit à personne, à part ses parents, et ce n'était pas eux qui iraient crier cela sous tous les toits. Pas alors qu'ils faisaient tout pour l'aider. Elle jura à voix haute, ses nerfs commençant à craquer. Il n'était pas question que cette école ferme, et encore moins que l'on empêche des professeurs compétents d'apprendre à tous ces jeunes à se contrôler.

Elle s'habilla en quatrième vitesse, prit à peine le temps de se coiffer, puis sortit. Un mal de tête lancinant l'accompagnait à chaque pas, et elle avait l'impression d'étouffer. Elle ne savait même pas où elle allait, ni ce qu'elle devait faire maintenant. Démentir ? Sauf que sa grossesse ne restera pas longtemps cachée.

- Ils ne fermeront pas cette école ! cria-t-elle dans le couloir vide.

Trois secondes après, elle éclata en sanglots puis s'effondra contre le mur, au troisième étage, juste à côté de ses appartements.

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MessageSujet: Re: Crise de nerfs   Jeu 22 Aoû - 21:46

Il était allongé sur son lit, dans la chambre prêtée par la directrice.
Il se remémorait la journée du moment où il était rentré à l'école avec Gabriella....


Ils étaient sortis du café après avoir remercié le patron, et Auguste appela une voiture.
Puis tous les deux, dans la voiture, l'un contre l'autre, rentrèrent à l'école.
Ils ne se lâchèrent les mains qu'en sortant pour qu'on ne les voit pas à l'école. Gabriella s'était endormie sur son épaule à la moitié du trajet, après qu'ils aient longuement parlé de leurs vies respectives. Auguste n'avait cessé les caresses sur ces mains pour les réchauffer ou sa joue tellement douce....


Allongé sur le dos, il regardait le plafond, songeant à elle encore et toujours.
Elle était là tout près dans l'école, soutenant son insomnie. Il ne pensait qu'au matin pour la retrouver, mais n'osait pas s'endormir, il n'y arrivait juste pas....
Toujours habillé, il se décida à se lever pour prendre un peu d'eau à la cuisine, car la soif commencé à lui tirailler la gorge et il avait oublié de remplir la carafe de sa chambre.
Il sortit dans le couloir et avant d'atteindre l'escalier, se retrouva devant une grande fenêtre donnant sur le parc.
Il s'assit un moment sur le rebord, contemplant les épineux verdoyant et les connifère mis à nus par l'hiver approchant. Les nuits longues et  sombres sentaient la neige avant son arrivé...

Dans le silence apaisant de la nuit, il entendit soudain un cris percé la fraîcheur des appartements

*Gabriella !*

Il avait reconnue sa voie, il l'aurait reconnue chuchoter en plein cœur de la forêt, mais ce cri tout proche lui écorcha le cœur.
Il sauta du rebord et avala l'escalier jusqu'à 3eme étage et trouva sa belle pleurant au sol, dos au mur.
Il se mit a genoux devant elle

"-Gabriella, Gabriella ! Que ce passe t-il ?"
Elle pleurait encore, elle ne se calmait pas. Il la prit dans ses bras, posa sa tête contre sa poitrine et la berça en lui caressant les cheveux. "-Ma douce, que vous arrive t-il donc ?"

Il la porta dans ses bras, comme s'il soulevait un petit oiseau, et la ramena dans sa chambre. Il se posa sur le bord du lit, berçant toujours la jeune dame dont les sanglot lui tordaient les entrailles.
Il replaça une mèche de cheveux derrière l'oreille de la jeune femme et lui demanda tout doucement :
"-Par pitié ma douce, dites moi qu'est-ce qui ose vous mettre dans un tel état ?"
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Crise de nerfs   Ven 23 Aoû - 13:01

Gabriella serrait ses jambes contre elle, passant ses bras autour, effondrée et en pleurs. Elle n'arrivait pas à se calmer, malgré tous ses efforts. Comme si toute la tension et le stress accumulés jusqu'ici se relâchaient enfin, la submergeaient. Depuis combien de temps n'avait-elle plus pleuré ? Elle ne s'en souvenait même pas. Mais ici, les vannes s'ouvraient enfin, et elle ne pouvait plus s'arrêter. Tout à coup, Auguste se précipita sur elle et se mit à sa hauteur.

Auguste "-Gabriella, Gabriella ! Que se passe t-il ?"

Elle aurait voulu lui répondre mais en était incapable pour le moment. Il la prit dans ses bras, l'attirant tout contre lui et la berça. Elle s'accrocha à lui, la gorge sèche et douloureuse. Elle avait honte de se donner en spectacle, mais les pleurs l'étouffaient à moitié. Elle ne se sentait pas bien.

Auguste "-Ma douce, que vous arrive t-il donc ?"

Elle renifla, alors qu'il passa son bras sous ses jambes, un don son dos, et la souleva souplement. Il la ramena dans ses appartements et s'assit sur le lit. Elle fit un gros effort pour se calmer quelque peu, encore choquée et tremblant de tous ses membres. Peur, colère, paniques, exaspération, tristesse, tous se mélangeait en elle, la rendant malade.

Auguste "-Par pitié ma douce, dites moi qu'est-ce qui ose vous mettre dans un tel état ?"

Elle prit une longue inspiration, histoire de calmer ses tremblements. Elle essuya ses larmes, la respiration lourde, puis quitta son étreinte pour aller chercher le journal jeté dans un coin. Elle le lui donna en tremblant, le laissant lire l'article. pendant qu'il s'exécutait, elle s'était remise à faire les cents pas. La colère revenait au triple galop. Il avait à peine fini qu'elle reprit brusquement le journal et y mit le feu à force d'y jeter des éclairs. Elle jeta les cendres dans l'évier, blême.

- Je ne sais pas moi-même QUI est le père de mon enfant ! Je n'ai pas eu de relations assez récentes et c'est... Comment comprendre ça ?! Comment est-ce que j'aurais pu enceinte, je... A... L'hôpital...

Elle se figea d'un seul coup, encore plus pâle qu'avant. L'hôpital. Son intoxication alimentaire. Le moment où... Un somnifère. Elle poussa un juron retentissant, puis se prit brusquement une poignée de cendres.

- Cette école est le seul endroit où ces jeunes peuvent apprendre à utiliser leurs dons ! Des DONS, pas une maladie ! Et on ne les empêchera pas, on ne fermera pas cette école, je le jure. Je...

La tête lui tourna brusquement, et elle porta une main à son front vacillante.

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MessageSujet: Re: Crise de nerfs   Ven 23 Aoû - 14:48

La jeune femme se leva et lui tendit un journal. Auguste lu l'article qu'elle lui montrait :
" tout n'est pas fait pour soutenir et accompagner nos jeunes.", "Odieuse école", "Étouffer ces dons","les faire disparaître à jamais", "des cours vicieux et dangereux", "des monstres"...

*Mon dieu....*
Auguste était atteré, s'il avait su que de tel propos allait émerger dans la presse, il aurait agit bien plus tôt ! Comment osaient-ils dire de tels innepties ?!? Il avait rencontrer des jeunes a qui les parents avait tenté d'étoufer les dons. Et ce n'était as beau a voir ; pyromane, suicide, inondation et tempête, quand on ne contrôle pas sont don, il nous dévore, on ne peu l'occulter !

Mais pire encore, il eu la nausée quand il lu les propos sur Gabriella, des propos misogyne et archaïque !
Il eu juste le temps de lire le passage sur la grossesse de Gabriella avant que cette dernière ne lui reprenne le journal et le réduise en cendre.
Elle faisait les cent pas, et Auguste était totalement desapointé !

*Enceinte ? Mais de qui? Pourquoi ne me l'a t'elle pas dit..... On va la lincher encore plus. Il faut que j'agisse, je ne la laisserai pas.... Mais un enfant, qui... Elle ma dit que personne.... Comment.... Après tout....*
Il se leva d'un bon et se plaça en face d'elle.

- Je ne sais pas moi-même QUI est le père de mon enfant ! Je n'ai pas eu de relations assez récentes et c'est... Comment comprendre ça ?! Comment est-ce que j'aurais pu enceinte, je... A... L'hôpital...

Elle ne le savait pas non plus.... Cette histoire était réellement capillotracté... Il tenté de l'arrêter mais elle vitupérée et bougé dans tout les sens.
- Cette école est le seul endroit où ces jeunes peuvent apprendre à utiliser leurs dons ! Des DONS, pas une maladie ! Et on ne les empêchera pas, on ne fermera pas cette école, je le jure. Je...
Enfin elle s'arreta, mais était pale, elle vacilla.

Auguste la ratrappa par les épaules et lui dit droit dans les yeux :
"- Calme toi, personne ne touchera a cette école, ni a ces élèves, et encore moins a toi"

Il se sentait encore mal de l'annonce pour le moins difficile de la grossesse de Gabi, mais....

"-Gabriella, je te jure tu ne quittera pas ton école, et que je ferais taire tout ces ragots"

Il serra la jeune femme tout contre lui et posa ses lèvres sur les siennes.
Ils restèrent un instant ainsi, et il lui sussura doucement tout contre elle en la serrant contre lui : "Peut importe comment c'est arrivé, je jure sur ma propre vie que ton enfant sera aussi le mien"

Il se moquait des conventions, cette femme comptait déjà plus que tout pour lui...
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Crise de nerfs   Ven 23 Aoû - 16:44

Auguste l'avait attrapé par les épaules, la fixant droit dans les yeux. Il allait sûrement la rejeter, maintenant. Elle se sentait mal, épuisée, comme si cet article avait aspiré ses forces telle une grosse sangsue. elle n'avait même plus la force de se dégager, ou de dire quoi que ce soit.

Auguste "- Calme toi, personne ne touchera à cette école, ni à ces élèves, et encore moins à toi."

Cela, on ne pouvait pas en être certain. Et si jamais cette école fermait, qu'on empêchait ces jeunes d'apprendre à contrôler leurs dons ? elle préférait mourir que de voir le Pensionnat fermé. Elle n'était pas devenu directrice pour abandonner l'école à la première difficulté. Mais qu'allait-on pouvoir faire ? Si s'en était arrivé là, jusque dans la presse... Peut-être était-ce déjà trop tard... Mais non ! Non, non, non, ce n'était pas possible, il devait y avoir une solution !

Auguste "-Gabriella, je te jure tu ne quittera pas ton école, et que je ferais taire tout ces ragots."

Il la serra dans ses bras, puis leurs lèvres se rencontrèrent doucement. Elle ferma les yeux, surprise, touchée, et heureuse. Mais cet instant était doux, tranchant net avec la dureté du moment. Ils se détachèrent finalement l'un de l'autre et elle resta dans ses bras. Elle s'y sentait déjà plus en sécurité, même si elle était encore choquée. Elle avait peur pour la survie de l'école, mais aussi, pour la première fois, pour son enfant. Il se pencha à son oreille, la serrant contre lui.

Auguste "- Peut importe comment c'est arrivé, je jure sur ma propre vie que ton enfant sera aussi le mien."

Elle posa sa tête contre sa poitrine, blottie contre lui. Elle ne voulait qu'une chose, se battre pour son école, mais comment ? Les ragots allaient bon train depuis des mois, elle aurait dû s'en soucier bien avant ! Et prendre le problème à bras-le-corps. Maintenant, les rumeurs avaient tant enflés que cela envahissait les journaux.

- Merci... Mais je te jure que j'ignore comment c'est arrivé... De toute façon, il est hors de questions qu'on s'en prenne encore plus à cette école. Je me fiche de savoir comment ils ont su pour le bébé, mais ils ne pourront pas se servir de ça ! Je veux juste protéger mes élèves.

Sa voix mourut et elle ne dit plus rien. Cette école ne fermera pas, quoi qu'il arrive.

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MessageSujet: Re: Crise de nerfs   Sam 24 Aoû - 12:14

- Merci... Mais je te jure que j'ignore comment c'est arrivé... De toute façon, il est hors de questions qu'on s'en prenne encore plus à cette école. Je me fiche de savoir comment ils ont su pour le bébé, mais ils ne pourront pas se servir de ça ! Je veux juste protéger mes élèves.

Il lui frottait doucement le dos et l'emmena se rasseoir.
- Je me moque de comment c'est arrivé mon amour, l'important c'est de sauver ton école.

Posés sur le lit, Gabriella toujours contre lui, la tête sur sa poitrine.

- Dès lundi, je remonterais à Paris pour mettre cette histoire au clair. J'essayerais de trouver qui a divulgué cette histoire et je ferais publier de nouveaux articles dans les journaux concurrents.

Il avait des contacts au Libérateur, un journal qui révélait souvent des scandales au grand public.

Comment peuvent-ils dire de tel choses, ont-il déjà vu un adulte à qui on a tenté d'étouffer ses pouvoirs à l'adolescence ? La plupart sont reclus en ermites, ou créaient des dégâts monstrueux.

Mais quelque chose inquiétait encore plus Auguste...
-Tu vois, moi j'ai peur que ce soit l'armée qui récupère les enfants pour s'en servir comme arme.....
Cette idée lui révulsait l'estomac, mais l'armée, entre deux guerre, préparait ses cartes....
Il serra Gabriella un peu plus fort...
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Crise de nerfs   Mer 19 Fév - 20:21

Suite ici.

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