1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Camarade de classe [Libre]

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Océane Kara
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MessageSujet: Camarade de classe [Libre]   Mar 25 Fév - 23:23

L'aube allait bientôt chasser les nuages de la nuit et illuminer le parc du pensionnat. Repoussant ses couvertures, Océane enfila son peignoir et se glissa hors de son lit, trottinant jusqu'à la fenêtre, avant de se hisser pour regarder au-dehors. Autour d'elle, seules les respirations paisibles des filles endormies troublaient le silence. Océane attendit, puis vit le soleil commencer sa lente association dans le ciel. C'était un spectacle qu'elle appréciait chaque matin, elle se levait toujours très tôt pour regarder le soleil levant. Elle trouvait cela fascinant, presque magique. Avec un sourire, elle fila ensuite se préparer en même temps que ses camarades.

En classe, elle n'était pas ce qu'on appelait une "élève à problèmes". Océane avait un sens aigu du devoir et de l'honneur, et tenait à faire les choses du mieux qu'elle le pouvait, comme on le lui avait appris. Ses parents l'avaient toujours encouragée à viser l'excellence, à donner le meilleur d'elle-même, et à se conduire comme une jeune fille parfaitement respectable. La jeune Chinoise faisait donc tout pour avoir les meilleures notes, être toujours impeccablement coiffée, et prenait soin de son uniforme. assise en classe de Français, elle notait tout ce que leur disait leur professeur, sans prendre garde aux lourds pas des militaires qu'on entendait parfois dans le couloir.

- A l'ère des Romains, madame, répondit-elle avec son accent Asiatique. Mais on pense que l'auteur a pu écrire le livre quelques années avant sa publication.

Lors des exercices qui suivirent, elle chuchota quelques réponses à Dimitri, son voisin de table. Elle savait qu'il avait parfois du mal dans cette matière, avec une prof qui ne faisait rien pour l'aider ou l'encourager. Avec ça, entre "étrangers", il fallait bien s'entraider, non ? Dieu que ce terme était ridicule. Dimitri et elle avaient passés toute leurs vies en France, après tout. Mais on les avait affublé d'étiquettes dès le début, qui leur collait maintenant à la peau sans qu'ils puissent s'en défaire.

- Et voilà, parfait, murmura-t-elle.

Elle lui sourit avant de reporter son attention sur la professeur. Leur classe était peu agitée, aujourd'hui même Jasper Karinof était calme. Il revenait deux semaines d'absence, peut-être était-il malade ? De toute façon, elle ne se mêlait pas de la vie privée des autres, c'était incorrect.

La suite de la journée se déroula paisiblement. Une journée banale, somme toute, semblable à toutes les autres. Lorsque le soir approcha, Océane descendait vers les foyers lorsqu'elle entendit des cris, plus loin, en direction du hall. Elle accéléra, se demandant s'il y avait eu un accident. En arrivant sur-place, elle ne vit cependant rien. Mais un de ses amis lui expliqua que Dimitri venait de crier contre un militaire.

- Mais il va bien ? s'affola-t-elle aussitôt.

Elle se rendit aussitôt dans le foyer, et le vit plus loin, assis avec trois autres filles et un garçon d'à peu près leur âge. Oh. Inutile de le déranger... Elle aurait voulu lui parler de suite pour le réconforter ou lui assurer son soutien, mais pas alors qu'il discutait avec d'autres, c'était déjà rare. Elle voulait qu'il se fasse d'autres amis, ça ne pouvait que être bon pour lui. Elle s'assit donc non loin, s'inquiétant un peu. Elle avait toujours peur qu'il n'arrive quelque choses ses amis...

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MessageSujet: Re: Camarade de classe [Libre]   Ven 28 Fév - 19:13

La boule de vent devint plus compacte, et s'éleva doucement devant lui, juste sous son nez, en décrivant des arabesques. Elle se dilata et s'étira en des volutes à peines discernables, mais qui agitaient les voiles et les rubans accrochés au plafond, destinés à leur montrer le mouvement des vents qu'ils produisaient. Joseph étendit ses deux mains, encore ému par le contrôle qu'il avait de cet élément invisible et pourtant puissant. Leur professeur surveillait attentivement la classe et les différents groupes. Il resta concentré sur sa production, les yeux fixés sur l'agitation entre ses mains.

Professeur "- Bien, à présent, concentré une plus grande dose d'énergie, dans une boule de même taille."

Beaucoup d'élèves peinaient, une fois rendu à ce stade de l'exercice. Joseph se concentra, ramenant lentement ses mains devant lui, en se mordillant les lèvres. C'était là qu'il ne fallait pas rater. Il allait réussir lorsque la sonnerie stridente annonçant la fin du cours l'interrompit brutalement, rompant sa concentration. Le vent s'évapora en moins d'une seconde, en lui ébouriffant les cheveux. Tss... Il poussa un soupir déçu.

Professeur "- Bien, rendez-vous demain, même heure, même endroit. Bonne soirée les jeunes !"

Joseph mit les mains sur les roues de son fauteuils pour avancer jusqu'au banc où il avait laissé son sac. Les cours pratiques étaient les plus intéressants mais aussi les plus épuisants. Encore qu'eux n'avaient pas à se plaindre. Le vent, à leur niveau, n'était pas dangereux. Mais quand on voyait les brûlures ou les blessures horribles que se payaient ceux qui maniaient la foudre ou le feu... Tous des habitués de l'infirmerie, et de M. de Sora. Les élèves de sa classe sortaient en bavardant et en riant. Certains firent exprès un grand détour pour éviter son fauteuil. Bande d'abrutis.

Héléna "- Tu va au foyer, Jojo ?"

Joseph "- Heu, oui, au moins un peu avant le repas."

Elle s'empara des poignées de son fauteuil et le poussa hors de la salle des cours. Beaucoup retournaient se changer avant de profiter d'une soirée bien méritée. Quelques militaires les croisèrent en lui jetant un regard dédaigneux. Il leur adressa une grimace, puis soupira. L'école et le Pensionnat en lui-même disposaient tous d'eux d'un monte-charge que Joseph utilisait en guise d'ascenseur pour éviter ces interminables escaliers. Arrivée au foyer, il remercia Héléna qui fila rejoindre ses amis. Il allait s'installer à une table lorsqu'il vit Océane, assise toute seule et l'air triste. Il roula jusqu'à elle, inquiet.

Joseph "- Océane, tu es malade ?"

Il suivit son regard, et tomba très vite sur Dimitri, un garçon d'un an plus jeune que lui et du même âge qu'Océane. Un mince sourire étira ses lèvres. D'accord... Il s'installa près d'elle, et sortit à son livre de cours à son tour. Sa camarade avait un faible pour le jeune Russe, comme beaucoup de filles dans l'école.

Joseph "- Ne fais pas cette tête, il a l'air d'aller parfaitement bien, tu sais, lui dit-il en souriant. Et il sait mieux se défendre qu'il en a l'air."

Il avait vu plusieurs fois Dimitri s'entraîner en compagnie de la mère d'Océane, avec son option Arts Martiaux.

Joseph "- Tu as déjà essayé de... De parler à Dimitri ? Enfin, d'être plus amie ?"
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Océane Kara
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MessageSujet: Re: Camarade de classe [Libre]   Jeu 6 Mar - 9:18

Océane avait sorti quelques livres et feuilles de cours, mais n'arrivait pas vraiment à se concentrer. Tout ce qui se passait en ce moment la troublait, il fallait bien l'avouer ! Entre les cours, ses amis, les militaires qui occupaient l'école, l'aide que leur fournissait le Père Vilette et la directrice, elle ne savait plus où donner la tête. Rester assise sans rien faire était inenvisageable, et pourtant, elle mourrait à moitié de peur. Ses amis, sa famille... Et si on s'en prenait à eux ? Que se passerait-il ? Elle ne voulait pas perdre ses proches, ils comptaient trop à ses yeux. Elle soupira légèrement, perdue dans ses pensées.

Un grincement sur le parquet lui fit relever les yeux. Joseph venait d'arriver, poussant son fauteuil. Elle se força à lui sourire. Ce n'était pas contre lui, elle l'aimait bien même si elle ne le côtoyait que peu, et elle ne voulait pas qu'il se sente rejeté à cause d'elle. Il avait déjà des soucis à cause de son handicap.

"- Océane, tu es malade ?"

Elle secoua la tête pour lui dire non, poussant ses livres pour lui faire de la place. Joseph s'inquiétait toujours pour les autres, il était vraiment adorable. Comme Dimitri, mais c'était un autre genre... Elle se sentit légèrement rougir, alors que son regard dérivait à nouveau vers le jeune Ruse, qui parlait avec un garçon, Noah, et trois autres filles. Elle soupira puis reporta son regard sur Joseph. Il avait suivit son regard, et savait sans doute ce qui l'inquiétait.

"- Ne fais pas cette tête, il a l'air d'aller parfaitement bien, tu sais, lui dit-il en souriant. Et il sait mieux se défendre qu'il en a l'air."

Oui, c'était vrai... Elle savait que Dimitri s'entraînait souvent, et qu'il avait pris des cours supplémentaires avec sa propre mère lorsqu'elle était arrivée au Pensionnat. Elle ferait mieux de se détendre un peu. Après tout, il y avait déjà bien assez de problèmes pour en rajouter là où il n'y en avait pas. Du moins, pas encore. Ou pas beaucoup.

"- Tu as déjà essayé de... De parler à Dimitri ? Enfin, d'être plus amie ?"

Océane devint littéralement cramoisie en l'espace de quelques secondes, et se retint de justesse de plaquer sa main sur la bouche de Joseph pour le faire taire. Essayer de... Non ! Mille fois non... Mais... Enfin ! Elle ne pouvait pas faire ça, non, non, et non. Ce n'était pas dans sa nature de s'imposer, et elle avait peur de gâcher leur amitié en tentant d'aller plus loin.

- On est simplement amis, tu sais. C'est juste comme ça qu'il me voit, et, heu...

Se sentant de plus en plus ridicule, elle préféra laisser tomber.

- En plus, il y a d'autres choses plus urgentes... Tu vas aller à la messe de Gray, dimanche ? Le Père Vilette va réunir à nouveau les volontaires l'après-midi pour... Hum, ses formations.

Elle tentait de ne pas trop monter la voix, il y avait tout de même des militaires qui surveillaient la salle. Mais elle doutait qu'une fille Chinoise gracile et un garçon en fauteuil roulant constituent une grande menace pour eux.

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MessageSujet: Re: Camarade de classe [Libre]   Mar 11 Mar - 22:58

Son amie devint cramoisie, et se tortilla, comme gênée. Il retint un immense éclat de rire. et on osait dire, après, que les garçons ne ressentaient pas ce genre de choses ? A moins qu'il ne soit plus sensible à cela. ou que la jeune Chinoise soit elle-même plus facile à cerner, tout simplement. Depuis le temps qu'il la connaissait, il l'avait toujours un peu admiré. C'était une jeune fille douce en apparence, mais qui pouvait devenir très dangereuse lorsqu'on l'agaçait. Joseph aimait aller observer les cours d'arts martiaux que donnaient sa mère, en cachette. et il voyait Océane, prenant des postures, se battant aussi bien qu'un homme, voire mieux. Il aimait la voir, elle et les autres élèves, s'entraîner, réaliser ces exercices que lui ne pourra jamais faire.

Océane "- On est simplement amis, tu sais. C'est juste comme ça qu'il me voit, et, heu..."

Moui, bien sûr, juste amis. Elle était adorable à être aussi gênée. mais, sérieusement, Joseph ne voyait pas pourquoi ils ne se rapprochaient pas. Ils se ressemblaient beaucoup, au niveau du caractère, alors pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas ? En plus, avec tout ce qui se passait en ce moment, toutes ces peurs, ces doutes, ces dangers, un peu de douceur ne ferait de mal à personne. Joseph avait envie de voir ses amis heureux, qu'ils sachent se défendre, et garder la tête haute quoi qu'il arrive ! La fierté était bien souvent la seule chose qui restait.

Océane "- En plus, il y a d'autres choses plus urgentes... Tu vas aller à la messe de Gray, dimanche ? Le Père Vilette va réunir à nouveau les volontaires l'après-midi pour... Hum, ses formations."

Joseph vérifia presque automatiquement que personne ne les écoutait. On ne pouvait plus parler trop fort, ici... Il appuya son menton sur ses mains en réfléchissant. Les militaires avaient accordés l'autorisation au prêtre d'emmener des étudiants à la messe puis au catéchisme, l'après-midi. Une formation religieuse qui, comme le savaient les élèves concernés, pouvait recouvrir un périmètre plus large. Mais bien que Joseph soit au courant, il n'avait pas encore franchi le pas. Non par peur. Il était conscient de son devoir. Mais...

Joseph "- Je n'aurais pas vraiment ma place, murmura-t-il. Je voudrais faire quelque chose, mais il ne faut pas être ridicule. Tu m'as un peu regardé ?"

Il écarta les bras, désignant son fauteuil, ses jambes mortes et immobilisés. Joseph n'avait jamais marché un seul jour de sa vie, mais toutes les nuits, il rêvait de la cette sensation, sentir le sol ferme sous ses pieds, ses jambes supportant le poids de son propre corps. Être debout, marcher, courir, sauter. Il en rêvait. Mais ses muscles refusaient d'obéir à sa volonté.

Joseph "- Je serais un fardeau plus qu'autre chose, Océane. Tout le monde ne peut pas être un héros."

Il soupira puis réajusta ses lunettes sur son nez avec un soupir affligé.

Joseph "- Et qu'est-ce qu'on peut vraiment faire ? on est des étudiants. eux, ce sont des adultes, armés, avec la force du gouvernement derrière eux. On va se faire écraser."
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