1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 La chute qui tombe bien

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Laura K. Nakajima
Collégienne
avatar

Fonction :
  • Modo
Récits : 1258

Âge RPG : 14 ans

MessageSujet: La chute qui tombe bien   Ven 23 Aoû - 12:21

Laura en avait marre. Marre ! Elle se creusait la tête depuis leur retour de Paris pour griller son grand frère et le pousser à avouer qu’il avait mal, ou au moins, la laisser l’aider pour changer ses bandages. Bien sûr, qu’elle le savait. Bien sûr, qu’elle avait vu à quel point il souffrait. Il ne disait rien, rien du tout, juste pour préserver les apparences mais elle n’était pas dupe. D’un côté, Laura admirait son grand frère qui souffrait en silence après tous les coups qu’il avait reçus, mais d’un autre, elle avait juste envie de l’engueuler comme lui l’engueulait à la moindre égratignure. Comment pouvait-il penser qu’elle ne savait rien ?! Il s’était assis à côté d’elle dans la voiture, il avait été frappé dans la même maison qu’elle et elle avait vu sa tête se décomposer jour après jour ! Pour le coup, la jeune adolescente en était presque vexée. Il ne lui faisait même pas confiance, zut quoi ! D’accord, il voulait la protéger, lui éviter de souffrir, de s’en vouloir, il pensait sûrement être puni justement mais… Elle pouvait l’aider ! Ils étaient frère et sœur, oui ou zut ?

Laura reclapa son livre de cours sur lequel elle était penchée depuis une demi-heure. Ca ne servait à rien, elle ne lisait rien, ne retenait rien. Il fallait qu’elle parle à Jasper, qu’elle trouve un moyen pour lui faire comprendre qu’elle pouvait l’aider et qu’elle voulait l’aider. Ils étaient ensemble pour lutter contre leurs parents, il n’avait pas à affronter cela tout seul. Elle sortit de la bibliothèque et se dirigea vers les escaliers pour aller manger, midi approchait à grands pas. Seulement, maladresse habituelle de Laura lorsqu’elle est dans la Lune, elle se heurta à un élève qui la maudit de tous les noms et loupa une marche, puis deux, puis trois… Jusqu’à dégringoler au bas de l’escalier – par chance, elle n’était pas loin de la fin – et tomber pile sur Antoine, le meilleur ami de Jasper. Et Jasper à côté, évidemment. Oups. Son frère lui tendit la main gauche pour l’aider à se relever, main qu’elle prit tant elle était choquée pour le coup. Son cœur battait à tout rompre, elle avait eu l’impression de voir sa vie défiler devant ses yeux. Elle voulut se dépoussiérer, mais…

Laura – Aïe…

Sa cheville. Oui, bon, il fallait s’y attendre après cette chute, mais tant pis. Jasper, en frère surprotecteur qu’il était, demanda alors à Antoine de conduire Laura à l’infirmerie en rajoutant qu’il les rejoindrait très vite. Ah non, il n’allait pas s’en tirer comme ça ! Aussi, lorsqu’Antoine fit un geste pour saisir le bras de Laura, elle se dégagea vivement et jeta un regard noir à son grand frère. Hors de question qu’elle y aille ! Furieuse, elle lâcha alors qu’elle s’adossait près du mur :

Laura – Non ! Hors de question, j’irai pas ! Ou alors, j’y vais si tu y vas, et je te laisse pas le choix.

Cette phrase était sûrement comprise autrement par Antoine, mais peu importe. Elle en avait marre que son frère se cache, qu’il souffre en silence depuis leur retour. Elle avait entendu ce qu’il s’était passé en cours, avec Jasper, comme quoi la professeure l’avait renvoyé chercher un dictionnaire alors qu’il faisait une tête bizarre et il n’était jamais revenu. Laura se releva en grimaçant, refusant littéralement qu’Antoine l’amène à l’infirmerie. Jasper n’avait peut-être pas encore compris, c’est pourquoi elle précisa :

Laura – Jaz’, je sais que t’es blessé, je sais ce que père t’a fait, je l’ai entendu ! Laisse-moi t’aider, s’il te plaît. Je n’accepterai de me faire soigner que si tu me laisses t’aider les prochaines fois, je t’oblige même pas à aller à l’infirmerie pour ça. Mais là, j’ai l’impression que tu me fais même pas confiance, tu me le dis même pas alors que je suis ta sœur…

Laura se fichait bien du fait qu'Antoine ne soit probablement pas au courant, elle ne voulait pas que son grand frère souffre tout seul pour rien. Maintenant, la douleur qu'elle ressentait à sa cheville dépendait uniquement de Jasper, s'il acceptait ou non de se faire soigner. Dans le pire des cas, elle ferait une crise au beau milieu de la salle, sachant que les professeurs n'étaient pas loin vu qu'elle en apercevait dans le réfectoire. Laura s'en voulait un peu d'agir comme cela, de faire un tel chantage affectif et de poser cet ultimatum à son frère, mais c'était pour son bien. Aussi, elle rajouta :

Laura – Si tu veux pas y aller, je continuerai comme ça et je me blesserai encore et encore jusqu'à ce que tu ailles mieux. Tu sais que j'en suis capable, Jaz'. Et puis, les profs sont pas si loin que ça.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Jasper K. Nakajima
Lycéen
avatar

Fonction :
  • Admin
Récits : 450

Âge RPG : 16 ans

MessageSujet: Re: La chute qui tombe bien   Ven 23 Aoû - 14:10

Jasper s'était enfermé dans les toilettes, pour tester l'astuce que sa professeur lui avait donné la veille. Il avait cours avec elle le lendemain, et ne tenait pas à se faire de nouveau renvoyé ! C'était bon, il avait eu sa dose, et il ne voulait pas qu'on s'inquiète pour lui. Il pouvait se débrouiller tout seul, non ? Pas comme s'il n'était qu'un gamin ! Son hématome sur la jambe avait viré au noir. Il appliqua sa main brûlante dessus, doucement. Il retint un soupir, courbaturé. Antoine toqua tout à coup à la porte des toilettes.

Antoine - Dis-donc, vieux, t'es tombé dedans ou t'es malade ?

- Non, ça va !

Il finit par sortir, s'étirant discrètement. Il frotta ses yeux puis sortit avec son ami. Pour l'instant, ça allait. Bon, son poignet était bleu, gonflé, lui faisait si mal qu'il n'arrivait plus à dormir, mais tant pis. Ils s'engagèrent dans les escaliers. Les cours du matin étaient terminés depuis peu, et les élèves se dirigeaient vers le réfectoire, le parc, allait aux toilettes... On sentait facilement l'atmosphère plus détendue et joyeuse, prémisse aux vacances qui approchaient. Ils étaient sur le palier lorsqu'ils virent quelqu'un dégringoler. une fillette qui se ramassa sur son meilleur ami, l'entraînant dans sa chute en criant. Laura ! Antoine finit par la reconnaître aussi, quoi qu'un peu sonné.

Antoine - Dites donc, les Karinof, vous aurez ma peau un jour !

Jasper tendit sa main valide à sa sœur pour l'aider à se relever. Elle grimaça, soulevant sa cheville par réflexe. Elle s'était blessée ? Son premier réflexe fut de tendre les bras vers elle pour la réconforter et l'emmener se soigner. Sauf que, de un il ne pouvait pas la porter, de deux, s'il allait à l'infirmerie... En soupirant, il finit par demander à Antoine s'il pouvait accompagner Laura. Elle lui jeta tout à coup un regard noir.

Laura – Non ! Hors de question, j’irai pas ! Ou alors, j’y vais si tu y vas, et je te laisse pas le choix.

Quoi, elle voulait qu'il l'accompagne ? Mais il la rejoindra très vite, elle devait bien s'en douter, non ? Non... Mais il voulait juste éviter l'infirmière tyrannique de ce pensionnat ! C'était le genre de femme à vous faire passer une visite médicale en règle même si vous ne veniez qu'accompagner ou rendre visite à quelqu'un. Laura grimaçait, sa petite bouille tendue sous la douleur et la colère.

Laura – Jaz’, je sais que t’es blessé, je sais ce que père t’a fait, je l’ai entendu ! Laisse-moi t’aider, s’il te plaît. Je n’accepterai de me faire soigner que si tu me laisses t’aider les prochaines fois, je t’oblige même pas à aller à l’infirmerie pour ça. Mais là, j’ai l’impression que tu me fais même pas confiance, tu me le dis même pas alors que je suis ta sœur…

Il ouvrit la bouche pour lui affirmer le contraire, mais aucun son n'en sortit, tant il était choqué. Comment ça, elle savait tout ?! Mais, mais... Ce n'était pas une question de confiance, il voulait juste qu'elle ne s'en mêle pas ! Et si jamais leur père s'en prenait à elle aussi, hein ? Antoine, de son côté, le couvait d'un regard furieux, sûrement vexé et exaspéré qu'il ne lui ai rien dit. Aïe. Mais il pouvait se débrouiller seul... Il avait réussi, jusque là, et ce n'était pas pour deux ou trois coups supplémentaires qu'il allait se plaindre.

Laura – Si tu veux pas y aller, je continuerai comme ça et je me blesserai encore et encore jusqu'à ce que tu ailles mieux. Tu sais que j'en suis capable, Jaz'. Et puis, les profs sont pas si loin que ça.

Il grimaça. C'était bas, affreusement bas ! Et puis... Il soupira, nerveux, sans parvenir à se décider. Il regarda autour de lui puis baissa le son de sa voix, regardant Laura droit dans les yeux.

- Je refuse que tu t'en mêles, Laura ! Ce que fait notre père n'a aucune importance ! Je ne voudrais pas qu'il te frappe toi aussi. Ne fais pas de conneries et accompagne Antoine. Moi, je vais bien. Ce n'est pas la première fois de toute façon, ça va aller.

Laura – Pas la première fois, peut-être, mais il t'a frappé plus fort cette fois Jaz' ! Je ne dirai rien, il n'en saura rien, je veux juste t'aider plutôt que te voir souffrir comme ça à longueur de journées. Tu ferais pas ça, à ma place toi, peut-être ?

- C'est différent... Tu n'as pas à te soucier de ça, ça ne te vaudra rien. Donc maintenant, tu vas à l'infirmerie, et je te rejoindrais plus tard. Et pas la peine de me faire une crise, je ne changerais pas d'avis.

Laura – Je bougerai pas d'ici et je vois pas en quoi c'est différent. Je suis en bien meilleur état que toi, et tu sais que je continuerai à faire des bêtises et à refuser de me soigner tant que tu ne feras rien de ton côté.

- Tu veux bien l'accompagner, Antoine ? dit-il d'un ton épuisé. Elle ne peut plus marcher seule...

Sa sœur allait sans doute lui en vouloir mais tant pis. L'infirmière allait soigner sa cheville, et lui, il allait tout faire pour paraître en forme lors de ses prochains cours. Soudain, elle se mit à hurler "Même pas en rêve", puis se mit à pleurant en frappant Antoine. Non ! Il voulut essayer de la calmer, mais, ameutés par le bruit, les profs arrivèrent en courant. Mais mer**. Il jeta un coup d'œil furieux à sa petite sœur. Comment ils s'expliquaient, maintenant ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: La chute qui tombe bien   Ven 23 Aoû - 15:37

Sarah était dans la salle des professeurs, elle travaillait sur son prochain cours de math. Elle avait une tête affreuse, normale elle avait peu dormi cette nuit à cause de l'article qu'elle a lue dans le journal. Elle avait peur que l'école ne ferme ses portes. Elle savait que Gabriella ne le supporterait pas.

Elle regarda autour d'elle, tous les professeurs étaient là, eux aussi avaient des regards tristes et il n'y avait pas un bruit, personne ne parlait.

Tout à coup, on entendit des cris d'élèves. Sarah sursauta, se leva ainsi que d'autres professeurs et se dirigèrent vers les cris. Les cris les menèrent devant le réfectoire.

Sarah était en furie et vit Laura et Jasper Karinof ainsi que Antoine, un élève de leur classe :

- Non mais qu'est ce qui se passe ici ? Vous vous croyez ou pour crier comme ça ! On est dans une école, pas dans la rue !

Elle semblait en colère, ses collègues l'étaient aussi, mais Sarah vit que leurs mines s'adoucirent en regardant les élèves.

Elle les regarda plus en détail, Laura pleurait et avait mauvaise mine, Antoine avait un visage incompréhensible et Jasper avait lui aussi une mauvaise mine.

- Dites-moi les Karinof, est-ce que vous allez bien ? Vous êtes tous les deux pâles !

Sarah croyait vraiment qu'ils étaient malades. Elle s'approcha d'eux, les détailla et vit que Laura se mettait debout de façon bizarre, elle avait les yeux humides et ses mains étaient mises d'une façon qu'elle voulait taper Antoine. Elle regarda ensuite Jasper et vit que lui aussi ne se mettais pas sur des deux pieds, il avait une main sur son poignet et avait un air assez coupable. Antoine, lui n'avait l'air de rien avoir, il se tenait correctement.

- Il y a un problème pour que vous ne teniez pas droit ? Mr Karinof, pourquoi vous vous tenez le poignet ? Et vous Mademoiselle, pourquoi pleurez vous ?

Elle regarda ses élèves dans les yeux attendant une explication.
Revenir en haut Aller en bas
Jasper K. Nakajima
Lycéen
avatar

Fonction :
  • Admin
Récits : 450

Âge RPG : 16 ans

MessageSujet: Re: La chute qui tombe bien   Ven 23 Aoû - 16:59

Professeur Smith - Non mais qu'est ce qui se passe ici ? Vous vous croyez où pour crier comme ça ! On est dans une école, pas dans la rue !

Et voilà, comment ameuter tout le quartier en l'espace de quelques secondes ! Rien n'allait comme il faut depuis qu'ils étaient revenus ! Ses blessures, son père, leur professeur de feu qui le grillait, c'était le cas de le dire, et maintenant sa chère sœur qui piquait sa crise de nerfs. Il devait être maudit.

Professeur Smith - Dites-moi les Karinof, est-ce que vous allez bien ? Vous êtes tous les deux pâles !

Pâle, pâle... Il n'était pas si pâle que ça, non ? Il n'osait plus rien dire, évitant le regard des professeurs. Laura, Laura, Laura... Pourquoi avait-elle hurlé ?! Elle aurait voulu l'enfoncer qu'elle ne s'y serait pas prise autrement ! Quoi que, c'était sûrement ce qu'elle voulait. Pour qu'il "aille bien", pour qu'il "se soigne", ect. En plus de lui faire un odieux chantage affectif, elle lui collait les profs sur le dos ! Son poignet lui envoyait de forts signaux de douleur, comme pour en rajouter une petite couche.

Professeur Smith - Il y a un problème pour que vous ne teniez pas droit ? Mr Karinof, pourquoi vous vous tenez le poignet ? Et vous Mademoiselle, pourquoi pleurez vous ?

Il soupira, regardant alternativement Laura, Antoine et leur prof. Son meilleur ami lui jeta un coup d'œil, l'air de lui dire "Arrête d'être aussi borné !!". Et sa sœur partageait sûrement ses pensées. Il était peut-être têtu, mais il savait ce qu'il avait à faire, et quoi qu'on en dise, même si c'était stupide, il ne voulait pas que sa sœur soit mêlée à cette histoire. Il secoua la tête, nerveux, prenant une petite inspiration.

- Laura vient de tomber dans les escaliers et s'est fait mal, dit-il. Et moi, je me suis fait un tout petit peu mal aussi, mais ce n'est rien. J'ai de la crème pour ça, dans mon sac au dortoir.

Il n'aura qu'à mettre un bandage par-dessus et basta. Le principal restait qu'il paraisse en forme durant les cours ! Il ne voulait pas plus d'ennuis, et il finira bien par guérir. Ce n'était pas grave. Son père y avait été plus fort, oui, mais aucune importance.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Laura K. Nakajima
Collégienne
avatar

Fonction :
  • Modo
Récits : 1258

Âge RPG : 14 ans

MessageSujet: Re: La chute qui tombe bien   Ven 23 Aoû - 17:44

Jasper – Je refuse que tu t'en mêles, Laura ! Ce que fait notre père n'a aucune importance ! Je ne voudrais pas qu'il te frappe toi aussi. Ne fais pas de conneries et accompagne Antoine. Moi, je vais bien. Ce n'est pas la première fois de toute façon, ça va aller.

Ca va aller, ça va aller… Bien sûr, et elle était le pape. Non, mais, franchement, Jasper pensait qu’elle allait le laisser sans rien faire alors qu’elle savait qu’il n’était pas bien, qu’il avait mal partout et que leur père ne l’avait pas du tout épargné ? Elle voulait simplement l’aider, elle n’en parlerait même pas, personne n’en saurait rien. Il avait donc si peu confiance en elle que cela ? C’en était presque blessant… Elle ne détourna pas le regard, soutint même le regard de son frère sans sourciller. Il ne gagnerait pas, cette fois.

Laura – Pas la première fois, peut-être, mais il t'a frappé plus fort cette fois Jaz' ! Je ne dirai rien, il n'en saura rien, je veux juste t'aider plutôt que te voir souffrir comme ça à longueur de journées. Tu ferais pas ça, à ma place toi, peut-être ?

Jasper – C'est différent... Tu n'as pas à te soucier de ça, ça ne te vaudra rien. Donc maintenant, tu vas à l'infirmerie, et je te rejoindrais plus tard. Et pas la peine de me faire une crise, je ne changerais pas d'avis.

Il ne changera pas d’avis, même si elle fait une crise ? Très bien. Il l’aura voulu. Certes, c’était un coup bas de la part de Laura, mais elle assumait parfaitement et il la remercierait plus tard. Bon, dans le pire des cas, il la bouderait pendant un long moment mais elle voulait simplement qu’il se soigne, ou qu’il accepte son aide, rien de plus. Elle était vraiment vexée et triste que son propre frère refuse son aide… Elle essayait de ne pas le lui montrer, pas maintenant, mais dès que Laura serait seule, son moral allait en prendre un coup. Pauvre Antoine qui se prenait une dispute entre frère et sœur en pleine figure… Tant pis ! Elle lui répondit en hurlant :

Laura – Je bougerai pas d'ici et je vois pas en quoi c'est différent. Je suis en bien meilleur état que toi, et tu sais que je continuerai à faire des bêtises et à refuser de me soigner tant que tu ne feras rien de ton côté.

Jasper – Tu veux bien l'accompagner, Antoine ? Elle ne peut plus marcher seule...

Quoi ? Mais certainement pas ! Il comptait s’en tirer aussi facilement ? Mais il rêvait ! Il pouvait toujours courir, maintenant que Laura le tenait, maintenant qu’elle lui avait avoué qu’elle savait qu’il était blessé, elle ne comptait pas le laisser seul. Ils étaient frère et sœur ou pas ? Même si elle ne savait pas faire de bandage très développé, mais elle voulait l’aider, l’apaiser, se rendre utile. Peut-être allait-il l’envoyer balader, mais tant pis. Il refusait ? Encore et encore ? Eh bien… Autant passer à la phase supérieure. Laura se mit à hurler un « Même pas en rêve ! » en se dégageant et en frappant Antoine, puis finit par pleurer. Il voulait qu’elle fasse une crise, avait dit que cela ne servirait à rien ? Eh bien, il l’aura eue, sa crise, même s’il avait essayé de la calmer. Elle lui lança, du regard, un « C’est bien fait » tandis que les professeurs approchaient. Jasper, quant à lui, lui lança un regard furieux. Oui, elle jubilait, oui, elle était fière d’elle.

Madame Smith – Non mais qu'est ce qui se passe ici ? Vous vous croyez ou pour crier comme ça ! On est dans une école, pas dans la rue !

Justement, dans une école avec plein de profs et plein d’adultes. En somme, l’endroit parfait pour se faire remarquer et pour coller quelqu’un sur le dos d’une personne qu’on aimait plus que tout et qui souffrait comme pas possible. Alors, zut, s’il fallait en arriver à là… Eh bien, elle n’hésitait pas une seule seconde.

Madame Smith – Dites-moi les Karinof, est-ce que vous allez bien ? Vous êtes tous les deux pâles !

S’ils allaient bien ? Oh, elle, oui, lui… Rien n’était moins sûr. En apparence, il allait parfaitement bien, ou plus ou moins. En vérité, il était courbaturé, avait de nombreux bleus, des trucs sûrement cassés. Elle ? Oh, Laura s’en tirait plutôt pas mal, voire très bien comparé à son frère. Alors, non, elle ne regrettait pas le moins du monde ce qu’il se passait. Tout fonctionnait très bien. La professeure se mit alors à les détailler, elle, Jasper et Antoine. Elle fut arrêtée, non sans surprise, sur elle et son frère qui se tenaient relativement courbés. Eh toc, grillé !

Madame Smith – Il y a un problème pour que vous ne teniez pas droit ? Mr Karinof, pourquoi vous vous tenez le poignet ? Et vous Mademoiselle, pourquoi pleurez vous ?

Jasper soupira en les regardant tous l’un après l’autre. Alors ? Il allait enfin se décider à accepter ce que Laura lui avait proposé ou pas ? Il allait enfin se faire soigner, enfin parler et admettre qu’il avait besoin d’aide ? Laura le toisait du regard, prête à agir si jamais il ne disait pas tout ou une partie au moins. Mais non. Raté. Il secoua la tête et, après une légère inspiration, répondit à leur professeure :

Jasper – Laura vient de tomber dans les escaliers et s'est fait mal. Et moi, je me suis fait un tout petit peu mal aussi, mais ce n'est rien. J'ai de la crème pour ça, dans mon sac au dortoir.

Laura poussa un gros soupir, secoua la tête à son tour et lâcha, d’une voix exaspérée à l’adresse de son frère :

Laura – Oh, Jaz’, arrête un peu, je t’en prie ! Madame, je me suis blessée en tombant, oui, mais ça ira. C’est juste que mon frère…

Elle lui lança un dernier regard, lui demandant sa décision finale. Acceptait-il son aide, la refusait-il ou allait-il aller à l’infirmerie ? Elle eut, comme seule réponse, un regard noir de Jasper. Très bien. Il refusait, alors c’était elle qui allait tout dire. Ou, du moins, une bonne partie, sans citer leurs parents. Elle voulait simplement qu’il se soigne, rien d’autre. Reportant son regard à leur professeure, Laura se redressa légèrement et répondit, en s’approchant de Jasper et en grimaçant en même temps :

Laura – Il se passe que mon frère est blessé, à la cheville, au poignet, et qu’il ne veut pas se soigner. Et ce n'est pas avec de la crème que ça passera. Vérifiez par vous-même ! Je voulais l’aider, moi, mais il veut pas et il a même refusé d’aller à l’infirmerie !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: La chute qui tombe bien   Ven 23 Aoû - 18:28

Jasper soupira, regardant tout le monde l'un après l'autre secoua légèrement la tête et dit :

- Laura vient de tomber dans les escaliers et s'est fait mal, dit-il. Et moi, je me suis fait un tout petit peu mal aussi, mais ce n'est rien. J'ai de la crème pour ça, dans mon sac au dortoir.

Laura elle poussa un gros soupir, secoua la tête à son tour et lâcha à son frère :

- Oh, Jaz', arrête un peu, je t'en prie ! Madame, je me suis blessée en tombant, oui, mais ça ira. C'est juste que mon frère...

Elle s'interrompit. Sarah crut qu'elle allait crier un bon coup puis dit simplement, sans s'énerver :

- Je vous écoute Mademoiselle Karinof.

Laura lança un dernier regard vis-à-vis de son frère qui celui-ci jeta un regard noir. Puis elle reporta son regard sur Sarah, se redressa légèrement et répondit en s'approchant de son frère et en grimaçant un peu :

- Il se passe que mon frère est blessé, à la cheville, au poignet, et qu'il ne veut pas se soigner. Et ce n'est pas avec de la crème que ça passera. Vérifiez par vous-même ! Je voulais l'aider, moi, mais il ne veut pas et il a même refusé d'aller à l'infirmerie !

Sarah était étonnée que Jasper Karinof soit aussi têtu.

- Bien, alors je vais regarder ça de plus près. Suivez-moi tous les trois.

Elle se dirigea dans le réfectoire, tira une chaise et fit signe à son élève blessé de s'asseoir. Il s'assit dont en faisant une tête de têtu.

- Bon, alors regardons ça. Avant toute chose, je pourrais savoir pourquoi ce jeune homme est avec vous ?

Elle désigna Antoine. Puis elle s'accroupit, souleva délicatement le pantalon de son élève. Sa cheville était enflée même très gonflés. Elle en fut choquée et exprima son inquiétude :

- Monsieur Karinof, comment êtes-vous fait ceci ? Il faut la faire soigner immédiatement.

Elle se leva ensuite pour regarder son poignet, il était gonflé aussi, ainsi qu'il se transformait en une couleur bleuâtre. Elle avait l'impression que son poignet était cassé.

- Monieur Karinof, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais il faut que vous alliez à l'hôpital, ou du moins si vous ne voulez pas, ça sera à l'infirmerie, mais vous y resterez pour un bon moment. Je pense que votre poignet est cassé, mais j'aimerais savoir comment vous vous êtes fait ça !

Elle s'interrompit, regarda Laura et lui dit :

- Quant à vous Mademoiselle Karinof, je voudrais que vous alliez aussi à l'infirmerie pour nous assurer que vous n'avez rien.

Sarah était vraiment inquiète. Elle espérait que ce n'était vraiment pas grave.

- Ce que je ne comprends pas, c'est que tous les deux, vous avez été virés, vous revenez et vous êtes blessé ! j'espère que vos parents ne vous on pas fait de mal.

Elle savait qu'elle avait été trop loin dans la question, mais elle avait vraiment peur que ce soit leurs parents qui leurs on fait ces blessures, du moins les blessures de Jasper car, celles de Laura, elle n'était pas sûre si elle était vraiment tombée.

Elle les regarda tour à tour et attendit une réponse.
Revenir en haut Aller en bas
Jasper K. Nakajima
Lycéen
avatar

Fonction :
  • Admin
Récits : 450

Âge RPG : 16 ans

MessageSujet: Re: La chute qui tombe bien   Ven 23 Aoû - 19:11

[Avec indications de Gaby.--' Jevoushaiiiiiiistous!!]

Laura - Oh, Jaz', arrête un peu, je t'en prie ! Madame, je me suis blessée en tombant, oui, mais ça ira. C'est juste que mon frère...

Non, Laura ! Elle n'avait pas à dire ça ! C'était son problème, et uniquement le sien. Il pouvait se soigner seul ! La prof l'encouragea à continuer. Il lui jeta un regard noir à elle aussi, furieux. Il n'avait. Pas. Besoin. D'aide ! Il allait très bien, parfaitement bien, il pouvait s'en tirer sans aide. Il lui jeta un regard noir, tendu comme un arc.

Laura - Il se passe que mon frère est blessé, à la cheville, au poignet, et qu'il ne veut pas se soigner. Et ce n'est pas avec de la crème que ça passera. Vérifiez par vous-même ! Je voulais l'aider, moi, mais il ne veut pas et il a même refusé d'aller à l'infirmerie !

Prof - Bien, alors je vais regarder ça de plus près. Suivez-moi tous les trois.

Il leva les yeux au ciel mais dû bien suivre leur professeur. C'était une malédiction, un enfer, un clavaire. Il détestait qu'on lui montre pitié ou il ne savait quoi. Il n'avait pas besoin de ça. Ce qu'il voulait, c'était se débrouiller seul, prouver qu'il était capable de réussir, grandir, évoluer et échapper définitivement à sa famille ! Ce n'est pas en étant traité comme un gamin qu'il parviendra à son but. Il dû s'asseoir, sous le regard inquiet de la prof. Il retint un énième soupir. Elle regarda sa cheville, la trouvant bleuâtre et gonflée.

Prof - Monsieur Karinof, comment êtes-vous fait ceci ? Il faut la faire soigner immédiatement.

Mais il l'avaiiiiit soigné, il s'était fait un bandage ! Il fallait juste le temps que ça guérisse, voilà tout ! Elle regarda ensuite son poignet, et il se mordit les lèvres.

Prof - Monsieur Karinof, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais il faut que vous alliez à l'hôpital, ou du moins si vous ne voulez pas, ça sera à l'infirmerie, mais vous y resterez pour un bon moment. Je pense que votre poignet est cassé, mais j'aimerais savoir comment vous vous êtes fait ça !

Non, non, non, nul besoin d'infirmerie, et encore moins d'hôpital ! Il se mettra une attelle et voilà, ça guérira bien tout seul, de toute façon. Cela avait toujours guérit, à chaque fois qu'il avait eu ce genre de blessures, à chaque fois que son géniteur avait eu la main un peu lourde. Elle parla à Laura, pour la faire soigner, alors que Jasper serrait les dents. Il devait être maudit, ce n'était pas possible autrement.

Prof - Ce que je ne comprends pas, c'est que tous les deux, vous avez été virés, vous revenez et vous êtes blessé ! J'espère que vos parents ne vous on pas fait de mal.

- Pas du tout, grinça-t-il. Nos parents n'ont rien faits, et je n'ai pas besoin de rester à l'infirmerie juste pour un malheureux poignet qui vire au noir, j'ai connu pire que ça.

Leur professeur se redressa puis s'en alla d'un pas vif en leur ordonnant de rester ici. Où est-ce qu'elle allait ?! Elle n'allait quand même pas chercher une civière ou d'autres profs pour le traîner à l'infirmerie... Elle n'oserait pas. Elle revint plus tard avec la directrice, qui lui annonça directement qu'une ambulance allait venir le chercher. Il passera une radio à l'hôpital, et aura sans doute un plâtre à son poignet. Il tira une tête jusqu'à terre, jetant un regard glacial à Laura. Là, c'était de sa faute !

Laura - Je veux le suivre !

Directrice - C'est non, vous allez à l'infirmerie, vous.

Il crut mourir lorsque l'ambulance arriva. L'enfer était complet. Il dû se laisser emmener à l'hôpital, marmonnant sans cesse, et ferma les yeux avec un soupir exaspéré lorsqu'il vit sa chère prof monter dans l'ambulance. Il détourna la tête, ruminant sa rage.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
 
La chute qui tombe bien
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» + l'alcool tue à petit feu ; ça tombe bien, j'suis pas pressée. (milou)
» C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleurs confiture.. ça tombe bien la confiture ça ressemble à du vomis arc-en-ciel ஐ Anabeth S. Haynes
» L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je vais nulle part. — Pietro
» [Mardi - 10h30] Mauvaise chute, maudits skis !
» Le tonnerre gronde, la pluie tombe, j'en suis heureuse....[Légende Japonnais]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pensionnat de la Ste Famille :: Pensionnat de la Sainte Famille :: Collège et Lycée :: Sous-sols et Rez-de-chaussée :: Rez-de-chaussée-
Sauter vers: