1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Mais tout va si bien, pourtant...

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MessageSujet: Mais tout va si bien, pourtant...   Mer 12 Fév - 15:13

Noah baillait régulièrement en lisant l'énoncé de son devoir, mordillant son stylo plume d'un air peu concentré. D'ordinaire, il aurait boucler ce genre de devoirs en à peine une heure, mais voilà bien le double qu'il traînait à la bibliothèque, à relire l'exercice, griffonner sur son brouillon, rayant ses phrases toutes les cinq secondes avant de recommencer son introduction. Une très mauvaise nuit, suivie d'une journée de cours qui avait bien failli l'achever pour de bon, ça ne l'aidait pas à avancer dans ses devoirs. Il finit par écrire une vague réponse à la question, repensant aux événements de la journée.

Le Pensionnat était littéralement enfoui, comme d'habitude, sous la neige de Janvier, et il faisait si froid que votre souffle se cristallisait lorsque vous sortiez. Même leurs gentils gardes du corps en bottes étaient congelés. Oh, certains n'étaient pas mauvais. L'un d'eux avait même aidé Noah à ramasser ses affaires après que son sac se soit déchiré. Mais comme partout, il y avait des têtes de cons, et c'était hélas eux qui se faisaient le plus voir. Les cours, quand à eux, auraient pu se passer dans une relative normalité, mais en plein milieu du cours de religion, Jasper était revenu, choquant toute la classe au passage. Noah se souvenait encore de son arrestation brutale au beau milieu de la nuit... Que s'était-il passé, durant ces deux dernières semaines ? Que lui était-il arrivé ?

Il soupira, et revint à son devoir. Sa table était couvertes de feuilles de note, de quelques crayons, d'une gourde en cuir remplie d'eau qu'il emportait toujours avec lui, d'un dictionnaire, et d'une encyclopédie. Il feuilleta cette dernière en mordillant son crayon. Il lui faudrait plutôt le livre de l'Histoire de France.

- Louis XVI, marmona-t-il en reposant l'encyclopédie sur son cahier. Louis XVI...

Il se leva et alla fouiner dans les rayons de la bibliothèque. L'histoire était une matière qu'il avait toujours aimé, et il fallait avouer que leur professeur n'y était pas pour rien. Cette femme était un véritable océan de douceur, aussi fraîche qu'une rose et aussi brillante que le soleil. Tout le monde l'aimait beaucoup, au Pensionnat. Il attrapa le livre convoité, cherchant de plus amples informations sur ce Roi de France, amateur des serrures et de la ferronnerie, et qui avait vécu à la pleine époque de la Révolution Française.
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MessageSujet: Re: Mais tout va si bien, pourtant...   Mer 12 Fév - 21:08

Depuis l’épisode du laboratoire de chimie, Carolie s’ennuyait ferme. Cette petite aventure lui avait donné le goût à l’adrénaline. Elle avait donc décidé de tenter de passer plus de temps avec les 2 filles pour mieux les connaître. En cette belle journée glaciale de février, elle les avait convoqué toute les deux pour discuter à la bibliothèque à trois têtes elles trouveraient peut-être une façon de se divertir.

La bibliothèque sentait bon les livres. Cet endroit inspirait le calme et la sérénité. Carolie se sentait habituellement studieuse en cet endroit, mais pas aujourd’hui. Elle attendait avec impatience que les filles se montre pour trouver de quoi occupé son temps. Assise toute seule à une table reculée, elle vit Salomée et Victoire entrer à la suite l’une de l’autre discutant entre elles. Elle les Salua brièvement lorsqu’elles prirent place à table avant d’expliquer son projet.

-Bonjour vous deux, vous aller bien ?

Leur réponse ne se fit pas attendre.

-oui très bien et toi ?, répondit Salomée. Sans se soucier d’être dans une bibliothèque. La réponse de Victoire suivit instantanément

-Très bien. Et toi ?, chuchota-t-elle, étant dans un lieu où le silence est de rigueur.

Maintenant qu’elle avait leur attention, Carolie déballa son plan.

-Je vais bien mais je m’ennuie, il n’y a rien à faire ici, se plaignit-elle.

-Je crois qu’il serait temps de commencer nos blagues. J’ai déjà trouvé notre première victime. Le gars là-bas, ajouta-t-elle en pointant du doigt un jeune homme brun assit plus loin. Son nom est Noah je crois, j’ai remarqué qu’il avait une petite gourde en cuire. On pourrait y faire des petits trous avec une grosse aiguille sans qu’il le sache. Qu’en dîtes-vous?

Salomée donna son avis avec franchise plutôt rapidement tandis que Victoire semblait réfléchir.

-heu, je ne pense pas qu'il va apprécier !

La réponse de victoire fut ce qui surprit Carolie le plus.

-Ça peut être drôle. De toute manière, il ne va pas se blesser ou un truc du genre à cause de ça.

La jeune adolescente se fichait de faire des blagues tant que personne n’était blessé.
Carolie tendit la grosse aiguille à Salomée.

-Je l’occupe lorsqu’il quitte la table. Toi et Victoire vous allez percer les trous dans la gourde , près de l’encolure pour éviter qu’il s’en aperçoive et reposé la légèrement incliné vers le haut pour éviter que l’eau ne coule sur la table immédiatement.

- heu d'accord, lui répondit Salomé avec un petit sourire légèrement inquiet.

-ne t’inquiète pas j’ai déjà prévu remplacer sa gourde par la suite.

À partir du moment où tout fut mis en place, l’attente commença. Il fallut environ dix minutes avant que Noah ne se lève et prenne la direction des rangés de livres s’enfonçant entre 2 rayons. Carolie se leva immédiatement et partie à sa suite. Elle fit mine de chercher un livre, et lorsqu’elle fut suffisamment près, elle attrapa un livre au hasard et s’arrangea pour heurter Le jeune homme et ainsi pouvoir lui parler et attirer son attention.

-oups, désolé, Noah c’est ça, mon nom est Carolie, tu cherches un livre en particulier?
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MessageSujet: Re: Mais tout va si bien, pourtant...   Sam 15 Fév - 15:17

Aujourd'hui, il faisait très beau, au moins de quoi remonter un peu le morale malgré cet fraicheur. Depuis l'aventure au labo, je voulais avoir et crée une amitié avec Victoire et Carolie. Justement cette dernière nous avait convoquées à la Bibliothèque.

En ce moment, j'étais en route, je me dirigeai vers la bibliothèque. En y allant, je croisais Victoire, je l'a salua, lui souris et nous finîmes ensemble de parcourir les couloirs.

Nous y arrivions dans la bibliothèque, je vis Carolie assise à une table reculée des autres tables. Elle nous salua et nous la rejoignîmes et nous assirent :

-Bonjour vous deux, vous aller bien ?

Je répondis aussitôt :

- oui très bien et toi ?

Victoire, elle parla un peu plus bas, j'avais oubliée qu'on était dans la bibliothèque et qu'il ne fallait pas parler fort :

-Très bien. Et toi ?

Carolie reprit la parole :

-Je vais bien, mais je m'ennuie, il n'y a rien à faire ici, se plaignit-elle.

-Je crois qu'il serait temps de commencer nos blagues. J'ai déjà trouvé notre première victime. Le gars là-bas, ajouta-t-elle en pointant du doigt un jeune homme brun assit plus loin. Son nom est Noah je crois, j'ai remarqué qu'il avait une petite gourde en cuire. On pourrait y faire des petits trous avec une grosse aiguille sans qu'il le sache. Qu'en dîtes-vous?


Je répondis assez vite en étant franche :

-heu, je ne pense pas qu'il va apprécier !

Victoire, elle répondit :

-Ça peut être drôle. De toute manière, il ne va pas se blesser ou un truc du genre à cause de ça.

Je sursautais et regardais Victoire, elle était de nature timide d'habitude, mais là, elle n'hésitait pas à faire une blague.

Carolie me tendit une grosse aiguille :

-Je l'occupe lorsqu'il quitte la table. Toi et Victoire vous allez percer les trous dans la gourde , près de l'encolure pour éviter qu'il s'en aperçoive et reposé la légèrement incliné vers le haut pour éviter que l'eau ne coule sur la table immédiatement.

Je lui souris, mais inquiète quand même :

- heu d'accord.

-ne t'inquiète pas j'ai déjà prévu remplacer sa gourde par la suite.

Je soupirai, après tout, ça pouvait être marrant, il fallait que j'arrête d'être une petite fille sage, s'amuser un peu ne fait pas de mal.

On attendit un peu, puis au bout de dix minutes, Noah se leva, se dirigea vers les rangés de livres. Carolie se leva alors, et partit le rejoindre, je compris que le moment était venu. On l'entendit dire à Noah :

-oups, désolé, Noah c'est ça, mon nom est Carolie, tu cherches un livre en particulier?

Je compris qu'il fallait que je commence, je me lève, me dirige vers la gourde de Noah tout en regardant s'il parle toujours avec Carolie. C'est bon, je décide donc de percer sa gourde. Et un trou, deux trous, huit trous. Je m'arrête à 15 trous, je pense que c'est largement bon. Je repose la gourde sur la table de la façon dont m'a expliquée Carolie, puis je retourne à la table tout en disant à Victoire :

- bon, j'espère que ça va marcher, j'ai percé 15 trous, à ton avis c'est bon ?

Je lui souris, je me demandais comment allait réagir Noah. Le pauvre, il sera tout mouillé, mais en même temps, je pense que ça allait être marrant.
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MessageSujet: Re: Mais tout va si bien, pourtant...   Dim 16 Fév - 13:21

Le soleil était haut et projetait ses rayons sur les vitres du pensionnat. Il faisait calme et c’en était très agréable. Pas de remue-ménage, rien! Aujourd’hui Victoire avait rendez-vous avec Carolie et Salomée. Carolie leur avait donné rendez-vous dans la bibliothèque. Elle sortit donc du dortoir pour s’y rendre quand elle croisa Salomée. Celle-ci lui dit bonjour et lui Souria. Elles finirent par se rendre, ensemble, à la bibliothèque. Quand elles y entrèrent, elles aperçurent Carolie dans une table, esseulée. Toutes deux la rejoignirent et Carolie commença une fois qu’elles furent installées.

-Carolie- «Bonjour vous deux, vous aller bien ?»

-Salomée- «Oui très bien et toi ?»

Victoire, voulut parler normalement -Enfin, aussi fort qu’elle y arrivait en temps normal- mais opta pour un léger chuchotement, comme elles se trouvaient dans la bibliothèque...

-«Très bien. Et toi ?»

-Carolie-«Je vais bien, mais je m'ennuie, il n'y a rien à faire ici.»
Carolie avait dit ça avec un ton légèrement plaintif, avant de continuer.

-Carolie-«Je crois qu'il serait temps de commencer nos blagues. J'ai déjà trouvé notre première victime. Le gars là-bas.

Elle pointa du doigt un jeune homme installé, une ou deux tables plus loin.

-Carolie-«Son nom est Noah je crois, j'ai remarqué qu'il avait une petite gourde en cuir. On pourrait y faire des petits trous avec une grosse aiguille sans qu'il le sache. Qu'en dites-vous?»

-Salomée-«Euh, je ne pense pas qu'il va apprécier !»

Victoire ne répondit pas. Elle réfléchissait. D’un côté, Salomée avait raison, le pauvre n’allait surement pas apprécier... Mais, de l’autre... -Elle regarda le jeune homme, analysant un peu ses réactions. -De l’autre, ça pourrait être drôle, et il n’allait pas être blessé juste à cause de sa gourde trouée. Au pire, il aurait un petit rhume s’il venait à sortir entre-temps. Victoire hésitait, puis fini au bout d’un moment par répondre à Carolie.

-«Ça peut être drôle. De toute manière, il ne va pas se blesser ou un truc du genre à cause de ça.»

Du moment qu’il ne se blessait pas, qu’il ne risquait rien... Honnêtement, une petite blague inoffensive comme ça... Pourquoi refuser? Victoire continuait de regarder le jeune homme et ne remarqua pas le regard de Salomée se poser sur elle, elle le sentit au bout d’un moment et rougit avant de reporter son attention sur ses deux comparses. Elle regardait l’aiguille que tendait Carolie à Salomée, très peu rassurée sur la grandeur de l’aiguille... Ce n'était pas dangereux, hein?

-Carolie-«Je l’occupe lorsqu’il quitte la table. Toi et Victoire vous allez percer les trous dans la gourde , près de l’encolure pour éviter qu’il s’en aperçoive et reposé là légèrement incliné vers le haut pour éviter que l’eau ne coule sur la table immédiatement.»

-Salomée-«Euh, d’accord...»

Victoire sentit de l'inquiétude dans la voix de Salomée.

-Carolie-«Ne t’inquiète pas, j’ai déjà prévu de remplacer sa gourde par la suite.»

Tout était prêt, maintenant. La -l'énorme- grande aiguille, le plan. Elles attendirent, et, au bout de deux minutes Carolie fonça vers le jeune homme qui venait à peine de se lever pour se diriger vers une des bibliothèques pour prendre un livre, surement. Elle entendit la voix de Carolie s’élever dans la bibliothèque silencieuse, mais ne fit pas attention à ce qu’elle disait. Salomée quant à elle se leva tandis que Victoire n’osait pas bouger pendant un court laps de temps, puis elle se leva et suivit Salomée, mais compris rapidement qu’elle ne servirait à rien, elle retourna se rassoir quand cette dernière se redirigeait vers leur table.

-Salomée-«Bon, j'espère que ça va marcher, j'ai percé 15 trous, à ton avis c'est bon ?»

Victoire hocha la tête, tout en fixant Salomée.

-«Oui. De toute manière, même si on voulait en faire plus, on n’aura pas le temps. Regarde, Noah retourne à sa place. Et Carolie revient par ici.»

Victoire regardait Noah, puis Carolie et enfin Salomée qui était à présent assise.
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MessageSujet: Re: Mais tout va si bien, pourtant...   Jeu 20 Fév - 11:56

Noah feuilleta le livre qu'il venait de prendre, glanant déjà quelques informations. Il aimerait bien terminer ce devoir assez rapidement et retourner au foyer avec ses amis. Tout le monde était sur les nerfs, en ce moment, enfin, du moins, ceux qui avaient un minium de conscience de ce qui se passait autour d'eux. Pour le reste... C'était incroyable. Soit ils s'en fichaient, soit ils n'étaient pas capables de voir la réalité. Les absences se multipliaient ! Jasper d'abord, en seconde. Puis Dylan, le petit de sixième. Amélie, une fille de terminale. Parmi les profs, en plus de la directrice, leur professeur de Sport, Mr Julianno, était également introuvable. Le reste des professeurs se bornaient à leur répéter que la directrice se reposait à Paris, à cause de sa grossesse, et que Mr Julianno effectuait un remplacement dans une autre école.

Quand aux trois élèves disparus, ils seraient juste "malades". Mouais. A d'autres. Si c'était le cas, la petite sœur de Jasper ne ressemblerait pas autant à un cadavre en voie de décomposition. Le petit ami d'Amélie ne passerait pas une heure tous les soirs à regarder sa photo en pleurant et en soupirant. Les amis du gamin de sixième ne demanderaient pas partout où il était. Ces excuses marchaient peut-être avec la grosse majorité des élèves du Pensionnat, mais il en restait beaucoup qui n'étaient pas dupes. Après tout, seuls les "gêneurs", du point du vue des militaires, disparaissaient. On les élimine toujours les premiers, tactique de base. Mieux vaut se débarrasser, dans un panier, des scorpions que des moutons. Tout à ses pensées, il heurta tout à coup quelqu'un. Surpris, il recula un peu, trouvant une fille brune qu'il avait déjà vu de nombreuses fois à la bibliothèque.

- Oups, désolée, Noah c’est ça, mon nom est Carolie, tu cherches un livre en particulier ?

Il cligna des yeux, sans répondre sur le coup. Le contraste était si important, entre ses inquiétudes et la situation ici qu'il en était déstabilisé. Mais ce n'était pas une raison pour se conduire comme un goujat. Il lui sourit, notant au passage qu'elle était plutôt mignonne. Elle venait souvent ici, il la voyait, et voyait aussi qu'elle faisait parti du groupe des moutons. Une jeune fille calme, pas le genre à chercher des ennuis. Lui-même ignorait s'il devait se placer comme mouton ou comme scorpion. Il oscillait entre les deux, attendant un événement qui le fera basculer dans un camps ou dans un autre.

- Non, déjà trouvé, lui répondit-il en lui montrant brièvement le livre. Désolé également, je ne regardais pas où j'allais.

Il échangea quelques mots avec elle, des banalités, certes, mais il était plutôt agréable de discuter avec une fille qui ne faisait pas de manières et qui n'était pas dépressive. L'atmosphère lourde du Pensionnat donnait envie de s'échapper, de fuir le plus loin possible. En un sens, il comprenait ceux qui faisaient comme si tout allait bien, c'était tellement plus simple... Mais la culpabilité lui serrait les entrailles, alors qu'il imaginait les imiter. Où étaient passés Dylan, Jasper, Amélie ? Et leurs enseignants ? Peut-être étaient-ils... Il frémit, puis se reprit aussitôt.

- Je te reparlerais de ce roman, puisque tu as l'air intéressée. Pour le moment, j'ai un devoir à finir, à plus tard.

Il revint vers a table et posa son livre. Ses pensées dérivaient de son devoir au danger qui pesait sur le Pensionnat, avant de revenir aux professeurs, aux élèves disparus, puis il repensa à Carolie. Elle était extrêmement mignonne, dégageant une fraîcheur agréable. Le genre de fille à ne pas se soucier du monde, à vivre dans son coin, gravitant autour d'autres personnes, en faisant profil bas. Pour lui, il valait mieux qu'une femme se conduise ainsi. C'était plus convenable, et Noah était attaché à ce genre de valeurs. Les hommes au front, les filles à la maison, c'était ainsi qu'il avait été élevé.

Tout en continuant de travailler, il tâtonna pour attraper sa gourde et la porta à ses lèvres. Il l'avait à peine penché que de l'eau s'échappa soudain de là où elle n'aurait pas dû, se déversant sur sa veste d'uniforme et son livre de cours. Il poussa un juron et reposa la gourde, épongeant son livre imbibé d'eau.

- Pu**, jura-t-il entre ses dents.

Par miracle, son devoir avait été épargné. Il secoua le livre en serrant les dents. Qui était le petit rigolo ? C'était vraiment très fin, comme blague, et cela prouvait une fois de plus l'incroyable manque de maturité de la plupart des élèves de cette école. Se retournant, il croisa à nouveau le regard de Carolie, assise derrière avec deux autres filles, et lui fit un sourire d'excuse.

- Sorry, je sais qu'il ne faut pas crier dans une bibliothèque.
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MessageSujet: Re: Mais tout va si bien, pourtant...   Ven 21 Fév - 19:58

Carolie remarqua avec amusement que Noah était déstabilisé par sa présence. Elle en profita pour détailler ses magnifiques yeux bruns. Selon Carolie, les yeux étaient une fenêtre sur l’âme. Par chance, ceux de Noah ne reflétait aucune malice, mais par contre on pouvait y lire une grande sagesse. Ce fut au tour de Carolie d’être surprise, lorsque le jeune homme répondit.

-Non, déjà trouvé, lui répondit-il en lui montrant brièvement le livre. Désolé également, je ne regardais pas où j'allais.

Mince Carolie devait gagner du temps pour que Salomée puisse mener à bien sa mission. En désespoir d’idée lumineuse, elle échangea des banalités avec Noah espérant que cela suffirait à le retenir suffisamment longtemps pour que sa comparse termine la blague. Elle apprit que son nom de famille était Bailey et que lui aussi s’ennuyait au milieu de cette atmosphère pesante. L’adolescente prit mentalement note de ce fait avant de libérer Noah, ou plutôt avant de laisser le garçon prendre congé d’elle pour terminer son devoir.

- Je te reparlerais de ce roman, puisque tu as l'air intéressée. Pour le moment, j'ai un devoir à finir, à plus tard.

-À plus tard!

Elle resta là à le regarder rejoindre sa table avant de s’éclipser pour retrouver ses amies. Lorsqu’elle arriva près de Salomée, elle chuchota deux petits mots avant de lui taper dans la main.

-C’est fait ?

- oui, j'ai fait 15 trous ! ça iras ?, chuchota sa complice.

-oui oui ne t’inquiète pas, maintenant observons.

Carolie agrippa les bras de Victoire et Salomée pour les faire asseoir. Elle engagea une conversation avec victoire et Salomée sur les plus beaux mecs de Ste Famille. Selon elle, Noah était le plus beau, mais Victoire et
Salomée n’étaient pas d’accord.

-Je vous dis que Noah est le plus beau ici, vous avez vu ses yeux, ils sont magnifiques.

Salomée argumenta vivement les propos de Carolie.

-non, moi je dis que c'est Dimitri, avec son accent en plus

Le débat monta vivement entre les deux jolies adolescentes.

-Certes Dimitri a un accent, mais il ne maîtrise pas notre langue, donc impossible d’avoir une longue conversation avec lui.

La réponse de Salomée déconcerta Carolie.

- oui c'est vrai, mais l'infirmier ou même le fils de Mme Chevreuil, ne sont pas mal non plus

Alors que Caro cherchait un argument à opposer pour prévaloir la suprématie de Noah, la voix timide de Victoire intervint pour calmer le jeu.

-Chacun ses goûts. Moi je ne sais pas trop.

Victoire, cette douce Victoire, au milieu de deux forts caractères, comme ceux de Carolie et Salomée, elle était l’élément stabilisant de cette nouvelle amitié. Au même moment, un juron retentit dans le silence serein de la bibliothèque. Carolie reporta son attention sur Noah, retenant à peine son fou-rire. Le petit regard désolé qu’il lui lança tout en s’excusant du dérangement suffit à la faire craquer.

- Sorry, je sais qu'il ne faut pas crier dans une bibliothèque.

Elle jeta un coup d’œil à ses comparses avant de se lever pour se diriger vers la table de Noah, la gourde de remplacement à la main.

-Vous venez ?

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MessageSujet: Re: Mais tout va si bien, pourtant...   Lun 17 Mar - 20:58

Victoire hocha la tête puis me répondit :

-Oui. De toute manière, même si on voulait en faire plus, on n'aura pas le temps. Regarde, Noah retourne à sa place. Et Carolie revient par ici.

A mon tour d'hochai la tête, Victoire regardai Noah, Carolie puis moi où je finis par m'asseoir, nous regardions ce qui aller se passer.

Carolie nous rejoint assez vite, elle me dit :

-C'est fait ?

Puis elle me tapa dans la main, je lui répondis :

- oui, j'ai fait 15 trous ! Ça ira ?

-oui oui ne t'inquiète pas, maintenant observons.

Carolie attrapa mon bras ainsi que celui de Victoire pour nous faire rasseoir, dans la minute qui suivit, elle commença à parler sur les plus beaux mecs de Ste Famille. D'après Carolie, Noah était le plus beau, mais je n'étais pas d'accord et Victoire aussi.

-Je vous dis que Noah est le plus beau ici, vous avez vu ses yeux, ils sont magnifiques.

Je lui répondis :

- non, moi je dis que c'est Dimitri, avec son accent en plus

C'est vrai, Dimitri avait un certain charme. Carolie poursuivis :

-Certes Dimitri a un accent, mais il ne maîtrise pas notre langue, donc impossible d'avoir une longue conversation avec lui.

Je poursuivis aussitôt :

- oui c'est vrai, mais l'infirmier ou même le fils de Mme Chevreuil, ne sont pas mal non plus

Je ne sais pas pourquoi j'avais dit ceci, parce que ce n'était pas trop comparable, l'un était plus vieux et l'autre trop jeune !

Victoire parla elle aussi :

-Chacun ses goûts. Moi je ne sais pas trop.

Au même moment, on entendit un juron dans la bibliothèque, toutes les trois, nous regardions Noah, il avait l'air d'avoir mouillé sa veste d'uniforme, son livre. Il perçut le regard de Carolie et de celui de Victoire et moi, il nous dit :

- Sorry, je sais qu'il ne faut pas crier dans une bibliothèque.


Carolie nous regarda, j'avais envie de rire, mais je me retins quand même. Elle se leva, Se dirigea vers la table de Noah, quoi, on allait le voir, mon dieu, que va-t-il penser ? Carolie avait une gourde de remplacement à la main et nous dit :

-Vous venez ?

Nous la suivions, tout d'un coup, je sentais le rouge me montait au joues.

*allons un peu de courage ! *

Une fois arrivé devant la table de Noah, je décidais de me lancer à parler :

- Salut, ce n'est pas cool ceux ou celles qui t'on fait ceci !


Je ne dis rien de plus, j'avais peur de faire une gaffe ! Je regardais Victoire pour qu'elle se mouille un peu elle aussi !
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MessageSujet: Re: Mais tout va si bien, pourtant...   Mar 8 Avr - 18:06

Leur amie s’approchait de leur table avant de s’installer à son tour sur sa chaise.

-Carolie-« C'est fait ? »

Elle lui tapa ensuite dans la main avant que Salomée ne lui réponde en chuchotant, alors que Victoire sentit de l’inquiétude dans la voix de son amie :

-Salomée-« Oui, j'ai fait 15 trous ! Ça ira ? »

-Carolie-« Oui oui, ne t'inquiète pas, maintenant observons. »

Carolie s’installa à son tour et leur conversation dévia rapidement sur le sujet « Garçon ». Enfin… Ceux qui étaient les plus beaux du pensionnat. Carolie prétendait que c’était Noah le plus beau. Mais… Salomée et elle n’étaient pas d’accord du tout.

-Carolie-« Je vous dis que Noah est le plus beau ici, vous avez vu ses yeux, ils sont magnifiques. »
Elle se basait uniquement sur ses yeux ? Mais…. Il fallait touuut regardé ! Et non pas seulement regarder les yeux du jeune homme... Enfin, bref.

-Salomée-« Non, moi je dis que c'est Dimitri, avec son accent en plus. »

Dimitri ? Oui, bon, là… Victoire ne disait rien, se contentant d’écouter ses amies discutées de ça… Après tout, elle, elle ne savait pas vraiment qui elle trouvait beau… Parce qu’elle avait trop peur et était pas mal intimidée… Et du coup, elle ne prenait pas vraiment le temps de dévisager les garçons du Pensionnat. C’était logique, non ?

-Carolie-« Certes Dimitri a un accent, mais il ne maîtrise pas notre langue, donc impossible d’avoir une longue conversation avec lui. »

Mais… Elles étaient sérieuses, là ? Pourquoi fallait-il que cela commence à…

-Salomée-« Oui c'est vrai, mais l'infirmier ou même le fils de Mme Chevreuil, ne sont pas mal non plus. »
Elles en étaient à avoir des arguments aussi… Stupide ? Pourquoi s’énervaient-elles comme ça ? C’était juste un tout petit sujet inoffensif, bon sang ! Victoire intervint aussitôt, elle ne voulait pas que cela dégénère en bagarre assez… Verbale, en fait. Stooop ! Arrêtons les frais, quoi !

-« Chacun ses goûts. Moi je ne sais pas trop. »

Voilà qui calmeraient le jeu ! Quelques secondes même pas après avoir dit ça, un juron retentit dans toute la bibliothèque, à tel point que Victoire imaginait trèèèès bien les petites vibrations frappant les murs épais de ladite salle. Victoire leva brusquement la tête en direction de Noah, sachant pertinemment que c’était lui qui avait crié comme cela et réprima un fou-rire en voyant le jeune homme limite trempé jusqu’aux os.

-Noah-« Sorry, je sais qu'il ne faut pas crier dans une bibliothèque. »

Victoire fixa ses amies et vit Carolie qui les dévisageait avant de se lever pour se diriger vers la table du jeune homme. La jeune fille avait une gourde à la main… Victoire en déduit que c’était la gourde de remplacement d’ont elle avait parlé au tout début, quand elles étaient tranquillement assise à table en train de mettre en marche leur projet de farce.

-Carolie-« Vous venez ? »

Victoire hocha de la tête avant de se redresser sur son siège pour ensuite se levée à son tour. Elle repoussa doucement la chaise sous la table et suivit Carolie en même temps que Salomée. Au bout de quelques secondes, elles arrivèrent à la table de Noah et Salomée commença à lui parler.

-Salomée-« Salut, ce n'est pas cool ceux ou celles qui t'on fait ceci ! »

« Pas cool » ? Heum… Victoire sentit le regard de Salomée se posé sur elle. Se cœur se mit à battre la chamade. Beh quoi ? Elle voulait quoi ? Victoire comprit finalement que Salomée attendait qu’elle parle, elle aussi, pour laisser le temps à Carolie de changer la gourde. Mais… Et… Pourquoi elle ? Pour dire quoi ?

-« Bonjour. Je… Heum. »

Elle lança un regard noir à Salomée. Elle savait pourtant qu’elle n’était pas du genre à parler facilement ! Pourquoi elle ? Victoire se mit à la maudire en recherchant en vitesse quoi dire.

-« Les dégâts son grave ? »

Oups… Elle avait pas gaffé, hein oui ? Noon, pas du tout ! Elle jeta un regard furtif vers Salomée, pour voir si elle n’avait pas fait de gaffe et remarqua que cette dernière lui lançait un regard noir… Oups ! Désolée ?

-« Je dis ça parce que je vois que tes affaires son trempée… Même si je ne vois pas qui serait aussi… »

Aussi quoi ? Elle chercha le mot adéquat. Parce que c’étaient-elles, les responsables. Et…

-« Stupide, pour faire cette farce-ci. »

Elle remarqua que Carolie avait eu assez de temps pour changer cette gourde. Elle fixa cette dernière, puis Noah. Elle sentit le rouge lui venir aux joues et fixa Salomée pour voir si elle avait réparé son erreur… Ou pas. Cette dernière lui lança un regard d’encouragement qui l’encourageait à continuer la conversation. Maiiiis ! Et… Que dire ? Méchannte !

-« Et donc… »

Pourquoi elle ? Victoire ne savait pas quoi dire… Saloméééééééééééée ? À l’aiiiiiiiiiiiiiiiide ?

-Salomée-« En fait ce que veux te dire Victoire, c'est que c'est vraiment stupide ! »

-« Voilà. Bref. Et côté dégâts, ça va ? »

Comment s’enfoncer en trois minutes par Victoire Ophélie Collin ! Félicitation ! Elle retint un soupir et attendit que Noah réponde.
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MessageSujet: Re: Mais tout va si bien, pourtant...   Dim 13 Avr - 15:04

Salomée - Salut, ce n'est pas cool ceux ou celles qui t'on fait ceci !

Il hocha la tête en croisant son regard, assez exaspéré. Ça, elle pouvait le dire ! C'était une blague totalement stupide, inutile et idiote, et qui n'apportera sûrement rien dans la petite vie du crétin qui aura eu cette idée merveilleuse. Franchement, à quoi ça servait ? Il se leva pour secouer ses affaires, alors que les trois filles s'étaient rapprochées. Tiens, il ne savait pas qu'elles étaient amies. Il connaissait un peu Salomée et Carlolie, mais Victoire, très peu. Il faut dire qu'elle ne parlait as beaucoup, et toujours en rougissant. Il n'avait jamais su ce qui n'allait pas, chez elle. Elle n'était pas heureuse d'être ici ? Ou autre chose ? Cette fille lui fasait beaucoup de peine.

Victoire - Bonjour. Je… Heum.

Il se retint de sourire en posant son livre de cours bien à plat. Pauvre Victoire. Pour lui, être si timide revenait à être malade, et il ignorait comment on pouvait l'aider. Déjà, ce n'était pas mal qu'elle traîne avec Salomée. Elle au moins ne se laissait pas marcher sur les pieds et répondait lorsqu'on l'emmerdait. A force de la fréquenter, Victoire finira bien par prendre exemple sur elle, qui sait ? En tout cas, il fallait l'espérer.

Victoire - Les dégâts sont grave ?

Il hocha la tête en essuyant la table avec son mouchoir. Il n'arrivait pas à croire que certains élèves avaient un tel manque de maturité... e n'était pas très grave, d'accord, mais franchement ennuyant. et le principe le dérangeait. "Ouaiiis, allons mettre de l'eau partout, ce sera drôle !" Il fallait avoir quoi pour faire ce genre de blagues ? Onze ans ? Douze ans ? Pas plus, c'était impossible.

Victoire - Je dis ça parce que je vois que tes affaires son trempée… Même si je ne vois pas qui serait aussi… Stupide, pour faire cette farce-ci.

Il se rassit et fit signe de faire de même d'un geste blasé. Elles parlèrent encore un peu de l'incident, alors qu'il jetait un regard morne à son devoir. Plus envie de travailler, maintenant. Avec ça, le temps filait, et on lui avait passé l'envie de rester dans la bibliothèque pour bosser. Les filles non plus n'avaient pas l'air d'être venues ici pour travailler, alors autant sortir et se poser dans un coin tranquille.

- T'inquiètes pas, Vic', lança-t-il en souriant.

Il ramassa ses affaires vite fait et leur dit qu'ils pouvaient sortir, maintenant. De toute façon, il n'avait pas envie que le bibliothécaire, aussi irascible qu'un vautour, découvre les dégâts. Il entraîna les filles dehors, tout en bavardant gaiement. Il essayait de ne pas faire attention aux militaires qu'ils croisaient, pour ne pas se plomber le moral. Trouvant une salle vide dans un coin déserté du Pensionnat, il s'y installa avec les trois filles, s'asseyant sur une table, une jambe pliée sous lui.

- Dites-moi, vous comptez faire quoi, vous, dimanche ? Le Père Vilette rassemble de nouveau les élèves volontaires pour les "cours". Je compte y aller, je veux apprendre à me défendre. Et vous ?

Et ne pas finir comme certains élèves ou professeurs, même s'il ne le dit pas. Mais son regard parlait pour lui. Il ébouriffa un peu plus ses cheveux, nerveux malgré tout, et sourit maladroitement.

- On est assez nombreux à y aller, vous savez. Même si tout le monde n'est pas encore entièrement convaincu. Pourtant, on peut pas rester les bras croisés ! Moi, j'ai pas envie de me faire arrêter en pleine nuit comme Jasper. Céline en est sûrement malade, je suis sûr qu'elle l'aime en secret.

Il eut un petit rire, le regard brillant.
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MessageSujet: Re: Mais tout va si bien, pourtant...   Lun 14 Avr - 14:43

Victoire répondit :

- Bonjour. Je... Heum.


Elle me jeta un regard noir puis continua :

- Les dégâts sont graves ?

Cette fois-ci, c'est moi qui lui jetais un regard noir. Victoire reprit :

- Je dis ça parce que je vois que tes affaires son trempée... Même si je ne vois pas qui serait aussi...

Elle s'interrompit, je pense qu'elle cherchait ses mots.

- Stupide, pour faire cette farce-ci.

Carolie eu juste le temps de changer la gourde. Victoire fixa Carolie, puis Noah, je voyais qu'elle commençais à rougir, enfin, elle me fixa. Je l'encourageai d'un regard, elle dit :

- Et donc...

Je voyais qu'elle avait besoin d'aide, je décidais de répondre :

- En fait ce que veux te dire Victoire, c'est que c'est vraiment stupide !

- Voilà. Bref. Et côté dégâts, ça va ?

Je sentais que Victoire s'enfonçait, elle soupira et Noah se rassit, il nous signe de nous asseoir aussi, ce que je fis. Il répondit à Victoire en lui souriant :

-T'inquiètes pas, Vic',

Puis il ramassa ses affaires, j'espérais qu'on ne le faisait pas partir ! Mais curieusement, il nous dit qu'on pouvait sortir et il nous entraîna dehors, en même temps on bavardait joyeusement. Je vis qu'il ne nous en voulait pas, heureusement qu'il ne savait pas que c'était nous qui lui aviont fait ceci.

Tout au long du chemin, on croisait des militaires, ils ne nous parlèrent pas et c'était tant mieux. On trouva une salle vide dans un coin du pensionnat, on vit des chaises, on s'y installa, Noah lui s'asseyait sur une table avec une jambe pliée.

- Dites-moi, vous comptez faire quoi, vous, dimanche ? Le Père Vilette rassemble de nouveau les élèves volontaires pour les "cours". Je compte y aller, je veux apprendre à me défendre. Et vous ?

En y réfléchissant, moi aussi je voulais aller à ces « cours », il fallait trouver une solution pour défendre le pensionnat ! Noah ébouriffait ses cheveux et reprit :

- On est assez nombreux à y aller, vous savez. Même si tout le monde n'est pas encore entièrement convaincu. Pourtant, on peut pas rester les bras croisés ! Moi, j'ai pas envie de me faire arrêter en pleine nuit comme Jasper. Céline en est sûrement malade, je suis sûr qu'elle l'aime en secret.

Il ria un petit peu. Oui, c'est vrai, il faudra être prudent quand même. Je soupirais et lui répondis :

- Me concernant, je vais y aller dimanche, le pensionnat ne peut pas rester comme ça !

Je ne me désisterais pas comme ça, je ne voulais pas rater quelque chose !

Je continuais :

- Je suis d'accord avec toi, on ne peut pas rester à rien faire, déjà, je trouve que ça ne bouge pas beaucoup, alors si on ne fait rien, ça ne changera en rien !

Je leur souris, essayant de me convaincre que si on faisait quelque chose, ceci changera quelque chose.

- T'inquiète, je te rassure, moi aussi je n'ai pas envie de me faire chopé en pleine nuit. Pour Céline, je le pense aussi, son comportement en dit beaucoup de toute façon !

Je lui souris et regarda les filles :

- Et vous ? Vous viendrez dimanche ?
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MessageSujet: Re: Mais tout va si bien, pourtant...   Lun 19 Mai - 18:46

-Noah-« T'inquiètes pas, Vic', lança-t-il en souriant. »

Il se ré-installa sur sa chaise puis les incitas à faire de même. Victoire se fit toute petite en s'installant sur l'une des chaises tout en fixant Noah. Qui, lui fixa ses livres avant de tout ranger pour leur dire au final qu'ils pouvaient sortir. Victoire retint une exclamation de surprise tandis qu'ils sortirent tous ensemble dans le couloir. La jeune fille était contente que cela ne ce soit pas mal fini. Et qu'il n'ait pas sût que l'idée venait d'elles...

Pendant qu'ils marchaient, les sujets de discussion fusèrent dans tout les sens, des sujets tous les plus joyeux les uns que les autres. Ils croisèrent des militaires pendant qu'ils discutaient et Victoire recherchait à se faire toute petite. Elle savait qu'ils traînaient ici, partout dans le pensionnat... Comme elle savait qu'il y avait un danger qui planait au dessus de leur tête. Quelque chose la tracassait, à la fois le fait qu'ils soient là, tout le temps... Mais également autre chose. Elle ne voulait, à la base pas s'en mêler... Mais, plus le temps avançait, plus elle ne pouvait se résoudre à, elle-même rester les bras croisés. Seulement, elle ne savait pas quoi faire et savait que... Enfin.

Au bout d'un moment, ils tombèrent sur une salle vide du Pensionnat. Ils s'y dirigèrent tout les quatre et s'installèrent à une table. Noah, lui s'était assis dessus et Salomée s'installa sur une chaise au même titre que Carolie et elle.

-Noah-« Dites-moi, vous comptez faire quoi, vous, dimanche ? Le Père Vilette rassemble de nouveau les élèves volontaires pour les "cours". Je compte y aller, je veux apprendre à me défendre. Et vous ? »

Face à des militaires sur-entraîner ? C'était... Risquer, non ? D'un autre côté, ça valait le coup ! Ils pourraient mieux protéger le Pensionnat de leurs petites places d'élèves. Le pensionnat était en danger au même titre qu'eux tous. Et ça les aiderait à se défendre face à eux.

-Noah-« On est assez nombreux à y aller, vous savez. Même si tout le monde n'est pas encore entièrement convaincu. Pourtant, on peut pas rester les bras croisés ! Moi, j'ai pas envie de me faire arrêter en pleine nuit comme Jasper. Céline en est sûrement malade, je suis sûr qu'elle l'aime en secret. »

Victoire sursauta au moment où Noah commença à rire. Non, ils ne pouvaient pas rester sans réagir, mais... Le danger était grand, tout de même. Et, ça avait de quoi en effrayer plus d'un. Quelque chose l'effrayait, et elle n'aurait sût dire quoi, exactement. Elle entendit un soupir venant de sa droite. Salomée.

-Salomée-« Me concernant, je vais y aller dimanche, le pensionnat ne peut pas rester comme ça ! »

Victoire fixa son amie. Elle n'avait pas tort, et Noah non plus. Mais... Et s'ils n'étaient pas assez fort, ni assez nombreux ? Ils avaient tous des dons, oui. Mais... Salomée s'était interrompue un instant avant de reprendre.

-Salomée-« Je suis d'accord avec toi, on ne peut pas rester à rien faire, déjà, je trouve que ça ne bouge pas beaucoup, alors si on ne fait rien, ça ne changera en rien ! »

Victoire fixa le sol, pensive. Ils avaient raison. Oui, même entièrement. Seulement... Quelque chose la gênait. Et si tout cela ne servait à rien ? Jasper à été enlevé en pleine nuit, mais... Est-ce que cela à changer quelque chose qu'il ait un don ? Et si les autres garçons s'étaient réveiller, auraient-ils pût l'aider ? Pleins de questions qui restaient troublantes pour elle.

-Salomée-« T'inquiète, je te rassure, moi aussi je n'ai pas envie de me faire chopé en pleine nuit. Pour Céline, je le pense aussi, son comportement en dit beaucoup de toute façon ! »

Qui en avait envie ? Se faire enlevé en pleine nuit était inquiétant, terrorisant et... Malheureusement possible...

-Salomée-« Et vous ? Vous viendrez dimanche ? »

Victoire sursauta sans s'en rendre compte, avant de sentir le feu lui monté aux joues. Bon, son moment de non-timidité était révolu ! Elle attendit que Carolie réponde, en vain. Maiiis ! Elle devrait donc répondre en première ? Beuh... Elle réfléchit un court instant avant de prendre son courage à deux mains et de répondre.

-« Oui, je viendrais. »

Carolie répondit aussi en disant qu'elle viendrait pendant que Victoire cherchait à relancer la discussion. Elle viendrait, oh oui. Même si elle risquait de se ridiculiser, même si elle allait certainement se casser la figure en publique... Mais... Au point où elle en était, pourquoi ne pas prendre de risque ? Elle ne voulait plus rester sans rien faire. Peut-être que seuls, ils étaient vulnérable mais... Si tout le monde y mettait du sien... Au revoir les militaires ! Adieuuu ! Victoire tourna son regard vers Noah puis vers Salomée. Mais... Et si jamais les militaires s'en rendaient compte ?

-« Dites ? Vous ne croyez pas que les militaires s'en rendraient compte ? Ils vont peut-être se méfier plus, non ? »

Victoire vit Salomée secouer vivement la tête, comme pour dire non et jouer dans la négative. Quoi ?

-Salomée-« Non, je ne pense pas. Le père Vilette sait ce qu'il fait. »

Mais... Et si justement les militaires étaient plus méfiant et déterminer à faire tout leur possible pour empêcher tout mouvement de défis et de résistance ? Et si...

-« Oui.. Mais... Et s'il y avait un problème, justement ? Et que... »

Victoire se tût, commençant à s'inquiéter sans même savoir pourquoi seulement maintenant... Elle entendit un soupire se faire entendre. Un soupir qu'elle identifia provenir de Salomée.

-Salomée-« Mais non, faut être positif, tout se passera bien ! »

Un bruit sourd se fit entendre au loin, un bruit métallique et étrange à la fois. D'un côté, on aurait dit des pas, mais de l'autre... Un autre bruit se fit plus fort et distinct. Que... ? Qui... ? Victoire se retourna vivement, la peur commençant à naître en elle. Les fantômes n'existaient pas, hein ?

-« Que... Qu'est-ce que c'était, à votre avis ? »

La peur s'entendait bien dans sa voix, mais... C'était normal, dans un sens, non ? Et puis... C'était quoi, ça ? Elle se recroquevilla sur sa chaise, inquiètes.
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MessageSujet: Re: Mais tout va si bien, pourtant...   Mar 3 Juin - 11:36

[Avec indics de Ste Famille]


Salomée - Me concernant, je vais y aller dimanche, le pensionnat ne peut pas rester comme ça ! Je suis d'accord avec toi, on ne peut pas rester à rien faire, déjà, je trouve que ça ne bouge pas beaucoup, alors si on ne fait rien, ça ne changera en rien !

Ça, c'est sûr que ça ne bougeait pas beaucoup ! Jasper passait suffisamment de temps à le leur reprocher, mais il oubliait un petit détail. Lorsqu'on voyait dans quel état il revenait parfois - lorsqu'il revenait tout court d'ailleurs - cela n'incitait guère à s'engager. Cependant, de plus en plus d'élèves voulaient maintenant faire un effort, et le vieux prêtre du Pensionnat les y encourageait lui aussi. Il leur parlait de la Grande Guerre, de la nécessité de ne pas se laisser décourager, de ce qu'il fallait faire pour servir la justice. Il savait pleins de trucs, c'était très intéressant, et aussi un peu incroyable qu'un prêtre en vienne à leur monter comment se défendre et se battre. Noah l'imaginait sans peine Templier ou un truc du genre, soldat de Dieu, n'hésitant pas à prendre les armes pour défendre ses convictions. Il retint un sourire en se figurant le vieil homme en armure, brandissant une grande croix de bois en guise d'épée, chargeant ses ennemis en criant.

Salomée - Et vous ? Vous viendrez dimanche ?

Il tourna lui aussi le regard vers Carolie et Victoire. Elles semblaient hésiter, ce qui était sans doute normal, vu les circonstances... Noah admettait sans aucun problème que personne en brûlait d'envie de se faire frapper, enlever, droguer, ou subir ils ne savaient exactement quoi, en "disparaissant" durant quelques jours, ou semaines. Comme cette fille, là... Amanda ? Amandine ? Il ne se souvenait plus de son nom, ne la connaissant pas très bien. Elle était en terminale et avait disparu trois semaines entières. Tout le monde croyait qu'elle avait quitté le Pensionnat, et lorsqu'elle était revenue, elle n'était plus la même. Même chose pour Jasper. Il était revenu blessé, très pâle, et sans doute encore plus déterminé qu'avant. Noah ignorait s'il fallait croire toutes les rumeurs qui circulaient, mais plus de la moitié étaient assez inquiétantes pour vous coller des cauchemars.

Leurs deux amies finirent par déclarer qu'elles viendraient elles aussi. Le père Vilette allait être content, maintenant qu'il avait plus d'élèves ! Pour le moment, c'était toujours les mêmes qui filaient. Le Russe, Dimitri, avec Océane, Jasper quand il pouvait, Céline aussi, de temps en temps, et Antoine Lefort, le meilleur ami de Jasper. Avec eux quatre, ça allait faire pas mal ! Il sourit à nouveau, avec un léger frisson. Il avait hâte d'y être, hâte d'être à dimanche et d'enfin voir quelque chose d'utile, même si c'était très dangereux. Victoire, d'ailleurs, semblait partager ses craintes.

Victoire - Dites ? Vous ne croyez pas que les militaires s'en rendraient compte ? Ils vont peut-être se méfier plus, non ?

Salomée - Non, je ne pense pas. Le père Vilette sait ce qu'il fait.

Oui, aussi, mais elle avait raison de s'inquiéter. Les militaires n'allaient pas se méfier d'un prêtre, d'accord, mais ils étaient si soupçonneux qu'ils pourraient très bien passer vérifier, ne serait-ce qu'une fois, ce qui se passait ! Il se tordit légèrement les mains et échangea un coup d'œil avec Carolie. Rester zen, c'est très facile à dire, en fin de compte, mais... Enfin, non, inutile de paniquer ! Eux aussi pouvaient accomplir des choses, ce n'était qu'une question de volonté !

Victoire - Oui.. Mais... Et s'il y avait un problème, justement ? Et que...

Salomée - Mais non, faut être positif, tout se passera bien !

Plongé dans ses pensées, Noah ne réagit pas tout de suite, ne revenant à la réalité que lorsqu'il vit Victoire se retourner brusquement et blêmir. Il se leva d'un bond, persuadé qu'un militaire venait de débarquer, qu'on allait tous les arrêter, qu'une arme était pointée sur eux, qu'on les avait surpris, qu'ils allaient finir emprisonnés, qu'on les allait les empoisonner, qu'on... Mais il n'y avait rien. Et bah ? Il retint un long soupir, puis entendit ensuite un bruit bizarre, comme un choc métallique sourd. Heu... ? C'était quoi ?

Victoire - Que... Qu'est-ce que c'était, à votre avis ?

Noah fit quelques pas vers la porte, lui aussi peu rassuré pour le coup, en faisant signe de ne pas bouger pour le moment. Après tout, c'était peut-être un artisan venu faire quelques travaux au pensionnat, ça arrivait de temps en temps ! Inutile de stresser, hein, cool, calme, zen, tranquille, on respire, tout va pas bien, pas de panique, aucune paranoïa. Il ouvrit lentement la porte et jeta un œil. Le couloir était entièrement vide, mais on entendait plus nettement les chocs sourds. D'où ça venait ? Il tendit l'oreille, sourcils légèrement froncés.

- On dirait que ça vient des étages, jugea-t-il en levant le nez vers le plafond. Venez, on va voir ! Après tout, c'est peut-être juste des travaux.

Il s'engagea dans le couloir, en encourageant les filles à suivre. Il était de en plus persuadé qu'il s'agissait simplement de travaux. Arrivés à l'étage supérieur, il se cacha dans un coin avec ses amis. Le bruit était extrêmement proche, à présent, sans doute dans une des salles adjacentes. Un lourd bruit de pas se fit tout à coup entendre, et il poussa en vitesse ses amies dans un placard, refermant à moitié la porte. Ils étaient au niveau du grenier, et il n'y avait que des salles inutilisées, par ici. Un homme et une femme en blouse blanche passèrent alors devant le placard, se dirigeant vers la source du bruit, qu'eux ne pouvaient distinguer. Il jura entre ses dents, puis se rapprocha de l'ouverture pour essayer de distinguer quelque chose.

Femme - Ça avance un peu ? Il faudrait vous dépêcher ! Vous avez tout le matériel qu'il faut, maintenant. Le Général Karinof veut des résultats, il est impatient.

Homme - Il est toujours impatient, grommela une voix lourde et sourde, presque sauvage. Il ferait mieux de s'occuper de son gamin, ça le distraira.

Femme - Concentrez-vous un peu ! Il faut emmener tout cela à Gray avant ce soir.

Homme - Les soldats ont arrêtés d'autres gamins de cette école ?

Femme - Non, des adultes...

Noah s'appuya contre le mur du placard et échangea un long regard avec les trois filles. En un instant, les pires rumeurs circulant au Pensionnat se trouvaient confirmées... Il y avait bel et bien des arrestations, et cela ne touchait pas que les élèves. Quels étaient ces adultes ? D'où venaient-ils ? Et qu'avaient-ils fait ? Il avait très peur, à présent, même s'il tentait de ne pas le montrer. A l'extérieur du placard, ils avaient repris la conversation, discutant de produits dont Noah ne comprenait même pas le nom. Sûrement des trucs médicaux. L'un des hommes soupira tout à coup, et les chocs répétés cessèrent.

Homme - On m'avait dit que c'était sur des gosses de cette école, mais qui exactement ? Et combien ?

Femme - Hum... Pour le moment, trois élèves. Rosalie Dereck, Nicolas Mariel, et Jasper Karinof. Ils veulent élargir à d'autres élèves, en commençant bien sûr par les plus agités.

Noah recula un peu de la porte, discrètement, très discrètement, et attrapa les mains de Victoire et Salomée dans les siennes, les serrant pour les rassurer et se rassurer lui-même. Il ne comprenait pas ce qui se passait, mais savait juste ce qui allait se passer, si on les retrouvait ici. Il tourna la tête, et vit avec soulagemnt que le placard comprenait une autre porte au fond.

- Eh, murmura-t-il. On peut ouvrir cette porte et s'enfuir par là ?
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MessageSujet: Re: Mais tout va si bien, pourtant...   Lun 14 Juil - 17:28

Victoire ne pouvait plus bouger, elle ne pouvait que rester sur sa chaise, tant elle était terrorisée. Après tout, que pouvait-elle faire de plus ? Elle retourna un peu sa tête, afin de voir si tout allait bien tandis que Noah se dirigeait vers la porte. Elle entraperçut comme un signe de la part de Noah, il leur indiquait de ne pas bouger. Comme si... Victoire aurait bien ri, si elle n'était pas aussi terrorisée ! Comme si elle pouvait bouger, même si elle le voulait... Les secondes passaient et la jeune fille devenait de plus en plus nerveuse, de plus en plus inquiète. Les bruits continuaient lui glaçant littéralement les os.

-Noah-«  On dirait que ça vient des étages, jugea-t-il en levant le nez vers le plafond. Venez, on va voir ! Après tout, c'est peut-être juste des travaux. »

Victoire se sentit soulagée. Après tout, peut-être Noah avait-il raison ? Peut-être n'était-ce que des travaux et qu'ils ne risquaient rien du tout ? Ou peut-être pas... Elle tourna la tête en direction de Salomée, pour voir sa réaction. Cette dernière se mit à chuchoter tandis qu'elle sortit elle aussi de la salle et que Carolie avait déjà quitté la salle :

-Salomée-« Si ça se trouve, ce ne sont pas des travaux, mais un fantôme ! »

Elle les suivit à son tour. Une fois qu'ils furent arrivés à l'étage et qu'ils se soient cachés dans un coin du couloir, la jeune fille essaya de rester de marbre, mais... Quelque chose la faisait paniquer, bien qu'elle n'ait su dire quoi exactement. Victoire posa son regard sur ses amies, puis sur le jeune homme. Les bruits se firent plus nettes, plus distinctes et fort ; leurs nettetés et leurs volumes indiquait qu'ils étaient très proches de la source du bruit.

Très vite, alors que la jeune fille sentait son cœur battre à la chamade, des bruits de pas retentirent. Noah les poussa rapidement dans un placard pour refermer la porte à moitié. Les bruits furent de plus en plus proches. Victoire se pencha pour voir, elle aussi à travers la fente mais ne vit rien du tout : les bruits de pas s'éloignaient. Elle retint un soupir tandis que Noah se rapprocha de l'ouverture pour voir, sans doute.

-Femme-« Ça avance un peu ? Il faudrait vous dépêcher ! Vous avez tout le matériel qu'il faut, maintenant. Le Général Karinof veut des résultats, il est impatient. »

-Homme-« Il est toujours impatient, grommela une voix lourde et sourde, presque sauvage. Il ferait mieux de s'occuper de son gamin, ça le distraira. »

-Femme-« Concentrez-vous un peu ! Il faut emmener tout cela à Gray avant ce soir. »

-Homme-« Les soldats ont arrêtés d'autres gamins de cette école ? »

-Femme-« Non, des adultes... »

Noah finit par les rejoindre dans le fond du placard puis ils échangèrent un long regard. Victoire n'en crut pas ses oreilles. Non seulement ils enlevaient des élèves, tels que Jasper, mais, en PLUS, ils enlevaient des adultes . Mais... C'était bien pire que tout ce que l'on prétendait...

Les rumeurs étaient donc fondées. Toute cette histoire n'en était pas une. Tout cela était vrai et très dangereux. Victoire ne réagit pas, restant incapable de bouger tant elle était terrifiée par ce qu'elle venait de comprendre, comme ses amis, sans doute. Ils étaient en danger, ici. Personne n'était en sécurité. Plus depuis que les militaires aient pointé leur nez au pensionnat. Ils étaient plus en danger maintenant qu'avant. Sans compter que... S'ils restaient tous dans ce placard et qu'on les surprenait... La jeune fille était plongée dans ses pensées et n'entendit plus la suite. Plus rien d'autre n'atteignait ses neurones. Ce fut Noah qui la sortit de ses pensées en prenant ses mains et celles de Salomée, mais Victoire ne le calcula pas tout de suite.

Quand elle reprit ses esprits et revint à la réalité elle se rendit compte que les bruits avaient tous cesser. Oh ? Il n'y avait plus personne . Mais....

-Salomée-« Mon dieu ! »

Victoire tourna la tête brusquement vers son amie et vit qu'elle était toute pâle. Elle aussi devait être pâle, mais, au vu de ce qui se passait en cet instant précis, quoi de plus normal ? Ils étaient dans un placard, tout en haut du pensionnat et n'étaient que trois. Trois adolescents, trop jeune pour se défendre face à une armée de militaires adultes. Qui plus est, tout s'envenimait quand on se rendait compte qu'il s'en prenait aussi aux adultes du pensionnat...

-Noah-«  Eh, murmura-t-il. On peut ouvrir cette porte et s'enfuir par là ? »

Victoire tourna la tête vers le fond du placard et vit une porte. Oh... Miraaacle ! Elle prit la poignée de la porte et essaya de l'ouvrir.  Elle força un peu, veillant à faire le moins de bruit possible tout en lançant un regard plaintif à Salomée, n'arrivant toujours pas à l'ouvrir.

-Salomée-« Il faut qu'on pousse la porte, où un bon coup de pied dedans, non ? »

La jeune fille secoua vivement la tête avant de déclarer en chuchotant :

-« Non, ça va faire du bruit avec un coup de pied... Tu veux bien m'aider à la tirer ? »

-Salomée-« Oui, tu as raison. Bien sûr, il faut à tout prix qu'on sorte d'ici ! »

Victoire lui sourit légèrement puis tira à nouveau la porte avec, cette fois, l'aide de son amie. Au bout de quelques looongues minutes, la porte fut ouverte et ils purent enfiiiiiiiiin sortir du placard ! Ils arrivèrent dans une autre salle. Les murs étaient grands, eux aussi. Mais blanc (chose qui tâchait un peu dans le décor, vu que les meubles eux-mêmes étaient sombres).

En tournant la tête, on pouvait apercevoir des tables et divers objets dans cette salle. C'était principalement des meubles en bois qui se reposaient sagement dans cette pièce, attendant le jour où on aurait encore besoin d'eux. Il semblait à Victoire que ces meubles parlaient et racontaient tous une histoire différente. Des meubles de classes de cours ou encore de réfectoire, des lits, aussi. Chacun d'eux avait une histoire et attendait gentiment pour les raconter. Les tables pouvaient, par exemple vous expliquer comment elles avaient été faite ou à quoi ont les avaient jadis utilisées et ce qu'on avait écrit ou mangé dessus.

Quelques fenêtres avaient été construites, seulement, au fur et à mesure que le temps passait, la poussière avait élu domicile ici et on ne voyait plus à travers les fenêtres. Les meubles aussi étaient pleins de poussières et de peluche (chose qui rendait l'atmosphère plus sombre et terrifiante...). D'autres meubles assez étranges étaient ici. Des meubles que Victoire n'arrivait pas à nommer. On aurait dit... Enfin... Ça ressemblait pas mal à des arbres. Mais... C'était impossible, elle rêvait sûrement, et puis... Il ne faisait pas assez clair pour qu'elle puisse faire la différence entre des arbres et... Elle secoua la tête puis se tourna vers ses amis.

-« On ne ferait pas mieux de descendre ? Je ne pense pas qu'on devrait rester ici. »

-Salomée-« Si, mais il ne faut pas qu'on se fasse prendre par les militaires ! »

-« Oui. Attendez, je vais voir si on peut sortir par la porte.»

Victoire se dirigea vers la porte et l'entre ouvrit en suffisance pour voir. Et vit... Des militaires... Génial... Et comment pourront-ils sortir autrement ? Beuh... Elle referma la porte et se dirigea vers ses amis. Victoire secoua la tête, l'air de dire qu'ils ne pourraient pas sortir par ici.

-« C'est foutu par la porte, on ne pourra jamais sortir, il y a des militaires dans les couloirs... »

Elle ferma les yeux pour réfléchir et eut une idée. S'ils ne peuvent pas sortir par la porte, alors peut-être qu'ils pourront sortir par la fenêtre ? C'était risqué, oui... Mais... Comment sortir autrement ? Elle se dirigea vers une des fenêtres et l'ouvrit sous une avalanche de poussières. Après avoir toussé quelques secondes elle se dirigea vers les meubles. Peut-être allait-elle trouver quelque chose pour descendre, non ? Genre... Une corde ? Elle s'abaissa et se glissa sous les meubles, se coupant au passage, puis fouilla dans les tiroirs. Nada. Elle frappa un bon coup sur le meuble qui était à côté d'elle et sentit un courant d'air venir vers elle. Elle vit quelque chose sur le sol. Quelque chose qui lui avait échappé ? Mais elle avait fouillé partout, pourtant ! Elle râla en faisant la moue puis s’aperçut que, ce qui était tombé sur le sol, c'était du linge, enfin... Des draps, plus précisément ! Elle sourit de toutes ses dents et s'en empara vivement. Il devait en avoir facilement une dizaine, là-dedans. Euh... Que faisaient-ils là, au juste ?

...

Soit ! Peu importe, après tout ! C'était leur seule clef de sortie, alors... Pas de chichi !

Elle s'éloigna des meubles encombrant et s'installa sur le sol pour essayer de les nouer entre eux. Elle grimaça et leva la tête en direction de Noah.

-« Noah ? Tu saurais m'aider à les nouer entre eux . Je ne suis pas assez forte pour le faire et comme tu s le plus fort. Tu veux bien ? Une fois qu'on les aura noués, il nous suffira de les attacher quelque part pour sortir par la fenêtre, vu qu'il y a des militaires dans les couloirs. On pourra les attacher à une table ou un truc du genre, non ? »
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