1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Jour de congé

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Fabrice Gavin
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MessageSujet: Jour de congé   Mer 2 Déc - 19:39

[Fait avec Isabelle.^^]

Le lieutenant l'avait trouvé hier soir... Pourtant, il s'était juré de cesser de boire, cesser de se mettre plus bas que terre, cesser de se détruire, cesser d'être un minable. Il avait tenu un mois seulement avant de craquer, c'était minable. Un mois, un pauvre petit mois, avant de s'isoler de nouveau. Elle l'avait trouvé près du village, dans un petit coin tranquille près du lac, dans un état pathétique. Mais elle ne lui avait rien dit, aucun reproches ni sermons, elle lui avait juste tendu la main, raccompagné à son propre appartement. Elle lui avait lavé le visage comme à un enfant puis aidé à se changer, elle l'avait couché. Il avait dormi assez longtemps puis depuis l'aube, il pleurait dans le lit de la petite chambre d'amis, culpabilisant d'avoir si peu de volonté, d'avoir encore cédé alors qu'il aurait dû faire plus d'efforts que cela, c'était pathétique. Pourtant, tout s'était bien passé, depuis un mois ! Il avait un peu remonté la pente, fait des efforts pour être plus proche de son équipe, comme autrefois, comme si rien de grave ne s'était passé, il avait vraiment tout fait pour que tout se passe au mieux. Puis il y avait eu hier soir. La culpabilité et la honte lui serraient affreusement la gorge, il était désolé que le lieutenant doive endurer tout ça.

– Pourquoi pleurez-vous ? Rome ne s'est pas construite en un jour. Il faut du temps pour se soigner.

Il tourna la tête, vers la source de la voix claire, voyant la porte ouverte et sa subordonnée debout dans l'entrée, pieds nus avec un long peignoir marron sur les épaules. Il lui demanda doucement pardon, un bras sur le front, alors qu'elle s'approchait, entrouvrant un peu les rideaux de la chambre pour laisser filtrer la lumière. Un coup d'œil à sa montre lui montra qu'il était encore très tôt, à peine six heures du matin. Six heures du matin et il était ici, chez sa subordonné, à croire qu'il était un incapable sans aucune volonté. Peut-être fallait-il du temps pour se soigner, peut-être, mais il ne pouvait penser autrement, de façon plus positive. Refermant les yeux, il sentit tout à coup le lit remuer, rouvrant très vite les yeux pour voir le lieutenant se glisser sous la couette dans le lit puis se mettre à califourchon au-dessus de lui, au niveau de la taille. Il déglutit un peu lorsqu'elle détacha la ceinture de son peignoir avec des gestes lents mais élégants, l'enlevant pour le jeter par terre. Elle n'était vêtue que d'une chemise de nuit, par-dessous, une de ces robes blanches à dentelle légère, très classiques, mais qui soulignait ses formes. Elle s'était un peu avancé, alors qu'il avait l'impression d'halluciner.

– Lieutenant, vous...

Il s'interrompit lorsqu'elle se pencha et mit ses deux mains sur ses joues, l'embrassant à pleine bouche sans plus lui laisser le temps de dire quoi que ce soit. Fabrice prit une petite inspiration, frémissant en sentant ses lèvres contre les siennes, la tête un peu enfoncée dans l'oreiller, le cœur commençant à battre de façon plus rapide et sourde. Il sentait ses cheveux blonds venir glisser contre son front, il sentait son odeur, la douceur de sa peau, sa langue qui jouait avec la sienne dans un baiser devenant plus profond, volant leurs souffles. Il était comme un jouet, entre ses mains, elle pourrait faire ce qu'elle désirait, il avait envie de tout lui céder. Elle passa une main sur son front, puis dans ses cheveux, descendant ensuite sur son torse nu, le caressant.  Le colonel eut un petit gémissement, les yeux fermés, toute envie de pleurer partie à présent bien loin. Lorsqu'elle cessa de l'embrasser, ramenant bien les draps et la couverture sur eux, comme pour se dissimuler, il reprit son souffle avec un peu de peine, sursautant presque aussitôt lorsqu'il sentit la main de sa belle à un endroit bien plus intime de son corps, jusque là protégé par un caleçon en coton léger. Son visage prit une teinte cramoisie alors qu'il serrait la couverture de ses deux poings, bras un peu écarté du corps.

– Vous... Vous ne...

– Pas envie ? rit-elle avec un ton léger, un peu moqueur, en accélérant l'allure. J'ai pourtant cru comprendre que vous aviez certains sentiments, tout comme moi... Et nous sommes adultes, n'est-ce pas ?

Il referma les yeux, après avoir hoché la tête, les joues de plus en plus rouge, alors que le désir montait peu à peu, en une nouvelle vague de chaleur dans stout son corps. désir accentué par le fait qu'il n'avait plus eu de partenaires ni d'aventures depuis bientôt cinq ans. Certains trouveront cela triste à dire, mais la chair est faible. Il gémit plus fort, sans pouvoir se contrôler, son cœur ayant à présent adopté un rythme assez endiablé et continu. Le lieutenant finit par cesser, enlevant d'un geste sa chemise de nuit, complètement nue au-dessus. Fabrice eut un peu de mal à avaler correctement sa salive, les yeux écarquillés, surtout lorsqu'elle vint s'allonger complètement sur lui, lui faisant sentir la chaleur de sa peau, une lueur taquine au fond des yeux.

– J'ai changé d'avis, déclara-t-elle, le visage à quelques centimètres du sien. Je veux une vie de couple... Un vrai foyer. Avec vous.

Le colonel regarda ses grands yeux marrons, la bouche entrouverte, passant ses bras autour d'elle pour l'enlacer. Ils avaient déjà parlé d'eux deux, quelques fois, mais le lieutenant lui avait avoué ses réticences à s'installer dans une relation durable, craignant de répéter son premier mariage. Elle ne voulait pas non plus d'enfants. Tendant une main, il passa deux doigts sur sa joue avec douceur, le souffle coupé.

– Voulez-vous vraiment vivre avec moi ? murmura-t-il. Je suis un al... Je... Êtes-vous sûre de vous ? Je ne veux pas que vous regrettiez.

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Isabelle Robin
Lieutenant
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MessageSujet: Re: Jour de congé   Dim 6 Déc - 15:38

Il s'était enfin endormi... Isabelle remonta doucement la couverture sur ses épaules, pour ne pas le réveiller, s'accroupissant au bord du lit pour l'observer un instant. Il était torse nu et elle pouvait voir toutes ses cicatrices et autres marques sur ses muscles saillants, à la lueur de la lune. Elle les toucha du bout du doigt, glissant dessus, se penchant pour lui déposer un bisou sur l'épaule, puis sur de vieilles cicatrices, gardées de son enfance. Elle avait beaucoup réfléchi, ces dernières semaines, à lui, à elle, eux deux. Il avait des sentiments pour elle et Isabelle en avait aussi, bien qu'elle ait mis du temps à se l'avouer. Mais lorsqu'il avait voulu amorcer quelque chose, elle avait d'abord repoussé ses avances, lui expliquant que, même si elle éprouvait aussi quelque chose, elle ne voulait pas de nouveau s'engager dans une relation, avoir un enfant, elle ne se sentait pas faite pour ça. Elle était... Plus "militaire" que femme, ne se voyait pas se réveiller le matin près d'un homme, ne se voyait pas mère, se jugeant trop âgée, incapable d'arriver à ça. Puis les jours avaient filé, cet été, elle n'avait plus cesser de se poser des questions. Le Colonel était là, Isabelle l'aimait, elle avait douté et en était sûre aujourd'hui. Il l'aimait aussi. Il la touchait. Si c'était avec lui, elle pouvait envisager un avenir à deux... Une vie de couple et de famille.

Se redressant, elle fila se coucher à son tour, se glissant dans son lit et fourrant la tête dans l'oreiller, après s'être changée. Elle ignorait toujours si elle était capable d'être épouse et mère, mais si elle le devenait avec le colonel, tout était différent. Il la réconfortait, elle se sentait bien, près de lui. Un peu apaisée, elle s'endormi assez vite, prenant ainsi de longues heures de sommeil avant de se réveiller en entendant des bruits, venant de la chambre d'amis. Tendant l'oreille, elle comprit au bout d'un moment que le Colonel était en train de pleurer. Le lieutenant s'étira puis repoussa les couvertures, voyant qu'il faisait à peine jour, enfilant un peignoir par-dessus sa robe de nuit. Poussant doucement la porte de sa chambre, voyant par la fenêtre deux ou trois personnes passer dans la cour de la caserne, elle se rendit dans la petite pièce où elle avait installé un ami pour les amis restant tard le soir, qui n'avaient plus le temps de repartir et passaient la nuit ici. Le colonel pleurait effectivement, sans la remarquer. Il lui faisait de la peine ainsi, la touchait. Elle savait par quoi il était déjà passé et voulait passer le reste de leur vie dans une ambiance plus douce pour eux deux.  Deux âmes blessées pouvant se réconforter l'une et l'autre, pouvant retrouver le bonheur même s'il leur avait échappé jusqu'ici.

– Pourquoi pleurez-vous ? Rome ne s'est pas construite en un jour. Il faut du temps pour se soigner.

S'avançant, elle commença par entrouvrir les rideaux de la chambre pour laisser filtrer la faible lumière du matin,a lors que le colonel marmonnait un "pardon" d'une voix enrouée. Pardon pour quoi ? Il avait fait beaucoup d'efforts, ces derniers temps, mais on ne pouvait guérir de l'alcoolisme en un claquement de doigt, même avec beaucoup de volonté. Du temps, de la patience, du courage, voilà ce qu'il devait posséder. Il n'était pas seul ! Grimpant sur le lit, elle se glissa doucement sous la couette, s'installant au-dessus de lui à califourchon, lui arrachant un sourire devant son air étonné. Allons, allons, elle n'allait pas le mordre ! Voulant lui changer les idées et lui remonter le moral, étant elle-même d'humeur assez taquine, elle défit doucement la ceinture de son peignoir, dans des gestes volontairement aguicheurs avant de s'en débarrasser et je le jeter par terre sur le tapis. Elle en portait qu'une simple robe de nuit, par-dessous, autrement dit peu de chose, une personne assez proche distinguait aisément ses formes. Se rapprochant un peu, elle lui laissa le temps d'admirer son décolleté, ramenant les draps au-dessus d'eux, jusqu'au torse. Il n'allait pas rester triste bien longtemps si elle s'occupait de lui, d'une façon nettement moins formelle que d'ordinaire.

– Lieutenant, vous...

Ah non, non, pas question de parler aussi vite. Se penchant, elle lui prit le visage en coupe puis l'embrassa à pleine bouche sans la moindre gêne, suçant les lèvres et jouant avec leurs langues, ravie en sentant son cœur battre plus vite contre le sien, son souffle prendre un peu de vitesse. Elle lui faisait de l'effet, c'était assez clair. C'était lui qui avait raison, après tout... Ils menaient une vie dangereuse, très rythmée, avaient de très nombreux des morts sur la conscience, avaient traversé des épreuves difficiles, mais tout cela n'était pas une raison pour s'empêcher d'être aussi heureux qu'ils le pouvaient, ils en avaient autant le droit que n'importe qui. Personne ne pouvait les juger sinon eux-mêmes, elle avait compris que Dieu n'était guère plus qu'une illusion pour se rassurer de la mort. Tout ce qui comptait était de vivre... Passant une main douce sur le visage puis le torse du colonel, elle le caressa avec lenteur, cessant de l'embrasser pour reprendre son souffle. Elle se faisait gémir un peu, souriant en descendant plus bas et en empoignant doucement mais avec fermeté son sexe, après avoir passé sous le caleçon. Le colonel rougit de plus belle, serrant la couverture dans ses poings, alors qu'elle caressait le membre sur toute sa longueur, lentement, s'amusant de ses réactions. Elle-même avait de plus en plus chaud, son corps "s'éveillant", grâce au désir qui montait en elle. La religion parlait chaque jour pour que le sexe reste un simple outil de procréation. Et la militaire pensait que le corps, la chair, avait des besoins qu'il fallait combler autant que les besoins intellectuels. Avoir envie de faire l'amour n'était pas plus répréhensible que d'avoir envie de regarder un bon film. L'un était un besoin physique, l'autre mental.

– Vous... Vous ne...

– Pas envie ? rit-elle avec un ton léger, un peu moqueur, en accélérant l'allure. J'ai pourtant cru comprendre que vous aviez certains sentiments, tout comme moi... Et nous sommes adultes, n'est-ce pas ?

Son partenaire hocha la tête, les joues cramoisies, sans formuler une réponse claire et nette, n'étant sans doute pas en état. Elle continua un moment, son corps devenant lui-même beaucoup plus sensible et avide de caresse. Stoppant sa petite activité, elle se redressa pour enlever sa robe de nuit, ayant un petit frisson lorsqu'un petit courant d'air effleura sa peau nue et sensible. Se rallongeant sur Fabrice, elle ne se gêna guère pour lui faire sentir sa poitrine, se mettant à sa hauteur avec un sourire. Toujours triste ? Ils avaient du temps pour eux deux. Après deux semaines de travail intense, à cause des changements à l'école, ils avaient enfin ce jour de congé, qu'elle avait demandé en début de semaine. Un jour entier pour faire tout ce qu'ils voulaient, pour parler d'avenir, pour enfin prendre ce qu'ils se refusaient, à venir jusqu'ici.

– J'ai changé d'avis, déclara-t-elle, le visage à quelques centimètres du sien. Je veux une vie de couple... Un vrai foyer. Avec vous.

Certes, elle avait très longuement hésité, s'était interrogée, pris du temps... Il lui avait fallu deux mois entiers avant de choisir enfin, ou plutôt d'accepter enfin, ce dont elle avait envie, au plus profond d'elle-même. Mais le colonel l'avait attendue, il ne l'avait jamais brusqué ni forcé, il avait été d'une patience infinie, la laissant démêler ce qu'elle ressentait, ce dont elle avait envie. Si elle sautait le pas, ce sera avec lui et personne d'autre. Il l'enlaça sous la couette et elle posa son front contre le sien, heureuse de s'être décidée mais aussi très nerveuse de s'installer en couple, s'il le voulait bien. Depuis son premier mariage, raté, elle avait toujours craint l'union maritale qu'elle ne voyait que comme une contrainte. Parler à d'autres militaires mariées l'avait beaucoup aidé à se décider.

– Voulez-vous vraiment vivre avec moi ? murmura-t-il. Je suis un al... Je... Êtes-vous sûre de vous ? Je ne veux pas que vous regrettiez.

– Je ne veux plus passer ma vie à passer à côté de beaucoup de choses par peur de regretter. Je l'ai fait trop souvent. Et si je dois vivre en couple, ce sera avec vous seul. Sauf si vous en aimez une autre.

Elle l'interrogea du regard mais il secoua la tête, répliquant qu'il ne pouvait pas tomber amoureux d'une autre. Et bien de quoi avoir peur, dans ce cas ? Reprenant ce qu'elle avait arrêté toute à l'heure, elle eut un petit rire en le voyant de nouveau virer au rouge vif. Elle-même commençait à être plus sensible entre les jambes, un peu mouillée. Elle l'embrassa passionnément sur la bouche, ayant envie qu'il fasse l'amour avec elle, envie de sentir ses mains sur sa peau, partout.

– Fais-moi des gosses, lança-t-elle en l'embrassant sur tout le visage.

Il écarquilla les yeux, commençant à bafouiller, la tenant par les épaules, semblant tout à coup paniqué. Elle faillit lâcher un grand rire en voyant son air perdu, comme s'il ne savait vraiment plus quoi faire. Surpris par le tutoiement soudain ou par sa demande ?

– Je, je...

– Fais-moi l'amour alors, reprit-elle en souriant. Et on verra ce qui se passera après.

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Fabrice Gavin
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MessageSujet: Re: Jour de congé   Ven 11 Déc - 12:31

– Je ne veux plus passer ma vie à passer à côté de beaucoup de choses par peur de regretter. Je l'ai fait trop souvent. Et si je dois vivre en couple, ce sera avec vous seul. Sauf si vous en aimez une autre.

Non, non, non, bien sûr que non ! Il secoua vivement la tête, complètement déstabilisé, répliquant qu'il n'aurait jamais pu tomber amoureux d'une autre. Il avait vraiment l'impression d'être de nouveau un adolescent découvrant l'amour, très touché par ce qu'elle lui avait dit, mais aussi secoué, perdant pied, ne sachant plus comment réagir face à ce revirement. Elle reposa sa main entre ses jambes et il vira une fois de plus au cramoisi, son souffle reprenant une certaine accélération alors qu'elle le caressait. Le désir montait en vagues, son corps entier devenant bien plus sensible au toucher. Isabelle lui faisait de l'effet, terriblement, il ne cessait de la dévisager, l'observer, alors qu'elle était au-dessus de lui, complètement nue, son corps musclé par les heures d'entraînement, ses lèvres roses. Elle se pencha pour l'embrasser avec bien plus de passion, le faisant trembler de désir et d'envie. Cela n'avait rien de rationnel, leurs corps se répondaient simplement, poussé par l'envie si basique de faire l'amour. Il leva les mains pour caresser ses épaules puis le creux de son dos, la sentant brûlante elle aussi, frissonnante de désir. Il avait envie d'elle, envie de la toucher, envie de se glisser en elle, envie de sentir son souffle contre le sien.

– Fais-moi des gosses, lança-t-elle en l'embrassant sur tout le visage.

Elle, des, de, il, hein... Fabrice écarquilla des yeux, pris de court, bafouillant en essayant de lui répondre, surpris qu'elle lui demande ça une fois de plus, surpris par le ton employé, surpris par la demande, surpris de tout. Il avait remonté ses mains sur ses épaules, la bouche entrouverte, encore plus déstabilisé. Il, elle, heu... Psychologiquement, il ne savait pas s'il était prêt ou heu... Elle voulait qu'il lui fasse des enfants, là, comme ça, tout de suite ?! Mais il, elle, il... Des enfants, vraiment, elle voulait vraiment des enfants de lui ? Maintenant ? Ce n'est pas qu'il ne voulait pas, mais, elle, heu... Perdu, il essaya vainement de rassembler ses idées, alors même que son cœur jouait la samba et que son esprit l'avait visiblement déserté, l'empêchait d'aligner plus de deux pensées cohérentes à la suite. Il fit un effort surhumain pour se reprendre, échouant lamentablement, mais veillant au minimum à ne pas paraître trop ahuri. Ce qui ne devait pas non plus être très brillant.

– Je, je...

– Fais-moi l'amour alors, reprit-elle en souriant. Et on verra ce qui se passera après.

Elle était vraiment sérieuse. Même si son âge rendait l'acte risqué pour elle, même si... Il déglutit un peu, aussi gêné que la toute première fois qu'il s'était retrouvé nu devant une femme. Le lieutenant dû le sentir car elle se chargea elle-même de terminer de le déshabiller, prenant les choses en main par ses baisers et ses caresses. Fabrice perdait peu à peu toute volonté, entre ses mains, il lui aurait dit oui à n'importe quoi, elle le rendait fou. Il gémit de plus belle lorsqu'elle se frotta à lui, puis eut un petit cri lorsque leurs deux corps s'emboîtèrent, toujours allongé sur le matelas, les jambes écartés et les pieds se plantant dans les draps, pliant les genoux. Il bougea plus en rythme avec elle, de grosses vagues de chaleur traversant leurs corps. Elle guidait toujours, le colonel se laissait conduire et emporter, sans la moindre résistance, sans même la pensée de prendre la situation en main. La libération survint presque au même instant pour eux deux, Fabrice sentit son corps entier se tendre puis se relâcher d'un seul coup, le souffle court. Il laissa retomber sa tête contre l'oreiller, refermant les bras sur Isabelle lorsqu'elle vint s'allonger contre lui, nichant son nez au creux de son cou.

– Je ne sais pas si je t'ai fait un enfant, souffla-t-il en souriant. Il faudra recommencer pour être sûr.

Il se pencha à son tour pour capturer ses lèvres, l'embrassant longuement, les yeux fermés. Il suçait ses lèvres roses et jouait avec sa langue, approfondissant le baiser tant qu'il pouvait, des vagues de désir jouant toujours avec ses sensations, lui donnant envie de ne plus jamais la relâcher, la garder ainsi dans ses bras jusqu'à la fin des temps.

– Tu veux combien de gosses ? chuchota-t-il avec un sourire taquin. Tu ne crains pas d'avoir des mômes hurlants et indisciplinés si c'est moi le père ?

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Isabelle Robin
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MessageSujet: Re: Jour de congé   Jeu 24 Déc - 0:10

On dirait bien qu'elle l'avait un peu choqué ou perdu. Voyant qu'il n'arriverait pas à reprendre pied et brûlant littéralement de désir, Isabelle prit la situation en main, l'aidant à se déshabiller, leurs vêtements n'ayant plus rien à faire sur eux dans un moment pareil. Elle voulait qu'il la touche, voulait le sentir en elle, sa peau hérissée par le désir, augmentant sa sensibilité. Se penchant en avant, elle l'embrassa à pleine bouche avec passion, faisant courir ses mains sur son corps, partout où elle pouvait l'atteindre, l'encourageant à faire de même sans hésiter, glissant sur ses bras, son torse, le couvrant de baisers, ses envies se réveillant après des années sans véritable relation, sinon parfois une ou deux soirées sans lendemain, sur fond d'alcool, avec un autre militaire esseulé, deux ou trois nuits volées à la va-vite, avec des hommes qu'elle n'avait plus revu par la suite. Des nuits où son seul but avait été de combler les besoins de son corps, des nuits sans amour. Aujourd'hui, c'était différent, elle savait ce qu'elle faisait et n'était pas embrouillée par l'alcool. C'était basique, primaire, indispensable, loin du stade où on se débrouillait seul, comme on le pouvait, prenant un plaisir qui n'était pas complet et qui ne servait qu'à vous soulager lorsque vous restiez trop longtemps sans partenaire ou pour une heure de solitude.

Il écarta les jambes et elle le guida pour qu'il se glisse en elle, gémissant, très mouillée à présent, entamant des mouvements de va-et-vient assez longs puis de plus en plus rapides, jusqu'au moment où tous les deux purent jouir presque en même temps, le plaisir les envahissant et en leur arrachant un cri. Son corps eut un sursaut marqué puis un long frémissement, sous ses muscles se détendant d'un seul coup, alors qu'elle reprenait son souffle, le cœur battant bien plus vite et fort. Le colonel se laissa retomber contre l'oreiller, pendant qu'elle se retirait et se laissait aussi retomber de tout son long, contre lui. Elle nicha le nez dans son cou en fermant les yeux, souriant lorsqu'il referma les bras sur elle. C'était basique, oui, la chair était tellement faible, mais il n'y avait pas de honte à ça, malgré ce que sortaient certains. Elle avait beau sortir d'une nuit plutôt bonne, elle était fatiguée de nouveau. Qu'il y avait-il de mieux que l'amour au petit matin ? Se redressant, elle tendit la main pour la passer dans les cheveux de Fabrice, bien décoiffé, tout comme elle. Ils recommençaient maintenant ou ils attendaient un peu ? Pour être sûrs qu'elle soit enceinte. Sinon, ils pouvaient aussi prendre leur douche à deux, c'est comme il le souhaitait. Ils se serreront un peu dans la cabine, comme elle était petite.

– Je ne sais pas si je t'ai fait un enfant, souffla-t-il en souriant. Il faudra recommencer pour être sûr.

Oui, c'était plus sûr comme ça, elle était tout à fait d'accord. Elle répondit à son sourire, le serrant contre elle lorsqu'il se pencha pour l'embrasser. Si seulement ils pouvaient rester comme ça des heures, des années, protégés du monde extérieur, simplement eux deux. Vivre sans être touchés par les guerres ou la souffrance, sans devoir se torturer le cerveau pour comprendre ce que visait le maréchal, sans avoir peur pour leurs proches, vivre avec une véritable famille autour d'eux pour les entourer. Isabelle avait gardé son premier mariage en travers de la gorge, cependant, elle ne pouvait plus vivre en restant sans cesse tournée vers le passé. Elle était en train de gâcher sa vie et n'en pouvait plus. Le colonel était là, il l'avait attendue, elle voulait poursuivre avec lui.

– Tu veux combien de gosses ? chuchota-t-il avec un sourire taquin. Tu ne crains pas d'avoir des mômes hurlants et indisciplinés si c'est moi le père ?

– Hum, réfléchit-elle en posant la tête contre lui. J'en veux deux. D'abord un garçon puis une petite fille, comme ça notre fils pourra protéger sa petite sœur. Et je te garanti que père indiscipliné ou non, si c'est moi qui les éduque, ils vont filer droit. Après tout, je veille déjà sur toi depuis des années pour que tu files droit.

Elle se retourna pour s'allonger contre lui, l'embrassant sur le front avec une moue attendrie. Et oui, voilà des années maintenant qu'elle veillait sur lui, il avait confiance en elle, elle le savait. Se levant, elle lui murmura de venir se laver avec elle, ils n'allaient pas rester au lit toute la journée. La douche fut courte mais bien plus plaisante de celles qu'elle prenait habituellement le matin, la laissant plus excitée qu'apaisée. Une fois habillée plus décemment, elle rejoignit la cuisine pieds nus, les cheveux encore humides et le teint rose. Ils pouvaient voir deux ou trois enfants jouer dans la cour, entre les immeubles d'habitation de la caserne, sous le regard vigilant des parents. Cette journée débutait plutôt bien. Ouvrant les placards, la lieutenant sortit des bols, couteaux et cuillères, mettant de l'eau à chauffer pour préparer un peu de thé. Elle lança à son amant de prendre le pain dans la huche, sortant des œufs et une poêle.

– Il faut que tu arrêtes de t'en vouloir, lança-t-il en mettant un peu d'huile d'olive dans la poêle avant d'y casser les œufs. Je sais que tu as dû pleurer une bonne partie de la nuit mais ce n'est pas un problème dont tu vas guérir en quelques jours, pas après toutes ces années.

Tournant la tête vers lui, alors qu'il s'était rapproché, elle tendit une main pour la poser sur sa joue, avec un air très sérieux. Voilà des années qu'il buvait, maintenant, des années qu'il se mettait régulièrement plus bas que terre. Parfois au bord du coma. Ses supérieurs l'avaient souvent menacé de le mettre à pied s'il continuait ainsi, ce qui le calmait seulement quelques jours avant qu'il ne recommence.Mais aujourd'hui, il avait la volonté de se sortir de là et elle était présente pour l'aider.

– Fais-toi confiance. Tu n'es pas seul... Tu as des amis. Tous tes subordonnés. Et moi.

Elle l'embrassa sur la joue avec un regard tendre puis enleva les œufs au plat du feu, les transférant dans deux assiettes qu'elle apporta ensuite sur la table de la cuisine. Allez, qu'il commence par manger, elle trouvait qu'il avait perdu un peu trop de poids, depuis un mois ou deux, et n'aimait pas cela. Une fois l'eau portée à ébullition, elle l'apporta à table, la versant dans les bols avec les sachets de thé.

– Mange donc, lança-t-elle en s'asseyant. Je te trouve trop maigre... Qu'as-tu prévu, pour te soigner, pour ton avenir ? Tu as déjà un peu pensé à tout ça ?

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Fabrice Gavin
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MessageSujet: Re: Jour de congé   Dim 10 Jan - 11:39

– Hum, réfléchit-elle en posant la tête contre lui. J'en veux deux. D'abord un garçon puis une petite fille, comme ça notre fils pourra protéger sa petite sœur. Et je te garanti que père indiscipliné ou non, si c'est moi qui les éduque, ils vont filer droit. Après tout, je veille déjà sur toi depuis des années pour que tu files droit.

Donc il était comme un sale gamin qu’il fallait cadrer pour qu’il fasse bien son travail ? Charmant, il pourrait être vexé, là, non ? Elle se retourna tout à coup pour s’allonger contre lui, attendrie, en l’embrassant sur le front. Fabrice sourit à son tour, tout agacement envolé, juste heureux de savoir qu’elle veillait sur lui et allait continuer à le faire, même après toutes ces années, même après toutes les peines qu’il lui avait déjà donné. Elle méritait bien mieux que cela et pourtant elle restait là, elle continuait, elle était avec lui. Ils prirent leur douche à deux, en peu de temps, s’habillant chacun d’une façon plus décontractée, quoi que moins indécente. Fabrice n’avait pas prévu grand-chose pour cette journée, l’esprit encore embrumé par la soirée de la veille et ce matin. Suivant Isabelle, il la couva du regard lorsqu’elle entra dans la cuisine, l’observant vraiment, comme il ne l’avait jamais fait. Elle n’était guère un de ces canons de beauté qui fleurissaient sur les journaux mais une femme affirmée, forte, indépendante, aucun de ses gestes n’était perdu ou inutile. Elle était un véritable soldat. Il sortit le pain pour le mettre sur la table, pendant qu’elle commençait à préparer du thé et sortait les couverts.

– Il faut que tu arrêtes de t'en vouloir, lança-t-il en mettant un peu d'huile d'olive dans la poêle avant d'y casser les œufs. Je sais que tu as dû pleurer une bonne partie de la nuit mais ce n'est pas un problème dont tu vas guérir en quelques jours, pas après toutes ces années.

Tout de même… Il s’arrêta près d’elle, souriant faiblement lorsqu’elle tendit la main pour la poser sur sa joue. Il posa sa propre main sur la sienne, attendri, espérant qu’elle ait raison, qu’il pouvait vraiment guérir. Il avait déjà essayé plusieurs fois, en vérité… Las, chacune de ces tentatives s’était soldée par un échec cuisant, en très grande partie parce qu’il n’avait jamais voulu demander de l’aide, considérant cela comme trop honteux. Comment aller voir ses amis ou ses coéquipiers pour leur dire « Oui, je sais que je bois comme un trou, pouvez-vous m’aider à m’en sortir ? », ce serait… Comme perdre leur confiance ou il ne savait quoi. Avec ça, il n’avait sans doute pas assez de volonté pour s’en tirer seul, ce qui n’aidait pas vraiment. Laissant retomber sa main, il retint un très long soupir pour ne pas sembler défaitiste, gêné qu’Isabelle l’ait entendu pleurer cette nuit. Voilà bien autre chose qu’il ne faisait pas souvent mais dont il avait horreur qu’on le surprenne. Avouer être vulnérable… C’était très peu courant. En public, tout le monde voyait le jeune colonel comme un sale type, distant, cynique, arrogant, très cruel. Ils ignoraient absolument tout de qui il était en vérité et Fabrice ignorait s’il valait mieux qu’on continue à le voir ainsi ou si la vérité n’était pas pire encore.

– Fais-toi confiance. Tu n'es pas seul... Tu as des amis. Tous tes subordonnés. Et moi.

Elle l’embrassa sur la joue puis s’occupa de nouveau des œufs au plat, les transférant sur deux assiettes. Fabrice termina assez vite de mettre le couvert, déposant ce qu’il fallait sur la table, avant de s’asseoir avec Isabelle. Ce n’était pas la première qu’il mangeait avec elle le matin, elle avait déjà passé de bien nombreuses matinées à s’occuper de lui après l’avoir récupéré la veille en petits morceaux. Il al remercia lorsqu’elle servit le thé, beurrant machinalement des tartines pour eux deux. Rester positif, très bien, il avait compris, il comptait bien faire des efforts ! Autant que possible, en tout cas. Il passa deux des tartines à Isabelle, clignant des yeux pour bien rester éveillé, se frottant un peu la tempe. On respire, voilà, tout va bien ! C’était une simple mauvaise passe, pas de quoi s’en rendre malade, n’est-ce pas ? Il allait s’en tirer. Peut-être. Mais oui, sûrement.

– Mange donc, lança-t-elle en s'asseyant. Je te trouve trop maigre... Qu'as-tu prévu, pour te soigner, pour ton avenir ? Tu as déjà un peu pensé à tout ça ?

– Je… pas vraiment… Tout ce que j’ai déjà tenté n’a pas fonctionné, je ne sais plus quoi faire.

Inutile de relever le « je te trouve trop maigre », il savait déjà que sa subordonnée avait une très forte tendance à le couver bien plus qu’elle ne le devait, surtout après qu’elle ait le dû le ramasser à cause de l’alcool. Il essaya de lui sourire pour la rassurer quant à son état moral, doutant que ce soit très efficace malgré tout. Haussant un peu les épaules, il fit tourne le sachet de thé dans l’eau frémissante pour l’en imprégner, rajoutant une cuillérée de sucre. Chez lui, seul, il mangeait rapidement le matin, une tasse de café, une ou deux tartines et c’était parti, il n’éprouvait guère le besoin de manger plus et n’en prenait pas le temps, même durant ses jours de permission. Ce qu’avait préparé Isabelle ce matin était très copieux. Cela dit, après le sport en chambre de ce matin, il avait plus faim que d’ordinaire.

– Je pensais à faire une cure, avoua-t-il. On m’a déjà souvent menacé d’y envoyer et je n’ai jamais voulu, faisant tout pour que ça n’arrive pas. Sauf que e ne vais pas m’en sortir seul, comme ça, je le réalise maintenant. Si je peux obtenir une permission pour ça, ce serait bien. Le problème, maintenant, c’est que j’ai un peu peur de partir avec ce qui se passe en ce moment.

Dans quel état allait-il revoir cette école à son retour, somme toute ? Fabrice se méfiait comme de la peste des plans du maréchal et ne serait même pas étonné de trouver le pensionnat rasé, détruit en miettes, anéanti à son retour. Ils en avaient déjà fait une école militaire ! Pas officiellement, mais dans les faits, ce pensionnat ressemblait de plus en plus à une caserne. Soit, Fabrice n’était pas censé s’en préoccuper mais c’était plus fort que lui. Il en voulait encore à son père de ce qui s’était passé, à l’occasion manqué d’aller lui-même étudier à Sainte Famille, avec une bourse, pour développer son pouvoir et trouver une toute autre vie. Au lieu de ça, il avait littéralement fui vers l’armée, à seize ans, tournant le dos à une vie ordinaire et à tout ce qu’il aurait voulu découvrir. Buvant un peu de thé, il coupa un bout de pain pour le porter à sa bouche, enlevant le sachet du bol avec sa cuillère.

– Qu’as-tu envie de faire aujourd’hui ? Je pensais qu’on pouvait sortir quelque part pour déjeuner, se détendre au lac cet après-midi. Ou as-tu envie de faire complètement autre chose ? On a toute la journée devant nous, autant profiter du calme tant qu’on le peut.

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Isabelle Robin
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MessageSujet: Re: Jour de congé   Jeu 28 Jan - 18:35

– Je… pas vraiment… Tout ce que j’ai déjà tenté n’a pas fonctionné, je ne sais plus quoi faire.

Ce qu’il devait faire maintenant ? Très simple, reprendre confiance en lui ! Il arrivera de nouveau à sourire comme autrefois, retrouver ce petit sourire en coin, à la fois ironique et cynique qui quittait rarement ses lèvres auparavant. Ce dont il avait le plus besoin, c’était de reprendre ses forces, se reposer vraiment, avoir foi en lui-même, retrouver un rythme de vie sain, savoir s‘amuser, se détendre, jouer comme un enfant puis se donner ensuite à fond dans son travail ! Elle lui rendit son sourire, contente qu’il fasse au moins un minimum d’effort. Elle était là, elle pouvait l’aider ! Il devait avoir confiance en elle. Poussant le pain vers lui, elle mit de la confiture de prune sur ses propres tartines, avec une petite cuillère, ajoutant un petit peu de miel sur un toast qu’elle gardait près d’elle sur une petite assiette. Déjà, il se sentira mieux lorsqu’il aura bien mangé. Le repas du matin était le plus important, pas question de faire l’impasse dessus, surtout au profit de l’alcool. Ils pourraient rester ici se reposer, par la suite, ou sortir un peu se promener, prendre l’air, penser à autre chose qu’à l’armée et à toutes leurs responsabilités. C’était un tout petit village, les possibilités étaient limitées, mais il restait le lac et des endroits paisibles, pour se reposer.

– Je pensais à faire une cure, avoua-t-il. On m’a déjà souvent menacé d’y envoyer et je n’ai jamais voulu, faisant tout pour que ça n’arrive pas. Sauf que je ne vais pas m’en sortir seul, comme ça, je le réalise maintenant. Si je peux obtenir une permission pour ça, ce serait bien. Le problème, maintenant, c’est que j’ai un peu peur de partir avec ce qui se passe en ce moment.

Allons, il ne fallait pas dramatiser non plus, même s’il partait une semaine ou deux, l’école n’aura pas été détruite à son retour ! Elle savait très bien à quel point il s’angoissait, pour autant, il fallait à tout prix éviter de tomber dans la psychose pure. Elle posa sa main sur la sienne avec un air encourageant, se demandant quand il pourrait effectivement partir pour une semaine tranquille en cure. Durant le mois de septembre, non, ce ferait un peu juste, le temps de demander et obtenir une permission, d’autant plus qu’il en avait déjà eu il y a pas de temps. Enfin, si c’était pour une cure, la plupart des généraux risquaient d’être tout à fait ravis de se débarrasser deux semaines du colonel alcoolique, trop jeune, pyromane et cruel, sans aucune doute là-dessus. Elle eut un petit sourire en buvant son thé, imaginant déjà leurs réactions en voyant qu’il demandait enfin à partir en cure, après toutes les manœuvres sournoises déjà tentées pour l’y envoyer. Prenant une tartine, elle la beurra, tout en s‘étirant un peu, les muscles à la fois noués et détendus après leur « sport » du matin.

– Qu’as-tu envie de faire aujourd’hui ? Je pensais qu’on pouvait sortir quelque part pour déjeuner, se détendre au lac cet après-midi. Ou as-tu envie de faire complètement autre chose ? On a toute la journée devant nous, autant profiter du calme tant qu’on le peut.

– Je pensais qu’on pouvait rester tranquilles, ce matin, puis sortir ensuite au village ou ailleurs ? Il y a des choses sympas à voir à Anciers, il vient d’être classé village de France, très beau selon Monique. On pourrait y passer l’après-midi.

Elle lui sourit, rapprochant sa chaise pour pouvoir se pencher et l’embrasser sur la joue, doucement, avec la plus grande délicatesse. Allait-il un peu mieux, au moins ? Qu’il ne s’en fasse pas, il n’était pas tout seul, très loin de là, elle continuera à veiller sur lui comme elle le faisait depuis toujours.

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Jour de congé
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