1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 En retenue

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Jasper K. Nakajima
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MessageSujet: En retenue   Lun 16 Déc - 20:29

Hyène - Non je ne suis pas votre mère Mr Karinof, mais je doute que vos parents ne se soucie de vous ! Alors, mon rôle et de garder mes élèves en bonne santé !

Mais si, ses parents se souciaient de lui ! La preuve avec son père, si gentil et attentionné, qui ne pensait qu'à son avenir professionnel et tenait absolument à le caser. Un papa comme ça, qui voulait qui vous ayez une bonne situation, c'est adorable, non ? Et ce cher général pensait aussi au reste de sa famille, comme il voulait que sa fille épouse un mec riche. Brave homme, avec un cœur grand comme ça.

Hyène - Je me doutais que c'était vous ou quelqu'un de votre genre qui a fait le coup de la colle ! Alors ma punition a changé, vous direz à votre classe qu'ils ne seront pas punis.

C'était déjà ça. Il avait craint un instant que la hyène punisse tout de même la classe entière à cause de lui. Il était peut-être un peu agité, mais il n'était pas un salaud, et ne faisaient pas punir les autres à sa place. Il raffermit sa prise sur son sac, pressé de s'en aller et de se passer de l'eau sur la figure. Au moins, il avait échappé à l'infirmerie, et ouais ! L'autre convocation ? Il ne s'y rendra pas, il n'était pas suicidaire. D'ailleurs, il faudra qu'il prévienne Victoire et les trois autres. Ils ne devaient RIEN avaler de ce que leur donnera ce foutu médecin. Rien !

Hyène - Donc vous serez le seul puni ! Quant à votre punition, elle reste la même que j'ai dit tout à l'heure. Pendant deux semaines, chaque soir, vous serez en retenue dans ma classe, vous me rédigerez un exposé sur Pythagore et Talés. 15 pages !

Deux semaines... Deux semaines pour un malheureux pot de colle renversé ?! L'exposé, il s'en foutait, il le bâclera. Il se fichait bien de la note et faire des efforts pour cette vieille truie en manque, c'était hors de question. Il grinça des dents, désespéré à l'idée d'un tête-à-tête tous les soirs avec une hyène. Qui sait, sa folie était peut-être contagieuse ? Et qu'est-ce qu'elle était énervée, avec ça ! Pourquoi ressentait-elle le besoin de toujours crier, hein ? C'était génétique ?

Hyène - Mais votre punition ne s'arrête pas là ! Durant tous les cours de mathématiques, jusqu'à la fin de l'année, vous vous mettrez devant, loin de Mr Lefort, Mlle Collin, et de Carolie ! Ensuite, pendant les 5 premières minutes du cours durant toute l'année, vous allez me réciter toutes les racines carrées et les carrées de 1 à 12 ! Je changerais de consigne si je vois que vous les sachez bien.

Il haussa un sourcil. Là, il n'avait pas suivi, autant l'avouer. Elle lui infligeait ça pour le punir ou pour l'obliger à remonter sa moyenne ? Ou le forcer à apprendre ses cours ? Plutôt bizarre, comme méthode d'enseignement, et même douteux. C'était de l'acharnement, là ! Elle n'avait pas le droit de le punir l'année entière pour une bêtise aussi petite. Il n'écouta même pas ce qu'elle piailla ensuite, ne trouvant qu'un intérêt parfaitement limités à ses jacassements à peine digne des cris d'une oie en chaleur. Il sortit de la classe lorsqu'elle le libéra enfin, la gratifiant d'un regard méprisant avant de sortir.

Il trouvait désespérant que les profs, ou du moins la quasi-totalité d'entre eux, ne saisissent pas la légère urgence de la situation. Comme la Hyène, par exemple. Elle se souciait uniquement de ses cours et de la meilleure façon pour draguer l'infirmier et l'attirer entre ses jambes pour se faire engrosser. Que des élèves se fassent enlever et torturer lui passait totalement au-dessus sa cervelle atrophiée de moineau rachitique !



Le soir même, il se dirigea donc sans hâte vers la salle de classe, et entra, ne saluant même pas la hyène. Il avait fait tous ses devoirs avant de venir, encore peu nombreux pour cette reprise, et il n'avait que son "exposé" à travailler. Il s'installa sans un mot et prit des feuilles, prenant un air concentré, alors que la hyène corrigeait des copies ou il ne savait quoi.

"Janvier 1931", écrit-il. "Après moults évènements bizarres, dont Thalès lui-même se serait inquiété s'il était parmi nous, personne ne semble pourtant s'inquiéter. A part quelques exceptions notables, la vie suit son cours. Comment qualifierait Pythagore cette situation ? D'un cas sans précédent, mon cher. La majeure partie de la population de Ste Famille marche vers la mort la fleur au fusil. Qu'on veuille les utiliser ne trouble pas leur sommeil, et encore moins celui des enseignants.

Exemple concret. La directrice se fait enlever deux semaines entières, revient affaiblie et traumatisée. Qui s'en inquiète ? Personne. Qui cherche à savoir ce qui s'est passé ? Personne. Qui soupçonne les militaires ? Personne. Peut-être pense-t-on qu'elle était simplement partie en vacances, après tout !


Il jeta un regard à la prof, sourcils froncés, puis reprit.

"Autre exemple concret. Dimitri Romanof, élève tranquille de troisième, qui n'avait jamais rien dit à qui que ce soit et qui n'oserait pas écraser un chat dans la rue. Son seul tord est de mal parler Français. Faute inexcusable, qui lui vaut un séjour en prison. Qui s'en inquiète ? Là encore, grand silence, grand vide. peine si les gens s'en s'ont rendu compte. Les élèves peuvent se sentir soutenus."

Il soupira en se frottant les yeux, nauséeux, puis reprit son crayon. Ça avait un peu de mal à passer, cette fois, et l'énervement ne devait pas aider. Il prit une légère inspiration, se frottant brièvement le front. Il traça encore quelques paragraphes sur la paralysie de l'école, l'endormissement général, et la nécessité brûlante d'agir. Puis il posa son crayon, fixant le vide, les yeux dans le vague. Il se sentait coincé. L'accès aux souterrains était devenu trop dangereux. Et les personnes vraiment actives étaient surveillées. Lui par son père, Dimitri par les collègues de son père, la directrice par le beau-frère de son père.

Il fit jaillir une petite flamme qu'il fit courir entre ses doigts. Ils avaient leurs dons. Et étaient en danger à cause de cela. C'est pour ça qu'il ne fallait pas rester les bras croisés. Si vis Pacem, para bellum.

Qui veut la paix prépare la guerre.

Il releva la tête vers la hyène, la fixant délibérément, faisant disparaître la flamme en refermant brusquement le poing. Il ne comprenait pas comment elle pouvait être aussi aveugle ! Ou aussi peu disposée à défendre sa peau. C'était une attitude qu'il rejetait de tout son être, cette passivité immonde. Il soupira, faisant la moue.

- Dites-moi, M'dame, pourquoi il n'y a que la directrice et un professeur qui souhaitent vraiment protéger cette école ? Vos beaux discours sont rendus loin...

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MessageSujet: Re: En retenue   Ven 27 Déc - 15:09

Une fois qu'elle eu débitait toutes les punitions, son élève partit avec un regard arrogant envers elle.

La journée passa assez vite, Sarah était encore énervée par Jasper, mais se calma quand même pour le reste des cours.

Le soir arriva enfin, Sarah était déjà dans sa salle de classe pour la retenue, elle stressait un peu car, cet élève lui menait les nerfs à bout !

Il arriva dans la classe sans même saluer Sarah et s'installa sans parler, prit des feuilles et commençait à écrire. Sarah, elle était assise sur sa chaise à corriger des copies des 3èmes.

Il n'y avait pas un mot dans la classe, c'est froid, de temps en temps, Sarah levait la tête pour voir s'il travaillait, mais oui, il écrivait. Sarah était quand même mal à l'aise, elle pensait qu'il allait ce rebiffer, mais non, rien.

Elle continua à corriger ses copies en silence.

Au bout d'un moment, Sarah l'entendit soupirer, elle releva la tête, il se frottait les yeux et le front, il inspira et continua d'écrire. Sarah haussa légèrement le sourcil, elle savait qu'il n'allait pas bien, mais elle ne comprenait pas pourquoi son élève s'entêtait à ne rien dire, à ne pas dire tout simplement qu'il ne se sentait pas bien. Sarah le fixait toujours, au bout de quelques minutes, il posa son crayon et son regard semblait vide. Sarah ne savait si elle devait dire quelque chose ou pas, elle continuait à le fixer.

Tout à coup, il fit apparaitre une petite flamme, il la faisait jouer avec ses doigts. Sarah ne savait pas si elle devait réagir, mais son élève tout à coup releva la tête et la fixa, sa flamme partit et son poing était serrée. Il soupira et parla le premier :

- Dites-moi, M'dame, pourquoi il n'y a que la directrice et un professeur qui souhaitent vraiment protéger cette école ? Vos beaux discours sont rendus loin...

Au tour de Sarah de soupirer. Elle ne s'attendait pas à une remarque pareille. Sarah ne savait pas quoi répondre, c'est vrai, elle veut protéger cette école, mais elle ne savait pas comment faire.

Sarah secoua la tête et lui répondit :

- Vous vous trompez Mr Karinof dit-elle d'un ton calme. Je souhaite moi aussi protéger cette école, mes discours ne sont donc pas rendus loin.

Elle soupira encore, évita le regard de son élève, puis continua :

- Mon seul problème, sait que je ne sais pas comment faire pour la protéger, les hommes de l'armée sont plus puissants !

Elle se tut, Sarah avait peur de s'enfonçait plutôt qu'autre chose, mais Jasper avait raison quand même un peu, elle n'était pas assez active !

Elle se remit à ses copies en espérant qu'il ne lui pose pas d'autres questions.
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Jasper K. Nakajima
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MessageSujet: Re: En retenue   Dim 29 Déc - 19:03

La Hyène s'était contentée de pousser un long soupir. Alors là, brillant, c'était même difficile de faire mieux ! Il n'en revenait pas de la voir si résignée, si... Si faible, si molle ! Elle n'avait donc aucune fierté ? Rien ?! Mais enfin ! Comment pouvait-on accepter de se laisser marcher sur les pieds ainsi, comment ? Il n'arrivait pas à comprendre cette mentalité... Pourquoi des gens se contentaient de se résigner bêtement, pourquoi ils ne battaient pas, pourquoi ils ne voulaient pas défendre ce qu'ils aimaient... C'était juste minable. même les plus petits actes de rébellion pouvaient déboucher sur une Révolution.

Hyène - Vous vous trompez Mr Karinof dit-elle d'un ton calme. Je souhaite moi aussi protéger cette école, mes discours ne sont donc pas rendus loin.

Ah oui, sans blague ? Et comment le montrait-elle ? En leur disant de ne pas se mêler de qui ne les regardait pas et de laisser faire les militaires ? De la boucler, faire leurs devoirs, marcher droit, rentrer leur chemise dans leur pantalon, bien manger au réfectoire et dormir la nuit ? Oui, oui, effectivement, c'était d'une efficacité à toute épreuve, de réagir ainsi ! Il ne répondit pas, remarquant malgré tout qu'elle évitait son regard. Culpabiliserait-elle ? Ce serait une avancée miraculeuse, compte tenue de son comportement actuel !

Hyène - Mon seul problème, c'est que je ne sais pas comment faire pour la protéger, les hommes de l'armée sont plus puissants !

Plus puissants... Elle ne faisait rien juste parce qu'ils étaient plus puissants... Oui, peut-être ET ALORS ?! Il était révolté, indigné par ce genre d'attitude. Elle était professeur ! Après tout ce qu'elle avait dit, après avoir crié qu'elle voulait protéger cette école, elle abandonnait ? Plus que les lâches, c'était les gens qui trahissaient leurs principes qu'il ne pouvait pas supporter. Il serra les dents, la main crispée sur son crayon.

- Et bien, finit-il par dire d'un ton détaché. Heureusement que ma tante ne se laisse pas arrêter comme vous, sinon je serais encore enfermé à cette heure.

Il songea à Laura, à Dimitri, à Antoine, à la directrice, à tous ceux qui voulaient se battre. Relisant sa copie, son regard se perdit à nouveau dans le vide. Il n'écrivait même plus, réfléchissant. Se battre et s'opposer directement ne servait à rien, cela avait déjà été prouvé. Mais alors que faire ? Il restait le sabotage... Les militaires entreposaient leurs camions près de la forêt, sur les terrains de sport. En s'approchant sans se faire voir, on pouvait récolter plus d'informations, et à partir de là... Il redressa le regard, fixant le tableau, la bouche légèrement ouverte. Le prof de sport était de leur côté. L'infirmier aussi, d'après ce qu'il avait compris, même s'il ne s'était pas déclaré ouvertement. Pas encore du moins.

- Il y a des moyens, murmura-t-il, plus pour lui-même que pour la prof. Il suffit de réfléchir un peu.

La fatigue lui tombait dessus, un peu comme une massue qui voudrait écraser tout le monde. Il relit sa copie. Repensa à ce qui se passait. Et regarda à nouveau la Hyène.

- Qu'est-ce que vous comptez faire contre le blocus de l'école ? Le courrier contrôlé ? Ces fameux "exame,s médicaux" ?!

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MessageSujet: Re: En retenue   Lun 30 Déc - 13:35

Sarah corrigeait toujours ses copies quand son élève continua à lui parler :

- Et bien, heureusement que ma tante ne se laisse pas arrêter comme vous, sinon je serais encore enfermé à cette heure.

Sarah soupira, Gabriella devenue leur tante depuis peu, avait plus fort caractère qu'elle, Sarah avait aussi du caractère, mais ce n'était pas pareil.

Elle reporta son regard sur ses copies, mais jeta quelques coups d'oeil à son élève, il semblait réfléchir. Quelques minutes après, il poursuivit d'un ton si bas que Sarah avait du mal à capter ce qu'il dit :

- Il y a des moyens. Il suffit de réfléchir un peu.

Réfléchir, Sarah ne faisait que ça, mais elle avait peur des conséquences ! Son élève la fixa :

- Qu'est-ce que vous comptez faire contre le blocus de l'école ? Le courrier contrôlé ? Ces fameux "examens médicaux" ?!

A son dernier mot, Sarah sourit légèrement, les examens médicaux étaient très bons pour lui concernant le courrier et le blocus, il fallait faire une autre réunion entre prof, directeur et personnel pour approfondir le sujet.

Elle lui répondit après quelques minutes de réflexion :

- Eh bien, Je penses qu'au niveau des examens médicaux, ça ne peut pas vous faire du mal à vous, mais aussi aux autres élèves ! Concernant le blocus et le courrier contrôlé, je pense qu'il faut qu'on en parle lors d'une réunion, pour savoir quoi faire et surtout comment.

Sarah réfléchissait, c'est vrai il fallait trouver une solution ! Elle se mit debout, arpenta la classe de long en large, puis au bout d'un moment, elle eut une idée :

- Pour le courrier, j'ai peut-être une petite idée, si le courrier est contrôlé dans le pensionnat, c'est simple, vous, élèves, vous donner le courrier à un professeur de confiance, une personne qui défend l'école et nous, nous l'amenons en ville ! L'armée comme ça, ne contrôlera pas votre courrier, par contre s'il est contrôlé en dehors de l'école, c'est plus compliqué !

Elle se tut, ça paraissait une bonne idée, mais Sarah ne savait pas si cela durerait dans le temps.

Elle se rassit sur sa chaise, elle n'avait pas trop d'idées à vrais dire, elle soupira, regarda son élève :

- Vous pensez quoi de mon idée ?

Sarah espérait que Jasper allait un peu l'aider.
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Jasper K. Nakajima
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MessageSujet: Re: En retenue   Mer 1 Jan - 8:33

Tout ce qui lui inspira sa remarque fut un sourire. Incroyable, la Hyène savait donc sourire ? Alléluia ! Bon, elle souriait sans raison, ou pour des imbécillités, mais elle savait le faire ! Le miracle de la nouvelle année, peut-être ? Ou était-ce l'infirmier qui avait sacrifié toutes ses vacances à l'entraîner un peu ? Dans tous les cas, c'était un progrès incontestable. Il avait presque envie d'applaudir, pour souligner cet exploit extraordinaire, et encourager la Hyène à poursuivre ces efforts miraculeux pour redevenir humaine. Peut-être qu'un jour, elle redeviendra normale, et ne sera plus une vieille fille complètement folle et hystérique, avec pour seul loisir son travail, seule occupation se maquiller le matin, seule passion hurler sur tout le monde. On pouvait espérer.

Hyène - Eh bien, Je penses qu'au niveau des examens médicaux, ça ne peut pas vous faire du mal à vous, mais aussi aux autres élèves ! Concernant le blocus et le courrier contrôlé, je pense qu'il faut qu'on en parle lors d'une réunion, pour savoir quoi faire et surtout comment.

Incroyable, elle avait réussit à lâcher deux grosses conneries en seulement deux phrases. Là, Jasper était ébahi. Qui d'autre aurait pu faire ça ? Exploit ! Elle s'améliorait véritablement, la Hyène ! Et le pire était qu'elle ne se rendait même pas compte des énormités qu'elle venait de lâcher. Pitié, que quelqu'un sur cette terre prenne le temps de lui expliquer que ces examens étaient tout sauf innocents, que les militaires ne voulaient qu'étudier leurs pouvoirs, que tout cela n'était qu'une mascarade cachant une réalité bien plus grave et inquiétante. C'était si difficile à comprendre ? Il fallait croire que oui, au moins pour la Hyène. Désespérant.

Avec ça, que proposait-elle comme idée brillante ? Organiser une réunion... Bizarre, comme des gens touchaient le fond et continuaient pourtant à creuser. Comme si une réunion allait changer quoi que que se soit ! Outre le fait que les professeurs ne pouvaient plus se réunir sans surveillance, ils n'avaient plus non plus les moyens d'agir ouvertement. Avec ça, quels professeurs souhaitaient vraiment se battre et se révolter ? Il pourrait les compter sur les doigts d'une seule main.

Hyène - Pour le courrier, j'ai peut-être une petite idée, si le courrier est contrôlé dans le pensionnat, c'est simple, vous, élèves, vous donner le courrier à un professeur de confiance, une personne qui défend l'école et nous, nous l'amenons en ville ! L'armée comme ça, ne contrôlera pas votre courrier, par contre s'il est contrôlé en dehors de l'école, c'est plus compliqué !

Jasper retint un long, très long soupir. S'il avait encore des doutes sur la santé mentale peu équilibrée de sa professeur, elle venait de les lui ôter. Elle finit par cesser de s'agiter et se rassit, demandant ce qu'il pensait de son idée. Il lui renvoya un regard à la fois morne et complètement blasé.

- J'en pense que c'est stupide. Les professeurs aussi sont fouillés, et plus personne ne peut se rendre en ville sans autorisation. D'ailleurs, je n'aimerais franchement pas être à votre place. Vous allez prendre cher le jour où les militaires décideront d'abuser de votre naïveté et de se servir de vous.

Il lui fit un sourire ironique, complété d'une mimique faussement compatissante. Peut-être que si elle se retrouvait elle-même dans la mouise, un de ces jours, comprendra-t-elle enfin le danger qu'ils couraient tous. On pouvait espérer, non ? Mais peut-être avait-elle simplement trop peur pour oser remuer le petit doigt. Trop peur pour ouvrir la bouche. Trop peur de ce qu'elle pourrait subir à son tour. Cette peur, il la comprendrait pour un élève. Pas pour une adulte, et professeur qui plus est. Il assembla les pages qu'il venait d'écrire, portant toutes le brillant résumé de la situation. Peut-être cela aidera-t-il la Hyène à ouvrir les yeux.

- Vous voulez voir votre exposé ?

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MessageSujet: Re: En retenue   Jeu 2 Jan - 17:33

Son élève soupira, il la regarda et dit :

- J'en pense que c'est stupide. Les professeurs aussi sont fouillés, et plus personne ne peut se rendre en ville sans autorisation. D'ailleurs, je n'aimerais franchement pas être à votre place. Vous allez prendre cher le jour où les militaires décideront d'abuser de votre naïveté et de se servir de vous.

Il sourit ironiquement, et fit un geste compatissant, du moins c'est ce que pensait Sarah, qu'il était compatissant.

Il réorganisa ses feuilles et dit :

- Vous voulez voir votre exposé ?

Sarah soupira, elle avait proposé une idée qui était complètement stupide aux yeux de son élève. En même temps, il n'avait pas forcément tord, Sarah était naïve ! Elle le savait, mais ne pouvais s'empêcher de faire confiance aux gens, de ne pas voir où est le mal....

Elle lui répondit :

- Oui je vais regarder votre exposé

Elle s'approcha de lui, prit les feuilles, se réinstalla à son bureau et commença à lire :

"Janvier 1931, Après moults évènements bizarres, dont Thalès lui-même se serait inquiété s'il était parmi nous, personne ne semble pourtant s'inquiéter. A part quelques exceptions notables, la vie suit son cours. Comment qualifierait Pythagore cette situation ? D'un cas sans précédent, mon cher. La majeure partie de la population de Ste Famille marche vers la mort la fleur au fusil. Qu'on veuille les utiliser ne trouble pas leur sommeil, et encore moins celui des enseignants.

Exemple concret. La directrice se fait enlever deux semaines entières, revient affaiblie et traumatisée. Qui s'en inquiète ? Personne. Qui cherche à savoir ce qui s'est passé ? Personne. Qui soupçonne les militaires ? Personne. Peut-être pense-t-on qu'elle était simplement partie en vacances, après tout !

Autre exemple concret. Dimitri Romanof, élève tranquille de troisième, qui n'avait jamais rien dit à qui que ce soit et qui n'oserait pas écraser un chat dans la rue. Son seul tord est de mal parler Français. Faute inexcusable, qui lui vaut un séjour en prison. Qui s'en inquiète ? Là encore, grand silence, grand vide. peine si les gens s'en s'ont rendu compte. Les élèves peuvent se sentir soutenus."


Sarah rougit en lisant tout ceci, elle ne savait pas comment réagir, elle évita de regarder son élève, après tout, Sarah était sûr qu'il avait écrit ceci pour la faire réagir ! Elle resta silencieuse pendant quelques minutes, le regard vide, puis elle revint à elle, regarda son élève :

- Je vois que vous vous êtes amusé, cependant, ce que vous dites est vrai, donc je ne vais rien dire sur le fait que vous avez fait un hors sujet !

Elle se leva, rendis les feuilles à son élève et se mit devant son bureau tout en laissant son regard sur Jasper :

- Vous avez quand même du cran Mr Karinof et surtout vous avez un sacré culot ! Mais pour vous répondre, je me souciais de l'était de Gabriella ou de Mr Romanof, mais je ne le montrais pas, c'est tout !

Sarah soupira, c'était chaque fois la même chose, quand elle parlait avec Jasper, elle ne savait jamais comment se comportait.

- Je vous l'accorde, le Pensionnat n'est plus ce qu'il était, les militaires ne font que crées des problèmes !

Elle ne dit rien de plus, de peur de s'enfoncer et surtout quoi qu'elle disait, elle se ferait renvoyait paitre à chaque fois par son élève !
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Jasper K. Nakajima
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MessageSujet: Re: En retenue   Mer 8 Jan - 10:41

Hyène - Oui je vais regarder votre exposé.

Elle lui prit les feuilles et se réinstalla à son bureau. En attendant, Jasper joua avec son crayon pour passer le temps, le faisant tourner entre ses doigts, en un petit exercice d'agilité qu'il avait appris pour tuer le temps, lorsque son père l'enfermait dans les caves après l'avoir battu. La Hyène allait-elle réagir ? Mystèèèère ! C'était comme au loto, ça, réagira, réagira pas ? Peu de chance de tomber sur le bon numéro, et lorsqu'on décrochait le jackpot, c'était le plus grand bonheur du monde. Hélas, peu de chances d'obtenir le jackpot avec ce genre de prof. Un peu comme s'il essayait de fourrer un pistolet entre les mains de Madame Chevreuil et lui demander de tirer sur un enfant. Aucune chance que ça arrive.

La Hyène était devenue rouge, évitant franchement son regard. Oh, jackpot ? Jackpot ! Mais ne pas crier victoire trop vite... Au loto, il suffisait qu'un numéro soit faux pour perdre le gros lot. Il attendit donc patiemment qu'elle digère, ne pouvant s'empêcher d'espérer, même si c'était stupide. Il n'y avait pas été de main morte, sur ces quelques pages, mais cela allait-il suffire... Allez, petite boule, sort et donne-nous ton numéro. Que ce soit le bon, qu'il amène la victoire, qu'il permette d'avancer.

Hyène - Je vois que vous vous êtes amusé, cependant, ce que vous dites est vrai, donc je ne vais rien dire sur le fait que vous avez fait un hors sujet !

La boule noire venait de tomber. Adiooos, Jackpot tant espéré ! Un hors-sujet... C'était tout ce que ça lui inspirait ? Tout ce qu'elle voyait, c'était le "hors-sujet" ? Alors là, son cas était vraiment, mais vraiment désespéré. Il n'y avait rien à en tirer, rien à espérer. Elle était un mauvais numéro, dans tous les sens du terme. Et Jasper n'avait décidément pas de chance au loto.

Hyène - Vous avez quand même du cran Mr Karinof et surtout vous avez un sacré culot ! Mais pour vous répondre, je me souciais de l'était de Gabriella ou de Mr Romanof, mais je ne le montrais pas, c'est tout !

Mais quelle défense admirable ! Là, Jaz était soufflé, quel talent, c'était véritablement inouï, il allait s'évanouir d'émotions ! Cette prof était décidément incroyable. Lui qui la pensait incapable de s'enfoncer encore plus, elle lui prouvait à chaque minute qu'elle pouvait être encore plus désespérante. Et ça, c'était fascinant. Elle trouvait peut-être qu'il avait du cran, mais s'il en avait trop, il acceptait de lui en filer une petite dose. Il fallait bien aider les cas désespérés, un jour, ou au moins contribuer à la transformation en humain de la Hyène, si tant est que ce soit possible. Par quel miracle était-elle devenue professeur ? Elle avait soudoyé l'inspecteur ? Pris en otage l'examinateur ? Supplié ? Ou... Heu, non, ne pas aller plus loin dans les suppositions, il risquait de faire des cauchemars.

Hyène - Je vous l'accorde, le Pensionnat n'est plus ce qu'il était, les militaires ne font que créer des problèmes !

Sans blaaaaaaaaague ! Et elle avait trouvé ça toute seule, comme une grande ? Mais c'est bien, ma petite fille, tu as enfin découvert l'existence de ton cerveau ! Il ne reste plus qu'à apprendre à t'en servir...

- Les militaires sont géniaux lors des guerres, finit-il par déclarer, lentement. Ils ont eu un courage inouï lors de la Grande Guerre. On ne leur enlèvera jamais ça. Seulement, leur rôle ne devrait pas être de priver les gens de liberté.

Voyant que l'heure de retenue était terminée, il se leva et fourra à la va-vite ses affaires dans son sac. Il se doutait que la Hyène ne souhaitait pas sa présence plus longtemps que nécessaire, et elle regrettait déjà sûrement de lui avoir collé deux semaines entières de retenue. Par contre, il aimerait bien qu'elle lui foute totalement la paix sur certains sujets, comme la santé. Elle n'avait absolument aucune légitimité pour lui en parler, ou même y penser. Elle n'était pas sa mère - Dieu Merci - ni ne faisait parti de son entourage proche. Un bruit dans le couloir l'alerta. Sans même prendre garde à la hyène, il fila à la porte et l'entrouvrit, avant de se gliser à l'extérieur. Il fila jusqu'à la rambarde de l'escalier, et vit, loin en-dessous, un homme en blouse blanche avancer dans le hall, traînant un petit garçon qui avait l'air à moitié évanoui. Jasper frissonna et se retourna vers sa prof, sortie de la classe à son tour.

- Vous avez vu ? Il faut faire quelque chose !

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MessageSujet: Re: En retenue   Dim 12 Jan - 15:06

Jasper Karinof répondit à Sarah :

- Les militaires sont géniaux lors des guerres, finit-il par déclarer, lentement. Ils ont eu un courage inouï lors de la Grande Guerre. On ne leur enlèvera jamais ça. Seulement, leur rôle ne devrait pas être de priver les gens de liberté.

Sarah soupira, puis son élève se leva et rassembla ses affaires. Sarah regarda l'heure, ah oui, l'heure de retenue était finie.

*Enfin, je ne l'aurais plus sur le dos pour l'instant ! *

Il s'en alla vers la porte, l'ouvrant à moitié, sortit sans dire un mot. Sarah alla devant la porte de sa classe, elle vit son élève se diriger vers les escaliers, Sarah sortit dans le couloir pour voir ce que son élève faisait, elle vit un homme en blouse blanche qui avançait dans le hall avec lui, il y avait un petit garçon qui était à moitié évanoui. Jasper se retourna vers elle en frissonnant et dit :

- Vous avez vu ? Il faut faire quelque chose !

Sarah se sentait mal à l'aise, elle ne savait pas comment en finir avec les remontrances de son élève. Elle le regarda et lui répondit :

- Oui je sais, mais je ne peux pas faire quelque chose toute seule, il me faut de l'aide !

Sarah se tut, elle commençait à s'énerver et ce qu'elle allait dire ferait gain de cause pour son élève, mais tant pis, elle en avait marre qu'il lui reproche des choses :

- Bon, Mr Karinof, vous m'avez assez fait la morale si je puis dire, fichez le camp d'ici et je lève vos retenue car vous êtes insupportable !

Sarah retourna dans sa classe en claquant la porte, elle savait que son élève lui faisait comprendre qu'il fallait qu'elle agisse, mais elle ne savait pas comment faire ! De plus, moins elle le verrait mieux elle se portera, elle voulait qu'il la laisse tranquille.

Sarah finit de corriger des copies pour penser à autre chose. Elle espérait que son élève soit partis ailleurs que le couloir.
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Jasper K. Nakajima
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MessageSujet: Re: En retenue   Dim 12 Jan - 15:56

Jasper se pencha un peu plus par-dessus le balcon, cherchant frénétiquement une solution. Courir, crier à l'aide, lancer de l'eau, du feu, de la foudre, du bois, la prof ? Ah oui, la prof, bonne idée, et elle était si lourde qu'elle écrasera le mec sans problème ! C'était Smith, de toute façon, cette sale Hyène aigrie et amère risquait même d’abîmer le carrelage en tombant d'ici. Et ce malheureux carrelage n'avait décidément rien fait à personne, inutile de le martyriser en lui jetant un substitut d'être humain sur lui, le pauvre. Il se tourna vers la prof, qui ne semblait pas prête à intervenir. Mais allez ! Elle pouvait au moins créer un ouragan, quelque chose du genre ! On se bouge, un peu ! Elle n'allait quand même pas rester là, prostrée comme un vieux flan !

Hyène - Oui je sais, mais je ne peux pas faire quelque chose toute seule, il me faut de l'aide !

Quoi, quoi, quoi ?! Il était bourrée d'adrénaline, prêt à sauter sur le médecin, et elle, elle ne bougeait pas ?! Mais quelle morte-vivante ! Il la fixa, attendant qu'elle se décide à agir au lieu de parler et coure chercher de l'aide ! Allez, plus vite que ça ! Elle pouvait même enlever ses talons pour aller plus vite, mais qu'elle se bouge ! Qu'elle montre, pour une fois, qu'elle n'était pas une grosse limace gluante ! Alleeeeez !

Hyène - Bon, Mr Karinof, vous m'avez assez fait la morale si je puis dire, fichez le camp d'ici et je lève vos retenue car vous êtes insupportable !

Elle retourna aussi sec dans sa classe et claqua la porte. Mais, mais... QUOIIIII ?? Il faillit en tomber par terre tant il était choqué, tant il hallucinait, tant il ne parvenait pas y croire. Elle n'avait même pas bougé ! Elle n'avait même pas demandé de l'aide ! Elle était juste retournée poser ses grosses fesses sur sa chaise ! Il n'en revenait pas, totalement choqué. Furieux, il retourna à la salle de classe, ouvrit violemment la porte, et hurla "COLLABO !!" avant de repartir en la claquant et se précipiter dans le couloir en courant.

Il se jeta quasiment dans l'escalier, regardant le hall d'entrée, désormais vide. Il courut vers l'entrée des souterrains et des caves, ne tardant pas à repérer le médecin, qui traînait toujours sa victime. jasper ne fit pas dans le détail. Il était déjà prêt. Des flammes flamboyèrent brusquement dans ses mains, et il frappa aussi fort que possible le médecin en plein visage, sans lui laisser le temps de voir qui l'agressait. Le médecin qui hurla à la mort en se débattant. Il récupéra le petit première année, et le traîna aussitôt avec lui pour le tirer de là.

Puisant dans la colère pour obtenir des forces, il soutint le jeune élève dans l'escalier, l'emmenant avec lui le plus vite possible. A l'infirmerie ? Non, trop évident. Dans le dortoir ? Pas assez bien pour se cacher. Où, alors ? Il eut une illumination, et se précipita vers le troisième étage, les bras serrés autour du petit élève. Grimper le dernier étage fut un peu plus dur, et il était essoufflé en arrivant devant la porte des appartements de la directrice. Il frappa de lourds coups, pressé et inquiet.

- Madame ! cria-t-il.

Il frappa encore, plus fort, craignant de voir les militaires débarquer d'un instant à l'autre. La porte finit par s'ouvrir et il manqua de s'écrouler, tombant sur la chef de l'école. Il lui raconta à toute vitesse ce qui s'était passé, la suppliant du regard de l'aider, de faire quelque chose.

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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: En retenue   Sam 18 Jan - 12:31

Gabriella faisait face à la classe, tenant quelques feuilles de cours d'une main, l'autre posé sur son bureau. Les élèves prenaient des notes, concentrés ou non, jetant régulièrement des coups d'œil sur la pendule accrochée au-dessus de la porte, attendant la fin du cours. Gaby remplaçait le professeur de l'élément foudre, absent à cause d'une grippe, pour un cours théorique. Elle avait renoncé à porter des vêtements plus amples pour camoufler sa grossesse. Elle en était à cinq mois, de toute façon, alors peu importe... Et les élèves avaient de toute façon cessés de fixer bêtement son ventre depuis qu'elle fit jaillir quelques étincelles au-dessus de leur tête en leur rappelant sèchement de se concentrer.

- Reprenez vos livres, dit-elle en passant dans les rangs pour distribuer les dossiers corrigés par leur professeur. Vous allez lire la théorie du professeur Brûlapot, puis vous ferez les exercices durant la fin de l'heure. Vendredi, ce sera un cours pratique.

La nouvelle parut inquiéter la plupart des élèves. Ceux qui apprenaient à maîtriser le feu et la foudre étaient en général moins friands pour tester en nature leur don, et préférait la théorie. Et pour cause. Aucun risque de se blesser sérieusement avec du vent, de l'eau, ou de la terre à leur âge. Avec le feu et la foudre, c'était une toute autre histoire, et les élèves possédant ces éléments étaient des habitués de l'infirmerie, voir de l'hôpital.

Lorsque la cloche sonna, un murmure anxieux parcourut la classe, et ils quittèrent la classe en silence. Elle eut un sourire compatissant en les regardant partir. Oui, c'était difficile, pour eux, mais ils devaient apprendre à se contrôler. Rares étaient ceux qui s'entraînaient très sérieusement, et tous les jours. Il y avait la jeune Adrianna, Jasper, bien sûr, ainsi qu'Alexandre, et quelques autres. Ils se blessaient souvent, mais ils progressaient plus vite, et maîtrisaient mieux leur don.

Elle passa par la salle des professeurs, échangeant quelques mots avec ses collègues, et tenter de remonter un peu le moral ambiant. Certains s'enflammaient, d'autres restaient totalement amorphes. Elle soupira, essayant de rassurer, puis finit par remonter dans son bureau pour travailler. Elle passa une soirée à peu près tranquille, même si, assez curieusement, elle ne le sentait pas. Quelque chose se tramait...


Ce fut en pleine nuit qu'elle fut réveillée en sursaut, par des bruits sourds portés contre sa porte, et des coups. Elle se redressa, l'esprit embrumé par le sommeil, portant instinctivement une main à son ventre. Qu'est-ce que... Elle se leva très vite, enfilant une robe de chambre par-dessus sa chemise de nuit et des chaussons. Elle peina un peu à allumer la lumière, alors que quelqu'un se déchaînait contre sa porte.

- Madame !

Oui, oui, elle arrivait, madame ! L'adrénaline avait remplacé la fatigue en quelques secondes, la secouant comme une décharge électrique, et elle imaginait les pires scénarios. Elle se précipita à la porte et l'ouvrit. Stupéfaite, elle découvrit Jasper, soutenant un élève plus jeune qui avait l'air à moitié évanoui. Avant qu'elle n'ait pu dire quoi que ce soit, il se lança dans une tornade d'explication, reprenant à peine son souffle.

- Bon, dit Gabriella lorsqu'il eut fini. Du calme, entrez.

Elle referma soigneusement la porte derrière lui, allumant la grande lumière. Elle avait un peu honte que deux de ses élèves la voient dans cette tenue, en peignoir, pas coiffée ni rien, mais au diable la coquetterie, il y avait plus pressant. Elle aida le jeune élève à s'allonger sur le canapé, puis le recouvrit d'une couverture. Il était sonné, mais n'était pas blessé. Elle eut un petit soupir de soulagement. Adrien pourra l'examiner plus en profondeur au matin. Elle se redressa, et se tourna vers Jasper.

- La prochaine fois, dit-elle en soupirant, courez plutôt chercher un adulte ! Vous risquez trop gros, en agissant ainsi. Vous avez déjà eu suffisamment d'ennuis comme ça, n'en cherchez pas en plus.

Elle lui fit signe de s'asseoir, puis prépara du café. Ils étaient bons pour rester ici cette nuit, mais au matin, elle demandera à leur infirmier d'examiner les deux élèves.

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