1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Rendez-vous important

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Auguste de la Valière
Professeur de Mathématiques
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Âge RPG : 37 ans

MessageSujet: Rendez-vous important   Jeu 23 Juil - 10:45

Le village retrouvait peu à peu les couleurs de la vie, un spectacle qui faisait chaud au cœur ! Des commerces rouvraient, leurs patrons peignaient la devanture ou l’enseigne, nettoyaient les vitrines, veillant à redonner à cet endroit toute sa splendeur d’autrefois. Les travaux avançaient, malgré l’orage grondant au-dessus de leur tête et le ciel noir. Ici, on avait l’habitude de ce genre de manifestations et personne ne semblait plus inquiet que cela. Comment être tendu ? Gray était la capitale Française des événements étranges, avec les éléments, cela faisait parti des racines du village et tous ici le savaient. Un orage, même durant depuis plus d’une semaine, n’était donc pas terrifiant pour eux. Auguste avait souvent admiré le sang-froid exceptionnel des habitants de Gray, alors qu’ils vivaient souvent des choses peu joyeuses, la dernière en date étant l’incendie qui avait tout ravagé. Il se gara sur la place, sortant et enfilant une veste légère. Revenir ici lui faisait du bien. Le boulanger le reconnut même et le salua de la main, au loin. Auguste y répondit avec un petit sourire, tout en verrouillant sa voiture.

Il avait un rendez-vous important. Il était parti de chez lui avec des objectifs très précis en tête. Les mains dans les poches, tout en marchant, il caressa du bout des doigts l’offre d’emploi pour un poste de professeur de maths au pensionnat. Retour aux sources ! Il se demandant si les élèves se souviendront de lui, même s’il avait disparu un an. Il portait la barbe, maintenant, mais il la rasait souvent du jour au lendemain sur un pur coup de tête. Il eut un léger sourire en voyant le village, puis quitta les rues animées et s’engagea sur la route menant à la caserne. Il était prêt et déterminé. Gabriella avait plus besoin de soutien que jamais, ces orages témoignaient de cela. Bien entendu, seul de son côté, il ne pourra pas faire grand-chose, mais ne dit-on pas que l’union fait la force ? Être professeur pouvait l’aider au quotidien au pensionnat et lui ôter un souci. Mais s’il voulait agir sur le terrain et la soulager d’une partie de son travail, il devait aussi l’aider au sein de l’armée. Il était très fier qu’elle ait accepté de porter ce poids et voulait marcher à ses côtés. Il avait toujours su qu’elle était courageuse et l’avait prouvé une fois de plus. Il ne le dira jamais assez mais il était fier de la femme qu’elle était devenue.

– Bonjour, dit-il aux gardes à l’entrée de la caserne. J’ai rendez-vous, voilà mon accréditation.

Il leur tendit le document ainsi que son passeport, pour la pièce d’identité. Attendant patiemment qu’ils vérifient, il jeta un coup d’œil à la caserne, bien plus grande qu’il ne l’aurait cru de prime abord. Outre les installations bien militaires, il vit aussi des immeubles, et même des enfants, au loin. On oubliait souvent que ce n’étaient pas que des soldats, mais aussi des hommes et des femmes, avec des familles, des enfants, des amis, toute une vie derrière eux. Un soldat vint le chercher et l’escorter. Il récupéra son passeport au passage et le glissa dans la poche intérieure de sa veste, suivant son guide du moment. Il le conduit dans des bâtiments débordant de bureaux et de secrétaires sur les nerfs, jusqu’au bureau du Maréchal où il frappa. Lorsqu’Auguste entra, le chef des armées était assis à son bureau. Ils se saluèrent puis le rouquin s’assit, déposant sa veste sur le dossier de la chaise.

– Merci de me recevoir, dit-il poliment. Bon, je vais être assez direct, pour ne pas perdre du temps ni vous en faire perdre. Je viens de postuler pour être professeur de maths à Ste Famille. Dans le même temps, si c’est possible bien sûr, je voudrais être intégré dans l’équipe de la générale pour travailler avec elle. En tant que soldat ordinaire ou même Guetteur, si cela vous plaît, j’ai entendu dire que vous en recherchiez ?

Il tira de son sac deux documents officiels, des certifications prouvant son niveau pour l’eau et la foudre, qu’il tendit au Maréchal à titre de preuves. Après ses études à Ste Famille, il avait passé ces certificats, utiles dans certaines professions, afin de prouver son niveau. Il croisa ensuite les bras, laissant le temps à son interlocuteur de regarder les documents.

– Question expérience dans l’armée, je ne peux me targuer de grand-chose, sinon mon service militaire puis quelques temps passés dans les tranchées de la Grande Guerre. Je ne vais pas vous mentir, je souhaite intégrer l’armée uniquement si je peux travailler avec votre générale. C’est un principe que je ne renie pas, j’approuve ses méthodes. Je comprend quel « jeu » il y a entre vous deux, donc je suis sûr que vous-même, vous devez comprendre mes motivations.

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Albert J. Bradley
Maréchal
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Récits : 92

Âge RPG : 54 ans

MessageSujet: Re: Rendez-vous important   Jeu 23 Juil - 12:14

Voilà bientôt deux semaines que cela durait. Albert croisa les bras, debout à la fenêtre de son bureau, observant tranquillement le ciel déchiré. On lui avait expliqué que de telles techniques étaient possibles pour traquer une personne mais rarement utilisé, et pour cause. En plus de terroriser le pays, nuire aux habitants, terrifier la population, cela demandait un très grand nouveau de puissance. Un niveau que peu avaient, en France, sauf certains. Il regarda un autre éclair déchirer le ciel, impressionné malgré lui. Comment avait-elle fait pour débloquer son pouvoir vers un nouveau niveau ? Etait-ce la peur pour son enfant qui avait tout déclenché ? Il s’était renseigné et effectivement, les chocs de ce genre étaient très propices à « débrider » un don déjà fort pour l’amener à un tout autre niveau de puissance. Il secoua légèrement la tête en voyant des hommes ahuris dans la cour. Ils ne savaient pas admirer la certaine beauté de ce genre de spectacle. Albert était content de voir cela, d’avoir la preuve qu’il avait fait le bon choix, que le pays était aux mains de personnes capables de le défendre. Il attendait beaucoup de chacun des généraux.

Revenant à son bureau, il se remit au travail, après avoir avalé rapidement ce qui restait de son café. Une lettre traînait dans un coin de son bureau, adressé par un type plutôt particulier, qui voulait le rencontrer avant de s’engager dans l’armée. Après de brèves recherches, ils ‘avérait que cet homme était un ancien professeur du pensionnat, le type qui était monté à la tribune, à Paris, pour défendre l’école. D’un naturel curieux, Albert avait accepté de le rencontrer, sachant qu’il n’allait pas être déçu. En attendant, il se plongea dans son travail, compulsant un rapport en diagonal avant de lire la conclusion plus attentivement. Il nota d’envoyer une autre mission d’espionnage en Allemagne, sur quelques mois. Tapotant son bureau avec son crayon, il réfléchit un instant aux hommes et femmes dont il disposait pour cela, puis écrit une recommandation pour le responsable de leur réseau d’espionnage, décrivant ce dont il avait besoin. Il fallait des personnes avec de l’expérience, là-dessus, il ne voulait pas laisser le moindre détail au hasard.

Il mettait sa lettre sus enveloppe lorsqu’on frappa. Son rendez-vous était arrivé. Le Maréchal le salua, hochant la tête lorsqu’il lui répondit, puis l’invita d’un geste s’asseoir. Son interlocuteur était assez grand et plutôt bien bâti. L’air déterminé, ce qui était très bien. Albert détestait les personnes indécises, il avait toujours eu besoin de concret, d’action, de parler à des gens capables de se prendre en main. C’était bien pour cela qu’il appréciait autant le petit jeu qu’il menait avec la directrice du pensionnat. Il posa sa lettre un peu plus loin, puis croisa les mains, sur son bureau, attendant que son visiteur en dise plus sur la raison de sa présence dans ce bureau.

– Merci de me recevoir, dit-il poliment. Bon, je vais être assez direct, pour ne pas perdre du temps ni vous en faire perdre. Je viens de postuler pour être professeur de maths à Ste Famille. Dans le même temps, si c’est possible bien sûr, je voudrais être intégré dans l’équipe de la générale pour travailler avec elle. En tant que soldat ordinaire ou même Guetteur, si cela vous plaît, j’ai entendu dire que vous en recherchiez ?

Le regard d’Albert brilla un bref instant d’une lueur. Intéressant… Il prit les deux certificats qu’il lui tendait, les observant un court instant. Ce type était intéressant… Il venait, affirmait sa volonté d’emblée et était bien clair, ça lui plaisait. Les personnes qui tournaient autour du pot étaient des plus pénibles. Il releva la tête pour le fixer droit dans les yeux, assez amusé, un léger sourire aux lèvres. Donc il voulait être Professeur et Guetteur ? Pour suivre Gabriella de Lizeux ? Au moins un prof qui osera se bouger, cela changera, dans cette école.

– Question expérience dans l’armée, je ne peux me targuer de grand-chose, sinon mon service militaire puis quelques temps passés dans les tranchées de la Grande Guerre. Je ne vais pas vous mentir, je souhaite intégrer l’armée uniquement si je peux travailler avec votre générale. C’est un principe que je ne renie pas, j’approuve ses méthodes. Je comprend quel « jeu » il y a entre vous deux, donc je suis sûr que vous-même, vous devez comprendre mes motivations.

Albert eut un petit rire en reposant les documents sur le bureau. Il aimait bien les gens qui posaient leurs buts et convictions aussi clairement et simplement, cela changeait des faux-semblants habituels et des manœuvres dans l’ombre. Jusqu’ici, personne, hormis la directrice de Ste Famille, ne lui avait dit en face son intention de le combattre.

– Je ne peux que comprendre, en effet, répondit-il en le regardant droit dans les yeux. Je tombe rarement sur des personnes aussi claires que vous. Peu osent clamer leurs opinions à haute voix et les assumer.

Ce qui était très agaçant, soit dit au passage. Il ouvrit un tiroir de son bureau et en tira quelques documents, relatifs au fonctionnement et à l’organisation de l’armée, avec la liste des généraux et de leurs subordonnés directs. Il fouilla un peu pour retrouver celui de la générale, le consultant un bref instant.

– Votre profil correspond, si vous souhaitez être Guetteur. Lisez cependant ceci, tout d’abord, c’est un récapitulatif de leurs devoirs et droits, leurs missions, qui ils sont.

Il le laissa lire, patientant, les mains croisées contre lui, rencogné dans son fauteuil. Il y avait des personnes qui étaient à fond, dans ce pays, la guerre pouvait arriver, ils seront prêts. La tension était vive mais le conflit n’était pas encore engagé, ils avaient le temps de préparer les guetteurs et toute l’armée à faire face. Ils pouvaient résister et gagner. Il jeta un coup d’œil par la fenêtre, voyant l’orage. Il sourit à nouveau, d’un air plus dur, déterminé.

– Si vous n’êtes pas rebuté, je vous invite à signer…

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