1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Volonté de nuire

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MessageSujet: Volonté de nuire   Mar 21 Avr - 11:54

La colère de Sarah ne diminua pas lorsqu’elle quitta la salle de réunion, ni quand elle récupéra son sac et ses affaires en salle des professeurs. Elle fulminait toujours en rentrant dans l’appartement qu’elle partageait en semaine avec Adrien, rentrant dans leur maison de Gray le week-end. Il était temps de faire quelque chose ! Elle ne supportait plus ce Japonais manipulateur et arrogant qui ne cessait de vouloir éloigner son mari d’elle et de manipuler les jeunes professeurs pour les envoyer à la mort à sa place en les poussant à se battre contre des personnes qui ne les menaçaient en rien s’ils restaient tranquilles. Il devait être écarté ! Pour le bonheur d’Adrien pour la sécurité de leur couple, pour la tranquillité de ses amis, mais aussi pour tous les élèves de ce pensionnat ! Elle voulait qu’il souffre, elle voulait qu’il soit humilié comme il ne l’avait jamais été. Elle voulait qu’il regrette de s’être immiscé entre son mari et elle. Elle voulait qu’il subisse un tel coup qu’il n’osera plus jamais s’interposer entre elle et Adrien ! Oui, une bonne et solide humiliation, voilà ce qu’il lui fallait.

Elle ruminait encore sa vengeance lorsque son mari rentra à son tour. Ils mangèrent ensemble puis passèrent un peu de temps tranquilles, blottis l’un contre l’autre dans le canapé, avant qu’il n’aille dormir assez tôt, visiblement épuisé. Sarah ne se coucha pas tout de suite, ressassant encore et encore, une bonne partie de la nuit. A plus de minuit, elle mit le nez dans les dossiers médicaux que gardait son mari, dans l’espoir de trouver quelque chose sur le Japonais dont elle pourrait se servir pour le blesser. Et bien qu’elle ne dénicha rien sur lui, il semblait être en excellente santé, elle trouva en revanche autre chose qui lui arracha un sourire victorieux. Oh, Dieu que cet homme allait regretter d’avoir manipulé son mari… Elle fera tout ce qui sera en son pouvoir pour lui porter un coup, le plus durement possible. Elle dormit très peu, cette nuit-là, bien trop occupée à préparer ce qu’elle allait dire. Dès le lendemain matin, elle ignora tous ses collègues qui allaient rassembler les gamins pour les conduire à la messe et se rendit directement dans les sous-sols du pensionnat.

Sarah – Je souhaite parler au docteur Rochard, dit-elle au médecin qui était venu l’accueillir, après s’être présentée. Je pense que cette affaire l’intéressera beaucoup, j’ai entendu dire qu’il aimait mener certaines expériences.

L’envie de nuire et d’agir s’entendaient très clairement dans sa voix et elle ne s’en cachait pas. On la conduit dans une autre pièce, qui avait été aménagée en salle de pause, comme dans un véritable hôpital, où le docteur Rochard vint la rejoindre, lui proposant du thé ou du café. Elle prit une tasse de thé, attendant impatiemment qu’il s’asseye en face d’elle. Dès qu’il fut installé, elle entra directement dans le vif du sujet, sur les nerfs et tendue, le regard féroce.

Sarah – Contrairement à certains qui sont déjà venus se plaindre à vous, je ne suis pas venue vous reprocher vos expériences, bien au contraire. Je me moque de ce que l’armée veut étudier ici ! En revanche, je peux vous indiquer comment faire d’une pierre deux coups. Connaissez-vous le sous-directeur de cet établissement ?

Docteur – L’Asiatique ? répondit-il en touillant son café. Oui, il est déjà venu ici me reprocher mes expériences, justement.

Sarah – Ce sale type fomente des complots contre vous. Il ne cesse d’inciter des professeurs à la révolte, qui eux n’ont rien demandé et veulent seulement qu’on leur fiche la paix ! Si vous avez besoin de cobayes pour avancer dans votre travail, il serait judicieux de vous servir de ceux qui font tout pour vous nuire, n’est-ce pas ?

Une lueur brilla tout à coup dans le regard du médecin alors qu’il la fixait. Elle soutint son regard, attendant qu’il boive, lentement, une gorgée de café. Seule la haine guidait Sarah actuellement. Elle aurait vendu son âme pour préserver Adrien des griffes du Japonais.

Docteur – Il possède un don ?

Sarah – Le vent, mais il ne l’utilise très peu. J’ignore son niveau.

Docteur – Très intéressant… Il complote contre nous, dites-vous ? Cela m’étonne peu mais je suis ravi de trouver des personnes prêtes à dénoncer les agitateurs et agir pour le bien de cette école.

Il la remercia, souriant, alors qu’elle buvait un peu de thé. L’Asiatique allait vraiment regretter… Elle revenait vers les salles de classe quand les élèves arrivèrent eux aussi, après la messe matinale. Elle n’eut pas un mot ni un regard pour ses collègues, se contentant de récupérer sa classe pour le cours. Fini de jouer…
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Magister
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MessageSujet: Re: Volonté de nuire   Mar 21 Avr - 13:51

[PNJ Victor Rochard, médecin de l’armée]

Honnêtement, jamais il n’aurait cru cela possible, réussir à embrigader aussi bien un professeur, c’était du jamais vu ! Oh, bien sûr, il était facile de séduire et manipuler, mais à ce point-là, c’était déjà plus délicat, un exercice où il fallait un peu d’entraînement avant de pratiquer à la perfection. Il enfila sa blouse avec soin, son bloc notes en main, crayon entre les lèvres alors qu’il relisait très vite le dossier qu’il s’était procuré. Ce matin-là, il venait d’arriver au pensionnat, encore assez mal réveillé, rêvant d’un bon café bien fort, lorsque son collègue lui avait dit qu’une petite prof de l’école voulait le voir, lui personnellement. Première réaction, se plaindre qu’il en avait assez que les adultes de cette école trouvent encore quelque chose à redire à ses méthodes de travail. Mais cette rencontre aura finalement été… Tout à fait délicieuse ! L’humain peut être si faible et si malléable. Le témoignage de cette charmante dame constituait un motif suffisant pour « interroger » le sous-directeur de l’établissement, sans que personne n’y retrouve rien à redire, et à le garder autant de temps qu’il le faudra. Ce qu’il avait fait ne sera pas un motif à charge suffisant pour que le Maréchal signe un ordre d’emprisonnement définitif. En revanche, pour Victor, c’était plus qu’assez pour ses expériences.

Il avait envoyé quelques hommes au dojo pour arrêter son futur cobaye. En attendant, il se renseignait un peu plus sur lui. Professeur d’arts martiaux, possédant le vent, âgé de 42 ans, santé très solide, pas de femme ni d’enfants, une famille nombreuse au Japon, venu en France pour enseigner. Il ne buvait pas, ne fumait pas, il avait un bon profil pour être le cobaye parfait, ce type. Cela tombait bien car l’armée allait lancer très vite un tout nouveau programme d’expérimentation. Il pouvait débuter ses travaux sur un don dit « standard », comme celui de ce type, et voir ce qu’il pourra en faire. Il préparait ses instruments lorsque les messieurs qu’il avait envoyé revinrent avec son cobaye, menotté, encadré, sans plus moyen d’appeler à l’aide. Parfait ! Victor lui dédia un très large sourire en mettant ses gants, après s’être lavé les mains. Bienvenue, bienvenue ! Voilà qui était parfaiiit. Il fit signe aux soldats de coucher le Japonais sur la table d’opération et de le maintenir avec des sangles médicales. Leur tournant le dos, sans s’occuper de la manœuvre, il prépara ses outils.

– Je vous remercie, messieurs, dit-il aux soldats. Veillez à ce qu’on ne nous dérange pas inutilement, je vous prie, je n’aime pas être interrompu dans mon travail.

Le laboratoire était plutôt grand. D’autres de ses collègues étaient plongés dans leurs expériences et son assistant se tenait prêt à exécuter le moindre ses ordres. L’endroit ressemblait à n’importe quel labo d’une clinique privée, comme il y en avait tant en France. Il vint vers la paillasse où était allongé son patient du jour, lui tapotant familièrement le bras en souriant avant de déchirer la manche avec soin pour dévoiler la peau. Jolies veines, tiens, costaudes. Il pourra piquer facilement pour atteindre le sang.

– Vous savez pourquoi vous êtes là ? Je conçois en ce moment, avec l’aide de l’armée, un tout nouveau programme, dit-il d’un ton très fier. Un programme qui va révolutionner la médecine et les lois de la nature ! Vous savez, attendre que les gens naissent avec un ou en développent un second, ça peut être trop long, assez pénible… Je propose un petit coup de pouce à tout cela. Mon petit assistant, met-lui un truc pour le bâillonner, veux-tu ? J’ai besoin de concentration, des cris me dérangeraient.

Son assistant prit un chiffon qu’il fourra dans la bouche du Japonais avant de lui mettre un foulard comme bâillon. Très bien ! Avec ça, il ne pourra que produire des sons étouffés, ça suffira bien. Victor commençait à beaucoup s’amuser, vraiment. Il découpa au scalpel les vêtements du sous-directeur pour dévoiler son torse, posant une main au niveau du cœur. Une partie de la force d’un don se concentrait là, et une autre partie dans le cerveau. Le pouvoir parcourait tout le corps par le biais du sang, d’où son hérédité.

– Alors comme ça vous ne servez pas ou très peu de votre don ? susurra-t-il. Mauvais, ça, il ne faut pas laisser un don emprisonné trop longtemps. Je vais vous aider. J’ai justement ici un petit produit de ma conception. Injecté dans le cœur, il permet de stimuler le don de naissance, afin d’évaluer sa force brute. Vous permettez ? Ah, par contre, quand il va émerger, ça va faire un peu mal, j’en suis navré par avance.

La douleur avait de quoi vous faire hurler, mais ce n’était là qu’un vulgaire détail que Victor n’avait pas pris la peine de travailler lorsqu’il avait conçu ce produit. Prenant une seringue, il l’injecta au Japonais, déjà prêt à recevoir et analyser la déferlante de vent qui allait suivre. Très vite, une brise commença à naître puis augmenta brutalement en force. Cramponné, il éclata de rire en observant cette manifestation brutale, qui était beaucoup moins au goût des autres personnes présentes dans la pièce. Vraiment pas mal ! Une fois que tout fut terminé, il se recoiffa d’un geste, avec un regard pour son patient, qui brûlait maintenant de fièvre. Oups, petit effet secondaire non désiré. Il lui ôta son bâillon, appuyé sur lui, les bras croisés sur son torse.

– Alors, quel autre don voudriez-vous développer ? Comme vous êtes mon premier cobaye, je veux bien vous laisser le choix, c’est cadeau ! Qu’en dites-vous ?
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Kimmitsu Nakajima
Sous-directeur
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MessageSujet: Re: Volonté de nuire   Mar 21 Avr - 17:17

[Avec indics de Magister pour la fin, données par mail.]

Préparer le voyage de cet été au Japon, voilà quoi il devra songer ce week-end. Cette pause de deux mois pour l’été allait faire du bien à tout le monde, il en était certain. Avant d’aller préparer le dojo pour la journée, il s’arrêta à son bureau, sur le côté du bâtiment, et s’agenouilla dans le coin où il avait aménagé un petit temple Shintoïste. Il pria un long moment, pour sa famille, ses proches, ses élèves… C’était son rituel, de la même façon qu’élèves et professeurs se rendaient à la messe tous les matins. Il avait reçu plus de lettre de sa famille, ces derniers temps, elle voulait savoir précisément ce qui se passait et ce que lui faisait. Kimmitsu leur racontait tout en veillant cependant à ne pas les inquiéter pour rien. Il faisait son devoir mais ils ne devaient pas être soucieux, il savait ce qu’il faisait. Son frère aîné, dans sa dernière lettre, lui avait rétorqué qu’il était bien temps qu’il rentre car selon lui, Kimmitsu perdait de vu les vrais valeurs de son pays pour se laisser influence de façon malsaine par les us et coutumes de la France. Le véritable problème, pour lui, était le fait que Kimmitsu ne soit pas encore marié, autant le dire platement.

Il devait rencontrer quelqu’un qui l’aime et que lui aimait, avant de songer au mariage, détail que semblait oublier son aîné. Kimmitsu respectait son avis et suivait ses conseils, cependant, il ne pouvait décider comme ça pour qu’une femme apparaisse soudain sur sa route, la femme qu’il était destiné à épouser, celle qui sera la mère de ses enfants. La vie n’était pas si simple. Il commença à préparer le dojo pour l’arrivée de sa première classe de la journée. D’abord un entraînement en salle, puis des séances au-dehors lorsque le soleil aura réchauffé le parc. Il était occupé à tout cela lorsque quelques soldats vinrent le voir. Messieurs ? Il n’avait pas des années à leur consacrer, ses élèves n’allaient plus tarder à présent. Il ouvrait la bouche pour leur demander ce qu’ils voulaient lorsqu’un deux lui pointa tout à coup son arme dessus, l’air impassible. Qu’est-ce que…

Soldat – Mettez vos mains derrière le dos, je vous prie, vous allez devoir nous suivre.

Pardon ? Il se fit menotter puis aussitôt traîné par les soldats. Qu’est-ce que c’était que cette mascarade ? Il passa devant un bon nombre d’élèves qui se rendaient à leur cours ou dans le parc pour un temps libre, en voyant certains qui firent aussitôt demi-tour pour courir vers l’école. Hum, s’ils allaient prévenir des professeurs, c’était inutile, il en avait bien peur. Il descendit dans les sous-sols du pensionnat, tirant malgré lui sur ses menottes. Il avait une sainte horreur des entraves, quelle qu’elles soient, sans compter qu’il voudrait savoir pourquoi on l’arrêter ainsi. On le fit entrer dans un grand laboratoire, où travaillaient plusieurs médecins, dont le fou qui avait violé la directrice… Ce genre d’homme, qui s‘en prenait à des femmes ou des enfants, ne méritait pas de vivre ! On lui enleva les menottes puis il fut forcé de s’allonger sur une paillasse dure et froide, où il fut sanglé. Il se tendit pour tester la résistance des liens, tirant sur les sangles. Qu’est-ce que ça voulait dire ? Qu’allait-on faire de lui ?

Médecin véreux – Je vous remercie, messieurs, dit-il aux soldats. Veillez à ce qu’on ne nous dérange pas inutilement, je vous prie, je n’aime pas être interrompu dans mon travail.

Dans son travail, hein ? Kimmitsu croisa son regard, y lisant sans peine son manque de scrupules et son âme noircie. Il lui tapota le bras puis se mit à déchirer sa manche, prenant tout son temps. Cette petite ordure devait sûrement beaucoup s’amuser. Il resta impassible, ne voulant pas lui donner plus de plaisir que nécessaire. Et dire que la veille même, il écrivait à sa famille que tout allait très bien pour lui. S’ils voyaient cette petite scène, ils en seraient malades. Il testa la sangle qui lui attachait la cheville, frustré. Ils savaient attacher les gens, ceux-là, on sentait la pratique.

Médecin véreux – Vous savez pourquoi vous êtes là ? Je conçois en ce moment, avec l’aide de l’armée, un tout nouveau programme, dit-il d’un ton très fier. Un programme qui va révolutionner la médecine et les lois de la nature ! Vous savez, attendre que les gens naissent avec un ou en développent un second, ça peut être trop long, assez pénible… Je propose un petit coup de pouce à tout cela. Mon petit assistant, met-lui un truc pour le bâillonner, veux-tu ? J’ai besoin de concentration, des cris me dérangeraient.

Un petit jeune qu’il n’avait pas encore remarqué vint d’un coup lui fourrer un bout de chiffon dans la bouche, avec lequel il s’étrangla à moitié, avant de lui enserrer un bâillon autour de la tête, sur la bouche. Il jeta un regard noir au gamin, même s’il n’y était pour rien dans l’affaire, mordant dans le chiffon pour retenir une injure. L’autre fou vint lui découper son haut à coups de scalpel, sans qu’il ne puisse réagir. Être ainsi réduit à l’impuissance était exaspérant. Sentant ce qui allait venir, en voyant l’air du fou, il s’efforça de détendre très vite tout son corps au maximum. Un muscle plus détendu aura toujours moins de douleur qu’un muscle crispé, règle de base. S’obliger à se détendre dans ce genre de situation n’était pas facile mais restait essentiel, voire vital. Résister à la douleur s’apprenait, cela ne venait pas tout seul juste parce qu’on le voulait. Mais s’il pouvait contrôler ou réguler la douleur physique, il ne pouvait pas, en revanche, contrôler les effets de produits qu’on pourrait lui injecter. Il s’obligea à dénouer tous ses muscles, respirant comme il le pouvait avec chiffon qui l’étouffait.

Médecin véreux – Alors comme ça vous ne servez pas ou très peu de votre don ? susurra-t-il. Mauvais, ça, il ne faut pas laisser un don emprisonné trop longtemps. Je vais vous aider. J’ai justement ici un petit produit de ma conception. Injecté dans le cœur, il permet de stimuler le don de naissance, afin d’évaluer sa force brute. Vous permettez ? Ah, par contre, quand il va émerger, ça va faire un peu mal, j’en suis navré par avance.

Il prit une seringue puis le piqua au niveau du cœur, lui injectant le produit. Le cœur de Kimmitsu rata un battement avant de s’affoler d’un bond, irradiant une douleur qui le fit se crisper malgré lui, un cri lui échappant mais qui fut étouffé par le bâillon. Il ne sentit même pas son don lui échapper, occupé à résister à al douleur. Ce n’était qu’une impression, une sensation envoyé par le cerveau, rien de plus. Il parvint à rester détendu pour résister à l’assaut, ayant bizarrement de plus en plus chaud, les yeux fermés. Il sentit enfin le vent qui frappait la pièce, sans qu’il le contrôle. Cet élément qu’il n’utilisait que peu, ou seulement dans des situations très pratiques ou techniques, ou encore pour amuser les enfants de sa famille lors des vacances. Il rouvrit les yeux lorsque son don retomba, le front luisant de sueur.

Le docteur cinglé s’appuya contre son torse, les bras croisés, puis lui ôta le bâillon et le foulard. Le japonais prit une petite inspiration, comprenant qu’il avait de la fièvre. Avec quoi ce taré avait-il conçu son produit ? Faisait-il avaler cela à des élèves ?! Il n’avait vraiment pas intérêt… Si jamais il faisait aussi subir cela aux enfants, Kimmitsu sera prêt à le tuer de sang-froid. Il pouvait supporter cela, il était adulte, mais jamais on ne pouvait infliger ce genre de traitements à un enfant ! Jamais ! Il soutint son regard, déterminé. S’il pensait qu’il allait se mettre à supplier ou pleurer, il en sera pour ses frais, ce psychopathe. Kimmitsu lui servait peut-être de cobaye mais il ne perdait pas sa fierté pour autant. Ne jamais plier la tête devant ce genre d’agresseur, tel était l’un de ses principes les plus chers.

Médecin véreux – Alors, quel autre don voudriez-vous développer ? Comme vous êtes mon premier cobaye, je veux bien vous laisser le choix, c’est cadeau ! Qu’en dites-vous ?

Il ne répondit pas tout de suite, le souffle court. Un autre don ? C’était cela qu’il cherchait à développer, forcer l’apparition d’un don chez une personne ? Il était fou, c’était bien trop dangereux ! On ne pouvait obliger un don à apparaître comme ça, c’était contraire à toutes les lois de la nature !

Kimmitsu – Vous n’êtes qu’un pauvre dingue, dit-il d’une voix plus rauque. On ne peut pas déclencher un don comme ça ! Seule la nature peut décider de ce genre de choses.

Il tirait sur les sangles, essayant de les distendre, ne serait-ce qu’un peu, sans se préoccuper de la fièvre qui le dévorait maintenant et qui l’affaiblissait peu à peu. Ce tordu se prenait pour un dieu ou pour un apprenti sorcier ? Il échouera, il était impossible de faire cela.

Kimmitsu – Vous n’osez tout de même pas faire ce genre d’expériences immondes sur nos élèves ?!

Horrible type – Il y a certaines choses que je réserve aux adultes, murmura-t-il en faisant tout à glisser sa main plus bas.

Kimmitsu eut un sursaut et se raidit d’autant plus, à moitié étranglé.

Kimmitsu – Relâchez-moi tout de suite !

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Magister
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MessageSujet: Re: Volonté de nuire   Mar 21 Avr - 22:42

[PNJ Victor Rochard, médecin de l'armée]

Victor se passa la langue sur les lèvres en attendant sa réponse, toujours à moitié avachi sur lui. Et bien, et bien, petit cobaye, qu'allait-il lui répondre ? Eau, glace, feu, foudre, terre ? Vers où partait son choix ? C'était déjà un grand honneur qu'il lui accordait ! Personnellement, s'il ne se décidait, Victor penchera vers le feu. C'était un élément qui se mariait si bien au vent et l'armée avait besoin d'hommes utiles avec de bons pouvoirs. Ce type-là faisait un très bon sujet, il était en excellente santé et en avait dans le ventre. S'amuser avec lui allait être... Comment qualifier cela... Tout à fait délicieux. Avoir des cobayes sous la main était un aspect si plaisant de son travail ! Il regarda le Japonais, patient, attendant sa réponse. Allait-il être raisonnable et collaborer ? Cela vaudrait mieux pour lui, il raccourcira ainsi la séance en sa compagnie. Car pour les prisonniers récalcitrants, Victor avait carte blanche et pouvait s'en donner à cœur joie.

– Vous n’êtes qu’un pauvre dingue, dit-il d’une voix plus rauque. On ne peut pas déclencher un don comme ça ! Seule la nature peut décider de ce genre de choses.

Tss, tss, la nature... Qui ne pouvait modifier la nature à son bon gré, en ce monde ? Qui allait s'en empêcher pour des prétextes idiots et naïfs ? La nature, les hommes la tenaient au creux de leurs mains ! Ils pouvaient l'écraser et la modifier tant qu'ils le désiraient, personne ne pourra rien y redire. Comment pouvait-il croire que c'était impossible ? Qui avait bien lui rentrer pareille idiotie en tête ? Victor, lui, savait ce qui était possible ou non, il était un génie ! L'inventeur de nombreux produits et miracles. Il faisait progresser la science grâce à ses brillantes capacités. Il était un génie qui ne se laissait pas stopper par de bêtes principes purement humains comme la morale ou la religion ! Il défiait les lois de la nature... Il la remodelait à sa façon, personne ne pouvait arrêter le progrès en marche. Ce type avait pourtant une chance de coopérer.. Quel dommage, enfin, quel dommage pour lui. Une fois qu'il en aura terminé, il ne se souviendra même plus de son nom, il lui faudra des jours avant de s'en remettre. Comment pensait-il résister ? La fièvre commençait dès maintenant à le dévorer, ses défenses tombaient déjà.

– Vous n’osez tout de même pas faire ce genre d’expériences immondes sur nos élèves ?!

– Il y a certaines choses que je réserve aux adultes, murmura-t-il en faisant tout à glisser sa main plus bas.

Il eut un sourire pervers en le voyant sursauter, faisant lentement glisser sa main dans une zone plus privée du corps humain. Voyons voir comment il comptait résister à ça. il avait déjà pu un peu s'amuser avec la directrice, mais c'était différent, il l'avait droguée et elle était épuisée, incapable de se défendre. Alors qu'ici, sa victime était tout à fait consciente et en pleine possession de ses moyens, pouvant rager à loisir d'être attachée et de ne même pas pouvoir se défendre. C'était bien cela qui faisait rire Victor au plus haut point, d'ailleurs. Il s'agissait de l'une des formes les plus sûres des tortures mentales, qui produisait toujours un effet incroyable sur la personne. sans oublier que le personne n'osait ni appeler à l'aide, ni crier, ni raconter ensuite ce qui s'était passé. Amusant, n'est-ce pas ? Monsieur était fort, mais l'était-il assez pour ne rien ressentir ?

– Relâchez-moi tout de suite !

– Allons, sourit-il en se penchant sur lui, je viens de commencer... Et je pense opter pour le don du feu, cela vous ira à merveille.

Il prépara une perfusion de son produit puis l'installa en sifflotant au bras gauche de son patient. Décidément, il adorait ce travail ! Pouvoir mener ses expériences et jouer avec ses cobayes en toute tranquillité, c'était la meilleure chose qui aurait pu lui arriver dans sa vie. Il prit ensuite la tête de son patient entre ses deux mains, penché juste au-dessus de lui, l'obligeant à le regarder droit dans les yeux. Le Japonais lui cracha tout à coup dessus et Victor eut un petit rire.

– Vous devriez garder vos forces, mon vieux, vous allez en avoir besoin quand ce petit produit va se répandre dans vos veines... La fièvre va augmenter, puis toute votre énergie va être drainée peu à peu, pour servir à faire naître votre second don. Vous ne commencez pas déjà à vous sentir moins bien ? Il faut si peu de temps pour que mon médicament fabuleux entre dans votre système sanguin et atteigne les muscles...

– Ordure...

Sa voix s'essoufflait, c'était vraiment drôle. Victor se redressa puis lui souleva la tête pour lui mettre un masque à oxygène sur le visage. Il ne voulait pas le tuer, après tout, et comme il était le premier à subir ce traitement, il devait voir comment son corps l'assimilait. En attendant, pour jouer, il revint faire glisser sa main où elle s'était perdue quelques instants auparavant, accentuant bien plus la pression. Le Japonais ferma les yeux et serra les poings, plus que tendu sous les sangles. Quelle nervosité, vraiment ! Il devrait songer à se détendre, ce charmant homme. Il fit glisser sa main sous la barrière des vêtements, l'autre main sur les hanches, comme s'il s'ennuyait.

– C'est comme ça que je m'y étais pris pour votre supérieur hiérarchique, dit-il en passant enfin sous le dernier vêtement. Mais je l'avais droguée avant donc c'était moins drôle. Elle avait la peau très douce.

Il voyait bien que le Japonais luttait pour rester conscient et pour se libérer, ce qui ne fit que l'amuser davantage. Il bougeait la main plus ou moins vite, souriant, sentant les tremblements de son cobaye. Il devait être furieux, mais il ne pouvait rien faire, de toute façon. Victor continua à lui raconter ce qu'il avait fait à la jeune femme, d'un ton très détaché, comme s'il parlait de la météo qu'il fera demain.

– Le produit avance bien, dit-il en récupérant sa main et en la posant sur le torse de son cobaye. Ça va, la fièvre ? On fera amener un brancard quand ce sera fini, vous ne tiendrez pas debout tout seul.
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MessageSujet: Re: Volonté de nuire   Mer 22 Avr - 9:49

Daniel gardait la tête fourrée entre ses mains, assis dans son coin à la salle des professeurs. Salle entièrement vide ce matin, à part Céleste qui corrigeait des copies à une autre table. Lui n’en avait jamais et avait déjà terminé de préparer ce qu’il avait à faire, ce qi lui laissait tout loisir de penser à ce qui s’était dit hier soir, sans rien pour le distraire. Il ne savait plus qui croire ni quoi penser. Il ne savait qui avait raison ou tord, qui exagérait ou pas, qui faisait de la propagande ou non, qui essayait de manipuler qui, qui avait réussi, qui était trop influençable, qui… Il était peut-être trop influençable… Ou beaucoup trop naïf. Il savait déjà qu’il était naïf, merci bien, mais tout de même, on ne pouvait pas l’être à ce point-là ! Ou si ? Et comment pouvait-il savoir qui croire ? Il retint un long soupir, les yeux fixés sur sa tasse, remplie d’un café froid depuis déjà un moment. Il voudrait en parler à Alice, mais elle donnait cours à cette heure.

Il essayait de se calmer et réfléchi posément lorsqu’il entendit plusieurs personnes et courir dans le couloir. Ah non, pitié, pas d’élèves à faire les idiots à cet étage ! Il les entendait crier, bizarrement paniqués, puis frapper à grand coups dans la porte d’un bureau. Ce devait être celui de la directrice, d’ailleurs, il était quasiment en face de la salle des professeurs. Que se passait-il ? Il n’échangea, par accident, qu’un très bref regard avec Céleste qui avait levé le nez de ses copies et se leva, inquiet à présent. D’ordinaire, les gens évitaient ce bureau, ils n’allaient pas y frapper comme des dingues ! Surtout qu’ils s’étaient mis à crier « Madame la directrice, vous êtes là ?! ». Il ouvrit la porte de la salle des professeurs à la volée, se faisant presque aussitôt à moitié sauté dessus par quatre élèves en pleine crise de panique.

– La directrice n’est pas là, mais à la ca…

– L’armée l’a arrêté !

– Quoi ? Qui ça ?

– Monsieur Nakajima ! Ils l’ont arrêté !

Quoi… ? Il leur demanda plus d’explications, les enjoignant à se calmer un peu. La plus jeune du groupe reprit son souffle puis lui raconta très vite qu’il y avait trois soldats qui étaient venus au dojo alors qu’ils s’y rendaient pour un cours et qu’ils les avaient vu emmener leur professeur. Pour… Bon, du calme, ils l’avaient peut-être juste emmené pour l’interroger et il allait revenir dans dix minutes ! Cela arrivait aussi ! Mais il avait… Comme un doute, là. Il dit aux jeunes de retourner en cours puis sortit, passant très vite dans le couloir, puis dans l’escalier. C’était peut-être pour un interrogatoire, tout simplement, juste pour ça. Il arrivait très régulièrement que l’armée arrête quelqu’un de l’école pour l’interroger et la relâchait ensuite ! Pas la peine de paniquer aussitôt, il allait d’abord vérifier que le sous-directeur n’était pas dans un bureau aux sous-sols. Si Daniel arrivait en criant au meurtre alors qu’il ne se passait rien, ce serait idiot.

Arrivé à la guérite près de l’accès aux sous-sols, il prétexta avoir été convoqué pour un entretien pour son don. Le garde devait être épuisé car il le laissa passer sans lui poser plus de questions, alors même que Daniel avait rougi et à moitié bafouillé, incapable de mentir correctement. Mais ne pas cracher sur sa chance. Il descendit les escaliers, maîtrisant son souffle, et se cachant lorsqu’il vit passer d’autres médecins. C’est en les écoutant discuter qu’il entendit que le docteur Rochard s’occupait d’un « nouveau patient », ce matin, un Japonais… Daniel sentit tout le sang refluer de son visage, alors qu’il s’appuyait contre le mur. Rochard, c’était l’homme qui avait violé la directrice… Il s’obligea à se remettre en route, cherchant le laboratoire dont ils avaient parlé. Il finit par tomber dessus par un coup de chance, mais il y avait trois militaires devant. Heu… et maintenant ? Une idée, trouver une idée, une idée brillante ! Il regarda ses mains, fermant les poings. Il avait la terre et l’eau… Alors… Bon sang, il aurait sans doute perdu moins de temps à courir à la caserne chercher la directrice !

Bon, on se calme, on respire, on trouve une solution. Il regarda autour de lui ne quête d’inspiration, de quelque chose qui pourrait l’aider. Il pourrait détruire l’électricité des sous-sols, mais il avait peur que cela ne puisse blesser le sous-directeur, comme il ignorait dans quel état il se trouvait. Il leva le regard vers le plafond puis se décida, c’était toujours mieux que rien. Posant les deux mains sur le mur, il envoya une série d’ondes de chocs vers le morceau de plafond au-dessus des gardes. Plafond qui se craquela et s’écrasa sur eux en les assommant tout net. Il crut d’abord qu’il les avait tués et courut vers eux, mais ils respiraient. C’est bon… Il repoussa les corps et les débris puis ouvrit la porte brusquement. Il trouva le docteur Rochard penché sur le sous-directeur qui lui était sanglé à une table d’opération, chemise et manches déchirés, un masque à oxygène sur le visage et une perfusion dans le bras, visiblement à moitié évanoui.

– Qu’est-ce que vous lui faites ?!

Il s’arrêta lorsque le médecin se retourna, remarquant au même instant qu’il y avait presque une dizaine de scientifiques en tout dans ce laboratoire, en plus de deux autres soldats armés. Problème. En. Vue. Il chercha très vite quelque chose pour se débarrasser d’eux, enfin les assommer, se remémorant toutes les techniques d’attaques qu’il connaissait avec ces deux éléments. Avouons-le, ça ne pesait pas bien lourd… Ces dons étaient de nature défensives, si on voulait attaquer efficacement, il valait mieux posséder le vent, la foudre ou le feu.

– Relâchez-le tout de suite, vous n’êtes pas en droit de faire ça.
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Kimmitsu Nakajima
Sous-directeur
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MessageSujet: Re: Volonté de nuire   Mer 22 Avr - 11:02

Sale type – Allons, sourit-il en se penchant sur lui, je viens de commencer... Et je pense opter pour le don du feu, cela vous ira à merveille.

Il ne pouvait pas faire ça ! Il retint une injure en le voyant lui mettre une perfusion dans son autre bras, se faisant mal aux jambes tant il essayait d’arracher les sangles. Que voulait-il lui injecter ? Kimmitsu n’avait été à l’hôpital qu’une seule et unique fois dans sa vie, pour soigner un poignet brisé et ignorait comment reconnaître et distinguer les produits des hôpitaux. Il sentit le liquide couler dans son bras, les dents serrées. Il avait de plus en plus chaud, la fièvre le dévorait. Deux mains s’abattirent à tout à coup sur ses joues et ses tempes pour lui tourner la tête. Il croisa le regard de l’immonde ordure qui le fixait, avec son air vicieux. Kimmitsu lui cracha dessus avec un air de dégoût, outré. Il se mit à rire, alors que le Japonais était furieux de ne pas pouvoir le repousser ni lui flanquer un bon coup. Il avait horreur de sentir le liquide épais se répande dans son bras, s’infiltrant dans les veines de son corps. La fièvre avait augmenté, il le sentait. Enfant, il avait déjà eu une mauvaise grippe, qui l’avait laissé pantelant une bonne semaine. Il lui avait fallu une autre semaine pour s’en remettre, aidé par sa famille et par l’air très pur de la région où il vivait.

Sale type – Vous devriez garder vos forces, mon vieux, vous allez en avoir besoin quand ce petit produit va se répandre dans vos veines... La fièvre va augmenter, puis toute votre énergie va être drainée peu à peu, pour servir à faire naître votre second don. Vous ne commencez pas déjà à vous sentir moins bien ? Il faut si peu de temps pour que mon médicament fabuleux entre dans votre système sanguin et atteigne les muscles...

Kimmitsu – Ordure...

Il n’avait pu cacher qu’il commençait à manquer de souffle et s’en voulut aussitôt. Pas question de lui montrer qu’il se sentait mal, cela ne le ferait que rire et le conforter dans sa folie. Il lui colla tout à coup quelque chose sur la figure, un masque, et Kimmitsu sentit de l’oxygène lui parvenir. Jamais il n’avait été si peu capable de se défendre et de réagir. Il retint un sursaut en sentant la main du docteur entre ses jambes, se tendant aussitôt en fermant les poings. Il ferma les yeux, rageant contre son énergie qui s’en allait. Il devait se reprendre pour s’en sortir… Faire le vide dans son esprit pour trouver un moyen de se défendre. Ne pas prêter attention à ce sale type qui le violait. Que pouvait-il faire ? Il ne parvenait pas à se libérer, mais il pouvait peut-être utiliser son don. Il desserra le poing gauche, le bras crispé sous l’effet de la perfusion. Un vent très léger s’éleva de ses doigts, plus faible qu’il ne l’aurait voulu. La fièvre l’empêchait de se concentrer suffisamment, il n’arrivait pas à faire prendre forme à cette petite masse de vent. Il prit une inspiration dans le masque, clignant des yeux. Il ne devait surtout pas céder au sommeil ou à l’inconscience, il n’avait pas le droit d’échouer si facilement.

Sale type – C'est comme ça que je m'y étais pris pour votre supérieur hiérarchique, dit-il en passant enfin sous le dernier vêtement. Mais je l'avais droguée avant donc c'était moins drôle. Elle avait la peau très douce.

Kimmitsu se crispa malgré lui en sentant cette main toucher son intimité. Il referma les yeux, se concentrant sur ce qu’il tentait de faire et pas sur que cette ordure lui racontait. Il paiera pour ça, il le jurait. Pour ça, pour ce qu’il avait fait subir à la directrice, pour ses maudites expériences. Le vent se volatilisa une fois de plus et il se concentra pour le faire réapparaître. S’il arrivait à en faire une main qui saisira un scalpel ou autre, il pourra repousser le médecin. Il s’obligea à faire abstraction de la fièvre et de tout le reste. Il pensait à son pays, aux membres de la famille, ses frères et sœurs, ses neveux, ses nièces… Il pensait à la grande maison de campagne où ils vivaient tous, aux travaux dans les champs, à la pêche en famille. Tous ces souvenirs l’aidèrent à se calmer, même s’il avait perdu trop de force pour envoyer son don comme il le voulait.

Sale type – Le produit avance bien, dit-il en récupérant sa main et en la posant sur le torse de son cobaye. Ça va, la fièvre ? On fera amener un brancard quand ce sera fini, vous ne tiendrez pas debout tout seul.

L’ignorer. Il devait l’ignorer. Kimmitsu entendit tout à coup un grand bruit venant du couloir puis la porte s’ouvrit à la volée. Il écarquilla les yeux en voyant Daniel, l’air à moitié paniqué. Il était venu l’aider ? Lui ? Tout seul … ?

Daniel – Qu’est-ce que vous lui faites ?!

Bien que Kimmitsu était très heureux de le voir réagir enfin, content de le voir montrer un peu de courage et de volonté, ravi de voir qu’il s’était bougé, il aurait en revanche apprécié qu’il ne vienne pas seul comme ça, alors qu’il ne savait pas se battre et n’avait pas de dons offensif. Qu’il s’en aille maintenant et parte chercher de l’aide, bon sang ! Il lui jeta un regard suppliant, ne pouvant faire autre chose. Allez, gamin, va-t-en, cours, enfuis-toi, va chercher de l’aide au lieu de rester ici ! Il était plus jeune que n’importe qui ici et était sans aucun doute celui qui pouvait courir le plus vite, alors ouste ! Mais allez, va-t-en ! Qu’est-ce qu’il attendait pour aller chercher de l’aide ? Il ne voyait pas les deux soldats qui étaient près à le braquer ? File d’ici, bon sang !

Daniel – Relâchez-le tout de suite, vous n’êtes pas en droit de faire ça.

Mais il allait foutre le camp, oui ou non ?! Il ne savait pas se battre, il ferait mieux d’aller chercher de l’aide ! La directrice, par exemple, elle avait assez de pouvoir pour contraindre les soldats à se ranger et était bien plus dangereuse que quiconque ici. Le médecin fou haussa un sourcil, reluquant Daniel de haut en bas. Non… Non, non, il était trop jeune et trop naïf, il ne supportera pas de tomber entre les mains de ce fou.

Kimmitsu – Va-t-en, parvint-il à articuler.

Sale type – Attachez-moi ça dans un coin, je suis occupé.

Kimmitsu tendit brutalement le bras pour essayer de se libérer, de l’aider, mais ne réussit qu’à se faire mal. Il eut une petite exclamation lorsque les deux soldats allèrent empoigner Daniel pour le traîner un peu plus loin, avant de le menotter dans le dos et de le forcer à s’allonger au sol, ventre à terre, avant de s’appuyer sur lui pour l’empêcher de se relever. Ce n’était pas vrai… Il avait réussi à se faire capturer alors qu’il aurait pu aller trouver de l’aide auprès de quelqu’un qui savait se défendre et se battre.

Kimmitsu – Il est trop jeune, souffla-t-il d’une voix étouffée par le masque. Trop jeune, laissez-le filer, il ne peut rien vous faire…

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MessageSujet: Re: Volonté de nuire   Dim 26 Avr - 18:06

Durant tout son cours avec les sixième, Sarah fut d'une bonne humeur étonnante. Savoir son pire ennemi piégé et neutralisé lui faisait un tel bien au moral qu'elle aurait pu en pleurer de joie ! C'était... Comment dire... C'était comme si Noël venait d'arriver en avance ! Elle ne cria sur personne et ne donna même pas de devoirs à la fin du cours. C'était un instant magique, beau, puissant, elle se sentait pousser des ailes. En sortant du cours, elle flâna un peu dans le hall et apprit que Cyprien s'était précipité au sous-sol. Pour y faire quoi, se faire prendre lui aussi ? Quel imbécile... Elle s'appuya contre la rambarde de l'escalier pour observer le hall. Douce odeur de la vengeance, alors qu'elle imaginait le sous-directeur plongé dans la souffrance. Elle vit tout à coup, par les portes grandes ouvertes, une voiture se garer en trombe et leur charmante directrice, encore en uniforme, sortir et courir à son tour. Tss. Cette garce n'avait rien d'une femme, elle était plutôt un mélange raté entre un homme et un animal assoiffé de sang. Sarah la regarda filer au sous-sol d'un air impassible, puis sentit deux mains se poser sur taille. Adrien venait de la rejoindre, tout sourire.

Adrien – Tu rêvais ?

Sarah  – Un peu, sourit-elle en l'embrassant.

Quelques minutes plus tard, ils virent la directrice et son imbécile de mari sortir des sous-sols en soutenant le Japonais idiot, qui avait l'air à moitié évanoui. Elle haussa les sourcils en voyant Daniel suivre derrière. Qu'est-ce qu'il fichait là ? Adrien s'était penché, les yeux écarquillé, demandant ce qui se passait. Elle lui répondit que Kimmitsu avait dû se prendre une poutre sur la tête en voulant narguer les militaires, ce serait bien son genre. Intérieurement, elle jubilait tant qu'elle aurait pu en rire de joie. Sa vengeance était parfaite et ce n'était que le début. Elle allait détruire cet homme immonde qui avait voulu lui prendre son mari. Il allait payer, lui et ses imbéciles d'alliés. Adrien lui pris la main et l'entraîna avec lui pour suivre le petit groupe, qui se rendait au dojo. Regardez-le tituber, ce vaurien grotesque... Elle retint un sourire en le voyant dans cet état, profondément heureuse. Il n'aurait jamais souffert s'il n'avait pas voulu s'interposer entre elle et son mari. Ils entrèrent dans le dojo, eux aussi, alors qu'ils pourraient très bien le laisser agoniser tout seul dans son coin.

Ils s'arrêtèrent à la porte du bureau de l'imbécile, alors que ses petits amis tous mignons l'allongeaient sur des tatamis. Sarah n'eut pas à se forcer pour paraître très inquiète, il suffisait qu'elle pense à ce que risquait son mari dans cette lutte inutile. Adrien s'était jeté à genoux près de l'ordure qu'elle voulait éliminer, repoussant les autres pour l'examiner. Elle s'agenouilla près de son mari, demandant d'un ton doux si elle pouvait l'aider. Si elle pouvait préparer un peu de poison... Adrien lui sourit et l'embrassa rapidement sur les lèvres. Elle lui rendit son sourire, tout en se jurant de continuer à le protéger, coûte que coûte. Les autres se contentaient de regarder, debout ou assis autour d'eux.

Adrien – Ça va aller, ma chérie, ne t'en fais pas.

Elle le regarda examiner le Japonais, puis lui mettre des compresses d'eau froide sur le front. Tiens donc, il avait de la fièvre ? Tant mieux, si seulement cela pouvait lui détruire le cerveau ! Il lui donna quelques médicaments qui étaient rangés dans une petite armoire au-dessus des lavabos, alors qu'elle restait en restait. Elle espérait tellement qu'il souffre. Il ne méritait pas qu'Adrien s'occupe de lui, il ne méritait rien du tout, il n'était que bon à mourir ainsi.

Sarah  – Que s'est-il passé ? demanda-t-elle à Céleste. Il a été attaqué ?
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Céleste Dumoulin
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MessageSujet: Re: Volonté de nuire   Dim 3 Mai - 22:40

Céleste ne cessait de penser à la réunion de la veille. Ils étaient si naïfs ! Elle pensait sincèrement qu’avec toutes ces preuves, les paroles du sous-directeur, et tout le reste, ils changeraient. Mais non. Apparemment, ils restaient aussi butés et ne semblaient pas douter. C’était incroyable ! Un tel comportement lui donnait la nausée, elle ne comprenait pas qu’on puisse laisser les élèves ainsi sans vouloir les aider. Les preuves étaient accablantes, alors que leur fallait-il de plus ?! Céleste n’avait pas lâché un mot depuis la réunion, depuis les paroles qu’elle y avait prononcées, se sentant trahie et abandonnée à la place des élèves. Elle avait eu confiance aux professeurs du Pensionnat… Elle leur avait vraiment fait confiance. A tous. Peut-être s’était-elle isolée et renfermée, mais le comportement et la réunion de la veille n’allaient rien arranger.

La jeune professeure corrigeait des copies, l’air impassible, assise dans un coin de la salle des professeurs. Il n’y avait plus que Daniel et elle, les autres donnant cours ou profitant d’un temps libre pour fuir l’école après ce qui s’était passé la veille au soir. Des lâches… Voilà ce qu’ils étaient. De purs lâches. En particulier Sarah qui ne faisait qu’envenimer les choses, qui n’était même pas fichue d’ouvrir les yeux et qui continuait à croire qu’on la manipulait. Rageuse, elle barra une réponse pourtant pas si incorrecte que cela d’un geste vif et se mordit les lèvres. Elle ne comprenait pas qu’on puisse tomber aussi bas…

C’est alors que des cris, des bruits de pas, de l’agitation se firent entendre dans le couloir. Des élèves, ici ? Ils n’avaient pas à traîner à cet étage ! Elle allait se lever pour les remballer vite fait lorsqu’elle entendit distinctement ce qu’ils disaient. Ils… Ils voulaient parler à la directrice ? Pourquoi ? Que s’était-il passé ? Céleste avait levé les yeux de ses copies et croisé très brièvement le regard de Daniel, plus inquiète à présent. Lui-même s’était levé pour ouvrir la porte de la salle des professeurs… pour se faire assaillir par les élèves. Ouhlà.

Daniel – La directrice n’est pas là, mais à la ca…

Elève – L’armée l’a arrêté !

Daniel – Quoi ? Qui ça ?

Elève – Monsieur Nakajima ! Ils l’ont arrêté !

… Pardon ? Céleste se braqua immédiatement, arrêtant son geste et serrant sa main sur son stylo. Ils… Elle… Sarah. C’était évident ! C’était elle qui s’était levée en trombe en sortant de la salle, hier, elle qui avait hurlé, elle qui était la plus dangereuse tant elle était naïve. Elle avait… Cette femme… Céleste écouta ce qu’expliquait une élève, ne bougeant toujours pas, réfléchissant à ce qu’il fallait faire. Le sous-directeur avait été arrêté et emmené pour ils ne savaient quoi. Il risquait gros, très gros, et ils devaient agir vite. Où l’avaient-ils emmené ? Si les soldats l’avaient arrêté et que personne d’autre n’avait vu le sous-directeur depuis, il n’y avait qu’un endroit possible : les sous-sols. Après tout, le conduire jusqu’à la caserne, avec la directrice qui y travaillait, serait du suicide.

Daniel dit aux élèves de retourner en cours et sortit soudain, laissant un mauvais pressentiment à Céleste. Il n’allait pas y aller comme ça, quand même ?! La jeune femme se leva, courant jusqu’à la porte pour le voir disparaître au coin du couloir. L’imbécile ! Sans réfléchir, elle sortit à son tour, prête à le suivre, et ferma la porte derrière elle… Puis se ravisa. Elle ne pouvait pas ! Elle ne maîtrisait pas suffisamment son don, pas toute seule, même si Cyprien semblait convaincu du contraire. Elle ne pouvait pas. Se tenant la tête entre les mains, Céleste réfléchit aussi vite qu’elle le put et fila jusqu’à la salle de classe de Cyprien. Elle ignorait s’il avait cours ou non, mais il fallait faire vite. Imbécile de Daniel ! Par chance, la jeune professeure arriva très vite devant la classe et, après une rapide vérification d’absence de cours, entra sans frapper, peut-être un peu violemment. Oups. Oui, bah, c’était urgent, pas le temps pour la douceur !

Céleste – Ils ont enlevé Kimmitsu ! dit-elle, à bout de souffle, en attrapant son ami pour l’emmener avec elle. Daniel est allé « le sauver » dans les sous-sols, tout seul, je ne peux pas y aller, tu dois y aller, tu es le seul en qui j’ai confiance ici et ils vont tous les deux y rester ! Je préviens la directrice, elle peut mettre fin à tout ça bien plus vite que nous.

Tout en marchant, Céleste continuait à parler sans laisser à Cyprien le temps de dire quoi que ce soit. Une fois arrivés devant l’endroit où commençaient les sous-sols, elle lui dit d’être prudent et fila vers l’étage pour appeler la directrice en toute urgence. Vite, vite, vite ! Par chance, tout le monde était en cours et les élèves ne traînaient pas dans ses pattes, cela l’aurait agacée au plus haut point à un moment pareil. Le téléphone le plus proche était dans la salle des professeurs qui n’était pas très loin, heureusement. Dès qu’elle y entra, elle se jeta sur le téléphone et recopia le numéro de la directrice, à la caserne.

Céleste – Excusez-moi de vous déranger, mais il y a une urgence. Des élèves ont vu des militaires emmener le sous-directeur, Daniel y est allé seul, je suis allée chercher Cyprien qui s’occupe d’eux mais je devais vous prévenir avant.

Directrice – QUOI ?! Et l'autre abruti est parti tout seul ? Il fallait l'en empêcher !

Céleste – Je ne pouvais pas ! Je ne… Cyprien a besoin de vous, il risque de ne pas y arriver tout seul. Si jamais il doit s’occuper des deux…

Directrice – J'arrive, on reparlera de ça plus tard.

Céleste – Pard…

Céleste regarda le téléphone, plus pâle, sans rien faire pendant quelques secondes. Reparler de ça plus tard… ? Non, stop, ne pas penser à cela. La jeune femme raccrocha et fila vers les dojos, le souffle court. Elle n’avait pas posé de question et s’exécutait, simplement, préoccupée par l’état dans lequel ils allaient retrouver Kimmitsu, les instructions de Cyprien en tête. Passant les portes, voyant des élèves s’entraîner avec l’autre professeure du dojo dans une autre pièce, Céleste attrapa des tatamis, ouvrit la porte du bureau du sous-directeur et déblaya le sol pour les y déposer à la place. Ici, aucun risque qu’il ne se fasse mal, tombe dans les escaliers, ou autre.

Peu de temps après, la directrice et Cyprien, portant le sous-directeur, arrivèrent au dojo. Adrien, Daniel et… Mais que fichait-elle ici ?! Céleste lança un regard noir à Sarah, plus méfiante que jamais, mais ne dit rien pour autant. Pour qui se prenait-elle ?! Et Adrien… Garder son calme. Il allait aider Kimmitsu, c’était le plus important. Si jamais il avait quelque chose de grave… Céleste n’avait aucune preuve, mais elle était sûre que leur collègue y était pour quelque chose. Cependant, sans avoir de preuve tangible, elle ne dirait rien. Mais elle en faisait le serment, elle trouverait la faille quelque part. Sarah était naïve et laissait passer des choses pourtant évidentes, elle avait sûrement commis des erreurs, même sans le vouloir.

Adrien était agenouillé près du sous-directeur, Sarah à ses côtés, et s’occupait de lui. Lui semblait véritablement inquiet, l’auscultant et vérifiant sans doute que ce n’était rien de grave. Céleste, elle, ne cessait de fixer la professeure de mathématiques, évitant en même temps celui de la directrice. Elle ne voulait pas savoir ce que signifiait ce « on en reparlera plus tard », préférant se concentrer sur l’état de Kimmitsu. Il était un des rares à les soutenir, il ne fallait pas qu’il flanche, lui aussi… Une personne en moins faisait toute la différence, pour eux. Surtout si cette personne était le sous-directeur. Sarah demanda si elle pouvait aider Adrien d’un ton si mièvre, aux oreilles de Céleste, qu’elle se raidit un peu plus, ne bougeant pas d’un pouce, regardant le sous-directeur les bras croisés.

Adrien – Ça va aller, ma chérie, ne t'en fais pas.

Ouf. Au moins, il avait un peu d’esprit et ne la laissait pas le toucher, c’était déjà ça. Bon, Céleste n’était pas sûre que ce soit pour les mêmes raisons que celles auxquelles elle pensait, mais l’envisager était rassurant. Cette femme était une vraie peste, une hypocrite, une… Bref. Pauvres élèves… Elle compatissait sincèrement, eux devaient la supporter durant des heures entières, à l’entendre parler, à subir ses cours, alors qu’elle était… Soit. Céleste regarda Adrien prendre des médicaments au-dessus du lavabo, soucieuse. Qu’avait-il ? Pourquoi ces médicaments ? Il avait de la fièvre, mais pourquoi ? Si Kimmitsu risquait gros à cause de cette femme…

Sarah – Que s'est-il passé ? demanda-t-elle à Céleste. Il a été attaqué ?

De mieux en mieux… Elle savait très bien ce qui s’était passé ! Mieux que Céleste, en plus, qui n’avait que la première version, sans la fin, sans le milieu. Elle savait que Kimmitsu avait été emmené par des militaires dans les sous-sols, que Daniel l’avait suivi, mais c’était tout. Et Sarah osait le lui demander…

Céleste – Ce n’est pas à moi qu’il faut poser la question, dit-elle d’un ton froid. Je sais juste que des militaires ont enlevé le sous-directeur, l’emmenant avec eux dans les sous-sols. J’ai appelé la directrice… Mais l’un de vous trois peut peut-être nous en dire plus ?

Céleste avait levé la tête vers Cyprien, la directrice et Daniel, en quête d’informations. Elle se doutait de ce qui s’était passé, en bas, mais peut-être qu’Adrien ouvrirait les yeux en entendant les « sauveurs » de Kimmitsu en parler d’eux-mêmes.

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