1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Histoire de dons

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MessageSujet: Histoire de dons   Dim 20 Déc - 16:49

Les cours de musique n’avaient pas encore repris, la journée de ce jeudi était donc terminée à dix-sept heures, après l’heure d’éducation civique. Le prof leur distribua l’article à lire pour le cours suivant, alors que la cloche sonnait, provoquant un certain remous dans la classe. Cette année, Alexis avait pris musique par défaut, comme option, car il n’y avait pas de cours de dessin et ce qui était proposé ne l’intéressait pas. Se levant, il rangeant son livre et son cahier dans son sac, sans participer à la petite cohue générale, certains se réjouissant de ne as avoir options, ce soir, d’autres partant pour ne pas rater le début de leurs cours, d’autres encore râlant car quelques profs avaient donné du boulot en plus, alors que ce n’était que la première semaine. Alexis sortit à son tour de la salle de classe, disant à ses amis qu’il les rejoignait toute à l’heure, les quittant vite avec un signe de main avant qu’ils ne puissent lui poser des questions. Il avait un rendez-vous, ce soir, à dix-sept heures quinze, et ne voulait pas que ses amis le sachent. Pas plus qu’il ne voulait que les profs s’en mêlent. Surtout la prof de son élément.

Passant au quatrième étage, il confia une enveloppe à un prof pour qu'il la dépose dans la casier de la prof de foudre, pour qu'elle la donne ensuite à Lucas. Il lui avait fait promettre de lui écrire au moins une fois par semaine et d'essayer de le voir de temps en temps, le samedi ou le dimanche. Alexis ne savait pas encore trop comment, en vérité, il devait le récupérer et passer la journée dans le parc avec lui au village ? Ou aller le voir chez lui ? Car dans cette dernière option, il risquait de se coltiner aussi sa prof, et aussi le prof de sciences, qui était donc bel et bien en couple avec elle, maintenant. IL n'avait rien dit sur ce dernier point à personne, au pensionnat. De un, ça ne le concernait pas, de deux, Lucas avait l'air content d'avoir Cyprien chez lui, de trois, il se moquait bien de ce genre d'affaires, les adultes s'arrangeaient entre eux, ce n'était pas son problème. Saluant le prof, il repartit vite fait en sens inverse, la nervosité le gagnant plus fortement à chaque pas. Il mourait à moitié de peur mais ne voyait pas d'autre solutions. Tout allait bien se passer, il devait garder confiance, si tout se passait bien, ses soucis seront finis dans peu de temps. Ou quelques mois, peut-être, peu importe. C'était la dernière solution, sinon la mort.

Passant dans le hall, avançant plus lentement à cause de l'angoisse, il se fit dépasser par trois lycéens partant dans la salle de foudre pour s'entraîner, manquant de trébucher sur la dernière marche. Ici aussi, de longs couloirs en bois clairs, avec un accueil ouvert dans le coin, dès qu'on arrivait dans cette sorte de grande salle qui marquait l'entrée des sous-sols, sans doute une ancienne cave. Il se présenta d'une voix un peu tremblante à la femme assise derrière l'accueil, qui lui sourit puis lui dit de la suivre. Sur le trajet, assez court, vers les bureaux, il remit correctement en place son uniforme, s'appliquant à respirer calmement, ne pas trop stresser ni s'en faire. Bientôt, tout ne sera plus qu'un mauvais souvenir. Ce qu'il avait vécu jusqu'ici, cette école, son don, tout cela sera bientôt loin, effacé, comme si ces années n'avaient jamais existé. La secrétaire frappa  la porte d'un bureau puis ouvrit, le poussant à entrer. Il salua le maréchal, ne le voyant assis à son bureau, s'asseyant avec hésitation alors que la secrétaire refermait la porte. Posant son sac de cours sur la chaise à côté de lui, il commença par le remercier de le recevoir ce soir, se contrôlant pour garder un ton de voix calme, ne pas montrer sa tension.

– J'ai parlé un peu, en début de semaine, à un des conseillers, pour les Guetteurs, reprit-il, assez raide. Je ne veux pas le devenir mais il y a une autre chose qui m'intéresse. Il m'a parlé de vos travaux sur les dons, il y a une chose où je voudrait m'exprimer. Je n'aime pas mon don, il est... Je voudrai ne jamais être né avec ça. Donc...

Il s'interrompit pour ne pas laisser sa voix trembler, se forçant à regarder le maréchal en face. Il pouvait parler, il était venu pour ça, reculer maintenant serait complètement idiot. Il s'efforça donc de garder une attitude calme, sereine, comme si la situation était parfaitement normale. Il savait que la moitié de ses profs, à commencer par la prof de la foudre et la directrice, voudraient le massacrer pour une telle démarche. Elles ne le sauront sans doute jamais, heureusement, lui-même ne pouvait plus rester comme ça, sans agir.

– On m'a parlé de vos recherches pour enlever le don d'une personne et le conserver ensuite, comme une masse d'énergie à disposition. Je me porte volontaire pour qu'on essaye de me retirer mon pouvoir. Que vous le gardiez ensuite, pour la guerre ou autre chose, mais moi, je n'en veux plus. Je veux vous le donner s'il peut servir à la défense de ce pays sans que je n'ai besoin de le porter comme fardeau.
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Albert J. Bradley
Maréchal
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Âge RPG : 54 ans

MessageSujet: Re: Histoire de dons   Dim 27 Déc - 17:13

Le militaire étouffa un bâillement en relisant le rapport qu'il venait de rédiger, signant ensuite assez vite dans un crissement de papiers. Dieu qu'il détestait les journées consacrées uniquement à la paperasse administrative. Son bureau était envahi par toutes sortes de documents, des fiches techniques, des ordres de mission, des rapports, des notes d'archives, des dossiers confidentiels, des instructions pour les divisions et il ne savait quoi encore. Infernal. Tendant la main pour attraper un énorme classeur, il y rangea avec soin ce qu'il venait de ratifier, buvant une petite gorgée de café en lisant la note qu'on lui avait laissé toute à l'heure, sur le mouvement des troupes aux frontières. L'Allemagne avait cessé de remilitariser certaines régions mais il était notoire que leurs usines d'armement se remettaient peu à peu sur les rangs, malgré le traité édité à la fin de la Grande Guerre. Leur propre Gouvernement fermait les yeux, trop embourbé par des soucis politiques ou de religion, trop englué dans des affaires qui n'en finissaient pas, aveugles à ce qui se tramait sous leur nez. Bah, peu importe, l'armée sera prête à réagir lorsque le moment viendra. Il déposa la note dans un coin, la main serrée sur sa tasse de café, écrivant vite fait sur un bout de papier le numéro de téléphone qu'il avait relevé pour contacter directement le commandant d'infanterie, sur-place.

Un rapide coup d'œil à l'horloge lui rappela que la gamin avec qui il avait rendez-vous allait bientôt arrivé. C'était le... troisième, dans ce cas, qui venait de son plein gré à cause d'un pouvoir dont il voulait se défaire. Le premier, ou la première plutôt, était une rouquine, en terminale l'année précédente, pouvant manier l'eau et qui s'en rendait malade. Le second était encore ici, en seconde. Pour tous les deux, le maréchal les avaient inclus dans le programme mais cela ne donnait guère de résultats probants pour le moment. C'était très agaçant... La recherche avait beaucoup progressé ces dernières années, malheureusement, elle restait bloquée dès qu'ils en arrivaient à toucher à la source même d'un don. Dès lorsqu'ils tentaient d'en faire naître un, et le garder stable, ou de l'ôter d'une personne, le lui prendre et le conserver ensuite. Leurs scientifiques tournaient en rond, n'ayant ni le savoir ni le matériel nécessaires pour contourner les problèmes auxquels ils étaient confrontés. Albert soupira longuement en continuant à écrire, s'interrompant lorsqu'on frappa à la porte de son bureau, une dizaine de minutes plus tard. Sa secrétaire fit entrer le petit élève en question, refermant ensuite derrière elle. Albert répondit à son salut, reposant son crayon et pliant avec soin la lettre qu'il venait d'achever pour la glisser dans une enveloppe, pendant que le petit s'asseyait. Il le remercia de le recevoir, le maréchal faisant un vague geste pour lui faire signe d'enchaîner.

– J'ai parlé un peu, en début de semaine, à un des conseillers, pour les Guetteurs, reprit-il, assez raide. Je ne veux pas le devenir mais il y a une autre chose qui m'intéresse. Il m'a parlé de vos travaux sur les dons, il y a une chose où je voudrait m'exprimer. Je n'aime pas mon don, il est... Je voudrai ne jamais être né avec ça. Donc...

Donc il voulait s'en défaire, oui, il n'était guère le premier à demander cela et ne sera pas le dernier non plus. Tous les défenseurs de ces pouvoirs pouvaient clamer à quel point il était beau et génial de pouvoir manipuler la nature tant qu'ils le voulaient, ceux qui ne supportaient plus cela ne pouvaient se taire et continuer à porter un pouvoir dont ils ne souhaitaient pas. Le gosse avait peur, bien sûr, mais qu'il se rassure, personne ne pouvait l'obliger à supporter un pouvoir ainsi. Si ceux qui n'en voulaient pas ou plus pouvaient s'en défaire, n'était-ce pas mieux que d'essayer de vivre avec, ne plus l'utiliser, et risquer de graves blessures voire la mort, car ce pouvoir enfoui deviendra incontrôlable et dangereux ? De base, l'armée se concentrait bien plus sur faire naître un don, le stabiliser, renforcer les pouvoirs existants et comprendre la nature profonde de ces pouvoirs. Trouver le moyen de les manipuler en toutes formes, somme toute. Les faire disparaître ou les enlever à une personne pour ensuite les conserver sous une forme de pouvoir "pure" était assez récent, cela ne datait que d'il y a quelques mois. Peut-être un petit peu plus d'un an, à l'heure actuelle.

– On m'a parlé de vos recherches pour enlever le don d'une personne et le conserver ensuite, comme une masse d'énergie à disposition. Je me porte volontaire pour qu'on essaye de me retirer mon pouvoir. Que vous le gardiez ensuite, pour la guerre ou autre chose, mais moi, je n'en veux plus. Je veux vous le donner s'il peut servir à la défense de ce pays sans que je n'ai besoin de le porter comme fardeau.

– Je vois, dit-il en joignant les deux mains sur son bureau. Pour commencer, respire un peu, tu vas tomber en syncope en te crispant aussi fort trop longtemps. Tu possèdes la foudre, c'est bien cela ?

Il lui jeta un rapide regard pour avoir confirmation, cherchant ensuite le dossier qu'il avait constitué pour les autres jeunes qui étaient déjà venus le voir pour ce même problème. Fouillant un moment dans ce qui traînait sur son bureau, il se souvint ensuite qu'il l'avait rangé avec les derniers dossiers du second laboratoire de Paris. Se levant, il soupira un peu en cherchant ses documents, car même si tout était bien rangé, il y en avait tant qu'il ne pouvait repérer d'un seul coup d'œil ce dont il avait besoin. Une fois installé de nouveau dans son fauteuil, il parcourut rapidement les feuillets pour se remettre en mémoire les dernières avancées sur le sujet et ce qui bloquait les chercheurs pour le moment. A son très grand dam, la liste des problèmes relevés était bien trois fois plus longue et fournie que celle des problèmes résolus.

– Aujourd'hui, nous ignorons toujours comment ôter pleinement le pouvoir d'une personne et encore moins le conserver tel quel. Les recherches sur ce sujet sont récentes, nos chercheurs se sont plus concentré sur le sujet inverse, renforcer un pouvoir chez une personne, ainsi que d'autres choses. Néanmoins si tu le souhaites, tu peux tout de même participer aux programmes. Nous en avons mis un en place à la caserne, récemment. Il n'y aura aucun médicament à avaler ni d'opérations chirurgicales, les seules fois où tu verras des médecins, ce sera s'il faut te faire des prises de sang ou lorsqu'ils contrôleront ton état de santé lors des tests. Mais tu dois être certain de plusieurs choses avant de t'engager dans quoi que ce soit.

Le maréchal avait légèrement haussé la voix sur sa dernière phrase afin d'être certain d'obtenir la pleine attention du collégien. Ce n'était guère le moment d'être inattentif, Albert n'aimait guère se répéter, fut-ce face à des enfants, si ce petit voulait des informations, c'était maintenant ou jamais.

– Tu dois être conscient de ce que tu fais, être parfaitement clair sur ton souhait de vouloir abandonner ce pouvoir, car si tu y parviens un jour, ce sera irréversible, le comprends-tu ? DE plus, comme tu es mineur, il nous faudra une autorisation parentale, afin que tu puisses obtenir un laisser-passer dans les locaux de l'armée, comme pour les Guetteurs. Au cas où tu y es blessé, il faut que tu sois couvert. Enfin, tu dois impérativement être en excellente santé, les tests ont toutes les chances d'être épuisants. Besoin de temps pour réfléchir ? Ou tu as des questions ?

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MessageSujet: Re: Histoire de dons   Mer 20 Jan - 22:17

– Je vois, dit-il en joignant les deux mains sur son bureau. Pour commencer, respire un peu, tu vas tomber en syncope en te crispant aussi fort trop longtemps. Tu possèdes la foudre, c'est bien cela ?

Oui. Alexis hocha la tête avec lenteur, de plus en plus nerveux malgré "l'ordre" venant d'être énoncé. Il savait très bien qu'il ne devrait pas être ici, était parfaitement conscient des risques, savait qu'il devrait être plus prudent et raisonnable, pour autant, il ne pouvait simplement pas faire demi-tour. L'armée était devenu son dernier espoir de se débarrasser d'un don trop encombrant ! Même si ce n'était pas parfait, qu'il en restait des traces, qu'importe du moment qu'il pouvait ne plus s'en servir, à jamais, sans en subir de conséquences ou risquer la mort. Le militaire semblait chercher quelque chose, remuant les dossiers et documents sur son bureau avant de se lever pour aller fouiller dans un placard, au coin de la pièce. Alexis avait ce même sentiment, qui précédait un examen important. La peur d'échouer, le stress, une angoisse qui venait vous prendre à la gorge. C'était peut-être là sa chance, il pourra enfin quitter cette école pour de bon, s'affranchir, être libre de faire le métier qu'il voulait, construire son avenir comme il en avait envie, faire ce qui lui plaisait. Le dessin. Il voudrait intégrer une bonne école pour en apprendre plus. Les deux mains crispées sur les bords de son siège, il regarda le soldat consulter le dossier qu'il venait de prendre, anxieux. Alors ? C'était possible ou non ? Et quelle était la démarche à suivre ? Acceptait-il qu'il en fasse parti ? Ces questions le hantaient, il brûlait autant de savoir qu'il était terrifié par ce qu'il pourrait entendre, dans ce bureau.

– Aujourd'hui, nous ignorons toujours comment ôter pleinement le pouvoir d'une personne et encore moins le conserver tel quel. Les recherches sur ce sujet sont récentes, nos chercheurs se sont plus concentré sur le sujet inverse, renforcer un pouvoir chez une personne, ainsi que d'autres choses. Néanmoins si tu le souhaites, tu peux tout de même participer aux programmes. Nous en avons mis un en place à la caserne, récemment. Il n'y aura aucun médicament à avaler ni d'opérations chirurgicales, les seules fois où tu verras des médecins, ce sera s'il faut te faire des prises de sang ou lorsqu'ils contrôleront ton état de santé lors des tests. Mais tu dois être certain de plusieurs choses avant de t'engager dans quoi que ce soit.

Oui ... ? Le jeune homme avala sa salive avec nervosité, plus crispé que jamais. Même s'ils n'arrivaient pas encore à enlever complètement un pouvoir d'une personne, ils pouvaient tout de même y arriver très vite, n'est-ce pas ? Dans quelques mois, un an, tout au plus ? Il se sentait transpercé par le regard dur et glacial de cet homme, qui l'intimidait avec fureur et lui donnait envie de courir se planquer dans un petit trou de souris pour en plus jamais en ressortir. Un peu comme le jour où il avait été convoqué par la directrice après avoir fait une énorme faute en cours, elle l'avait transpercé du regard, même sans rien dire, une impression qui l'avait terrorisé à l'époque et qui revenait aujourd'hui. Il était tout à fait attentif, jamais aucun prof n'avait eu droit à autant d'attention, même.

– Tu dois être conscient de ce que tu fais, être parfaitement clair sur ton souhait de vouloir abandonner ce pouvoir, car si tu y parviens un jour, ce sera irréversible, le comprends-tu ? De plus, comme tu es mineur, il nous faudra une autorisation parentale, afin que tu puisses obtenir un laisser-passer dans les locaux de l'armée, comme pour les Guetteurs. Au cas où tu y es blessé, il faut que tu sois couvert. Enfin, tu dois impérativement être en excellente santé, les tests ont toutes les chances d'être épuisants. Besoin de temps pour réfléchir ? Ou tu as des questions ?

Une autorisation parentale ? Les siens ne signaient déjà jamais les documents de l'école, à moins d'y être contraints et forcés, ils ne voudront jamais lui signer une autorisation pour se rendre à la caserne ! Alexis entrouvrit la bouche, pris de court;, puis secoua la tête en disant qu'il n'avait pas de questions. Il avait pensé que ce serait plus simple, plus rapide, pas qu'il fallait ce genre de choses. Il y avait forcément une solution... Pour le reste, c'était bon, il était en bonne santé, depuis toujours, ayant une grande chance sur ce sujet. Il savait, de même, très bien ce qu'il voulait, il ne désirait pas ce don et ne le regrettera pas, jamais ! Restait le problème de cette autorisation. Si ses parents refusaient de la lui donner, que faire ? Il pourrait imiter leur écriture, signer à leur place ? Avec un peu d'entraînement, ce serait envisageable. De toute façon, ses parents se moquaient bien de ce qu'il devenait ou voulait faire, ils n'étaient pas du genre très attentifs.

– Je vous remercie d'avoir reçu, je vais récupérer l'autorisation parentale dès que possible.

Il se leva puis le salua, récupérant son sac d'un geste et le jetant sur son dos, avant de quitter le bureau, la tête fourmillant de craintes et questions. Donc il devait obtenir cette fichue autorisation... Sans cela, impossible d'entrer dans la caserne et de participer aux tests. Remontant les longs escaliers, Alexis vérifia qu'il n'y avait personne dans le hall d'entrée avant de s'y faufiler, allant d'abord s'asseoir sur un des bancs pour se poser cinq minutes et réfléchir calmement. Il devait écrire à ses parents, tout d'abord, pour leur demander l'autorisation. Peut-être se moquaient-ils tellement de lui qu'ils allaient signer sans même y prêter attention ? Il n'était pas forcé d'avouer pourquoi il avait besoin de ça, il pouvait mentir. Oui, ce serait même beaucoup mieux. Mentir un tout petit peu, vraiment pas grand-chose. Décidé, il se releva, grimpant à la bibliothèque pour écrire sa lettre. Il n'y avait que très peu de monde, à cette heure, il sera en paix. S'installant à une table, évitant deux profs qui discutaient entre les rayonnages, il se mit au travail. Mes très chers parents... C'était le moment ou jamais d'agir.
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