1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Une course à l'hôpital

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Ste Famille
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MessageSujet: Une course à l'hôpital   Dim 19 Jan - 18:37

[PNJ Arthur]

Accélérer l’allure. Ces trois mots tournaient en boucle dans l’esprit du jeune militaire, nommé ici depuis peu de temps. Avant, il travaillait à Paris pour calmer les gens et empêcher un quelconque débordement, mais depuis peu, il avait été muté à Gray parce que le Pensionnat demandait trop d’investissement. Les élèves se rebellaient, certains membres du personnel aussi bien que la plupart ne fasse rien du tout. C’était désespérant. Quand cela allait-il cesser ? Arthur pensait qu’ils devaient peut-être se calmer, juste un peu. Au moins laisser ces enfants tranquilles ! Mais non… Enfin, soit. Se plier aux règles et exécuter les ordres, rien de plus. Il ne voulait pas être arrêté à son tour, subir les mêmes choses que ces enfants. Les pauvres. Des examens, provoquer leur don, faire des tests encore et toujours pour voir comment les arrêter complètement… Et, pire encore, les utiliser. Arthur n’était pas censé savoir tout ça, petit pion sur l’échiquier géant qu’il était, mais les rumeurs vont vite. Très vite. Et il les croyait, celles-ci.

A peine fut-il arrivé dans le lycée abandonné, d’apparence du moins, mais contenant un hôpital et tout ce qu’il fallait, qu’il reçut des ordres. Il fut emmené chez le chef de son « département » qui lui ordonna d’aller chercher la directrice, l’arrêter, la ramener ici. Pourquoi ? Sûrement parce qu’elle avait râlé en apprenant, il y a de cela deux ou trois jours, qu’un de ses élèves avait été arrêté. Et pas n’importe lequel. Jasper Karinof, fils du Général b(l)asé dans les environs. Inutile de dire qu’il était connu un peu partout, à présent…

Pauvre gamin. Subir un père pareil, qui ne voulait qu’une chose : voir son fils lui succéder dans l’armée. Arthur comprenait sans mal qu’il fasse autant de bêtises à l’école. A ce qu’on racontait, d’ailleurs, il s’opposait à son père dès qu’il osait menacer sa sœur, Laura Karinof, parce que leur père ne lui prêtait aucune attention. Un homme pareil ! C’était une vraie ordure, et il le détestait bien qu’il soit obligé de l’écouter. Intérieurement, il soutenait Jasper et tous les élèves du Pensionnat, ébloui par tant de résistance même si le groupe était restreint, même si le groupe risquait d’être arrêté d’ici la semaine prochaine. Un militaire l’accosta, voyant sa mine dépitée.

Philippe – Allez, souris ! lui dit-il. On est du bon côté, on doit pas se soucier de ce qu’ils leur font. Crois-moi, ça déprime autrement.

- Tu as raison, soupira-t-il. D’ailleurs, je dois y aller… On doit ramener la directrice ici.

Philippe – Prends garde à toi ! Elle est très électrique, à ce qui paraît.

Humpf. Oui, Arthur en avait entendu parler. Bon, il espérait ne pas avoir affaire à cette… particularité de la jeune femme. Mais avec de la douceur et de la gentillesse, elle se plierait. N’est-ce pas ? Il ne faisait ce boulot qu’à contrecœur et n’y pouvait vraiment rien. Il ne savait pas comment aider ce Pensionnat, comment aider ces enfants, ni les professeurs. Et s’attaquer à plus fort que lui tout seul les enfoncerait plus qu’autre chose… Mais bref ! Le jeune homme prit son arme et grimpa dans la voiture. Il devait être aux environs de quatorze heures, les élèves étaient tous en cours. Il avait trainé au maximum pour éviter d’arrêter la directrice aux yeux de tous et de causer sa honte par la même occasion. Pour justifier un tel retard, il avait simplement dit qu’il voulait éviter de provoquer un scandale vu que les élèves étaient tous réveillés.

Arthur descendit de la voiture après un moment, accompagné de plusieurs hommes pour le « couvrir » et éviter toute tentative de rebellion. S’il avait pu, il aurait fait sans eux mais les ordres étaient les ordres. Il se dirigea, guidé par les autres, vers le bureau de la directrice et frappa deux coups brefs, attendant que l’on vienne lui ouvrir. Une voix de femme, qu’il devina être celle de la directrice, lui répondit en lui demandant qui c’était.

- Arthur, un militaire, Madame. Ouvrez, répondit simplement Arthur.

Directrice – Foutez le camp, je n'ai pas de temps à perdre, et j'ai des étincelles qui me démangent. On ne contrarie pas une femme enceinte ! leur hurla-t-elle.

Arthur allait répondre pour essayer de la convaincre mais son « escorte » le poussa sur le côté, avec une certaine attitude pressante par ailleurs. Et enfonça simplement la porte, la menaçant avec leur fusil. Le jeune homme leva les yeux au ciel, tentant de masquer la panique qui naissait peu à peu en lui. Il n’avait pas envie de se faire électrocuter, lui !

- Veuillez nous suivre, Madame. Je suis désolé, mais j’ai des ordres et, même si je n’ai pas envie que cela dégénère, je ne pourrai pas arrêter ces hommes.

Il était sincère et tentait de le montrer par son regard. Il ne pouvait pas arrêter les hommes qui pointaient leurs armes sur la jeune femme, il avait des ordres, malheureusement. Par chance, la directrice se leva en lui lançant un regard noir au passage, puis alla prendre son manteau. Lorsqu’elle passa à côté d’Arthur, il sentit une légère décharge, guère puissante en réalité, mais suffisamment forte pour le faire sursauter sous le coup de la surprise. Il se massa les mains, faisant un bond en arrière alors que les autres chargeaient la jeune femme. Ouhlà, non ! Non, non, non ! Il ne voulait certainement pas être responsable de la mort de quelqu’un !

- Du calme ! hurla-t-il. Je n’ai rien, ça va ! C’est bon, rien de cassé. On y va. Suivez-nous, Madame.

Ils l’escortèrent jusqu’à la voiture, l’obligeant à y monter en étant encadrée par plusieurs militaires. Arthur soupira, ne quittant pas des yeux la directrice. Elle avait un ventre sacrément plus rond que lorsqu’elle était apparue à la télévision, il y a de cela quelques mois. C’était hallucinant. Un ventre aussi rond après si peu de temps… Mais mieux valait ne pas poser de questions. Le reste du voyage se passa dans le plus grand silence jusqu’à leur arrivée à l’hôpital-même. La jeune femme fut conduite, guidée par un médecin, tout comme son élève, dans une chambre fermée, gardée par deux militaires.
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Une course à l'hôpital   Dim 19 Jan - 22:26

Dans cette école, un étudiant n'apprenait pas seulement à se contrôler, faire des algorithmes, écrire en bon Français, ou apprendre l'Histoire de France. Un étudiant, à Ste Famille, apprenait aussi comment on faisait subir à quelqu'un une engueulade en règle, agrémentée de quelques menaces et de diverses insultes particulièrement gratinées. Gabriella savait qu'elle avait la réputation d'une femme dure, glaciale, beaucoup trop nerveuse et tendue, toujours prête à s'enflammer, et limite dangereuse. Mais peu importe pour le moment, tant pis pour sa réputation, tant pis pour tous ceux qui essayaient de lui faire comprendre que "dans son état", elle ferait mieux de se calmer. Elle hurlait sur le général Karinof de toute la force de ses poumons, le traitant de sale collaborateur névrosé et qui ne respectait rien, de père indigne, de sale porc, de monstre, etc.

Le jeune Jasper venait de se faire arrêter cette nuit même, et dès qu'elle l'avait appris, elle avait foncé retrouver le général, et lui hurlait à présent dessus au beau milieu du hall d'entrée. Certains élèves s'étaient arrêtés et les regardait, ébahi. Il y avait aussi un jeune militaire, près de la porte, qui semblait à moitié mort de rire. et elle n'en avait cure.

- Votre propre fils ! hurla-t-elle. C'est votre FILS, sale ordure ! Et vous, vous le jetez dans les pattes de vos "amis", vous n'hésitez même pas à lui faire du mal !

Elle était si furieuse que ses yeux flamboyèrent, et que d'un seul coup, un énorme coup de tonnerre éclata au-dehors, faisant sursauter tout le monde. Cela mit aussi fin à son entretien avec Karinof, et elle lui jura qu'elle fera revenir Jasper. Elle le laissa ensuite en plan, et il partit. Co**. Au bout d'un moment, la petite Laura vint la retrouver, alors que Gabriella était plus que tendue et folle de rage. Elle était pâle, avait une petite mine. Evidemment, avec ce qui se passait.

C'est lui qui m'a enlevé mon frère ?

- Lui, non, grogna-t-elle. Les sales rats qu'il commande, oui ! Mais ne vous en faites pas, nous allons régler ça.

Elle resta silencieuse un petit moment. Gabriella prit une longue inspiration pour se calmer. Elle finit par hocher la tête, murmura un "merci", puis mit les voiles. La jeune femme alla se passer de l'eau sur la figure, histoire de se détendre. De gros nuages noirs commençaient à s’amonceler dans le ciel, au-dessus de l'école, et elle ne voulait pas non plus déclencher un orage. C'était déjà arrivé, et l'expérience n'était jamais bonne. L'après-midi, elle donna cours. Ses élèves étaient comme figés, dans un silence quasi-religieux. Et bien quoi ? Ne lui dites pas qu'ils avaient peur ! Il ne manquerait plus que ça...

Deux jours passèrent, où elle se démena pour faire libérer le petit Karinof. Sans aucun résultat. Assise à son bureau, elle se demandait à qui écrire pour demander de l'aide lorsqu'on frappa deux coups à sa porte. Quoi encore ? Elle demanda qui était le visiteur, sans même se lever.

- Arthur, un militaire, Madame. Ouvrez.

Que lui voulaient-ils encore, ces débiles ? Elle se redressa sur son siège, hésitant entre les foudroyer à travers la porte, qui n'avait pourtant rien fait, ou bien les frapper à mains nues. Il faudra peut-être qu'elle pense à faire un stage pour rester zen, aussi.

- Foutez le camp, je n'ai pas de temps à perdre, et j'ai des étincelles qui me démangent. On ne contrarie pas une femme enceinte ! leur hurla-t-elle.

Leur réaction ne se fit pas attendre. Dans les secondes qui suivirent, ils défoncèrent sa porte, puis pointèrent leurs armes sur elle. Tout à fait charmant ! Elle resta coite, sachant qu'ils n'hésiteraient pas à lui tirer dessus. Leur chef était le petit soldat qu'elle avait vu rire, quelques jours plus tôt. Il était jeune, celui-là, et avait l'air bien naïf. Ils recrutaient leurs pions au berceau, maintenant ?

- Veuillez nous suivre, Madame. Je suis désolé, mais j’ai des ordres et, même si je n’ai pas envie que cela dégénère, je ne pourrai pas arrêter ces hommes.

Des ordres... Ils n'avaient que ça à la bouche. J'ai des ordres, j'ai des ordres ! Et ils se contentaient tous de les suivre bêtement, bien entendu. Elle se leva néanmoins, très droite et fière, puis prit son manteau. Elle aurait cru qu'ils procéderaient plus tôt à son arrestation. Lorsqu'elle passa près "d'Arthur", elle ne put s'empêcher cependant de lui donner un petit coup de jus. Il sursauta et fit un bond en arrière, alors que ses chiens commençaient à se jeter sur elle. Elle allait lever les mains pour leur faire connaître son don lorsque le jeunot hurla que c'était bon, que tout allait bien.

On l'escorta dehors, jusqu'à la voiture. Elle ne décrocha pas un mot, les deux mains posées sur son ventre. Ils l'emmenaient sûrement à l'endroit où était son neveu... Elle qui s'attendait prendre la route de paris, elle eut la surprise de voir la ville de Gray. Leur base était ici ? Elle ne dit toujours rien jusqu'à l'arrivée. Un hôpital... C'était un hôpital ! Camouflé, déguisé, mais un hôpital tout de même. Et il y avait des "patients", des adultes. D'où venaient-ils ? Pourquoi étaient-ils ici ? Elle avait la nette impression que leurs ennemis avaient regroupé en ce lieu tous les partisans du Pensionnat.

On l'enferma dans une chambre. Bon, parfait. Elle fila d'abord jusqu'à la fenêtre. Trop haut pour sauter. Retournant à la porte, elle y appuya délicatement les deux mains, puis les fit glisser jusqu'à la poignée et la serrure. L'air concentré, tête légèrement penchée, elle se concentra sur son don. Ses paumes chauffèrent, et elle les appliqua soigneusement. Une légère fumée s'éleva, en même temps qu'une odeur affreuse. Il y eut quelques jurons derrière, puis une voix tonna, lui demandant ce qu'elle foutait.

- Rien du tout, messieurs ! lança-t-elle d'une voix adorable et douce.

Elle ouvrit brusquement la porte et leur lança une décharge en plein cœur, les assommant direct. Elle s'enfuit aussitôt, se mettant à courir aussi vite que possible. Elle ignorait totalement dans quel secteur elle se trouvait, si cet endroit était grand, où était la sortie. Elle se contenta de courir droit devant elle, ignorant le cri d'alarme qui venait de jaillir dans son dos. Oups, z'étaient rapides les petits gars ! Elle tourna à l'angle d'un couloir, alors qu'une sonnerie d'alarme retentissait. Trouvant une porte de service, elle s'engouffra dans un escalier, dévalant un étage. Et tomba sur quelques gardiens au palier suivant, littéralement.

Elle se débattit comme une furie, alors qu'on lui attrapait les bras et les jambes. Ils la traînèrent dans un long couloir, et au vu de l'agitation ambiante, elle avait dû mettre tout le bâtiment en état d'alerte. Elle leur demanda en hurlant ce qu'ils lui voulaient, se débattant toujours alors qu'ils l'emmenaient. Elle se fit traîner quelques étages plus haut, dans un bureau, où un homme attendait, les mains dans le dos, l'air martial. Ils la firent asseoir et elle poussa un soupir exaspéré.

- Qu'est-ce que vous me voulez ?!

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MessageSujet: Re: Une course à l'hôpital   Dim 26 Jan - 20:49

[PNJ Responsable]

Deux personnes venaient d’être « admises » dans l’enceinte. Deux personnes du Pensionnat plutôt agitées qui risquaient de compromettre tous leurs plans. Enfermer une femme enceinte répugnait un peu Marc mais quand il faut, il faut. Maintenant qu’ils étaient là, sans surveillance, sans protection de la « résistance » de l’école, ils pouvaient faire les tests qu’ils voulaient sans craindre une autre rebellion. Les élèves et les professeurs là-bas étaient, dans l’ensemble, des moutons, des suiveurs, ils ne risquaient pas de leur causer des ennuis. Donc, concentration et méthode. Il prit d’abord le dossier du jeune Jasper Karinof, sur qui on avait déjà procédé à quelques tests qui n’étaient guères concluants. Il fallait le surveiller de près et voir s’il tenait le coup, s’il ne risquait rien… Ce garçon-là était fort, c’était une perle, il ne fallait pas le perdre comme cela.

Vint ensuite le dossier de Gabriella de Lizeux, la directrice du Pensionnat par qui tout avait commencé. Le fait qu’elle soit enceinte n’était qu’un prétexte, mais un prétexte qui avait fonctionné à merveille ! Il avait mis le feu aux poudres, tel un fruit pourri dans un panier que l’on vient de remplir. Et tout s’était enchaîné incroyablement vite par la suite, envenimant la situation, aboutissant à la création et l’organisation d’un hôpital-centre dans le vieux bâtiment qu’était celui-ci. Vieux bâtiment suffisamment sécurisé, néanmoins. Une alarme retentit, signalant une évasion ou un accident. Encore ?!

Mais pas d’étonnement. Marc resta assis à son bureau, impassible et imperturbable, le nez dans ses dossiers. Il savait déjà qui était responsable de tout ce raffut. Ils « hébergeaient » la directrice du Pensionnat qui possédait un don… électrisant, ne l’oublions pas. Alors oui, le responsable de tout cela était tout trouvé. On frappa d’ailleurs à la porte, alors qu’il avait entendu des cris quelques instants plus tôt. Ah, la voilà. Gabriella de Lizeux. Ses hommes la poussèrent à s’asseoir sur une chaise alors que lui-même s’était levé, les mains dans le dos, pour la considérer du regard. Elle avait l’air d’une vraie furie. Néanmoins, son soupir laissait espérer une légère accalmie.

Gabriella de Lizeux – Qu'est-ce que vous me voulez ?!

- Du calme, ma douce, dit-il avec un sourire doucereux aux lèvres sans la quitter des yeux.

Il demanda aux deux hommes de disposer et de rester derrière la porte, histoire d’éviter tout incident malheureux. Il n’avait pas envie de finir grillé avec une telle boule d’énergie et de colère installée dans son bureau ! Dès qu’ils furent sortis, le médecin fit le tour de son bureau et s’y installa, joignant les mains comme s’il priait.

- Nous ne vous voulons aucun mal, j’ignore pourquoi vous pensez cela. C’est pour votre bien, vous me semblez bien trop nerveuse, c’est mauvais pour votre grossesse, dit-il en étant parfaitement conscient que cela allait énerver la jeune dame.

Il fit une brève pause, plongeant son regard dans celui furieux de la directrice. Cette manie de vouloir s’échapper ! C’était dingue, complètement dingue ! Et exaspérant, aussi. Le petit Jasper la veille, elle maintenant… Le responsable poussa un soupir, laissant tomber ses mains sur le bureau d’un geste las.

- Vous n’avez aucune chance de vous enfuir. Un de vos élèves, le petit Jasper, a essayé hier et s’est fait attraper aussi. Il est en plus grande forme que vous, plus fort, plus… inventif, allons-nous dire, finit-il en souriant. Cet endroit est sécurisé, malgré son apparence extérieure. Vous ne pouvez pas vous enfuir. Est-ce que vous le comprendrez un jour ?

Marc resta silencieux, réfléchissant quelques instants. Tout serait plus facile s’ils étaient coopératifs. Ils ne seraient pas obligés de réagir comme cela, aucun d’eux ne souffriraient s’ils daignaient écouter. Chose qu’ils ne faisaient pas, jusqu’ici.

- Pourquoi ne pas coopérer ? Vous pourriez nous aider, calmer vos troupes. Vous pourriez sortir, ainsi, et vivre plus tranquillement au Pensionnat en maintenant le calme là-bas. Qu’en pensez-vous ? Vous y gagneriez, nous aussi. On pourrait aussi… s’arranger pour votre image. Et assurer à vos élèves une protection.
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MessageSujet: Re: Une course à l'hôpital   Mer 19 Fév - 15:42

- Du calme, ma douce.

Une flopée de noms fleuris à souhait lui vint à l'esprit alors qu'il la dévisageait. Elle hésitait entre hurler d'abord et frapper ensuite ou l'inverse. Elle, nerveuse ? Noon, pas du tout, voyons ! Elle disposait simplement d'une réserve de patience fort peu limitée, ajouté à un caractère un peu vif et à des nerfs qui avaient tendance à craquer facilement. Tout cela mélangé la laissait fort peu disposé à subir les sarcasmes d'un sale type se croyant beaucoup plus malin que tout le monde. Elle se contraignit au calme, se contentant de lui lancer un regard noir. Il s'installa, alors qu'elle ne rêvait que de lui arracher son sourire de rat.

Un très bref mouvement dans son ventre la déconcentra un moment. Oh. Elle posa une main sur sa chemise tendue. Les bébés... Elle se demandait s'ils pouvaient ressentir ses humeurs, alors qu'ils étaient bien au chaud et en sécurité dans la poche utérine. Si oui, elle ferait mieux de se détendre un minimum, ne voulant pas les traumatiser avant même leur naissance.

- Nous ne vous voulons aucun mal, j’ignore pourquoi vous pensez cela. C’est pour votre bien, vous me semblez bien trop nerveuse, c’est mauvais pour votre grossesse.

Cela lui faisait mal au cœur de l'admettre, mais il avait au moins raison sur ce point. sa mère la harcelait quasiment pour qu'elle fasse bien plus attention à elle, qu'elle mange correctement et équilibré, qu'elle sache se détendre, qu'elle mette la pédale douce sur le travail, qu'elle se calme, et qu'elle fasse tous ses exercices de respiration afin de préparer l'accouchement. Elle retint un long soupir, exaspérée. Alors comme ça, on ne lui voulait aucun mal ? C'est sûr, elle était paranoïaque. Après tout, si on venait kidnapper et enfermer ses élèves, c'était sûrement pour leur offrir des vacances au soleil ! Elle aimerait bien que ces crétins évitent au moins de lui servir des conneries aussi grosses avec un air aussi convaincu, pour la santé mentale de tout le monde.

- Vous n’avez aucune chance de vous enfuir. Un de vos élèves, le petit Jasper, a essayé hier et s’est fait attraper aussi. Il est en plus grande forme que vous, plus fort, plus… inventif, allons-nous dire, finit-il en souriant. Cet endroit est sécurisé, malgré son apparence extérieure. Vous ne pouvez pas vous enfuir. Est-ce que vous le comprendrez un jour ?

Jasper était ici ?! Bon sang... Elle ne pouvait même pas dire que cela l'étonnait, pas vu ce qu'elle savait de son élève et neveu, mais tout de même. Combien de fois lui avait-elle répété de se calmer, de se battre dans l'ombre plutôt qu'en plein jour, de faire attention à lui ? Trop de fois pour qu'elle puisse les compter... Il était sans doute l'un des rares adolescents enfermés ici. Gaby avait surtout aperçu des adultes, jusqu'ici. Dont beaucoup n'étaient pas en bon état.

- Pourquoi ne pas coopérer ? Vous pourriez nous aider, calmer vos troupes. Vous pourriez sortir, ainsi, et vivre plus tranquillement au Pensionnat en maintenant le calme là-bas. Qu’en pensez-vous ? Vous y gagneriez, nous aussi. On pourrait aussi… s’arranger pour votre image. Et assurer à vos élèves une protection.

Gabriella retourna la tête vers lui, croisant son regard, les lèvres légèrement pincées. Elle réfléchit à toute vitesse, ses mains posées sur son ventre gonflé. Coopérer ? C'était hors de question. Cependant, elle entrevoyait une possibilité bien plus intéressante pour elle. faire semblant de coopérer, pour obtenir sa liberté et travailler dans l'ombre. Cette solution paraissait d'autant plus attractive qu'elle sera plus en sécurité durant sa grossesse. Ici, en ces lieux, elle craignait de perdre ses enfants. Elle se redressa légèrement, pensive, les deux mains sur son ventre. Elle ne sentait pas très bien, sans doute dû au stress et à l'adrénaline qui retombaient.

- J'avoue que ce n'est pas une mauvaise idée... Même si j'ai beaucoup de doute sur la "protection" que vous fournissez aux élèves.

En effet, quand on regardait bien ce qui se passait la nuit, on ne pouvait que douter de ce dernier point. Elle s'appliqua à respirer régulièrement, un peu plus pâle que de coutume. Son cœur battait trop vite, elle se sentait vraiment mal. Elle voulut rajouter quelque chose, mais les sons lui parvenaient de plus en plus difficilement, en même qu'une lourdeur sur la respiration. Un voile noir s'abattit devant ses yeux et elle glissa lentement contre le dossier de sa chaise, évanouie.

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