1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Et se fut aujourd'hui qu'elle arriva....

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MessageSujet: Et se fut aujourd'hui qu'elle arriva....   Jeu 18 Juil - 14:44

C'était encore une belle journée qui s'annonçait ce matin là avec un ciel bleu plutôt bien dégagé. C'était vraiment agréable d'avoir un tel temps pour commencer la journée. La seule chose qui fut pour le moins déplaisante, ce trouva être le bruit du réveille qui trônait non loin de là, sur la table de chevet. Celui-ci deversait dans la chambre, un flot continu de bruit désagréable et impetieux...
 
Une main sortie doucement de dessous la couette, laquelle recouvrait le corps d'Abigaelle, et se dirigea en tâtonnant, vers l'instrument de torture. Oui, même lorsque les jours devenaient plus chaud, elle adorait s'emmitoufler dans son édredon. Elle était comme ça.
La main trouva enfin le mécanisme d'arrêt, et coupa le son de l'infernal appareil. Une minute plus tard, la belle rousse empêtré dans ces bigoudis se redressa lentement et se leva enfin tout en s'étirant. Aujourd'hui allait être une première journée sur son futur lieu de travail. Abigaelle avait rendez-vous en milieu de matinée à l'ecole de la Sainte Famille ou elle devrait rencontrer la dirigeante de l'établissement et régler les derniers préparatifs pour sa future prise de fonction.
La demoiselle s'était mise à rêver debout, en se demandant comme se passera son arrivé dans le nouvelle etablissement. Elle réintégra subitement son corps en apercevant le réveille qui affichait "7h32". Elle s'affola, car il ne lui restait plus que 58 minutes, pour se préparer avant l'arrivé de la voiture depeché ar son frere pour la conduire !
 
La jeune demoiselle jouissait d'une chambre individuelle dans le grand appartement de son frer. Bien moins spacieuse qu'au domaine, elle lui convenait neanmoins parfaitement.  Un lit, une table, une étagère remplie de quelques bouquins, une armoire encastrée avec double portes coulissantes. La salle de bain était plus petite et attenante a la chambre.
 
Une fois lavé et essuyé, Abigaelle s'habilla d'une jupe mi-longue bordeaux, et d'un chemisier classique a col dentelle montant recouvert d'un corset noir ......  Elle achevé de se préparer devant son miroir, libérant ces cheveux qui retombérent en belle boucle dans son dos, elle en ramena certaine sur son crâne pour les fixer en un chignon classique et laissa le reste libre, et se maquilla légèrement. Puis, elle se dirigea la porte de sa chambre, attrapant au passage son "porte document", préparé la veille, et sortie dans le couloir avant se prendre la direction de la salle a manger pour déjeuné et dire au revoir a son frère avant de monter dans la voiture que l'attendait devant l'appartement.

La voiture avançait d'une allure rapide, tout allait pour le mieux, elle était dans les temps.
Abigaelle arriva avec 10min d'avance devant la bâtisse Sainte Famille, et entra dans le hall. Elle consultat le plan et se dirigea vers le bureau de la directrice. Il n'y avait personne dans les couloir de l'établissement . Tout le monde devait soit être en cours. N'y une n'y deux, la demoiselle prit les escaliers, puis suivant les panneaux indicateurs, elle se dirigea vers le bureau de la directrice. Une fois devant la porte, elle regarda une dernière fois l'heure. Elle avait 2 minutes d'avance.
 
*juste dans les temps* songea t'elle en soufflant.
 
Levant sa main, elle toqua la porte deux fois, avant qu'une voix féminine et claire ne lui réponde qu'elle pouvait entrée. Abigaelle empoigna doucement la poignée de la porte, tourna celle-ci, et pénétra dans  le bureau de la directrice.
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Et se fut aujourd'hui qu'elle arriva....   Jeu 18 Juil - 15:59

"Tout n'était plus que ruine.. Les murs de l'école s'écroulaient les uns après les autres, dans un fracas infernal et monstrueux. Les nuages de poussière s'élevaient en volutes sous le regard indifférent de la Lune. Tout s'effondrait, les livres étaient jetés à terre et piétinés, les murs effondrés... Aucun cri, aucune supplication n'y changeait quoi que ce soit. Il n'y avait rien à faire, plus rien à espérer. Juste à pleurer en silence alors que la prestigieuse école disparaissait..."

Gabriella se réveilla en sursaut, rejetant ses draps, et allumant frénétiquement sa lampe de chevet. Le cœur la chamade et en sueur. Elle posa une main sur sa poitrine, le temps que sa respiration reprenne un rythme normal. Elle en tremblait de partout, encore terrorisée. Ce rêve... Elle se leva, enfilant ses chaussons et une robe de chambre. Entrant dans la salle de bain, elle se passa de l'eau sur la figure. Il était cinq heures du matin...

Elle se redressa en soupirant, se regardant dans le miroir. Elle avait une tête à faire peur. Mais qu'est-ce qui lui arrivait, elle dormait mal en ce moment. Et avait parfois des nausées. Comme si c'était le moment d'être malade ! Tous les vieux professeurs semblaient avoir décidés de partir en même temps, ce qui l'obligeait à trouver très rapidement de nouvelles recrues. Elle devait faire passer un autre entretien aujourd'hui même, d'ailleurs.

- Bon, un peu de courage.

Sachant qu'elle n'arriverait plus à se rendormir maintenant, elle prit une douche puis s'habilla, attachant ses cheveux en chignon, puis mangea rapidement avant de sortir faire un tour dans le parc. L'air frais lui fit un bien fou, et lui permit de se détendre. On se calme, la journée venait à peine de commencer.

Elle tâcha de se plonger dans son travail, mais ne parvenait pas à vraiment se concentrer. Elle se sentait bizarre. Après un début de matinée somme toute peu productif, l'heure de son rendez-vous arriva. En tout cas, celle qu'elle attendait était ponctuelle, un très bon point pour elle. Gabriella se repassa un peu d'eau sur la figure pour cacher sa fatigue puis lui dit d'entrer.

Elle se leva alors que la jeune professeur entrait dans le bureau. C'était une femme aux cheveux roux flamboyants, et avec de beaux yeux. Elle faisait assez jeune, mais Gabriella se moquait bien de l'âge de ses professeurs du moment qu'ils étaient compétents. De plus, elle-même avait dû faire face aux critiques pour occuper un tel poste à son âge.

- Madame de la Valiere ? dit-elle en lui serrant la main. Bonjour et bienvenue au Pensionnat de la Sainte Famille. Asseyez-vous, je vous en prie.

Ça y est, ses nausées la reprenaient... Elle avait une sainte horreur des médecins, mais cela continuait trop longtemps, elle sera forcée d'en voir un. En attendant, elle avait bien d'autres chats à fouetter. Elle ouvrit le dossier de sa future professeure, en tirant le CV et sa lettre de motivation.

- Donc, vous avez postulé pour le poste de professeur de l'élément feu. Comme je vous l'avais indiqué, votre candidature est accepté. Lors des entretiens d'embauches, vous avez mieux réussi les tests contrôlant vos aptitudes avec vos deux éléments. De plus, vous savez tenir une classe, ce qui ne fera franchement pas de mal.

Elle lui tendit quelques papiers officiels à signer, ainsi que le règlement de l'école.

- Vous disposez d'un logement de fonction, comme prévu dans votre contrat. Vous êtes libres de partir le week-end et les vacances, mais vous êtes tenue d'être ici les soirs de semaine, sauf évènement en particulier. Ah, et... Ne vous étonnez parfois si vous entendez des cris d'enfants. Une de vos nouvelles collègues a accouché récemment. Enfin. Vous avez des questions ? Après, si vous le désirez, je peux vous montrer un peu le Pensionnat.

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MessageSujet: Re: Et se fut aujourd'hui qu'elle arriva....   Jeu 18 Juil - 18:17

Elle ouvrit la porte et tomba sur une charmante jeune femme au cheveux blond soyeux qui se leva a son entrée. Les deux femmes se ressemblaient assez, jeune et jolie avec une belle allure.. Bien que l'air légèrement fatigué la directrice semblait être une femme agréable et dynamique.

- Madame de la Valiere ? dit-elle en lui serrant la main. Bonjour et bienvenue au Pensionnat de la Sainte Famille. Asseyez-vous, je vous en prie.

Elle lui serra la main d'une poigne franche, elle n'aimait pas les gents qui vous serez la main du bout des doigts....

_ C'est encore Mademoiselle mais c'est exact, dit-elle en souriant, enchanté de vous revoir.

Puis elle prit place dans un des fauteuils en face du bureau de la directrice, les deux pieds aux sols bien ancré, le dos droit et son porte-documents sur les genoux.

La directrice tira deux feuille d'un dossier et lui dit ensuite :

- Donc, vous avez postulé pour le poste de professeur de l'élément feu. Comme je vous l'avais indiqué, votre candidature est accepté. Lors des entretiens d'embauches, vous avez mieux réussi les tests contrôlant vos aptitudes avec vos deux éléments. De plus, vous savez tenir une classe, ce qui ne fera franchement pas de mal.

Puis elle lui tendit le règlement de l'école et des papiers administratif qu'elle signa instantanément sur le bureau avant de lui rendre.

_ Je suis également ravie de venir travailler ici, et excusez-moi de cette arrivé tardive bien sur. De plus si vous avez besoin d'un enseignant pour faire l'introduction a l'élément glace je serais ravie d'encadrer les élèves en attendant l'arriver du professeur titulaire.

Elle lu rapidement le règlement et reprit la parole :

_ D'ailleurs, quelle est la politique de l'établissement sur les punitions ? Je ne pratique aucun châtiment corporel malgré ma sévérité en cours, je tiens à le préciser !

Elle avait dit ceci en perdant un instant de sa tenue, car tout autant que dans sa "famille", les châtiments étaient souvent utilisés dans les établissements scolaires, et elle faisait en sorte de ne jamais y recourir. C'était d'ailleurs un des rares cas ou elle s'attendrissait envers ses élèves, quand elle ne pouvait empêcher une punition physique.

Suite à ce sujet, les deux femmes parlèrent des périodes d'en dehors des cours.

- Vous disposez d'un logement de fonction, comme prévu dans votre contrat. Vous êtes libres de partir le week-end et les vacances, mais vous êtes tenue d'être ici les soirs de semaine, sauf évènement en particulier.

Tout ceci lui allait parfaitement, elle ne voulait pas encombrer son frère trop souvent. Elle y passerait la plupart des vacance et certaines fin de semaines mais elle resterait le plus souvent a l'école.

La directrice ajouta également :

_Ah, et... Ne vous étonnez parfois si vous entendez des cris d'enfants. Une de vos nouvelles collègues a accouché récemment.

Un bébé dans l'école ? Elle n'avait jamais côtoyé de nourrisson, son frère ou les enfants de sa belle-mère étant tous plus âgés qu'elle.
La directrice lui proposa de lui faire visiter les lieux.

_ Je serais ravie de visiter les lieux, et si nous pouvions finir par la salle des professeurs afin que je puisse rencontrer mes collègues ce serais parfait .

Elle rangea l'emploi du temps dans son porte-document, ses affaires arrivant dans la journée, elle les emmèneraient a ses nouveaux appartement plus tard.

Elle se leva et suivit la directrice dans les couloir de son nouveau lieux de travail.
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Et se fut aujourd'hui qu'elle arriva....   Ven 19 Juil - 11:41

La nouvelle professeur avait l'air agréable à vivre, au moins. Tous les ans, Gabriella avait droit à de longues doléances sur des chamailleries dignes de celles d'enfants de maternelle. Jalousie ou autre bêtises dressaient les professeurs entre eux, et il fallait souvent jouer au gendarme pour régler tout cela. Comme les tensions qu'il y avait eu entre la jeune Sarah Smith et leur ancien directeur-adjoint. Deux gamins, véritablement. Ou les tensions qu'elle sentait entre Sarah, et oui, encore, et Alicia Mills, leur professeur de Français. Au secours.

Abigaelle - Je serais ravie de visiter les lieux, et si nous pouvions finir par la salle des professeurs afin que je puisse rencontrer mes collègues ce serait parfait.

Gabriella hocha la tête et l'invita à la suivre. Peu après leur sortie, la sonnerie de la pause du matin retentit, et l'habituel branle-bas de combat s'éleva dans toute l'école. En quelques secondes, elle fut envahi par des bruits de courses, de rires, de cris, d'appels... Tous les jeunes se répandirent dehors, dans le foyer, dans tous les coins. Elle sourit malgré elle. Beaucoup trouvait le spectacle de centaines de jeunes bruyants particulièrement épuisant, voir abject. Mais elle-même adorait ça. C'était son métier, sa passion, sa vie.

- Vous en parliez toute à l'heure, dit-elle en empruntant l'escalier. Il n'y aucun châtiment corporel dans cette école. Chaque enseignant est libre d'appliquer les punitions qu'ils souhaitent, à la condition qu'elles ne soient ni physiques, ni humiliantes. En revanche, il y a un cachot. Il nous arrive d'enfermer quelques heures, voir une deux nuits, des élèves pour les bêtises les plus graves. J'ai renvoyé votre prédécesseur après qu'il ait frappé un collégien.

Professeur qui avait d'ailleurs voulu la poursuivre en justice pour licenciement abusif... Dommage pour lui, il était tombé sur un juge qui condamnait les pratiques barbares sur les enfants et s'était fait débouté très vite. Joyeux souvenir. Elle commença par montrer les salles de classe à sa nouvelle collègue, l'endroit où les élèves pouvaient s'exercer à manier leur don, la bibliothèque. On pouvait sentir dans sa voix une note de fierté lorsqu'elle parlait de cette école. C'était toute sa vie.

Après un grand tour pour les principaux lieux, Gabriella l'escorta jusqu'à la salle des professeurs. Peu remplie à cette heure, car il restait deux heures de cours avant le déjeuner. Estelle était assise près de la porte, son bébé dans les bras. La directrice lui sourit en la saluant, et chatouilla la joue du bébé.

- Donc, Estelle, je te présente Mademoiselle Abigaelle de la Valiere, notre nouveau professeur de l'élément feu. Et voici donc Estelle Martin, professeur d'histoire géographie. Et son fils, Wyatt.

Elle se tourna vers Estelle.

- Peux-tu faire les présentations avec les autres ? J'ai encore un rendez-vous.

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MessageSujet: Re: Et se fut aujourd'hui qu'elle arriva....   Ven 19 Juil - 14:25

Estelle ouvrit ses volets avec vivacité, d'excellente humeur. Elle nageait depuis plusieurs jours dans une bulle de bonheur et de douceur complète. Les problèmes du monde lui semblaient loin ! La crise, les tensions politiques en Europe, tout cela, elle avait posé un voile dessus et ne s'y intéressait guère. Seul son fils occupait entièrement son esprit, jour et nuit, nuit et jour. Son fils qui dormait encore, blotti au creux de son berceau, sous sa petite couverture. Elle se pencha sur lui, écoutant son souffle léger, ses yeux qui tressaillaient sous les assauts d'un doux rêve.

Elle ne revenait toujours pas d'avoir mis au monde cette petite merveille. Son fils, son bébé. Il ouvrit doucement ses beaux yeux clairs et sourit. Estelle le prit délicatement contre son sein et le berça. Il finit par se rendormir, un petit bout de couverture dans la bouche. Là, elle craquait complètement. En gardant son fils dans les bras, elle descendit déjeuner au réfectoire, déjà beaucoup rempli.

Elle aurait bien voulu reprendre ses cours, se sentant suffisamment en forme, mais la directrice l'avait arrêté tout net. Pas avant les vacances de Noël ! Beuh... Ce n'était pas juste, d'abord, elle s'ennuyait, elle. Et ses petits élèves lui manquaient. D'ailleurs, il faudra qu'elle l'organise, ce fameux goûter, pour leur présenter son bébé et fêter sa naissance. Le vieux prêtre se pencha vers elle.

Prêtre - Quand allez-vous faire baptiser cet enfant ?

- Heu...

Elle réfléchit rapidement. Elle ne voulait pas le faire trop vite, pensant son fils encore bien fragile, mais d'un autre côté, il était très important de procéder rapidement au baptême. Elle finit par lui répondre qu'elle réfléchira à une date. Il hocha la tête et la laissa en paix.

Plus tard, après la récréation, elle passait un peu de temps avec quelques collègues dans la salle des professeurs lorsque Gabriella entra, suivant d'une femme qu'elle ne connaissait pas. Estelle retint un soupir d'admiration en voyant ses longs cheveux roux. Elle aurait adoré les avoir comme ça, mais les siens étaient raides et noires.

Gabriella - Donc, Estelle, je te présente Mademoiselle Abigaelle de la Valiere, notre nouveau professeur de l'élément feu. Et voici donc Estelle Martin, professeur d'histoire géographie. Et son fils, Wyatt.

Elle se leva et fit un grand sourire à la jeune femme en la saluant. Elle ne pouvait lui serrer la main, tenant son fils dans ses bras, mais tenait à bien l'accueillir. Ce n'était pas simple d'arriver alors que l'année avait déjà commencé.

Gabriella - Peux-tu faire les présentations avec les autres ? J'ai encore un rendez-vous.

- Oui, bien sûr !

Gaby quitta la pièce, les laissant ensemble. Wyatt s'agitait légèrement dans ses bras. Elle l'embrassa sur le front, les joues roses et le regard brillant.

- Bienvenue au Pensionnat ! s'exclama-t-elle d'un ton chaleureux. D'où venez-vous, si ce n'est pas trop indiscret ? En tout cas, j'espère que vous vous plairez ici !

Elle allait poursuivre lorsque son fils s'agita à nouveau, puis se mit à pleurer, réclamant à manger. Elle eut un petit sourire d'excuse et invita Abigaelle à s'asseoir, tout en encourageant les autres personnes de la salle à venir et se présenter. Elle posa une légère serviette sur sa poitrine et son enfant, comme toute mère le faisait lorsqu'elle allaitait son bébé en public.
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MessageSujet: Re: Et se fut aujourd'hui qu'elle arriva....   Ven 19 Juil - 19:45

Les deux jeunes femmes sortirent donc pour visiter l'école juste avant la sonnerie de fin de cours. Une cohue d'élèves de tout les âges les entourairent bientôt, et la directrice semblait plutôt heureuse de se retrouver au milieux de se joyeux brouhaha.

- Vous en parliez toute à l'heure, lui dit-elle pendant qu'elles s'engageaient dans l'escalier, Il n'y aucun châtiment corporel dans cette école. Chaque enseignant est libre d'appliquer les punitions qu'ils souhaitent, à la condition qu'elles ne soient ni physiques, ni humiliantes. En revanche, il y a un cachot. Il nous arrive d'enfermer quelques heures, voir une ou deux nuits, des élèves pour les bêtises les plus graves. J'ai renvoyé votre prédécesseur après qu'il ait frappé un collégien.

Elle fut heureuse de l'entendre dire, même si le cachot lui semblait encore un peu fort, mais apprécier le point de vu de la directrice envers ces professeur encore tellement archaïques...

Ares avoir vu la bibliothèque le foyer le réfectoire et les autres salles importantes,  la directrice l'amena comme revu  dans la salle des professeurs. Beaucoup de professeur était rester dans leur salle de cours pour la récréation apparemment, a moins qu'ils ne surveillent la cours... Un jeune femme était posé dans un fauteuil près de la porte, avec un nourriçon dans les bras. Après une caresse au bébé, la directrice les présenta.

- Donc, Estelle, je te présente Mademoiselle Abigaelle de la Valiere, notre nouveau professeur de l'élément feu. Et voici donc Estelle Martin, professeur d'histoire géographie. Et son fils, Wyatt.

Elle salua sa nouvelle colegue d'un charmant signe de tete accomagner d'un sourir, et serra doucement la toute petite mains de Wyatt entre ces doigts.

_ Bonjour Estellle, afin si vous permetter que je vous nomme ainsi. Et bonjour Bonhomme, tu as de la chance d'avoir une si jolie maman ..

N'y voyez la qu'on compliment tout a fait poli, et bien sur sincère. Bien qu'Abigaelle n'eu pas l'occasion de se fiancée (malgré une courtes relations avec un collègue dans le premier établissement ou elle avait travailler) et qu'elle n'hésitait pas a faire par de son avis quand elle trouvait une femme belle, elle n'était pas (enfin a sa connaissance) intéresser pour autant ar celle-ci. D'autant plus qu'elle ne se posait de toute manière pas la question, se n'était as du tout courant a cette époque.

- Peux-tu faire les présentations avec les autres ? J'ai encore un rendez-vous.

La directrice prit congés après qu'Abi les bien sur salué. Elle se retourna ensuite vers la jeune maman.

La jeune femme avait des yeux marrons noisette, légèrement en amande, lui donnant un regard à la fois perçant et doux ainsi qu' une longue chevelure qui s'arrête aux épaules d'une couleur belle couleur noire, et une jolie silhouette qui ne laissait pas penser qu'elle venait juste d'accoucher.

Après avoir embrasser son fils elle lui dit :

- Bienvenue au Pensionnat ! s'exclama-t-elle d'un ton chaleureux. D'où venez-vous, si ce n'est pas trop indiscret ? En tout cas, j'espère que vous vous plairez ici !

Surprise un instant ar cette élan d'enthousiasme Abi eu juste le temps de répondre par un :

_ Et bien je....

Quand le tout petit garçon se mit a pleurer.

La jeune enseignante l'invita donc a s'asseoir pendant qu'elle donnait le seins a son bébé. Elle s'installa donc en attendant que les autres professeur viennent vers elles.  Elle fut légèrement gêner de voir la jeunes femme donner ainsi le seins en publique, car chez elles c'était le plus souvent les nourrices qui s'occuper des bébés....

Une fois qu'elles furent donc bien installer elle lui répondit en la regardant bien dans les yeux, ayant peur de gêner sa collègue.

_ Je viens de Normandie, j'enseignait les convenance féminine au collège féminin de Notre-Dame du Perpétuel Secours de Barentin. Mais j'ai démissionner car j'avais besoin de, changer de paysage dirons-nous.

Elle ponctua sa phrase d'un sourire poli pour renseigner qu'elle ne désirait pas s'étendre plus sur les raisons de sont départ.

_ Je trouve que l'école est situer dans un belle environnement en effet, j'aime beaucoup se style d'architecture. On m'a prévenue que les élèves était plutôt turbulent, qu'elle est votre avis sur se point ?

Elle sera poliment la mains d'un autre professeur qui vient se présenter avant de retourner a ces copies. Elle termina sur une dernière question.


_ Et vous, quel est votre élément ?
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MessageSujet: Re: Et se fut aujourd'hui qu'elle arriva....   Ven 19 Juil - 21:09

Sarah avait enfin fini son cours, elle se dirigea vers la salle des professeurs tout en serrant ses poings.

*ah ! Le cours est enfin fini, que c'est élèves sont dissipés cette année, il va falloir que je trouve une solution. *

Elle arriva dans la salle des professeurs et vit Estelle qui tenait son fils sur ses genoux et l'allaiter, elle vit aussi une femme assise à côté d'elle et une de ses collègues installée à une table et travailler.

La nouvelle parla :

-Je viens de Normandie, j'enseignais les convenances féminines au collège féminin de Notre-Dame du Perpétuel Secours de Barentin. Mais j'ai démissionnée car, j'avais besoin de changer de paysage dirons-nous.

Elle sourit et continua :

-Je trouve que l'école est situé dans un belle environnement en effet, j'aime beaucoup ce style d'architecture. On m'a prévenu que les élèves était plutôt turbulent, qu'elle est votre avis sur ce point ?

La collègue de Sarah vint lui serrait la main et repartis s'asseoir. Sarah qui était restée devant la porte, entra, voulu parler main n'eut pas le temps la nouvelle lança de nouveau :

- Et vous, quel est votre élément ?

Sarah se racla la gorge et dit :

- Bonjour, je m'appelle Sarah Smith, je suis professeur de mathématiques, et vous vous êtes ? Vous avez postulée pour un poste ? Eh ben je vous souhaite bonne chance, car nos élèves sont des durs ! il faut du cran pour les gérer !

Sarah était peut-être dure, mais elle voulait bien faire comprendre à cette personne qu'enseigner n'étais pas un métier facile. Elle reprit :

- Nos élèves Turbulent ! c'est un faible mot, ils sont plutôt dissipés, et veulent toujours faire des bêtises, ils n'obéissent pas !

A sa dernière question, Sarah savait que ce n'était pas adressé à elle, mais elle y répondit quand même :

- Moi, mon élément c'est le feu et le vent, Estelle c'est la terre et la foudre. Et vous ? Au fait, le petit Garçon est mon filleul, il s'appelle Wyatt !

En Gros, Sarah pensait *ne touche pas à mon Filleul, sinon ça va mal aller*. Elle était très protectrice sur Wyatt, normal car, elle l'adorait. Elle tendit les bras pour prendre Wyatt et lui souris, mais Estelle tenait à le garder dans ses bras pour l'instant.

- Ah au fait, Gabriella vous a dit qu'on avait des problèmes d'argent ? Votre salaire ne sera pas bien gros ! on a déjà du mal à garder le pensionnat en vie ! Alors, si ça ne vous convient pas, vous savez où est la porte.

Sarah était dur, mais elle ne supportait pas qu'on s'approche autant de son filleul, qui plus est, elle n'aimait pas beaucoup les étrangers. Elle prit une chaise s'assit tout en gardant ses yeux sur Wyatt. L'ambiance, ce n'était pas ça !

*j'ai cassé un peu l'ambiance, mais tant pis, il faut que cette nouvelle comprenne les difficultés ici ! *

Puis, elle fini par se tournait vers la table de travail et regarda les devoirs de ses élèves.
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MessageSujet: Re: Et se fut aujourd'hui qu'elle arriva....   Ven 19 Juil - 21:49

Abigaelle s'était installée en face d'elle. Elle avait de beaux yeux, très francs, mais un peu acérés. Estelle fit passer deux doigt sous le tissu pour amener son sein à la bouche de son fils. Il se mit à téter, les yeux fermés. Elle le recala contre elle, profondément émue. Pour elle, il était primordial qu'un bébé puisse sentir l'odeur de sa mère. Cela lui donnait un sentiment de sécurité, et surtout d'amour. On était là pour lui, on veillait sur lui, il était protégé.

Abigaelle - Je viens de Normandie, j'enseignais les convenances féminines au collège féminin de Notre-Dame du Perpétuel Secours de Barentin. Mais j'ai démissionné car j'avais besoin de, changer de paysage dirons-nous.

Les convenances féminines. Rien que ces deux mots collaient des boutons à la jeune maman. Elle avait eu de ce genre de cours chez les religieuses, et n'y avait jamais pris goût. Elle pensait que cela réduisait la liberté et l'indépendance des femmes. Mais attention, elle ne rejetait pas tout en bloc non plus. Pas vraiment. Mais elle ne supporterait d'abandonner son travail pour être mère au foyer.

Abigaelle - Je trouve que l'école est située dans un bel environnement en effet, j'aime beaucoup ce style d'architecture. On m'a prévenue que les élèves étaient plutôt turbulents, qu'elle est votre avis sur se point ?

Estelle réfléchit un instant. Des élèves turbulents... Le mot était trop faible à son goût. Hyperactifs, surexcités, toujours en quête de bêtises, là, c'était déjà plus juste ! Certains faisaient même peurs, parfois. Elle se souvenait qu'au tout début du mois de septembre, le plafond de l'appartement à côté du sien s'était mystérieusement écroulé. Un accident, oui, peut-être. Ou autre chose. La nouvelle professeur demanda ensuite qu'elle était son élément. Elle allait répondre lorsque Sarah arriva à son tour.

Sarah - Bonjour, je m'appelle Sarah Smith, je suis professeur de mathématiques, et vous vous êtes ? Vous avez postulée pour un poste ? Eh ben je vous souhaite bonne chance, car nos élèves sont des durs ! Il faut du cran pour les gérer !

Ouille, elle y allait fort ! Dès le début... Ce n'était pas une très bonne approche, selon Estelle. Déjà que les gens hésitaient à postuler ici à cause de la nature pour le moins curieuse de l'école.

Sarah - Nos élèves turbulents ! C'est un faible mot, ils sont plutôt dissipés, et veulent toujours faire des bêtises, ils n'obéissent pas !

Là, ce n'était pas faux. Pas tous, grâce au ciel, sinon tout le corps professoral deviendrait dingue.Enfin, pour ceux qui ne l'étaient pas déjà. Elle retint un éclat de rire, changeant son fils de soin. Ses yeux papillonnaient, comme s'il allait s'endormir, là, contre elle. Sarah poursuivit en indiquant ses éléments et les siens par la même occasion. Toujours aussi énergique, mais très dure, pour le coup.

Sarah - Ah au fait, Gabriella vous a dit qu'on avait des problèmes d'argent ? Votre salaire ne sera pas bien gros ! On a déjà du mal à garder le pensionnat en vie ! Alors, si ça ne vous convient pas, vous savez où est la porte.

Estelle lui jeta un regard noir. Ça, ce n'était certainement pas à elle de le préciser ! Tout le monde ici connaissait les finances du Pensionnat, et tout le monde avait déjà vu Gabriella rentrer furieuse après une énième réunion administrative concernant les moyens de l'école. Et Estelle savait très bien que Gabriella préférerait mourir que de voir sa chère école fermer ses portes. Dans tous les cas, non, Sarah n'avait pas à parler ainsi ! En tout cas, ça démarrait bien, c'était le moins que l'on puisse dire.

Elle reboutonna son corsage et enleva la serviette, qu'elle posa sur la table près d'elle, à côté de la peluche de son fils. Elle espérait rattraper un peu le coup, maintenant, histoire de ne pas laisser les choses s'envenimer.

- Voyons, Sarah, il ne faut pas dire de choses pareilles ! Et ce n'est pas non plus à nous d'aborder ces sujets. Gabriella à déjà assez à s'en faire sans rajouter des disputes entre nous.

Elle avait dit cela d'un ton posé mais ferme. C'était vrai, il ne fallait pas de disputes entre eux. Et puis, Gaby lui fichait la trouille lorsqu'elle s'énervait... Si elle avait assisté à ce qui venait de se passer, elle aurait sans doute assassiné Sarah sur-place, puis elle-même avec Abigaelle pour faire bonne mesure. Conclusion de l'histoire, ne pas l'énerver. D'autant plus qu'elle s'échauffait assez vite.

- Un café, Abigaelle ?

Elle servit trois tasses en tendant le bras pour attraper la petite cafetière. avantage du congé maternité, elle avait le temps de préparer du café à sa manière pour tous ses collègues. Pas trop fort, une touche de sucre, plus une petit note de caramel. Allez, relancer la conversation et rattraper ce qu'avait fait Sarah.

- La directrice vous a déjà fait faire le tour du Pensionnat ? Si ce n'est pas le cas, je pourrais vous guider, le temps que vous preniez vos marques. Il faudra aller faire un tour en ville, un samedi.

Elle sentait que l'ambiance était très lourde, et désespérait de ne pas pouvoir y faire grand-chose pour y remédier.
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MessageSujet: Re: Et se fut aujourd'hui qu'elle arriva....   Sam 20 Juil - 0:39

Alors qu'Abigaelle discutait tranquillement avec ses nouveaux collègues, une jeune femme entra dans la pièce, marqua sa présence d'un bruit de gorge et s'imposa  dans la discussion.

- Bonjour, je m'appelle Sarah Smith, je suis professeur de mathématiques, et vous, vous êtes ? Vous avez postulée pour un poste ? Eh ben je vous souhaite bonne chance, car nos élèves sont des durs ! Il faut du cran pour les gérer !

Alors récapitulons ce qui dérange Abi dans sa réplique :
_ la jeune femme s'est exprimée et est rentrée dans la conversation de manière très impolie, mais ça se sont sûrement les cours de bonnes-manières qui laissent des habitudes...
_ Pour une femme de son éducation, sa dernière phrase était une réelle insulte à ses capacités d'enseignante.
Cela faisait près de 7 ans qu'elle enseignait et presque 15 ans qu'elle avait su supporter une marâtre acariâtre et violente, ce n'est pas une demoiselle qui parle trop fort qui allait l'intimider.

Autant la jeune maman était d'une douce amabilité, autant celle-ci semblait.....un peu trop bruyante....

- Nos élèves turbulent s! C'est un faible mot, ils sont plutôt dissipés, et veulent toujours faire des bêtises, ils n'obéissent pas !

Abigaelle la regardait sans rien laisser paraître en attendant par politesse qu'elle finisse de vitupérer....
*Comme si les élèves étaient tous sages et déjà obéissants dans toutes les autres écoles....*

De plus elle se permettait de répondre à une question qui ne lui était même pas destinée et de répondre à la place de sa collègue.

- Moi, mon élément c'est le feu et le vent, Estelle c'est la terre et la foudre. Et vous ? Au fait, le petit Garçon est mon filleul, il s'appelle Wyatt !

Mais c'est qu'elle mordrait la tigresse ! Abi la regarda tendre les bras vers le bébé qui devait être inquiet d'entendre ce mauvais ton autour de lui..... Et en plus elle se prit, comme elle venait de se vanter de son élément, un vent.... Bon je sais succession de jeux de mots mais vu que le comique semblait de rigueur.

Mais le sommet de son impolitesse ne s'en finit pas ainsi, car elle se permit une autre remarque :

- Ah au fait, Gabriella vous a dit qu'on avait des problèmes d'argent ? Votre salaire ne sera pas bien gros ! On a déjà du mal à garder le pensionnat en vie ! Alors, si ça ne vous convient pas, vous savez où est la porte.

Parler d'argent, et surtout parler de l'argent de son employeur, était un manque de respect extrêmement culotté. Elle continuait de perdre des points la pauvre.... Mais pourtant elle ne regardait plus Abi, seulement le petit Wyatt.....

*Serait-elle à se point protectrice qu'elle choisisse des sujets totalement différents de son objet d'affection pour passer sa jalousie ?*

Sans même attendre une quelconque réponse, elle alla s'asseoir plus loin sans plus d'attention à la nouvelle enseignante....  

Abi regarda Estelle, sa nouvelle collègue, pour tenter de voir dans son regard si le comportement du courant d'air bruyant était habituel.
La jeune maman sembla un moment amusé mais lançait surtout un regard dur a sa collègue pour le moment...
Puis elle se rhabilla laissant son tout petit s'endormir tranquillement tandis qu'elle interpella la dénommée Sarah.


- Voyons, Sarah, il ne faut pas dire de choses pareilles ! Et ce n'est pas non plus à nous d'aborder ces sujets. Gabriella à déjà assez à s'en faire sans rajouter des disputes entre nous.

La voix de la maman était calme mais rigoureuse, sa mère parlait de la même manière... C'était une femme de bonne lignée mais elle avait apprit a se servir de son éducation pour grandir sa force de femme, tout comme Abigaelle.
En gardant une élégance constante, la demoiselle se tourna vers elle et demanda :
- Un café, Abigaelle ?

Abigaelle accepta d'un mouvement de tête accompagné d'un regard bienveillant pour la remercier de son intervention. Elle était la dernière arrivée, il convenait qu'elle soit la dernière à s'exprimer...

- La directrice vous a déjà fait faire le tour du Pensionnat ? Si ce n'est pas le cas, je pourrais vous guider, le temps que vous preniez vos marques. Il faudra aller faire un tour en ville, un samedi.

Elle était adorable de tenter de remettre la température ambiante a niveau.

_ Merci Estelle, j'ai déjà fait le tour de l'école mais je serais également ravie de visiter la ville en votre compagnie. Mais veuillez m'excusez, votre collègue m'a posé des questions, il serait rajouter de l'impolitesse que de ne pas y répondre.

Elle se leva et alla se présenter devant le courant d'air qui avait refroidi la pièce. Ses yeux devaient être encore plus clairs que d'habitude, rare signe visible de son agacement...

_ Mademoiselle Smith donc, enchantée de vous rencontrer. Je me permet de venir répondre a vos interrogations puisqu'il me semble que vous aviez oublié d'en attendre les réponses.
J'ai postulé et ai été recrutée comme professeur de l'élément feu. Pour ce qui est des élèves, j'en ai déjà eu quelques uns dans mes classes, je pense pouvoir m'en sortir, on n'enseigne pas 7 années sans en tirer des leçons n'est-ce pas ?


Elle arborait une attitude tout à fait calme, presque frileuse, mais la politesse, toujours la politesse....

_ Mais je vous remercie de votre inquiétude à ce sujet. Ne vous en faite pas, il parait même que je suis une professeur sévère mais les résultats sont là !

La plupart des élèves, garçons comme filles qu'elle avait eu dans sa classe avaient décroché la mention dans sa matière, et elle avait même réussi à inscrire plusieurs jeunes filles boursières dans un lycée de formation d'infirmière coté de la région.

_ Et puis, n'est-ce donc pas notre rôle que d'apprendre à ces jeunes à devenir des adultes responsables et épanoui dans notre société ? Il faut bien commencer avec de la simple poudre d'ocre qui se disperse au vent avant de la transformer pour peindre et réaliser de belle toile.

Ha oui, vous apprendrez que les jolie métaphore sont également là pour dissimuler le peu de poésie de ses émotions

_ D'ailleurs, il est de convenance de vous féliciter pour votre statut de marraine, une belle responsabilité, comme l'est le métier d'enseignant.
Et, pardonnez la longueur de mes phrases, mais je maîtrise donc le feu, ainsi que le pouvoir de la glace tout aussi parfaitement.


En souriant, elle cligna d'un oeil qui devint totalement blanc, comme télé, puis cligna de nouveau et il redevint normal.

_ J'ai bien sur entendu parler de l'état financier de l'établissement, on ne postule pas dans une école sans se renseigner dessus au préalable.... Mais ce n'est pas ce qui m'intéresse en premier dans mon choix cela va de soit. Je pense qu'il y a des valeurs humaines bien plus importantes. Après s'il vous semble que l'état d'un salaire peu importer dans le choix d'exercer ou non dans un établissement, c'est peut être vous qui lorgnez la porte de sortie..

Elle pensait d'ailleurs que si elle mettait une telle ambiance avec les autres professeurs, on avait dû la lui menacer plus d'une fois...

_ J'espère vous avoir moins offensée que se que vous avez fait a mon égard chère collègue. Je vais me permettre d'aller finir le café servit par notre charmante amie maintenant.

Elle s'inclina légèrement, n'ayant pas perdu une once de souffle, et se rassit a sa première place.
Encore un peu tendue, elle adressa un sourire d'excuse a Estelle et lui dit doucement :
- J'espère que le petit était couvert, l'ambiance s'était assez refroidie pour un si petit être. (Une note d'humour ne fait pas de mal)Excusez-moi si j'ai pu paraître hautaine, mais je n'aime pas beaucoup l'impolitesse, les adulte devraient montrer l'exemple, surtout dans une école.

Elle porta donc le café a ses lèvres et poursuivit, l'échange de politesses étant clos pour elle.

_ Si vous voulez bien me montrer la ville, je serais ravie de vous emmener passer une journée a Vesoul avec moi un prochain weekend.

En attendant, elle avait bien montré qu'elle ne manquait pas de cran... Bon elle avait bien soif maintenant, ça use le gosier de garder son attitude intacte en cachant ses émotions derrière de belles phrases. Car oui, elle était un peu triste que son arrivée ait si vite dégénérée, mais une seule personne désagréable n'entacherait pas son enthousiasme d'être ici, surtout que la jeune maman semblait de plus en plus être une personne toute a fait charmante et agréable.
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MessageSujet: Re: Et se fut aujourd'hui qu'elle arriva....   Dim 21 Juil - 15:35

Abigaelle - Merci Estelle, j'ai déjà fait le tour de l'école mais je serais également ravie de visiter la ville en votre compagnie. Mais veuillez m'excusez, votre collègue m'a posé des questions, il serait rajouter de l'impolitesse que de ne pas y répondre.

Ambiance, ambiance... Pour le coup, Estelle en voulait vraiment à Sarah pour avoir agressé la nouvelle professeur dès son arrivée. Ce n'était pas convenable, indécent, et la preuve d'une impolitesse inimaginable. Elle pouvait presque palper la tension, l'air extrêmement lourd de la pièce. Elle rafraîchit son bébé avec une serviette humide alors qu'Abigaelle attaquait à son tour, les yeux brillants et glacials.

Elle qui était partisane de ne jamais créer de disputes devant les enfants, même aussi jeunes... Elle savait que même les bébés pouvaient percevoir les tensions entre adultes et que cela les effrayait. Ils avaient besoin d'être entourés d'amour et d'affection, pas de bagarre. Elle n'écoutait que distraitement ce qui se disait, affreusement gênée. Abigaelle allait avoir une très mauvaise opinion d'eux tous et du Pensionnat, après ça ! Et si jamais elle décidait de partir ? Pourquoi diable Sarah avait eu l'idée de mettre une telle ambiance dès le départ ? Bel exemple à donner à leurs élèves...

Abigaelle - Et puis, n'est-ce donc pas notre rôle que d'apprendre à ces jeunes à devenir des adultes responsables et épanouis dans notre société ? Il faut bien commencer avec de la simple poudre d'ocre qui se disperse au vent avant de la transformer pour peindre et réaliser de belles toiles.

Jolie métaphore... Au moins avait-elle du répondant et de la conversation. Estelle se demandait de quel milieu social elle venait. La majorité des élèves et des professeurs étaient "de la Haute". C'était une école très huppée et prestigieuse, chère, et les élèves boursiers étaient rares. Estelle, elle, était une "fille du voyage". Une nomade, vivant en caravane et se déplaçant de camps en camps avec sa famille. Famille qu'elle avait abandonné à treize ans. Elle ne s'y retrouvait plus, faisait de longues fugues, et la dernière fut la bonne.

Après une longue errance où elle avait bien manqué mourir de faim, elle avait été recueillie par des Religieuses. Religieuses qui avaient transformées la petite sauvage qu'elle était alors en une jeune fille respectable, avaient consolidées ses connaissances, enseignées les bonnes manières... Mais Estelle n'avait jamais oubliée ses origines. Elle voulait garantir sa liberté et sa façon de vivre la vie. Elle apprenait facilement, et avait toujours ce besoin d'air, de voyage. Abigaelle finit par se rasseoir en face d'elle.

Abigaelle - J'espère que le petit était couvert, l'ambiance s'était assez refroidie pour un si petit être. Excusez-moi si j'ai pu paraître hautaine, mais je n'aime pas beaucoup l'impolitesse, les adultes devraient montrer l'exemple, surtout dans une école.

Ça, ce n'était pas faux, particulièrement en ce moment.

Abigaelle - Si vous voulez bien me montrer la ville, je serais ravie de vous emmener passer une journée a Vesoul avec moi un prochain weekend.

Estelle eut un sourire ravie. Elle adorait qu'on lui fasse découvrir de nouveaux endroits. Elle en connaissait déjà pas mal, du fait de son enfance, mais le besoin de bouger était bien ancré en elle. Elle but son café à son tour, alors que Wyatt s'endormait contre sa poitrine.

- J'en serais très heureuse ! dit-elle avec un large sourire. Et j'espère que vous vous plairez ici. C'est toujours amusant de voir comment certains élèves réagissent face à de nouveaux professeurs... Oups.

Elle essuya la tâche de café qu'elle avait fait tomber sur son corsage puis recala son fils contre elle.

- Bien, je vais devoir y aller, il faut que j'emmène le petit chez le docteur pour son vaccin. Je vais appeler un taxi.
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MessageSujet: Re: Et se fut aujourd'hui qu'elle arriva....   Dim 21 Juil - 17:24

- J'en serais très heureuse !. Et j'espère que vous vous plairez ici. C'est toujours amusant de voir comment certains élèves réagissent face à de nouveaux professeurs...

Elle ne doutait pas de se plaire ici ; un beau lieux, des élèves (car aussi exigeante qu'elle était elle les appréciaient, pour la plupart), des enseignante très agréable (et ceci de manière sincère tout autant qu'ironique ). De plus elle était quand même heureuse de ne plus enseigner les bonnes manière, car c'était une matière, qu'elle maîtriser parfaitement comme son emploi actuel, mais qui était rebarbative pour les élèves... Elle remarqua également qu'elle n'avais pas vu de personnel masculin si se n'est le concierge. On lui avait montrer les cuisines mais le personnel y été occupé donc elles n'y été as rentrées. Elle regarda autour d'elle mais il n'y avait as de professeur homme.

Une petite marque de surprise retourna son attention sur Estelle.


- Oups.

Un tache de café soulignait son corsage. Abi sorti prestement un mouchoir en coton de son cartable, imbiba un coin avec l'eau d'une carafe proche et frota doucement le vêtement de sa collègue.

_ Permettez-moi. Pour éviter de laisser des traces, frotter la tache avec du savon de marseille et un eu de sel se soir, ça sera comme neuf.
Ensuite Estelle commenca a ramasser ces affaires et dit :

- Bien, je vais devoir y aller, il faut que j'emmène le petit chez le docteur pour son vaccin. Je vais appeler un taxi.

Abi se leva et lui proposa aimablement :

_ Si vous voulez, j'ai louer une voiture pour la journée qui doit amener le reste de mes bagages incessamment sous peu, je peux vous proposer d'en profiter pour faire le trajet plus rapidement, cela fatiguera moins votre petit.

Elle regarda le nourrisson qui dormait contre sa mère.
* Je ne supporterais pas de faire une piqûre a un si petit enfant....*
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Et se fut aujourd'hui qu'elle arriva....
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