1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Un endroit étrange

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William Holbrey
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Âge RPG : 27 ans

MessageSujet: Un endroit étrange   Mer 8 Fév - 23:06

Well… Ce gouvernement était profondément ennuyeux, ils ne riaient même pas lors de la plupart de ses tours. « Shitass, Mister President », songea-t-il en rangeant ses cartes. « This kids were bored, thank you so much… » Vraiment, ce qu’il adorait le plus, lorsqu’il venait faire de son mieux pour distraire des enfants malades, c’était que des abrutis en costard viennent se montrer en mécènes pour les journalistes et gâchent tout le spectacle. En quittant la salle, il laissa échapper un énième soupir et faillit manquer l’appel du nouveau président, ou plutôt chef de ce charmant coup d’Etat, près de la sortie. William se retourna vers lui et s’efforça de lui sourire et le saluer poliment, parlant Français avec un très fort accent Irlandais ressortant à chacun de ses mots. Même en souhaitant dissimuler ses origines, il aurait bien du mal, tout en lui faisait resurgir ce léger détail. Sa façon de se vêtir, de parler, les mots de sa langue maternelle venant sans cesse se mêler à son discours lorsqu’il parlait une langue étrangère, sa démarche, ses goûts culinaires et musicaux, en bref, tout en lui rappelait qu’il était issu de la glorieuse Republic of Ireland.

French President – Vos tours d’illusionniste sont impressionnants, je n’avais jamais vu cela auparavant.

William – Hum, thank you, I would like some… Sorry. Je veux dire, merci, c’est… agréable à entendre. Je travaille beaucoup for my public. Pour mon public, dois-je dire. And je suis beaucoup aidé pour ce qui est « magic ».

French President – Ah, vous disposez d’un complice qu’on ne peut voir ?

William – No, I don’t. But, j’ai un… comment vous dites in French. J’ai un pouvoir, the water, qui m’aide beaucoup pour l’illusion, if you see what I mean.

Il sourit au politique, qui lui rendit un air assez pincé en retour. Oh, bon, si ça ne lui plaisait pas, whatever ! Ils échangèrent quelques banalités puis le mentaliste prit congé, sortant de la petite salle où avait lieu son spectacle, puis héla un taxi. Messieurs les politiques, bonne journée à vous. Il rentrait à son hôtel se reposer un peu, demain sera un autre jour. Le taxi s’arrêta à sa hauteur et ouvrit la vitre côté passager, pour que le jeune homme puisse se pencher et lui demander de le conduire à son hôtel. Il dû lui relire correctement l’adresse exacte qu’il avait noté sur un bout de papier puis grimpa dans la voiture noire, ne lançant qu’un regard derrière lui, vers le nouveau président, qui tirait toujours une tête bizarre. Well, that guy was very, very weird… A little scary, also… Comme un homme qui vous considérait comme une personne très dangereuse à éliminer de toute urgence. William le garda en vue aussi longtemps que possible, jusqu’à ce que le taxi tourne à l’angle d’une rue et que le tout disparaisse derrière, au loin. Quelques minutes plus tard, il arriva à son hôtel, payant la course rapide puis rentrant avec son sac sur le dos. Un peu de repos, puis il s’occupera de sa paperasse avant de reprendre son entraînement quotidien.

L’heure suivante passa vite. Il dormit une petite vingtaine de minutes puis s’occupa des tracas administratifs. Après ça, laissant ses affaires dans sa chambre et fermant à clé, il descendit à la réception puis au-dehors, dans le petit parc de l’autre côté de la route, pour fumer tranquillement une cigarette. Il la sortait de son petit paquet lorsqu’une petite douleur le vrilla tout à coup à la nuque, lui arrachant un couinement de surprise, alors qu’il pensait avoir été piqué par un insecte. Un instant plus tard, il se sentit inexplicablement fatigué, alors qu’il avait fait une sieste, puis son corps s’engourdit. « What it’s this shit… » Son paquet et la cigarette tombèrent au sol un instant avant lui-même. S’effondrant avec une certaine lourdeur, ses yeux se fermèrent bien malgré lui et il sombra, sans plus pouvoir lutter. Flottant dans une semi-inconscience léthargique, les yeux clos, il ne sentit qu’à peine qu’on déplaçait son corps, ne pouvant pas reprendre le contrôle de ses propres membres. C’était comme un très long cauchemar, où on voulait courir pour échapper à un danger filant sur vous alors que vos deux pieds restaient cloués au sol. Cela dura un long moment puis ce fut l’inconscience, cette fois parfaite et totale, qui prit le dessus, l’emportant vers d’autres cieux plus sombres.

Lorsqu’il se réveilla, William mit beaucoup de temps à retrouver ses esprits. Il cligna des yeux une fois, deux fois, trois fois, la vue brouillée, bougeant avec difficulté. What happened ? Il était couché dans ce qui semblait être un lit d’hôpital… Oh, il avait fait un malaise dans le parc ? Un autre type était là, un docteur d’après son allure, qui se retourna lorsque William bougea. Le type lui dit avec un sourire bienveillant qu’on l’avait retrouvé dans un parc à côté d’un hôtel et qu’un passant l’avait vu s’effondrer tout d’un bloc. Il devait rester tranquille pour le moment, un médecin allait passer le voir pour l’examiner et comprendre d’où était venu le malaise. Encore trop sonné pour réagir, le jeune homme se contenta de dire oui de la tête et se recoucha, son interlocuteur sortant de la chambre avec un dossier sous le bras. Tss, ce n’était pas son genre, pourtant, de tomber comme ça. Pour s’occuper, il regarda un peu partout autour de lui, pinçant la bouche en constatant l’hygiène douteuse de l’endroit. Les murs auraient besoin de coups de peinture et les meubles étaient vieillots. Le sol était crade. Not a nice place… Il se leva à nouveau puis s’habilla avec ses vêtements retrouvés sur une chaise bancale, enfilant ses chaussures.

William – There is someone ? appeal-t-il très doucement. Hello ?

This hospital also was a little creepy… Like the president… Un cri le fit sursauter comme un petit garçon de dix ans et il réalisa que la nuit tombait doucement, au-dehors. Hum, ok ! Il se sentait mieux, même s’il avait mal à la tête, ce n’était pas la peine de le garder ici pour la nuit, don’t worry, guys. Il poussa lentement la porte de sa chambre pour jeter un œil dans le couloir. Wow, indeed, la notion de propreté et de salubrité ne les étouffait pas, ici. Un nouveau bruit le fit sursauter et il courut à moitié sur quelques mètres, entrant dans la première chambre qu’il trouva et referma très vite la porte. Un bruit de respiration se fit alors entendre et il marcha jusqu’au lit, se penchant avec un murmure de surprise. A woman… He knows her… She was sick ? Il la prit un peu par l’épaule pour la secouer, tout à coup très angoissé. This woman… Elle était censée être en fuite and not in this kind of hospital. Il la secoua jusqu’à ce qu’elle ouvre les yeux, de plus en plus inquiet.

William – Headmistress ? You’re all right ? Wake up, it’s not natural… This place is weird… Wake up, please.

Il avait vraiment le sentiment qu’il se passait des choses très graves. Voyant un verre d’eau sur la petite table roulante à côté, il le prit pour faire boire la jeune mère, l’encourageant, moitié en Anglais, moitié en Français, à se réveiller, à se lever.

William – Que faites-vous ici ? Wake up, quickly ! You can walk ?

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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Un endroit étrange   Ven 24 Fév - 19:47

Un choc sourd puis plus rien. Voilà où s’arrêtaient ses souvenirs le peu de temps où Gabriella s’efforçait de les rassembler, lorsqu’elle parvenait à s’arracher aux griffes d’un sommeil comateux lui faisant perdre son orientation et ses sens. Une fois de plus, elle s’efforça d’ouvrir les yeux, avec l’impression d’avoir les paupières si lourdes qui lui sera à jamais impossible de se lever à nouveau. Elle se souvenait… Elle avait été là-bas… Des élémentaires avaient entrepris des actions de force très violentes contre le nouveau gouvernement et certaines avaient touché des civils innocents. Avec d’autres, elle s’était rendue là-bas pour leur parler et les inciter à cesser cette forme de combat pour ne pas attirer encore plus la haine sur eux tous. Ils commençaient tout juste à discuter lorsque la petite lumière du local en sous-sol s’était brusquement éteinte puis quelqu’un avait crié. Pas le temps d’allumer la lumière ou de faire quoi ce soit, elle avait reçu un coup en pleine tempe par ce qui devait être une barre de fer, ne pouvant entendre, avant de s’évanouir, que le bruit lourd de corps s’effondrant au sol. Etaient-ils tombés dans un piège ? Avaient-ils été trahis ? Impossible de le dire, aujourd’hui…

Une nouvelle fois, Gaby sortit un bref instant des brumes l’entourant puis elle sombra à nouveau dans l’inconscience, avant d’avoir pu comprendre où elle était et c’est qu’elle faisait ici. Dans un état de mi-veille, mi-coma, elle avait l’impression de flotter dans une sorte de monde noir et brumeux, où rien ne pouvait être entendu ou défini. Le vide, le néant… Parfois, des sons et des brides d’images lui parvenaient, elle avait l’impression qu’on la déplaçait d’un endroit à l’autre, puis tout redevenait sombre et silencieux. Plongée dans un vide terrifiant, elle sentit à nouveau quelque chose tenter de l’atteindre, comme si quelqu’un la secouait. Embrumée, les paupières trop lourdes pour être capable de les soulever, elle ne réagit pas tout de suite, laissant la sensation de côté en souhaitant qu’elle disparaisse, pour retrouver le calme. Mais ça ne disparut pas, devenant de plus en plus en fort. La jeune femme entrouvrit finalement les yeux, éblouie par une vive lumière blanche, et crut tout d’abord que ça y est, elle était morte et arrivée au ciel. Mais… Elle était morte depuis longtemps ? C’était pour ça qu’elle se sentait si engourdie ? Et pourquoi il y avait-il une lumière si forte et blanche ?

– Headmistress ? You’re all right ? Wake up, it’s not natural… This place is weird… Wake up, please.

Pourquoi un ton si pressant, même les anges étaient stressés ? Gaby voulut parler puis le murmure se perdit sur ses lèvres, pendant qu’elle clignait des yeux pour échapper à la lumière. C’était bruyant, le paradis, elle entendait des bruits, au loin… Comment était-elle morte, au juste … ? Elle se souvenait juste du choc, la douleur à la tête, puis le reste avait été bien trop confus pour qu’elle comprenne. On lui fit tout à coup redresser la tête et de l’eau coula dans sa gorge, manquant de la faire s’étouffer. Et ce bruit, qui continuait ! Des paroles, en Français, et en… Anglais, bizarrement, si c’était bien de l’Anglais. Pourquoi devait-elle se relever si elle était décédée ? Au contraire, il fallait la laisser couchée… Comme tous les autres, dans une boîte, et voilà, sous terre, il n’arrivera plus rien. Elle sentit un bras autour de ses épaules, essayant de lutter pour y voir clair puis abandonnant. Trop dur pour le moment, désolée, elle ouvrira les yeux plus tard. De toute façon, inutile d’être pressé… Si c’était vraiment fini, tant pis… On pouvait la laisser allongée là, ça ne changera pas grand-chose.

– Que faites-vous ici ? Wake up, quickly ! You can walk ?

Toujours ce ton très stressant et pressant. Pas de panique, ça arrivait à tout le monde, de passer l’arme à gauche, il fallait vraiment se dépêcher pour entrer au paradis ? Ou en enfer, aussi. Ou les deux. Peu importe. Son front retomba contre le type qui la tenait, avec un murmure étouffé. Ce qu’elle faisait ici … ? Aucune idée… Comment répondre, de toute façon, elle n’en avait aucune idée elle-même, et c’était plutôt à lui de le dire, s’il récupérait les âmes des gens après leur décès. Puis… Si elle était morte, ça voulait dire que son bébé était mort aussi ?! Cette pensée lui arracha un petit sursaut d’effroi et elle put s’agripper à l’homme bizarre qui parlait Anglais, luttant pour enfin ouvrir les yeux pour de bon. Sa vue très trouble la déstabilisa un instant puis elle réalisa qu’elle était dans un grand lit avec une odeur d’antiseptiques, sous une lumière forte et blanche venant d’une grosse lampe au-dessus de sa tête, dans une chambre… bizarre. Et sale. Si c’était ça, le paradis, elle aurait un ou deux mots à dire au propriétaire. Sa main libre tâtonna contre son ventre, qu’elle trouva toujours un peu gonflé. Qu’est-ce que…

– Mon... bafouilla-t-elle d’un ton si bas qu’il en devenait à peine audible. Bébé…

Le vertige revint très soudainement et elle s’effondra complètement contre le type, refermant les yeux, ayant envie de vomir l’eau qu’il lui avait fait avaler. Etait-elle morte ou en vie ? Et son enfant ? Que s’était-il passé ? L’esprit se remettait en marche, sortant par force des brumes persistantes l’entourant de toutes parts et la cernant.

– Où suis-je ? parvint-elle à articuler, au prix d’un immense effort.

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William Holbrey
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MessageSujet: Re: Un endroit étrange   Lun 27 Fév - 19:21

Presque aucune réaction, why ? Perhaps a drug or… Ce devait être ça, oui, il n’y avait aucune autre explication possible. Shit, they aren’t more time, if they… Jetant un regard nerveux derrière son épaule, avec le sentiment de plus en plus oppressant d’être tombé dans un affreux piège se resserrant sur lui, sur eux, comme un étau de fer, il écouta un instant pour être sûr que personne ne venait par ici, puis reporta les yeux sur la jeune femme. No time, no… Il passa les mains sous ses aisselles pour la soulever, y mettant trop de force par rapport au poids qu’il avait escompté pour une femme de cet âge et enceinte, elle retomba contre lui avec une certaine brusquerie avant qu’il ne la rattrape. Wow, skinny… She was supposed weight heavier! Normally, pour son âge, son état, four or five kilos more. Gêné, on ne touchait pas les femmes comme ça, normalement, il passa un bras dans son dos, en regardant une fois de plus vers la porte. Oh, come on, quick, wake up, please ! Finally, elle bougea et s’agrippa à lui d’une main, avec un sursaut, rouvrant vraiment les yeux. Perfect ! Well, they must go… Come on. William tira sur les couvertures qui recouvraient encore ses jambes, cherchant du regard si elle avait des chaussures dans un coin or… Well, no, never mind.

Headmistress – Mon... bafouilla-t-elle d’un ton si bas qu’il en devenait à peine audible. Bébé…

Elle le portait toujours, allez, elle se sentait mieux ? Maintenant ? Non. Ah, non, elle s’effondra contre lui tout d’un bloc, les yeux fermés. Alright, not yet… Ils étaient dans une sorte d’hôpital, crade, sans explication, et probablement en grand danger. Le leader de la résistance de ce pays était affaiblie and seak. Et lui, il était là, avec elle, à la retenir, complètement perdu. Hum… And now ? Continuant de regarder partout autour de lui, il réfléchit très vite à une stratégie à mettre en place, on pourrait presque entendre les rouages de son cerveau craquer tant ils tourbaient vite. Thought, thought. Il était manipulateur. Il jouait avec les perceptions. Il trichait pour deviner les pensées. Il lisait les sentiments. Il pouvait si bien jouer avec les sens et perceptions qu’il en hypnotisait réellement ses victimes. L’hypnotisme… Se servir de l’effet de surprise pour plonger ses victimes dans une transe molle où elles seront incitées à lui obéir et n’écouter que lui. Les perceptions et les sens, son plus grand terrain de jeu, il pouvait se servir de ça. That’s fine. They could escape, he just needs some accessories. A wheelchair or a stretcher, a blanket… One or two victims. And the show will begin.

Headmistress – Où suis-je ? parvint-elle à articuler, au prix d’un immense effort.

William la fit brusquement retomber contre lui, les lèvres collées à son oreille, tête penchée, et claqua des doigts, murmurant en français très rapidement qu’à présent son état de fatigue avancé la rendait de plus en plus endormie, qu’elle sentait ses paupières s’alourdir. Il accentua la pression par le bras passé dans son dos, murmurant vraiment dans le creux de l’oreille d’une voix à la fois profonde et distincte.

William – Votre corps devient lourd, vous n’entendez plus que le son de ma voix et vous dormez. Sleep. Sleep, now.

Il s’écarta un peu lorsqu’il la sentit redevenir inconsciente, appuyée contre lui. Well… William tira du pied le bout de la chaise roulante non loin et y assit la jeune femme, prenant la couverture du lit pour l’en couvrir. Une fois prêt, il la poussa jusqu’à la porte puis l’entrouvrit, attendant le passage d’un médecin ou d’un infirmier. Presque vingt bonnes minutes plus tard, l’un deux passa enfin. William surgit brusquement devant lui sans crier gare et lui frappa le front en le forçant à fixer un symbole dessiné dans le creux de sa main, le tenant par l’épaule puis usant d’une autre technique similaire pour le faire entrer dans ce qu’il appelait la « transe molle ». Un état comateux où sa victime continuait de se mouvoir tranquillement en obéissant à toutes les sollicitations. Le médecin entra docilement dans la chambre pour s’allonger sur le lit. William lui prit sa blouse et son badge, ainsi que les clés de sa voiture, penché sur lui, la main sur son front.

William – Stay here and rest, murmura-t-il.Have a good night.

Paré, il s’empara du fauteuil où il avait fait glisser la directrice endormie, la poussant dans les couloirs avec un parfait naturel. A cette heure, l’endroit était quasiment désert… Après de longs mètres parcourus, il arriva à une salle de repos et café, ce qu’il cherchait. Une fois entrés, il ferma la porte à clé puis chercha de quoi redonner de l’énergie à la jeune femme. Il claqua des doigts sous son nez pour la réveiller et la poussa à redresser la tête, affichant un sourire rassurant. Il lui tendit la main en se présentant dans les formes, cette fois-ci.

William – I’m William Holbrey, nice to meet you. Vous souvenez-vous de ce qui vous est arrivé ?

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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Un endroit étrange   Dim 19 Mar - 11:00

La tête lui tourna très brusquement lorsque le type la fit tout à coup basculer en avant, très brusquement, un vertige lui soulevant le cœur par la même occasion. Le vertige s’accentua alors qu’un petit bruit résonnait près de son oreille puis que sa voix lui semblait d’un coup plus lointaine et lourde. Elle cligna des yeux, se sentant encore plus engourdie que toute à l’heure. Elle se trouvait toujours dans les bras de quelqu’un ou bien … ? Que se passait-il ? Où était-elle et qu’arrivait-il ? Etait-elle finalement morte ? Parce que là, il faudrait vraiment glisser deux mots au propriétaire. Gaby inspira un peu, essaya vraiment de lutter puis sa tête retomba finalement contre une épaule un peu dure, ses yeux se fermèrent, puis elle replongea dans un sommeil assez profond. Un sommeil finalement plus reposant que celui qu’elle venait de quitter et dans lequel elle nageait depuis déjà des heures maintenant. Des rêves brumeux virent l’envelopper, accentuant la sensation d’apaisement, ce qui aurait pu achever de la convaincre qu’elle était bien et bien morte si, même en rêve, elle ne sentait pas son cœur battre.

Elle avançait dans une sorte de long couloir aux murs blancs et au sol carrelé, il n’y avait personne d’autre, la seule lumière venait de quelques lampes au plafond. Pas un son, sinon l’écho de pas et le grincement léger de roues métalliques. L’atmosphère ici était étrange… La brume au sol persistait alors qu’elle était clairement à l’intérieur d’un bâtiment, on entendait parfois des bruits de pas et des paroles étouffées, lointaines, puis tout redevenait silencieux. Le couloir, une fois arrivé au bout, disparu à son tour et le noir régna un maître un instant avant que d’autres sons ne viennent combler le silence absolu. Un son plus impérieux réosnna dans le silence, un claquement sonnant comme une alarme. La jeune femme rouvrit les yeux, les ombres deson rêve s’affaçant pour laisser place à un autre décor, plus solide, parfaitement inconnu. Levant la tête, elle revit l’homme bizarre à qui elle était sûre d’avoir déjà parlé. Frissonnante, elle regarda la main qu’il lui tendit sans faire un seul geste pour la saisir, très embrouillée. Sa vue se précisiat un peu plus, ils étainet dans une salle de repos, ou une petite cafétaria, un peu comme le coin café de la salle des professeurs au pensionnat. Qu’est-ce qu’elle… fichait ici ?

– I’m William Holbrey, nice to meet you. Vous souvenez-vous de ce qui vous est arrivé ?

– Heu…

Navrée, aucune réponse plus constructive ne lui venait à l’esprit pour le moment. Donc, une minute, reprenons les choses une par une pour parvenir à comprendre ce délire. Déjà, premier point, elle était visiblement bel et bien en vie, toujours enceinte, et assise dans un fauteuil roulant, recouverte d’une couverture bleue d’hôpital. Au moins, son bébé devait aller bien, ce qui la rassura considérablement, pendant qu’elle posait les deux mains sur son ventre, sous la couverture. Second point, l’homme face à elle était soit un étranger, soit un habitant temporaire du pays qui avait eu la « joie » d’être embarqué dans une des galères typiques de la France et qui, pour une raison encore obscure, tentait de l’aider. Troisième point, au vu de ce qu’elle avait brièvement pu voir ou entendre, ils étaient dans un hôpital ou un asile. Ou les deux. Quatrième point, elle se souvenait de l’explosion, du piège, de… Enfin, il était arrivé un malheur et cet endroit n’était pas très accueillant. Cinquième point, elle soupçonnait les types qui l’avaient enlevée de l’avoir aussi droguée, car son don ne cessait de lui échapper des doigts. Bon, maintenant que la situation était un peu claire, Gaby s’efforça de rassembler ses idées, bafouillant un peu début puis réussissant à expliquer qu’elle pensait avoir été prise au piège par le gouvernement lors d’un assaut pendant une rencontre clandestine.

– Il faut partir maintenant, parvint-elle à articuler en essayant de se lever.

Un frisson glacé la secoua lorsque la couverture tomba de ses épaules et elle réalisa qu’elle ne portait rien sinon une robe bleue d’hôpital et qu’elle était pieds nus. Épuisée, sans aucune raison valable, elle fut convaincue qu’on lui avait injecté une saloperie de médicament. Se rattrapant à l’Anglais, elle dû se rasseoir aussitôt qu’elle fut debout, les jambes tremblantes.

– Pourquoi vous m’aidez ? souffla-t-elle.

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William Holbrey
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MessageSujet: Re: Un endroit étrange   Ven 31 Mar - 7:53

Headmistress – Heu…

Oui, ça y est, she wakes up ?Sure ? Or not… Alright, lui laisser more time and she will better, okay, okay. Patient, bien qu’il détestait cet endroit et avait le sentiment qu’un drame tout à fait terrible allait leur tomber dessus d’un instant à l’autre, William attendit qu’elle rassemble her ideas puis se réveille plus. Un instant plus tard, elle commença à expliquer, bafouillant un peu et reprenant une petite pause. *Please…*, songea-t-il avec une pointe d’inquiétude marquée. *I know… Please… You will be okay in few minutes. A little effort and we will discuss about this, I promise.* Même si leur situation était très loin d’être brillante, enfermés dans une sorte d’hôpital de l’enfer sans comprendre pourquoi ni depuis combien de temps, le jeune homme était quand même tout excité. Cette femme, même en Irlande, c’était une célébrité ! Il avait beaucoup entendu parler d’elle, déjà, more and more, et la voir devant lui, c’était… Wow. Comme si vous croisiez soudainement une star du cinéma alors que vous faisiez vos courses ! Bon, là, ce n’était pas du cinéma, d’accord it was the reality. La jeune femme réussit ensuite à expliquer ce qui lui était arrivé, sans étonner William. Well, it was predictable… Quoi de plus logique que d’attaquer like that the head of the resistance movement?

Headmistress – Il faut partir maintenant, parvint-elle à articuler en essayant de se lever.

Yes, yes, but… She’s sure that… Ah, okay, no. William la rattrapa de justesse lorsqu’elle fallit basculer en avant, toujours aussi étonné de son poids bien trop léger pour une femme de cet âge, cette taille et surtout pregnant. Il la fit se rasseoir sur le fauteuil roulant avec précaution puis ramassa la couverture pour la lui remettre sur les jambes et le ventre. Il ne faudrait pas que les gardes de cet endroit les poursuive dès maintenant. Mais enfin, c’était si excitant ! L’aventure ! Le frisson ! Le danger ! And… Ah, il était bien trop nerveux. But, since many months, il entendait parler d’elle et des élémentaires qui la suivaient, de la résistance qui se montait dans le pays, et en tent que master of water, he’s tenderhearted to that. Yes, really, so, it’s very important for him, right now, with her, c’était comme prendre à son tour une part of the story.

Headmistress – Pourquoi vous m’aidez ? souffla-t-elle.

William – Why wouldn’t I? You’re a figure for elementary, you know. It’s… Oh, I don’t know how explain… There is no reason, it’s just that I must do. I’m sure of this. Sorry, I always forget to speak french.

C’était plus fort que lui, sa langue maternelle lui était bien plus naturelle que cette autre langue, même s’il l’avait apprise tout petit et la pratiquait souvent. Il se redressa puis aller tirer les tiroirs et fouiller avec énergie, en bonne vitesse, tous les placards qu’il trouvait, s’y mettant encore de longues minutes avant de trouver enfin une veste oubliée et un peu plus chaude, ainsi que des petites sandales d’infirmière qui feront très bien l’affaire. Enfin, en dépannage. Revenant vers la directrice, il lui fit enfiler les chaussures et passer la veste, la refermant sur le devant avec deux boutons et des lanières, sans trop serrer à cause de sa grossesse. Déjà, elle aura un peu moins froid. Il lui apporta enusite ce qu’il trouva à grignoter dans la pièce, à la fois for her and for him, afin de reprendre des forces. So, did she feel better? A little? Dès qu’il en fut certain, il l’aida à nouveau à se lever, laissant tomber the wrap sur la chaise. Now, they were leaving! Come on. La soutenant au début, il rouvrit prudemment la porte et jeta un regard dans le couloir. No one. However… He heard like whispers. Not her? Oh, wathever, they must go.

William – Can you run? I will help you. Quickly, please, hold my arm and let’s go.

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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Un endroit étrange   Ven 7 Avr - 18:54

– Why wouldn’t I? You’re a figure for elementary, you know. It’s… Oh, I don’t know how explain… There is no reason, it’s just that I must do. I’m sure of this. Sorry, I always forget to speak french.

… Il y avait des jours, comme celui-ci, où Gabriella regrettait très sincèrement de comprendre l’anglais. « Une figure pour les élémentaires »… En résumé, même dans les pays voisins de la France, elle avait une réputation de folle dangereuse entraînant les autres avec elle dans une guerre presque impossible à remporter ? Magnifique ! Ce type aurait au moins pu trouver une autre raison que « je fais ça comme ça, parce que je le dois, parce que vous êtes connue chez les élémentaires ». Être connue pour ce genre de raisons n’était pas le mieux qui puisse vous arriver ! Soupirant, elle le suivit du regard lorsqu’il se mit à retourner tous les placards et tiroirs de la pièce, jusqu’à trouver une veste et des sandales, qu’il revint lui faire enfiler. Elle marmonna un merci d’une voix encore un peu étouffée, avalant sans broncher ce qu’il trouva à grignoter, tout comme lui. La situation apparaissait complètement irréelle, peut-être était-elle vraiment morte au final… Ou non… Peut-être. Manger, même un peu, lui faisait malgré tout du bien. William l’aida à se lever, la tenant alors qu’elle vacillait un peu en remettant pied au sol, dans un équilibre un peu précaire. Une minute… Quelles saloperies lui avaient-on injectées ?! S’accrochant à son bras, elle le suivit jusqu’à la porte puis regarda doucement s’il y avait quelqu’un dans le couloir. Cet endroit avait bien de quoi vous filer la chair de poule.

– Can you run? I will help you. Quickly, please, hold my arm and let’s go.

– Yes, I’m alright.

Il n’y avait de toute façon pas le choix, en forme ou non, prête ou pas, solide sur ses jambes ou prête à tomber. Un bras serré sous le sien, elle reprit son souffle puis le suivit tant bien que mal, aussi vite que possible, leurs pas résonnant en un échos bien trop puissant à son goût dans le long couloir vide. Les murs auraient besoin d’une nouvelle couche de peinture, le sol d’être balayé puis nettoyé, tout respirait un air de délaissement, rien n’était correctement entretenu. Lamentable… Que faisaient-ils ici, laisser des personnes pourrir de maladie, de faim ou de soif ? Au bout du couloir, ils s’arrêtèrent à l’angle le temps de vérifier que rien ne venait. Il n’y avait aucun bruit, sinon… Des… Chuchotements ? Un frisson lui remonta brusquement dans le dos, gaby avait le sentiment d’être observée. Elle se retourna un peu vivement pour fixer le couloir qu’ils venaient de traverser, lèvres pincées. Rien. Tout était vide, calme. Trop calme pour un endroit pareil, il y aurait dû avoir des médecins et des soldats partout ! Comme tous les centres de recherches qu’elle avait déjà eu l’occasion de « visiter » lorsqu’elle faisait encore parti de l’armée.

– On pourrait aller plus vite en entrant dans n’importe quelle chambre puis en forçant une fenêtre. On descendrait en rappel, si nous le pouvons. Et sinon, passer par des escaliers de chantiers et tâcher de sortir par les combles.

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William Holbrey
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MessageSujet: Re: Un endroit étrange   Dim 30 Avr - 13:50

Headmistress – Yes, I’m alright.

Sure? Okay, lets go! He helps her, courant dans le couloir en tâchant de faire au plus vite. It was calm… Pour un bâtiment dédié à des expériences louches, William aurait cru qu’il y aurait a lot of gards! But… Okay, don’t worry, for now. Le chemin jusqu’au prochain tournant lui parut too long, surtout with this quiet… Il entendait toujours les chuchotements, elle aussi ? Le jeune homme lui lança un long regard et comprit que yes, she heards, too… C’était a little angoissant, ça. Elle se retourna tout à coup pour regarder derrière eux. Nothing. Il pourrait y avoir des monstres ou des fantômes? William n’en avait jamais vu et the curiosity reprenait le dessus. A real ghost! As in the stories! Tous blancs ou transparents, with cries to freeze blood in the veins.  That would be cool. And l’action semblait très bénéfique pour la directrice. Elle reprenait des couleurs au visage, son regard était plus éveillé. Yeah, partons pour l’action ! He was ready. No matter what this place was, William was ready to follow the young woman.

Headmistress – On pourrait aller plus vite en entrant dans n’importe quelle chambre puis en forçant une fenêtre. On descendrait en rappel, si nous le pouvons. Et sinon, passer par des escaliers de chantiers et tâcher de sortir par les combles.

William – Hum, not offense, but… Get down in a tummy while you're tired, this is not very careful. On the other hand, outdoors stairs, it’s a better idea.

Il tenait à s’en sortir vivant, bien portant et everything else! Le couloir suivant était tout aussi calme, quiet… William courut avec la directrice, passant devant de multiples portes où on entendait parfois des bruits, voices or else. This place was definitly creepy. Au fond, ils prirent une porte menant à un vieux couloir et passèrent dans la partie de service. No more chambers, but lot a stairs. Very dark, there. Il fouilla ses poches à la recherche de la petite lampe torche toujours portée with him, mais sans la trouver. Oh, probably lost… Hum, tant pis. Ils grimpèrent un premier escalier puis William s’arrêta au milieu. Cette fois, le chuchotement était puissant. Il se retourna, avec lenteur, et écarquilla les yeux. Il y avait vraiment a ghost! Juste here! Aussi excité qu’effrayé, il tira vivement la manche de la directrice pour lui montrer. It was a man, the ghost of a man, white, motionless, to watch them. William eut envie de s’approcher, puis resta calme. The ghost still fixed them, with empty eyes. Then, alors que le jeune home allait enfin approcher, he disappeared suddenly.

William – What is this place? Nous devrions, perhaps, chercher à comprendre ?

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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Un endroit étrange   Dim 21 Mai - 18:32

– Hum, not offense, but… Get down in a tummy while you're tired, this is not very careful. On the other hand, outdoors stairs, it’s a better idea.

Il n’allait tout de même pas s’y mettre lui aussi, Gabriella se sentait très bien ! Certes, la drogue qu’on lui avait injectée l’empêchait encore d’utiliser son don et elle était toujours nauséeuse, néanmoins, l’action avait le don de la gonfler d’adrénaline et du même coup la garder bien éveillée et prête à faire face. Enfin bref. Préférant ne pas relever, elle se contenta d’hausser les épaules et poursuivre sa route dans le couloir, toujours aussi calme. Selon ses expériences personnelles, ce genre d’endroit était très rarement aussi vide et calme, qu’est-ce que ça cachait ? Ils purent courir ensuite, Gaby ne tenait pas à traîner ici et encore moins prendre le temps de visiter toutes les pièces qu’ils voyaient sur leurs chemins. C’était angoissant, ils entendaient toujours des murmures, parfois des gémissements ou de petits cris. Après cinq bonnes minutes, ils arrivèrent à une porte de service, poussant dessus pour forcer l’entrée. Derrière, de vieux escaliers grinçants passaient derrière les étages et ouvraient l’entrée à des placards ou remises. Typiquement le genre d’endroit très apprécié par les réalisateurs de films d’horreur. La jeune mère s’arrêta un petit instant pour reprendre son souffle, une main posée sur son ventre et l’autre sur la rambarde, puis entama l’ascension. Au beau milieu, William s’arrêta soudainement et se retourna. Quoi, encore ? Il lui tira tout à coup la manche et elle se retourna à son tour pour voir ce qui se passait. Oh, tiens. Un fantôme.

– What is this place? Nous devrions, perhaps, chercher à comprendre ?

– Hors de question, grinça-t-elle. On se bouge. Les morts ne peuvent faire de mal à personne, méfiez-vous plutôt des vivants.

Elle reprit aussitôt la grimpée en lui lançant de suivre, ça ne servait strictement à rien de rester en arrière à surveiller s’il y avait d’autres apparitions. Allez ! Des fantômes, ça existait, oui, comme de très nombreuses autres choses bizarres et étranges, pas de quoi en faire toute une histoire. Au bout du premier escalier, elle entendit soudain des voix d’hommes, graves et fortes, au-delà d’une des portes de service, très proches d’eux. Faisant signe à l’Anglais de se taire et ne faire aucun bruit, elle se rapprocha lentement et se posa près de la porte contre le mur, pour écouter. L’un des deux hommes se plaignait d’être encore de garde cette nuit et qu’il avait demandé voilà déjà des mois sa mutation dans un autre établissement. L’autre lui répondit qu’il pouvait toujours rêver et qu’il fallait attendre la mise en place définitive et légitime du nouveau gouvernement. Le premier homme râla à nouveau puis soupira avant d’embrayer sur un autre sujet, parant du dernier match de basket auquel il avait assisté. Très intéressant. Gaby leva les yeux au ciel puis fit signe à son compagnon de la suivre, montant en silence l’escalier suivant.

Sur le prochain palier, Gabriella repéra enfin un petit couloir s’enfonçant dans les ombres, avec au bout une fenêtre qu’ils pourront forcer pour passer. Au moment où elle s’y engageait, le fantôme de toute à l’heure réapparut, à moins d’un mètre d’eux. Gabriella soupira un peu et le traversa sans s’arrêter, le faisant disparaître du même coup dans un léger nuage blanc, avec une odeur de souffre. Allez, ils avaient assez traîné dans cet endroit. Arrivés à la fenêtre, elle chercha l’ouverture à tâtons, tant il faisait sombre, refermant la main sur une vieille poignée puis la forçant. La fenêtre craqua un peu et s’ouvrit enfin dans un grincement à réveiller les morts. Trois bonnes minutes plus tard, elle parvint enfin à l’ouvrir en entier, aussitôt accueillie par un vent presque violent qui s’engagea dans l’étroit couloir et fit s’enlever quelques vieux cartons au bout. Se penchant, Gaby plissa les yeux et vit sous eux une large cour, encerclée par des bâtiments, avec parfois des lumières brillant aux autres fenêtres. Voyons voir… Ils pouvaient descendre en désescalade, en se servant de la gouttière, des brèches dans le mur et du lierre, en plus des accrocs et autres fenêtres. Il devait y avoir trois bons mètres, à vu de nez. Très bien. Jetant ses sandales, qui allaient la gêner, elle passa de l’autre côté en soufflant à William de venir, se tenant du bout des orteils sur la corniche, le long du mur. Le vent violent la poussa un instant contre le mur de pierre, alors qu’elle s’accrochait à ce qu’elle pouvait.

– Venez, on n’a pas toute la nuit, souffla-t-elle.

Pliant un peu les genoux, elle se laissa tomber et se rattrapa par les mains à la corniche où elle se trouvait précédemment, glissant le bout du pied dans un gros accroc de la pierre et l’autre sur une brique mal encastrée. Maintenant, descendre, prudemment, pour ne pas se briser le dos sur le sol dallé trois mètres plus bas. Inspirant profondément, le cœur battant plus vite, elle continua la descente avec une certaine lenteur, tremblant avec force.

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William Holbrey
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MessageSujet: Re: Un endroit étrange   Sam 22 Juil - 14:54

Sorry for the late!


Headmistress – Hors de question, grinça-t-elle. On se bouge. Les morts ne peuvent faire de mal à personne, méfiez-vous plutôt des vivants.

Yes, nevertheless, perhaps if they… Oh, no? Okay, no problem. Il suivit sans plus rien dire ou discuter, nevermind, il fallait avancer. Alright, no matter… She already saw a lot of ghost, to react thereby? Après l’escalier, des voix d’hommes furent entendues, lourdes, vives, very closes. An ennemy! Or à « doctor », in this strange place, si on pouvait parler ainsi. Il hocha la tête lorsque la directrice lui fit signe de se taire, attendant, écoutant, figé contre le mur et le souffle presque coupé. Wait. Il ne comprenait pas tout, this too guys talk very fast and loud. Le Français lui était difficile si les personnes parlaient trop vite et n’articulaient pas. But, ça n’avait pas trop d’importance, la directrice reprit son chemin et lui dit de suivre. Okay. Ils grimpèrent encore, puis prirent un couloir de plus. Dark. Narrow. Creepy! And… Eh, the ghost is back! Just here! La mâchoire de William se décrocha sous le choc lorsque madame de Lizeux le traversa littéralement sans même ralentir, allant jusqu’à la fenêtre. But, but, but, but, stoooop! She wasn’t even afraid?! Or… At least a little shocked!

Il se rapprocha à son tour, aidant comme il put à forcer l’ouverture de la fenêtre. Le vent qui les frappa après fut glacé, renforçant le côté lugubre de cette nuit. Le jeune homme frissonna, presque avec violence, regardant au-dehors avec prudence. It was high. Ils allaient… Oh. La phrase s’évanouit dans sa bouche lorsqu’il vit la directrice jeter ses sandales par terre dans le couloir et passer la rambarde, en disant de suivre, et se glisser dehors, sur la corniche toute fine, à trois mètres de hauteur. Il se pencha aussitôt à la fenêtre, sortant à moitié et la regardant. Hey, girl, it was very high! She was serious… ? With the wind in addition, it was very dangerous! Damn… Il passa prudemment un pied au-dehors, cherchant la corniche à tâtons, à son tour, peu rassuré par les hauteurs. Il n’avait pas l’habitude des grandes aventures, aimant plus le travail bien fait, s’amuser, son don et ce qu’il pouvait en faire, and les enfants, enseigner, profiter de la vie. L’adrénaline, oui! But… Not the permanent risk of death.

Headmistress – Venez, on n’a pas toute la nuit, souffla-t-elle.

Whoah, quietly! She had completely dropped herself into the void!! tétanisé, il lui demanda en paniquant si ça allait puis se tut à nouveau. Good gracious! This woman was… Okay… Descendant à son tour, avec plus de prudence, il grinça des dents en s’accrochant à tout ce qu’il pouvait pour filer vers le bas sans se briser le cou au passage. Oh, Gog, Gog, God, he was dizzy… La descente fut très longue, très lente, très effrayante. Mais l’arrivée en bas fut un soulagement sans pareille. Free… The are free now! Quickly. Il partit avec la directrice, respirant assez fort l’air pur de la nuit. Vite…

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