1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Inondation étrange

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Josuke Nakajima
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Âge RPG : 45 ans

MessageSujet: Inondation étrange   Lun 7 Aoû - 15:18

Josuke venait de rentrer de la station, dans le Jura, après avoir laissé Laura entre les mains des professeurs pour qu’elle puisse contacter son père adoptif. Elle semblait si terrorisée qu’il n’avait pas hésité une seconde, préférant éviter de nouvelles maladresses avec une adolescente comme il l’avait déjà fait avec son fils. Au moins, Genji pourrait-il se changer les idées avec la présence d’Océane à ses côtés, de même que Jasper qui serait loin de la France durant deux semaines. Même si tout ce qu’il avait dit, ses motivations à rester comme son envie de ne pas rester inactif, était compréhensible… Désolé, mais Josuke ne faisait que veiller sur les enfants comme son frère le lui avait demandé, souhaitant l’aider au maximum alors qu’il était au plus mal ces jours-ci. Jamais il ne l’avait vu si fatigué, épuisé, si… affecté par un événement. Or, le regard qu’il avait porté sur Josuke lorsqu’Adrien avait parlé de Rochard…

Passant sa main sur son visage, Josuke poussa un soupir, las et fatigué tout à coup, tandis qu’il était assis au bord du lit installé dans la future chambre des enfants qu’il partageait avec Munemori cette semaine. Solène, elle, dormait dans sa chambre, revenue plus tôt que prévu au Pensionnat d’après ce qu’il avait pu comprendre en discutant avec elle et son petit frère. Lui-même comptait rester ici au moins jusqu’à ce que les élèves reviennent pour éviter de la laisser seule, après elle aurait de l’aide s’il y avait besoin et devrait probablement parler avec la petite Laura, voire avec Jasper à propos des vacances au Japon. Etant donné les… événements survenus durant la dispute, Josuke n’avait eu d’autre choix que d’imposer les vacances au Japon, sans pouvoir parler, mais il voulait éviter les catastrophes une fois arrivé là-bas.

Le vieil homme ôta ses chaussures, se laissant retomber sur son lit dans la longueur, de côté, à cause de sa taille, alors que Munemori était toujours avec Solène. Désolé mais lui était lessivé, complètement, et avait besoin d’une bonne nuit de sommeil. D’ordinaire, il ne dormait pas beaucoup mais avec tous les trajets effectués en l’espace d’une semaine à peine en plus de la pression accumulée, son corps lui demandait une pause. Ce qu’il comprenait sans aucun problème, il n’avait plus vingt ans. Josuke contempla le plafond blanc et les papiers peints de couleur très sobre de la chambre sans bouger pendant de longues minutes, s’accordant quelques minutes de répit avant de se changer pour la nuit. Dormir dans un lit comme celui-ci, dans une chambre décorée comme ici, ne le perturbait plus tant que cela maintenant… Tout s’était enchaîné si vite depuis la fin des vacances scolaires que son cerveau avait dû s’adapter très vite, pour pouvoir suivre, et que les détails propres à la vie française ne l’étonnaient qu’en second lieu. Ce qui était dommage, en soi, il le savait, mais…

Josuke se réveilla au beau milieu de la nuit, en sursaut, suffoquant à moitié avant de sentir qu’il était trempé, tout comme son lit, ses vêtements, tout, comme s’il avait fait un saut dans le lac du Pensionnat sans même s’en rendre compte. Ouvrant les yeux immédiatement, il découvrit que son lit n’était pas le seul touché, que toute la pièce était mouillée : papier peint, lit, meubles, murs… Rien n’avait été épargné. Cherchant une origine à ce qui avait causé cette inondation au mur, il ne trouva rien, perdu, ne comprenant pas d’où cela était venu. Munemori avait allumé la lumière de la chambre et venait de l’aider à se redresser pendant que Josuke se frottait le visage, se l’essuyant sans y arriver comme tout était mouillé. Son petit frère avait l’air paniqué, lui demandant ce qui s’était passé. Mais il ne savait pas ! C’était une canalisation, ou… Comment allait Solène ? Il y avait eu une inondation à l’étage, peut-être ?

Josuke – Je… Je ne sais pas, dit-il en essayant de se reprendre, va voir Solène, sa chambre doit être inondée aussi, c’est peut-être à l’étage. Je me suis réveillé comme ça, d’un coup.

Son frère sortit de la chambre pour aller retrouver leur belle-sœur, Josuke essayant toujours de reprendre ses esprits. Pourquoi être aussi affecté ? A cause de son ancien élément ? Il se sentait comme s’il… Comme s’il avait frôlé la noyade alors qu’il était dans son propre lit, en train de dormir, et qu’il n’avait pas bougé. Se relevant péniblement, il constata que des gouttes d’eau s’écoulaient sur le plancher, tombant des meubles de la chambre, rien n’ayant été épargné. Que s’était-il passé, bon sang ?! S’appuyant contre le mur, ressentant une immense fatigue sans doute due à la mauvaise nuit interrompue, le père de famille essaya de discerner un endroit plus humide au mur d’où tout aurait pu provenir mais c’était impossible. Le papier peint était un peu plié, par endroit, se décollant légèrement dans les coins de la pièce, la couverture de son lit était imbibée d’eau comme son matelas, son oreiller… D’où provenait toute cette eau ?! C’était impossible, cela dépassait toute logique, les élèves n’étaient même pas dans l’école et la seule élémentaire présente était Solène. Qui ne possédait pas l’eau mais la Terre et la Foudre. Alors, que s’était-il passé ? Au même instant, Josuke entendit les pas précipités de sa belle-sœur jusqu’à la chambre où ils logeaient, hurlant en jurant qu’ils avaient démoli la chambre qui était faite pour le bébé et qu’ils n’étaient franchement pas bien, qu’il fallait les faire soigner.

Munemori – Mais on a rien fait ! On s'est réveillés comme ça !

Josuke – Munemori est allé te voir pour s’assurer que tu n’avais rien ! Je me suis réveillé en suffoquant à moitié, j’avais peur que tu n’aies quelque chose aussi…

Solène – On l'aurait entendu si une canalisation avait rompu et il n'y a aucun appartement au-dessus de nous ! Alors je vous le redemande, lequel de vous deux a cru très malin d'inonder ma maison ? Regarde-moi ça, même les photos sont fichues ! C'était une de notre mariage...

Mais ils n’avaient rien fait, c’était la vérité ! Josuke avait les cheveux trempés, tout comme son frère ainsi que l’ensemble de la chambre. Ils n’avaient fait que dormir, pendant la nuit ! Comment voulait-elle qu’ils provoquent une telle inondation en l’espace de quelques heures à peine ? En plus de cela, ils étaient adultes, pères tous les deux et responsables. Et elle les pensait capables de faire une telle chose… ? Sérieusement ?! Au moment où il allait l’ajouter, Solène fondit en larmes, sans prévenir, il lança alors un regard désespéré à son frère. Que devaient-ils faire ? Il ignorait ce qui avait provoqué une telle inondation ! Josuke se rapprocha de Solène avec hésitation, souhaitant la consoler mais craignant ses hormones autant que ses dons. Il réfléchissait aussi vite qu’il le pouvait mais sa fatigue l’empêchait d’avoir les idées claires, comme si un voile permanent ralentissait la circulation des informations dans son cerveau. C’était à ne rien comprendre, absolument rien… Il posa doucement une main sur son épaule pour essayer de la calmer, sans savoir ce qu’il devait dire. Munemori parla avant lui, disant à Solène d’essayer de respirer et de se calmer, qu’elle était trop sur les nerfs et qu’ils allaient arranger ça.

Josuke – On va… On va tout réparer, je te le promets, tu peux nous croire quand on te dit qu’on n’a rien fait, on ne t’aurait jamais fait cela.

Il patienta, ne bougeant pas d’un millimètre sans oser prendre Solène dans ses bras comme il était trempé. Ce fut elle qui parla la première, leur lançant d’aller se laver et se changer avant de partir, sans doute pour chercher de quoi tout nettoyer dans la chambre. Josuke échangea un regard mal à l’aise avec son frère, sortant de la chambre avec lui pour chercher des vêtements propres et secs dans leurs sacs. Par chance, ils ne les avaient pas déposés dans leur chambre, lui-même bien trop épuisé pour porter ses affaires plus longtemps. Aussi épuisé que maintenant, d’ailleurs… C’était comme s’il n’avait pas dormi une heure, mais un rapide coup d’œil à l’horloge de l’appartement lui indiqua qu’il était trois heures du matin. Il avait donc au moins dormi cinq heures, s’étant couché très tôt la veille. Il ralentit ses gestes, une main sur le mur le retenant pour ne pas se laisser tout simplement glisser le long de la commode du salon comme il était trempé, avant de se frotter les yeux et le visage.

Josuke – Vas-y d’abord, j’ai l’impression de ne pas avoir dormi, je vais m’effondrer en me lavant si j’y vais tout de suite… Tu pourras commencer à aider Solène assez vite, comme ça.

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Munemori Nakajima
Peintre
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Âge RPG : 43 ans

MessageSujet: Re: Inondation étrange   Jeu 24 Aoû - 7:48

Le grand frère de Solène, Robert, était pari la veille, assez tôt le matin, comme il devait retourner au travail, n’ayant pu prendre que trois jours pour aider sa sœur à rentrer et s’assurer qu’elle aille bien. Et au fond, Munemori était assez soulagé, il n’aimait pas beaucoup cet homme, il avait un regard très… Très froid. A la fois grave et calculateur, il vous regardait comme s’il lui était un grand fauve et vous une délicieuse petite proie pour qui il s’interrogeait sur la cuisson. A point ou saignant ? Enfin breeef, c’était le frère de la directrice, après tout, à quoi s’attendre d’autre ? Heureusement que leurs deux autres frères et Solène n’étaient pas comme ça, les plus jeunes avaient été épargnés. Munemori marcha rapidement et rattrapa la petite Aurore qui s’enfuyait à quatre pattes en direction de la commode pour aller se glisser dessous, avec l’étrange impression de revoir sa fille lorsqu’elle était bébé, pour l’emmener dans la salle de bain pour la changer et lui enfiler son pyjama. S’il avait bien compris, les jumeaux devaient partir le lendemain matin, très tôt, pour aller retrouver leurs parents. Au début, Munemori avait commencé par protester, on envoyait pas des bébés au milieu du danger ! Puis il s’était souvenu qui était la mère de ces fameux bébés… Bon,il ne devait rester plus personne dans ce pays assez crétin pour s’en prendre à eux après les orages de cet été, le message était très clair.

Une fois la petite mise en pyjama, assez vite grâce à la force de l’habitude, il l’emmena se coucher dans le petit lit à côté de son frère, dans la chambre de Solène, et leur chantonna une petite comptine pour les endormir, accoudé contre le haut des barreaux du lit, leur souriant. Derrière lui, il entendait aussi de vagues bruits dans la cuisine, puis dans la salle de bain, Solène devait sans doute se doucher avant d’aller dormir. Son frère, de son côté, était déjà parti se coucher, presque aussitôt après le repas du soir, le voyage avait dû l’épuiser. Les jumeaux s’endormirent à leur tour au bout d’un petit moment, leurs mains se frôlant dans leur sommeil. Bonne nuit, petits bouts. Munemori s’étira puis se rendit dans la chambre qu’il partageait avec son frère, se déshabillant, enfilant rapidement un pyjama, puis se glissant au lit. Dormir sur une couche surélevée comme ça était très bizarre, pour lui qui avait l’habitude d’un futon posé au sol, enfin soit. S’endormant presque aussitôt, il rêva vaguement du pays avant d’être tiré du sommeil par un grand frisson. Mmh ? Émergeant avec difficulté, il sentit l’oreiller glacé et humide, le poids de l’eau sur les draps et ses vêtements. De… Quoi ?! Allumant la lumière à tâtons, il se leva en tanguant un peu, allant aider son frère qui lui aussi bataillait pour se redresser. Que s’était-il passé ?! Une canalisation avait rompue ?!

Josuke – Je… Je ne sais pas, dit-il en essayant de se reprendre, va voir Solène, sa chambre doit être inondée aussi, c’est peut-être à l’étage. Je me suis réveillé comme ça, d’un coup.

Il hocha la tête puis fila, allant toquer à la chambre de leur belle-sœur en priant pour ne pas réveiller les jumeaux en même temps, lui expliquant ensuite tant bien que mal ce qui venait de se passer, toujours assez confus car il avait été tiré très brutalement du sommeil. Mais Solène ne le prit pas très bien… Il la suivit en courant jusque la chambre, s’attendant déjà à l’explosion, qui ne tarda pas. Enfin, ils n’avaient tout de même pas faits exprès de démolir la chambre, surtout si c’était celle prévue pour le bébé ! Il tâcha de se défendre, au moins un peu, comme Josuke d’ailleurs, mais leur belle-sœur était dans un tel état de nerfs qu’elle les renvoya balader avant de s’écrouler en larmes sans prévenir. Oh là ! Mais, mais… Ils n’avaient rien faits, tout de même, aucun des deux n’était assez idiot pour s’amuser à ça ! Josuke se rapprocha un peu, en posant une main sur son épaule, pendant que lui-même cherchait quoi lui dire, comment la convaincre et lui assurer qu’ils n’allaient pas laisser les choses en état, tout ira bien. En désespoir de cause, il opta pour quelque chose de très bateau et simple, lui assurant ensuite qu’ils allaient arranger ça. Mais vraiment, promis, ils n’allaient pas croiser les bras en la laissant tout gérer toute seule, ils n’étaient pas comme ça, pas d’inquiétude.

Josuke – On va… On va tout réparer, je te le promets, tu peux nous croire quand on te dit qu’on n’a rien fait, on ne t’aurait jamais fait cela.

Tout à fait ! Vraiment, elle ne… Elle quitta la pièce. En leur lançant d’aller se laver et se changer, puis se dirigea vers la cuisine, sans doute pour prendre des seaux et de quoi éponger. Très bien. Échangeant un regard gêné avec Josuke, il essora un peu ses vêtements là où tout était déjà inondé pour ne pas ne mettre trop en dehors de la chambre, en traversant le petit couloir puis en allant dans le salon où ils avaient laissé leurs affaires, dans un coin contre un mur. L’horloge du salon affichait trois heures du matin et au-dehors, tout était calme, les étoiles brillaient paisiblement et pas un souffle de vent n’agitait les arbres du parc. Munemori s’accroupit pour prendre rapidement ce qu’il fallait, comptant rester pieds nus pour ne pas en plus salir toute la maison, déjà que leur belle-sœur était en colère… Ce qu’il pouvait comprendre, soit dit en passant, se faire réveiller en pleine nuit pour découvrir ça, c’était tout sauf agréable. De son côté, Josuke semblait aussi épuisé que s’il n’avait pas dormi du tout, par son attitude, pourtant, il n’avait même pas mauvaise mine. Au contraire, son regard brillait plus fort et son dos était moins courbé par le temps et le travail que de coutume, c’était assez étrange.

Josuke – Vas-y d’abord, j’ai l’impression de ne pas avoir dormi, je vais m’effondrer en me lavant si j’y vais tout de suite… Tu pourras commencer à aider Solène assez vite, comme ça.

Munemori – Tu es certain que ça va ? Tu as l’air, heu… Pas comme d’habitude. Même pas comme hier soir, en fait.

Il le couva du regard sans comprendre d’où pouvait venir ce sentiment, ses affaires dans les bras, légèrement crispé. Bon, il avait sans doute rêvé. Il lui dit de s’asseoir un moment, s’il se sentait trop fatigué, puis fila dans la salle de bain pour se laver et se changer le plus rapidement possible. Dès que ce fut fait, il revint dans le salon, un peu essoufflé, pour retrouver son frère dans un état encore pire. Oh là ! Appelant Solène, il l’avertit que Josuke n’était pas bien du tout, même au bord de l’évanouissement, selon lui. Il n’allait quand même pas être mal, il n’était quasiment jamais tombé malade de sa vie ! Il avait pris froid à cause de l’eau ? Munemori l’aida, avec Solène, à s’allonger sur le canapé, puis posa une main sur son front, frais et sans fièvre, ce qui le perdit un peu plus. On pouvait appeler des médecins en pleine nuit, en France ? Il devait bien y avoir une personne de garde au village, non ? Il interrogea Solène sur ça, de plus en plus inquiet. On ne tombait pas si malade et épuisé comme ça, enfin, il devait bien y avoir une raison ! Et son frère n’avait pas de fièvre, en toussait pas, n’avait mal nulle part, il était juste… Tellement épuisé.

Munemori – Décidément, ce pays a le don d’en épuiser beaucoup, soupira-t-il. Bon, hum, Solène, reste près de lui, je vais m’occuper de la chambre seul. Mais il faut appeler un médecin.

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Solène Nakajima
Fleuriste
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MessageSujet: Re: Inondation étrange   Sam 26 Aoû - 22:01

Josuke – On va… On va tout réparer, je te le promets, tu peux nous croire quand on te dit qu’on n’a rien fait, on ne t’aurait jamais fait cela.

La chambre n'en était pas moins démolie, inondée, le papier peint se détachait des murs, il ne restait plus rien... Solène se dégagea et leur lança en reniflant d'aller se laver et se changer, partant vers la cuisine. En y entrant, elle alluma la lumière à tâtons puis prit un petit mouchoir en tissu pour sécher ses larmes et se calmer un peu, respirant à grands coups, ses cheveux blonds entremêlés tombant en cascade dans son dos,  douloureux à cause du poids de la grossesse, son ventre gonflé se faisait d'autant plus ressentir avec la fatigue et la tension. Une fois à peu près calmée, elle rassembla des éponges, des torchons et deux seaux qu'elle avait, pour le ménage, mettant tout en vrac dedans avant de poser le tout dans un coin pour chercher si elle avait autre chose pour éponger toute cette eau ou au moins l'évacuer. Il fallait aussi des sacs ou des cartons pour récupérer les affaires les essuyer et les ranger, en attendant de leur trouver une autre place. La petite horloge de la cuisine indiquait trois heures du matin, passées de peu. Solène s'arrêta un moment, s'appuyant des deux mains contre le rebord de l'évier en lâchant un long soupir. Ce n'était même pas une grosse fatigue, juste de la lassitude et de la peur. Elle n'était pas fait pour bien supporter la pression.

Quelques minutes plus tard, alors qu'elle revenait avec le matériel nécessaire, Munemori l'appela tout à coup d'une voix paniquée en courant la voir, la poussant à tout lâcher sur le bout de la table en craignant le pire, avec la tête qu'il tirait. Il lui dit très vite que Josuke n'était pas bien, malade, et elle eut vraiment l'impression, l'espace d'un instant, d'être l'infirmière miracle de la maison, vu comment il avait couru vers elle avec cette tête-là. Pourquoi venait-on toujours vers les femmes, dans ces situations-là ? Enfin, pas vers toutes les femmes, on ne courait pas vers Gaby lorsqu'on était mal, plutôt lorsqu'on était en danger et qu'elle pouvait défoncer celui qui vous menaçait, mais bref. Avec son beau-frère, ils aidèrent Josuke à se relever et à s'allonger sur le canapé, encore complètement trempé. Trouver un médecin en pleine nuit à Gray... Ils étaient en campagne, le médecin ne venait que pour les urgences vitales et les accouchements, la nuit ! Et le centre médical était fermé. Perplexe, elle fouilla sa mémoire pour comprendre ce qui aurait bien pu le faire tomber malade si soudainement, doutant que ce soit à cause de l'eau venue de nulle part. Munemori aussi aurait pris froid, sinon, mais il semblait aller très bien.

Munemori – Décidément, ce pays a le don d’en épuiser beaucoup, soupira-t-il. Bon, hum, Solène, reste près de lui, je vais m’occuper de la chambre seul. Mais il faut appeler un médecin.

Solène – En pleine nuit ? Non... Ceux du centre médical viennent si quelqu'un est en danger de mort. Ou si une femme accouche. Et comme je ne suis pas prête à donner naissance à mon bébé, on devra attendre le matin. Passe-moi son sac.

Elle attrapa une serviette puis tâcha d'abord de frotter la tête et les cheveux de son beau-frère avec pour les essuyer un minimum, ainsi que le visage, comme il n'avait pas pu se laver ou au moins se changer. Ce n'était pas grave, elle allait l'aider, ils étaient de la même famille après tout. Il essaya de protester et lui dire qu'elle ferait mieux de se reposer, sans qu'elle ne l'écoute, maintenant occupé à lui faire enlever ses vêtements détrempés pour lui essuyer le reste, il allait finir par tomber encore plus malade en restant trempé comme ça. Et elle avait l'habitude, ayant déjà dû aider Kimmitsu de la même façon lorsqu'il était revenu blessé et affaibli, en septembre, ce qu'elle fit remarquer à Josuke comme il n'était pas très coopératif. Il pouvait avoir confiance et la laisser faire, un peu, elle n'allait pas le dévorer ! Et vu les circonstances et son état, il ne pourra pas faire grand-chose tout seul, donc qu'il arrête un peu de faire l'idiot.

Josuke – Je ne suis pas blessé, c'est seulement de la fatigue, et Kimmitsu est ton mari.

Solène – Ne fais pas l'enfant, tu crois que je n'ai pas vu assez de personnes dans un état lamentable, dans ma vie ?

Josuke – Vous dramatisez, tous les deux, ce n'est rien...

Il pouvait bien soupirer autant qu'il le voulait, ça ne changeait rien à l'affaire. Solène terminé ce qu'elle avait entreprise puis l'aida à enfiler un peignoir, ou un kimono, une sorte de "robe de chambre", enfin peu importe, un vêtement de chez lui, puis le poussa à se rallonger, un oreiller sous la tête, avant d'aller chercher une couverture pour le couvrir. Juste au moment où elle le recouvrait, le téléphone sonna tout à coup, la faisant violemment sursauter et porter une main à son coeur. Tremblante tout à coup, elle fila décrocher, pâlissant en reconnaissant la voix d'Adrien. Oui, que s'était-il passé ?! Quelqu'un était m... Pourquoi l'appeler à trois heures passés, en pleine nuit ?! Il commença par lui demander si elle allait bien et elle bredouilla que oui, avant qu'il lui demande où elle était. Perdue, elle répondit qu'elle était rentrée chez elle, au pensionnat, que ses beaux-frères étaient là aussi et que son grand frère était reparti la veille au soir. Adrien poussa un gros soupir de soulagement et lui dit que la maison familiale, à Paris, avait brûlé au début de la nuit.

Solène – Et nos parents ?! s'écria-t-elle.

Adrien – Ils vont bien. Tes frères aussi. Ecoute, demain, quelqu'un doit venir chercher les jumeaux, et d'autres resteront aussi au pensionnat en attendant le retour de tout le monde. En attendant, reste chez toi, ne bouge pas. D'accord ?

Oui... Oui, d'accord... Elle le lui promit puis raccrocha, retournant s'asseoir en étant aussi pâle qu'une morte. Elle raconta d'une voix blanche que la maison à Paris avait été brûlée et que ses parents avaient fuit, comme ses frères et leurs familles. Tout cela alors qu'elle était revenue au pensionnat depuis moins d'un jour. Maintenant, elle avait très peur... Si elle était partie un seul jour plus tard, elle aurait été là-bas lors de l'incendie, avec ses parents, et ils auraient... S'il était "normal" que leur famille soit visée, elle n'avait pas imaginé que ça aille aussi loin, gardant une certaine part d'innocence et de naïveté, sur le sujet.

Josuke – On est là, Solène, on ne va pas te laisser seule, je te le promets. Et d'autres doivent arriver, comme Adrien te l'a dit, vous ne risquez rien.

Solène – Non, si peu... Si je récapitule, on file vers une dictature, la moitié des enseignants d'ici sont en fuit, des élèves sont morts, mon mari est exilé et ma sœur a été retrouvée à moitié morte et est alitée depuis une semaine, mais sinon, tout va bien ! J'ai peur, Josuke ! Pour tout le monde, pour le bébé, même toi, tu es tombé malade sans raison et, et...

Elle bafouilla qu'elle mourrait de peur et qu'elle voudrait juste courir dans les bras de sa sœur en lui pointant les méchants du doigt pour qu'elle puisse la défendre, mais même ça, ce n'était pas possible ! Son beau-frère s'était un peu redressé en répétant "Stop" plusieurs fois alors qu'elle partait à moitié dans une crise de panique, au bord des larmes, sans arriver pour autant à les relâcher, tremblant comme jamais.

Josuke – Du calme, tout va s'arranger ! Tu es en sécurité au Pensionnat, personne ne va venir te faire de mal ici ! Tu peux t'inquiéter pour le reste, quant à mon état, je te l'interdis, je ne suis pas malade. Tout va s'arranger.

Ils n'en savaient rien, ça, rien du tout, ils se le répétait depuis des mois et rien ne s'arrangeait, ce qui s'était passé à Paris le prouvait une fois de plus. Elle s'efforça de respirer un peu plus calmement, horriblement crispée, et mettant vingt bonnes minutes à se calmer, dans son coin, en laissant les deux frères se raconter ce qui s'était passé lorsque Munemori revint pour jeter dans l'évier de la cuisine les seaux déjà remplis. Les minutes défilèrent ensuite, en silence, elle restait à moitié prostrée, incapable de s'endormir tant les événements tournaient et retournaient en boucle dans son esprit. Pour essayer de se changer les idées, elle essaya de trouver l'origine de toute cette eau, ce qui avait bien pu provoquer tout ce bazar dans la chambre. Il n'y avait eu aucune fuite, ils étaient en plus au dernier étage... Qu'est-ce qui, dans ce monde, pouvait amener d'un bloc une aussi forte quantité d'eau ? Qu'est-ce qui.... Une réponse lui vint alors que six heures du matin sonnaient, que Munemori s'était rendormi, et que Josuke dormait peut-être aussi. Elle se redressa, repoussant un peu l'autre couverture apportée, dont elle s'était couverte. Mais non... Non, ce n'était pas possible non plus. Elle se leva, très doucement pour ne réveiller personne, et alla commencer à préparer à manger, pour eux et les jumeaux, avant qu'on ne vienne les chercher.

Peu de temps après, elle revint déposer ce qu'il fallait sur la table basse du salon, puis fit chauffer du café, de l'eau chaude pour le thé et du lait, remplissant ainsi trois petites carafes en terre cuite. Les jumeaux n'allaient pas se réveiller avant une bonne heure, maintenant qu'ils faisaient leurs nuits complètes. Son beau-frère n'était toujours pas en forme... Solène l'aida à s'asseoir puis s'installa à côté de lui, le faisant manger comme le faisait avec les petits, tirant une tête de déterrée à cause de la nuit blanche et des soucis, tout comme eux. Le soleil se levait très lentement, doucement, on pourrait croire que rien ne se passait, en voyant le calme du parc... Après le petit-déjeuner, Munemori débarrassa et Solène s'occupa de faire manger les jumeaux et les habiller, à leur tour, leur sac prêt. Il était huit heures du matin lorsque les personnes annoncées arrivèrent. La jeune femme alla ouvrir et tomba d'abord avec surprise sur le père Vilette, qui lui dit être venu chercher les jumeaux. Oui, oui, très bien, ils étaient prêts ! Et derrière venait... Bradley. La bouche de Solène se décrocha sous le choc, lorsqu'elle laissa entrer, refermant à la hâte derrière comme si elle craignait une attaque.

Solène – Pourquoi êtes-vous venu ? souffla-t-elle sans cacher son choc, en revenant pousser Josuke à s'allonger.

Bradley – Votre mari voulait, je lui ait ordonné de rester là où il se trouvait pour le moment. Quand à votre sœur, nous avons jugé... préférable de ne pas l'avertir pour le moment. Elle saura bien assez tôt et je doute qu'elle apprécie beaucoup. Même si c'est logique, je m'étonne même qu'il n'y ait pas eu d'attaques de ce genre plus tôt.

Josuke – Est-ce qu'ils vont bien ? Personne d'autre n'a été ciblé par une attaque comme celle-ci ?

Attention, il était encore très fatigué, il n'avait pas besoin de se redresser ! Solène lui fit signe d'y aller doucement, pendant que Bradley ôtait sa casquette très formelle avec des insignes militaires, avec un léger soupir. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'elle remarqua que, sous sa longue veste grise serrée à la taille par une ceinture, il portait son uniforme et des bottes noires, très formelles.

Bradley – Les parents du mari de votre sœur ont été ciblés aussi. Tous deux sont vivants, quoi que blessés. Votre mai va bien, furieux, mais bon, vivant, en bonne santé, occupé à faire brûler je ne sais quoi pour se passer les nerfs, cette nuit. Gabriella sort à peine d'une sorte de coma, enfin soit, elle s'en remettra, elle a pu s'échapper à temps.

S'échapper d'où ? Solène entrouvrait les lèvres pour poser la question puis se rétracta au dernier moment. Non, finalement non, elle préférait ne pas savoir, le principal était que sa sœur s'en soit sortie, après tout. Josuke se laissa retomber contre le dossier du canapé en marmonnant "De mieux en mieux...", reflétant bien l'état de pensées actuel de Solène. Bradley, haussa légèrement les sourcils, en entendant cela, remettant sa casquette alors que le Père Vilette revenait dans la pièce avec les enfants et leur sac sur le dos.

Bradley – Nous sommes en guerre, mon brave monsieur, il n'y a pas le temps d'avoir peur ou de chouiner. Nous pleurerons les morts plus tard.

Il tourna les talons pour partir, lançant que quelques uns de ses hommes restaient au pensionnat, puis partit avec le prêtre et les enfants. La logique implacable d'un militaire de métier... C'était à la fois très froid, glacé, et très pragmatique, on ne pouvait pas lui enlever ça. Solène se rassit, vidée de ses forces tout à coup.

Josuke – Je suppose que la situation pourrait être pire... Ils n'ont eu personne, c'est déjà cela, non ?

Solène – Sans doute...

Elle ne savait pas, elle ne savait plus, elle était fatiguée. Se frottant longuement les yeux, elle resta sans plus bouger, entendant vaguement Munemori qui continuait à s'occuper de la chambre.

Solène – Je vais tâcher de trouver un médecin, pour toi. Comment te sens-tu, tu es moins épuisé ? Je dois le faire venir à domicile ou tu peux te déplacer ?

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Josuke Nakajima
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MessageSujet: Re: Inondation étrange   Jeu 31 Aoû - 0:13

Munemori – Tu es certain que ça va ? Tu as l’air, heu… Pas comme d’habitude. Même pas comme hier soir, en fait.

Josuke – Tu te fais des idées… Je vais bien, je suis seulement très fatigué par le voyage.

Josuke fit un effort pour relever la tête vers Munemori alors qu’il le couvait du regard, ne semblant pas le croire une seconde. Allez ! Solène avait besoin d’aide, qu’il ne perde pas de temps inutilement avec lui alors qu’il ressentait juste un peu de fatigue. Il ne se sentait pas malade, ne toussait pas, ne se sentait pas fiévreux, rien, il était juste… épuisé. C’est tout. Trop de pression accumulée, trop d’inquiétude, trop de préoccupations avec son ancien don et son fils, en plus de son frère. Trop de trajet depuis une semaine. Après tout, il était venu du Japon en avion, avait directement pris la direction de la station, y était resté deux jours et avait filé pour retrouver Kimmitsu. Ensuite, il avait fait le trajet en sens inverse après avoir passé un peu de temps sur place pour revenir vers la station et découvrir que la petite Laura avait développé le vent en pleine dispute. Et maintenant, le voilà ici, avec, à chaque fois, deux jours de pause tout au plus entre toutes ses escales… Il avait le droit d’être fatigué, non ?

Heureusement, son frère finit par partir avec ses affaires pour se laver et se changer, ce qui laissa un peu de répit à Josuke. Mais, à mesure que le temps passait, il avait l’impression que ses membres se faisaient plus lourds, trop lourds pour qu’il puisse les porter, comme si sa force ne revenait pas malgré son repos. Pourquoi… ? Au bout d’un moment, il fut forcé d’écouter Munemori et de s’asseoir par terre, s’en voulant de mouiller le sol et le côté du meuble comme cela mais il ne tenait plus. Il rapprocha ses genoux de son torse, difficilement, et posa sa tête directement dessus sans même avoir la force de tenir ses genoux avec ses bras. Au loin, il entendait sa belle-sœur s’activer dans la chambre du bébé pendant que l’eau coulait dans la salle de bains, indiquant que Munemori était en train de se laver. Il devait prendre ses affaires… Il se reposerait plus tard, il fallait qu’il se bouge. Essayant de se relever, Josuke leva le bras pour attraper le bord du meuble et se tirer, trouvant cela plus facile que pousser son poids… Sans réussir à bouger d’un millimètre. Bon sang. Pourquoi…

Au même moment, il entendit l’eau dans la salle de bains s’arrêter, signifiant que Munemori avait terminé de se laver et qu’il allait arriver d’une minute à l’autre, ne prenant guère de temps pour s’habiller en général. Il voulut encore se redresser, luttant pour que son frère ne s’inquiète pas plus que nécessaire, mais dut bien s’avouer vaincu au bout de longues minutes de lutte. Que lui arrivait-il ?! Il était littéralement cloué au sol, contre le meuble du salon, à côté de ses affaires, et n’avait pas bougé d’un millimètre en… dix minutes ? Vingt ? Il s’était reposé, pourtant ! Mais ne pourrait pas se relever tout seul, pas tout de suite. Posant la tête contre le mur, il ferma un instant les yeux pour se reprendre, récupérer quelques forces au moins pour se relever. Il porta une main à son visage, cherchant à comprendre ce qu’il pouvait bien avoir sans que son front ne soit chaud ou brûlant contrairement à ce qu’il pensait.

Au loin, il entendit alors les pas de son frère qui se rapprochaient, essayant de rouvrir les yeux et de se relever. Il ne comprenait pas ce qu’il avait, ce n’était pas normal. Pourtant, il y mettait toutes ses forces ! Mais c’était comme si elles s’étaient envolées d’un coup, au cours de la nuit, depuis qu’il s’était réveillé trempé dans son lit. Son frère arriva alors dans le salon, sans même que lui-même ne le réalise, appelant soudain Solène en disant que Josuke n’était pas bien du tout, au bord de l’évanouissement. Mais non… Ce n’était pas si grave que cela. Ce qu’il murmura à Munemori, essayant une nouvelle fois de se relever sans plus de succès. Ils durent s’y mettre à deux, doucement, dès que sa belle-sœur eut gagné le salon, pour le soulever et l’allonger dans le canapé alors que ses jambes le portaient à peine. Mais il allait tout mouiller ! Il était trempé, il ne voulait pas causer plus de tort à Solène, il culpabilisait déjà pour ce qui était arrivé à la chambre du bébé. Josuke rouvrit les yeux, faiblement, sentant la main de son frère sur son front avant de voir qu’il arrivait à la même conclusion. Pas de fièvre, pas de toux, rien. Mais appeler un médecin pour cela… ? Ce n’était pas nécessaire ! Il allait bien…

Munemori – Décidément, ce pays a le don d’en épuiser beaucoup, soupira-t-il. Bon, hum, Solène, reste près de lui, je vais m’occuper de la chambre seul. Mais il faut appeler un médecin.

Solène – En pleine nuit ? Non... Ceux du centre médical viennent si quelqu'un est en danger de mort. Ou si une femme accouche. Et comme je ne suis pas prête à donner naissance à mon bébé, on devra attendre le matin. Passe-moi son sac.

Qu’est-ce que… Josuke fronça les sourcils, coupé dans son souhait de riposter par Solène qui avait attrapé une serviette avant de lui frotter la tête, les cheveux et le visage sans même lui laisser l’occasion de parler. Mais elle n’avait pas à faire cela ! Il fallait qu’elle se repose, ils l’avaient déjà réveillée en pleine nuit avec cette inondation, inutile qu’elle se charge, en plus, de lui essuyer la tête, les cheveux et le visage. Ce qu’il essaya de lui dire, ripostant en portant sa main à sa tête pour essayer d’attraper la serviette – trop tard. Malgré l’heure tardive, elle était beaucoup plus vive et rapide que lui, ne l’écoutant même pas en lui ôtant ses vêtements mouillés pour lui essuyer le corps. Non mais, eh ! Elle n’avait pas à le faire, il pouvait s’en occuper et n’était pas fatigué à ce point ! Josuke essaya de ralentir ses gestes, cherchant à lui prendre la serviette des mains jusqu’à ce que sa belle-sœur lui rétorque qu’elle avait l’habitude avec Kimmitsu comme elle avait dû l’aider en septembre, lorsqu’il était blessé. Sauf que cela n’avait rien à voir ! Son frère était le mari de Solène et il était blessé, contrairement à Josuke qui n’était que fatigué. Elle mélangeait absolument tout.

Josuke – Je ne suis pas blessé, c'est seulement de la fatigue, et Kimmitsu est ton mari.

Solène – Ne fais pas l'enfant, tu crois que je n'ai pas vu assez de personnes dans un état lamentable, dans ma vie ?

Josuke – Vous dramatisez, tous les deux, ce n'est rien...

Il désespérait, soupirant pour finir par capituler sans savoir ce qu’il pouvait dire de plus. Franchement, pour un peu de fatigue ! Josuke voulait bien admettre que c’était inquiétant ce n’était pas à eux de s’occuper de lui, la fatigue n’allait pas durer éternellement. Intérieurement, il ne comprenait pas comment il pouvait être aussi épuisé au point de ne pouvoir qu’à peine bouger, parler lui demandant un effort mais il s’en sentait capable tout de même. Il ne cessait de s’interroger pendant que Solène lui faisait enfiler un kimono, sans qu’il ne soit capable de riposter davantage, et se laissa faire malgré lui lorsqu’elle l’obligea à se rallonger. Elle ajouta un oreiller sous sa tête, repartant ensuite pour revenir avec une couverture dont elle le recouvrit, Josuke passant ses bras au-dessus alors que le téléphone sonnait. Se figeant complètement, il tourna la tête vers sa belle-sœur, craignant le pire, devenant plus pâle à son tour en imaginant les raisons et les personnes pouvant appeler ici, au Pensionnat normalement désert maintenant, à trois heures du matin passées.

Il patienta, entendant Solène répondre qu’elle était chez elle, demander pour ses parents, lui-même imaginant un scénario de plus en plus grave. Il s’était passé quelque chose. Ses parents étaient-ils… ? Se redressant sur un coude, Josuke attendit qu’elle ait terminé, qu’elle revienne et lui explique ce qui s’était passé. S’il la voyait partir ou pleurer, il faudrait qu’il appelle Munemori pour la rattraper, lui-même se sentait incapable de bouger et cela le rendait malade. Littéralement. Heureusement, ce ne fut pas le cas, sa belle-sœur revenant s’asseoir près de lui, dans le fauteuil d’à côté, en étant plus pâle que jamais, lui racontant enfin ce qu’il s’était passé… Le faisant halluciner et perdre confiance en ce pays, sa sécurité, sa population. Ils n’avaient fait cela que pour atteindre Gabriella… Et Kimmitsu, sans aucun doute.

Josuke blêmit encore, si c’était possible, devenant bien plus pâle tandis qu’il cherchait une solution, des mots, quelque chose pour rassurer Solène. Heureusement, personne n’était mort ni blessé… Mais il ne savait pas quoi faire. S’il avait pu, il se serait levé pour la serrer dans ses bras, sachant que cela les aidait même si eux n’étaient pas tactiles du tout, prenant sur lui-même pour la réconforter. Mais là, dans ce canapé, il était bloqué, comme si son corps lui disait que c’était trop. Et la voir dans cet état sans pouvoir l’aider réellement l’affectait, plus encore que l’épuisement soudain qu’il subissait.

Josuke – On est là, Solène, on ne va pas te laisser seule, je te le promets. Et d'autres doivent arriver, comme Adrien te l'a dit, vous ne risquez rien.

Solène – Non, si peu... Si je récapitule, on file vers une dictature, la moitié des enseignants d'ici sont en fuite, des élèves sont morts, mon mari est exilé et ma sœur a été retrouvée à moitié morte et est alitée depuis une semaine, mais sinon, tout va bien ! J'ai peur, Josuke ! Pour tout le monde, pour le bébé, même toi, tu es tombé malade sans raison et, et...

Eh, stop, du calme ! Josuke parvint difficilement à se redresser, puisant dans ses réserves en mettant de côté la fatigue qui menaçait de lui retomber dessus en masse à force de tels actes, l’ignorant tout simplement en répétant plusieurs fois à Solène « Stop » de manière précipitée pour qu’elle se calme. Ce seul geste était incroyablement difficile, sa voix beaucoup plus faible qu’il ne l’aurait souhaité mais cela lui importait peu. Munemori n’était pas là, occupé dans la chambre, même s’il devait avoir entendu le coup de téléphone et qu’il n’allait pas tarder à revenir. Leur belle-sœur avait besoin de soutien, maintenant plus que jamais. Elle partait dans une vraie crise de panique, plus tremblante que jamais sans que ses larmes ne coulent. Preuve qu’elle était terrorisée, désemparée et qu’elle ignorait ce qu’elle devait faire, penser, croire. Elle n’était pas en sécurité ici, pas plus que chez ses propres parents et risquait de subir encore d’autres attaques de ce genre comme ses proches faisaient partie des principales cibles de la Résistance.

Josuke – Du calme, tout va s'arranger ! Tu es en sécurité au Pensionnat, personne ne va venir te faire de mal ici ! Tu peux t'inquiéter pour le reste, quant à mon état, je te l'interdis, je ne suis pas malade. Tout va s'arranger.

Jamais Josuke n’aura éprouvé autant de difficultés à croire cette simple phrase. Pourtant, l’accumulation et les problèmes leur tombant dessus faisaient qu’il n’y croyait que très, très difficilement. Son propre état l’inquiétait en plus de le rendre malade à cause de son incapacité à veiller sur ses frères, son fils et sa belle-sœur au moment où ils en avaient le plus besoin. Se sentant encore plus mal, d’un coup, il porta une main à sa tête pour se frotter les yeux alors que Munemori arrivait avec deux seaux déjà remplis d’eau pour les vider dans la cuisine. Il en profita pour lui expliquer ce qui s’était passé, Solène se calmant plus loin sans qu’il ne la quitte des yeux au cas où. Heureusement, les jumeaux ne s’étaient pas réveillés, dormant paisiblement tandis qu’eux regagnaient leur lit pour terminer la nuit. Ou ce qu’il en restait, tout du moins. Il devait être quatre heures passées, si d’autres personnes venaient rechercher les jumeaux le matin, ils pouvaient arriver à n’importe quelle heure. Josuke se pencha, sitôt Solène et Munemori repartis, pour se servir un grand verre d’eau, le vidant d’une traite sans que cela ne le désaltère, l’obligeant à s’en servir un nouveau avant de se coucher.

Mais, avec tous les événements, le vieil homme fut incapable de dormir d’un sommeil sain et tranquille, se réveillant souvent, bougeant dans le canapé comme il le put et prenant un verre d’eau à chaque fois qu’il ouvrait les yeux. Si bien, qu’à six heures, la carafe d’eau laissée par Solène à côté du canapé était vide. Poussant un soupir, il essaya de se redresser, péniblement, se mettant sur ses coudes puis ses mains… avant de retirer précipitamment sa main gauche de l’oreiller sur lequel il dormait. Il était trempé ! Mais comment… Qu’est-ce que… D’accord, oui, il avait eu froid pendant la nuit mais pensait qu’il avait seulement renversé de l’eau en buvant ! Sauf que là, non, tout l’oreiller était trempé, tout comme le haut de son kimono, au niveau de son cou. Il toucha l’oreiller de ses deux mains, le soupesant, le retournant sous toutes ses coutures pour voir s’il ne rêvait pas. Mais non.

L’oreiller était bel et bien trempé. Et il ne voyait qu’une seule explication à cela. D’abord la chambre, cette inondation inexplicable, ensuite cette fatigue si soudaine, puis cette soif qu’il ne s’expliquait pas, et cet oreiller… C’était lui. Lui qui avait fait tout cela. Incapable de tenir plus longtemps dans cette position, il se laissa retomber sur l’oreiller humide, désespéré. C’était impossible. Il ne pouvait pas ! Il n’avait pas de don, n’avait jamais appris à utiliser cela, n’aurait jamais été capable de provoquer une telle inondation. Et pourquoi maintenant ? Pourquoi tout d’un coup, pourquoi alors qu’il venait de découvrir qu’il avait justement perdu son propre don il y avait des années de cela ?

Josuke ne parvint pas à refermer les yeux, malgré sa fatigue, se sentant de plus en plus mal. Mais, cette fois, ce n’était pas physique… Il avait détruit la chambre du bébé de son frère et de sa belle-sœur sans le vouloir et avait maintenu que ce n’était pas sa faute, qu’il ne comprenait pas ce qui s’était passé. Pourtant, il était le seul affecté par cette inondation, n’ayant même pas repéré les signes plus tôt. Il ne connaissait rien de cet élément ! Il ne savait pas, ignorait comment s’en servir, comment le contrôler. Et est-ce que le fait qu’il sorte d’une manière aussi forte était normal ? Tous les enfants étaient malades à ce point ? Non, Akane n’avait rien… Elle avait eu peur, oui, mais n’avait pas inondé toute une pièce comme lui. Alors, pourquoi ?! Josuke fut interrompu par l’arrivée de Solène qui s’était levée tôt, elle aussi, sans doute sans avoir fermé l’œil de la nuit. L’oreiller. Il jeta un regard à la pièce, cherchant un endroit où le cacher, refusant qu’elle l’apprenne comme cela, mais elle le devança en venant l’aider à se redresser. Attendant la crise, elle ne vint pas cependant, sa belle-sœur n’ayant sans doute pas touché l’oreiller en redressant Josuke.

Le père de famille resta silencieux, retournant encore et encore la situation dans sa tête, cherchant les explications possibles et les conséquences d’un tel élément. Si, vraiment, il avait un élément. Peut-être était-ce seulement la conséquence de toute la pression accumulée ? Peut-être n’était-ce rien d’autre qu’un genre de résidu, un reste de son ancien don qui ressortait maintenant, après toutes ces années ? Et qui allait forcément disparaître comme il était revenu. Mais comment le prévoir ? Il allait devoir le réaliser après avoir détruit une pièce de la maison ? Et si jamais cela arrivait alors qu’Emiko était à ses côtés… Frissonnant, Josuke bénit la diversion que lui offrirent les personnes venant chercher les jumeaux, reconnaissant le prêtre qui leur avait parlé très longuement alors qu’ils avaient découvert l’existence des fantômes quelques mois plus tôt. Lui connaissait beaucoup de choses sur les dons… Et il craignait qu’il ne comprenne ce qui se passait, raison pour laquelle Josuke tâcha de discuter, s’inquiétant tout de même pour les autres cibles de cette ignoble attaque. Seulement, lorsque l’ancien général leur révéla que les parents du mari de Gabriella avaient été ciblés et blessés, il ne put s’empêcher de se laisser retomber contre le dossier du canapé. Il se sentait, soudainement, touché par ce qui arrivait, un profond sentiment d’impuissance et d’insécurité l’envahissant tandis qu’il lâchait un « De mieux en mieux… » sans pouvoir le retenir.

Militaire – Nous sommes en guerre, mon brave monsieur, il n'y a pas le temps d'avoir peur ou de chouiner. Nous pleurerons les morts plus tard.

Et il s’en alla, comme cela, sans rien dire de plus à ce sujet sinon que certains de ses hommes restaient ici, au Pensionnat. Certes, la mort était perçue différemment chez eux, mais de là à devenir parfaitement banale, de là à ne plus avoir ne serait-ce qu’une réaction, de là à repousser les pleurs à un moment ultérieur… ? Josuke en resta choqué, silencieux, tant ce pragmatisme, ce tempérament froid et indétournable l’effrayait en même temps qu’il le rassurait. Le prêtre et le militaire partirent avec les jumeaux, les emportant avant que Solène ne vienne se rasseoir près de lui, l’air vidée, épuisée, comme si elle avait été assommée et qu’elle venait de se réveiller. C’était trop, il le voyait bien, et… Très honnêtement, même lui commençait à éprouver des difficultés à rester optimiste. Mais il devait rassurer sa belle-sœur en l’absence de son frère. Essayer de… voir le positif. Si c’était possible. Entre l’attaque, ce don, restant ou non, et l’état de Solène…

Josuke – Je suppose que la situation pourrait être pire... Ils n'ont eu personne, c'est déjà cela, non ?

Réponse peu convaincante, comme le confirma la réponse de la future mère. Seul le bruit que faisait Munemori dans la chambre du bébé, ayant repris le travail sans sembler s’arrêter une minute, amenait un léger bruit de fond entre l’eau qu’il essorait dans les seaux et le papier peint qu’il devait retirer, parfois. Tout était à refaire mais tout n’était pas fichu… N’est-ce pas ? Josuke pinça ses lèvres, aussi épuisé que Solène, fermant les yeux quelques secondes pour essayer de faire le vide dans son esprit, se calmer. Il leur fallait une pause. Une pause de toute urgence. Quelques minutes pour respirer, ou…

Solène – Je vais tâcher de trouver un médecin, pour toi. Comment te sens-tu, tu es moins épuisé ? Je dois le faire venir à domicile ou tu peux te déplacer ?

Josuke – Oublie cette histoire de médecin, dit-il en soupirant. Je ne me sens pas moins épuisé mais c’est normal, vu la nuit que nous venons d’avoir… Il suffit d’attendre quelques jours, le temps que je récupère, je suis sûr que cela ira mieux demain et je vous aiderai pour la chambre. Tu dois te reposer.

Il était hors de question d’appeler un médecin pour cela, que lui dirait-il ? Cette fatigue ne s’expliquait pas, Josuke en était persuadé à présent. Il avait rouvert les yeux, tâchant de se montrer plus vif et réveillé, alerte, afin d’éviter d’inquiéter inutilement sa belle-sœur. Mais cela n’eut pas l’air de la convaincre… Elle commença à le regarder avec un air qui ne lui plaisait vraiment pas, sans que lui-même ne baisse les yeux, croisant les doigts pour qu’elle ne s’interroge pas plus que cela. Sauf qu’elle resta silencieuse un moment, qui lui sembla incroyablement long et qui lui confirma qu’elle avait compris, le regardant plusieurs fois en ayant l’air d’hésiter. Non… De plus en plus mal à l’aise, Josuke se retint de prendre l’oreiller dans un geste de désespoir, de tout nier, réfléchissant à ce qu’il pouvait dire. Ce n’était pas le moment pour ce don ! Elle ne devait pas s’inquiéter, c’était un reste, quelque chose qui devait sortir à cause de la pression et… Voilà. Rien d’autre. Il allait repartir comme il était revenu, c’est tout.

Solène – Il n'y a qu'une chose qui pourrait expliquer ce qui est arrivé cette nuit, mais... J'ai cru comprendre que ni toi, ni Munemori n'aviez l'élément eau. Ou l'avez-vous juste caché ? Si Kimmitsu a eu des problèmes avec votre père avec le sien, je suppose que ça a dû être pareil pour vous... L'un de vous deux a perdu le contrôle ?

Raté… Josuke ouvrit la bouche avec l’intention de tout nier en bloc mais se rappela la situation. Il avait entièrement détruit la chambre du bébé sans le vouloir, était incapable de bouger, bloqué dans un canapé, et avait encore mouillé un oreiller sans même le réaliser durant la nuit. Tôt ou tard, Solène s’en rendrait compte et risquait de lui en vouloir s’il mentait. Ou elle irait poser la question à Munemori qui savait que son frère avait eu un don, autrefois, que leur père avait étouffé dès qu’il l’avait pu. Mais ce n’était pas possible ! Justement, il avait été étouffé, il avait disparu, il ne pouvait pas se manifester de la sorte, surtout avec autant de puissance sans que Josuke ne l’ait manipulé depuis plus de trente ans. C’était impossible… Il voulait nier, le cacher, tout simplement, mais était épuisé. Pas la force de débattre encore et inutilement alors qu’il dépendait entièrement de son frère et de sa belle-sœur pendant quelques jours. S’il devait récupérer à cause de cette inondation, il risquait de rester comme cela jusqu’à la rentrée des élèves, ou jusqu’au milieu de la semaine s’il n’y avait pas d’autres problèmes d’ici-là. Josuke finit donc par pousser un soupir, attrapant l’oreiller pour le tendre à Solène en murmurant qu’il était désolé.

Josuke – Munemori n’y est pour rien, ne sois pas fâchée contre lui… Mais c’est impossible. Notre père a étouffé ce don, je ne l’avais plus, tu peux même demander à Munemori et Kimmitsu, je n’ai jamais gardé cet élément et je ne l’ai plus manié depuis au moins une trentaine d’années. Je… J’ignore ce qui s’est passé, c’est peut-être un contrecoup de toute la pression accumulée ces trois derniers mois. Mais pour… plus de sécurité, il vaudrait mieux que j’aille dormir ailleurs.

C’était plus sûr pour le reste de l’appartement, juste au cas où il y avait d’autres accidents. Josuke ne voulait pas détruire tout ce qu’il restait à Solène alors qu’elle était seule, avec les enfants à gérer. Il fallait qu’elle tienne plusieurs mois sans Kimmitsu, d’après ce qu’il avait pu comprendre en voyant le chantier dans la nouvelle école… Et elle n’y arriverait pas s’il commençait à inonder les pièces comme il l’avait fait la nuit précédente. Il n’avait qu’à aller dans un autre endroit, c’était possible aussi et beaucoup plus sûr. Mais sa belle-sœur ne sembla pas être du même avis puisqu’elle plaça un autre oreiller à l’endroit où s’était trouvé sa tête quelques minutes auparavant avant de le forcer à se rallonger, sans qu’il ne puisse y opposer beaucoup de résistance d’ailleurs. Elle lui répondit seulement d’arrêter de raconter n’importe quoi et qu’elle s’occuperait de lui en attendant qu’il guérisse. Sauf qu’ils ignoraient le temps que ça prendrait, qu’il se sentait épuisé et que Solène était enceinte de jumeaux. C’était elle qui avait besoin d’aide, pas eux. Et il y avait la chambre à refaire, à nettoyer, retapisser, essayer de sauver les photographies qui pouvaient l’être – car, même trempées, elles le pouvaient – et les meubles aussi.

Josuke leva un bras qu’il posa sur son visage, le recouvrant comme Kimmitsu l’avait fait devant lui quelques jours plus tôt à peine sans même le réaliser. Il fallait qu’il se reprenne, qu’il récupère ses forces, et vite, plutôt que de traîner dans un canapé alors que son fils et son frère évoluaient dans un pays au bord de la guerre civile. Pourquoi cela se déclenchait-il maintenant ? Pourquoi son ancien don, enterré depuis des années, décidait de faire une crise aujourd’hui alors que les personnes qu’il aimait avaient besoin d’aide et de soutien ? C’était à en devenir fou… Et si cela durait plusieurs jours, comment ferait-il pour aider Solène et Munemori dans la chambre ? Il ne leur faudrait pas une semaine pour tout récupérer, même s’il était clair, dans sa tête, qu’ils ne repartiraient pas avant d’avoir tout réparé. Tout du moins, lui le refusait et comptait bien rester le temps qu’il faudrait pour tout remettre en ordre. Tout était de sa faute. Au même moment, il entendit Munemori revenir dans le salon, en tout cas ce n’était pas sa belle-sœur. Il lâcha simplement un « C’est moi qui ai démoli la chambre » à son frère, incapable de dissimuler sa culpabilité sur le moment, avant d’ôter son bras de son visage pour pouvoir le regarder.

Josuke – Je te promets de t’aider à tout réparer dès demain… Je refuse que tu doives passer des heures et des heures dans cette chambre à cause de moi. Mais tu ne dois plus t’inquiéter, cette fatigue est normale, je suppose… Je ne sais pas comment ça se fait, mais je me suis réveillé et l’oreiller était humide comme dans la chambre. Je suis désolé de t’avoir entraîné dans toute cette histoire.

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