1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Tournoi à Rennes

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AuteurMessage
Kimmitsu Nakajima
Sous-directeur
Professeur d'arts martiaux

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Récits : 270

Âge RPG : 42 ans

MessageSujet: Tournoi à Rennes   Sam 28 Mai - 14:08

Ils s'étaient donné rendez-vous dans le village, Valentin n'habitait pas très loin de la maison d'Océane, c'était plus simple pour lui que de faire l'aller-retour à l'école. Ils partaient en voiture, avec lui, Océane, Genji, le jeune Dominique et Kimmitsu. Il y aurait dû y avoir plus d'élèves mais la plupart avaient renoncé à partir à Rennes après le décès d'Alexis, même pour échapper à l'ambiance morose planant sur le pensionnat. Son collègue s'étira longuement en tous sens, s'appuyant ensuite sur sa canne toute neuve pour avancer, rangeant son sac dans le coffre. Au fond, Kimmitsu aussi était assez soulagé, partir quatre jours loin du pensionnat ne leur fera pas de mal. Refermant le coffre, il fit un sourire rassurant à son élève, la trouvant de plus ne plus nerveuse. Tout allait bien se passer, elle avait repris des forces et ses parents, comme lui-même, surveillaient étroitement son alimentation et son sommeil. Son collègue revoyait rapidement le trajet à prendre, appuyé contre la voiture, la carte routière entre les mains. Ce sera plus facile de s'y rendre en voiture qu'en train. Kimmitsu referma le coffre puis alla voir si Genji était prêt, lui aussi. Il devait être en train de vérifier son sac. Le professeur retrouva son frère et sa belle-sœur, près de la maison. Dire qu'ils étaient venus exprès du Japon... Enfin, ce n'était pas plus mal pour le jeune homme.

– On va bientôt partir. Merci d'être venus rejoindre Genji, la semaine aura été assez tendue.

Ils avaient passé des nuits blanches à essayer de contacter la famille puis régler certains détails, préparer l'enterrement, rassurer et consoler les élèves, parler aux professeurs et faire face à d'autres ennuis en plus haut lieu. C'était bien la première fois que la directrice s'était autant servi de sa position, tant dans l'armée que dans l'échelle sociale, pour calmer le jeu. Pour le repos, c'était bien terminé, elle était de nouveau dans le bain.

– Nous n'allions pas vous laisser seuls... Ni Genji qui allait mal, c'était naturel de venir.

Le pire était qu'ils auraient dû s'en douter, le jeune Alexis avait franchi un point de non-retour depuis déjà longtemps. Il fit un très faible sourire à son frère, croisant les bras pour se réchauffer un peu. Valentin les avait rejoints, lançant qu'il n'était pas fâché de partir quelques jours loin de l'école et qu'il avait beau adorer ce qu'il faisait, là, c'était vraiment la goutte de trop.

– Bon, restons positifs, il y a tout de même certaines choses qui s'améliorent, non ? marmonna le professeur de sport. Il y a des familles de connards partout, quand je pense que ceux-là osent s'appeler "parents" quand ils laissent tomber leurs gosses, ce crevard n'aurait jamais dû avoir le droit d'avoir un fils.

– Ce n'est pas la première fois que ce genre d'histoire arrive, répondit Kimmitsu en refusant la cigarette que son collègue lui tendait, il y a toujours eu beaucoup de parents qui rejettent leurs enfants à cause d'un pouvoir dont ils ont peur ou qu'ils détestent.

– Oui, des crevards, quoi.

Il grimaça puis alluma sa propre cigarette, toussant un peu en soufflant la fumée. Kimmitsu ne répondit rien, il n'y avait rien à faire dans l'immédiat pour arranger cette situation. Il y aura toujours de la haine et de la peur partout dans le monde et à leur échelle, ils ne pouvaient rien pour arranger cela. On ne pouvait qu'espérer que ceux qui en avaient souffert, comme Alexis, aient pu accéder à un monde meilleur, où ils seront plus heureux. Valentin s'assit contre le muret à côté d'eux en ajoutant qu'il espérait que les parents d'Alexis connaissent une fin assez atroce, afin qu'ils réalisent comment leur fils avait terminé la sienne. "A quatorze ans, nom de Dieu," jura-t-il. "Il n'a même pas eu le temps de vivre." Et personne n'avait rien pu faire pour l'aider, au pensionnat, ni lui ni personne. Ils n'avaient retrouvé qu'une lettre, destinée au petit frère de Céleste, où le jeune garçon lui disait au revoir et lui souhaitait d'être le plus heureux possible, ainsi qu'une lettre destinée à sa petite sœur, la dernière personne de sa famille qu'il avait toujours aimé. Les suicides de jeunes enfants étaient toujours très choquants, d'autant plus que ce n'était pas la première fois qu'ils perdaient ainsi un jeune.

– Adeline et Genji ont vu la petite Emilie, avant de retrouver Alexis. Elle attendait près de lui là où il s'est suicidé...

– J'ai l'impression qu'il y a des dizaines d'enfants abandonnés dans cette école... Même dans nos collègues, il y en a un paquet qui ont été rejetés par leurs familles.

Pour ça, oui, l'école se divisait en deux, ceux qui dont la famille et les proches acceptaient les dons, et ceux qui avaient perdu une grande partie des leurs. Il grimaça un peu, tournant ensuite la tête en voyant arriver Dominique, qui salua tout le monde avant d'aller poser ses affaires dans le coffre. Genji sortit lui aussi peu de temps après. Parfait, ils allaient pouvoir partir. Kimmitsu sortit ses lunettes pour les mettre sur son nez, c'était lui qui conduisait, comme Valentin avait du mal avec sa jambe raidie et blessée. Ils attendaient juste qu'un de leurs collègues arrive avec les derniers papiers administratifs qu'ils devaient signer et ils partiront. Les trois adolescents parlaient entre eux, près de la voiture, il était facile de voir qu'ils étaient tous les trois amis.

– Au risque de parler comme la directrice, sourit Valentin, tu penses qu'il va arriver combien de catastrophes à l'école, pendant ces quatre jours ? On a déjà eu ce village qui a cramé plus d'autres histoires, va sûrement y avoir autre chose... Une tornade, peut-être ?

– J'admire ton optimisme, vraiment.

– Ose me dire que tu ne t'es pas posé la question.

– Si, avoua-t-il en souriant un peu. Mais je ne pensais pas spécialement à une tornade.

– Peut-être une guerre civile, on sait jamais. Ce pays est trop stressant.

Le sous-directeur sourit sans relever, songeant qu'une guerre civile n'était pas un risque à écarter, dans les cinq prochaines années. Son frère, lui, avait grimacé, au contraire. Allons, ce n'était pas un danger qui pourrait leur tomber dessus dans les prochains jours, bien d'autres scénarios pouvaient arriver avant. Kimmitsu avait plutôt songé à des révoltes, des crises de nerfs ou d'angoisse en série, des problèmes de comportement, de violence ou autre parmi mes élèves, de nouvelles démissions de professeurs, un rejet plus important dans le village, ce genre de choses. Il dit à Jouske qu'ils disaient cela pour rire, Valentin ajoutant "Oui, enfin, à moitié", directement. Kimmitsu lui fila un coup de coude, son collègue ayant un petit rire en jetant le reste de cigarette, éteinte, dans une poubelle à côté d'eux. Au même moment, un de leurs collègue vint leur apporter le dossier en vélo, le leur remettant avant de filer et de leur souhaiter un bon voyage. Valentin se redressa, s'appuyant sur sa canne, puis lança aux jeunes qu'ils partaient, tout le monde en voiture. Chacun dit au revoir puis ils s'installèrent, lui au volant. C'était parti pour Rennes et le tournoi, à présent.

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Dominique Renoir
Invité
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MessageSujet: Re: Tournoi à Rennes   Sam 4 Juin - 12:17

Lors de la première halte sur le trajet, Dominique s'était précipité sur la première cabine téléphonique venu pour appeler la nourrice et lui demander si tout allait bien, si Jason avait bien bu tout son biberon et si elle s'en sortait avec lui. La vieille dame avait éclaté de rire et l'avait rassuré, en lui disant qu'il pouvait avoir l'esprit tranquille et de bien profiter de ces quatre jours à Rennes. Désolé, il en faisait peut-être trop, mais c'était la première fois qu'il restait si longtemps loin de son bébé ! Jason avait à peine trois mois, aujourd'hui, il était encore si petit, fragile et innocent, son père se faisait un sang d'encre de le savoir loin de lui, même s'il était entre de bonnes mains. Il raccrocha ne rougissant un peu, retournant ensuite retrouver ses amis et les deux profs. Ils arriveront à Rennes dans deux heures, environ, s'étant arrêtés pour que chacun puisse aller aux toilettes, boire et grignoter quelque chose. Il était assez bizarre de partir comme ça du pensionnat en milieu de semaine, même si fuir l'ambiance délétère de l'école, depuis le suicide d'Alexis, faisait un bien fou. Cette vie de chien... On ne pouvait qu'espérer que le jeune garçon soit mieux auprès du Seigneur que sur cette terre à galérer, entre sa famille et son pouvoir. Il pouvait reposer en paix, à présent, il était au ciel avec tous les anges et les Saints.

Ils reprirent le trajet ensuite, filant vers la Bretagne et vers Rennes la belle, capitale des galettes Bretonnes, du football et de la musique Celtique. Et pour ces quatre jours, ville accueillant un tournoi international des arts martiaux, ce qui n'était quand même pas rien. La nation Celtique était en liesse, à l'extrême opposé de la région du pensionnat, ils purent s'en apercevoir très vite en arrivant à Rennes. Bon, faire un effort et oublier pour un temps la Franche-Comté, le pensionnat, les cours, les élèves, les professeurs, l'armée, les problèmes, le village et passer à autre chose. La vie devait continuer, aucun d'entre eux n'avait le droit de se laisser abattre ainsi, pas à leur âge, ils étaient la génération suivante, celle qui devra prendre la relève de leurs professeurs et autres adultes, ils devaient garder le moral et le sourire. Rester positif, quoi qu'il arrive. Ils filèrent en voiture non loin du centre-ville, dans une auberge qui tapa dans l’œil de Dominique dès qu'il la vit. Entièrement en pierres apparentes, avec des grosses poutres de bois et un auvent, avec un balcon en bois et des fleurs qui étaient accrochés, le toit en tuiles rouges, une large cour avec quelques voitures et des vélos, une haute enceinte en pierre. C'était très eau et surtout calme, il sourit en regardant quelques touristes étrangers rentrer avec de gros bagages.

– On pourra aller dans le centre-ville, se promener ? demanda-t-il au prof de sport en prenant ses affaires dans le coffre.

– Oui, oui, filez donc vous amuser.

Parfait ! Il sourit puis suivit ses amis dans la chambre qu'ils allaient partager, avec un petit coin salle de bain attenant, où ils pourront se changer, le soir, en toute intimité. On avait l'impression d'être dans une auberge médiévale, c'était très sympa. Dom rangea assez vite les affaires qu'il avait emporté, ayant hâte d'être à demain. Océane devait très nerveuse et stressée, sans aucun doute, lui et Genji devaient s'employer à la détendre avant.

– Allez manger une crêpe et danser au centre-ville, ça vous dirait ? Faut tâcher de se détendre et d'en profiter, aujourd'hui.
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