1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 On ne joue pas avec sa santé

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Kimmitsu Nakajima
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MessageSujet: On ne joue pas avec sa santé   Dim 1 Mai - 12:43

La première récréation de la journée avait déjà dû sonner, à l'école, à cette heure. Kimmitsu leva le nez pour regarder la pendule accrochée un peu plus loin, dans la salle d'attente du centre médical. On lui jetait parfois des coups d’œils assez curieux, étant donné qu'il était encore en tenue, n'ayant pas pris le temps de se changer avant de venir ici. Il avait confié ses élèves à Xiao-Hong avant d'emmener directement Océane au centre du village en urgence, lorsqu'elle s'était effondrée sans crier garde au milieu d'un cours. Depuis, il attendait le retour du médecin qui l'avait prise en charge à l'arrivée, appuyée contre le mur de la salle d'attente, les bras croisés. Comment était-elle arrivée là ? Il voyait bien qu'elle était plus stressée et fatiguée, depuis quelques temps, mais étant donné les problèmes qu'il y avait eu depuis un moment, il n'avait pas pu approfondir le sujet et s'en voulait terriblement aujourd'hui. Océane n'avait jamais donné le sentiment qu'elle allait plus mal, il aurait dû le voir bien avant. Pourquoi ne s'était-elle confiée à personne avant cela ? Qu'est-ce qui l'en avait empêchée ? Elle était encore jeune, il n'y avait rien de honteux à traverser des passes plus difficiles, surtout avec le contexte actuel.

Le malaise de ce matin s'était produit juste après que Genji se soit trahi, en réalité. Kimmitsu l'avait vu moins à l'aise et inquiet et avait voulu savoir pourquoi, gardant toujours la crainte que quelqu'un ne s'en prenne à lui à cause de ce que faisait son oncle. Le jeune homme était incapable de mentir correctement et Kimmitsu n'avait pas mis bien longtemps avant de comprendre ce que s'était passé auparavant. Il s'était promis de prendre Océane à part à la récréation pour lui parler lorsqu'il avait appris qu'elle avait fait un malaise en classe. On en arrivait là car ni l'un ni l'autre n'avaient voulu ouvrir la bouche alors que le sujet était très grave. Bien... D'abord parler à Océane, il verra son neveu ensuite. Soupirant longuement, le professeur ferma un instant les yeux, attendant toujours. Les deux adolescents ne réalisaient même pas à quel point se négliger ainsi pouvait avoir des conséquences graves, ils étaient encore jeunes et en pleine croissance. Plongé dans ses pensées, il en sortit lorsque le médecin revint enfin. Kimmitsu quitta la salle d'attente avec lui, s'arrêtant dans le couloir.

– Comment va-t-elle ?

– Elle est très affaiblie, nous penchons pour un début d'anorexie. D'après ce que j'ai pu tirer d'elle, il est certain qu'elle ne s'alimente plus comme il le faudrait, d'où l'affaiblissement. Elle a des carences en magnésium, vitamines et sucre. Ce n'est pas encore rendu à un point de non-retour, en revanche, elle doit se remettre très vite à une alimentation ordinaire.

Anorexie... Kimmitsu hocha la tête puis demanda s'il pouvait la voir. Le docteur opina puis lui indiqua le chemin, avant d'aller s'occuper d'autres patients. Frappant à la porte, il referma derrière lui avant de s'approcher, voyant son élève dans un nid de couvertures, encore plus pâle que toute à l'heure, une perfusion dans le bras. Le regard du professeur s'arrêta plus attentivement sur ses bras nus, vraiment maigres, puis sur les traits de son visage. Il secoua un peu la tête, autant désespéré qu'il était inquiet.

– Pourquoi n'as-tu pas dit, tout simplement, que tu te sentais mal, ces derniers temps ? Je n'allais pas te juger ou te crier dessus. Comment peux-tu penser que t'affaiblir toi-même va t'aider en quoi que ce soit ? Penses-tu que tes parents ont envie de perdre leur seule enfant ainsi ?

Il s'assit au bord du lit, près d'elle, avec un petit soupir. Sa mère allait courir aussi au centre médical dès qu'elle le pourra, elle attendait simplement le père d'Océane, qui avait été prévenu et avait demandé à partir exceptionnellement de son travail pour revenir au village et retrouver sa fille. Il indiqua d'un ton calme à son élève que son père et sa mère allaient venir tous les deux toute à l'heure, lui était venu d'abord pour ne pas la laisser seule en attendant. Il s'interrompit pour remonter la couverture sur elle, en remarquant qu'elle avait un peu froid. Evidemment, mal se nourrir jouait sur le corps, la croissance, la qualité du sommeil, les défenses immunitaires, la capacité du corps à se réchauffer et l'énergie.

– C'est normal que la situation joue aussi sur ton moral, surtout si tu ne te confies à personne à propos de tes soucis. Mais ne plus vouloir te nourrir correctement ? On ne te demande pas de tout encaisser en serrant les dents comme à un adulte, Océane, tu n'as que seize ans. Tu peux encore te remettre vite, à condition que tu écoutes ce qu'on va te dire, à partir de maintenant, et que tu fasses plus attention. Que s'est-il passé pour que tu en arrives là ?

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Océane Kara
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MessageSujet: Re: On ne joue pas avec sa santé   Sam 14 Mai - 13:33

Si elle pleurait maintenant, ça allait encore aggraver son cas ? Océane leva la main pour s'essuyer vite fait les yeux en se mordillant les lèvres, jetant un regard à la perfusion et au compte-goutte, accroché au-dessus du lit, avant de remonter la couverture jusqu'à sa menton, mordillant aussi un petit bout de drap. Elle se sentait perdue, ne sachant plus comment réagir maintenant. Entre ce qu'elle voulait devenir et ce qu'elle pouvait être, il y avait encore un écart, elle ignorait comment attendre ses objectifs, s'en voulant encore d'apprécier certaines situations qui devraient l'horrifier. Réfléchir à tout cela lui donnait mal à la tête et encore plus envie de pleurer et se laisser aller, elle avait l'impression de n'être plus bonne à rien. Reniflant, elle tourna la tête vers la porte lorsqu'on y frappa, les mains serrées sur le bout de la couverture bleue du centre. Son professeur entra puis referma derrière lui, s'approchant du lit où elle était installée en la dévisageant. Pour une fois, elle n'osa pas le regarder dans les yeux, surtout en le voyant secouer la tête avec un air désespéré. Désolée... Elle n'avait rien vu venir, ce matin, se sentant juste bien plus faible avant de glisser au sol sans aucune force, comme le jour où elle s'était exercée avec Genji.

– Pourquoi n'as-tu pas dit, tout simplement, que tu te sentais mal, ces derniers temps ? Je n'allais pas te juger ou te crier dessus. Comment peux-tu penser que t'affaiblir toi-même va t'aider en quoi que ce soit ? Penses-tu que tes parents ont envie de perdre leur seule enfant ainsi ?

Ses joues se colorèrent d'un rouge soutenu alors qu'elle se faisait toute petite, détournant le regard. Non, bien sûr que non, elle n'avait jamais voulu ça, ni se suicider, ce n'était pas son genre ! Il s'assit au bord du lit, soupirant un peu, puis ajouta que ses parents allaient bientôt arriver, sa mère attendait simplement le retour de son père, elle l'avait appelé au travail. Si elle n'avait pas voulu les angoisser avec ses "histoires de lycéens" cet été, c'était complètement raté... Reniflant encore un peu, elle s'essuya les yeux pour ne laisser échapper aucune larme intempestive. Son professeur se pencha tout à coup pour remonter la couverture sur elle, en la voyant frissonner, ce dont elle fut grandement touchée, car cela voulait dire qu'il ne la détestait pas pour autant, malgré ce qu'elle avait fait. Retournant enfin le regard vers elle, elle continuait à serrer la couverture du bout des doigts, comme on tiendrait une peluche le soir pour s'aider à s'endormir. Et maintenant ? Elle espérait qu'il accepte tout de même d'être toujours son maître, pour les prochains mois, elle n'avait pas envie d'être rejetée comme ça.

– C'est normal que la situation joue aussi sur ton moral, surtout si tu ne te confies à personne à propos de tes soucis. Mais ne plus vouloir te nourrir correctement ? On ne te demande pas de tout encaisser en serrant les dents comme à un adulte, Océane, tu n'as que seize ans. Tu peux encore te remettre vite, à condition que tu écoutes ce qu'on va te dire, à partir de maintenant, et que tu fasses plus attention. Que s'est-il passé pour que tu en arrives là ?

La jeune fille rougit encore plus fort en pinçant les lèvres, sans répondre tout de suite. Elle n'avait jamais réussi à lui avouer vraiment ce qu'elle ressentait véritablement depuis qu'elle avait intégré les Guetteurs, ni ce qu'elle avait vécu lors des simulations, ni n'avait voulu avouer qu'elle s'était faite larguer, ni rien, en réalité, parce qu'elle jugeait cela stupide, irrationnel ou inutile. Elle avait peur de perdre la confiance de tous ses proches si elle avouait qu'elle aimait vraiment être une Guetteuse, malgré les intentions encore troubles de l'armée, qu'elle y avait trouvé une place et des motivations, qu'elle s'y sentait bien,a lors qu'elle avait des amis qui souffraient, aujourd'hui, à cause de l'armée, que son maître aussi avait souffert à cause d'eux. Elle ne voulait pas qu'il la rejette ou l'abandonne, c'est tout. Fermant les yeux une minute, elle prit une courte inspiration avant de les rouvrir, des larmes perlant au coin des cils.

– Je n'ose pas vraiment parler car... Parfois, ce sont des soucis ridicules, et d'autres fois, c'est plutôt... Il... Il y a un mélange d'un peu de tout, et je pensais pouvoir surmonter tout cela sans devoir forcément en parler, comme je le fais depuis des années. Cette fois, c'était... Un peu plus dur.

Ou plus angoissant, plus difficile à comprendre puis accepter, à assumer, à savoir qui elle était vraiment. Reniflant encore, elle s'essuya un peu les yeux, ayant pris malgré elle une toute petite voix. Elle allait faire plus attention, bien sûr, c'était promis.

– Je suis entrée chez les Guetteurs pour les espionner, mais, je... J'aime bien ce groupe, en réalité,a voua-t-elle faiblement. Je m'y sens bien, à l'aise et acceptée. Je sais qu'il ne faudrait pas, pourtant, c'est plus fort que moi. Je suis désolée, je ne veux trahir la confiance de personne.

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Kimmitsu Nakajima
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MessageSujet: Re: On ne joue pas avec sa santé   Lun 13 Juin - 13:21

Son élève ne lui répondit pas tout de suite, ses joues se colorant d'un rouge plus soutenue que précédemment. Kimmitsu espérait que ce n'était tout de même pas lui qui la mettait mal à l'aise... Elle savait très bien qu'elle pouvait lui parler d'absolument tout, il n'était pas seulement un de ses professeurs mais aussi son maître d'apprentissage et il la connaissait depuis bien longtemps, la voyant même parfois en-dehors du pensionnat étant donné qu'il était ami avec sa mère. Ce n'était pas aujourd'hui qu'elle devait refuser de s'ouvrir ou de parler, enfin. Il attendit patiemment qu'elle trouve ses mots, désolé en la voyant pleurer à moitié et hésiter. Était-ce donc si grave ? Il s'en voulait de n'avoir rien vu venir avant, car même s'il s'était passé pas mal de choses, Océane restait son élève et il devait veiller sur elle avec attention. Il devra aussi toucher deux ou trois mots à Genji pour qu'il comprenne bien, dans sa petite tête, que lorsque cela touchait la santé, promesse ou pas, on venait en parler aux personnes qui pourront aider. Il avait peut-être donné sa parole mais dans un cas pareil, se taire était juste dangereux pour la personne qui souffrait dans son coin. On ne parlait pas de déprime ou une d'une douleur morale, ici, il s'agissait bien d'un danger physique proche et potentiellement mortel.

– Je n'ose pas vraiment parler car... Parfois, ce sont des soucis ridicules, et d'autres fois, c'est plutôt... Il... Il y a un mélange d'un peu de tout, et je pensais pouvoir surmonter tout cela sans devoir forcément en parler, comme je le fais depuis des années. Cette fois, c'était... Un peu plus dur.

Ce n'est pas parce qu'on faisait les choses comme ça depuis des années que c'était forcément bien, d'une part, et d'autre part, il suffisait d'être plus fatigué ou angoissé, stressé, pour que tout dérape ou aille bien plus mal que de coutume. N'importe quel imbécile savait ça, pourtant.

– Je suis entrée chez les Guetteurs pour les espionner, mais, je... J'aime bien ce groupe, en réalité, avoua-t-elle faiblement. Je m'y sens bien, à l'aise et acceptée. Je sais qu'il ne faudrait pas, pourtant, c'est plus fort que moi. Je suis désolée, je ne veux trahir la confiance de personne.

– C'est ça qui te ronge depuis le début ? Océane, tu aurais vraiment dû en parler avant, je n'allais pas te hurler dessus... La situation a beaucoup évolué, depuis quelques mois, tu as bien vu qu'on ne te demandait plus les mêmes choses. Des militaires peuvent nous aider, la directrice aussi, tu n'es plus forcée de jouer un double-jeu. Et si ce groupe te plais et que tu t'y sens à l'aise, tu n'as pas à en avoir honte non plus. Nous surveillons les dérives, simplement.

Il la borda un peu machinalement, cherchant ses mots à son tour pour la réconforter, lui faire comprendre qu'il n'y avait rien de mal, qu'il n'était pas déçu ou en colère pour le fait qu'elle aime faire parti des Guetteurs. Il s'y était attendu, étant donné son caractère et ses principes, il était logique qu'elle apprécie ce groupe et s'y plaise. Et ce n'était pas un malheur. Il lui assura à voix haute, ajoutant qu'il ne pouvait pas être déçu d'elle, elle avait toujours fait de son mieux, il ne pouvait rien lui reprocher. Sauf dans un cas comme ça où elle gardait tout pour elle et en arrivait à tomber malade.

– Tu as besoin de prendre l'air et de partir loin de l'école, toi aussi. As-tu déjà prévu des choses avec tes parents, pour les vacances ? Quitter la région ou aller chez des amis ?

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Océane Kara
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MessageSujet: Re: On ne joue pas avec sa santé   Dim 19 Juin - 12:58

– C'est ça qui te ronge depuis le début ? Océane, tu aurais vraiment dû en parler avant, je n'allais pas te hurler dessus... La situation a beaucoup évolué, depuis quelques mois, tu as bien vu qu'on ne te demandait plus les mêmes choses. Des militaires peuvent nous aider, la directrice aussi, tu n'es plus forcée de jouer un double-jeu. Et si ce groupe te plais et que tu t'y sens à l'aise, tu n'as pas à en avoir honte non plus. Nous surveillons les dérives, simplement.

Ah ... ? Elle se sentit rougir, devenir particulièrement écarlate, en s'enfonçant un peu plus dans son lit d'hôpital. Elle avait cru que... Que... Qu'il allait ne plus jamais avoir confiance en elle et que... Ses joues devinrent encore plus rouges lorsqu'il se pencha pour la border un peu mieux, se sentant terriblement stupide d'un seul coup. Elle évitait complètement son regard en attendant de faire passer un peu la gêne, respirant doucement et comptant chacun des battements de son cœur pour se calmer un peu. D'accord, elle avait été complètement idiote, sur ce coup-là... Un petite silence s'était installé, durant lequel elle s'appliqua à s'apaiser et chercher un autre sujet, préférant ne pas rester trop longtemps sur celui-là. Et dire qu'elle avait pensé ainsi durant des mois, si elle avait su, elle en aurait parlé bien plus tôt... Elle osa enfin redresser la tête pour regarder son maître, ne sachant pas quoi dire pour qu'il comprenne qu'elle était désolée et fera en sorte de ne plus recommencer ce genre de bêtises. Même si cela arrivait à tout le monde d'avoir des coups de mous, elle était consciente que ça n'excusait pas tout, très loin de là.

– Tu as besoin de prendre l'air et de partir loin de l'école, toi aussi. As-tu déjà prévu des choses avec tes parents, pour les vacances ? Quitter la région ou aller chez des amis ?

– Oui, on va quitter le pays, hocha-t-elle doucement la tête. Mes parents ont prévu d'aller en Chine, revoir notre famille. On va loger chez grand-mère, pendant les vacances de fin d'année, ça fait longtemps qu'on ne les a plus revus, là-bas.

Océane avait dû y aller cinq fois dans toute sa vie, en tout et pour tout. Elle ne se sentait même pas Chinoise, en réalité. Née et élevée en France, elle avait la nationalité Française, vivait avec cette culture et cette mentalité, la Chine était le pays de ses parents et sa famille mais pas le sien. La plupart des membres de sa famille désapprouvaient ce fait, d'ailleurs, pour autant, elle n'y pouvait rien. Si elle avait envie de vivre un moment en Chine et de découvrir plus en profondeur ce pays, ce n'était pas pour cela qu'elle s'en sentait citoyenne. Elle tâcha de sourire un peu à son professeur, blottie dans le lit et le cœur soulagé d'un très grand poids. Tout ira mieux, sans aucun doute....

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