1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Reste ici

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Magister
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MessageSujet: Reste ici   Ven 4 Mar - 15:26

[PNJ Henri Francfort, directeur du pensionnat]

Un des petits de sixième courut litétralement à travers le hall pour sauter dans les bras de sa mère en criant "Maman !", ce qui fit fondre tous les professeurs occupés à surveiller le départ des élèves. C'était souvent dur pour les plus petits d'être séparé sur d'aussi longues périodes de leurs familles, ne revenir qu'aux vacances, la première année n'était pas la plus simple. Henri salua ceux qui lui disaient au revoir en passant, les mains derrière le dos, bien droit dans son costume. Au revoir, les enfants, au revoir, les collègues qui traînaient eux aussi de grosses valises et repartaient chez eux. Faisant le tour du hall, il discuta un peu avec Valentin qui s'étirait discrètement, pour ne pas montrer sa fatigue. Il avait passé toute la nuit à veiller sur deux élèves bien malades, dont les parents étaient venus les chercher très tôt ce matin. Leur infirmier avait dû partir en début de mois pour une urgence familiale, ça n'avait pas été simple de veiller les enfants malades. Son collègue s'appuya contre le mur près des portes grandes ouvertes, se frottant les yeux.

– Pas mal de départs en retraite, cette année aussi.

– Oui... On va avoir trois nouveaux collègues en début d'année, le recrutement est déjà fait. Même si j'aimerai aussi renforcer l'équipe encore un peu, il y a eu beaucoup de nouvelles inscriptions.

Le hall se vidait peu à peu, les enfants partant seuls ou avec les familles venus les chercher. Fin d'une nouvelle année, d'un nouveau cycle, le départ des terminales pour d'autres études ou pour leur vie professionnelle. Le soir approchait, le dernier élève avait quitté l'école avec son père, les derniers professeurs se pressaient eux aussi. Valentin lui-même revint le saluer d'un sourire et un mot d'adieu. Henri soupira doucement, resté seul au seuil des deux larges portes grandes ouvertes, observant le parc devenu plus paisible, le soleil se couchant avec lenteur. Cette école allait retrouver le calme durant deux mois, avant une nouvelle rentrée, de nouvelles bêtises entre les cours et pendant les cours, comme chaque année. Refermant les portes, il verrouilla l'école puis rejoignit les bâtiments abritant le pensionnat, remontant au troisième étage, là où il vivait durant l'année. Sa femme le rejoignait, habituellement, mais était actuellement chez sa soeur afain de l'aider, étant donné qu'elle était malade. S'installant dans son fauteuil, il se frotta un peu le visage, regardant autour de lui. Cet appartement était très calme et bien éclairé, il s'y sentait bien. C'était un bon endroit pour se reposer.

Il aavit dû s'endormir car lorsqu'il rouvrit les yeux, la nuit était bien tombée et la faim lui tenaillait l'estomac. Quelle heure était-il ? Et il n'avait pas fermé les grilles de l'école ! Se secouant, il se leva et enfila sa veste, prenant les clés. Il avait dû bien pleuvoir car l'air s'était rafraîchi. Trotinant dans les escaliers, il poussa la porte du pensionnat, acceuilli par un vent très froid et une pluie fine. Marchant rapidement, il évita facilement les obstacles, connaissant ce parc par coeur, depuis le temps qu'il travaillait et vivait ici. C'est en arrivant aux grilles, cependant, qu'il vit une silhouette avancer sur le chemin. Ouvrant, il écarquilla les yeux en voyant Gabriella, tremblante comme une feuille, trempée jusqu'aux os. Il courut aussitôt jusqu'à elle, enelevant sa veste pour la poser sur ses épaules, très étonné de la voir ici. Elle était rentrée dans l'après-midi à Paris, dans sa famille, pourtant, alors que se passait-il ? Passant un bras autour de ses épaules, il l'entraîna aussitôt, refermant les grilles à la hâte avant de repartir avec elle, d'un pas rapide.

– Que fais-tu là au milieu de la nuit ? Il s'est passé quelque chose ? Tu as un problème ?

– Ma... famille voulait me marier... On s'est disputés... Je suis partie et...

Oh... Il l'incita à marcher plus vite pour rentrer se mettre au caud, comprenant ce qui avit dû se passer. Son élève, enfin, son ex-élève depuis la veille à midi, était issue d'une grande et riche famille, ils avaient dû vouloir lui faire suivre le destin prévu de toutes les femmes de la Noblesse, la marier rapidement, la pousser à avoir des enfants. Elle n'avait que dix-huit ans ! Dix-neuf dans deux mois et quelques. Marmonant de vagues vociférations, il la fit rentrer au chaud, l'emmeneant avec lui dans son appartement. Elle était glacée. Henri commença par la pousser dans la salle de bain pour qu'elle prenne une douche et se réchauffe, lui prêtant une jupe de son épouse et un pull à lui. Dès qu'elle fut occupée dans la salle de bain, il tâcha de préparer du thé et mettre le repas du soir en route. Il était minuit passé mais il ne ressentait pas la moindre envie de sommeil, coulant régulièrement des regards inquiets vers la porte de la salle de bain. Gabriella avait toujours été l'une de ses élèves favorites, il ne craignait pas de l'avouer. Acharnée, puissante, il avait l'impression de se revoir au même âge. Plein de vie, la tête remplie de rêves, un flot d'énergie à revendre, en croyant que tout ce dont on pouvait rêver était possible.

Lorsque Gabriella sortit, il lui dit de s'asseoir, essayant de digérer la suprise de la voir dans de telles circonstances. Il se doutait bien qu'elle n'avait nul part où aller et que le pensionnat avait dû sa première idée, en quittant Paris. Il savait bien que, tout comme lui, elle aimait profondément cette école et la vie qu'on y menait. Il lui demanda si elle avait mangé ce soir, et elle secoua la tête pour dire non. Il avait presque l'impression d'avoir récupéré un chaton à demi-noyé. Il faut dire aussi que Gabriella n'était du genre bien grosse. Elle était toute fine et pas du tout musclée, avait assez peu de confiance en elle et doutait souvent de ses propres capacités. Il avait passé des années à lui répéter qu'elle pouvait croire en elle-même et qu'elle était parfaitement capable de réussir et de réaliser ses buts. Il savait qu'elle était capable de bien des choses lorsqu'elle s'en donnait les moyens. Tout en surveillant ce qu'il avait mis à cuire, il leur servit un peu de thé, s'assyant dans le canapé.

– Reprenons le plus calmement possible, sourit-il. Que s'est-il passé chez toi, lorsque tu es rentrée ?

– Mes parents et mes frères étaient là, grinça-t-elle, blottie dans le fauteuil et les jambes repliées sous elle. Ma mère m'a annoncé que maintenant que j'avais enfin achevé mes études, je pouvais me marier, elle me cherchait des bons partis depuis un moment. Je leur ai dit que je refusais de me marier aussi vite, aussi jeune, que je voulais travailler et... Tout a dégénéré très vite. Je suis partie de la maison, puis... Je ne savais pas où aller. Ni quoi faire maintenant.

– Bois donc ton thé. Quand à ce que tu peux faire maintenant, c'est simple. Reste ici pour enseigner.

Il lui fit un très beau sourire innocent, se retenant de rire en voyant son air choqué. Il pouvait très bien lui demander cela, où était le problème ? Elle voulait travailler et être indépendante, il lui offrait une opportunité, rien de plus, peu importe qu'elle n'ait que dix-neuf ans. Pour enseigner la pratique d'un don, la maîtrise comptait plus que tout et Gabriella avait toujours été la meilleure de ses élèves.

– Tu veux travailler, n'est-ce pas ? Et tu as toujours adoré ton don et cette école. Alors reste ici. Je souhaite renforcer notre équipe enseignante et si tu le veux, tu peux nous rejoindre.

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Gabriella de Lizeux
Directrice
Général de division

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MessageSujet: Re: Reste ici   Jeu 24 Mar - 17:06

Elle avait presque l'impression d'être dans un cauchemar, ses pas la ramenant sans réfléchir vers le seul endroit où elle se sentait en confiance et en sécurité. Il avait plu des heures avant que ça ne se calme enfin. Gabriella leva les yeux pour regarder la silhouette du pensionnat, tremblante à cause du froid et de ce qui s'était déroulé avant qu'elle ne parte de chez elle, ou plutôt qu'elle ne s'enfuit. Elle avait courut jusqu'à la gare puis prit le premier train partant pour la Franche-Comté, d'abord terrifiée à ce qu'on la rattrape avant puis complètement perdue une fois en arrivant à Gray. Elle en savait même pas pourquoi elle était revenue ici, alors qu'elle venait tout juste d'achever ses études au pensionnat, c'était le premier endroit auquel elle avait songé. Avançant sur le chemin, elle fut surprise de voir le directeur sortir en courant, fonçant vers elle puis enlevant sa veste d'un geste pour la lui mettre sur ses épaules. Elle faillit bien fondre en larmes, sur le coup, marchant sans réfléchir lorsqu'il passa un bras autour de ses épaules puis l'entraîna avec lui. Trop d'émotions en même temps, trop de fatigue, le froid et la pluie ne l'aidant pas non plus à réagir.

– Que fais-tu là au milieu de la nuit ? Il s'est passé quelque chose ? Tu as un problème ?

– Ma... famille voulait me marier... On s'est disputés... Je suis partie et...

Ils rentrèrent dans le pensionnat, s'engageant dans les escaliers. Gabriella marchait comme une automate, glacée, un peu hébétée en voyant qu'il l'emmenait chez lui, directement. Pourquoi était-elle revenue ici ? C'était son école, soit, mais justement, une simple école... Le directeur lui prêta un pull et une jupe, la poussant dans la salle de bain. Se retrouvant seule, Gaby prit une grande inspiration pour se secouer, enlevant ses habits trempés et les laissant dans un coin du lavabo pour ne pas mettre de l'eau partout, entrant dans la douche. L'eau chaude lui provoqua un frisson très violent, tant elle avait froid, ne se détendant qu'au bout de quelques minutes. Elle avait vraiment l'impression d'avoir les idées embrumées dans du coton, peinant à réaliser où elle était et ce qu'elle faisait. Elle se frotta le visage, les yeux fermés, respirant profondément pour se calmer, retrouver les idées claires. Elle réalisait peu qu'elle se trouvait chez le directeur, au pensionnat, se souvenant à peine du voyage qui l'avait ramené ici. Sortant de la douche, elle soupira puis s'habilla, laissant ses cheveux humides et détachés flotter dans son dos. Peu importe, après tout, paraître « convenable » était bien le dernier de ses soucis, en ce moment.

Ressortant de la salle de bain, elle s'assit lorsque le directeur le lui demanda, secouant la tête lorsqu'il lui demanda si elle avait déjà mangé. Pourquoi... s'occupait-il d'elle, au juste ? Elle le remercia lorsqu'il tendit une tasse de thé, ramenant ses jambes sous elle en accomplissant un effort surhumain pour se calmer. Ce n'était pas si grave après tout, non … ? Elle venait de terminer ses études ici, maîtrisait son pouvoir après bien des peines, étant née avec un don assez puissant, elle pouvait travailler, elle... Elle était perdue, en fait. Pouvait-elle trouver un travail à dix-huit ans, bientôt dix-neuf ? Même si elle ne voulait pas finir mariée et bouclée chez elle aussi vite ? Ses parents et ses frères finiront bien par accepter le fait qu'elle ne voulait pas mener la vie insipide et morne qu'on imposait à de si nombreuses femmes, particulièrement dans la haute société. Elle en voulait pas se contenter de rester chez elle à élever ses enfants, elle avait besoin de plus, de vivre pleinement, de faire quelque chose, d'agir. Vivre, tout simplement. Même si elle ne rentrait pas dans la norme et n'était pas exactement conforme à toutes les autres femmes.

– Reprenons le plus calmement possible, sourit-il. Que s'est-il passé chez toi, lorsque tu es rentrée ?

– Mes parents et mes frères étaient là, grinça-t-elle, blottie dans le fauteuil et les jambes repliées sous elle. Ma mère m'a annoncé que maintenant que j'avais enfin achevé mes études, je pouvais me marier, elle me cherchait des bons partis depuis un moment. Je leur ai dit que je refusais de me marier aussi vite, aussi jeune, que je voulais travailler et... Tout a dégénéré très vite. Je suis partie de la maison, puis... Je ne savais pas où aller. Ni quoi faire maintenant.

– Bois donc ton thé. Quand à ce que tu peux faire maintenant, c'est simple. Reste ici pour enseigner.

Gabriella faillit bien s'étrangler, le fixant avec un air totalement choqué. Il n'était pas sérieux ?! Si ? Mais, mais... Elle avait dix-huit ans ! Comment rester ici, comme ça, pour enseigner, alors qu'elle n'y connaissait rien ? Il devait rire, elle n'était absolument pas capable de faire ça, ce n'était pas son domaine. Enseigner, tenir une classe, ça ne pouvait pas bien se passer ! Elle ne saura pas se faire respecter !

– Tu veux travailler, n'est-ce pas ? Et tu as toujours adoré ton don et cette école. Alors reste ici. Je souhaite renforcer notre équipe enseignante et si tu le veux, tu peux nous rejoindre.

– Je ne peux pas faire ça, souffla-t-elle d'un ton paniqué. Je viens à peine de terminer mes études moi-même, j'ai eu du mal à maîtriser pleinement mon don, vous le savez très bien, alors comment enseigner à qui que ce soit, ce n'est pas possible ! Je ne vais pas savoir comment tenir une classe et...

Elle s'interrompit lorsque le directeur éclata tout à coup de rire, très brusquement, si fort qu'il en renversa un peu de son thé sur la petite table entre eux. Gabriella devint cramoisie, se renfrognant un peu. C'était vrai, enfin, elle n'avait rien dit d'idiot ! Elle le rétorqua et il ria encore plus fort, les larmes aux yeux, lançant qu'il était dingue de voir à quel point elle n'avait même pas foi en ses propres capacités. Gaby serra les dents, très rouge et vexée. Attendant qu'il se calme, elle but un peu de thé en tapotant le doigt contre la tasse, songeant qu'elle pouvait tout de même savoir ce qu'elle était capable de faire ou non.

– Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ? marmonna-t-elle lorsqu'il se calma enfin. J'aurai à peine dix-neuf ans, à la rentrée de septembre, je ne vois vraiment pas en quoi je pourrai faire ce travail, je n'y connais rien. Comment pouvez-vous penser le contraire ?

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Âge RPG : 314 ans

MessageSujet: Re: Reste ici   Lun 11 Avr - 19:15

[PNJ Henri Francfort, directeur du pensionnat]

– Je ne peux pas faire ça, souffla-t-elle d'un ton paniqué. Je viens à peine de terminer mes études moi-même, j'ai eu du mal à maîtriser pleinement mon don, vous le savez très bien, alors comment enseigner à qui que ce soit, ce n'est pas possible ! Je ne vais pas savoir comment tenir une classe et...

Un énorme rire échappa puis étouffa à moitié le directeur avant qu'il ne puisse le retenir, plaquant une main sur sa bouche et riant encore plus fort en voyant la moue vexée et indignée de la jeune femme, alors qu'elle avait rougi à vue d'oeil. Elle, incapable d'enseigner et de tenir une classe ! Il posa sa tasse avant de la renverser en entier, secoué tout entier, surtout qu'elle ajouta que c'était vrai et tout sauf idiot. Il réussit à articuler qu'il était vraiment dingue de constater à quel point elle n'avait même pas confiance en ses propres capacités, s'étranglant tant le rire le submergeait. Il lui fallut un très moment avant de réussir à reprendre le dessus, hoquetant, assez rouge et les larmes aux yeux. Un, deux, trois, on respire bien fort ou il allait étouffer pour de bon. On inspire, on expire, voilà, très bien, ça allait mieux. Un peu. Henri se mordit les lèvres un bon coup puis serra l'accoudoir du fauteuil pour se contrôler, sentant l'hilarité prête à revenir au galop à la première parole déplacée. S'essuyant les yeux, il continuait ses exercices de respiration, luttant intérieurement pour maintenir la crise de fou rire loin de lui. Lui lancer cela, aussi, qu'elle n'était pas capable de tenir une classe et d'apprendre comment manier ce pouvoir ! D'accord, elle avait eu bien du mal car elle était née avec un don très puissant, mais ce n'était pour cela qu'elle pouvait se dénigrer elle-même.

– Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ? marmonna-t-elle lorsqu'il se calma enfin. J'aurai à peine dix-neuf ans, à la rentrée de septembre, je ne vois vraiment pas en quoi je pourrai faire ce travail, je n'y connais rien. Comment pouvez-vous penser le contraire ?

– Parce que je te connais, ma grande, sourit-il en reprenant sa tasse. Je sais très bien de quoi tu es capable, même si tu te dévalorises toute seule. Je peux t'apprendre à monter des plans de cours, au début, comme je t'ai appris à manier ton élément. Tu n'as que dix-huit ans, et ensuite ? Ce n'est pas l'âge qui fait la valeur d'une personne.

Il secoua un peu la tête en lui souriant, se levant. Terminant sa tasse de thé en un coup, il la déposa dans l'évier puis surveilla ce qu'il avait mis à cuire, retournant le poisson dans la poêle, puis touillant un peu la ratatouille dans la casserole. Des restes de ce midi, bien assez pour deux personnes. Ajoutant un peu de sel, pour le goût, il fit signe à son élève de venir dans la cuisine s'installer, plutôt que de rester toute seule dans le salon en attendant. Dix-huit ans, dix-neuf, quelle importance ? Tout ce qui comptait était l'envie et la volonté qu'on mettait dans une tâche afin de la réussir. Henri s'était toujours dit que ce petit bout de femme lui ressemblait énormément, au niveau du caractère, c'était bien pour cela qu'il la pensait parfaitement compétente pour rester dans cette école et y enseigner à son tour. Il savait qu'elle acceptera peu à peu de prendre plus de responsabilités et de dévoiler ce qu'elle avait dans le ventre.

– Ton don est puissant, c'est pour cela que tu as eu tant de peine, reprit-il pour doucement. Mais tu le maîtrises, tu ne peux pas douter de cela. Tu gagneras encore en puissance à force d'entraînement tu pourras un jour manier les plus puissantes techniques à ta guise. Tu veux évoluer, n'est-ce pas ? Travailler, vivre ta vie comme bon te semble, être libre de tous tes choix ? Alors reste ici. Tu ne seras jamais contrainte, dans cette école, dans tes choix parce que tu es une femme ou parce que tu possèdes un élément.

Il se tourna enfin vers elle, un léger sourire aux lèvres, s'appuyant contre le meuble derrière lui, les bras croisés.

– Tu peux rentrer chez toi et accepter le mariage ou bien rester ici pour y enseigner. Personnellement, je te conseille de rester, je sais que tu pourras être bien, dans cette école.

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