1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Réflexion sur le futur

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MessageSujet: Réflexion sur le futur   Sam 27 Fév - 20:39

Cette année avait beau être la dernière ligne droite, André ne se préoccupait absolument pas du baccalauréat ni de tous les examens dont on allait pouvoir les accabler, en cette dernière année de lycée. Broutilles que tout cela, il ne comptait pas se tuer au travail pour une école qu'il voulait quitter afin de faire sa vie comme il l'entendait. Allongé sur son lit, il ne jeta qu'un vague coup d’œil très peu intéressé lorsque Jean brandit très fièrement des photos de ses vacances d'été – il était parti dans le Sud avec sa petite amie – tout en détaillant tout ce qu'ils avaient faits ensemble avec beaucoup d'enthousiasme. Habillé d'un chemise longue mal repassé et d'un pantalon en toile, pieds nus, il lisait un roman d'aventures, adossé à son oreiller. Son uniforme était abandonné sur une chaise non loin, tandis qu'il répondait par monosyllabes à ce que racontaient ses deux camarades de chambrée. Il avait bien autre chose à penser que les cours, les ragots, les devoirs ou il ne savait quoi. Sa petite amie, pour commencer... Il n'avait pas vraiment prévu ce qui allait arriver, soit, enfin... Pas si tôt. Il avait imaginé cela pour l'année suivante ou celle d'après, une fois sortis de cette école de monstres. Enfin soit, ce n'était pas très grave, ils avaient juste un peu d'avance sur le planning.

– Regarde ça, André, dit tout à coup Maxime en lui tendant un magazine. J'ai trouvé ça toute à l'heure.

– Mmh ?

Il posa son roman à côté de lui, prenant le magazine, souriant peu de temps après. Oh, donc il y avait encore des élèves qui se croyaient plus malins que tout le monde, dans l'école, cette année. Il lut le sommaire vite fait puis feuilleta le reste, trouvant tellement ridicule ce genre "d'articles", qui pensaient pouvoir expliquer les choses alors que le tout n'était fondé que sur des rumeurs absurdes. Ouille, ouille, ouille, l'école change alors on a peur et on veut taper sur la vilaine armée pas gentille et responsable de tous nos malheurs. Na, vous l'aurez bien cherché, bande de vilains pas beaux ! Ce truc avait sûrement été écrit par des collégiens, seuls assez immatures pour jouer avec ça. C'était parfaitement inutile, tout juste bon à amuser les fillettes pré-pubères en mal de sensations. Laissant le torchon retomber par terre, il reprit son roman, déjà nettement mieux écrit, le rouvrant à la bonne page avant de se plonger dedans. Ses amis se préparaient pour cette nuit, échangeant des banalités, assommés par une journée trop longue et des profs à moitié dingue. André, lui, n'avait pas sommeil, ayant d'autres plans pour cette nuit que de rester sagement au fond de son lit. Les deux autres garçons se glissèrent dans les leurs et il éteignit la lumière, laissant le roman sur la table de chevet.

Le silence se fit doucement, le bruit venant des autres chambres s'essouffla jusqu'à ne devenir qu'un très doux murmure. Puis le silence fut complet. Il attendit longuement, le souffle apaisé, le temps que ses amis s'endorment profondément, puis se leva, quittant la chambre avec précaution, toujours pieds nus. Comme une ombre, il traversa les longs couloirs tordus pour se rendre dans l'aile des filles, glissant devant les nombreuses portes avant de s'arrêter à celle voulue. Entrant sans un bruit, il s'approcha du lit de Victoire puis s'agenouilla à côté, la secouant avec douceur pour la réveiller, lui chuchotant de ne pas faire de bruit. Il l'aida à s'extirper des couvertures puis passa un bras autour de ses épaules, sortant de la chambre avec elle avant de refermer la porte. Ses longs cheveux détachés, sa robe de nuit soulignant ses formes, dévoilant des jambes fines et nues, tout cela la rendait incroyablement désirable. André l'emmena dans l'aile réservée aux garçons, s'arrêtant avec elle dans une toute petite pièce servant d'ordinaire à ranger les meubles en surplus, à moitié vide cette nuit. Verrouillant la porte derrière eux, à peine éclairés par la lueur de la lune, passant par la fenêtre, il serra Victoire contre lui, l'entourant dans ses bras, son ventre rond formant une petite montagne entre eux deux.

– Est-ce que tu veux aussi garder ce bébé ? chuchota-t-il.

– Je... Garder ce bébé ne me semble pas être une bonne idée... Mais le mettre à l'adoption serait cruel. Donc je suis pour le garder.

Tout à fait d'accord. Il l'embrassa longuement sur les cheveux puis le front, avant de s'agenouiller devant elle. L'entourant à nouveau de ses bras, il embrassa ensuite son ventre à plusieurs reprises, y posant sa joue et l'oreille pour voir s'il arrivait à entendre l'enfant ou le sentir bouger. Il se concentra, les yeux fermés, sans réussir à entendre quoi que ce soit. Roh, dommage. Redressant la tête, toujours à genoux, il lui sourit, en lui tenant les deux mains entre les siennes.

– Mon cœur, mon âme et mon corps sont à toi, ma chérie, déclara-t-il d'une voix parfaitement assurée. Je te défendrai contre tous, avec moi, tu deviendras une femme forte, belle, vive, heureuse. Mademoiselle Victoire Ophélie Collin, consentez-vous à devenir mon épouse ?
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MessageSujet: Re: Réflexion sur le futur   Lun 14 Mar - 23:10

Nausées, vomissement, douleur au dos et une émotivité bien plus marquée… Sans oublier les douleurs à la poitrine ainsi que d’autre symptôme. La voilà enceinte. Depuis 2 mois, maintenant. Elle l’avait dit à André, de toute manière… Une grossesse n’était pas un truc que l’on pouvait cacher facilement. Surtout lorsqu’on ne vivait pas seul. Depuis qu’elle le savait, elle ne cessait de se rejeter la faute. Après tout, elle aurait dû refuser, ne pas céder à la tentation et… attendre encore.

Mais c’était fait. Et, même si elle ne se sentait pas prête à être mère, elle ne se voyait pas avorter et encore moins abandonner le bébé. Bébé qui n’avait rien demandé et qui avait le droit de vivre, comme tout le monde. La rentrée arriva plus vite que prévu, et les ragots s’en suivaient facilement dès le retour au pensionnat. D’ailleurs… Elle avait même droit à un petit passage à ce sujet dans le nouveau journal de l’école. Plus qu’une année, une année avec les examens, les devoirs et tout ce qui suivait. Année qu’elle comptait réussir tout en se donnant à fond sur les études.

Elle allait quitter le Pensionnat par après, même si elle aimait cette école et même si les militaires flânaient dans les environs et même si de grands changements étaient à présent visibles. Elle soupira tout en s’installant sur son lit, exténuée par cette journée pour finalement s’allonger et dormir sans demander son reste, une fois avoir souhaité bonne nuit à ces camarades de chambre. Parce qu’à présent, il n’était plus question de dortoir mais bel et bien de chambres avec quelques étudiantes pour leur côté. Comme celui des garçons, sans doute. Elle ne cherchait pas à bouger, s’épuisant relativement vite depuis qu’elle sentait une vie grandir en elle.

Elle était en train de dormir lorsqu’elle se sentit doucement revenir à la réalité, se sentant être secouée doucement. Elle ouvrit les yeux avant de voir… André ? Mais… Elle allait dire quelque chose mais il lui chuchota de ne pas faire de bruit. Elle hocha simplement la tête, intriguée avant d’essayer de sortir de son lit, aidée par son petit-ami qui passa ensuite son bras. Ils sortirent ensuite de la chambre pour refermer la porte alors qu’elle se demandait pourquoi il était venu, en pleine nuit, la réveillée. Rien de grave, au moins ? Elle l’avait vu tout à l’heure, il le lui aurait dit, non ? André l’emmena dans une autre aile, celle des garçons.

Ils s’arrêtèrent tous les deux dans une petite pièce. Pièce qui n’était d’ailleurs qu’à moitié remplie de divers meubles, tous placés dans cette pièce avec une nette précipitation. Victoire entendit le bruit du verrou, devinant qu’André venait de verrouiller la porte derrière eux. La jeune fille ne voyait pas grand-chose, mais la lueur de la lune qui les éclairait rendait l’atmosphère assez… Romantique. Elle sourit lorsqu’il la prit dans ses bras, apaisée par cette proximité même si son ventre formait un bébé montagne entre eux deux.

André- Est-ce que tu veux aussi garder ce bébé ? chuchota-t-il.

Pardon ? C’était pour ça qu’il était venu la chercher ? Pourquoi avait-il attendu la nuit pour demander ça ? Ils se voyaient en cours, pendant le temps de midi aussi. « Aussi » ? Il voulait le garder, lui ? Elle réfléchissait un court instant avant de répondre, prise au dépourvu. Elle savait qu’ils devaient en parler, mais de là à attendre la nuit… En plus, elle n’avait pas vraiment le choix. L’adoption n’était même pas une option, elle la jugeait bien trop cruelle et rude. Et l’avortement… La religion le refusait, et c’était un meurtre. Tuer une vie innocente, un petit être qui n’avait rien demandé à personne… Hors de question. Même si cela lui demandait de subir les rumeurs, les regards ou les critiques. Même si cela lui demandait d’avoir envie de pleurer lorsqu’elle se retrouvait confrontée à sa précipitation. Elle se préparait aux leçons de morale, mais les rumeurs n’étaient jamais agréables à vivre ni à entendre ou encore à subir. Mais elle n’avait pas le choix, elle refusait d’imposer son choix à cet enfant.

-Je... Garder ce bébé ne me semble pas être une bonne idée... Mais le mettre à l'adoption serait cruel. Donc je suis pour le garder.

André sembla être d’accord avec elle, parce qu’il l’embrassa un moment les cheveux puis le front tandis qu’elle fermait les yeux, comme dans un cocon. Elle le vit ensuite s’agenouiller devant elle, pour entourer son ventre de ses bras tout en l’embrassant plusieurs fois. Elle le vit poser une oreille sur son ventre et ne put s’empêcher de sourire, attendrie. Il était tellement adorable et attentionné… Elle l’aimait. Il finit par redresser la tête sans pour autant se relever. Et bien ? Elle le vit sourire tout en lui prenant les deux mains. Qu’avait-il en tête ? Son sourire se fana, intriguée.

André- Mon cœur, mon âme et mon corps sont à toi, ma chérie, déclara-t-il d'une voix parfaitement assurée. Je te défendrai contre tous, avec moi, tu deviendras une femme forte, belle, vive, heureuse. Mademoiselle Victoire Ophélie Collin, consentez-vous à devenir mon épouse ?

Elle resta sans voix, surprise. Il la demandait en mariage ! Elle était enceinte et il la demandait en mariage. Elle l’aimait et il la demandait en mariage. Dans une pièce assez romantique, d’ailleurs. Elle ne savait pas comment réagir. Elle sourit, sentant son cœur battre la chamade. Dire oui alors qu’elle trouvait ça rapide ? D’un autre côté, elle était enceinte… Elle ne pourrait pas s’en occuper seule, comme elle ne pourrait pas faire tout toute seule, c’était humainement impossible. Cet enfant devait vivre dans les meilleures conditions. Elle n’avait pas le choix de ce point de vue là. Et même si ça lui paraissait trop rapide, elle aurait dû y penser avant. Comme elle aurait dû ne pas céder. Elle avait sa part de responsabilité dans toute cette histoire. Elle aurait dû prendre conscience que ce genre de… Proximité avait des risques. Elle savait comment on faisait des enfants, elle n’était pas aussi naïve que ça. Et c’était ça le problème. Ça et aussi le fait qu’elle soit enceinte. Elle aimait André, et le seul point qui la pousserait à refuser était la rapidité de la situation. Seulement… Pouvait-elle se permettre de refuser ?

-Oui, dit-elle en lui souriant.

Elle s’abaissa à son tour pour le prendre dans ses bras et l’embrasser, heureuse mais stressée à la fois. Elle ignorait maintenant comment elle allait faire. Comment ils allaient faire… Elle s’éloigna après un moment avant de le regarder dans les yeux.

-André ? Comment on va faire ? Élever un enfant c’est… Beaucoup de responsabilité. Le nourrir, l’élever, le voir grandir et s’épanouir… ça me faire peur, et je…

Victoire baissa les yeux, ravalant sa salive elle se sentit nerveuse et mal à l’aise. Sa mère l’avait eue jeune et Victoire n’avait jamais voulu suivre ses traces. Jamais encore elle n’avait osé s’imaginer qu’elle suivrait le même chemin que sa mère. Elle avait eu du mal, et avait toujours été relativement gênée par la différence d’âge qu’elle avait avec sa mère. Cela avait toujours été son père qui avait travaillé, sa mère n’ayant pas vraiment pris le temps étant donné qu’elle devait élever Victoire. Seulement la jeune fille ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir d’être aussi naïve. S’en vouloir de suivre les traces de sa mère et de ne pas se poser plus de questions, de ne pas avoir été plus… Prudente et de ne pas avoir fait attention, de ne pas avoir dit non et résister davantage, d’avoir cédé.

-Je… Ma mère m’a eut très jeune, elle aussi elle était une fille-mère. Et… elle a subi pas mal de critiques, étant dénigrée et assez mal vue. C’était assez difficile pour elle, d’après ce que j’en ai su par après. Et maintenant… Je n’ai plus de nouvelles d’eux depuis un moment, et je n’ai plus de contact réel avec eux. Je… J’ai peur que ce soit pareil, et je ne veux pas que ce soit le cas. Je refuse que ce soit pareil pour moi… Je… J’ai…

Victoire se laissa tomber, muette comme une tombe prise par son émotivité et des remords. Terrifiée à l’idée d’être incapable d’élevé son enfant, leur enfant.
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MessageSujet: Re: Réflexion sur le futur   Ven 8 Avr - 18:31

– Oui, dit-elle en lui souriant.

Ils resteront ensemble. Il sera son roi, elle serra sa reine. Il l'entoura de ses bras avec une grande possessivité lorsqu'elle s'agenouilla à son tour, répondant à son baiser avec fougue. Le destin était scellé, leur avenir à tous les deux étaient en marche. Dans quelques mois, ils quitteront tous les deux cette école, enfin, et l'avenir s'ouvrira devant eux. Les années à venir promettaient d'être palpitantes, il avait des dizaines de projets à réaliser, des buts à atteindre, des rêves à accomplir, une vie où Victoire avait sa place. Une juste place. Elle et l'enfant qu'elle portait. Elle s'écarta au bout d'un moment, pendant qu'il se mettait à genoux pour être plus à l'aise. Allez, ma chérie. Pas de peur à avoir, ils ne seront pas freinés par les ragots, les cris, les jalousies ou il ne savait quoi encore, elle pouvait comptait sur lui. Elle aura un bel avenir ! André brûlait férocement d'ambition et savait comment atteindre ses buts et écraser ses adversaires. Il se préparait depuis des mois, maintenant, préparant ses plans et ses intrigues, commençant à tisser des liens précieux avec des personnes ressources et se plaçant pour l'avenir. Il était jeune, certes, pour autant, cette ambition qui le dévorait tout entier plaisait à beaucoup de personnes, qui savaient comment s'en servir. C'était ainsi que l'on grimpait, ainsi que l'on gagnait ses galons et qu'on montait dans la hiérarchie.

– André ? Comment on va faire ? Élever un enfant c’est… Beaucoup de responsabilité. Le nourrir, l’élever, le voir grandir et s’épanouir… ça me faire peur, et je…

Oh, mais la peur partira très vite de son esprit, qu'elle ne s'en fasse guère. Il la serra contre lui tandis qu'elle baissait la tête, ses yeux brillant de cette folle lueur d'expectative. Il ne craignait ni la difficulté, ni les responsabilités, elle pouvait se reposer sur lui le temps de lever la tête et d'avoir le regard fier. Comment craindre l'avenir alors qu'elle venait d'accepter de l'épouser, qu'elle portait leurs enfants, qu'il travaillait si activement à toucher ses rêves du bout des doigts ? Cet enfant apprendra lui aussi à ne vivre que pour ses buts, à ne pas laisser dominer ni écraser, à prendre ce qui lui plaisait et à être un chef, un homme fort d'esprit et de cœur. Tout comme lui. Tout comme le sera un jour sa mère. Main dans la main, ils passeront dans cette vie sans s'arrêter aux problèmes de ce monde ou aux problèmes des autres. Au revoir les lâches et les faibles, bonjour au pouvoir et à la puissance.

– Je… Ma mère m’a eut très jeune, elle aussi elle était une fille-mère. Et… elle a subi pas mal de critiques, étant dénigrée et assez mal vue. C’était assez difficile pour elle, d’après ce que j’en ai su par après. Et maintenant… Je n’ai plus de nouvelles d’eux depuis un moment, et je n’ai plus de contact réel avec eux. Je… J’ai peur que ce soit pareil, et je ne veux pas que ce soit le cas. Je refuse que ce soit pareil pour moi… Je… J’ai…

– Comment cela pourrait être pareil ? lâcha-t-il en lui souriant. Sois sérieuse, ma belle, tu es avec moi. Voilà des mois que je prépare notre avenir commun, comment peux-tu penser qu'il sera mauvais ? Allez, debout !

Il la prit par les aisselles pour l'aider à se relever, l'entourant ensuite de ses bras avec force, le cœur battant à vive allure. Aucune raison d'avoir peur... Elle n'aura plus jamais de raison d'avoir peur ! Ses parents étaient peut-être de la tribu des lâches, quelle importance ? Il ne mangeait pas de ce pain-là, sachant très bien ce qu'il voulait, quand, comment et pourquoi. Il était pour diriger, commander leur vie, elle ne devait que le suivre, voilà tout. L'embrassant longuement sur le front, il l'incita à s'adosser contre le mur, collé contre elle, la tête baissée pour la regarder dans les yeux.

– Qui pourra te critiquer, lorsque nous serons installés, lorsque nous serons lancés dans notre vie ? Personne, car je veillerai à les faire taire. Tu deviendras une femme forte et belle, à mes côtés, je te le promets !

Tout en parlant, il avait glissé sa main d'une façon langoureuse sur sa hanche, allant ensuite sur la cuisse, remontant avec lenteur la délicate chemise de nuit qui la recouvrait. Sa main effleura la peau nue de la cuisse, s'aventurant ensuite en des lieux plus intimes.

– Qu'importe les ragots dans cette école, nous en serons vite partis. Tu n'as rien à craindre, absolument rien, je sais où je travaillerai et pour qui. Tu seras heureuse, comme toute femme ayant une bonne situation. Me fais-tu confiance ? Penses-tu que je puisse être un bon père et mari, à tes côtés ? Si tu veux toi aussi travailler, je ne t'en empêcherai pas. Que veux-tu devenir ?
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MessageSujet: Re: Réflexion sur le futur   Dim 19 Juin - 22:05

[HJ: Désolée de l'oubli ^^']

André- Comment cela pourrait être pareil ? lâcha-t-il en lui souriant. Sois sérieuse, ma belle, tu es avec moi. Voilà des mois que je prépare notre avenir commun, comment peux-tu penser qu'il sera mauvais ? Allez, debout !

Victoire ne savait pas vraiment quoi lui répondre, mais vraiment... Sa famille avait fait des erreurs, et c’est tout à fait logique qu'elle ait peur. Surtout que, jusqu’à présent, elle suivait le mauvais exemple qu’était sa mère. André la fit se relever, la prenant en dessous des aisselles pour l’y aider avant de la prendre dans ses bras, l’étreignant avec force. Elle était un peu plus détendue, là, ici, au creux de ses bras même si une part de doute demeurait au fond d’elle. Et puis... Des mois ? « Des mois que je prépare notre avenir commun » ? Mignon ou inquiétant ?

André l’embrassa longuement sur le front avant d’inciter la future mère à être dos contre le mur. Victoire fixa les yeux de son petit-ami tandis qu’il baissa la tête, marquant au passage le fait qu’elle était plus petite de taille que lui, mais c’était normal. Son regard était plongé dans celui du jeune homme, comme captivé par la couleur de ses yeux et par l’ampleur de la situation. Elle ne pouvait s’empêcher d’avoir une légère peur quant à cette situation et toute la responsabilité qu’impliquait cette grossesse et ce mariage, cet enfant. Tout en ayant une implication, aussi minime soit-elle.

– Qui pourra te critiquer, lorsque nous serons installés, lorsque nous serons lancés dans notre vie ? Personne, car je veillerai à les faire taire. Tu deviendras une femme forte et belle, à mes côtés, je te le promets !

Alors qu’elle l’écoutait parler, elle sentit la main de son fiancé... Oui, bon, ça restait assez étrange à dire, mais le fait était là. Il était son fiancé même si personne ne le savait et même s’ils étaient seuls dans cette pièce. Elle sentit la main d’André glisser de façon langoureuse, à tel point que ses hormones de femme enceinte se mirent en alerte. D’abord sur la hanche allant par la suite sur sa cuisse. Son cœur loupa un battement tandis qu’il effleurait sa peau, passant en dessous de sa chemise de nuit. Elle se mordit la lèvre lorsqu'il s’aventura au niveau de son intimité, fermant par la même occasion les yeux.

André– Qu'importe les ragots dans cette école, nous en serons vite partis. Tu n'as rien à craindre, absolument rien, je sais où je travaillerai et pour qui. Tu seras heureuse, comme toute femme ayant une bonne situation. Me fais-tu confiance ? Penses-tu que je puisse être un bon père et mari, à tes côtés ? Si tu veux toi aussi travailler, je ne t'en empêcherai pas. Que veux-tu devenir ?

Les ragots... Oui, il y en aura dans l’école, mais pas seulement. Là où elle ira, il y en aura. Tout simplement parce qu’il était mal vu d’avoir des enfants aussi jeunes. Mais, même si elle admettait ses torts, elle n’y pouvait désormais plus rien. Mais oui, elle lui faisait confiance. Aveuglement, même. Et elle pensait aussi qu’elle serait en sécurité auprès de lui, sauf qu’elle aurait des moments de solitudes, des moments où elle ne sera pas avec lui, parce qu’être mariés n’allait pas changer le fait qu’ils étaient deux êtres humains tout à fait indépendants. Même si... bon, enceinte, elle n’allait probablement pas énormément bouger, mais lorsqu'ils seront sortis, elle ne le sera probablement plus. Tout était différent, tout pourrait probablement changer encore beaucoup jusqu'à ce moment-là.

Quant à ce qu’elle voudrait faire... Institutrice ? Ou non... Infirmière ! C’était très bien, ça. Oui, très bien. À moins qu’elle ne trouve un autre métier, seulement elle savait qu’elle ne continuerait pas pour le moment. Surtout avec le petit. C’était logique, ils n’allaient pas continuer tous les deux alors qu’elle attendait un bout de chou. Mais il était la, présent et attentionné auprès d’elle. Chose qui avait le mérite de lui réchauffer le cœur et l’âme. Elle l’aimait, et elle lui accordait la plus grande confiance.

-Oui, dit-elle en lui souriant, je te fais confiance et je sais que tu seras un bon mari. Seulement... Les ragots ne s’arrêteront pas aux murs de cette école, même si je sais que je ne serais plus enceinte lorsqu’on les quittera. Et il y aura des moments où je serai seule, tu ne pourras pas tout le temps me protéger.

Elle posa son regard sur lui tout en se concentrant sur ce qu’elle lui racontait, parce qu’elle voulait qu'il sache à quoi elle avait pensé, même si elle ne doutait pas de sa capacité à la troubler. Fermant les yeux, elle répondit à la dernière question du jeune homme :

-Oui, je veux aussi travailler. Peut-être infirmière ou institutrice, j’hésite encore. Mais de toute manière je sais que je ne pourrais pas le faire immédiatement, étant donné que tu vas travailler et qu’on aura notre bébé à ce moment-là…

Elle prit un temps de pose pour rassembler ses idées avant de lui poser à son tour des questions, elle n’allait pas éluder là question du jeune homme, juste... Poser les questions qui lui brûlaient les lèvres.

-Dis-moi, tu me demandes ce que je pense et... Tu me poses beaucoup de questions, mais moi, je me demande comment tu vois la suite ? Si je ne me trompe pas, tu m’as dit avoir déjà tout prévu... Mais... quoi tout ? Et comment envisages-tu la grossesse, le fait d’être père ? Ça ne t’effraie pas, même un minimum ? Je... Et puis, comment vais-je faire avec les cours ?

Elle se mit à réfléchir, regardant son p...fiancé (elle allait bien finir par s’y faire...) puis lui fit un grand sourire, tout d’un coup illuminé par une idée. Étant donné qu’elle était timide et qu’elle n’allait pas le suivre partout comme un petit chien, il pouvait très bien lui apprendre à se défendre, non ? Elle avait pris un tantinet des cours avec le sous-directeur Nakajima, mais sans vraiment oser et avoir appris à se dépasser. C’était autre chose que de prendre des cours, de participer au concours (de le gagner aussi étrange soit-il), mais utiliser la parole en plus des gestes et se défendre pleinement seule... C’était toute autre chose.

-Et André, dernière question ? Je sais que... enfin, j’ai gagné au même titre qu’Adeline le concours, seulement je sais que je n’aurai pas dû gagner. Et je... Comme je suis timide, me défendre c’est loin d’être mon point fort. Je n’ose pas et... je... Enfin, tu pourrais m’apprendre ? Avant que je ne sache plus bouger... ?

Elle lui jeta un regard de chien battu, même si quelque chose lui disait qu'il ne dirait pas non pour finalement poser un regard intense sur lui.
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