1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Deux berceaux à prévoir

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Solène Nakajima
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MessageSujet: Deux berceaux à prévoir   Dim 15 Nov - 19:31

La porte du cabinet s'était refermée depuis trois minutes quand Solène dû courir en catastrophe aux toilettes du centre médical pour vomir tout ce qu'elle avait avalé une heure plus tôt, à savoir un verre de jus d'orange et deux tartines de pain, tombant à genoux près des toilettes pour tout rendre, son sac glissant de ses épaules pour tomber par terre. Une infirmière vint lui demander si elle allait bien et voulait qu'elle appelle un médecin mais la jeune femme lui fit signe que c'est bon, tout allait bien, vraiment très bien. Elle était juste un peu... Hum... Secouée ? Se relevant, elle se passa de l'eau sur le visage, après avoir ramassé son sac, ramenant un peu mieux la veste ample qui la couvrait. Depuis leur retour du Japon, elle ne se sentait pas très bien. Ayant d'abord accusé la fatigue, elle s'était reposée avant de rouvrir son commerce puis travailler tout à fait normalement. Mais cette fatigue anormale ne l'avait pas lâchée, sans compter quelques nausées de temps à autre, et elle s'était enfin décidée à prendre rendez-vous chez un docteur, après la fermeture de sa boutique. Médecin qui l'avait fixé, ahuri, en la faisant se planter devant un miroir et soulever sa chemise. Elle avait cru recevoir un bon kilo de pierre sur la tête...

Quittant le centre médical avec lenteur, elle passa par le parc de Gray, hébétée, sans pouvoir dire ce qu'elle ressentait vraiment. Elle ne s'était même pas rendue compte qu'elle était enceinte ! Habituée à porter des vêtements amples et à ne jamais prêter plus d'attention que ça à son corps, sans oublier l'été très chargé qu'elle avait passé, tout lui était passé par-dessus la tête. Bien sûr, elle avait été plus à fleur de peau cet été mais c'était normal, non ? Non. Le docteur avait pu définir qu'elle était enceinte de deux mois, entrant dans le troisième, selon ce qu'elle lui avait dit sur ses relations intimes. Et vu la taille de son ventre... Il soupçonnait très fort qu'elle attende deux enfants. Solène leva le nez pour regarder les gens passant dans les rues, sentir le léger vent sur son visage. Toute sa vie, elle avait rêvée d'être maman, de fonder un foyer heureux, et voulait pleurer de joie en sachant qu'elle portait la vie. Mais il y avait un autre point très important. Elle avait découvert, il y a très peu de temps, que son mari craignait de devenir père car il avait peur de ne pas être capable de protéger son fils ou sa fille. Or, elle en attendait deux bébés. Comment allait réagir Kimmitsu ? Elle ne voulait pas qu'il ait peur, elle, bien au contraire, elle voulait qu'il partage sa joie !

– Solène, tout va bien ? Tu es malade ?

Elle tourna la tête en entendant la voix familière puis fit un grand sourire à Cyprien en le voyant non loin dans la rue, accompagné de Céleste. Oui, tout allait très bien ! C'est à ce moment-là qu'elle se rendit compte qu'elle affichait jusqu'ici un air un peu hagard, les deux bras pressés contre son ventre. Hum, oui, donc, tout va bien, très bien. Parfaitement bien, elle était juste très inquiète et très heureuse en même temps, ce qui donnait un mélange un peu bizarre et le teint très pâle, mais soit. Elle chercha quoi lui répondre, un peu hésitante, sans cesser de se tenir le ventre, comme si le fait d'avoir pris conscience qu'elle attendait des bébés allait les pousser à s'échapper de son corps. Elle remarqua que Céleste lançait un regard noir à Cyprien mais elle fit signe que c'est bon, tout allait bien, de plus en plus nerveuse.

– Kimmitsu a fini de travailler ou il est toujours en cours ? demanda-t-elle sans pouvoir dissimuler sa nervosité.

– Il a fini de travailler, je pense, les cours viennent de se terminer.

Ah, parfait. Elle la remercia puis ramassa ses jupons pour les soulever un peu et se mit à courir sur le chemin, en direction du pensionnat, après leur avoir lancé un "Au revoir !" d'une voix claire. Il donnait souvent des cours en plus, le soir, à certains élèves ou allait lui-même s'entraîner avec sa collègue, il fallait qu'elle puisse le voir avant. Elle courut aussi vite qu'elle le put, assez vite à bout de souffle, trouvant décidément très peu pratique de porter une jupe ou une robe dans ce genre de cas. Une fois, Gabriella lui avait dit qu'elle ne portait presque plus jamais de jupe, sauf pour les cours théoriques et de temps en temps dans le privé, et Solène comprenait pourquoi, vu son activité, elle devait courir souvent. Arrivée aux grilles du pensionnat, elle s'arrêta, essoufflé, le cœur battant très vite, tendant ses papiers à l'aveugle au garde qui lui proposa aussitôt une chaise et une verre d'eau d'un ton paniqué. Mais elle avait une sale tête ou quoi ? Elle lui rendit un regard un peu vexé en refusant, attendant de pouvoir rentrer. Reprenant aussitôt sa course, elle fila aussi vite qu'elle le put vers le pensionnat, sous le regard étonné des élèves qui commençaient à investir le parc. Elle avait presque peur de croiser sa sœur, car elle penserait aussitôt qu'il y avait un drame ou une urgence en la voyant courir.

Montant les escaliers, elle tint aussi sa jupe et les jupons dessous pour ne pas se prendre les pieds dedans, arrivant au troisième étage, les joues un peu rouges, ouvrant la porte avec les clés qu'elle trouva au bout de trois minutes de fouilles dans son sac. Refermant derrière elle, gardant sa veste car sa chemise actuelle soulignait très bien son ventre un peu gonflé, elle vit Kimmitsu debout près du guéridon, en tenue pour aller s'entraîner, au téléphone. Il lui fit signe, s'appuyant au mur en se frottant les yeux. Vu sa tête, il devait téléphoner à ses frères. Elle vint doucement à côté de lui, se hissant sur la pointe des pieds pour l'embrasser sur la joue. Il passa un bras autour d'elle, doucement, alors qu'elle essayait de deviner qui était au bout du fil. Assez nerveuse, elle l'observa un moment, alors qu'il soupirait un peu et répétait que tout allait bien, la rentrée venait à peine de passer, rien n'était encore arrivé. En fait si. Elle hésita puis se rapprocha un peu de lui, le cœur battant à vive allure.

– Kimmitsu, lança-t-elle d'une voix bien audible, le souffle court, je suis enceinte de jumeaux.

Il sursauta d'un coup et la fixa, la bouche grande ouverte, le téléphone serré si fort dans sa main que les jointures en devenaient blanches. Tout va bien ? Il s'était complètement figé, le souffle coupé à son tour, le bras toujours serré autour d'elle. Solène leva une main pour la poser sur sa joue, lui demandant s'il allait bien. Il allait être papa ! Elle posa sa seconde main sur son visage pour le faire réagir, lui souriant, en lui disant qu'il allait être papa, elle entrait dans son troisième mois de grossesse, il allait être papa. Prenant le téléphone, elle reconnut la voix un peu étouffé de Munemori qui lança un "Félicitations" d'un ton guilleret. Elle le remercia assez vite puis raccrocha, revenant ensuite vers son mari, ses mains sur son visage. Elle pourrait pleurer de joie, en cet instant, convaincue que même s'il avait peur, il fera sûrement un père merveilleux.

– J'ai été chez le médecin, lui sourit-elle doucement. J'attend des jumeaux, c'est quasiment sûr. On va devenir parents. Toi et moi. Tu vas être papa.

Elle se hissa un peu pour l'embrasser doucement sur les lèvres, le sentant frémir un peu contre elle. Il l'enlaça tout à coup pour la serrer contre lui, répondant à son baiser, alors qu'une larme de joie coulait sur sa joue. Ils allaient être parents, tous les deux. Parents !

– J'attendais ça depuis longtemps, avoua-t-elle alors qu'il la soulevait à moitié, appuyé contre le mur, elle-même s'accrochant à lui. Comment va-t-on les appeler ? Tu seras bien avec moi, le jour de l'accouchement ? On peut le dire à tout le monde ?

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Kimmitsu Nakajima
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MessageSujet: Re: Deux berceaux à prévoir   Mar 17 Nov - 0:19

Ce devait être la première fois de toute son existence qu'il collait des retenues à ses élèves, ceux-ci, d'ordinaire, se calmaient vite lorsqu'il commençait à monter le ton. Mais là, les jeunes qu'il avait eu ce soir étaient énervés à un point qu'ils avaient réussi à exaspérer le sous-directeur. Résultat, cours abrégé et retenue pour sept de ses élèves, ce qui les avait calmé d'un seul coup. Kimmitsu soupira en remontant dans ses appartements, se douchant rapidement afin d'enfiler la tenue d'entraînement habituelle, pour ce soir. Il devait retrouver Xiao-Hong pour s'exercer avec elle, une heure ou un peu plus. Vérifiant l'heure, sachant qu'elle terminait plus tard aujourd'hui, il composa d'abord au téléphone le numéro de la maison familiale, tombant sur Akane qui cria aussitôt "Papaaaaaa, c'est pour toi !". Du calme, il allait croire à un drame ! Kimmitsu s'appuya contre le guéridon d'une main en retenant un long soupir, sa nièce ayant l'air toute contente d'avoir ainsi rempli son devoir. Bon, ce n'est pas grave. Il se redressa, passant une main dans ses cheveux, saluant son frère lorsqu'il prit le téléphone. Il commença par lui assurer que tout allait bien pour tout le monde, la voix toujours tendue.

– J'ai un peu parlé à Genji, hier, il... Hum, dis-moi, il a des vacances fin octobre, une semaine. Tu pourrais venir ici, toi ?

Il n'osait pas lui dire platement "Ton fils vient de lancer qu'il croit que tu le détestes, il faudrait que tu lui parles, tout de même", ignorant ce que son frère avait déjà fait sur cette affaire. Il se pinça un peu l'arrête du nez en espérant que son frère lui dise oui, car il n'y avait pas assez de temps pour envoyer son neveu à la maison, pas en une semaine. Et vu son état, c'était assez urgent. Genji étant aussi borné que son père, la situation pourrait s'envenimer.

– Fin octobre... Ça devrait être possible, oui. Je suppose qu'il ne va... pas très bien pour que tu me proposes ça ?

– Ecoute, soupira le sous-directeur, j'ai bien dû lui expliquer ce qui était arrivé l'année dernière, pour éviter qu'il ne l'apprenne trop brutalement, et si tu y ajoutes qu'il a perdu tous ses repères, il est assez bouleversé. Je ne pourrai pas être très présent lors de ces vacances, mais laisser les enfants seuls à la maison... Solène travaille, en journée. Jasper s'occupera de sa sœur, mais je préfère que Genji reste près de quelqu'un de confiance. Si tu pouvais profiter de cette période pour lui parler, ce serait mieux. Tout ce que j'ai pu lui faire comprendre, c'est que tu ne ressembles pas trop à notre père et donc que tu tiens à lui.

Autrement dit, il était moins colérique et borné, reste à savoir s'il allait le prendre comme un compliment ou comprendre que Kimmitsu en voulait à leur père pour son attitude, qu'il jugeait aujourd'hui puérile et vaine, l'attitude d'un homme qui s'était laissé miner sans s'aider de sa famille, cherchant au contraire à la garder dans son poing serré au lieu de s'appuyer sur elle, se comportant comme s'il avait été le seul à souffrir de la guerre et écrasant tout besoin de changement, crachant sur ceux qui ne lui ressemblaient pas et refusant l'aide qu'on aurait pu lui apporter afin qu'il se remette de la guerre. Kimmitsu l'avait tant aimé, quand il était enfant, il avait été un modèle et un héros pour lui. Son plus grand regret était bien d'avoir vu cette relation être brisée, piétinée, tout cela car il n'avait pu tout accepter, baisser la tête, être un fils bien docile. Il regrettait autant cet état de fait qu'il trouvait cela ridicule. Sa mère le traiterait de monstre, si elle savait qu'il pensait ainsi, mais il ne comptait pas oublier pour autant. Traverser les conflits et assister à la mort de proches ne valait pas qu'on dénigre celui qu'on était autrefois. Josuke soupira tout à coup, prenant ensuite une petite inspiration.

– Je vois... Je viendrai, tu peux compter sur moi. Mais je ne suis pas sûr qu'il acceptera de me parler. Est-ce qu'il sait que je viens, au moins ?

– Oui, je lui ait dit hier, répondit-il en s'appuyant contre le mur, saluant Solène d'un geste lorsqu'elle entra. Les vacances auront lieu... Attends, je vérifie.

Il jeta un œil au planning qu'il avait accroché sur un panneau de liège, au mur, alors que Solène venait le rejoindre et l'embrasser sur la joue. Il lui rendit son salut, l'enlaçant d'un bras, avant de donner les dates exactes à Josuke pour qu'il puisse les noter. Un bruit dans le téléphone et un salut lui indiqua que Munemori était arrivé, lui aussi. Gardant sa femme contre lui, il tâcha d'expliquer, avec le moins de détails possible, ce qu'il avait raconté à Genji sur son grand-père, se contentant dire à Josuke qu'il lui avait décrit son caractère et son comportement à la maison. Il prenait garde à rester très simple, son neveu pourra rajouter ce qu'il voudra lorsqu'il verra son père, en attendant, on n'allait pas créer un conflit au téléphone. Si père était toujours de ce monde, nul doute qu'il aurait détesté son petit-fils autant qu'il avait pu détester Kimmitsu. Solène restait à côté de lui, silencieuse, devant sans doute lui parler si elle attendait près de lui qu'il raccroche. Une minute, il avait presque terminé, juste le temps de régler certains détails, comme Josuke n'avait jamais mis les pieds en France. Le voyage en avion, puis le train jusqu'au village... Il viendra le récupérer à la gare, se méfiant un peu des manœuvres de l'armée, même si ce n'était sans doute que de la paranoïa.

– Et... Qu'est-ce qu'il a dit ? Il n'a pas trouvé étrange que tu lui en parles maintenant ?

Kimmitsu faillit soupirer mais répondit d'une voix égale qu'il verra bien avec lui, il y avait encore le temps avant d'arriver à fin octobre. Enfin soit. Ils avaient encore du temps pour s'organiser et Kimmitsu devait aussi savoir la disponibilité dont avait besoin Gabriella-sama pour ces vacances de Toussaint. L'armée avait des terrains à disposition, oui, selon leur éloignement, il sera absent plus ou moins longtemps en journée, voire deux ou trois jours d'affilée. Pourvu que Solène ne lui en veuille pas trop, dans tous les cas. Il commençait à décrire à son frère plus en détails ce qu'il devait préparer pour venir quand Solène se rapprocha un peu plus, se hissant à sa hauteur pour rapprocher son visage du sein. Elle se sentait mal ?! Il s'interrompit net, ouvrant la bouche pour lui demander si elle voulait s'asseoir ou s'allonger, si elle n'était pas bien.

– Kimmitsu, lança-t-elle d'une voix bien audible, le souffle court, je suis enceinte de jumeaux.

Kimmitsu ouvrit grand la bouche, sursautant, serrant par réflexe la main sur le téléphone, avec beaucoup de force, en la dévisageant. Elle, elle a, elle était, elle... Figé sur-place, il la dévisagea sans pouvoir réagir, fixant ensuite son ventre, la bouche ouverte, voyant enfin, dans cette chemise plus serrée, qu'elle avait effectivement pris bien du poids. Il ne réagit même pas lorsqu'elle posa ses mains sur son visage, appuyé contre le mur, ne réussissant pas à bouger lorsqu'elle lui lança un "Tu vas être papa, j'arrive au troisième mois de grossesse", un grand sourire aux lèvres. Elle, il... La voix de son frère jaillit du combiné, très lointaine, presque inaudible pour lui. Solène raccrocha à sa place, alors que l'information "grossesse, enceinte, jumeaux" peinait à se frayer un chemin jusqu'à son cerveau. Elle lui reprit le visage entre ses mains, pendant qu'il luttait toujours pour intégrer qu'elle était bien enceinte. Elle. De lui. Enceinte. Il... Son cœur loupa un battement avant de repartir de plus belle, le laissant assez tremblant. Elle attendait des... Il allait avoir des enfants ? Lui ? Ce n'était pas...

– J'ai été chez le médecin, lui sourit-elle doucement. J'attend des jumeaux, c'est quasiment sûr. On va devenir parents. Toi et moi. Tu vas être papa.

Elle était enceinte... De lui... L'information arriva enfin pleinement jusqu'à lui, lorsqu'elle l'embrassa doucement sur les lèvres, lui arrachant un long frémissement. Il l'enlaça sans crier gare avec force, al soulevant un peu pour qu'elle puisse s'accrocher à son cou, un rire nerveux lui échappant. Il allait avoir des enfants ! Des bébés... Des jumeaux... Il allait être papa. Il la serra contre lui, le souffle court, ouvrant et refermant la bouche sans trouver quoi lui dire. Des enfants... Elle était enceinte !

– J'attendais ça depuis longtemps, avoua-t-elle alors qu'il la soulevait à moitié, appuyé contre le mur, elle-même s'accrochant à lui. Comment va-t-on les appeler ? Tu seras bien avec moi, le jour de l'accouchement ? On peut le dire à tout le monde ?

– Je n'ai aucune idée de prénoms, là, de suite, rit-il nerveusement en tremblant un peu. Vraiment aucune. Il y a encore le temps, ça ne se décide pas à la légère.

Il l'embrassa sur la bouche avec plus de passion, quelques larmes de joies coulant sur ses joues, envoyant tout le reste au diable pour le moment, plus rien d'autre ne comptait en cet instant que de savoir que sa femme était enceinte. Il glissa contre le mur, terminant assis par terre avec elle, la serrant dans ses bras sans cesser de l'embrasser. Il avait complètement oublié le temps qui passait, sa collègue qui l'attendait, plus rien n'avait le moindre intérêt, cette nouvelle surplombait tout.

– Tu peux le dire à qui tu veux, évidemment, chuchota-t-il en posant son front contre le sien. C'est merveilleux. Evidemment que je serai près de toi le jour de leur naissance.

Il ferma les yeux, craignant intérieurement de ne pas pouvoir protéger ces petits être en devenir, mais il fera toujours au mieux, afin qu'ils grandissent libres et heureux, il en faisait le serment. Solène sera aussi la femme et la mère la plus comblée, il fera tout pour cela. Riant, il l'embrassa longuement sur la joue puis sur les lèvres, la gardant contre lui.

– Je te laisserai choisir les prénoms, si tu veux, chuchota-t-il. Je te jure que tout se passera bien, je resterai avec toi, maintenant et à jamais. Tu es enceinte de trois mois, déjà ? Et comment te sens-tu ? Il faut que tu ménages, ne te fatigue pas trop, le long de la grossesse, je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose pendant que tu es enceinte comme... Enfin, tu dois faire attention à toi. On pourrait aussi faire une petite fête, à la maison, pour l'arrivée prochaine des petits, qu'en dis-tu ?

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Solène Nakajima
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MessageSujet: Re: Deux berceaux à prévoir   Jeu 26 Nov - 10:55

– Je n'ai aucune idée de prénoms, là, de suite, rit-il nerveusement en tremblant un peu. Vraiment aucune. Il y a encore le temps, ça ne se décide pas à la légère.

Il laissa échapper quelques larmes, la poussant à lever la main pour les essuyer du bout des doigts mais il ne lui en laissa pas le temps, l'embrassant  pleine bouche avec passion. Elle eut un frémissement, lui rendant son baiser en passant les mains autour de sa nuque pour le prolonger, les yeux fermés. Elle avait eu si peur qu'il soit effrayé ou que... Qu'il juge que ce n'était pas le bon moment. Peut-être était-ce idiot mais elle l'avait vraiment craint. Elle se retint à lui lorsqu'ils glissèrent contre le mur et terminèrent assis par terre, enlacés, à s'embrasser en reprenant à peine leur souffle. Enfin. Elle attendait enfin un enfant ! Et même deux, selon le médecin. Deux petits bébés, des jumeaux, qui seront sûrement adorables. Le docteur lui avait dit, il y a déjà un moment, que la possibilité d'une grossesse gémellaire était un peu plus importante si un frère ou une sœur avait déjà eu des jumeaux ou des triplés, c'était dans les gênes. Gaby et un de leurs frères était aussi dans ce cas. Elle souri, une larme de joie roulant sur sa joue, en appuyant son front contre celui de son mari, n'arrivant plus à réfléchir correctement tant la nouvelle l'avait assommée. Elle aurait voulu le crier à la terre entière, ressentant avec bien plus de sensibilité son corps depuis qu'elle savait qu'il y abritait la vie. C'était une sensation... Comment la décrire ? Juste merveilleuse.

– Tu peux le dire à qui tu veux, évidemment, chuchota-t-il en posant son front contre le sien. C'est merveilleux. Evidemment que je serai près de toi le jour de leur naissance.

Elle accouchera sûrement à la maison ! Et dès qu'ils seront nés, il pourra rentrer dans la chambre pour les voir, les prendre dans ses bras. Elle avait tellement hâte de les voir blottis contre elle, allaiter, les changer, les bercer, leur chanter une comptine le soir pour les endormir, les réconforter s'ils pleuraient. Elle voudrait savoir à quoi ils ressembleront, s'ils seront bruns ou blonds, la couleur de leurs yeux, le son de leurs voix. L'impatience la gagnait, elle rêvait de voir leurs petits yeux s'ouvrir à la lumière, s'éveiller à la vie. Pour le moment, ils étaient bien au chaud en elle, blottis, protégés, lorsqu'ils sortiront, elle faisait le serment de tout faire pour être la meilleure mère au monde. Son mari l'embrassa à nouveau, avec un petit rire, pendant qu'elle se serrait contre lui. Il allait être papa ! Enfin connaître ça, la joie de voir grandir un enfant, de le voir courir vers vous en tendant les bras. Ils grandiront près de toute leur famille, libres et heureux. Ce sera deux garçons, deux filles, un garçon et une fille, comme pour Gaby ? Pouvait-on le savoir avant l'accouchement, afin de choisir les prénoms et préparer la chambre ?

– Je te laisserai choisir les prénoms, si tu veux, chuchota-t-il. Je te jure que tout se passera bien, je resterai avec toi, maintenant et à jamais. Tu es enceinte de trois mois, déjà ? Et comment te sens-tu ? Il faut que tu ménages, ne te fatigue pas trop, le long de la grossesse, je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose pendant que tu es enceinte comme... Enfin, tu dois faire attention à toi. On pourrait aussi faire une petite fête, à la maison, pour l'arrivée prochaine des petits, qu'en dis-tu ?

– Je veux qu'on choisisse les prénoms ensemble, dit-elle en se redressant pour mieux l'enlacer. Ne t'inquiètes pas, je ne me suis jamais sentie aussi bien ! C'est indescriptible, j'attendais ça depuis si longtemps, je voulais tant avoir un enfant avec toi.

Elle nicha son nez dans son cou, l'entourant dans ses bras, un sourire ne quittant plus son visage. Elle ne cessait de répéter qu'elle l'aimait, l'esprit pris dans une sorte de brume dû à la joie et au choc, à la surprise. Elle chuchota que donner une fête était une excellente idée, ils pourraient faire cela un week-end ! Inviter leurs amis, prendre un verre tous ensemble, ce serait bien. Elle eut un petit pincement au cœur, d'un coup, en se disant que Gaby ne viendra peut-être pas, elle devait avoir mal au cœur depuis son divorce. Ce n'était quand même pas rien ! Se séparer de celui qu'on a aimé, surtout pour ces raisons... Solène avait beaucoup de peine pour elle, espérant qu'elle s'en remette vite. Kimmitsu dû voir son air car il lui glissa un doigt sur la joue en lui demandant à quoi elle pensait. Elle eut un faible sourire, avouant qu'elle pensait que sa sœur devait se sentir mal depuis son divorce.

– Cyprien est très gentil, pourtant, je ne comprends pas, chuchota-t-il. Il l'aimait vraiment, enfin, selon moi. Que s'est-il passé, à ton avis ?

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Kimmitsu Nakajima
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MessageSujet: Re: Deux berceaux à prévoir   Lun 7 Déc - 13:07

– Je veux qu'on choisisse les prénoms ensemble, dit-elle en se redressant pour mieux l'enlacer. Ne t'inquiètes pas, je ne me suis jamais sentie aussi bien ! C'est indescriptible, j'attendais ça depuis si longtemps, je voulais tant avoir un enfant avec toi.

Il lui sourit lorsqu'elle nicha son nez dans son cou en se blottissant contre lui, la serrant dans ses bras avec force. La nouvelle l'avait un peu assommé mais il ne pouvait qu'être heureux, bien que l'avenir ait le don de l'effrayer. Il devait faire de son mieux, protéger Solène, les bébés à naître, être un bon père. Il avait complètement oublié sa collègue qui l'attendait, serrant sa femme contre lui en se souciant de rien d'autre. Tout ira bien, il lui en faisait la promesse, elle n'aura pas autant de problèmes durant sa grossesse que d'autres avaient pu en avoir. Solène répétait qu'elle l'aimait, ajoutant que faire une fête était une bonne idée. Ce week-end, pourquoi pas, mais cela faisait un peu juste, le temps de prévenir tout le monde et de s'organiser. Silencieux un long moment, il remarque que sa femme s'était un peu renfrognée, prenant un air plus triste et perdue. A quoi songeait-elle ? Elle ne pouvait pas triste dans un moment pareil, pas alors qu'elle venait d'apprendre qu'elle portait la vie. Elle attendait cela depuis si longtemps ! Son désir d'enfants avait toujours été fort, il le savait bien. Glissant un doigt sur sa joue pour attirer son attention, Kimmitsu lui demanda à quoi elle pensait, voulant l'aider, si un problème la tenaillait. Elle sourit faiblement puis lui avoua qu'elle s'inquiétait pour Gabriella, qui devait se sentir mal depuis son divorce. Ah, cela... Le sous-directeur ne pouvait dire qu'il avait été choqué, Cyprien ne l'avait pas accompagné au mariage, c'est donc qu'il y avait de l'eau dans le gaz. Mais il n'avait pas cherché à interroger la directrice. Belle-sœur ou non, il n'avait pas à s'immiscer dans sa vie privée.

– Cyprien est très gentil, pourtant, je ne comprends pas, chuchota-t-il. Il l'aimait vraiment, enfin, selon moi. Que s'est-il passé, à ton avis ?

– Je l'ignore, répondit-il doucement. Je ne doute pas non plus qu'il l'aimait, au vu de son tempérament et de son comportement, il est certain qu'il l'aimait. Mais... Peut-être s'est-il rendu compte qui ne l'aimait pas vraiment pour ce qu'elle est.

Cyprien était gentil, oui, on ne pouvait lui ôter ça. Enthousiaste, impliqué, mais aussi idéaliste et un peu naïf. Surtout idéaliste. Il s'accrochait avec passion à ses principes et à ce qu'il aimait, chérissait, au point, parfois, de ne plus voir l'exacte réalité. C'était quelqu'un de très bien, que Kimmitsu respectait. Pour lui, Cyprien avait dû bien plus aimer un mirage que la réalité concrète. Frottant le dos de Solène pour la réconforter, il lui murmura de ne pas s'en faire. Après tout, sa sœur n'était pas du genre à se laisser aller, pas plus que Cyprien qui, avec son caractère, trouvera le moyen de remonter la pente et construire sa vie. Tous deux s'en sortiront, c'était certain, personne n'avait à se mêler de leur vie privée, ni famille, ni amis, ni proches. Il embrassa doucement Solène sur le front, les yeux fermés.

– Tout ira bien, chuchota-t-il.

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