1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Auguste de la Valière [Validé]

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Auguste de la Valière
Professeur de Mathématiques
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MessageSujet: Auguste de la Valière [Validé]   Jeu 23 Juil - 10:05

Auguste de la Valière




« Moi, ma vie, mon œuvre »

Les informations générales

Pièce d'identité

Nom et prénom : Auguste de la Valière
Date de naissance : 1er août 1 894
Groupe : Professeurs
Don(s) : Eau et foudre
Métier :Professeur de mathématiques
Situation maritale : Amoureux
Rang social :Noblesse

Caractère

Ne jamais rien lâcher, peu importe ce que l’on désire, voilà ce que le père d’Auguste lui a toujours appris. Dans la vie, les difficultés sont très grandes, très nombreuses, parfois très dures, mais l’abandon est la forme la plus pernicieuse d’échec. Même s’il arrive des situations où cela reste très difficile, Auguste a par conséquent du mal à lâcher les affaires qui lui tiennent à cœur. Il est d’un naturel très déterminé et sait parfaitement ce qu’il veut, ayant la chance d’avoir aisément les idées claires et des buts très précis en tête. C’est une force pour lui car il sait repérer ce qui le pousse en avant et prend donc ses décisions avec netteté. Il déteste les personnes qui ne savent pas conduire leurs propres vies et n’ont de cesse de dépendre des autres pour arriver, car il y voit un signe de mauvaise éducation et un refus de se prendre en main. Il a toujours considéré que chacun devait diriger sa propre existence et faire ses choix sans obéir aux directives d’un autre, à partir du moment où est assez âgé pour comprendre et surtout assumer tous ses choix.

Il essaye d’inculquer cette idée de la liberté à ses élèves : ils sont libres de faire des bêtises mais ils sont surtout libres d’en assumer les conséquences qui en découleront. Le principe est finalement très simple, il s’agit d’apprendre à ses élèves de prendre leurs responsabilités. C’est un point qui lui a toujours tenu à cœur, pour lui, on ne peut pas vivre une existence saine sans buts ni objectifs. Parfois téméraire, il sait néanmoins garder la tête froide dans les situations d’urgence. Cependant, il s’agace très vite lorsqu’il est confronté à des personnes irresponsables ou qui ne réfléchissent pas. Il déteste aussi la lâcheté. Ayant toujours été du genre assez fonceur, il ne se rend pas compte que, parfois, il peut blesser les autres par une parole malheureuse ou un geste indélicat. Il présente ses excuses lorsqu’il le réalise enfin, même si c’est bien trop tard. On peut lui reprocher de ne pas être assez patient avec les élèves qui ont du mal à sortir de leurs coquilles ou avec des collègues plus renfermés, voire assez vexant dans certaines situations.

Physique

Auguste a toujours été plus grand que la plupart des hommes de son âge, dépassant avec légèreté le mètre quatre vint-dix. Le fait que sa famille l’ait forcé depuis tout petit a faire pas mal de sport, ce qu’il a continué une fois adulte, lui a permis d’entretenir une bonne stature et un corps musclé. Veiller à entretenir sa forme physique lui a toujours semblé une évidence pour rester en bonne santé.  Il aime sortir courir ou faire du vélo de temps en temps, autant pour se divertir et prendre l’air que pour rester en bonne forme. Malgré cela, il garde un teint relativement pâle et un visage piqué de petites tâches de rousseur, tout comme ses bras ou ses jambes. Ses cheveux et sa barbe, lorsqu’il lui prend l’envie de la laisser pousser, sont d’une couleur poil de carotte. Il a des yeux très clairs et expressifs, jetant parfois de longs regards bien appuyés sur un élève turbulent pour lui faire saisir de se taire.

« Ma vie trépidante »

La famille de la Valière avait toujours été assez connue dans la région, principalement à cause de monsieur Fernand de la Valière, le chef de famille, qui avait pris pour habitude de passer chaque semaine dans les terres ou les maisons qu’il détenait pour offrir un café à ses locataires, s’ils avaient un peu de temps à lui consacrer. Il était un Noble assez… particulier, excentrique, ce qui plaisait aux gens des alentours. Gros propriétaire foncier, il avait commencé en montant sa propre entreprise, qui avait grossi d’une façon importante, avant d’étendre ses activités ici et là.  Puis il avait épousé, contre l’avis de sa famille, Hélène, une petite paysanne rencontrée par hasard au cours d’une balade. Une jeune fille, de six ans plus jeune que lui, dont il était tombé amoureux à la folie. Même trop, car cet amour inconditionnel faisait redouter aux habitants du crû qu’il ne se suicide pour suivre sa femme dans l’au-delà si jamais il lui arrivait un malheur.

Fernand avait acheté, au sein d’un grand parc, un ancien petit château qu’il avait fait rénover avec patience pour s’y installer avec sa femme. Il avait ensuite engagé une cohorte de jardiniers pour entretenir le parc et les bois aux alentours, puis du personnel pour l’entretien de la maison. Sa femme avait gardé des goûts simples et préférait cuisiner elle-même, préférant savoir d’où venait et comment avait été mitonné ce qu’elle mangeait. Ils vivaient près de Clermont, dans le département de la Somme, à un peu plus d’une heure de route de Paris. Auguste et sa sœur jumelle, Abigaëlle, vinrent assez vite agrandir le foyer. Quelques jours après leur naissance, en les faisant baptiser, leur père avait donné une fête pour les habitants du village d’à côté, invitant tout le monde à manger un bon repas. Auguste et sa sœur avaient grandi de façon relativement protégée. Leurs parents avaient des idées très arrêtées sur ce qui convenait pour de jeunes enfants : beaucoup de sport, une éducation fournie, beaucoup d’occasions de voir et discuter avec d’autres personnes, la politesse, un caractère assez fort pour survivre dans ce monde parfois peu joyeux,  une bonne éducation religieuse, le respect des aînés et l’attachement à la famille.

A l’âge de sept ans, Fernand développa alors son premier don, l’eau, hérité de sa mère, alors que sœur jumelle avait acquis le feu, que possédait leur père. Temps de grandes découvertes et expériences pour lui, qui s’en amusa beaucoup. Il voyait ce don comme un nouveau jouet, à l’époque, qui permettait de s’amuser, arroser toutes les fleurs qu’il croisait et rire avec sa sœur. Ce n’est qu’une fois qu’il fut entré à Ste Famille qu’il apprit à voir cet élément avec sérieux et, finalement, à la respecter. Il grandissait, prenait ses responsabilités, se forgeait le caractère qui l’accompagnera tout le reste de sa vie. Il avait seize ans lorsqu’il commença à développer ensuite la foudre, son second élément. Sa vie était toujours assez simple, entre les cours, ses entraînements, ses amis, les bêtises, les sorties, le flirt. Il était un féru de maths et de sciences, pourvu d’un esprit très logique, n’ayant que des soucis d’adolescent, découvrant le monde où il vivait.

Un monde bien différent, à l’époque… Certes, une guerre avait déjà éclatée entre la France et l’Allemagne, mais rien, pour autant, ne laissaient présager les horreurs qui allaient survenir en ce vingtième siècle. Tout juste assez âgé, il avait alors vint ans, il fut envoyé au front, dans les tranchées, avec des millions d’autres. Gravement blessé en 1916, il fut démobilisé et renvoyé derrière les lignes de front, pour de longues opérations et une rééducation très douloureuse. Mais il eut une certaine chance et ne fut pas handicapé à vie. Il garda un souvenir une longue cicatrice qui courait le long de son bras et une aversion profonde pour de tels niveaux de violence. Il ne désapprouvait pas le recours à la force en cas de besoin mais il y avait des façons de mener les combats sans massacre inutile ! Peut-être était-ce une utopie, peut-être pas, il était conscient d’être parfois idéaliste. Se forger une image et des buts étaient importants pour lui, cela l’aidait à tenir et à se concentrer.

Après la Grande Guerre, il devint professeur de maths au collège de Gray, travaillant bien plus tard une année, pour un remplacement, au pensionnat de la Ste Famille. Cette école lui plaisait, il en gardait un très bon souvenir de ses années jeunesse. Et surtout, ce fut là-bas qu’il rencontra la femme qui fit vraiment battre son cœur. Il était déjà sorti avec bien des femmes mais aucune ne lui avait donné cet effet. C’était la jeune directrice du pensionnat, tout juste nommée, Gabriella de Lizeux. Une femme comme il les aimait. Eprise d’indépendance et de liberté, attachée à ses principes, ne se laissant pas marcher dessus. Il en tomba profondément amoureux et la soutint aussitôt, sans même se poser de questions, lorsque les ennuis arrivèrent à l’école. Il l’accompagna à Paris, parlant également lors de la Conférence pour défendre le pensionnat et la femme qu’il aimait, tout juste enceinte à l’époque, après un viol immonde à l’hôpital.

Conférence qui se solda par un échec. Mais sa Gaby ne se laissa pas abattre. Il ne la vit pleurer qu’une seule fois, un jour où ils étaient seuls, tous les deux, dans son appartement. Il passa toute la journée avec elle à la serrer dans ses bras, pour lui redonner courage. La situation semblait stagner, pour le pensionnat, mais il craignait que tout n’empire brutalement. Puis vint un autre événement, tout aussi bouleversant pour lui. Ses deux parents et sa sœur jumelle, en week-end ensemble à la maison familiale, avaient eu un grave accident de voiture. Il dû quitter la Franche-Comté, déchiré de quitter Gaby mais jurant de revenir un jour. Repartant dans la Somme, il se réinstalla chez lui, pour s’occuper de sa famille et gérer les affaires de son père. Sa sœur était solide, se remettant plus vite, mais leurs parents commençaient à se faire vieux, fatigués, il était bien plus difficile pour eux de se soigner et se remettre d’un tel accident.

Il reprit les affaires familiales avec patience, très peu à l’aise dans ce genre d’exercices, continuant à enseigner à mi-temps dans un lycée proche.  Il s’occupait de ses parents, le médecin passant régulièrement pour l’aider, lui montrer comment changer certains bandages. Il s’appuyait également sur des amis de la famille pour gérer au mieux les affaires de son père et lui éviter trop de tracas. Mais plus les semaines passaient et plus il s’inquiétait pour Gabriella. La situation au pensionnat empirait, comme prévu. L’armée ne plaisantait pas et Auguste avait l’impression glaciale que celle qu’il voulait épouser était seule, à présent, pour tenir tête et combattre. Plusieurs fois, il faillit repartir là-bas mais ne le pouvait pas tant que ses parents avaient besoin de lui. Sa sœur jumelle, elle, avait quitté le pays, emmenée par son mari Américain qui jugeait la situation de l’Europe trop tendue et dangereuse. Elle vivait à présent dans l’Ohio, dans l’exploitation de son mari. Il en était soulagé, car elle n’était pas faite pour se battre. Il ira la voir, un jour prochain.

Puis les premiers articles sur Gaby firent leur apparition. Lorsqu’il apprit qu’elle était engée dans l’armée, devenue Générale, et continuait à en user pour défendre son école, et son pays, une immense bouffée de fierté l’envahit. Il savait qu’elle ne baisserait pas les bras ! Il avait montré le journal avec une très grande fierté à son père, encore très faible, qui avait souri et lui avait dit qu’il aimait là une belle femme. Auguste était de tout cœur avec Gabriella, même éloigné, il était très heureux qu’elle continue et ne se décourage pas, elle avait du caractère et ça lui plaisait, elle était faite pour diriger. Il passa les semaines suivantes à faire ce qu’il pouvait, de l’endroit où il était, pour la soutenir. Il encourageait les journaux à écrire des choses positives, participaient au débat pour pousser les gens à avoir confiance et croire en son but. Elle ne cédera pas, il en était convaincu, et prête à l’aider. Une nouvelle détermination l’habitait, il voulait faire plus que cela, l’aider plus encore qu’aujourd’hui.

Vers le mois de juillet, son père recommença peu à peu ses balades, appuyé sur une béquille, mais l’air frais lui faisait du bien. Dans le même temps, de gros orages, issus de l’élément foudre, commençaient à éclater. Auguste eu une longue discussion avec son père, pour s’assurer qu’il allait mieux, lui dire où en étaient ses affaires, ce qu’il avait mis en place, ce qui restait à faire, les projets en construction. Puis il fit enfin ses bagages, embrassant ses parents et gardant en charges encore certaines affaires, le temps que son père se remette entièrement. Il était très déterminé et savait très bien ce qu’il lui restait à faire à présent.


A très bientôt...

© Dakota - Never Utopia


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