Pensionnat de la Ste Famille

1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Lucas Dumoulin [Validé]

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Lucas Dumoulin
Elève de primaire
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Âge RPG : 6 ans

MessageSujet: Lucas Dumoulin [Validé]   Lun 20 Juil - 15:21

Lucas Dumoulin




« Moi, ma vie, mon œuvre »

Les informations générales

Pièce d'identité

Nom et prénom : Lucas Dumoulin
Date de naissance : 22 Juillet 1925
Groupe : Citadin
Don(s) : Feu
Métier : Elève en primaire
Situation maritale : Célibataire
Rang social : Bourgeoisie

« Ma vie trépidante »

Les valises étaient déjà faites, il n’avait pas beaucoup d’affaires. Des vêtements, pliés et rangés dans ce sac. Dans un autre, des livres, quelques jouets. Dans celui-là, des affaires de toilettes et des peluches ? Il était debout au milieu de sa chambre, son blouson enfilé, hoquetant alors que de grosses larmes roulaient sur ses joues. Il s’assit lentement par terre, serrant contre lui un cadre contenant une photo de lui avec papa et maman. Une photo prise au mois de juin, dans un parc, au soleil. C’était la fin de l’école et il était sorti avec ses parents pour aller jouer au parc. Il avait fait une partie de foot avec eux, courant et riant dans l’herbe, sous un soleil magnifique. Sa maman courait derrière lui, heureuse, souriante, en l’encourageant à rattraper le ballon que lui envoyait papa. Après, ils étaient allés tous les trois mangé une glace puis ils s’étaient baladés jusqu’au repas du soir. Cette photo avait été prise par un habitant du village bienveillant. Ses parents étaient assis sur un muret il était dans leurs bras. Mais tout était fini. C’était fini.

Il ramena ses jambes contre lui, ses bras serrés autour de lui, contre la photo, tête baissée. Le 3 juillet, il était parti chez un ami pour sa fête d’anniversaire, ses parents l’avaient conduit en voiture avant d’aller eux-mêmes voir des amis. Le soir, c’était la police qui était venue le chercher. Une dame très gentille lui avait expliqué avec douceur que son papa et sa maman avaient eu un grave accident sur la route. Qu’ils étaient partis tous les deux au ciel. Il fourra sa tête entre ses bras en gémissant, se balançant légèrement d’avant en arrière. Il était perdu, désespéré. Jusqu’ici, son monde était si simple ! Il y a ses parents, ses amis, l’école, les jeux du week-end. Il croquait toujours la vie à belles dents, rien ne pouvait le toucher ou l’atteindre. Il avait pris brutalement conscience de la réalité de la mort, elle avait violemment détruit sa bulle d’innocence. On frappa tout à coup à la porte de la chambre et la voisine entra. Elle vint s’agenouiller près de lui puis l’attira dans ses bras, l’embrassant dans les cheveux. Il s’accrocha à elle comme à une bouée, laissant ses larmes couler sur sa robe noire.

– Il va être l’heure, mon chou, murmura-t-elle en le berçant. Tu vas pouvoir dire au revoir à ton papa et ta maman.

Elle sécha ses larmes avec un mouchoir en tissu puis lui prit la main, le laissant déposer la photo sur un des sacs de voyage. Il marcha, la gorge serrée, la tenant presque férocement, jusqu’à l’église. S’asseyant au premier rang, il garda la main serrée sur celle de la voisine. Les deux cercueils étaient déposés près de l’autel, dans l’allée. La cérémonie se poursuivit ensuite au cimetière, où un tombeau avait été creusé. Le prête lui donna deux fleurs rouges et le guida pour qu’il les laisse tomber sur les cercueils, au fond de ce trou immense.

Après cela, il vit dans l’assistance sa sœur, la sœur dont il avait découvert l’existence la veille et chez qui il allait vivre maintenant. Il ne comprenait pourquoi elle n’était jamais revenue les voir, pourquoi elle n’apparaissait que maintenant, pourquoi elle ne s’était même jamais souciée de son existence, alors qu’il était son frère. Il détourna le regard, allant enfouir son visage contre un ami de son père, qui s’agenouilla puis le prit dans ses bras. Lucas se reposa contre lui, tremblant de tous ses membres, les larmes l’empêchant de parler. Les gens défilaient pour laisser tomber des fleurs sur les cercueils, avec quelques mots d’adieu. Lucas s’accrochait à son porteur du moment, les yeux fermés, enfermé dans les souvenirs heureux qu’il gardait de son père et sa mère. Il les avait perdus. A la fin de la cérémonie, l’assistante sociale vint le retrouver pour lui dire que sa sœur l’attendait. L’ami de son père le serra dans ses bras avec force puis l’embrassa sur les deux joues et le front.

– Prend soin de toi.

Il le quitta à regret, se tournant vers sa nouvelle « famille ». Il n’avait pas envie de partir. Il ne connaissait pas Paris. Il porta une main à son front en prenant un sac à dos dans sa chambre. Une chaleur commençait à le dévorer, comme de la fièvre…


A très bientôt...

© Dakota - Never Utopia


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