1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Au pays du Soleil Levant

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Kimmitsu Nakajima
Sous-directeur
Professeur d'arts martiaux

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Âge RPG : 42 ans

MessageSujet: Au pays du Soleil Levant   Lun 22 Juin - 15:31

C’était comme entrer dans un autre monde… Cela surprenait toujours les étrangers qui venaient ici, dans ces coins reculés de campagne, la culture, les paysages et les modes de vie ne s’étaient pas encore trouvés mêlés aux autres cultures de ce monde, malgré l’ouverture du pays aux autres civilisations. Kimmitsu souleva les valises pour les mettre au fond de la charrette, aidé par son frère qui parlait avec animation, après avoir salué les deux jeunes élèves et Solène. Ils étaient paris de France samedi matin, très tôt, pour aller prendre l’avion à Paris. Après un long voyage et plusieurs escales, ils avaient débarqué à Tokyo. Ils avaient beaucoup avancé en voiture puis le frère de Kimmitsu était venu les chercher en charrette, aidant à charger les valises. Leur famille vivait en pleine campagne, deux ou trois kilomètres d’un village assez gros. Il dit à Adeline et Victoire de grimper à leur tour, ainsi qu’à Solène. Il était profondément heureux de revenir en son pays, cet été. Revoir toute sa famille, se reposer, reprendre des forces.

– Ne sois pas intimidée, dit-il à Victoire en s‘asseyant à son tour, pendant que son frère les emmenait en chantonnant. Vous êtes invitées et il y a dans ce pays une forte tradition en ce qui concerne l’accueil des invités. Si vous êtes perdue, il suffit de me le dire, je suis là pour vous accompagner.

Il se tut après cela, regardant les paysages défiler doucement. Les immenses forêts, avec des montagnes, parfois des lacs, les longues routes de campagne, les immenses champs et les rizières. Ce pays inspirait une profonde paix lorsqu’on y venait, les paysages semblaient vierges de la présence de l’homme, les villages s’y fondaient sans heurts. Il sourit doucement en observant les paysages de son enfance, s’apaisant au fur et à mesure qu’ils avançaient. La demeure familiale apparue bientôt à l’horizon. Elle était perchée sur une petite butte, entourée de longs murs de pierre. Elle s’étendait sur beaucoup de terrain, sans étage, construite et agrandie successivement par les différentes générations, selon les besoins de la famille. Leurs champs étaient à l’extérieur des murs, cultivés avec soin par toute la famille, même ceux qui travaillaient à l’extérieur, au village ou en ville. Pour manger, il fallait travailler. La maison était dans le plus pur style Japonais ancestral. Il sourit puis se retourna vers les trois jeunes femmes.

– Juste quelques petites choses dont vous aurez besoin dès le début. On n’entre pas dans la maison avec les chaussures. Tout autour de la maison courra une terrasse en bois abritée, où vous pourrez circuler en chaussons. A l’intérieur aussi, vous porterez des chaussons, sauf sur les tatamis où il faut circuler pieds nus ou en chaussettes. On trouve des tatamis dans les chambres à coucher et dans certaines pièces, je vous montrerai. Dans l’entrée de la maison, il y a un petit hall, séparé de la maison par une marche. C’est ici que vous laisserez vos chaussures.

Il leur expliqua aussi le principe des salles de bain, comme elles allaient pouvoir se laver en arrivant, pour se débarrasser de la crasse du voyage. Il y avait deux salles d’eau dans la maison, une pour les hommes, l’autre pour les femmes. Elles allaient se laver toutes les trois en même temps dans la salle des femmes. Chacune sera assise sur un tabouret de bois, avec de l’eau chaude et du savon. Une fois « douchées » et lavées ainsi, elles pourront se détendre dans le bassin d’eau chaude au fond de la pièce, comme une immense baignoire. C’était fait uniquement pour se détendre. On se lavait assis sur un tabouret, comme il venait de l’expliquer.

– Ne vous sentez pas gênées, surtout. Vous serez avec d’autres femmes et tout se fait dans le respect, personne ne va s’amuser à dénigrer le corps de l’une ou autre. Enroulez vos cheveux dans des serviettes avant d’aller dans le bain chaud, c’est aussi une question de respect. Vous pourrez laisser vos vêtements dans la chambre, je vous donnerais des yukatas pour vous rendre à la salle de bain. Ce sont des kimonos qui servent de robes de chambres.

Elles s’habitueront assez vite, il suffisait de se laisser porter et d’accepter cette culture, si différente de la leur. Il récapitula d’un ton calme pour qu’elles comprennent bien. Dans la maison, on marche avec des chaussons, ou bien en chaussettes et pieds nus. Dans la salle de bain commune, on prend d’abord sa douche assis sur un tabouret de bois en se versant sur le corps de l’eau chaude, avec des bassines, et en utilisant des savons doux qui seront laissé à disposition. Une fois propre, on peut aller se détendre dans le bassin d’eau chaude, en gardant une serviette pour garder ses cheveux hors du bassin. Si elles oubliaient quelque chose ou faisaient une erreur, elles trouveront toujours quelqu’un pour leur redire les choses, si lui-même n’était pas là.

– Détendez-vous, surtout, personne ne va vous morde, rajouta-t-il en les aidant à descendre lorsqu’ils arrivèrent à la maison, après avoir passé les grandes portes de bois.

Il les présenta à sa famille, ce qui dura un moment car ils étaient finalement assez nombreux à vivre ici, tous ensembles, en famille. Les filles avaient du temps avant de s’installer avant le dîner, on leur avait préparé une petite pièce pour qu’elles puissent dormir toutes les trois. Trois futons sur el sol, avec des meubles de rangement et des fleurs fraîches posées près du miroir.

– Ma famille comprend un peu le Français, vous pourrez parler à mes sœurs à la salle de bain. N’hésitez pas aussi à vous balader avant le dîner. Vous êtes les bienvenues ici.

Il leur sourit puis les laissa s’installer et se détendre un peu, allant lui-même se laver et se détendre après ce long voyage.

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Adeline Brian
Lycéenne
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Âge RPG : 16 ans

MessageSujet: Re: Au pays du Soleil Levant   Ven 3 Juil - 10:57

Adeline attrapa la barre pour grimper dans la charrette, son sac sur le dos, puis tendit la main à Victoire pour qu'elle fasse de même. Le frère de leur professeur leur lança un grand sourire, avec une phrase qu'elle ne comprit pas. Elle lui rendit son sourire avec un petit signe, un peu gênée, sans savoir quoi répondre. Elle était épuisée, s'étant beaucoup entraînée la veille avec les Guetteurs, et le voyage lui-même avait été très long. Elle s'assit sur un des sacs de voyage près de Victoire, regardant partout autour d'elle avec une intense curiosité. Elle n'avait jamais quitté la France de sa vie et aurait voulu avoir plus d'yeux pour tout voir ! Elle sourit aussi à Solène qui grimpa avec elle. Elle avait été assez surprise de sa présence, de prime abord, mais elle était vraiment très gentille et très douce. Pas du tout le même caractère que sa sœur, somme toute.  Adeline se redressa pour voir le paysage, alors que le frère du prof claquait la langue pour faire avancer les chevaux. Combien de temps allaient-ils mettre pour arriver ? Elle était aussi excitée qu'une petite fille, essayant de tout voir, tout comprendre, tout graver dans sa mémoire.

– Ne sois pas intimidée, dit-il à Victoire en s‘asseyant à son tour, pendant que son frère les emmenait en chantonnant. Vous êtes invitées et il y a dans ce pays une forte tradition en ce qui concerne l’accueil des invités. Si vous êtes perdues, il suffit de me le dire, je suis là pour vous accompagner.

Elle hocha la tête pour signifier qu'elle avait aussi compris, dévorant les lieux du regard. Ceux qui les croisaient leur faisaient parfois bonjour et elle répondait d'un signe de main. Peu difficile de voir qu'elles étaient étrangères, le physique ne trompait pas. La maison de leur prof apparut plus vite qu'elle ne l'aurait cru et elle mit sa main près de ses yeux pour se protéger du soleil et mieux voir, plissant le regard. C'était bien plus grand que ce qu'elle avait imaginé, ils devaient être nombreux à vivre là-bas ! Avant son départ, papa lui avait dit qu'au Japon, les familles restaient ensemble, générations avec générations, dans de grandes maisons où tout le monde travaillait pour subvenir aux besoins de la famille. Un style de vie qui se perdait dans les villes mais qui était encore très vrai en campagne. La notion de famille n'était pas du tout la même qu'en France, au Japon, on reste avec les siens. Peut-être que si elle était née, sa mère ne l'aurait pas abandonnée à la naissance, qui sait. Enfin, elle avait son père. Elle se pencha un peu en-dehors de la charrette pour mieux voir, dévorée par la curiosité. Ses yeux brillaient d'excitation, à défaut d'avoir sa voix pour exprimer ce qu'elle ressentait.

– Juste quelques petites choses dont vous aurez besoin dès le début. On n’entre pas dans la maison avec les chaussures. Tout autour de la maison courra une terrasse en bois abritée, où vous pourrez circuler en chaussons. A l’intérieur aussi, vous porterez des chaussons, sauf sur les tatamis où il faut circuler pieds nus ou en chaussettes. On trouve des tatamis dans les chambres à coucher et dans certaines pièces, je vous montrerai. Dans l’entrée de la maison, il y a un petit hall, séparé de la maison par une marche. C’est ici que vous laisserez vos chaussures.

Elle fit de son mieux pour tout retenir, ne voulant commettre aucun impair ou se rendre ridicule. Être impoli ou grossier quand on était invité quelque part, non, ce n'était pas possible, ni permis. Donc, on circule pieds nus, en chaussettes ou en chaussons, selon les endroits. Elle qui n'enlevait ses chaussures que pour dormir et se laver, cela allait lui faire bizarre, surtout au début. Elle se rassit correctement, mains sur les genoux, lorsque leur professeur leur expliqua comment les personnes se lavaient, ici. La salle de bain était commune à toutes les femmes de la maison ? Et on se lavait assise, avant de se détendre dans un bassin rempli d'eau chaude. C'était bizarre, ça aussi, elle n'avait pas l'habitude. Elle savait qu'elle aurait du mal à se détendre, au début, à être nue devant d'autres femmes comme ça. Pauvre Victoire aussi, elle qui était si timide, elle allait aussi avoir du mal à s'y faire, non ? Pour Solène, elle n'en savait rien, elle ne la connaissait pas assez. Enfin, se laver fera du bien, après un aussi long voyage ! Elle en rêvait, les muscles noués par ces heures d'avion. Elles alalient se faire aux coutumes du pays, ce n'était qu'une question de temps.

– Ne vous sentez pas gênées, surtout. Vous serez avec d’autres femmes et tout se fait dans le respect, personne ne va s’amuser à dénigrer le corps de l’une ou autre. Enroulez vos cheveux dans des serviettes avant d’aller dans le bain chaud, c’est aussi une question de respect. Vous pourrez laisser vos vêtements dans la chambre, je vous donnerais des yukatas pour vous rendre à la salle de bain. Ce sont des kimonos qui servent de robes de chambres.

D'accord, mais bon, elle sera quand même gênée au début, elle en s'était plus jamais lavée devant une autre personne depuis le jour où son père l'avait laissé se laver seule, dès qu'elle avait été assez grande. Elle écouta le prof tout reprendre et récapituler, intégrant toutes ces informations. Les chaussons, les salles de bain, etc. Son cœur fit un petit bond dans sa poitrine lorsqu'ils arrivèrent dans la cour. Elle avait peur de faire une erreur ! Elle se leva lorsque la charrette stoppa, regardant tout autour d'elle. La maison s'étendait et était très grande, entourée par une cour et de hauts murs de pierre. Elle vit plus loin deux enfants, un garçon et une fille courir l'un derrière l'autre en riant. Elle eut un sourire attendri, se demandant combien ils étaient à vivre ici. Elle laissa passer Solène devant, remarquant que leur prof avait aidé Victoire à descendre en lui prenant les mains mais qu'il avait attrapé la jeune femme par la taille. Elle était persuadée qu'il y avait quelque chose entre eux, de plus en plus de rumeurs couraient sur ça, au pensionnat. Et il l'avait invitée chez lui ! Ils n'iraient pas mal ensemble, leurs caractères étaient semblables.

– Détendez-vous, surtout, personne ne va vous morde, rajouta-t-il en les aidant à descendre lorsqu’ils arrivèrent à la maison, après avoir passé les grandes portes de bois.

Laissant ses chaussures dans le petit hall comme il leur avait dit, Adeline entra en chaussettes avec timidité. Effectivement, la famille du prof était nombreuse et elles n'avaient pas tout le monde devant elles à cette heure. Adeline imita maladroitement leur façon de saluer, ce qui arracha un petit rire à une vieille femme qui lui montra à nouveau comment faire. Elle posa deux doigts sur ses lèvres puis fit un geste de fin, pour indiquer qu'elle ne parlait pas. Une fois les présentations faites, le professeur les conduit dans une chambre, avec trois futons posés au sol, des couvertures pliées au bout, sagement. Il y avait peu de meubles et des fleurs qui sentaient bons, près d'un miroir. C'était comme dans un film, elles évoluaient dans une culture complètement différente de la leur. Elle posa son sac dans un coin de la pièce avant de se redresser, la fatigue lui retombant dessus.

– Ma famille comprend un peu le Français, vous pourrez parler à mes sœurs à la salle de bain. N’hésitez pas aussi à vous balader avant le dîner. Vous êtes les bienvenues ici.

Adeline s'assit sur les tatamis alors qu'il repartait, les laissant s'installer. Elle avait hâte de se laver, maintenant, exténuée, tout son corps réclamant grâce. Une des sœurs du professeur vint leur donner des yukatas puis parla un peu en Français avec elles. Elle avait un regard magnifique, très vert, avec une légère touche de doré. Adeline s'y perdit un moment, fascinée, puis se prépara avec Victoire et Solène. Se déshabiller devant elles lui fit très bizarre mais elle fit mine de rien. Elles se rendirent dans la grande pièce qui servait de salle de bain pour les femmes. L'endroit était envahie par une brume de vapeur. Il y avait toute une rangée de petits tabourets près du mur, face à des étagères où étaient posés des serviettes, ainsi que des savons et d'autres objets. Il y avaient des seaux en bois remplis d'eau chaude aussi. Deux femmes étaient déjà là, plus une petite fille que sa mère lavait. Elle faisaient couler l'eau sur elle avec les seaux ou avec des sortes de louches. Le fameux bassin était au fond de la pièce, dégageant lui aussi de la vapeur. Ce devait être très chaud.

Elle enleva son kimono, les joues n peu rouges de se montrer nue, puis s'assit à son tour, voulant bien faire. Enfin un peu de détente... Elle ferma les yeux en laissant couler l'eau sur ses cheveux, sa tête et son corps, soulagée. Elle se lava en échangeant quelques signes avec Victoire et Adeline, peu motivée car la fatigue alourdissait ses membres. Une fois propre, elle enroula ses cheveux dans une petite serviette blanche puis se glissa dans le bassin. Il y avait des marches, à l'intérieur, pour s'asseoir, c'était pas mal ! Mais l'eau était si chaude qu'elle sursauta en s'installant, l'eau arrivant presque jusqu'au cou une fois assise. C'était profond, mine de rien. Elle jeta un coup d'œil à Victoire puis lui demanda comment elle se sentait, aidée de Solène pour la traduction.

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MessageSujet: Re: Au pays du Soleil Levant   Lun 20 Juil - 23:42

Victoire n’avait jamais pris l’avion, elle n’avait jamais voyagé non plus, se terrant chez elle lorsqu’elle n’était pas au pensionnat ou encore restant à s’entraîner avec son don lorsqu’elle n’avait rien d’autre à faire. Elle passait la plupart de son temps en France, s’arrêtant au pays qui l’avait vu naître et grandir. Elle avait gagné le tournoi au même titre qu’Adeline et Océane, bien qu’elle n’avait pas vraiment compris pourquoi elle aussi, elle avait gagné....

Elle n’avait rien faire de spécial, n’avait même pas réussi à dépasser son angoisse... Elle avait sauté de joie quand elle... Quoi ? Oui, bon, elle avait souri lorsqu’elle l’avait appris et une fois la surprise passée. Ils étaient partis le samedi, très tôt le matin pour aller jusqu’à Paris et prendre l’avion. Elle n’avait pas pu s’empêcher de montrer son émerveillement face à l’avion, n’en ayant jamais vu en vrai. Une fois qu’ils furent arrivés à Tokyo, ils prirent un véhicule pour finir par s’enfoncer de plus en plus dans le Pays, mais Victoire ne cessait de regarder ce qui l’entourait. Elle n’arrivait pas à dormir, de toute manière.

Cela faisait déjà un bon moment qu’ils étaient en voiture lorsqu’ils s’arrêtaient pour finalement aller à la rencontre du frère de leur professeur avec une charrette. Victoire fixait la charrette tandis que Monsieur Nakajima déposait leurs affaires dans ladite charrette, aidé par son frère. Victoire regardait encore autour d’elle, n’osant pas bouger d’un pouce et encore moins parler tandis qu’Adeline montait dans le véhicule tout en lui tendant la main pour l’aider à en faire de même, souriant à son amie.

La jeune Collin attrapa la main de son ami et monta à son tour tandis que le frère de leur professeur leur parla, avec un grand sourire, mais Victoire ne comprit pas ce qu’il disait alors elle lui rendit son sourire avant de s’asseoir sur un des sacs qu’elle jugeait assez confortables tandis qu’Adeline en fit de même en s’installant à côté d’elle. Tandis que Solène montait elle aussi dans la charrette. Victoire ne savait pas grand-chose d’elle, mais... Elle était gentille, donc elle n’avait pas de mal à lui parler...Enfin, pas plus de mal qu’avec des connaissances. Et elle n’avait pas peur d’elle, bien qu’elle ne soit la sœur de la directrice.

-Monsieur Nakajima- Ne sois pas intimidée, dit-il à Victoire en s‘asseyant à son tour, pendant que son frère les emmenait en chantonnant. Vous êtes invitées et il y a dans ce pays une forte tradition en ce qui concerne l’accueil des invités. Si vous êtes perdues, il suffit de me le dire, je suis là pour vous accompagner.

Et ce ne fut qu’une fois qu’ils furent tous assis qu’ils démarrèrent alors que la charrette bougeait sous le rythme des roues s’entrechoquant contre le sol. La jeune fille fixa leur prof’ alors qu’il parlait, souriant timidement. Elle savait qu’il était là pour les accompagner, mais… Elle avait quand même peur de déranger, d’être de trop ou de poser des questions idiotes... Elle posa son regard dans le vide avant de regarder le paysage défiler sous ses yeux. Tout était si... Si différent.

C’était comme si les animaux vivaient encore ici seul. Comme si... Elle fixait l’horizon tout en voyant des lacs apparaitre pour disparaitre un peu après, des montagnes. Tout était si beau. Il n’y avait pas de bâtiments comme à Paris ou à Gray. Pas de signes de vie. Sauf peut-être quelques oiseaux qui volait ci et là. Lorsqu’elle respirait, Victoire ne sentait que de l’air, pur. Et elle ne pouvait s’empêcher de sourire face à tant de beauté, émerveillée comme un petit enfant que l’on emmenait dans un magasin de jouet. Mais le voyage prit assez rapidement fin et Victoire observa Adeline se pencher en dehors de la charrette alors qu’elle-même essayait de voir à quoi ressemblait la maison de leur professeur.

Ne voyant pas grand-chose, elle rejoint Adeline tandis qu’ils approchaient de plus en plus. C’était une très grande maison, avec un style particulier. Seulement elle n’en revenait de la taille que cette maison pouvait avoir. D’ici, on la voyait déjà assez grande. Alors d’en face... Pourquoi était-elle aussi grande, d’ailleurs ? Ils vivaient à combien là-dedans ? Elle trouvait la maison très belle, avec un air assez ancien. Elle avait hâte de voir tout ça de plus près, même si elle sentait sa gorge se nouée et son ventre se retourner dans tous les sens. Elle stressait alors qu’elle n’avait pas encore paniqué avant de voir de ses propres yeux la maison... Et si ça se passait mal ? Si elle faisait quelque chose de mal ? Après tout, ça pouvait très bien tourner mal... Enfin, non. Elles n’étaient pas seules, le professeur était là. Et Solène aussi. Alors tout irait parfaitement bien. Non ?

-Monsieur Nakajima- Juste quelques petites choses dont vous aurez besoin dès le début. On n’entre pas dans la maison avec les chaussures. Tout autour de la maison courra une terrasse en bois abritée, où vous pourrez circuler en chaussons. À l’intérieur aussi, vous porterez des chaussons, sauf sur les tatamis où il faut circuler pieds nus ou en chaussettes. On trouve des tatamis dans les chambres à coucher et dans certaines pièces, je vous montrerai. Dans l’entrée de la maison, il y a un petit hall, séparé de la maison par une marche. C’est ici que vous laisserez vos chaussures.

Victoire hocha la tête, se concentrant sur ce qu’il disait. Elle devait tout retenir, absolument tout. Comme ça, si elle retenait tout, elle ne risquait pas d’offenser la famille du prof ! Pas de chaussure à l’intérieur, sauf des chaussons. Très bien... Elle écoutait et se répétait le tout progressivement dans sa tête. Il continuait de parler et la jeune Collin restait toujours attentive tout en commençant à devenir beaucoup plus blanche lorsqu’il se mit à parler des salles de bains. 2, une pour les hommes, l’autre pour les femmes. Jusque là, rien de bien changeant. C’est après, que ça devenait beaucoup plus difficile. Il leur dit qu’elle devrait se laver toutes les trois, en même temps. Dans la salle d’eau des femmes. Elle devrait donc être toute nue... TOUTE NUE ? Mais... elle... Se doucher devant les autres... Mais... Elle sentit sa gorge se nouer tandis qu’il continuait d’expliquer. Appréciant de moins en moins l’idée. Le fait de se laver assis sur un tabouret ne la gênait pas du tout, mais le fait de le faire devant les autres...

-Monsieur Nakajima- Ne vous sentez pas gênées, surtout. Vous serez avec d’autres femmes et tout se fait dans le respect, personne ne va s’amuser à dénigrer le corps de l’une ou autre. Enroulez vos cheveux dans des serviettes avant d’aller dans le bain chaud, c’est aussi une question de respect. Vous pourrez laisser vos vêtements dans la chambre, je vous donnerais des yukatas pour vous rendre à la salle de bain. Ce sont des kimonos qui servent de robes de chambres.

... Ne pas se sentir gênée ? Bien sûûr ! C’était plus facile à dire qu’à faire. TOUTE NUUUE ! Devant d’autres personnes... Elle était de plus en plus blanche et ne parvenait pas à reprendre un peu de couleur, sentant sa gorge se nouer davantage tandis qu’il récapitulait tout. La charrette ralentie peu à peu rendant la situation encore plus réelle et Victoire se redressa pour finalement se lever alors que la charrette arrêta de bouger.

-Monsieur Nakajima- Détendez-vous, surtout, personne ne va vous morde, rajouta-t-il en les aidant à descendre lorsqu’ils arrivèrent à la maison, après avoir passé les grandes portes de bois.

Victoire regardait ensuite autour d’elle alors qu’elle restait près d’Adeline tout en fixant la maison dans laquelle elles allaient vivre pendant leur séjour. Elles allaient être plongées dans une culture différente de la leur, découvrir une façon de vivre différente aussi. Victoire allait avoir du mal à s’adapter aux bains... Surtout qu’elle n’avait pas l’habitude de ça... Préférant de loin avoir son intimité lorsqu’elle se douchait. Bon, peut-être était-ce dû à sa timidité. Bon, d’accord. C’était dû à sa timidité. Mais... bon, il lui fallait du temps ! Elle pourrait s’y habituer, non ? Comme tout le monde.

Déposant ses chaussures dans le hall, comme il le leur avait dit, Victoire regarda avec curiosité ce qui les entourait avant de finalement suivre Adeline qui était entrée. Lorsqu’elle entra à son tour, elle vit qu’ils étaient nombreux, devant eux. Elle leur sourit, tellement mal à l’aise qu’elle crût ne pas réussir à les saluer. Elle regardait leur salut avant de l’imiter maladroitement. Elle se présenta comme il se devait, bien qu’avec une petite voix enrouée. Elle posa son regard sur leur professeur qui les emmena dans une chambre de la maison. Victoire remarqua directement qu’il y avait des couvertures au bout de la chambre et arrêta son regard sur les trois futons qui étaient au sol.
Victoire laissa vagabonder son regard, le posant sur les meubles qui étaient dans la chambre. Elle vit une fleur qui était posée près d’un miroir et sourit. La voix du prof’ la sortit de sa contemplation.

-Monsieur Nakajima- Ma famille comprend un peu le Français, vous pourrez parler à mes sœurs à la salle de bain. N’hésitez pas aussi à vous balader avant le dîner. Vous êtes les bienvenues ici.

Sa famille comprenait le Français ? Elle nota ce détail, bien qu’elle doute fortement de parvenir à aligner deux mots pendants un bon moment. Surtout au début. Il s’en alla et Victoire resta debout, interdite tandis qu’Adeline s’était assise sur les tatamis. Elle n’arrivait pas à se détendre rien qu’à l’idée de faire la moindre erreur... Une des soeurs de leur professeur vint leur apporter des Yukatas avant de parler un peu avec elles alors que Victoire s’était elle-même assise sur l’un des tatamis. Victoire écoutait plus ce qui se disait plutôt que de participer à la discussion, déjà très timide de nature, elle n’avait tout simplement pas réussi à s’imposer dans la discussion. Peu après qu’elle ne soit partie, elles se préparèrent pour aller se laver.

La jeune fille se forçait à ne pas rougir, bien qu’elle échoua lamentablement face à la gêne qu’elle éprouvait. Elle se déshabilla le plus rapidement possible, ne se concentrant sur rien d’autre que sa tâche tandis qu’elle rougissait déjà, montrant clairement sa gêne en enfilant un des Yukatas. Elles se rendirent ensuite dans une grande pièce qui servait de salle de bain pour les femmes et Victoire resserra le kimono près d’elle d’une main, posant son regard sur la rangée de tabourets qui se trouvait près du mur. Elle posa son regard sur les seaux en bois qui était rempli d’eau chaude. Elle posa ensuite son regard sur l’étagère qui était en face des tabourets, où reposaient des savons et tout le nécessaire pour faire sa toilette. Sa boule au ventre redoubla de volumes alors qu’elle se forçait à enlever son kimono pour finalement se diriger vers les tabourets, toute rouge. Elle avait chaud, et mit ça sur le coup de la chaleur de l’eau lorsqu’elle entreprit de se nettoyer pendant qu’elle discutait avec Adeline et Solène. Enfin... Qu’elle essayait.

Elle se concentra plus sur l’eau et sur ce qu’elle faisait pour essayer de diminuer sa rougeur et y parvint plus ou moins, même si elle était encore très rouge. Néanmoins, le fait de sentir l’eau sur elle la détendit... Bon, d’accord, tellement peu qu’elle n’avait pas encore perdu la rougeur de son visage, mais... On pouvait facilement prendre ça pour une conséquence de la chaleur de la pièce ! Quoi ? Bon, c’est plutôt elle qui a chaud, mais... Le bassin d’eau chaud fumait, on pouvait donc en déduire qu’il était chaud. Et indirectement, qu’il remplissait la pièce de chaleur. C’est tout à fait crédible !

Enfin, une fois propre, elle enroulant ses cheveux dans une serviette pour ensuite se diriger vers le bassin d’eau chaude, en même temps qu’Adeline et Solène. Elle posa son pied à l’intérieur pour en voir la profondeur et constata avec étonnement qu’il y avait des marches. Elle entra dans le bassin pour s’asseoir sur une des marches, non loin d’Adeline et de Solène. L’eau la détendit peu à peu, mais elle continuait de sentir une boule dans sa gorge et dans son ventre. Ça ira mieux les prochains jours. Adeline lui signa quelque chose et Victoire posa son regard sur Solène pendant qu’elle lui traduisait. Elle lui demandait comment elle se sentait... Parfaitement bien, voyons ! Nue devant tout le monde, elle le fera tous les jours ! Bon, techniquement elle devra le faire à chaque fois qu’elle voudra se laver, mais... Elle s’habituera... Ou pas.

-Je... Eh bien... Mal à l’aise. Mais ça va aller... Je... Il faut juste s’y habituer.
FINI le temps où elle ne bégayait plus... Elle venait de régresser à la vitesse de l’éclair alors que son coeur battait vite, très vite. TROP vite.

-C’est juste que je n’ai pas l’habitude. Ça... Me gêne. Je... Euh...Déjà que je suis timide de nature... Enfin, j’ai peur de faire la moindre erreur, aussi. Je n’oserais pas... Et puis... Je... Enfin... Parler sera difficile.

Voire même impossible. Elle rassembla ses esprits pour relancer la discussion une fois qu’elle lui eut répondu. Voulant à tout prix se concentrée sur autre chose que le fait d’être toute nue. Devant tout le monde. Nue. Elle voulait sortir d’ici, aller se changer, se rhabiller pour se sentir déjà beaucoup mieux qu’ici. Là, elle avait l’impression d’étouffer. L’impression que tout le monde l’observait la jugeait. Alors que leur professeur avait assuré qu’ils n’étaient pas de ce genre, ici. Mais elle ne se sentait pas bien. Elle n’arrivait pas à se détendre, ayant effondré toute sa concentration pour ne pas rougir.

-Et toi ? Comment tu te sens ? Tu avais déjà voyagé ?

Elle posa son regard sur Solène pour lui faire comprendre qu’elle était visée pas la question. Étrangement, Victoire n’avait pas peur d’elle, elle avait légèrement confiance, mais pas assez pour dire tout ce qui lui passait par la tête. Après, elle était la sœur de la directrice, mais elle était gentille et douce. Elle pouvait bien lui faire confiance un minimum, non ? Après tout, elles allaient vivre toutes les trois dans un pays qui était différent du leur, avec une coutume totalement différente et une autre façon de voir les choses.
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Solène Nakajima
Fleuriste
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MessageSujet: Re: Au pays du Soleil Levant   Lun 24 Aoû - 16:14

Solène se mit à genoux devant son sac pour en tirer des affaires propres, enlevant le peigne qui retenait ses cheveux en chignon pour les laisser libre sur ses épaules, passant ses doigts dedans pour les démêler un peu et se détendre. Le voyage avait été si long ! Train, avion, voiture puis charrette jusqu'ici, c'était la première fois qu'elle partait si loin et était épuisée, autant à cause du voyage qu'avec le décalage horaire. Elle s'étira, rêvant de l'eau chaude qui allait suivre puis d'une soirée tranquille avant une bonne nuit de sommeil. Se laver devant d'autres femmes ne la gênait pas, elle n'avait pas honte de son son corps, après tout. Elle en craignait pas de se montrer nue devant Victoire ou Adeline, elles étaient assez grandes et matures pour ne pas faire de réflexion idiote ou une chose de ce genre. Préparant les affaires qu'elle allait porter après le bain, elle se demanda si Kimmitsu avait déjà dit quelque chose à sa famille, sur la présence de Solène dans cette maison alors qu'elle n'était pas une de ses élèves. Elle rougit un peu en imaginant ce qu'il avait pu dire, se raclant la gorge en posant ses affaires sur un des futons.

Elle enfila le yukata pour se rendre à la salle de bains avec les filles, l'accrochant ensuite à un petit parterre. L'eau chaude l'appelait à grand cri et elle poussa un soupir de soulagement en s'asseyant sur le tabouret, s'aspergeant. Elle prit un des savons, se débarrassant enfin de la crasse du voyage et d'une partie de sa fatigue, les yeux à moitié fermés. Cette maison était si différente de ce que à quoi elle était habitée, c'était comme naviguer dans un tout autre monde. Elle était un peu perdue mais aussi fascinée. Ce voyage était comme un rêve qui se réalisait et elle avait hâte de voir comment sa relation avec Kimmitsu allait évoluer. Ici, dans son pays natal, il lui paraissait déjà différent. Elle voulait en apprendre plus sur lui et son passé, savoir quel genre de vie il avait mené, ce qu'il aimait ou détestait, tout cela. Elle avait envie de lui poser des dizaines de questions, sur ses goûts, ses joies, ses peurs, ses aspirations et objectifs, ce qu'il aimait et détestait, ce qui l'effrayait, ce qui le rendait heureux, ce qui l'apaisait, sur tout. Une fois lavée, elle enroula ses cheveux das une petite serviette, puis se leva, s'étirant de nouveau.

Le grand bassin de pierre était plus profond qu'elle en l'avait cru. Il y avait même de petites marches pour s'y installer puis s'asseoir. L'eau était si chaude que cela lui monta à la tête un moment, lui donnant un léger tournis. Elle prit le temps de respirer profondément, s'y habituant peu à peu. Elle s'appuya contre la paroi, derrière elle, laissant aller ses bras, qu'elle avait gardé croisés jusqu'ici. Là, tout de même, elles étaient très bien. Elle sourit, enveloppée par la vapeur, tandis qu'Adeline faisait deux gestes vers Victoire pour lui demander comment elle se sentait. Solène se chargea de lui faire la traduction, ayant appris la langue des signes l'année passée, après un stage chez un monsieur assez âgé qui était muet de naissance. Elle regarda Victoire, elle aussi très rouge. Elle avait trop chaud ? Elle ne devait pas se mettre dans l'eau jusqu'au cou, alors, il fallait qu'elle laisse le temps à son corps de s'habituer.

– Je... Eh bien... Mal à l’aise. Mais ça va aller... Je... Il faut juste s’y habituer.

Oh, elle devait être gênée d'être nue devant d'autres personnes, même des filles. Solène lui sourit pour la rassurer, sachant que ce n'était pas simple pour les personnes plus timides. Elle ferma les yeux un bref instant pour mieux sentir l'eau contre son corps, parfaitement détendue à présent. Elle avait même un peu faim. Elle espérait que Victoire allait suivre cette voie aussi et se détendre, elle avait besoin comme tout le monde.

– C’est juste que je n’ai pas l’habitude. Ça... Me gêne. Je... Euh...Déjà que je suis timide de nature... Enfin, j’ai peur de faire la moindre erreur, aussi. Je n’oserais pas... Et puis... Je... Enfin... Parler sera difficile.

Oh, elle ne devrait pas s'en faire, Adeline et Solène étaient là, elles pourront l'aider ! Et puis, la famille de Kimmitsu ne semblait pas être si méchantes, ils le leur diront si elles faisaient quelque chose qu'il ne fallait pas. La jeune fleuriste n'aurait pas imaginé qu'ils soient si nombreux à vivre sous le même toit, ça ne se passait plus comme ça en France. Elle ignorait combien de personnes vivaient ici mais il y en avait beaucoup. Elle rougit un peu en réalisant que si elle entamait une vie de couple avec Kimmitsu, cette famille deviendra la sienne et par conséquent, elle devait apprendre à connaître chacun d'entre eux. Comment allait-elle faire ? Et s'ils ne l'appréciaient pas ? Ou qu'ils ne la jugeaient pas assez bien ? L'appréhension commença à lui nouer le ventre, chassant le bien-être acquis dans ce bain brûlant.

– Et toi ? Comment tu te sens ? Tu avais déjà voyagé ?

Solène croisa son regard, la trouvant toujours aussi rouge. Mais elle avait un très beau regard. Des yeux marron, assez chaud, en forme d'amande, très expressifs. De très beaux yeux, qui se révélaient fascinants si on prenait le soin de les détailler. Elle lui sourit puis secoua la tête, lui disant qu'elle n'avait jamais quitté la France, même si elle avait beaucoup parcouru le pays avec son père. Elle n'était pas assez aventurière pour partir loin seule, il lui fallait une excellente raison.

– Mais je me sens bien, c'est très... Très calme, différent, mais familier à la fois. J'ai été surprise de recevoir une invitation, je... Enfin, c'était...

Elle rougit encore plus fort, devenant aussi cramoisie que Victoire en quelques instants. Elle n'osa pas leur dire platement pour Kimmitsu et elle, assez gênée, surtout avec sa peur de ne pas plaire au reste de la famille. Elle essaya donc de décrire aux familles ce qu'elle pensait de ce voyage et de ce pays, tout en occultant la partie "je veux vivre avec votre professeur". Beaucoup se doutaient de leur relation mais rien n'était encore officiel. Elle n'en avait jamais parlé non plus à sa sœur, qui avait bien autre chose en tête.

– Enfin, on a du temps devant nous pour en profiter. Vous avez déjà des projets, pour ces vacances, ou on se laisse porter par le fil ? Qu'en penses-tu, Adeline ?

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