1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Alerte au surnaturel

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MessageSujet: Alerte au surnaturel   Ven 22 Mai - 11:51

Mieux valait ne jamais se dire que votre passé était étouffé à jamais, qu’il ne pourra jamais ressurgir, qu’il ne viendra plus jamais vous hanter, que personne ne pourra jamais lever le voile sur ce que vous aviez fait autrefois. Alex n’était du genre douillet ni très sensible, il était plutôt du genre costaud, bien portant et très enjoué. Pourtant, aujourd’hui, il était vraiment à deux doigts de s’évanouir, comme si on était en train de l’étouffer lentement. Il serrait el dossier contre lui avec force, comme s’il s‘agissait d‘une bouée qui l’empêchait de se noyer. Tôt ce matin, il avait été convoqué au bureau du lieutenant-colonel pou un entretien. Le géant avait tout d’abord cru avoir été pris en faute, qu’il allait recevoir une sanction ou quelque chose du genre, s’attendant à tout sauf à ce qui lui dit son supérieur. Alex avait été chaudement félicité pour avoir été l’un des premiers à participer aux programmes d’expérimentation des dons de l’armée, et durant longtemps. Le lieutenant-colonel lui avait dit avec un grand sourire que l’armée avait besoin de plus d’hommes comme lui, prêts à se salir les mains pour le bien de la nation.

Lorsqu’il avait entendu cela, Alex avait eu l’impression de se revoir à douze ans, le jour où il avait commencé à travailler à l’hôpital militaire, le jour où, malade de rage, de chagrin et de rancœur, il avait vendu son âme sans la moindre hésitation, pire, en étant heureux de le faire. Son passé le rattrapait aujourd’hui, il avait de nouveau ce travail à faire, car on savait qu’il pouvait l’accomplir, il l’avait déjà fait, il avait déjà progressé sur ce chemin, il avait déjà capturé, tué, blessé, mutilé, torturé. Il s’arrêta dans un coin, à l’écart, s’appuyant contre le mur en plaquant une main sur sa bouche. Le lieutenant-colonel lui avait expliqué qu’on l’avait désigné, grâce à son dossier, pour être de ceux qui dirigeront al seconde phase des expérimentations. Il devait choisir les cobayes selon leurs dossiers médicaux et leurs dons, définir les seuils de tolérance, mener à bien les expériences et superviser toute l’opération. Comme il l’avait fait étant plus jeune. Simple, n’est-ce pas ? La patrie le remerciait.

Fermant les yeux un moment, il repoussa fermement l’envie de vomir, s’en voulant de ne même pas pouvoir réagir. Il s’était d’abord élancé pour aller trouver le Colonel mais s’était arrêté tout net, frappé sur-place. Il ne pouvait pas… Il ne pouvait pas lui en parler ! Il ne pouvait pas lui expliquer pourquoi il avait été choisi pour ce travail, il ne pouvait pas lui expliquer cela, il ne pouvait pas… Cela reviendrait à avouer tout ce qu’il avait fait, lui dire que c’était lui qui lui avait ouvert les yeux, sans même le vouloir. Comment lui dire quel monstre il avait été ? Il le tuerait… Alex prit une profonde inspiration, le dossier sous le bras, cherchant une solution. S’il acceptait ce travail, il serait en position de force pour obtenir des informations te ralentir toutes les manœuvres. Mais cela impliquera la souffrance de pas mal de personnes par son unique faute. Il devait tout de même garder un contact… Il ne pouvait pas avouer ça au Colonel ni au reste de l’équipe.

Il reprit sa route avec lenteur, perdu dans ses pensées, sans même regarder où il allait. Quelques mètres plus loin, alors qu’il tournait à l’angle d’un couloir, il vit quelque chose de bizarre s’approcher au sol, près de la porte d’une salle d’opération qu’ils n’utilisaient plus car elle était trop petite. Mmh ? Il voulut allumer la lumière mais l’ampoule était grillée. Le machin grandit tout à coup et il sursauta violemment en voyant des bras et des jambes vaporeux. FANTÔÔÔÔÔÔMEE !!! Il fit aussitôt demi-tour en hurlant, courant aussi vite que possible en continuant de hurler. Il ne s’arrêta que bien plus loin, plié en deux, le souffle court. Il avait toujours eu une trouille du diable de ce genre de trucs ! Ce n’est qu’en relevant la tête qu’il vit à un mètre de lui la générale et deux de ses subordonnés. Oups. Il se redressa très vite, se mettant au garde-à-vous, très gêné, les joues écarlates.

– Bonjour mon Général ! Navré d‘avoir... Hum, hurlé ainsi, mais ces couloirs sont… Heu…

Il rougit encore plus. Il ne pouvait quand même pas lui dire qu’il avait vu un fantôme et qu’il avait eu la trouille ! De quoi aurait-il l’air ensuite ? Il bafouilla donc des explications plus ou moins vaseuses, réalisant alors que sa supérieure n’était pas en uniforme. Ah oui, juste, il y avait le marathon des gamins du pensionnat, aujourd’hui, elle allait passer la journée là-bas.

– Madame… Vous… Vous croyez au surnaturel ?
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Alerte au surnaturel   Mer 27 Mai - 13:32

Cyprien avait lourdement insisté pour qu’elle passe toute la soirée à se reposer, sans rien faire sinon lire ou jouer avec ses enfants. Elle n’était pas en sucre, pourtant, elle se sentait mieux ! Il la couvait beaucoup trop, elle n’était pas si fragile… Enfin, si cela pouvait le rassurer. Elle s’habilla pendant qu’il préparait un sac à dos léger, prêt pour le marathon. Les professeurs faisaient aussi le trajet pour récupérer les élèves perdus, ceux qui tombaient et se blessaient, et ceux qui se blessaient en jouant aux idiots, aussi, il y en avait chaque année. Elle l’embrassa lorsqu’il partit, alors qu’elle se demandait une fois de plus si Solène s’en sortait. Elle avait pris les jumeaux avec elle, pour s’en occuper un peu et enfin intégrer qu’il s‘agissait de son neveu et de sa nièce mais Gabriella ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter pour ses enfants. Ils étaient encore tous petits, fragiles… Elle avait confiance en Solène mais elle ne devra pas hésiter à l’appeler en cas de problème. On ne savait jamais.

En attendant, il y avait encore d’autres problèmes à régler. Sortant de son appartement, elle s’attacha les cheveux en descendant les escaliers, une veste sur les épaules. Pendant qu’elle était alitée, ses subordonnés avaient pu fouiner discrètement dans certains endroits. L’hôpital de Gray était trop bien surveillé pour qu’on puisse aller jeter un œil et voir les endroits sensibles. Mais au pensionnat, la procédure était déjà plus simple. Elle descendit dans les caves, retrouvant le commandant et le capitaine. Ils allèrent tous les trois dans la zone qu’ils avaient repérée, mais elle vit très vite que presque tout avait été déjà déplacé. La base de Gray devenait plus importante, elle centralisait tout. Ils entrèrent dans une pièce qui avait dû être une sorte de salle d’opération, ou d’expérimentation. Des sangles pendaient encore de la table… Elle examina ce qui avait été oublié, pensive. Quelles horreurs avaient encore été faites ici ?

Capitaine – Ce doit être abandonné depuis quelques jours seulement, deux ou trois je pense. On sent encore l’odeur des produits qu’ils ont utilisé.

Elle ne comprenait pas ce que l’armée cherchait à faire. Augmenter les dons, oui, mais elle commençait à songer qu’il devait y avoir plus que cela. Un but plus poussé, plus profond, en rapport avec ces pouvoirs… Elle avait déjà oublié le marathon qui se déployait au-dessus de leurs têtes, pensive. Elle ne voyait pas encore toutes les facettes de cette affaire, c’était agaçant ! Réfléchissons. Qu’était-il possible de produire chez une personne, à part augmenter son pouvoir de naissance ou forcer l’apparition d’un autre ? Ce deuxième point était déjà improbable, même s’ils avaient vu avec Kimmitsu que les chercheurs pouvaient faire cela. En revanche, ils ignoraient encore comment allait être ce nouveau don, s’il sera stable, quel sera sa puissance, etc. Il était déjà anormal que Kimmitsu ait subi une telle fièvre. Cela arrivait, oui, mais pas aussi fortement. Elle fit sauter l’instrument médical dans sa main, les yeux dans le vague.

Gabriella – Je ne peux aller à l’hôpital de Gray et pourtant, il nous faudrait plus de données… Il…

Elle s’interrompit brusquement en sursautant, alors qu’un hurlement perçant déchira le calme ambiant avec fracas. Elle sortit aussitôt en courant avec ses subordonnés, retournant dans les couloirs, puis écarquilla les yeux en voyant l’un des subordonnés du Colonel courir en hurlant, avant de s’arrêter brusquement, plié en deux, visiblement terrifié. Qu’est-ce qui avait bien pu lui faire peur ici ? Surtout pour hurler comme ça ! Il était devenu fou ou bien il avait vu un monstre sortir d’un placard ? Franchement, un grand bonhomme comme lui, se comporter comme ça… Il parut enfin se rendre compte de leur présence et se mit aussitôt au garde-à-vous, les joues rouges de gêne. Donc ? Pourquoi hurler de cette façon ? Elle attendait une explication, tout le monde avait dû l’entendre, même au-dehors ! Ce n’était pas le moment de stresser encore un peu plus les élèves ! Après, ils allaient avoir peur eux aussi et n’arriveront plus à se concentrer. Elle considérait que leur année scolaire avait déjà été bien assez perturbée pour venir en rajouter une couche.

Commandant – Bonjour mon Général ! Navré d‘avoir... Hum, hurlé ainsi, mais ces couloirs sont… Heu…

Il rougit encore, bafouillant des explications incompréhensibles. Bon… Il voulait juste se payer sa tête ou il avait une justification parfaitement claire et logique à ce comportement … ? Qu’il se décide ! Elle n’avait pas que ça à faire, navrée, et savait que Cyprien pourrait faire une crise si elle tardait trop, il semblait persuadé qu’il allait lui arriver quelque chose de grave avant le mois de juillet.

Commandant – Madame… Vous… Vous croyez au surnaturel ?

Gabriella – Et les dons, qu’est-ce c’est, selon vous ? dit-elle d’un ton las en haussant les sourcils.

Retenant un long soupir, elle le contourna pour aller vérifier par elle-même ce qui avait bien pu l’effrayer à ce point. Les couloirs étaient vides, à part parfois des chaises près des portes ou des toiles d’araignées. Il n’y avait strictement rien, en tout cas, rien d’assez effrayant pour terroriser un adulte de son âge, militaire qui plus est. Elle se tourna vers les trois hommes, qui avaient suivi le mouvement, agacée. Maintenant, ni elle ni ses subordonnés ne pouvaient plus retourner dans les autres salles, étant donné que ce cher commandant avait alerté tout le monde en hurlant ! Bravo, comment leur fait perdre du temps, pas mal du tout. Elle lui jeta un regard noir, sachant que d’autres devaient déjà être en route pour venir dans le coin.

Gabriella – Vous avez peur de quoi, d’une araignée ?! Vraiment bravo ! A cause de vous, cet endroit va bientôt grouiller d’imbéciles. Voilà qui nous aide dans nos recherches, vraiment je vous remercie !

Elle s’interrompit, prise par un léger mal de tête. Elle s’était levée ce matin seulement et était encore fatiguée, même si elle refusait de l’admettre. Elle se frotta la tempe en faisant un signe pour l’envoyer au diable. Elle en avait assez des contretemps, d’autant plus qu’elle ignorait ce qui se tramait exactement.

Gabriella – Vous avez sûrement du travail, non ? Ne restez pas planté là, surtout si vous avez peur d’un couloir.

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MessageSujet: Re: Alerte au surnaturel   Sam 30 Mai - 12:09

– Et les dons, qu’est-ce c’est, selon vous ? dit-elle d’un ton las en haussant les sourcils.

Mais ce n'était pas la même chose ! Les dons faisaient partie intégrante de la vie, ils avaient toujours existé, c'était une partie de la nature et d'eux-mêmes ! Alors que les fantômes, c'était... Elle le contourna puis alla voir par elle-même. Eh, non, le fantôme allait l'attaquer ! Il suivit aussitôt, terrifié, mais le les couloirs étaient vides, à présent. Tous. Mais... Il était là, pourtant ! Il était là, vraiment là, il avait vraiment vu quelque chose, il le jurait ! C'était grand, blanc, vaporeux, avec des bars et des jambes et ça flottait au-dessus du sol ! Il ne comprenait pas... C'était là il y a deux minutes à peine ! Et si c'était dangereux, en plus ? Si ça venait sur eux pour les attaquer ? Si... Il l'avait vu ! C'était sûrement dans une autre pièce, ou plus loin, ou, ou... Il ne savait pas, mais ça ne devait pas être très loin en tout cas. Un fantôme, c'était dangereux, ça pouvait posséder les gens ! La générale devait faire attention, surtout qu'elle devait être encore très malade et fatiguée, au vu de sa tête, si un fantôme la possédait, ce serait... Terrible... Elle lui jeta un regard noir, alors qu'il regardait partout autour d'eux. Il ne fallait pas rester là ! On ne pouvait pas combattre un fantôme, aucune arme n'avait d'effet sur eux ! Ils avaient besoin d'un prêtre ou d'un exorciste.

– Vous avez peur de quoi, d’une araignée ?! Vraiment bravo ! A cause de vous, cet endroit va bientôt grouiller d’imbéciles. Voilà qui nous aide dans nos recherches, vraiment je vous remercie !

Il rougit, s'écartant pour la laisser passer. Mais, mais... Il n'avait pas voulu venir lui gâcher son travail, il avait vraiment vu un fantôme ! C'était très, très, très dangereux ! S'il la possédait, il pourrait se servir de ses pouvoirs sans aucune limite ! Et s'il prenait à un élève ? Un soldat ? Un civil ? N'importe qui ? Elle devait le croire ! D'accord, il aimait bien faire des blagues, mais là, il était très sérieux, on ne peut plus sérieux ! Comment lui dire... Elle allait le prendre pour un fou s'il lui avouait qu'il avait vu un spectre, alors qu'elle devait le savoir. Cela plus les autres soucis qui arrivaient, c'était très grave. D'ailleurs... Ne pouvait-il pas lui parler à elle, puisqu'il ne pouvait rien dire au Colonel ? Il n'était pas obligé d'avouer tous les détails, mais qu'elle le connaissait moins, elle ne pourra deviner qu'il cachait certaines choses, pas vrai ? Oui, il avait peur, ce n'était pas une honte ! Peur de ce qui allait arriver maintenant, peur de ce que prévoyait l'armée, peur de ce qui se passera ensuite, peur de ce qu'il devra faire lui-même, de sa participation.

– Vous avez sûrement du travail, non ? Ne restez pas planté là, surtout si vous avez peur d’un couloir.

Il ouvrit la bouche pour se justifier mais elle partait déjà, remontant vers la surface. Il resta figé sur-place, toujours ua garde-à-vous, la gorge très sèche. Mais... Il lui fallut un bon moment avant de se reprendre, le souffle court, regardant le long couloir vide. Il finit par remonter lui-même, au bout d'un long moment, se retrouvant dans le parc en fête. Bon, on se calme et on réfléchit ! Que pouvait-il faire, là, tout de suite ? Il devait absolument parler à quelqu'un de ce qu'on lui avait ordonné de faire à Gray, afin d'organiser la contre-attaque, mais en parler au Colonel... Non, il ne pouvait pas. Il observa la générale, de loin, pensif. Il ne savait pas si c'était vraiment le bon jour mais le temps pressait. Elle avait pu se lever quand, aujourd'hui, ce matin ? S'il la rendait encore plus malade... Rah, mais s'il se confiait à son équipe, ils sauront qu'il cachait des choses ! Il allait perdre leur confiance, leur amitié, tout ce qui comptait pour lui, et ça, c'était inadmissible. Il reprit son souffle puis se dirigea vers la générale, s'arrêtant près d'elle avant de la saluer. Peu importe si des élèves les regardaient en attendant de partir courir. Les cinquième venaient juste de filer à leur tour.

– Mon Général, dit-il en s'arrangeant pour qu'on ne les entende pas, même si beaucoup les fixaient, ce n'était pas une crise de folie ni dans l'intention de restreindre vos propres recherches. J'ai un vu un spectre... Un vrai, un fantôme. Il y en avait vraiment un, je suis prêt à vous le jurer sur la vie de ma femme et de mon fils.

Il s'interrompit lorsqu'un professeur passa à côté d'eux, les bras chargés de cartons, tendu et méfiant. Oui, personne ne devait trop apprécier qu'un militaire en tenue vienne faire des messes basses à leur directrice, mais il s'agissait d'un cas d'urgence, navré.

– Je ne suis pas fou et l'apparition de spectres n'est pas en soit si étonnante, murmura-t-il encore plus bas, à moitié penché sur elle. Vous savez que l'armée met en place de nouveaux programmes, n'est-ce pas ? Je... Ils affectent d'autres personnes pour le bon fonctionnement, et j'ai moi-même été affecté à Gray, à l'hôpital.

Elle fronça les sourcils, croisant les bras avec un air à la fois inquiet et agacé, ce qui attira encore plus le regard. Il vit même quelques élèves lever un regard inquiet vers le ciel. Alex fit de son mieux pour ne pas avoir l'air trop sur les nerfs ni stressé mais c'était très dur. Il se redressa, les mains derrière le dos, paraissant très droit et martial. Il regarda à nouveau autour de lui pour être bien sûr que personne ne les entendait. La jeune femme, elle, avait vraiment mauvaise mine en tout cas. Très pâle, les traits tirés, elle avait aussi perdu encore du poids, déjà qu'elle n'était pas bien grosse à la base.

– Parmi les dossiers que je dois étudier, j'en ai un ou deux de vos élèves et de...

– QUOI ?!

Elle lui arracha des mains les dossiers qu'il avait ramassé, pâlissant d'un seul coup. Il grimaça lorsqu'elle le consulta, espérant qu'aucun professeur n'allait avoir l'idée idiote de venir les retrouver. Heureusement qu'ils ne faisaient pas attention et se préparaient à partir, eux aussi.

– Vous-même, pouvez-vous... Avez-vous le droit d'aller sur-place ?
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Alerte au surnaturel   Lun 1 Juin - 18:28

Ses subordonnés la laissèrent lorsqu’elle rejoignit le parc, s’arrêtant une minute, éblouie par le soleil et prise d’un certain mal de tête. Elle n’aurait même pas l’énergie d’utiliser son don assez fort, pour le moment, mais ce n’était pas très grave. Pour le moment, tout allait bien, aucun élève n’était en danger, l’école n’était pas menacée. Pas aujourd’hui, du moins. Cyprien râlait car elle n’était pas restée au lit une semaine de plus mais comment se reposer bien tranquillement dans des circonstances pareilles ? Et plus personne n’avait cherché à lui créer des ennuis depuis longtemps, il pouvait se détendre un peu. De toute façon, la sécurité des enfants passait avant sa propre santé, c’était bien plus important. Elle passa une main dans ses cheveux, soupirant, consciente qu’elle ne devait pas rester trop longtemps au soleil malgré tout. Si elle s’évanouissait, elle allait avoir droit à une scène, et pas seulement venant de Cyprien. Elle regarda les premiers élèves partir pour le marathon et deux professeurs suivre en vélo. Au même moment, le commandant revint, filant vers elle. Roh, quoi encore ?

Commandant – Mon Général, dit-il en s'arrangeant pour qu'on ne les entende pas, même si beaucoup les fixaient, ce n'était pas une crise de folie ni dans l'intention de restreindre vos propres recherches. J'ai un vu un spectre... Un vrai, un fantôme. Il y en avait vraiment un, je suis prêt à vous le jurer sur la vie de ma femme et de mon fils.

Un fan… Non mais, et puis quoi encore ? Il y avait des fantômes dans cette école, maintenant ?! C’était nouveau ! Elle se retint de le renvoyer balader, exaspérée. Des fantômes, et pourquoi pas des zombies, tant qu’on y était, ou même des vampires ? Elle avait passé l’âge de croire aux contes pour enfants et ce n’était pas un roman d’horreur, ici ! Elle n’avait jamais vu un seul spectre dans cette école, ni aucun élève, d’ailleurs. Il y avait des araignées, oui, mais des fantômes, attention à ne pas abuser. Il était revenu pour lui dire ça ? S’il voulait tester sa patience, qu’il veille à ne pas trop en faire. Elle ne pensait pas qu’il puisse s’amuser à ce genre de trucs idiots, tout de même.

Commandant – Je ne suis pas fou et l'apparition de spectres n'est pas en soit si étonnante, murmura-t-il encore plus bas, à moitié penché sur elle. Vous savez que l'armée met en place de nouveaux programmes, n'est-ce pas ? Je... Ils affectent d'autres personnes pour le bon fonctionnement, et j'ai moi-même été affecté à Gray, à l'hôpital.

Les nouveaux programmes de l’armée, oui… Elle croisa les bras en fronçant les sourcils, inquiète. Quel rapport entre ça et l’apparition de soi-disant fantômes ? Et il allait donc y participer ? Elle lui jeta un coup d’œil, étonnée qu’il vienne le lui avouer, ne comprenant pas où il voulait en venir. Il voulait à la fois travailler sur ces « projets » et espionner ? Trouver un moyen de se dérober sans devoir quitter l’armée pour autant ? Elle se souvint alors qu’il faisait parti des subordonnés du Colonel, ce qui la rassura quelque peu. Au moins, il n’allait pas préparer de coups dans leur dos, il devait être sincère. Elle espérait. Elle passa une main sur son front pour essayer de chasser le mal de crâne, fermant les yeux un bref instant.

Commandant – Parmi les dossiers que je dois étudier, j'en ai un ou deux de vos élèves et de...

Gabriella – QUOI ?!

Elle lui arracha brusquement le dossier qu’il tenait et l’ouvrit aussitôt, tombant effectivement sur des photos de ses élèves, avec des notes. C’est… Mais ce n’est pas vrai ! Et elle qui croyait que c’était plus calme… D’accord, elle ne croira plus jamais cela. Elle regarda très vite les fiches, le cœur au bord des lèvres. Ils n’en avaient jamais assez, ils voyaient les enfants de cette école comme une inépuisable source, de la matière première. Bon sang… Que pouvait-elle faire ? Bradley avait orchestré tout ça, même s’il en s’occupait pas de tout, il avait délégué à assez de tordus pour que la machine tourne bien et vite. Que pouvait-elle faire… Elle devait chercher une solution. Le problème durait depuis trop longtemps mais elle n’avait toujours aucun moyen pour faire cesser tout cela.

Commandant – Vous-même, pouvez-vous... Avez-vous le droit d'aller sur-place ?

Gabriella – Non, siffla-t-elle en lui rendant le dossier, prise d’un léger vertige. Ce n’est pas moi qui gère tout ça… Je ne sais pas qui s’en occupe.

Elle s’interrompit pour se frotter les yeux et se réveiller, soupirant. Elle n’arrivait même pas à s’énerver, alors que la situation était grave et urgente. Elle dit au commandant qu’elle s’occupera de cela, il fallait trouver une solution.

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