1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Amis ou ennemis

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Adrien de Sora
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Âge RPG : 35 ans

MessageSujet: Amis ou ennemis   Ven 1 Mai - 23:02

Adrien se recula sur leur lit pour venir embrasser doucement le ventre de sa femme. C'était peut-être ridicule mais il ne pouvait s'empêcher de pleurer et rire à la fois, depuis toute à l'heure, depuis qu'il avait appris qu'elle portait la vie. Allongé sur le lit avec sa merveilleuse épouse, il ne cessait plus d'embrasser ses lèvres, ses joues, son cou, son ventre, profondément heureux et bouleversé. Lorsqu'elle le lui avait annoncé, lorsque ces mots étaient sortis de sa bouche, il avait d'abord eu du mal à y croire, puis la joie l'avait envahi. Il allait de nouveau être papa ! Il allait de nouveau voir un petit être venir au monde, s'éveiller à la vie, grandir entre lui et Sarah. Il avait de nouveau droit à ce bonheur, un bonheur plus puissant que tout au monde. Il en tremblait, ne cessant d'imaginer les yeux de ce futur enfant, imaginant les années à venir. Un enfant changeait tout. Il avait enfin réussit à refaire sa vie, avec cette femme qu'il aimait plus que tout, et un enfant allait naître de leur union. Leur enfant... Il était certain que ce sera un très beau bébé, aussi mignon que sa mère. Il se redressa pour caresser la joue de Sarah, la gardant bien dans ses bras.

Adrien – C'est la plus belle chose qui pouvait nous arriver, lui dit-il dans un murmure. Tu portes la vie, tu portes notre bébé, tu...

L'émotion lui serra la gorge et il ne put continuer, se contentant de serrer sa femme contre lui avec bonheur. Après ce qu'ils avaient vécu tous les deux, cet instant n'en était que plus magique. Sarah avait droit à cela, vraiment droit. Sa famille l'avait abandonné, il ne lui restait plus qu'une sœur et un neveu, alors elle avait le droit de goûter à ce bonheur, le droit de fonder un foyer. Il avait bien fait de la tenir à l'écart de toute cette histoire, car ainsi, elle pouvait vivre pleinement son rôle d'épouse et de future mère, sans avoir à se soucier de rien. Il fera tout pour que cette grossesse se passe du mieux possible, qu'elle soit sereine et heureuse durant les mois à venir. Il allait la cajoler, la câliner, sortir avec elle le plus souvent possible, prendre soin d'elle. Il rêvait déjà en imaginant son ventre se gonfler petit à petit. Il rêvait de ce bébé qui viendra dans leurs bras, qu'ils pourront élever et aimer. Il la serrait contre lui, les yeux fermés, la berçant doucement. Ils étaient dans leur bulle, loin du monde, jeune couple savourant le futur bonheur d'être parents. Cet enfant vivra et sera heureux, il en faisait le serment.

Sarah – Adrien... J'espère qu'à présent, tu sauras faire la priorité... Faire passer cet enfant avant... autre chose.

Il la serra un peu plus fort contre lui, sachant ce qu'elle voulait lui dire. Il savait qu'elle avait peur qu'il ne disparaisse ou qu'il ne lui arrive quelque chose. Lui mentir, en lui disant qu'il s'était retiré de toute lutte, avait été un véritable crève-cœur, pour lui. Il s'en était rendu malade, ne supportant pas l'idée de la tromper, mais il ne pouvait se résoudre à abandonner les élèves. Cette situation le déchirait, le rendait malade, encore plus penché à se vautrer dans l'alcool, mais il tenait encore. Pour le moment. Il la rehaussa contre lui, appuyé contre trois ou quatre oreillers, pieds nus. Il mentait mal, mais face à Sarah, c'était encore plus difficile, elle parvenait à lire en lui d'une façon étonnante.

Adrien – Je me contente de soigner ceux qui ont en besoin, lui dit-il d'un ton doux. C'est mon métier, l'armée ne pourra jamais me reprocher ça. Je ne sais pas comment Kimmitsu en est arrivé là, mais si je peux l'aider, je vais le faire. Je t'assure que je ne risque rien, ce n'est pas parce que je vais le signer que je vais être entraîné dans des histoires louches.

Cependant, il avait remarqué que Cyprien et Céleste étaient bizarrement plus distants quand il cherchait à avoir des nouvelles du Japonais ou qu'il demandait à le voir... Bien qu'il en ait été blessé, il n'avait pas fait la remarque. Il comprendra sans doute plus tard une telle réaction... Pourquoi ils avaient l'air mal à l'aise. Sarah lui caressa la joue, se redressant à son tour contre lui, avec une moue inquiète aux lèvres.

Adrien – Je suis prudent, tu peux me faire confiance. Je veux juste vivre en paix avec toi et notre enfant, c'est qui m'importe le plus.

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MessageSujet: Re: Amis ou ennemis   Lun 11 Mai - 12:04

Sarah sourit doucement en caressant la nuque de son mari lorsqu’ils e pencha pour venir embrasser son ventre. Elle était heureuse de le voir sourire ainsi, heureuse de voir la joie qu’il éprouvait depuis le moment où elle lui avait annoncé sa grossesse. Elle-même l’avait compris ce matin, en calculant depuis combien de temps elle n’avait plus eu ses règles et en analysant les signes qu’elle avait ressenti ces derniers jours. Elle devait approcher du second mois de grossesse, à présent, comme l’avait dit Adrien. Blottis dans leur lit, elle savourait le bonheur de cette annonce, de savoir qu’elle portait enfin la vie en elle. Elle en avait rêvé durant tant d’années ! Voilà tant de temps qu’elle désirait cela, qu’elle voulait être enceinte de celui qu’elle aimait, qu’elle voulait voir son ventre s’arrondir, mois après mois, qu’elle désirait donner la vie. Elle n’était pas une pauvre cinglée qui ne prenait pas attention à la vie de ses futurs enfants, au moins. Tout comme elle n’avait pas l’intention de délaisser cet enfant pour se comporter comme un homme ou elle ne savait quoi encore.

Adrien se redressa pour lui caresser la joue, la prenant dans ses bras. Pour Sarah, c’était comme si le ciel, autrefois si noir et si chargé, se dégageait peu à peu, laissant voir le plus beau des horizons. Son ennemi principal, l’imbécile de sous-directeur, était tours alité, elle avait entendu cela dans la salle des professeurs, et ne semblait pas prêt de pouvoir continuer ses atrocités avant un bon moment. Avec cela, comble du bonheur, ils avaient aussi appris que la pauvre folle elle-même était tombée malade. Elle avait fait un malaise à la caserne et était alitée depuis. Sur le moment, Sarah n’y avait pas cru, cela lui avait paru trop beau pour être vrai. Puis elle avait eu confirmation. L’hystérique était vraiment malade ! Le sous-directeur et la directrice hors circuit pour le moment, que rêver de mieux ? Les autres ne savaient rien faire une fois ces deux-là à terre, l’école allait donc bénéficier d’un répit bienvenu .Tous allaient enfin pouvoir respirer et se concentrer sur les véritables soucis ou urgences.

Adrien – C'est la plus belle chose qui pouvait nous arriver, lui dit-il dans un murmure. Tu portes la vie, tu portes notre bébé, tu...

Elle posa sa tête contre son épaule, blottie dans le creux de ses bras. A présent et pour eux deux, cet enfant devenait leur première priorité, en était-il conscient ? Un bébé n’était ni un jouet, ni une poupée, ni un simple passe-temps. Il s’agissait d’un être unique et fragile, qui avait besoin d’amour et de temps pour grandir et développer son esprit. Un être qui avait besoin d’eux deux, de son père et de sa mère. Adrien ne pouvait plus se permettre d’aller se fourrer dans des affaires louches ou peu recommandables, il n’avait tout simplement plus le droit de partir risquer sa vie, d’autant plus pour des causes qui n’en valaient pas la peine, ni pour suivre des fous et des agitateurs qui ne cherchaient qu’à se faire remarquer et attirer les autres dans leurs ennuis. Il devait prendre conscience de cela ! Il n’avait pas le droit de se mettre en danger et de laisser cet enfant grandir loin de son père. C’était à ce bébé qu’il devait penser, avant tout le reste, à lui, uniquement à lui. Voilà où était son véritable devoir de parent, un enfant passait avant les désirs personnels.

Sarah – Adrien... J'espère qu'à présent, tu sauras faire la priorité... Faire passer cet enfant avant... autre chose.

Elle le regarda dans les yeux, voyant qu’il avait l’air assez mal à l’aise. Regrettait-il enfin d’avoir manqué de tout perdre pour rien ? Elle l’espérait tellement ! Lui, pourtant, plus que tous les autres, savait la douleur ressentie lorsqu’on perdait si brutalement tout ce qui avait constitué notre vie. Il avait perdu sa première épouse, leur fils, son travail, sa famille, ses amis, il était parti en exil au pensionnat. Il devait faire attention s’il ne voulait pas avoir de nouveau le cœur brisé.

Adrien – Je me contente de soigner ceux qui ont en besoin, lui dit-il d'un ton doux. C'est mon métier, l'armée ne pourra jamais me reprocher ça. Je ne sais pas comment Kimmitsu en est arrivé là, mais si je peux l'aider, je vais le faire. Je t'assure que je ne risque rien, ce n'est pas parce que je vais le signer que je vais être entraîné dans des histoires louches.

Elle lui caressa la joue, inquiète pour lui à nouveau. Le simple fait de s’approcher de certains fous dangereux était déjà risqué, pour lui ! Le Japonais n’avait qu’à se débrouiller tout seul ou se contenter de l’aide des autres cinglés qui l’entouraient, Adrien n’avait pas à perdre son temps à veiller sur lui. Il pouvait continuer à soigner les élèves et certains de leurs collègues, mais à quoi bon s’acharner à trop s’approcher des deux fous à la tête de cette école ? Si la directrice mourrait dans sa quête idiote, Sarah ne risquait pas de la pleurer. Bien au contraire, cela fera un danger public de moins sur cette terre, et Dieu sait qu’ils en avaient besoin. Peut-être qu’ensuite, l’école serait enfin reprise en main par une personne sérieuse et fiable.

Adrien – Je suis prudent, tu peux me faire confiance. Je veux juste vivre en paix avec toi et notre enfant, c'est qui m'importe le plus.

Sarah – Je compte sur toi pour ça, répondit-il en se redressant. Maintenant, c’est à cet enfant que nous devons penser en priorité, il doit avoir une vie saine, heureuse, avec ses deux parents. C’est pour cela que j’ai si peur qu’il ne t’arrive quelque chose… Veux-tu priver ce bébé de son père ? Je ne le pense pas.

Elle prit sa main pour la poser sur son ventre, avec un air très sérieux et déterminé. Elle avait pleinement conscience du fait que ce petit était unique mais fragile, qu’ils devaient tout faire pour le protéger et le guider durant sa croissance. Une véritable pense d’abord à sa famille, à l’avenir de ses enfants. Une mère digne de ce nom pense toujours à ses petits avant de penser à elle, une bonne mère fait tout pour élever et protéger sa progéniture du mieux possible. Jamais Sarah ne sera une aussi mauvaise mère que pouvait l’être la directrice. Jamais elle ne sera une femme capable de laisser ses petits sous la surveillance d’un autre pour courir dans l’armée.

Sarah – C’est assez triste, mais ceux qui entourent la directrice ont une fâcheuse tendance à s’attirer de gros ennuis. Tu l’as bien vu avec le sous-directeur… Et même avec ces trois malheureux élèves qui ont voulu la suivre dans sa folie et qui l’ont payé de leur vie, alors que tous les professeurs leur avaient répété de se tenir à l’écart et ne pas rechercher les accidents. Mais je sais que toi, tu sauras être raisonnable.

Elle l’embrassa sur les lèvres avec un beau sourire, à moitié appuyée contre lui.

Sarah – Mais je sais que tu prendras garde à notre couple et à ce bébé. Pour ne pas tout perdre à nouveau…
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Adrien de Sora
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MessageSujet: Re: Amis ou ennemis   Mar 16 Juin - 11:30

Sarah – Je compte sur toi pour ça, répondit-il en se redressant. Maintenant, c’est à cet enfant que nous devons penser en priorité, il doit avoir une vie saine, heureuse, avec ses deux parents. C’est pour cela que j’ai si peur qu’il ne t’arrive quelque chose… Veux-tu priver ce bébé de son père ? Je ne le pense pas.

Elle lui fit poser la main sur son ventre, alors qu’il secouait la tête. Bien sûr que non, il ne voulait pas priver cet enfant de son père ! Il sera des plus prudents et ne fera rien qui puisse nuire à la santé ou au bonheur de ce bébé, il ne faisait le serment devant Dieu. Sarah n’avait aucun soucis à se faire, il sera pour elle le meilleur des maris et le plus attentionné des pères. Il savait que c’était ce qu’Anna aurait voulu, qu’il refasse sa vie, qu’il ait des enfants, qu’il ne se laisse pas aller. Il avait eu une très mauvaise période mais il remontait la pente, grâce à Sarah. Le bébé qu’elle portait était comme un miracle, à ses yeux, il pourrait en pleurer de bonheur. Cet enfant qui grandissait en elle, ce bébé, son fils ou sa fille, voilà pourquoi il vivait aujourd’hui, il fera tout ce qui était en son pouvoir pour qu’il soit heureux. Il rendit son regard à Sarah, levant la main pour lui caresser doucement la joue. Il avait toujours trouvé sa peau très douce, un peu comme de la soie.

Sarah – C’est assez triste, mais ceux qui entourent la directrice ont une fâcheuse tendance à s’attirer de gros ennuis. Tu l’as bien vu avec le sous-directeur… Et même avec ces trois malheureux élèves qui ont voulu la suivre dans sa folie et qui l’ont payé de leur vie, alors que tous les professeurs leur avaient répété de se tenir à l’écart et ne pas rechercher les accidents. Mais je sais que toi, tu sauras être raisonnable.

Il lui rendit son baiser, les yeux fermés, alors que la culpabilité lui secouait l’estomac. C’était précisément pour ces trois élèves qu’il ne pouvait cesser la lutte, même s’il devait poursuivre dans le secret le plus total.

Sarah – Mais je sais que tu prendras garde à notre couple et à ce bébé. Pour ne pas tout perdre à nouveau…

Adrien – C’est évident, lui sourit-il. Garde l’esprit en paix, je veux tout faire pour que ta grossesse soit le plus belle possible et que l’accouchement soit le plus merveilleux souvenir de ta vie. Lorsque notre maison à Gray sera reconstruite, nous aménagerons ensemble la chambre de ce bébé.

Il la fit se blottir contre lui avec douceur, fermant les yeux. Il devait la laisser en-dehors de tout ça, afin qu’elle ne s’inquiète pas. C’était une femme douce et fragile, elle n’était pas faite pour toutes ces grandes manœuvres de guerre et il ne savait quoi encore. Elle sera heureuse, avec son travail, une jolie maison et des enfants à courir autour d’elle. Il fera tout pour avoir ce bel avenir dont il rêvait avec elle, c’était promis. Ils seront, dans quelques années, dans le jardin de leur maison, avec deux ou trois enfants qui courront au soleil avec eux. Un rêve si beau… Il avait déjà tout perdu une fois et il refusait que cela recommence.

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