1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Paris, tu nous tiens dans tes bras

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Christophe Mancelin
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MessageSujet: Paris, tu nous tiens dans tes bras   Ven 17 Avr - 11:48

Christophe – Salut Pierre ! s'écria le capitaine en entrant dans le bras et en saluant à grands gestes le patron. Je paye une tournée générale !

Pierre – Wow, en quel honneur ? dit le patron en souriant alors que les clients présents lançaient des vivats. Tu t'es décidé à quitter l'armée, mon vieux ? T'en as marre des papiers ?

Christophe – Mon ami ici présent vient de fêter ses vingt-six ans et d'être promu Colonel !

Les rires et les cris s'étranglèrent si brutalement dans la petite salle que même le jeune père s'arrêta un instant. Eh, oh, un peu de bonne humeur, c'était une excellente nouvelle ! Il tira un peu Fabrice pour qu'il avance aussi, vraiment heureux pour lui et tenant à fêter dignement sa promotion. Heureusement, le patron relança l'ambiance en mettant de la musique et en invitant tout le monde à prendre un coup pour trinquer. Ouais, Fabrice était peut-être jeune amis il était doué ! Il était l'un des plus jeunes officiers promus à cet âge, ça se fêtait ! Dès qu'il avait vu son meilleur ami sortir de commission avec son nouveau grade, il s'était empressé de le tirer avec dans un de ses bars favoris, où il connaissait bien le patron, pour fêter l'événement. Tout le monde leva son verre et trinqua avec force avec des félicitations. Christophe flanqua une grande tape dans le dos de son collègue avec un immense sourire, alors que les conversations reprenaient de plus belle. Il pouvait être fier de lui ! C'était une superbe promotion, surtout à son âge ! Il la méritait, il travaillait dur et ne lambinait pas.

Le patron leur demanda de raconter un peu ce qui justifiait une telle promotion. Voyant que Fabrice était peu à l'aise d'être ainsi au centre de l'attention, Christophe se lança dans le récit de quelques unes des ses missions, en rajoutant sans même le vouloir, enthousiaste et très impliqué. Il faudrait le voir pour le croire ! Il tint ainsi toute l'assemblée pendant une bonne dizaines de minutes, rajoutant tous les détails qu'il pouvait. A la fin du récit, il y eut d'autres applaudissements, alors qu'il souriait à son ami. Aujourd'hui, ils faisaient la fête ! Après ce petit intermède au bar, ils iront déjeuner, puis s'amuseront avec tout le monde cet près-midi. Ce soir, il viendra dîner chez lui ! Laurie cuisinait comme une véritable déesse, elle fera un repas à vous faire tomber par terre. Christophe lui remplit à nouveau son verre, heureux pour lui.

Christophe – Encore félicitations ! Tu la mérites, cette promotion ! Ce soir, tu viens manger chez moi, ma femme et mon fils seront ravis ! Le petit adore quand on a des invités, ça met plus d'ambiance à la maison ! Et ma femme est encore plus belle en étant enceinte, je t'assure, elle me fait fondre à chaque fois que je pose les yeux sur elle.

Il embrassa son verre comme s'il embrassait son épouse, avec un grand sourire béat. Sa femme était la plus belle et la plus attachante de tout l'univers ! C'était la meilleure épouse du monde, il la choyait chaque jour que Dieu créait, il l'aimait, en était fou, ne pouvait pas se passer d'elle.

Christophe – Ah, et il faudra aussi faire une fête pour Isabelle ! J'ai vu passer des papiers, elle va bientôt être promue sous-lieutenant. Je vais l'inviter aussi, ce soir, je suis sûr qu'elle sera ravie ! Bon, maintenant, dis-moi, quel effet ça fait d'être dans les petits papiers des hauts gradés ?
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Fabrice Gavin
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Récits : 196

Âge RPG : 34 ans

MessageSujet: Re: Paris, tu nous tiens dans tes bras   Lun 20 Avr - 15:46

Il y a peine dix minutes, Fabrice fixait le document officiel promulguant son nouveau grade sans arriver à y croire. Il était entré dans cette salle, jeune Lieutenant-colonel, et en ressortait Colonel. Comment… Il avait été promu pour « cette mission » ? Pour avoir assassiné, brûlé vives des personnes qu’ils devaient exécutés, pour avoir tué sans ciller tout un ban d’espion qui vivaient en France depuis plusieurs années ? Non, il ne parvenait pas à y croire. Être promu pour être l’un des meilleurs assassins de l’armée, quel honneur. Lorsqu’il avait quitté la salle, Christophe l’attendait déjà, très heureux et enthousiaste, comme si cette promotion était la meilleure chose qui puisse arriver à Fabrice. Bien sûr que le jeune homme était heureux de montrer en grade, bien sûr que cela l’aidait à s’approcher de son but, mais une promotion pour ce genre d’actes… Il en était effaré. Il suivit son meilleur ami en essayant d’oublier ce qui s’était passé… Il avait sans doute un peu plus de mal à avaler tout ça car il était encore très jeune. Il lui fallait juste un peu de temps. Un peu de temps pour accepter. Il ne pouvait tout de même pas s’émouvoir pour la mort des ennemis de la France ! Il avait déjà connu bien pire dans les tranchées.

Il traversa quelques rues en enfilant son long manteau noir réglementaire, courant à moitié derrière Chris. Un peu de calme ! D’accord, une promotion, ça se fêtait, mais ce n’était pas non plus la peine de le faire savoir à tout Paris non plus, tout de même. Il était néanmoins amusé par l’enthousiasme de son meilleur ami, qu’il considérait même comme un frère. Il était aussi excité que si lui-même venait d’être promu Colonel. Colonel… Avoir ce grade lui faisait un effet très bizarre, il avait encore du mal à réaliser que ce grade était bien le sien. Du mal à avaler ses nouveaux insignes, sur son uniforme. Il se laissait peu à peu gagner par la bonne humeur de son meilleur ami, qui parlait et riait fort tout en l’emmenant à son bar préféré. Loin de l’ambiance austère de la réunion où on lui avait annoncé sa promotion ! Et lui qui avait cru qu’on l’avait convoqué pour lui annoncer qu’il allait passer en Cour Martiale ou qu’il était radié de l’armée… Il avait été très loin du compte. Chris poussa à la volée la porte d’un petit bar, suivi par le jeune Colonel.

Christophe – Salut Pierre ! s'écria le capitaine en entrant dans le bar et en saluant à grands gestes le patron. Je paye une tournée générale !

Pierre – Wow, en quel honneur ? dit le patron en souriant alors que les clients présents lançaient des vivats. Tu t'es décidé à quitter l'armée, mon vieux ? T'en as marre des papiers ?

Christophe – Mon ami ici présent vient de fêter ses vingt-six ans et d'être promu Colonel !

L’ambiance chuta d’un seul coup d’une façon si vertigineuse qu’on se croirait au pôle Nord. Tout le monde le dévisageait avec un air ahuri et il se sentit rougir. Comment vous faire bien comprendre que votre âge posait un problème et que personne n’avait l’habitude de voir ce genre de post confié à un « gamin » de son âge. Le Maréchal lui avait déjà fait ressentir ce petit problème, lorsqu’il lui avait donné son nouveau grade. Fabrice était jeune, trop jeune, et beaucoup se méfiaient de lui, le voyant comme un arriviste trop ambitieux, ce en quoi ils n’avaient pas tout à fait tord. Heureusement, le patron se mit à servir tout le monde et alluma la radio pour avoir une musique d’ambiance. Se faire payer une tournée était un motif bien suffisant pour être de bonne humeur, dans le coin, et de toute manière, qui ici allait venir critiquer les décisions de l’armée ? Le maréchal, dans cette société d’après-guerre, avait autant de pouvoir qu’un ministre, si ce n’était pas plus. Il prit son verre, manqua de s’étaler par terre lorsque Christophe lui mit une grande claque dans le dos, et trinqua avec les autres. Il avait l’habitude de boire… Sans tomber dans l’alcoolisme, il n’était plus un amateur dans le domaine. Le commandant Robin, qui travaillait avec lui depuis deux ans maintenant, lui répétait souvent de mettre la pédale douce sur ça, mais il n’arrivait pas.

Christophe s’était lancé dans quelques récits de ses missions. Fabrice laissa faire, n’aimant pas trop se mettre en avant comme ça et ne voulant pas raconter lui-même. Il se contenta de boire son verre en songeant aux responsabilités qui allaient suivre, maintenant qu’il avait pris du grade. Il faisait un travail plutôt efficace avec le commandant Robin, l’adjudant-chef Alric, et l’adjudant Sébastien, qui venait de les rejoindre dans l’équipe. Un travail efficace, oui, le Colonel savait qu’il pouvait faire entièrement confiance à chacun d’eux. Christophe lui avait toujours répété que savoir bien s’entourer était la clé du succès, surtout pour lui qui avait de telles ambitions. Chris le resservit, l’air enjoué, les yeux déjà brillants. Est-ce qu’il tenait bien l’alcool, au moins ? Enfin… Il disait ça mais lui-même buvait beaucoup alors qu’il tenait très mal. Il ne lui fallait que peu de temps avant de finir à moitié dans le coma ou endormi sur le bar.

Christophe – Encore félicitations ! Tu la mérites, cette promotion ! Ce soir, tu viens manger chez moi, ma femme et mon fils seront ravis ! Le petit adore quand on a des invités, ça met plus d'ambiance à la maison ! Et ma femme est encore plus belle en étant enceinte, je t'assure, elle me fait fondre à chaque fois que je pose les yeux sur elle.

Il se mit à embrasser son verre avec un air un peu idiot, comme s’il était en train d’embrasser sa femme, arrachant un éclat de rire à Fabrice. Qu’est-ce qu’elle dirait, si elle le voyait faire ça ! Il reposa son verre, les joues déjà un peu rouges. L’alcool lui montait un peu trop facilement à la tête, le commandant avait sans doute raison en lui disant d’y aller doucement. Enfin, une soirée chez les Mancelin, il ne disait pas non. Loin de la caserne, en tenue civile, où ils pouvaient se permettre d’être eux-mêmes. Laurie préférait vivre en ville qu’au sein de la caserne et qui pourrait le lui reprocher ? En plus, elle était si gentille et douce qu’on ne pouvait qu’être bien en sa compagnie, Christophe avait vraiment trouvé une perle en cette femme. Lui-même n’était pas marié et n’avait pas non plus de femme en vue. Il y avait bien des filles mignonnes à Paris mais aucune ne faisait battre assez son cœur pour qu’il ait envie de l’épouser. Il finit à moitié son verre, accoudé au bar, ayant soudain un peu chaud.

Christophe – Ah, et il faudra aussi faire une fête pour Isabelle ! J'ai vu passer des papiers, elle va bientôt être promue sous-lieutenant. Je vais l'inviter aussi, ce soir, je suis sûr qu'elle sera ravie ! Bon, maintenant, dis-moi, quel effet ça fait d'être dans les petits papiers des hauts gradés ?

Fabrice – Sous-lieutenant, c’est vrai ? demanda-t-il en haussant les sourcils. Elle va être heureuse, c’est rare que la hiérarchie reconnaisse les qualités des femmes. Et elle est excellente au tir, je ne regrette vraiment pas qu’elle soit devenue ma subordonnée.

Il sourit en finissant son verre, songeant au commandant Robin. Il était rare d’avoir des subordonnés comme elle. Elle était efficace, discrète et très loyale. Elle savait déjà beaucoup de choses sur lui, depuis qu’ils travaillaient ensemble, y compris certains de ses secrets les mieux gardés… Il lui faisait confiance, elle était vraiment quelqu’un de bien. Le barman le resservit, ainsi que Christophe, alors que certains commençaient à chanter, riant encore plus fort. Ni lui ni son meilleur ami n’étaient censés venir boire dans un bar en uniforme, en principe, cela ferait tâche s’il recevait un blâme à peine promu Colonel.

Fabrice – Et je ne suis pas vraiment dans les « petits papiers » des hauts gradés, mon vieux, dit-il en tournant la tête vers Chris. Lors de la réunion, la moitié d’entre eux me méprisaient complètement, mon âge leur pose un problème, à ces vieux tyrans.

Il rit à nouveau, penché sur son verre, puis se leva enfin, respirant un bon coup pour se reprendre. Ils quittèrent le bar peu après, se retrouvant dans les rues de Paris sous un ciel gris et bleu, avec un vent très frais. Il referma son manteau, dissimulant son uniforme. Ils marchèrent en discutant de tout et de rien, errant sans but dans la capitale, pour l simple plaisir de se voir et de se parler, comme au bon vieux temps. Paris était vivace, dynamique, la ville-lumière rayonnait encore. Quelques voitures passaient, mais l’essentiel du trafic se faisait en calèche, à cheval, en charrette, en vélo ou en motocyclette. Paris la belle, ville de l’amour et de la mode. Il avait grandi ici, vécu ici. Il rêvait parfois d’autres horizons de son pays.

Fabrice – Au fait, mon vieux, tu as déjà décidé du prénom de ton second enfant ? J’espère pour toi qu’il ne sera pas aussi agité que ton fils ou ta vie va devenir infernale, rajouta-t-il avec un petit sourire.

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