1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Pour éviter de se brûler les ailes...

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MessageSujet: Pour éviter de se brûler les ailes...   Lun 30 Mar - 14:56

Alice – Georges Haras, surnommé maître Pyros, dit Alice d'une voix forte tout en se mouvant sur la place pour parer les coups de ses élèves avec son don, fut le premier à pouvoir créer de la lave grâce à son don. Nous sommes alors en l'an 1 452, au Sud de l'Irlande.

Elle lisait d'un ton très détaché le cours qu'elle avait rédigé il y a quelques jours tout en se battant avec ses élèves, quelques garçons et filles qui l'attaquaient avec leurs dons et avec des techniques de combat à mains nues. Mêler la théorie à la pratique, rien de mieux pour les forcer à se concentrer ! Ils étaient obligés d'écouter ce qu'elle leur disait car ils allaient être interrogés là-dessus par la suite et qu'un échec à ce devoir les ferait redoubler. Et ils étaient obligés de maintenir une très forte concentration pour être capables des e battre contre elle tout en maîtrisant leur don et ne faisant aucun dégât collatéral, et surtout pas contre leurs partenaires. L'exercice se révélait plutôt être un cours de haute voltige sur fond d'explications théoriques. Alice tenait son livre d'une main tout en laçant son don avec l'autre et en parant avec son corps tout entier, sautant, tournant, se baissant et se déplaçant au milieu de ses élèves.

Alice – Autrefois, les maîtres du feu devaient combiner leur élément avec un autre pour obtenir de la lave, continua-t-elle en se baissant pour éviter un coup et en créant une petite barrière de flammes pour repousser un autre élève, sans même le regarder. Mais il parvint à créer une méthode d'apprentissage, afin de montrer à ses élèves qu'ils pouvaient aller encore plus loin dans le perfectionnement de leur élément. Les dons étaient encore peu répandus et l'élément du feu montré du doigt, car il causait beaucoup de ravages.

Elle virevolta un instant et enchaîna sur une autre technique pour détruire les boules de feu que venait de créer un des plus jeunes. Ils avaient tous beaucoup progressé, ces gamins, elle était très fière d'eux. Ils n'hésitaient plus à se jeter sur elle avec leur élément, maintenant qu'ils savaient se maîtriser et qu'ils avaient qu'ils n'allaient pas la blesser ou tuer quelqu'un par accident. Cette méthode d'entraînement avait beau être critiquée par presque tout le corps enseignant, Alice ne comptait pas la modifier. Ce don était l'un des plus dangereux et elle ne comptait pas laisser les gamins sous sa responsabilité sans aucun moyen pour se défendre ! Cette méthode les empêchait d'être inattentifs, même une seconde, car s'ils se laissaient aller, ils risquaient d'être brûlés au troisième degré. Leur expliquer cela en début de cours était un excellent moyen de motiver les troupes ! Après tout, rien ne faisait plus mal que la peau brûlée. Tous ses élèves et elle-même portaient des tenues ignifugés, mais on n'était jamais assez prudents.

Alice – Créer du feu en quantité est un début, dit-elle en repoussant d'un coup de coude deux autres élèves puis en sautant sur le côté pour esquiver un torrent de flammes. Puis il faut épaissir ce feu au maximum. Pour cela, il faut se servir des signes de main proposés par maître Pyros afin de canaliser son pouvoir sur le pouce et l'index, puis se concentrer. Monsieur Bast, sortez du combat, votre tenue est déchirée, allez enfiler une autre veste. Durcir le feu et l'épaissir n'est cependant pas un exercice à la portée de out le monde. Maître Pyros déclare : "Il est n'est pas de passion sans combat, celui qui maîtrisera toutes les subtilités de son élément ne pourra le faire que dans une situation réelle, où la pression l'obligera à rester concentré".

Elle se retourna pour faire pleuvoir une pluie de flammèches qui fit s'écarter deux troisièmes en criant et se baissa aussitôt pour ne pas recevoir un autre coup venu du côté. Quelques élèves s'étaient déjà brûlés, mais ils n'avaient pas arrêté, ce qui lui arracha un sourire. Tous avaient fait des progrès, tous étaient prêts à souffrir un peu pour apprendre et progresser. Elle adorait ces gamins. Elle leur fit signe de continuer, tout en continuant à leur raconter comment l'homme de la leçon avait réfléchi à sa technique et comment il s'était entraîné. La concentration était le mot d'ordre avant tout ! Allez les jeunes, n'hésitez pas à donner tout ce que vous avez dans le ventre ! Ils soigneront les blessures ensuite, toute l'école était habituée à voir ses élèves se balader avec des bandages ou de la crème contre les brûlures sur le visage.

Alice – Les premiers exercices consistaient à aller sur des îles désertes pour s'entraîner avec la lave déjà existante dans les volcans, poursuivit-elle en continuant à se battre avec son don et à mains nues. A l'époque, cela provoqua un tollé, les différents gouvernements n'acceptaient pas que des catastrophes naturelles soient ainsi déclenchées pour de simples besoins d'apprentissages. Maître Pyros chercha donc une autre solution, car il refusait que ses techniques tombent dans l'oubli et que ses élèves ne puissent être entraînés.

La porte de la salle d'entraînement s'ouvrit tout à coup. La salle était grande et les professeurs se la partageaient pratiquement tous les jours. Alice jeta un coup d'œil et vit Emma et Céleste rentrer avec leurs élèves. Elle les salua de loin, ses propres élèves et elle-même entourés de cascades de feu et d'étincelles. Le tout rendait une atmosphère très brûlante et la chaleur de la salle avait augmenté de presque une dizaine de degrés. Il faisait aussi chaud qu'en pleine canicule. Les gamins qui se battaient contre elle étaient tous en nage, tout comme elle-même qui ne portait plus qu'un talon léger et un débardeur. Peu importe que ce ne soit pas convenable. Quelques élèves s'étaient arrêtés pour fixer leurs condisciples, les prenant sans doute pour des fous à se battre et étudier de cette manière. Ce n'était pas si grave, Alice avait déjà une réputation de cinglée dangereuse après tout, et ses élèves étaient réputés pour être aussi dangereux lors des entraînements.

Alice – On ne se déconcentre pas ! s'écria-t-elle d'une voix plus forte. Continuons avec maître Pyros. L'an 1 453 approchait et ce maître du feu n'avait pas encore trouvé de solution à son problème, ajouta-t-elle en lançant des poignards enflammés autour d'elle que ses élèves esquivèrent. C'est alors qu'un conseiller du Roi d'Irlande lui proposa une solution. Il existait un terrain appartenant au pays, désert, qui pourrait servir de champ d'entraînement. Ceux qui maniaient la terre pouvaient les aider à créer un petit volcan et ainsi aider tout le monde.

Elle leur raconta ainsi la suite de l'histoire, en les encourageant à donner tout ce qu'ils avaient, à se battre afin de s'améliorer.
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Océane Kara
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MessageSujet: Re: Pour éviter de se brûler les ailes...   Mar 26 Mai - 13:39

Océane eut quand même une petite pensée pour le professeur qu’ils étaient censés avoir par la suite… Ils étaient neuf élèves dans la salle d’entraînement ce matin avec leurs professeurs. Et ils seront neuf à finir l’heure suivante à l’infirmerie pour soigner leurs brûlures. Elle se baissa souplement, le front couvert de sueur, malgré sa tenue légère, comme tous les autres. Il régnait une chaleur absolument infernale dans la salle, même pour eux qui étaient nés avec ce don et qui s’entraînaient tous les jours avec. Océane avait beau adorer la chaleur, courir, sauter et se battre dans une salle où la température avoisinait les trente-cinq degrés était très difficile.

– Georges Haras, surnommé maître Pyros, dit Alice d'une voix forte tout en se mouvant sur la place pour parer les coups de ses élèves avec son don, fut le premier à pouvoir créer de la lave grâce à son don. Nous sommes alors en l'an 1 452, au Sud de l'Irlande.

Elle sentit une nouvelle brûlure sur la joue mais n’y prit pas garde, concentrée toute entière sur le combat et sur ce que disait leur professeur. Ils n’avaient pas le droit à une seule seconde d’inattention, pas dans ce genre de cours ! C’était en voyant ce genre « d’exercice » que les autres élèves les qualifiaient de cinglés, mais cela avait au moins le mérite de les pousser à un très haut niveau ! Leur professeur n’était pas folle, elle ne travaillait aujourd’hui qu’avec ceux qui étaient capables de suivre ce genre de choses. Ils étaient sans doute aussi les plus assidus en cours de sport, car pour suivre la pratique dans les cours de l’élément feu, mieux valait être en excellente forme physique. Plus qu’en excellente forme, même. Quand leur professeur leur avait dit qu’elle allait « avancer un peu sur le programme et passer à l’étude de création de lave », Océane n’avait pas imaginé ce genre de cours, même si elle aurait dû s’y attendre.

– Autrefois, les maîtres du feu devaient combiner leur élément avec un autre pour obtenir de la lave, continua-t-elle en se baissant pour éviter un coup et en créant une petite barrière de flammes pour repousser un autre élève, sans même le regarder. Mais il parvint à créer une méthode d'apprentissage, afin de montrer à ses élèves qu'ils pouvaient aller encore plus loin dans le perfectionnement de leur élément. Les dons étaient encore peu répandus et l'élément du feu montré du doigt, car il causait beaucoup de ravages.

Sans blague, un don qui pouvait causer beaucoup de ravages ? Voilà qui n’était pas nouveau. Sa prof esquiva un coup de pied à la volée et Océane sauta dans une pirouette pour parer des flèches enflammés. Elle brandit la main pour détourner une vague de feu et la faire disparaître, sautant sur le côté pour repasser à l’attaque et trouver un nouvel angle. Même en attaquant tous ensemble, c’était compliqué ! Leur professeur ne montrait que rarement la maîtrise qu’elle avait sur son don, en-dehors de ce genre d’exercice. Ce genre de cours exigeait pourtant une maîtrise absolument parfaite, question de vie ou de mort, et Océane était très impressionnée par madame Morin aujourd’hui. Elle était puissante, plus que ce qu’elle leur avait dévoilé jusqu’ici en classe ! Mais ils pourront sûrement arriver au même niveau, elle en était certaine, à force d’entraînement et de volonté !

– Créer du feu en quantité est un début, dit-elle en repoussant d'un coup de coude deux autres élèves puis en sautant sur le côté pour esquiver un torrent de flammes. Puis il faut épaissir ce feu au maximum. Pour cela, il faut se servir des signes de main proposés par maître Pyros afin de canaliser son pouvoir sur le pouce et l'index, puis se concentrer. Monsieur Bast, sortez du combat, votre tenue est déchirée, allez enfiler une autre veste. Durcir le feu et l'épaissir n'est cependant pas un exercice à la portée de out le monde. Maître Pyros déclare : "Il est n'est pas de passion sans combat, celui qui maîtrisera toutes les subtilités de son élément ne pourra le faire que dans une situation réelle, où la pression l'obligera à rester concentré".

Océane éteignit vite fait une de ses mèches qui avait commencé à brûler alors qu’une pluie de flammèches s’était répandue sur le groupe. Elle fit de son mieux pour retenir la citation, s’efforçant de garder toute sa concentration. Donc créer une grosse quantité de feu puis l’épaissir ? Elle avait presque peur de savoir quelle énergie pouvait être dépensée à matérialiser une telle masse de flammes pour ensuite en modifier la structure, cela devait demander un pouvoir considérable, ou beaucoup de temps. Dans les deux cas, la dépense d’énergie devait être incroyable. C’était une technique pour des adultes, ça, ou pour des élèves très motivés et déjà à un haut niveau. Elle ne se voyait pas du tout réaliser cela, consciente de ses forces et de ses limites. Elle n’avait pas le niveau même si ce serait vraiment très classe d’être capable de créer de la lave. Elle ne voyait pas trop non plus à quoi ça pouvait servir dans la vie courante, mais ce serait terrible de pouvoir le faire.

– Les premiers exercices consistaient à aller sur des îles désertes pour s'entraîner avec la lave déjà existante dans les volcans, poursuivit-elle en continuant à se battre avec son don et à mains nues. A l'époque, cela provoqua un tollé, les différents gouvernements n'acceptaient pas que des catastrophes naturelles soient ainsi déclenchées pour de simples besoins d'apprentissages. Maître Pyros chercha donc une autre solution, car il refusait que ses techniques tombent dans l'oubli et que ses élèves ne puissent être entraînés.

Cela, c’était normal, on ne plaisantait pas avec ça, elle pouvait le comprendre. Elle faillit trébucher contre Jasper puis se reprit, hors d’haleine. De quoi avaient-ils cours après, déjà ? Maths, non ? Et bien, il allait manquer neuf élèves, ils avaient tous des brûlures et étaient tous épuisés, même s’ils tenaient encore bon. Madame Morin arrêtait toujours le cours lorsqu’elle voyait que ses élèves n’en pouvaient plus. Océane s’aperçut alors que deux autres classes étaient entrées à leur tour, mais leur exercice la prenait trop pour qu’elle puisse voir qui.

– On ne se déconcentre pas ! s'écria-t-elle d'une voix plus forte. Continuons avec maître Pyros. L'an 1 453 approchait et ce maître du feu n'avait pas encore trouvé de solution à son problème, ajouta-t-elle en lançant des poignards enflammés autour d'elle que ses élèves esquivèrent. C'est alors qu'un conseiller du Roi d'Irlande lui proposa une solution. Il existait un terrain appartenant au pays, désert, qui pourrait servir de champ d'entraînement. Ceux qui maniaient la terre pouvaient les aider à créer un petit volcan et ainsi aider tout le monde.

Elle se baissa de justesse mais sentit une autre mèche griller. Ouh là ! L’exercice continua, dans un rythme particulièrement soutenu, alors que la température flottait à présent vers les quarante degrés. Ils allaient bientôt stopper, heureusement, et boire quatre ou cinq litres d’eau. Après ce genre de cours, ils allaient se laver et passer leurs brûlures sous l’eau en même temps, puis se rendaient à l’infirmerie pour se soigner et mettre de la crème. C’était pour cela qu’il arrivait régulièrement que les élèves de leur élément arrivent en retard aux cours qu’ils avaient ensuite, voire qu’ils n’y aillent pas du tout, selon le niveau de douleur des brûlures. Beaucoup de profs s’en plaignaient, car ils étaient les seuls à se permettre ça, mais ce n’est pas comme s’ils avaient vraiment le choix. Leur propre professeur les encourageait à se concentrer sur leurs efforts plutôt que sur les jérémiades des autres professeurs, ne semblait pas perturbée le moins du monde de priver régulièrement ses collègues de quelques élèves.

Océane dû s’écarter pour rajuster sa tenue et écarter ses mèches de son visage. Elle vit au même moment une des classes quitter la salle au moment où une autre rentrait. C’était les éléments eau, elle aperçut Laura dans le groupe. Elle lui sourit de loin avec un petit signe, puis souffla un grand coup avant de retourner dans la leçon. Leur groupe était cerné par de larges langues de feu et des pluies de flammes, qui sautaient et virevoltaient en tous sens. C’était à la fois magique et terriblement dangereux, elle en était bien conscience. Bah, les élèves possédant l’eau ne risquaient rien, ils pouvaient se protéger. Ils devaient juste supporter la chaleur extrême. On se croirait en plein désert au milieu d’une canicule. Il devait bien faire quarante ou quarante-et-un degrés. Cette salle était l’enfer incarné, une fournaise, ils mourraient tous de soif.

Mais enfin, un quart d’heure plus tard, l’exercice s’arrêta. Océane tomba assise au sol comme tous les autres, en nage, tremblante, le souffle court. Elle était rarement aussi fatiguée mais ce genre de trucs vous pompait toute votre énergie comme d’un rien. La prof de l’élément eau dû avoir pitié, car après les avoir observé un instant, elle leur fit passer trois bouteilles qu’elle avait rempli d’eau fraîche. Madame Morin avait refermé son livre, avec un large sourire.

– Dix minutes de pause, on reprend les exercices après !

Océane ferma les yeux en s’allongeant au sol, buvant de longues gorgées d’eau. Ah… Elle avait beau adore ce cours, là, elle n’avait plus une once d’énergie. Les exercices de fin de séance étaient toujours plus simples et doux, mais tout de même.

– Jasper, tu survis ? souffla-t-elle en tournant la tête vers lui. Ça fait pas si longtemps que t’as quitté l’hosto. Il t’était arrivé quoi ?

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Jasper K. Nakajima
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MessageSujet: Re: Pour éviter de se brûler les ailes...   Lun 22 Juin - 11:52

Que la prof d’élément eau soit bénie par tous les saints et tous les Dieux de l’univers ! Excellente idée de leur donner de quoi boire, ils avaient beau supporter bien mieux la chaleur que les autres élèves, là, ils frôlaient les quarante degrés, c’était insoutenable ! Il renversa la tête pour boire longuement, les yeux fermés, soulagé. Il avait la bouche et la gorge très sèches, à un point qu’on ne croirait pas possible. Il ne rêvait que d’une bonne douche, à présent, pour se débarrasser de toute la sueur et de la fatigue. Ils devaient toujours se laver vite fait avant d’aller à l’infirmerie se soigner, mettre de la pommade sur leurs diverses brûlures. Il avait beau adorer ce genre de cours, il en sortait toujours pire qu’épuisé et souvent bien blessé. Il passa la bouteille à son voisin en s’asseyant par terre, passant une main dans ses cheveux. Il avait l’impression d’avoir été soigneusement écrasé par un rouleau compresseur tant il était épuisé. Le cours n’était même pas terminé, en plus, ils devaient encore faire des exercices plus communs.

Il s’allongea complètement au sol, tournant la tête pour voir ce que faisaient les autres classes. Ceux de la foudre étaient jeunes, on dirait des collégiens. Ils étaient occupés par des exercices bien moins dangereux et épuisants que des e battre contre leur prof qui leur lisait son cours toute n leur envoyant des vagues de feu à la figure. Il sourit en essuyant la sueur de son front, un peu tremblant à cause de la fatigue. Les éléments eau aussi étaient occupés à des entraînements normaux, sur les changements de forme, d’après ce qu’il pouvait voir. C’est en voyant sa sœur se battre avec une masse d’eau un peu bizarre qu’il se souvint qu’ils avaient cours ensemble, après, des ateliers en maths. Et bien désolé, frangine, mais elle devra se contenter de ses amies et sans doute d’Antoine, il doutait de se rendre au cours suivant, même s’il en mourrait d’envie. Il avait trop de brûlures, cette fois, il fallait qu’il se soigne.

Prof – Dix minutes de pause, on reprend les exercices après !

Il ferma un instant les yeux en reprenant son souffle. Pour être honnête, il était terriblement frustré de perdre une si belle occasion d’énerver la Hyène et de la pousser à bout. Il y avait toujours de si belles opportunités, durant les ateliers ! Franchement, quel gâchis… Il essayait de compter ses blessures lorsqu’Océane s’allongea à son tour à côté de lui. Même elle était épuisée, c’était dire si le cours avait été bien brûlant ! Personne ne les croyait, en plus, quand ils disaient que leur professeur d’élément était puissante, tous les élèves qui ne l’avaient pas la considéraient comme madame Chevreuil. Il se remit un peu mieux pour ne pas appuyer sur ses blessures, les yeux à moitié fermés.

Océane – Jasper, tu survis ? souffla-t-elle en tournant la tête vers lui. Ça fait pas si longtemps que t’as quitté l’hosto. Il t’était arrivé quoi ?

Jasper – Je sais pas trop, j’étais malade, répondit-il en la regardant aussi. Tout le temps envie de dormir et mal à la tête, j’ai pas compris pourquoi.

On leur fit passer à nouveau des bouteilles d’eau et il laissa Océane boire la première, réussissant à se remettre en position assise. Ils discutèrent un moment, lors de la pause, puis il fallut se remettre au boulot. Cette fois pour des exercices très calmes, autant qu’on le pouvait avec le feu, sans combat au corps-à-corps. C’était très doux, somme toute, car ils étaient tous trop épuisés pour se lancer dans de grandes manœuvres. A la fin de l’heure, ils sortirent juste avant les autres classes, allant d’abord se doucher. Tout leur groupe était blessé et ce fut en cœur qu’ils se dirigèrent à l’infirmerie. Il avait remarqué qu’Adrien avait collé au mur le planning de tous les cours d’élément feu du pensionnat, sans doute pour prévoir l’arrivée massive d’élèves blessés. Il eut un petit rire en s’asseyant un lit, alors qu’océane se mettait en tailleur au bout. Il remonta ses manches avec soin pour laisser les brûlures à l’air libre, faisant de même avec son pantalon, grimaçant à cause de la douleur.

Jasper – Ça m’énerve de louper le cours de maths ! avoua-t-il à Océane en buvant encore, avant de lui tendre la gourde. Cette prof pourrit tant la vie de tout le monde que c’est frustrant de ne pas pouvoir le lui rendre dès qu’on a l’occasion. Il y en a plein qui ont peur de rater l’année juste à cause de son examen. C’est certain qu’elle va mettre les questions les plus dures possibles pour faire redoubler ceux qui ne sont pas les meilleurs de la classe.

Il appuya contre les plaies les plus larges des compresses de glace que l’infirmier leur avait distribuées en attendant qu’il vienne s’occuper d’eux. Il frémit violemment à cause du froid soudain puis se calma, lâchant un petit soupir.

Jasper – Comment tu t’en sors, toi, dans cette matière ? Il y en a plein qui ne veulent pas aller en scientifique, arrivés en première, par peur d’avoir plus d’heures avec elle. C’est dommage que le prof de SVT ne puisse pas en plus nous enseigner les maths.

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Océane Kara
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MessageSujet: Re: Pour éviter de se brûler les ailes...   Mer 15 Juil - 10:57

– Je sais pas trop, j’étais malade, répondit-il en la regardant aussi. Tout le temps envie de dormir et mal à la tête, j’ai pas compris pourquoi.

Il avait peut-être eu la grippe, après tout ? Comme il ne tombait pas souvent malade, ce devait être plus dur pour lui à chaque fois ! On leur fit passer d'autres bouteilles et elle remercia Jaz en hochant la tête lorsqu'il la laissa boire d'abord. L'eau était plus que bienvenue, en cet instant précis ! Elle mourrait littéralement de soif, épuisée comme jamais. Se redressant, elle s'essuya la bouche puis passa la bouteille à Jasper, un peu soulagée. Les cours d'élément pratique étaient toujours très rythmés, en règle générale, mais ils apprenainet vite, au moins. Beaucoup de profs grinçaient des dents contre leur collègue à cause de ça mais ils n'y comprenaient rien du tout, c'était tout de même normal de se brûler quand on maniait le feu et qu'on s'entraînait avec ! Les éléments eau sortaient toujours trempés des cours, eux aussi, et on ne leur disait rien dut tout. Et oui, c'était la même chose, navrée. Un élément restait un élément, on ne pouvait pas apprendre à s'en servir sans le "subir" au passage. Un jour, ils pourront tous se maîtriser comme leurs profs ! Elle bavarda un moment avec Jasper pendant la pause, puis ils durent se remettre au travail. Elle ne put se donner à fond, la fatigue lui nouant les muscles. Elle accueillit la fin de l'heure avec soulagement, s'étirant comme un petit chat.

Saluant madame Morin, elle suivit les autres filles du groupe pour aller prendre une douche amplement méritée, avant de se rendre à l'infirmerie. Adrien devait les attendre car il avait déjà tout préparé sur une table... Elle le soupçonnait d'avoir appris l'horaire des cours de leur élément par cœur pour se tenir prêt. Jasper eut tout à coup un petit rire et elle le suivit son regard, découvrant alors que l'infirmier avait tout bonnement collé le planning des leçons de madame Morin sur le mur. Ah, d'accord, ce n'était pas mal non plus ! Elle comprenait mieux, maintenant, comme il pouvait préparer à l'avance. Elle s'assit sur le même lit que Jasper, en tailleur au bout, n'ayant pas besoin de s'allonger cette fois. La douche l'avait rafraîchie mais certaines plaies avaient vraiment mauvaise mine. Elle prit la compresse glacée que l'infirmier passait leur donner et l'appuya contre sa tempe, avec un soupir de soulagement. Tant pis pour le cours suivant, elle n'aimait pas manquer, mais avec les blessures à la tête, elle préférait rester prudente. En plus, mine de rien, ça faisait quand même super mal !

– Ça m’énerve de louper le cours de maths ! avoua-t-il à Océane en buvant encore, avant de lui tendre la gourde. Cette prof pourrit tant la vie de tout le monde que c’est frustrant de ne pas pouvoir le lui rendre dès qu’on a l’occasion. Il y en a plein qui ont peur de rater l’année juste à cause de son examen. C’est certain qu’elle va mettre les questions les plus dures possibles pour faire redoubler ceux qui ne sont pas les meilleurs de la classe.

Oui, sans doute... Océane but une longue gorgée avant de poser la gourde sur le lit entre eux, lèvres pincées. Elle n'aimait pas trop madame de Sora non plus, la trouvant très sèche et trop sévère. Elle terrifiait beaucoup d'élèves en plus ! D'ordinaire, Océane n'aimait pas les gens qui hurlaient et qui étaient injustes, c'était insupportable pour elle. Crier sur des élèves ne les aidaient pas à apprendre et il y avait beaucoup de moyens bien plus efficaces pour obtenir le respect. Madame Chevreuil, par exemple, était respectée grâce à sa gentillesse et le soin qu'elle prenait à écouter ses élèves et les aider. Pour monsieur Redfire, c'était pour son caractère enjoué et sa façon de donner cours. La directrice, elle, imposait le respect naturellement, sans trop y penser. Personne n'avait envie de la pousser à bout, de toute façon. Son aître, lui aussi, savait se faire respecter de façon naturelle, il y avait des gens comme ça chez qui c'était assez simple. Puis il y avait leur professeur de maths... Soulevant la compresse, elle la déposa ensuite sur son bras gauche, grimaçant un peu au début à cause du froid.

– Comment tu t’en sors, toi, dans cette matière ? Il y en a plein qui ne veulent pas aller en scientifique, arrivés en première, par peur d’avoir plus d’heures avec elle. C’est dommage que le prof de SVT ne puisse pas en plus nous enseigner les maths.

– Ça dépend des périodes, dit-elle en haussant les épaules.

Elle leva son bras pour voir l'aspect de la blessure puis reposa la compresse de glace contre sa tempe. L'infirmier était en train de passer de la pommade sur les élèves, avec un air concentré. La plupart des élèves n'étaient pas stressés, par la force de l'habitude, bavardant en attendant leur tour.

– Je n'ai jamais été très douée en maths, en fait, mais obtenir des notes très basses alors que je faisais des efforts m'a souvent un peu dégoûtée, avoua-t-elle. Une fois, pour un devoir de vacances, j'avais travaillé longtemps, plusieurs heures, et j'ai à peine eu la moyenne. C'est vraiment démotivant. Je ne ferai sans doute la filière littéraire, l'année prochaine, mais bon, je plains ceux qui vont choisir scientifique. Tu veux encore à boire ?

Elle avait pris une autre bouteille que leur voisin de lit leur avait fait passer, étant donné que la gourde était presque vide. Elle discuta de leur professeur encore un moment avant que l'infirmier ne vienne s'occuper d'eux. Elle reposa la compresse lorsqu'il soigna sa tempe, fermant les yeux pour ne pas recevoir de la pommade dedans. Il en restait plus grand temps avant d'être en congés, après tout, ils devaient juste prendre leur mal en patience.

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