1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Des sujets d'expérience

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Magister
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MessageSujet: Des sujets d'expérience   Mar 24 Mar - 19:17

Intervention du Magister...

"Le Maréchal est bien décidé à tester deux de ses hauts gardés, la nouvelle Générale et le Colonel Gavin. Un soir de semaine, après le tournoi d'arts martiaux organisé au pensionnat, des subordonnés du Maréchal font avaler des somnifères à la Générale alors qu'elle travaille à son bureau, à la caserne. Une fois endormie, ils l'emmènent dans une de leurs ambulances. Au même instant, le même sort est infligé au Colonel Gavin. Avant de s'effondrer sous la puissance du somnifère, il voit le lieutenant Robin être assommée et blessée.

Ils sont tous les deux emmenés dans un complexe à Paris, appartenant à l'armée. Un complexe réaménagé pour ce test, avec des militaires simplement habillés en agent de sécurité. Tout est prêt pour le test. La Générale et le Colonel sont enfermés dans une pièce au sous-sol. Le lieutenant Robin, enlevée elle aussi, est enfermée dans une autre pièce. Tout peut commencer.

Le reste de l'équipe du Colonel est prévenue. Des caméras de surveillance ont été dissimulées dans tout le complexe."
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Fabrice Gavin
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MessageSujet: Re: Des sujets d'expérience   Mar 24 Mar - 20:25

Bouger son bras d'un millimètre lui fut si difficile qu'il abandonna sur le moment. Il essaya d'ouvrir les paupières, le corps si lourd qu'il avait l'impression qu'on l'écrasait avec une énorme enclume. La tête lui tournait, il était comme écrasé sur ce lit de camps, incapable de bouger. Que s'était-il passé... ? Il avait le plus grand mal à rassembler ses souvenirs, comme s'il sortait d'une longue et douloureuse fièvre. Une minute, on se calme, on attend une seconde, et on reprend ses esprits. Il prit une petite inspiration, chassant les nuages de son esprit, puis réussit à entrouvrir les yeux, la vue très trouble. Il distingua vaguement un plafond gris et une lumière blanche. Sa mémoire était comme bloquée, il était incapable d'expliquer la situation. Il souffla une autre fois, toujours très raide et immobile, recouvrant peu à peu la vue. Voilà, comme ça, sans brusquer. Sa vision se précisant, il vit une ampoule diffusant une lumière très blanche, un plafond neutre, des murs gris eux aussi, sans décoration aucune. Le tout rendant une atmosphère très froide.

Voix de femme – Ça va mieux ?

Il tourna la tête, puis vit avec stupéfaction la Générale, assise sur un autre lit de camps, à deux mètres de lui, elle aussi en uniforme. Qu'est-ce qu'elle faisait ici ? Avec une mine montrant qu'elle aussi venait d'émerger ? La mémoire lui revint alors d'un bloc et il blêmit. Il sortait de son bureau pour aller prendre l'air, ne se sentant pas bien, lorsqu'il avait vu deux hommes cagoulés agresser le lieutenant et la jeter à terre. Il avait crié, levé la main pour leur tirer dessus, mais s'était écrasé au sol, le corps engourdi, la bouche pâteuse. Ses yeux s'étaient fermés tous seuls, sans qu'il puisse lutter contre, alors que les deux hommes emmenaient sa subordonnée. Il porta une main à son front, grimaçant, la gorge sèche. Ils étaient enfermés ici ? Tous les deux ? Mais pourquoi ?! Et où était le lieutenant ? Quelque part ici aussi ? Il se leva à grande-peine, restant lui aussi assis sur le lit pour le moment. Il devait retrouver sa subordonnée... Et comprendre ce qui se passait, accessoirement.

– Où sommes-nous ? souffla-t-il.

Générale – Je l'ignore, dit-elle en allant examiner la porte. Enfin, ça ne change pas de d'habitude, ce genre d'histoire. Debout !

Il obéit en retenant un soupir et se leva en grimaçant, vacillant un moment avant de retrouver son équilibre. Tss, ils ne pourraient pas respirer cinq petites secondes avant, non, histoire de ne pas s'effondrer au bout de quatre mètres dans le couloir ?! Elle avait peut-être l'habitude, mais pas lui, les personnes autour de lui ne passaient pas leur temps à vouloir le kidnapper. Elle recula d'un coup de trois pas, alors qu'il s'apprêtait à lui demander ce qu'elle faisait, lorsqu'elle fit soudain un brusque geste et la serrure de la porte explosa dans un craquement sourd et des dizaines d'étincelles, le faisant sursauter. Et bien, ça au moins, c'était discret comme évasion ! Il retint une remarque acide, se contentant de la suivre. Heu, elle comptait exploser tous ceux qu'ils allaient rencontrer de la même façon que la serrure ?

– Générale, souffla-t-il en courant pour se remettre à sa hauteur. Le lieutenant aussi a été enlevée, elle est sûrement dans une de ces cellules ! Nous devons la retrouver, je vous en prie.

Sa supérieure ne répondit pas, mais s'arrêta, puis lui fit signe de se dépêcher. Il hocha la tête puis revint sur leurs pas, inspectant les autres portes, ouvrant toutes les pièces. Il ne comprenait pas où ils étaient là, ni pourquoi, mais peu importe, il devait d'abord retrouver sa subordonnée avant de se soucier du reste ! Elle était peut-être blessée ! Il fallait absolument qu'il la rejoigne, qu'il l'aide, qu'il la protège. Où était-elle ? Tombant sur une autre porte fermée, il s'apprêtait à brûler la porte lorsque la Générale lui saisit brutalement le poignet avec un regard lourd d'avertissement. Heu, oui, bon, d'accord. Il hocha la tête, puis s'empara plutôt d'un tabouret pour frapper contre la poignée et la serrure. Il tomba sur une salle avec quelques archives, et, un miracle à ses yeux, des armes et des munitions. Il prenait un pistolet lorsqu'il arrêta tout mouvement, les dents serrées. Qui aurait laissé ça ici... ? Mais peu importe, c'était un détail sans importance. D'abord retrouver sa subordonnée, il s'occupera du reste plus tard. Il chercha un second pistolet mais il n'y en avait pas... Il ne restait plus qu'une épée, assez belle, ceci dit, posée à côté de son fourreau. Bon, pourquoi pas, elle avait déjà son don qu'elle pouvait utiliser librement, au moins.  

– Vous la prenez ?

Générale – Ça peut servir...

Des bruits de pas effrénés se firent tout à coup entendre au loin. Les gardes de cet endroit arrivaient ! Il se mit en position, jetant brièvement un œil dans le couloir. Il ne pouvait peut-être pas utiliser ouvertement son don, mais il y avait d'autres moyens... Quand ils arrivèrent, il visa puis tira dans un conduit de gaz, au plafond, puis alluma ensuite son briquet qu'il jeta dans le couloir au moment où les gardes débarquaient. Il y eut une violente explosion et il se jeta dans la pièce pour se couvrir au moment où un torrent de flammes violentes dévoraient le couloir entier. La chaleur les fit suffoquer, un moment, alors que le feu ravageait tout. Il recula d'un pas, les mains crispées sur son arme, attendant que le feu se dissipe. Lorsque les flammes se dissipèrent, il sortit avec la générale. Cinq corps calcinés, impossibles à identifier, gisaient sur le sol. Il sentit l'odeur de la chair brûlée, portant sa manche à son nez.

Générale – Venez, il faut retrouver votre subordonnée.

Il acquiesça puis se remit en route, recommençant à tout fouiller. Il chassait déjà de son esprit ceux qu'il venait de tuer. Il était un soldat, prendre la vie était son métier. Maintenant, il devait retrouver le lieutenant, et s'assurer qu'elle était bien saine et sauve. Après avoir parcouru tout le couloir, il tomba enfin sur une autre cellule. Tirant dans la serrure, il poussa brutalement la porte, puis blêmit en voyant sa subordonnée à terre au milieu de la pièce, évanouie et blessée. Son sang ne fit qu'un tour et il courut aussitôt, près d'elle, se jetant à genoux par terre.

– Lieutenant !

Il la prit dans ses bras, avec précaution, le cœur battant la chamade. Dieu, faites qu'elle ne soit pas morte... Il écarta quelques mèches poisseuse de sang de son visage, en la suppliant d'ouvrir les yeux, de revenir à la réalité. Il tremblait de tous ses membres, ne pouvant détacher son regard de son visage blême.

– Lieutenant, ouvrez les yeux, je vous en supplie... Tout va bien se passer, je vais vous emmener loin d'ici. Lieutenant, vous m'entendez ?!

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Isabelle Robin
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MessageSujet: Re: Des sujets d'expérience   Mer 25 Mar - 17:08

Un orage menaçait, le ciel se couvrait, et de lourds nuages gros et noirs venaient dans le ciel. Un dossier très épais sous le bras et des feuilles dans l'autre main, Isabelle rejoignait le bureau du Colonel, où il travaillait avec son équipe, en essayant de déchiffre l'écriture immonde du nouveau type qui travaillait aux archives. Sérieusement, comment pouvait-on écrire aussi mal ? Elle traversait la cour derrière le bâtiment central quand elle sentit tout à coup une douleur cuisante au côté. Elle en lâcha ses affaires, tombant à genoux dans la poussière, ses feuilles s'étalant autour d'elle, et porta une main à son flanc, la ramenant couverte de sang. Qu'est-ce... Elle saisit aussitôt son arme, pour se défendre, regardant d'où était venue l'attaque, et cria lorsqu'elle sentit quelqu'un s'abattre sur elle. Elle vit tout à coup le Colonel courir vers eux, et elle tendit le bras vers lui, alors qu'il faisait de même, mais elle vit s'effondrer, alors qu'un autre homme plaquait au sol. Ils lui avaient tiré dessus ?! Elle reçut un coup à la nuque et hoqueta, fermant les yeux à son tour, sombrant dans l'inconscience. Colonel...

Douleur à la tête. Au flanc. A la jambe, aussi. Elle était complètement endolorie, et ne parvenait pas à bouger, ni à ouvrir les yeux. Elle se sentait si épuisée, comme si on venait de lui faire avaler une drogue très dure pour l'endormir, la garder inconsciente. Elle devait être allongée par terre, dans une pièce, toute seule. Seule, blessée, à moitié inconsciente, avec une nausée qui l'envahissait. Ouvrir les yeux était pour le moment un effort bien trop insurmontable pour elle. Où était-elle ? Elle se souvint du Colonel qui avait accouru, qui s'était effondré sous ses yeux... Un frisson de terreur la parcourue. On lui avait sûrement tiré dessus ! Elle devait le retrouver, s'assurer par elle-même qu'il était toujours vivant. Une larme roula, de ses yeux clos, alors qu'elle l'imaginait à terre, couvert de sang, le teint pâle. Non... Elle voulut bouger mais n'arrivait pas encore à retrouver toute sa conscience. Elle prit une petite inspiration, presque inaudible, et évalua l'état général de son corps, afin de voir où elle était blessée et à quel niveau. Son flanc la brûlait, un peu de sang en coulait, et elle devait avoir la cheville foulée ou tordue. Bon, ne pas bouger pour le moment...

Une explosion lointaine se fit tout à coup entendre et la chaleur de la pièce augmenta. Que se passait-il ? Elle remua légèrement, se battant pour ouvrir les yeux. Debout, debout, debout ! Elle devait absolument se lever et aller à la recherche de son supérieur. Elle entendit la porte de la pièce où elle se trouvait s'ouvrir avec fracas. Qui était là ? Ils venaient l'achever ?! La peur la saisit, peur de mourir comme ça, sans pouvoir se défendre, sans savoir ce qui était arrivé au Colonel, sans même savoir pourquoi on avait voulu les tuer.

Colonel – Lieutenant !

Elle sentit qu'il était là, près d'elle, et le soulagement se répandit dans tout son corps. Un bras passa autour de ses épaules et elle se sentit soulevée. Il n'était pas mort... Tout allait bien, il n'était pas mort ! Il était là, il la tenait, il n'était pas mort... Elle en remercia le ciel, la bouche entrouverte, alors que son cœur repartait avec plus de force. Il l'entourait de ses bras, et elle comprit ainsi qu'il n'était pas blessé, qu'il bougeait encore comme il le voulait. C'est bon, tout allait bien.

Colonel – Lieutenant, ouvrez les yeux, je vous en supplie... Tout va bien se passer, je vais vous emmener loin d'ici. Lieutenant, vous m'entendez ?!

Elle n'arrivait pas... Elle... Elle fit un effort gigantesque pour se reprendre, retrouver ses esprits, mais eut le plus grand mal à ouvrir enfin les yeux. Elle vit d'abord le visage flou du Colonel, puis son regard inquiet. Elle lui demanda en bafouillant s'il était blessé, mais il leva les yeux au ciel avec un immense soupir.

Colonel – Souciez-vous de vous-même ! Vous pouvez marcher ?

Là, elle n'était pas sûre... Sa cheville était bien enflée. Il se pencha alors, passant son autre bras sous ses jambes, et la souleva, la tenant contre lui. Elle remarqua alors que la générale de Lizeux était là, elle aussi. Mais qu'est-ce qui se passait, ici ? Il fallait qu'elle se force à marcher, où ils allaient être handicapés, avec elle. Elle ouvrait la bouche pour demander lorsque le Colonel s'arrêta derrière la générale, lui demandant comment ils allaient sortir d'ici, maintenant. Qu'il la fasse descendre, elle pouvait courir aussi ! Elle murmura qu'ils devaient la laisser courir, mais il rétorqua qu'elle ne devait pas parler et conserver ses forces. Elle referma à moitié les yeux lorsqu'ils recommencèrent à avancer, réfléchissant, essayant de comprendre ce qui se passait. Qui avait bien pu les enlever et pourquoi ?! Ils montèrent à un escalier en fer et elle grimaça, sa blessure au flanc lui faisant mal.

– Générale, où va-t-on ? souffla-t-elle.

Un cri de souffrance la fit frémir, alors qu'un brusque éclair venait de déchirer le couloir. Leurs ennemis ?! Le Colonel resserra sa prise sur elle, mais il n'eut pas besoin de la déposer pour se battre... Elle ferma les yeux, éblouie par les dizaines d'éclair qui ricochaient sur les murs du couloir dans un bruit de tonnerre. Tout fut cependant terminée très vite, et le calme revint brutalement sur le petit groupe. D'accord... Bon, ce n'était pas trop mal non plus, comme plan, on avance et on tue tout ce qui bouge. D'accord.

– Où est-on ?

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Gabriella de Lizeux
Directrice
Général de division

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MessageSujet: Re: Des sujets d'expérience   Mar 31 Mar - 16:15

Gabriella s'appuya sur un coude pour se redresser, ses longs cheveux blonds cachant à moitié son visage alors qu'elle reprenait son souffle. Que s'était-il encore passé ? elle travaillait à son bureau de la caserne, puis... Elle grimaça et se mit tant bien que mal en position assise, clignant des yeux pour reprendre ses esprits. On respire et se concentre. Elle se souvenait du rapport qu'elle rédigeait, du café au goût un peu étrange, puis le trou noir. Elle secoua un peu les bars pour vérifier si elle était blessée, puis regarda autour d'elle. Elle était assise sur un vieux lit de camp, dans une pièce grise et nue, où un second lit était installé. Avec le Colonel Gavin dessus... Qui avait encore organisé ce coup fourré... Les enlever tous les deux pour les enfermer ici ? Mais pour quoi faire ?! Elle soupira, se frottant les yeux, alors que son collègue commençait à son tour à se réveiller. Encore trop prise parce qu'on lui avait fait avaler, elle n'était même pas en colère d'être prisonnière ici, juste agacée. Est-ce que ça les tuerait de s'en prendre à quelqu'un d'autre, pour changer un peu ? Et la veille de son mariage, en plus ! Cyprien allait sûrement en devenir fou. Ils devaient sortir d'ici et le plus vite sera le mieux.

Gabriella – Ça va mieux ?

Il fut aussi surpris qu'elle-même l'avait été en le voyant enfermé dans cette pièce. Mais bon, ce n'était pas le moment de se laisser aller ! Elle s'obligea à se lever, malgré ses jambes en coton, restant aussi droite que possible. Ils avaient dû leur donner de la drogue ou elle ne savait quoi. Bien, bien, elle ignorait qui étaient les parfaits imbéciles qui avaient osé faire ça mais elle espérait pour eux qu'ils sachent courir très vite et très loin, car si elle leur mettait la main dessus, elle ne fera pas dans la dentelle. Après tout, qui sur cette terre lui en voudra d'avoir tué "accidentellement" des kidnappeurs ?! A cette heure, elle devrait être chez elle à se préparer pour le lendemain, pas à concevoir des plans d'évasion dans une pièce minuscule après avoir été droguée ! Pourquoi les avoir écarté ? Leurs ravisseurs pourraient en profiter pour s'attaquer au pensionnat... Elle serra les dents, regardant autour d'elle pour voir s'il y avait une fenêtre ou autre chose, mais la porte était la seule issue, fermée à clé bien sûr. Pauvre naïfs, s'ils pensaient que ça suffira pour les empêcher de sortir...

Colonel – Où sommes-nous ? souffla-t-il.

Gaby – Je l'ignore, dit-elle en allant examiner la porte. Enfin, ça ne change pas de d'habitude, ce genre d'histoire. Debout !

C'était une porte blindée, comme il y en avait beaucoup dans certaines parties de la caserne. La serrure était plutôt sophistiquée et difficile à forcer, à vu d'œil, une personne normale n'aurait certes pas pu s'échapper d'ici si facilement. Et ils allaient perdre beaucoup trop de temps à forcer la porte pour s'enfuir en catimini. Au diable la douceur ! Elle recula de trois pas, ramenant sa main contre elle, puis détendit brusquement le bars en lançant un éclair en plein sur la serrure qui explosa avec fracas, ouvrant la porte. Et voilà ! Pas la peine de perdre des heures ! Elle s'engagea aussitôt dans le couloir, suivie du Colonel. Allez, on se dépêche un peu, ils n'avaient pas toute la journée ! Gaby était sûre qu'il pouvait courir plus vite que ça. Le bruit avait sûrement alerté leurs ennemis mais elle était prête à les recevoir, sans compter ces petites caméras de surveillance fixer dans les angles du plafond. Ils étaient surveillés de près, mais par qui ? Tant qu'ils étaient dans le doute, autant conserver l'attitude qu'ils affichaient en public et ne rien dire ou faire qui puisse leur apporter des ennuis.

Colonel – Générale, souffla-t-il en courant pour se remettre à sa hauteur. Le lieutenant aussi a été enlevée, elle est sûrement dans une de ces cellules ! Nous devons la retrouver, je vous en prie.

Le lieutenant aussi ? Bon, se dépêcher. Elle lui fit un signe, essayant de parler le moins possible pour ne pas se trahir. A quoi pouvait bien rimer tout ça , Qui les observait et pourquoi ? Qu'espéraient-ils découvrir ? Ils forcèrent et fouillèrent quelques pièces, recherchant la coéquipière du Colonel. Mais lorsqu'elle le vit lever la main dans l'intention manifeste de brûler la porte, elle lui saisit aussitôt le poignet en le forçant à abaisser le bras le regard très lourd. Non mais ça ne vas pas ?! Tant qu'ils n'en savaient pas plus, pas question de faire la moindre erreur, surtout de ce genre-là ! Il était complètement idiot ou il le faisait exprès ?! Qui sait entre les mains de qui ces enregistrements allaient tomber, il n'y pensait pas ?! Lorsqu'on naît avec un cerveau, il faut s'en servir ! Elle lui jeta un regard noir alors qu'il forçait la porte en frappant dessus. Humph. Il n'y avait presque rien, dans la salle, mais elle sourcilla en voyant le Colonel trouver un pistolet et des munitions. Qui avait laissé ça ici... ? Toute cette histoire sentait le souffre. Il lui indiqua tout à coup une épée avec des espèces de lettres gravée sur la lame et un fourreau couleur bois foncé.

Colonel – Vous la prenez ?

Gaby – Ça peut servir...

Le métal était un excellent conducteur d'électricité. Quand un utilisateur de l'élément foudre se battait avec une arme blanche, il pouvait "glisser" son don sur la lame et ainsi doubler sa force, car une arme blanche parcourue de cet élément pouvait tout trancher, même la pierre, et la lame servait aussi pour augmenter la portée de l'attaque et foudroyer l'adversaire avec plus de force. Ils allaient sortir quand ils entendirent des bruits de pas, une course vers eux. Ils n'étaient pas pressés, ceux-là, cela faisait bien dix bonnes minutes qu'ils avaient quitté la pièce où les avait enfermé ! Mais le Colonel avait déjà pris les choses en main. Il n'allait pas user son don... Non. Non, mais il fit pire. Elle recula d'un bond lorsqu'il fit exploser du gaz dans un torrent gigantesque de feu après l'avoir enflammé avec un briquet. La chaleur devint insoutenable, les empêchant de respirer, alors qu'ils entendaient un bref cri étranglé avant que le souffle du feu n'envahisse tout. Une épouvantable odeur de chair brûlée suivie le désastre. Elle sortit prudemment, regardant les quelques silhouettes de corps humains calcinés plus loin. Voilà qui était fait. Elle plissa le nez, attachant l'épée dans son fourreau à sa ceinture, de façon à pouvoir s'en saisir très vite en cas de besoin. Les manieurs de foudre adoraient ce type d'arme à partir du moment où ils avaient atteint un certain niveau. Elle se remit en marche, jetant un coup d'œil au colonel qui regardait lui aussi ses victimes.

Gaby – Venez, il faut retrouver votre subordonnée.

Il hocha la tête et la suivit. Ils durent ouvrir et fouiller encore plusieurs salles avant de trouver enfin celle où était enfermée le lieutenant. A terre, évanouie, en sang. Le Colonel se précipita aussitôt sur elle, alors qu'elle jetait un œil dans le couloir, vérifiant que d'autres ennemis n'arrivaient pas. Allez, il fallait faire vite ! Qu'il la porte si nécessaire, mais ils ne devaient pas traîner. Ils ignoraient où ils étaient, pourquoi, contre qui ils devaient s battre, ce qui se tramait ici. Il fallait retourner à l'air libre, savoir où ils étaient, et trouver un médecin pour le lieutenant. Le Colonel souleva enfin sa subordonnée dans ses bras et revint, lui demandant ce qu'on faisait à présent. Ils avançaient, démolissaient ce qui leur barrait la route et s'en allaient, voilà ! Que voulait-il faire d'autre ? Elle n'était franchement pas d'humeur à négocier et encore moins à perdre du temps à poser des questions à leurs ennemis. Règle d'or dans ce genre de circonstances, on frappe d'abord et on pose les questions ensuite. Ils avancèrent, entendant très vite d'autres personnes arriver. Tout en montant un escalier, elle tira son épée et la chargea d'électricité pure et dure L'arme se mit à crépiter, presque à flamboyer, le métal portant si bien la foudre.

Le lieutenant posa ensuite une question qu'elle n'entendit même pas. Des hommes cagoulés et armés arrivaient encourant sur eux. Elle fendit l'air de l'arme en provoquant une vague de foudre hurlante qui explosa dans le couloir en renversant leurs ennemis. Les hommes hurlèrent, assommés, évanouis, ou morts, peu importe. Ah, c'était le bon vieux temps, quand on pouvait se battre sans aucune retenue comme ça ! Elle rengaina, satisfaite, en rajustant son uniforme.

Lieutenant – Où est-on ?

Gaby – Demandez ça à ceux qui nous espionnent avec leurs caméras, déclara-t-elle en leur faisant signe d'avancer. Ils auraient au moins pu attendre le lendemain de mon mariage avant de jouer à ça...

Il allait lui falloir des heures avant de réussir calmer Cyprien et lui montrer qu'elle n'avait strictement rien, qu'elle n'était pas blessée, qu'elle se sentait très bien. Si jamais il s'était passé quelque chose à l'école en son absence... Énervée par cette idée et inquiète, elle ne chercha plus à garder un minimum de discrétion. Tous les hommes qui se présentèrent à eux finirent soit grillés sur place, soit découpés en tranche, elle n'était pas là pour s'amuser ! Ils grimpèrent beaucoup d'escaliers avant d'arriver dans ce qui ressemblait à un hall. Elle eut un léger choc en voyant au loin, par l'une des fenêtre, la tour Eiffel. Ils étaient à Paris ?! Elle commençait à soupçonner très fortement certaines personnes d'avoir orchestré tout cela...

Gaby – Allons dans un hôpital civil, pour faire soigner votre subordonnée.

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Fabrice Gavin
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MessageSujet: Re: Des sujets d'expérience   Mer 1 Avr - 19:05

Elle ouvrit enfin les yeux et il eut un très long soupir soulagé, alors qu'elle clignait des paupières. Pendant un instant, il avait imaginé tous les scénarios les plus terrifiants... Qu'elle soit blessée à mort, reste handicapée, n'arrive plus à respirer ou il ne savait quoi. Il voyait qu'elle était blessée au flanc, elle avait ramené sa jambe contre elle, signe qu'elle avait mal, et semblait souffrir à la tête. Mais aucune blessure mortelle, d'après ce qu'il pouvait voir... Même s'ils n'étaient pas médecin, chaque soldat connaissaient les notions de base ou les secours d'urgence à donner en cas de besoin. Ils devaient pouvoir évaluer d'un coup d'œil la gravité d'une blessure et savoir quels étaient les soins à lui apporter. Mais ici, Isabelle allait s'en sortir avec quelques jours de repos, selon lui. Elle était solide... Un bref séjour à l'hôpital puis du repos chez elle, dans son appartement à la caserne, voilà ce qu'il lui fallait. Il allait prendre soin d'elle, il lui promettait. Elle aura tous les jours dont elle aura besoin. Elle bafouilla tout à coup en lui demandant si lui allait bien... Non mais... Il leva les yeux au ciel, à moitié exaspéré.

– Souciez-vous de vous-même ! Vous pouvez marcher ?

Il l'interrogea du regard mais elle ne semblait pas avoir la force, comme il s'en doutait. Se penchant, il mit un bras dans son dos et l'autre sous ses jambes pour la soulever dans ses bras. Bien, en route à présent ! Il rejoignit la générale en tenant sa subordonnée avec une extrême attention, veillant à ce qu'elle souffre le moins possible au cours du trajet, puis demanda à sa supérieure ce qu'ils faisaient maintenant. Seul, il se serait débrouillé, mais avec un officier de rang supérieur, il faut respecter la hiérarchie. Ils avancèrent avec précaution, et le lieutenant finit par lui demander de la poser, qu'elle pouvait marcher. Mais oui, bien sûr, avec une cheville foulée et blessée au front, elle allait sûrement pouvoir marcher, il n'en doutait pas. Restons rationnels, elle ralentirait le groupe au lieu de le pousser à la vitesse en voulant se déplacer seule dans son état. Et il était parfaitement capable de la porter. Qu'elle ait confiance, tout allait bien se passer... Il était beaucoup plus calme et alerte maintenant qu'il l'avait retrouvé bien vivante. Assez pour remarquer enfin les caméras qu'il y avait partout. Qu'est-ce que c'était que cet endroit ? Où avaient-il atterri, encore ? ceux qui les avait emmené ici jouaient-ils vraiment avec eux ? Il monta l'escalier en veillant à éviter les heurts pour le lieutenant mais elle grimaça tout de même. La générale s'était arrêtée en haut, le regard aussi dur que si elle s'apprêtait à ouvrir un mur en deux avec un éclair un peu costaud.

Lieutenant – Générale, où va-t-on ? souffla-t-elle.

Le Colonel doutait très sérieusement que la générale ait entendu ou compris la question car elle fut d'un coup très occupée à déclencher l'apocalypse à coups d'éclairs ravageurs dans le couloir sur des hommes armés qui venaient d'arriver en renfort. Il recula malgré lui, cette attaque tout aussi dangereuse que celle qu'il avait lui-même provoqué avec le feu. Wow, impressionnant ! Les manieurs de la foudre étaient géniaux, ils faisaient des trucs de dingue ! Il effaça son sourire idiot pour regarder plus en détail les gestes dont elle usait. Certains n'étaient pas très différents des siens, finalement. Le combat dura peu de temps car face à ça, peu d'hommes ou de femmes sans dons eux-même, ou sans un excellent moyen de protection, pouvaient tenir longtemps et survivre. Il n'avait pas la moindre compassion pour ces types, pas plus qu'il n'en avait pour ceux qu'il avait grillé vifs toute à l'heure. Seuls les purs idiots font du sentiment pour leurs ennemis.

Lieutenant – Où est-on ?

Générale – Demandez ça à ceux qui nous espionnent avec leurs caméras, déclara-t-elle en leur faisant signe d'avancer. Ils auraient au moins pu attendre le lendemain de mon mariage avant de jouer à ça...

Aaah, oui, juste, elle se mariait demain ! Hum, bon, amen pour ceux qui les avait enlevé s'ils croisaient leur route. Il ne fit cependant aucun commentaire, se contentant de la suivre. Et ne participa pas aux combats non plus, peu désireux de s'interposer entre la générale et ceux qui lui servaient de côtelettes grillées. Il tenait le lieutenant avec soin, avançant derrière leur chef, alors que les couloirs brillaient par des éclairs violents, le hurlement des hommes, les cris des victimes. Ne pas parler, ne pas regarder, ne rien faire. Se contenter d'avancer sans regarder les corps de leurs kidnappeurs qui finissaient hachis. Beaucoup n'étaient pas morts, mais si blessés qu'il doutait de leur survie par la suite. Avancer. Sa subordonnée avait besoin de soins et ils devaient donc se tirer d'ici le plus vite possible, peu importe ceux qui les observaient actuellement à travers le regard des caméras. Ils remontaient et arrivèrent finalement dans une sorte de grand hall. Une des fenêtre leur offrait une vue sur... Paris. Paris. Paris ! Ils n'étaient qu'à Paris ?! Qu'est-ce... Non, ne pas se soucier de ça pour le moment, il réfléchira plus tard. D'abord soigner le lieutenant.

Générale – Allons dans un hôpital civil, pour faire soigner votre subordonnée.

Il hocha la tête, la serrant un peu plus fort dans ses bras. Ils sortirent de cet endroit étrange presque en courant, rejoignant une rue plus animée à une vingtaine de mètres. Il ne prêta aucune attention à toutes les personnes qui se retournèrent en voyant surgir de nulle part trois militaires dont une qui était dans les bars de l'autre, à moitié évanouie. De l'air ! Il arrêta un taxi avec un grand cri, lui ordonnant de se rendre très vite à l'hôpital en y montant avec les deux femmes. La situation était quasiment irréelle, comme si le temps s'était arrêté. Il sentait chacun des battements de son cœur avec force, priant pour qu'elle se rétablisse au plus vite. Heureusement, les médecins eurent la grâce de venir la chercher très vite lorsque le taxi arriva à l'hôpital. Il se laissa tomber sur un siège dans le couloir alors qu'ils l'emmenaient, épuisé d'un seul coup.

– On finira bien par comprendre, souffla-t-il en se fourrant la tête dans les mains.

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