1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Enfin un peu de repos

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Adrien de Sora
Infirmier
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Âge RPG : 35 ans

MessageSujet: Enfin un peu de repos   Jeu 19 Mar - 22:07

Adrien – Ah, c'est Noël ? souffla Adrien, à quatre pattes sous son bureau pour attraper un flacon qui lui avait échappé. On appelle pas ça un miracle, dans le lange courant ?

Valentin – Je te déconseille de te moquer une fois là-haut. Cyprien a déjà dû lutter à fond pour qu'elle accepte de se reposer deux malheureux jours, je te laisse imaginer son humeur...

Adrien – Pour changer, rit-il en se redressant et en enlevant la poussière de ses habits. C'est pas deux jours, qu'il lui faudrait, c'est deux mois.

Valentin – Je paye une médaille en or à celui qui arrivera à la convaincre de ne rien faire pendant deux mois.

Adrien – Très tentant... Une médaille en or pur irait si merveilleusement bien à mon teint. Bon, sérieusement, je pensais qu'elle allait craquer plus tôt. A sa place, l'abandon des profs m'aurait achevé. Au moins quelques jours. Ou même ce qui s'est passé en Auvergne.

Valentin – Les femmes ordinaires auraient réagi comme ça, sifflota-t-il en jouant avec un petit tube de pommade.

L'infirmier secoua la tête avec un léger sourire. Oui, les femmes ordinaires... Celle qui ne s'amusaient pas uniquement avec un couteau en main. Il mit ses affaires dans une petite sacoche, puis enfila de nouveau sa veste, qu'il avait ôté pour ranger l'infirmerie toute à l'heure. Valentin lui lança la pommade puis sortit, avec un grand geste de la main en signe d'au revoir. Adrien avait l'impression qu'il boitait un peu plus, en ce moment, il devait être bien fatigué, lui aussi. Il sortit à son tour puis grimpa les escaliers avant d'aller frapper chez leur jeune directrice et son futur-mari-vraiment-trop-doué. Là, Adrien en était presque à le vénérer ! Il avait réussi là où tout le monde avait échoué ! Ce type était un demi-Dieu ! Un génie ! Il le salua avec un large sourire, renouvelant son étonnement quand à l'exploit extraordinaire qu'il avait réussi, convaincre la directrice de se reposer deux jours entiers. Exploit ! Fabuleux exploit !

Adrien – Bonjour, madame la directrice, sourit-il en entrant dans la chambre du couple, après avoir frappé.

Elle était vraiment en train de se reposer ! Assise dans son lit, contre des oreillers, une veste légère sur les épaules, mais elle était au lit à se reposer ! Il tira une chaise près d'elle, tout en ouvrant sa sacoche. Examen médical classique, comme il l'avait présenté, mais en réalité, il voulait surtout s'assurer qu'elle ne couvait rien, et qu'elle était toujours assez en forme pour résister aux chocs successifs. Il prit son poignet entre son pouce et son index, pour vérifier son pouls, puis lui prit sa tension. Tension basse, par ailleurs, mais moins basse qu'il aurait cru la trouver. En revanche, vu de près, il voyait les fines cicatrices blanches que lui avaient laissé les coups de poignard qu'elle avait reçu. Hum... Il ne dit rien là-dessus, même s'il était encore choqué qu'elle se soit relevée presque aussitôt. Il poursuivit son examen, qui ne fit que confirmer ce que tous pensaient déjà et qu'elle refusait d'avouer. Elle était dans un état de fatigue générale avancée. Il remarqua alors que son poignet avait légèrement enflé, et il prit doucement entre ses mains pour l'examiner.

Adrien – Et ça, ça vient d'où ?

Gabriella – J'ai eu un léger différent avec mon petit frère, marmonna-t-elle.

Avec son... Non, bref, ne pas demander, ne pas poser la question. Il se contenta de lui passer de la pommade, puis entoura son poignet d'un léger bandage. Son connard de frère avait essayé de lui casser le poignet ? C'est vraiment très beau, l'amour familial. Il termina son examen, tout en insultant mentalement le frère en question.

Adrien – Il faut que vous dormiez beaucoup plus, dit-il en se relevant. Sinon vous allez finir à l'hôpital après une trop grosse chute de tension.

Il la salua, puis quitta la chambre, arrêtant Cyprien avant qu'il ne retourne vers sa future femme, et lui glissa discrètement une petite boîte entre les mains.

Adrien – C'est un petit somnifère... Tu peux lui en faire prendre une fois ou deux, mais pas plus. Bon courage.

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Cyprien Redfire
Professeur de SVT
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Récits : 233

Âge RPG : 34 ans

MessageSujet: Re: Enfin un peu de repos   Lun 23 Mar - 23:28

C'était samedi ! Cyprien avait attendu ce jour avec une très grande impatience, depuis le moment où il avait arraché à Gaby la promesse de se reposer. Il se sécha très vite les cheveux, alors que sa future femme était retournée au lit, puis s'habilla en sifflotant. Il avait réussit, elle se reposait ! Ce matin, il avait mis deux oreillers de plus derrière elle, une veste légère sur ses épaules, et lui avait apporté le petit-déjeuner au lit, avec une rose fraîchement cueillie - en douce - dans le jardin qu'entretenait avec un grand soin le père Vilette. Il avait tout fait bien, nourrissant, lavant et habillant les jumeaux, aérant la maison, et s'assurant que sa presque-femme restait bien dans leur lit. Il avait mis ses livres près d'elle, pour qu'elle ne s'ennuie pas, et attendait à présent Adrien, qui devait venir l'ausculter. En attendant, il corrigeait assez vite des copies en retard, pour ne plus entendre ses élèves se plaindre qu'il ne leur rendait jamais leurs devoirs en moins d'un mois.

Adrien arriva au moment où il mettait une note moyenne à un de ses élèves. Il fila lui ouvrir, soulagé de voir qu'il était parfaitement sobre. La présence de Sarah dans sa vie avait certains effets positifs, il buvait moins depuis qu'il l'avait retrouvé. Cyprien ne détestait pas sa collègue, pas vraiment, mais il ne l'aimait pas non plus. Elle avait... Comment dire... Une fois terriblement criarde qui lui portait sur les nerfs. et un caractère de cochon en furie à qui on venait d'arracher les ongles. Mais bon, tous les goûts sont dans la nature, comme on dit ! Si Adrien appréciait le cochon grillé revanchard, c'était son choix, il n'allait pas le critiquer. Cyprien restera avec ses idées et plaindra toujours les malheureux élèves dont "s'occupait" sa collègue. Pire qu'une Alice ou une Céleste qui envoyaient deux élèves à l'infirmerie par cours ? Une Sarah qui traumatisait tous les élèves de l'école avec son comportement.

– Bonjour, madame la directrice.

Cyprien sourit puis retourna à ses copies. Bon, finir ça, il avait promis d'être sérieux, depuis qu'une petite bouille de onze ans lui avait fait une tête à fendre le plus dur cœur de pierre en lui demandant s'il avait corrigé leurs dossier remis il y a un peu plus d'un mois. User de telles armes contre des professeurs, c'était d'une injustice complète ! Comment pouvait-on résister face à un gamin qui vous regardait, au bord des larmes, parce que vous-même n'avez pas travaillé assez vite ? Pendant qu'Adrien examinait la santé de sa presque-femme-qui-allait-bientôt-devenir-sa-femme-officiellement, il termina de corriger ledit dossier. Eh, en plus, c'était pas fait ! Il mit une bonne note, avec la satisfaction du travail accompli. Il pourra brandir le paquet de dossiers fièrement lundi ! Aaaah, oui, mais non, en fait, il y avait le tournoi d'arts martiaux, et donc pas de cours.... Cruelle désillusion qui le prit à la gorge un bref instant. Rooh, monde cruel ! Comment avait-on pu lui faire ça ?! Il reposa ses copies avec un immense soupir. Bon, bah, voilà, voilà... Ah ah, c'était la faute de Kimmitsu, en fait ! Coupable trouvé !

– Et ça, ça vient d'où ?

– J'ai eu un léger différent avec mon petit frère, marmonna-t-elle.

Son... Ah, oui, juste, c'est que son frère l'avait agressé, ou voulu l'agresser... Son FRÈRE. SON PETIT FRÈRE ! Mais où allait le monde ?! Cyprien n'était même pas encore marié officiellement et il détestait déjà sa belle-famille. D'ailleurs, il était étonné que Gaby n'en ait pas fait du hachis, elle avait dû trop étonnée par l'intervention de son nouvel adjoint. Bon, et lui, quand pourra-t-il enfin voler à son secours, tel le preux chevalier sur son cheval blanc, pour lui porter assistance ? C'était comme ça, dans les contes de fées ! La seule petite différence, c'est que dans ce conte de fées, sa princesse n'attendait jamais le prince, elle se sauvait toute seule. Monde cruel, une fois de plus, il aimerait bien que sa princesse attende son arrivée, de temps en temps, pour qu'il colle lui-même une bonne rouste au dragon, et l'emmène ensuite voler vers les étoiles, ou mieux, vers un magnifique soleil couchant sur le bord de la plage en été. Image si belle et poétique qui lui arracha un long soupir amoureux. Oui, il était mordu, et alors ? L'été approchait à grands pas, et il voulait voir sa femme en maillot de bain. Surtout quand ledit maillot sera bien mouillé et accentuera certaines formes très féminines. Promis, il cachera les yeux des enfants.

– Il faut que vous dormiez beaucoup plus, dit-il en se relevant. Sinon vous allez finir à l'hôpital après une trop grosse chute de tension.

Mais ça, il l'empêchera ! Adrien ressortit et il se leva, prêt à rejoindre sa fiancée, mais l'infirmier le stoppa en plein mouvement. Oui, il se passait quoi ? Son ami lui donna un petit flacon avec un liquide incolore dedans. C'était quoi, du parfum ? Il puait donc tant que ça ? Merci, Adrien, moi qui te prenait pour un ami.

– C'est un petit somnifère... Tu peux lui en faire prendre une fois ou deux, mais pas plus. Bon courage.

Aaah, d'accord ! Ok, ça lui allait. Il fourra le flacon dans sa poche, puis l'infirmier repartit. Il sautilla rejoindre Gaby puis s'assit sur le bord du lit en lui prenant les deux mains, les portant à son cœur avec un sourire d'extase. Il était prêt, il devait lui parler, il devait lui ouvrir son cœur, il fallait qu'elle entende ce qu'il avait à lui dire, surtout s'ils devaient bientôt se marier.

– Gaby, ma chérie, veux-tu d'un enfant avec moi ?

– Non.

Le sourire de Cyprien se crispa brusquement sur son visage, alors qu'il restait figé. Encore plus sec que ça, c'était difficile ! Il s'apprêtait à lui demander pourquoi lorsqu'il la revit, une main crispée sur son ventre, blême, couverte de sang alors que ses agresseurs fuyaient. Hum, oui, bon, elle avait des raisons de craindre une autre grossesse. Mais là, ça sera différent, il sera là, lui ! Il pourra veiller sur elle, et il se doutait qu'elle ait les mêmes problèmes que lors de sa première grossesse. Il garda ses deux mains contre son cœur battant, fermant les yeux une seconde, puis les rouvrit, la couvant du regard.

– Je vais parler sérieusement. Ce que tu as vécu lorsque tu étais enceinte des jumeaux ne pourra plus jamais se reproduire, car tu as autant des alliés ici que chez les militaires. Tu n'es pas toute seule, tu ne le seras plus jamais, je ne te laisserai pas tomber.

Elle devait comprendre cela, elle ne sera plus jamais seule ! Il veillera toujours sur elle, d'autant plus qu'il ne l'avait pas fait assez durant ces derniers mois, qu'il n'avait été vraiment près d'elle qu'après sa violente agression... Il s'en voulait toujours pour cela, mais cette époque était terminée.

– Oui, je ne suis plus seule maintenant que tout le monde a ouvert les yeux... Dommage que je l'ai été durant mes six premiers mois de grossesse, car à cause de ça, j'ai eu le temps d'avoir bien peur de perdre mes enfants et de retomber enceinte un jour.

Cyprien rougit comme si on venait de chauffer ses joues avec un tisonnier brûlant, puis blêmit ensuite d'une façon tout à fait vertigineuse, avant de rougir à nouveau, chauffé à blanc. Il vit ensuite avec un mélange d'horreur et de consternation qu'il l'avait fait pleurer. Il. L'avait. fait. Pleurer. Il avait fait pleurer sa fiancée ! Il s'en voulut encore plus et s'empressa de la prendre dans ses bras pour la serrer contre lui.

– Je suis désolé... Je suis tellement désolé... Je n'avais pas réalisé...

Il la serra plus fort contre lui, pour lui promettre par ce geste qu'il ne fera plus jamais cette erreur. Elle put se calmer, et il la garda tout contre lui, lui frottant le dos. Ils parleront plus tard d'un autre enfant, c'était encore très tôt, et il ne voulait pas la brusquer. Il écarta ses cheveux pour l'embrasser dans le cou, cherchant quelque chose pour lui remonter le moral. Adrien avait raison, elle avait attend ses limites, car jamais elle n'aurait craqué ainsi il y a quelques jours à peine ! Il eut un frisson d'effroi en songeant qu'elle était peut-être bel et bien tombée malade. Non, non, Adrien l'aurait vu. Ne pas paniquer bêtement pour rien !

– Je vais rester près de toi, tu dois te reposer. Je te jure que ça ira, maintenant, tu n'es plus toute seule.

Il s'installa sur le lit pour voir la garder blottie contre lui, caressant sa nuque, son front, sa joue, tout ce qu'il pouvait atteindre facilement sans la forcer à bouger. Elle était épuisée, même un aveugle s'en rendrait compte ! Il aurait dû la forcer bien avant, sans attendre qu'elle en soit rendue à ce point. Il aurait dû... Il l'embrassa sur le front avec amour, fermant les yeux.

– Ça prendra le temps qu'il faut, mais tu finiras par voir que tu n'es plus seule. En attendant, on peut construire d'autres sujets, à nous deux ! Par exemple, réfléchir où on partira pour notre voyage de noces. Bahamas, ça te conviendrait ?

Il la berçait avec douceur lorsqu'on frappa à la porte. Allons bon, quoi encore ? Il se leva avec un soupir, puis alla rouvrir. C'était de nouveau Adrien, qui avait un perdu, catastrophé. Et bien ? Il ouvrait la bouche pour demander ce qui s'était encore passé, lorsqu'Adrien se mit à bafouiller que sa femme voulait le quitter car il résistait face aux militaires, qu'il devait partir la rejoindre, qu'il ne pouvait plus combattre avec eux. Cyprien mit une minute avant que ces paroles lui montent au cerveau, puis se figea. Il... Mais, non, mais non, ça ne va pas ?!! Il... Il s'interrompit lorsqu'il entendit un petit cri derrière lui. Gaby s'était levée, puis venait de s'effondrer de tout son long sur le parquet. Il cria à son tour et se précipita vers elle, la relevant avec douceur. Elle s'était évanouie... Il la soulevait lorsqu'il vit Adrien s'effondrer à son tour avec un cri rauque. Kimmitsu avança très tranquillement, en se frottant le plat de la main.

– C'est triste d'avoir de tels accès de crétinerie... Heureusement que ça se guérit.

Cyprien déposa sa femme sur le canapé, l'installant du mieux possible, alors que le Japonais s'emparait de l'infirmier par le col avec un air parfaitement impassible. Ouch, ça allait faire mal... Il éventa Gaby, essayant de la ranimer.

– Mon cher, je te considère comme un ami, donc je ne vais pas t'assommer tout de suite, on va discuter calmement. Tu vois cette femme, sur le canapé ? Si jamais elle se réveille malade à cause de toi, je t'arracherais ce qui te sert de tête...

Il lui colla une énorme baffe qui le jeta à terre, puis le saisit à nouveau des deux mains pour le relever. Cyprien grimaça, gardant Gaby dans ses bras pour essayer de la réveiller. Il en voulait franchement à Adrien, la choquer au point de la faire s'évanouir !

– As-tu pensé à faire semblant devant ta femme d'avoir cessé de combattre ? Non ? C'est dommage, ça t'aurait évité bien des maux...

Cyprien baissa la tête lorsqu'il vit Gaby battre des paupières, se réveillant. Roh ! Il déposa un baiser sur son front, en la gardant contre lui. Du calme, ma chérie, tout allait bien. Kimmitsu leur jeta un coup d'œil, alors qu'une drôle de lueur brillait dans son regard. Et plaqua tout à coup Adrien au sol en lui tordant les bras dans le dos, s'asseyant à moitié sur lui, toujours très calme et posé.

– Alors ? Quand vas-tu enfin réfléchir ?!

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Adrien de Sora
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Âge RPG : 35 ans

MessageSujet: Re: Enfin un peu de repos   Mer 27 Mai - 11:59

Adrien ne put rajouter le moindre mot, elle raccrocha brutalement. Sarah ! Il fixa le combiné, tremblant de tousses membres, les yeux révulsés, une goutte de sueur coulant le long de sa tempe. Non. Non, non, non ! Elle ne pouvait pas le quitter comme cela, pas pour ça ! Tout pouvait s’arranger, il partira avec elle s’il le faut, mais il ne voulait pas la perdre, pas elle, il en deviendrait fou, ce serait comme le priver violemment d’oxygène. Tout allait s’arranger, c’était promis, il partait la chercher. Il ne voulait pas qu’elle s’éloigne, elle lui était trop précieuse. Il laissa tomber le téléphone puis remonta très vite au troisième étage, frappant un peu brusquement à la porte. Lorsque Cyprien vint lui ouvrir, il lui expliqua très vite sa décision. Il ne voulait pas laisser tomber mais si sa femme le quittait à cause de cela… Il était désolé, mais elle passait avant tout, pour lui. Elle passait avant les causes qu’il défendait, elle passait avant tout le monde. Il l’aimait, la perdre ainsi était inadmissible. Désolé. Il devait partir la chercher.

Cyprien eut l’air choqué, mais un cri vint les interrompre. La directrice venait de s’évanouir. Il resta à la porte, profondément désolé. Seul, jamais il n’aurait ainsi abandonné, mais il y avait Sarah. Si elle ne supportait plus ce qui se passait au pensionnat, il n’avait pas le droit de la forcer, il ne pouvait pas l’obliger à vivre en sachant que son mari se mettait sciemment en danger pour défendre l’école. Il devait d’abord penser à elle, à son bonheur, il lui en avait fait le serment lorsqu’il l’avait épousé. Il allait le dire à Cyprien lorsqu’il cria à son tour en recevant un brusque coup dans la nuque qui l’assomma à moitié, l’envoyant au sol. Ouille… Qu’est-ce qui… Il se retourna, avec un certain mal de tête, puis pâlit en voyant le sous-directeur s’avancer.

Kimmitsu – C'est triste d'avoir de tels accès de crétinerie... Heureusement que ça se guérit.

Il se pencha puis le saisit au collet des deux mains, alors qu’Adrien commençait à paniquer. C’était normal qu’il songe d’abord à sa femme ! Il ne voulait pas abandonner les enfants mais s’il perdait sa femme… Désolé, il ne pouvait pas le supporter, pas une seconde fois ! Il ne servirait plus à rien, ici, sans Sarah ! Il ne pourrait rien faire si on le privait du seul pilier qui lui permettait de vivre aujourd’hui, tout le monde pouvait comprendre ça.

Kimmitsu – Mon cher, je te considère comme un ami, donc je ne vais pas t'assommer tout de suite, on va discuter calmement. Tu vois cette femme, sur le canapé ? Si jamais elle se réveille malade à cause de toi, je t'arracherais ce qui te sert de tête...

Il le frappa avec une énorme gifle puis se saisit à nouveau de lui. Adrien grimaça, sans essayer de se défendre, les yeux fermés. Ils avaient le droit d’être furieux, dégoûtés, outrés, de le traiter de lâche ou d’ordure. Oui, abandonner les élèves était plus que dégoûtant. Mais sans sa femme, il ne pouvait plus rien faire. Il ne pouvait tout simplement pas continuer s’il la perdait !

Kimmitsu – As-tu pensé à faire semblant devant ta femme d'avoir cessé de combattre ? Non ? C'est dommage, ça t'aurait évité bien des maux...

Lui faire croire que… Il devait lui mentir ? Il pouvait lui mentir afin de continuer à… Il ne put pas réagir lorsque Kimmitsu le plaqua tout à coup sur le parquet, lui tenant les bras dans le dos. Lui mentir. Mentir à Sarah. Mentir à sa femme ? Faires emblant d’avoir abandonné et continuer en cachette à… Il rougit, n’ayant effectivement pas pensé une seule seconde à cette solution. Comment aurait-il pu y penser, enfin ?! Leur mariage était une relation de confiance et d’amour, il n’avait jamais songé à lui mentir ou à lui dissimuler quoi que ce soit. Il n’osait plus bouger, le cœur au bord des lèvres. Mentir à sa femme… Et si jamais elle le découvrait et le quittait pour cela ? Il en avait les larmes aux yeux, terrifié à l’idée de la perdre.

Kimmitsu – Alors ? Quand vas-tu enfin réfléchir ?!

Adrien – Je ne veux juste pas la perdre, murmura-t-il. Mais je n’avais pas pensé à… tout lui cacher…

Continuer à se battre en lui dissimulant tout pour qu’elle ne souffre pas ? Il pouvait… Oui, cela, il le pouvait… Il le devait. Mais il devait aller la chercher, qu’ils parlent ensemble, qu’il l’aide à se calmer, qu’il lui montre qu’il l’aimait. Il ne voulait pas qu’elle s’éloigne de lui.

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Enfin un peu de repos
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