1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Règlement de compte à l'ancienne

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MessageSujet: Règlement de compte à l'ancienne   Sam 28 Fév - 22:35

Victor leva le bras avec un sourire innocent, effleurant l'interrupteur du bout des doigts. L'homme allongé sur le lit ne pouvait bouger, mais le fixait d'un air à la fois terrorisé et suppliant. Victor tapota l'interrupteur, se demandant à voix haute s'il allait, simplement en appuyant dessus, stopper l'oxygène qui était envoyé au gars cloué dans ce lit, et ainsi le faire passer de vie à trépas. Alors, que faire, que faire ? Il lui sourit de plus belle, caressant l'interrupteur avec nonchalance, s'amusant à rendre son patient fou de terreur et de désespoir. Il avait envie de prolonger la torture, imaginant avec délice tous ceux qui pourraient se trouver à la place de ce type, impuissants, à regarder leur vie dépendre entièrement d'un autre, et ne rien pouvoir faire contre. Doux et absolu sentiment de pouvoir ! Il eut un bref éclat de rire, puis se pencha sur sa victime du moment, lui léchant la joue avec un grand sourire. L'homme se mit à gémir, tout à fait terrorisé.

Victor – Je rigolais, mon coco, je ne vais pas te tuer, dit-il en haussant les épaules. J'ai encore de bonnes heures d'amusement avec toi à ne pas manquer.

Il en rit encore, puis se redressa, les mains dans les poches, quittant la chambre. S'amuser, c'était bien, de temps en temps, cela vous détendait à un point incroyable ! D'ailleurs, en parlant d'amusement, il aimerait voir ce que devenait une de ses cobayes préférées, en ce beau lundi du moi de mai. Il regarda sa montre rapidement, puis se dirigea vers le réfectoire, s'arrêtant à l'entrée, et s'appuya nonchalamment contre les portes d'entrée. Il la repéra très vite, assise à la table des professeurs. Il avait senti sa peau si douce, et rêvait de recommencer. Rien qu'à cette idée, des preuves de sa virilité se faisaient durement ressentir. Il passa la langue sur ses lèvres, avec un regard de fauve. Il était en repos, aujourd'hui, mais rien ne l'empêchait de prévoir son menu du lendemain. Il sourit en regardant sa poitrine, tête légèrement penchée. Il aimerait y poser les mains, s'approprier de nouveau ce corps comme sa propriété personnelle. La posséder une fois de plus. Il en frémit d'extase en l'imaginant soumise à lui, réduite à l'impuissance, alors qu'il la faisait sienne.

Il promena ensuite le regard sur le grand réfectoire, regardant les têtes des mômes une par une. Lequel pourrait-il prendre, là, tout de suite, pour se faire un petit casse-croûte ? Il y avait tant de nouveaux joujoux tous neufs que l'armée lui fournissait et qu'il brûlait d'essayer, et tant de cobayes juste à portée de main. Tous ces beaux morceaux de viande jeunes et frais, il n'avait qu'à se servir ! Il repéra alors une tête blonde familière. Aaah, oui, c'était le gosse qui était venu l'interrompre, cette fameuse nuit ! Va pour lui, même s'il ne fera guère plus d'une bouchée. Il s'avança tranquillement dans le réfectoire, un sourire pervers aux lèvres, vers le mioche, puis s'arrêta une fois derrière lui. Pas bien gros, en effet, il ne tiendra pas très longtemps, une fois entre ses mains, mais peu importe, il pourra au moins lui procurer, disons... Une heure d'amusement, au minimum ? Pas trop mal.

Victor – Salut, le mioche, sourit-il.

Morveuse – Ne le touchez pas !

Il haussa un sourcil en voyant que le microbe d'à côté s'était levée d'un bond. Il s'apprêtait à la renvoyer d'une pichenette quand il aperçut du coin de l'œil une volée de cheveux blonds puis sentit un poing s'écraser violemment sur son nez. Il eut un cri de surprise, tombant un mètre en arrière à terre, puis releva la tête, la bouche en sang, la lèvre fendue. Il vit alors sa proie numéro une debout devant lui, avec un rictus satisfait. Sale garce ! Elle avait osé ! La morveuse derrière avait couru dans les bras de son frère, comme pour se protéger. Il s'essuya la bouche d'un revers de manche, puis se releva, furieux.

Victor – Ça va pas ?! Vous êtes une vraie dingue, sale...

Il s'interrompit avec un hurlement de douleur lorsqu'il reçut un second coup de poing en plein dans le nez, puis un coup de pied directement dans les bijoux de famille. Il hoqueta et se plia en deux, tombant à genoux, n'ayant plus aucun souffle dans les poumons, tant il avait mal. Put**... Trop mal. Beaucoup trop mal... Plus bouger. Il reprit son souffle et se releva à nouveau, les joues rouges, le regard vif.

Victor – Belle vengeance, sale garce ! Vous êtes satisfaite de vous battre parce que je vous ai violée ?!

Elle se raidit, puis sourit d'un coup, ramenant ses cheveux derrière ses épaules, alors qu'il la regardait sans comprendre. Elle fit doucement craquer ses deux mains, les yeux soudain bouillant de colère, et il perdit son sourire. Il reçut le coup suivant en plein dans le ventre, puis un autre coup de coude dans la nuque qui l'envoya se cogner la tête à terre. Sonné, il resta un moment sans bouger, essayant de reprendre ses esprits. Cette espèce de... Il se mit à quatre pattes, crachant un peu de sang, avec un grognement de douleur.

Gabriella – On va dehors ? proposa-t-elle avec un grand sourire. Je peux même vous y traîner par le cou, s'il faut, je ne vais tuer personne devant les enfants.

Victor – Espèce de...

Morveuse – Ne faites pas ça ! Vous n'êtes pas comme ça, il ne faut pas s'abaisser à ce niveau-là... S'il vous plaît, le tuer ne changera rien.

Il se tourna vers la gamine, en même temps que la directrice, vers la mioche. De quoi je me mêle ? Elle leva les yeux au ciel puis soupira, se rapprochant de lui avec un regard mauvais. Il réussit à se lever de nouveau, titubant à moitié. Il avait affreusement mal dans tout le corps, mais il était un homme, et il ne pliera face à cette... Cette... Une volée d'insultes bien gratinée, lui monta à la bouche, alors qu'il lui lançait un regard noir.

Victor – Z'êtes vraiment une folle et une sale garce, pas étonnant que l'armée ait voulu vous recruter ! La seule chose de valable chez vous, c'est votre corps qui reste, ma foi, tout à fait délicieux. Mais pour le reste, vous êtes juste une pauvre garce trop puissante. Une... une arme humaine, voilà ce que vous êtes !

Il appuya sur son bras pour remettre une articulation en place, alors qu'un silence de mort s'était abattu sur tout le réfectoire. Cependant, alors qu'il se préparait à parer un coup, elle éclata de rire, les deux mains sur les hanches, sans que son regard prenne la moindre chaleur pour autant.

Gabriella – Vous n'avez vu que le côté femme bafouée et énervée, pour le moment. Vous tenez vraiment à voir le côté arme humaine ?

Victor – J'imagine que vous l'avez déjà bien montré à l'armée. Assez pour devenir un de leurs braves toutous obéissants ! Ça ne vous a jamais gêné d'être plus monstre que femme ?
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Kimmitsu Nakajima
Sous-directeur
Professeur d'arts martiaux

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  • Membre
Récits : 272

Âge RPG : 42 ans

MessageSujet: Re: Règlement de compte à l'ancienne   Mar 10 Mar - 20:38

Kimmitsu s'écarta d'un pas pour laisser passer sa collègue, faisant semblant de ne pas avoir remarqué qu'elle pleurait pour ne pas la gêner. Elle murmura un bref "merci" puis dit qu'elle allait rentrer chez elle et voir son mari. Il la suivit du regard, pensif, debout à la porte du dojo, les mains croisées. Il était conscient que cette histoire lui avait beaucoup de peine, et lui causait un très grand trouble. Elle refusait que s a seule fille s'approche des militaires et des guetteurs, peu importe toutes les raisons avancées, et ne supportait pas qu'elle se mette ainsi en danger. Kimmitsu comprenait très bien ce cri de la part d'une mère qui ne voulait que préserver son unique enfant, mais il n'avait pas obligé Océane à prendre cette décision. Il lui avait exposé les faits, en prenant bien soin de ne pas l'influencer, et lui avait expliqué la vision de chacun des deux camps. Mais c'était elle, et elle seule, qui avait décidé en son âme et conscience de s'engager et d'espionner. Il ne lui avait pas forcé la main, même si Xiao-Hong ne l'acceptait pas.

Il rangea seul le dojo, avant de partir déjeuner. Xiao-Hong s'inquiétait, bien sûr, mais il pouvait lui assurer qu'il veillait sur sa fille. Il l'avait prise comme élève, et n'allait guère renier cet engagement, même si le monde tout entier venait à sombrer dans le feu et la guerre. Il ne se contentait pas d'enseigner à Océane diverses techniques de combat et de contrôle de soi. Un maître s'engageait aussi à accompagner son élève sur le développement moral, et veiller sur lui tout au long de son parcours. Peut-être était-ce "vieux jeu", mais c'était ainsi. Kimmitsu avait été élevé dans cette idée. Lorsque vous vous engagiez pour une personne, seule la mort ou une faute grave pouvait vous défaire de votre serment. Ainsi, Océane pouvait avoir confiance, il sera à ses côtés durant tout le temps où elle aura besoin de lui. Le jour où elle pourra s'en passer, il la laissera aller sur son propre chemin, et elle pourra revenir demander conseil dès qu'elle le souhaitera. Il est vrai, cependant, qu'il était plus facile de créer ce genre de liens avec des personnes nées dans cette culture et qui la comprenaient, qui étaient imprégnées par elle.

Une fois le dojo rangé, il se rendit au réfectoire, sa veste sur le dos, préparant mentalement les exercices qu'il allait donner à ses différentes classes pour les prochaines leçons. Il rentrait lorsqu'il vit au milieu de la salle cet homme, ce médecin ignoble qui avait violé sa supérieure hiérarchique, que lui-même avait rencontré dans les sous-sols et qui l'avait renvoyé balader, sans la moindre once de politesse. Il était à terre, visiblement mal en point, mais se releva, titubant. Avait-il été frappé ? Il releva le regard, puis vit la directrice, devant lui, plus furieuse que jamais. Oh, tout s'expliquait. Comment cet homme osait-il venir ici ?! Il devait savoir que rien n'est plus porteur que la colère d'une femme humiliée. Il trouva incroyable que cet homme ose venir la narguer jusqu'ici.

Médecin – Z'êtes vraiment une folle et une sale garce, pas étonnant que l'armée ait voulu vous recruter ! La seule chose de valable chez vous, c'est votre corps qui reste, ma foi, tout à fait délicieux. Mais pour le reste, vous êtes juste une pauvre garce trop puissante. Une... une arme humaine, voilà ce que vous êtes !

Il écarquilla les yeux, choqué sur le moment. Puis regarda Gabriella-sama. Elle avait rit, contre toute attente, mais il pouvait sentir d'ici la colère extrême qui pulsait en elle. Et qui pourrait le lui reprocher ? Qui pourrait lui en vouloir d'avoir des envies de meurtres sur cet homme ? Cependant, mieux valait qu'elle ne le tue pas ici. Elle pourrait choquer de trop jeunes élèves dans le réfectoire, et même des élèves plus âgés. Il s'approcha, regardant au passage le degré de frayeur qu'avaient déjà atteint les élèves. Certains semblaient déjà au bord de l'évanouissement, et il fallait avouer que la directrice n'était guère rassurante, d'autant plus que tout le monde pouvait voir la crosse de l'arme qu'elle portait.

Directrice – Vous n'avez vu que le côté femme bafouée et énervée, pour le moment. Vous tenez vraiment à voir le côté arme humaine ?

Médecin – J'imagine que vous l'avez déjà bien montré à l'armée. Assez pour devenir un de leurs braves toutous obéissants ! Ça ne vous a jamais gêné d'être plus monstre que femme ?

Kimmitsu – Il y a bien un monstre, dans cette salle, mais vous ne le voyez guère au bon endroit, dit-il d'un ton ferme en s'interposant entre les deux, les mains levées. Si vous tenez à poursuivre cette altercation, mieux vaudrait aller dehors, il y a des enfants, ici.

Il recula d'un pas, implorant du regard la directrice de ne pas laisser éclater sa colère ici, bien qu'elle soit parfaitement en droit de le faire, et il la comprenait. Il resta bien droit, attendant que le docteur s'aperçoive qu'il était temps de partir. Lorsqu'il le fit enfin, Kimmitsu attendit qu'il ait disparu avant de se tourner vers la directrice. Elle était encore blême, les yeux brillant de colère, mais elle pouvait s'apaiser, à présent.

Kimmitsu – Même si on vous considère comme une arme humaine, Gabriella-sama, je continuerais à vous suivre dans ce combat, déclara-t-il d'une voix forte, au milieu de ce silence mortel qui pesait encore sur le réfectoire. Moi et bien d'autres personnes, même si elles sont militaires.

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