1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Aime-moi je t'aime

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Cyprien Redfire
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MessageSujet: Aime-moi je t'aime   Ven 27 Fév - 22:45

Un, deux, trois, et bam ! Gagné une fois de plus ! Cyprien abattit ses cartes d'un air triomphal, assis, ou plutôt à moitié affalé, sur les marches du pensionnat, au-dehors, sous le soleil encore très lourd malgré le soir qui tombait. Trois parties de gagnée ! Il était imbattable à ce petit jeu. L'étudiant contre qui il jouait eut un sourire dépité, puis redistribua les cartes. Il eut un sourire, passant une main dans ses cheveux déjà bien ébouriffés. C'était une soirée très agréable, pas d'orage, ni de déchaînement absolu de colère. C'était une soirée calme, tranquille, douce, et la chaleur de la journée planait encore sur eux. Quasiment tous les élèves jouaient dans le parc, enfin débarrassé des tentes militaires et de certains camions. La plupart des professeurs étaient dans le parc aussi, à profiter de cette soirée. Il battait les cartes lorsqu'il remarqua, détendu, lorsqu'il entendit de petits cris de surprise, plus loin. Mmh ? Il n'y prêta pas attention, un brin d'herbe coincé entre ses dents.

Il avait eut le temps de remporter une autre partie lorsqu'il vit Estelle, les deux enfants de Gaby dans les bras, rentrer à l'intérieur, toute blanche. Puis d'autres élèves, bien plus agités qu'ils ne le devraient en un dimanche soir, passer en échangeant sur un ton pressé. Quoi, encore, que s'était-il passé ? Il ramassa les cartes en soupirant, puis se leva, secouant ses habits, pour partir en enquête. Il traversait le parc, mâchouillant son brin d'herbe, quand il croisa la gamine Karinof, qui était encore plus blanche que d'habitude. Il regarda d'abord autour de lui pour repérer une éventuelle catastrophe, mais tout avait l'air parfaitement normal.

– Eh, ça va bien ? lança-t-il à la petite, les mains dans les poches.

Il aimerait bien qu'il n'y ait pas d'autres problèmes ce soir, la vie était belle, pourtant ! Il voyait tout en rose depuis qu'il s'était fiancé ! Tout lui paraissait beau, merveilleux, fantastique, agréable, mirifique, bref, c'était... C'était... Comment expliquer cela ? Il naviguait dans un bel univers rose bonbon où de petits anges jouaient de la harpe en chantant des chansons d'amour terriblement mièvres et dégoulinantes de douceur. La gamine lui fit de gros yeux, puis s'agita d'un coup en ouvrant grand la bouche. Ouh là ! Elle était malade ? Ou trop stressée ? Il jeta le brin d'herbe à côté de lui, perplexe.

Laura – La dir.. La direc... La directrice... Militaire... Elle est... Elle est général de division !

Cyprien hurla aussitôt de rire, les mains sur les côtes, la bouche grande ouvert, les yeux fermés, le souffle coupé. Il rit deux bonnes minutes, secoué tout entier, tant l'idée était impossible et ridicule. Pas mal ! Il s'essuya les yeux, encore secoué de gloussements, puis sourit à Laura. Vraiment pas mal du tout ! Mais franchement, ce genre de blague... Comme si Gaby pouvait porter un uniforme ! C'était tellement ridicule ! Rah la la, qu'est-ce qu'ils pouvaient inventer, ces jeunes, ils avaient une imagination incroyable !

– Pas mal ! Tu en d'autres, des comme ça ?

La petite lui rendit une moue furieuse, et il haussa un sourcil. Et bien quoi ? Elle tendit le bras pour désigner un coin derrière lui, et il tourna la tête. Le pensionnat ? Et bah quoi, le pensionnat ? Il revint ensuite vers elle, très amusé, et ayant le plus grand mal à le cacher. Elle devait avoir bien du temps à perdre si elle inventait encore ce genre de blague. Ces gamins,s 'ils n'existaient pas, il faudrait vraiment les inventer !

Laura – Mais c'est vrai ! Elle est avec l'uniforme et tout ! Allez voir par vous-même !

– Tu reconnais les uniformes d'un général de division ? dit-il sans parvenir à dissimuler un très large sourire.

Laura – Mon père est Général ! s'écria-t-elle, encore plus vexée. J'en ai vu passer durant toute mon enfance, des généraux de division !

– Ah, d'accord, d'accord, l'ennemie public numéro une est devenue générale ? dit-il d'un ton très léger. Et ma future femme, en plus, elle doit être sexy en uniforme.

Il sourit de plus belle, une main sur sa bouche, puis lui dit qu'il allait voir de lui-même ce qui se tramait. Gabriella, générale ? Impossible ! Il rentra au pensionnat, puis grimpa les escaliers avec bonne humeur. Il arriva assez vite au troisième étage, puis toqua à la porte de sa fiancée avant d'ouvrir. Il entra, puis s'arrêta net en voyant sa Gabriella, debout dans le salon, en soutien-gorge, et en train d'enlever une chemise blanche. Elle lui jeta un long regard surpris, alors qu'il la dévisageait, son regard dur, son pantalon bleu, avec des bottes courtes, noires, à lacets. Elle était vraiment devenue... Il savait qu'elle risquait de le faire, pour espionner, mais passer directement générale, wow ! Il sentit aussi une certaine tension dans son pantalon, tout en refermant la porte. Elle avait laissé tomber la chemise sur le canapé, et il eut soudain une brusque envie de lui enlever tout le reste lui-même. Il resta sans bouger, alors qu'elle secouait ses cheveux, puis enlevait ses chaussures, avant d'attraper ses affaires et d'aller les jeter dans le panier de linge de sa chambre.

Gaby – Ne me pose pas de questions, grinça-t-elle avec une mauvaise humeur évidente.

– Non, sourit-il. Je suppose que tu dois savoir ce que tu fais.

Il s'approcha puis l'enlaça doucement par-derrière, aussitôt électrisé par sa peau nue, et déposa un baiser dans son cou, découvrant au passage à quel point elle était tendue. Elle marmonna qu'elle n'avait pas la tête à ça, et il leva les yeux au ciel. Elle pouvait bien penser à elle aussi, de temps en temps, ça n'allait pas la tuer ! Elle aussi avait ce genre de besoin, besoin d'amour, besoin d'être comblée physiquement parfois, besoin de détente, besoin de s'amuser. Il la garda dans ses bras, décidé à persévérer.

– Arrête, juste dix minutes, de penser au pensionnat, ou de penser à autre chose que toi-même, dit-il en l'embrassant de nouveau dans la nuque. Je sais que c'est difficile pour toi, mais respire, détends-toi...

Il la poussa doucement contre le lit puis la poussa à s'allonger, passant les mains dans ses longs cheveux blonds, puis effleurant sa poitrine, avant de capturer à nouveau ses lèvres. La détendre était presque une mission impossible, mais Cyprien était patient, et il n'abandonnait pas. Il fit glisser ses doigts plus bas pour défaire la ceinture du pantalon, puis le tirer pour le lui enlever, dévoiler ses jambes très fines. Une fois débarrassé de ça, il l'embrassa sur tout le corps, multipliant les caresses, voulant à tout prix qu'elle cesse d'être aussi crispée. Peu à peu, elle se laissa aller dans ses bras, et il retira sa chemise, avant de commencer à jouer avec le soutien-gorge de sa belle. Il ôta ses chaussures, chaussettes, et son propre pantalon, avant de se repositionner au-dessus d'elle, lové contre elle, les yeux à demi fermés.

– Je vais t'enlever tous tes sous-vêtements, murmura-t-il avec un sourire taquin, puis on va pouvoir jouer entre adultes, tous les deux, ma belle. On aura tout le temps de discuter plus tard...

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Gabriella de Lizeux
Directrice
Général de division

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Âge RPG : 33

MessageSujet: Re: Aime-moi je t'aime   Dim 8 Mar - 12:02

Il n'était jamais trop tard pour agir, elle le savait, mais parfois, la partie s'annonçait tellement serrée qu'on se demandait comment on pouvait avoir la moindre chance de l'emporter. Elle grimpa dans la voiture qui l'attendait, alors que son nouvel assistant lui avait assuré d'avoir fait ramener toutes ses affaires chez elle comme elle l'avait demandé. Humph, elle lui avait juste demandé de s'en occuper, mais soit. Rentrer en uniforme ne la gênait as, elle ne comptait pas dissimuler ses actes. A quoi bon après tout ?  Le Maréchal savait très bien qu'elle n'agira que pour ses propres convictions, comme lui-même le fera. Il n'y avait aucun besoin de mentir ou se cacher, ni besoin de ne pas afficher très clairement ses intentions. Elle pouvait agir comme elle l'entendait, car il ne tenait qu'à elle d'esquiver les pièges qui se dresseront surs on chemin. On lui en tendra, elle en posera à d'autres, et à chacun de se débrouiller, à présent. Son regard brilla lorsqu'elle songea aux mois qui allaient venir. Le sentiment d'avoir enfin les mains libres pour défendre ses valeurs avait quelque chose de merveilleux.

Elle n'aurait jamais cru que le Maréchal puisse vouloir faire ça. Qu'il accepte sciemment la possibilité de perdre, et qu'il fasse même en sorte qu'elle dispose des mêmes armes que lui pour mener ce combat. Il avait un grand sens de l'honneur, elle lui reconnaissait très volontiers cela, et surtout, et c'était ce qui lui importait le plus, il suivait le même mode de pensées qu'elle. Cela voulait dire qu'elle allait avait la possibilité de lire dans son jeu et donc de se défendre plus facilement. Chacun d'eux avaient une vision différente de l'avenir de ce pays, et leur duel allait décider de ce qui en adviendra. Il voulait lui aussi défendre son pays, avec des méthodes bien différentes des siennes, mais le résultat sera au final le même. Tout ce qui changera sera le contrôle exercé sur la population et le contrôle des dons existants. Elle eut un regard pensif sur le pensionnat quand la voiture passa les grilles du parc. Tout allait se jouer maintenant. Peu importe que la plupart des professeurs ne la soutiennent plus. Ils ne pourraient pas comprendre le changement des règles du jeu, et elle ne pouvait plus se permettre de se laisser entraver par qui que ce soit. Elle avait ses alliés, et devait en gagner d'autres.

Sortant de la voiture, elle regagna le pensionnat, sans se soucier de choquer tous les élèves sur son chemin. Plus de temps à perdre, à présent, les semaines qui allaient suivre seront décisives. Elle croisa Estelle, qui gardait ses deux enfants pour la journée, et la salua d'un geste avant de rentrer à l'intérieur du pensionnat, s'engageant dans les escaliers. Elle savait qu'elle n'était pas une mère très câline, mais trouver le moyen de préserver ses deux enfants de la guerre était bien plus important à ses yeux que rester des heures un dimanche à se contenter de les regarder dormir. Elle rentra chez elle puis claqua la porte, poussant un grand soupir. Cyprien avait commencé à apporter quelques affaires, mais était loin d'avoir fini de déménager chez elle. Ils devaient réorganiser l'appartement pour leur nouvelle vie de couple, mais là, tout de suite, elle n'avait pas la tête à ça. Elle commençait à enlever sa veste et se déshabiller pour ré-enfiler des vêtements civils quand Cyprien entra tout à coup, et se figea tout net. Qu'est-ce qu'il y a, encore ? Elle laissa tomber sa chemise puis enleva ses chaussures, allant mettre le tout dans la panier. Sa seule préoccupation du moment était de concevoir un plan pour gagner d'autres alliés, et pas de détailler tout le contenu de la journée.

Gaby – Ne me pose pas de questions.

Cyprien – Non, sourit-il. Je suppose que tu dois savoir ce que tu fais.

Il l'enlaça tout à coup et elle fit la moue, plissant les yeux. Il l'embrassa dans le coup, puis elle lui dit qu'elle n'avait pas la tête à faire l'amour, elle était occupée, et ce n'était juste pas le moment. Il leva les yeux au ciel, alors qu'elle retenait un soupir. C'était vrai ! Le temps filait vite, elle devait rester concentrée et ne pas se laisser distraire par des distractions aussi bassement basiques que l'attirance physique. En plus, Estelle allait bientôt revenir avec les jumeaux. Elle les gardait jusqu'à ce soir car elle voulait qu'ils puissent jouer – avec tous les jeux pour cet âge qu'avait eu Wyatt, sans doute – mais l'heure tournait. Ce qui n'était visiblement pas le soucis de Cyprien qui la garda contre lui. Elle ferma les yeux un instant, pas du convaincue d'avoir le droit de se laisser aller, même pour lui. Elle avait toujours peur qu'un autre problème ne surgisse encore, une fois de plus, comme cela arrivait si régulièrement, et avait eu sa dose pour la journée.

Cyprien – Arrête, juste dix minutes, de penser au pensionnat, ou de penser à autre chose que toi-même, dit-il en l'embrassant de nouveau dans la nuque. Je sais que c'est difficile pour toi, mais respire, détends-toi...

Il la poussa doucement à s'allonger sur le lit, puis l'embrassa à nouveau à pleine bouche. Elle ferma les yeux alors qu'il commençait à jouer avec elle, et elle s'efforça de faire ce qu'il lui demandait, même si son esprit tournait toujours en boucle sur le thème "Trouver un plan, défendre l'école, trouver un plan, défendre l'école, continuer al lutte, avoir des alliés". Mais rah, se détendre, c'était facile à dire ! Elle ne pouvait pas se détendre dans une telle situation ! Même si Cyprien s'employait de bon cœur à ça. Elle réussit à souffler un peu, mais la question persistait tout de même : pourquoi diable voulait-il l'épouser, au juste ? Il y a des dizaines de femmes qui auraient pu mieux lui convenir. Des femmes avec le même tempérament que lui, qui savaient s'amuser, et qui auraient été très heureuses de simplement rester avec lui dans une petite maison de campagne avec une ribambelle de gamins autour d'eux. Une vie à se contenter d'un travail de bureau, et de rentrer chez soi le soir à écouter la radio alors que les enfants jouaient dehors. Une vie sans se soucier de l'avenir de la France ou des décisions du Gouvernement. Oh mon Dieu, quelle horreur.

Cyprien – Je vais t'enlever tous tes sous-vêtements, murmura-t-il avec un sourire taquin, puis on va pouvoir jouer entre adultes, tous les deux, ma belle. On aura tout le temps de discuter plus tard...

Un jour, il faudra qu'elle sache comment les gens s'y prenaient pour sourire comme ça... Ou même pour sourire tout court, d'ailleurs, car elle ne trouvait pas ça très naturel, personnellement. Elle se laissa faire lorsqu'il se mit à l'embrasser là où il pouvait, tout en lui enlevant son soutien-gorge. Elle n'avait pas le cœur à le repousser ou à lui dire que vraiment, elle ne voyait pas l'intérêt de se reposer maintenant, après une journée pareille. D'autres lui diraient qu'au contraire, elle avait toutes les raisons de se reposer, mais elle ne voyait pas les choses ainsi. Elle passa ses bras autour du cou de Cyprien lorsqu'il revint l'embrasser sur la bouche, puis ferma les yeux, essayant de se détendre, par peur qu'il se sente rejeté ou qu'il soit blessé. Au bout d'un moment, elle parvint à décrisper un peu, et se laissa aller contre lui. Il eut un sourire très large, qu'elle ne put cependant lui rendre.

Ils firent l'amour avec douceur, alors que la chambre plongeait dans le noir. Si les événements actuels ne la quittèrent pas, elle put se détendre assez pour sentir protégée, près de lui, et ne plus avoir peur de la prochaine catastrophe. Il souriait beaucoup, lui murmurait des dizaines de mots d'amour, et semblait ne même pas lui en vouloir lorsqu'elle peinait à trouver quoi dire pour répondre. Elle ne comprenait pas pourquoi il l'aimait... Il ignorait combien de temps il s'était passé depuis qu'il était venu la rejoindre, mais elle finit par s'endormir contre lui, au creux du lit, alors qu'il la serrait dans ses bras. Elle avait lutté quelques minutes contre le sommeil, puis s'était laissé aller, ses yeux se fermant tous seuls, sans qu'elle puisse rien agir contre.

Ce fut un rayon de soleil qui la réveilla. Elle ouvrit péniblement les yeux, puis sursauta, paniquée en constatant qu'il faisait jour. Elle se leva très vite et enfila son peignoir Quelle heure était-il ? Elle courut pieds nus à la chambre de ses enfants, puis soupira de soulagement en voyant qu'ils étaient bien là, encore endormis. Elle s'était endormie avant qu'Estelle ne les ramène ? Elle dénicha une horloge et vit qu'il était six heures du matin. Oh, ça va, elle n'était pas en retard. Un petit bruit l'alerta, et elle retrouva Cyprien en train de faire le petit-déjeuner dans la cuisine. Assez confuse, elle lui dit bonjour, passant une main dans ses cheveux.

Gaby – Cyprien, comment as-tu pu tomber amoureux de moi ? finit-elle par lui demander en s'approchant. Je veux dire... Il y a des dizaines d'autres femmes qui auraient été mieux, pour toi. Alors pourquoi moi ?

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Cyprien Redfire
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MessageSujet: Re: Aime-moi je t'aime   Dim 8 Mar - 21:51

Pour le professeur de sciences, ce moment-là restera gravé dans sa mémoire à tout jamais. Pour la première fois, il pouvait enfin toucher et embrasser celle qu'il aimait depuis des années. Pour la première fois, il pouvait faire glisser ses mains sur ce corps doux et chaud, la tenir dans ses bars sans crainte d'être repoussé, lui murmurer des mots d'amour sans interruption. Ils n'étaient qu'eux deux, et plus rien d'autre ne comptait à ses yeux. Ils étaient juste eux deux, et le reste du monde pouvait bien faire ce que bon lui chantait, il n'en avait cure, en cet instant. L'école pouvait prendre feu, une bataille filles contre garçons pouvait bien se déclencher, quelle importance ? Il l'embrassait et la câlinait, faisant tout pour qu'elle se détende à son tour, laissant retomber au sol leurs derniers vêtements. Le soir tombait, la nuit leur faisait de l'œil et les enveloppait dans son cocon, pour les protéger de tout. Il s'était glissé en elle dans un souffle, en un mouvement, électrisé par le contact de leurs peaux nues.

Ils firent ainsi l'amour durant une bonne heure, dans le silence de la chambre, et il ne pensait plus à rien d'autre qu'à elle et lui, leurs corps entremêlés, leurs souffles. Enfin libres de s'aimer comme ils l'entendaient, enfin libres de se comporter comme deux adultes qui ne suivaient que leur bon plaisir. Peu à peu, il sentait que Gaby se relâchait, qu'elle était plus fatiguée. Elle finit par s'endormir dans ses bras, et il l'embrassa une dernière fois sur la bouche, longuement, avant de la déposer sur le lit, délicatement, comme une rose fragile. Il la recouvrit du drap et de la couverture, glissé à ses côtés, et s'appuya sur un coude, la regardant dormir. Elle faisait plus fragile et innocente ainsi, avec ses cheveux blonds éparpillés sur l'oreiller blanc. Il joua un instant avec, souriant puis soupira d'aise. Il entendit soudain un toquet timide à la porte et s'habilla vite fait avant de filer ouvrir, ayant peur que sa future femme ne se réveille. Estelle était venu ramener les enfants. Il alla les coucher avec elle, sur la pointe des pieds, et remercia Estelle.

– La maman dort, dit-il avec un sourire attendri. Merci beaucoup, et à demain !

Il s'assura que les deux petits étaient bien installés, dans leur berceau, sous une couverture blanche, qu'il remonta légèrement sur eux. Il leur caressa un instant la joue, cherchant par amusement des similitudes avec leur mère. Ils avaient déjà les mêmes cheveux. S'étirant, il fila au lit à son tour, s'endormant presque aussitôt. un sommeil très léger car l'excitation et le bonheur l'empêchaient de se reposer véritablement. Il se leva très tôt, puis s'ingénia à faire un bon petit-déjeuner, décidé à l'apporter à sa femme au lit sur un plateau, avec une fleur dessus, peut-être une rose. Il s'activait lorsqu'il vit Gaby arriver à son tour, pieds nus et en peignoir. Plan petit-déjeuner-fleur-romantisme-ratééééé. Mais bon, tant pis, il aura sûrement d'autres occasions ! En attendant elle pouvait s'asseoir à table, tout sera bientôt prêt ! Pas envie d'aller au réfectoire, ce matin, même si les élèves étaient beaucoup moins bruyants le matin. Sauf qu'elle ne semblait pas très à l'aise... Si elle était fatiguée, elle devrait retourner au lit ! Mais pourquoi s'était-elle levée, au juste ? Oui, c'était lundi, mais il était très tôt, encore.

Gaby – Cyprien, comment as-tu pu tomber amoureux de moi ? finit-elle par lui demander en s'approchant. Je veux dire... Il y a des dizaines d'autres femmes qui auraient été mieux, pour toi. Alors pourquoi moi ?

Il en lâcha le morceau de pain qu'il tenait, la bouche grande ouverte, et faillit bien en tomber par terre. Pourquoi.... Non, non, la vraie question, c'est pourquoi elle se demandait ça ! Elle se considérait comme moins bien que ces "dizaines d'autres femmes" ? Il jeta par dessus son épaule la malheureuse cuillère qui n'avait pourtant rien, demandé à personne et courut presque vers elle, l'attrapant par les épaules.

– Pourquoi ? Pourquoi ?! Mais parce que c'est toi que j'aime ! Ça ne s'explique pas ! Je suis tombé amoureux de toi quand j'avais quatorze ans et... Enfin, ce n'est pas quelque chose qu'on explique, on se contente de le vivre ! Crois-moi, j'ai eu le temps de regarder les autres femmes, mais c'est toi que je voulais.

Gaby – Attends... Tu as commencé à lorgner sur moi alors que j'avais.... Douze ans ?

Heu, oui, mais... Oui... Vu comme ça... Il rougit comme jamais, puis sourit maladroitement. Ce n'était pas du tout malsain, après tout, il ne pensait pas faire l'amour avec elle, il la trouvait juste sympa, attirante, le genre de fille qu'on voulait connaître, c'est tout !

– Ce n'était pas une attirance physique ! Je te trouvais intéressante, voilà tout !

Gaby – Encore heureux...

– Mais ça ne s'explique pas, je ne peux pas te dire pourquoi toi et pas une autre. C'est comme ça, je ne pouvais pas me mettre en couple avec une femme si ce n'était pas toi. Je ne veux pas d'une fiancée qui ne sert que de pot de fleur décoratif ! Je veux une femme vivace, qui sait vivre, qui... J'ai envie d'être avec toi, voilà tout.

Il soupira, puis l'attira dans ses bras, l'enlaçant avec force, les yeux fermés. Elle ne répondit pas, répondant à son étreinte. Lui demander pourquoi il l'aimait, elle et pas une autre. C'est comme si on venait lui demander d'expliquer le sens profond de la vie, la vérité cachée de l'existence. Qui pourrait le dire ? C'était ainsi, ça coulait comme de l'eau de source, et il ne voyait rien d'autre que dire ça, tout simplement.

– Tu as le droit d'être heureuse, toi aussi, et de te détendre parfois. Tout finira bien par s'arranger, tu verras.

Il la garda contre lui encore un long moment, en la berçant, puis la poussa à s'asseoir pour qu'ils prennent le petit-déjeuner, tous les deux. Une longue journée de travail les attendait, mais pour le moment, il voulait juste passer un bon moment avec elle, et rien d'autre.

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