1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Jasper Karinof [MAJ]

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Jasper K. Nakajima
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Âge RPG : 16 ans

MessageSujet: Jasper Karinof [MAJ]   Ven 20 Fév - 11:27

Jasper Karinof




« Moi, ma vie, mon œuvre »

Les informations générales

Pièce d'identité

Nom et prénom : Jasper André Georges Karinof
Date de naissance et âge : 21 Juin 1915
Groupe : Élève
Don : Feu
Situation maritale : Célibataire
Rang social : Bourgeoisie

Caractère

Les personnes possédant le feu ou la foudre comme éléments ne sont pas réputées pour avoir un tempérament particulièrement calme, doux, gentil, docile... Ce serait même plutôt l'inverse, dira-t-on, des personnes trop agitées, qui fonçaient dans le tas sans réfléchir, qui ne réfléchissaient  pas beaucoup avant d'agir, et qui se laissaient guider par leurs cœurs plutôt que par leurs têtes. Et devinez quoi ? C'était précisément le caractère de Jasper ! Il n'était pas fou, très loin de là. Lorsqu'il le fallait, il était parfaitement capable de réfléchir et de trouver des combines pour se débrouiller seul, ne pas se faire remarquer, s'enfuir d'un endroit, découvrir des secrets, ou dissimuler certaines choses. Seulement, il n'aime pas se poser trop longtemps, et a le plus grand mal à tenir en place plus de dix minutes d'affilée. Son caractère très enflammé fait qu'il ne peut pas se contenter d'être tout calme et mignon, et obéissant. Depuis tout petit, il déploie une énergie telle que ses parents l'ont souvent soupçonné d'être hyperactif. Il aime courir partout, grimper aux arbres, en oubliant le risque d'être blessé, et ne reste tranquille nulle part, pas même à la messe, bien qu'il soit croyant. Pour lui, la vie doit être croquée à belles dents sans en laisser une miette.

Il reste très protecteur avec ses proches. Détestant son père, méprisant sa mère, distant avec tout le reste de sa famille, qu'ils soient oncles, cousins, tantes, ou il ne savait quoi, il s'est donc plus attaché à ceux qu'il aime et veut garder près de lui toute sa vie. Il y a sa petite sœur, Laura, qui est le dernier membre de sa famille qu'il aime encore et veut préserver. Et il y a son meilleur ami, Antoine, qu'il a rencontré au pensionnat et qu'il ne quitte plus, faisant tous les coups avec lui. Il a besoin de savoir que les personnes qu'il aime/respecte/protège sont en sécurité et qu'il ne va rien leur arriver de grave. Il n'est pas du genre déloyal, bien au contraire, ni du genre à retourner sa veste du jour au lendemain, ou à abandonner. Il déteste les personnes qui jettent l'éponge en cours de route, ou pire, qui ne font rien face à une injustice flagrante, ou face à une personne qui a besoin d'aide. Bien souvent, Jasper ne voit pas les dangers qui vont s'écraser sur lui, et les anticipe encore moins. Il se contente de réagir, au mépris de sa propre sécurité.

Il a un caractère de "résistant", en quelque sorte. Refus d'une autorité abusive ou d'un comportement dictatorial. Besoin de liberté. Lorsqu'une chose ne va pas ou se révèle injuste, il se jette dans le tas sans réfléchir. Loin, très, très, très loin de savoir rester impassible, il s'enflamme très vite et ne sait pas s'écraser ni se contenir. Il essaye d'apprendre, il essaye de s'assagir pour mieux agir, mais la route est longue.

« Ma vie trépidante »

La Grande Guerre avait éclaté depuis un an, et la France tremblait aux coups des obus et des cris des hommes lorsque Jasper vint au monde, le 21 Juin 1915. Il aurait pu naître dans une famille lambda, chez monsieur et madame tout le monde, une famille sans histoires, où il aurait grandit dans un quartier tout à fait ordinaire, entouré de copains de classe de primaire, où, après ses devoirs, il aurait été courir avec eux dans les rues pour jouer et faire des bêtises. Mais le destin n'en avait pas voulu ainsi... Non, Jasper avait eu l'incroyable, la magnifique, la superbe, la merveilleuse, l'unique, la formidable chance de venir au monde dans une famille de Bourgeois Catholiques/coincés/àchevalsurlesrègles/hautains/orgueilleux/matérialistes/sansintérêt.

Sa mère, Elisabeth Karinof, était ce genre de bonne Bourgeoise hautaine et coincée, qui restait chez elle à commander les domestiques, organiser des soirées et des réceptions, et à se faire conduire chez ses amies aussi idiotes qu'elles, parfois, un après-midi. Le genre de femmes à avoir trèès bien intégrée qu'on n'attendait d'elle que d'être une bête femme au foyer juste capable de faire des enfants, tenir une maison, et discuter avec ses amies en gloussant autour d'une tasse de thé. Il avait su plus tard que juste après son accouchement, au lieu de prendre le bébé que le médecin lui tendait, elle avait ordonné qu'on lui apporte plutôt du papier, afin d'écrire à son mari au front qu'elle lui avait donné un fils comme premier enfant. Après cela, elle avait fait divulguer la nouvelle dans ses relations, qu'elle était une épouse digne, car son premier enfant était un garçon. Ce n'est que le lendemain qu'elle avait pris pour la première fois son enfant dans ses bras, alors qu'une nourrice s'était occupée de lui toute la nuit. Evidemment... Un garçon appartient à son père, une fille à sa mère. Le rôle d'Elisabeth était de s'occuper de sa fille, si elle en avait une, pour l'élever à son image. Un fils était la "propriété" du mari.

Son père, quand à lui, était militaire de carrière, et venait d'être promu général de brigade, pour de grands faits d'arme au front. Jasper devait avoir un an, au premier souvenir qu'il avait de lui. Il se souvenait... Il était assis sur la table dans la cuisine, près de sa nourrice et nounou qui était occupée à faire un gâteau. La porte s'était alors grande ouverte et il avait vu arriver son père, en uniforme, très grand, qui l'avait soulevé dans les airs avec un grand soupir, en clamant qu'il était son héritier et que plus tard, il suivra ses traces. Sur le coup, le petit garçon avait surtout eu très peur, car il n'était pas habitué à voir son père dans cette tenue, et encore moins à ce qu'une autre personne que sa nourrice s'intéresse à lui. Il s'était réfugié dans ses bras juste après et ne l'avait plus lâché jusqu'au soir. L'ambiance était bizarre, dans sa famille, en ce moment... Son père n'était jamais là, la guerre faisait rage, et sa mère restait souvent dans le salon, sans trop sortir. Son ventre était plus gros, mais elle ne voulait pas lui expliquer pourquoi, ni lui dire la raison pour laquelle elle en sortait plus et que ses amies venaient souvent la voir. Il était "trop petit" pour comprendre.

Il avait deux ans, ou allait les avoir, quand sa nourrice, un matin, courut vers lui et lui dit qu'il devait aller voir sa maman, car elle avait accouché d'une belle petite fille. Gné ? Il la suivit, puis vit, dans la chambre, sa mère dans son lit, avec un bébé dans les bras. Sur le moment, il lui fallut un moment pour comprendre que sa mère l'avait porté dans son ventre comme elle l'avait porté lui, et que ce bébé, c'était sa sœur. Il avait tendu le bras pour lui toucher la joue mais sa mère avait écarté l'enfant, lui disant de s'en aller, maintenant, qu'elle était fatiguée. Il en avait fait une crise de nerfs, car zut, s'il avait une sœur, il voulait la voir et jouer avec elle ! Mais ses parents ne l'entendirent pas ainsi. "Une sœur, ce n'est pas fait pour jouer". Ah ? Pourtant, il connaissait d'autres enfants qui jouaient tous les jours avec leurs frères et sœurs. Pourquoi lui n'avait pas le droit  ? Il en fut frustré longtemps, et avait déjà commencé l'école avec un précepteur quand on le laissa enfin plus libre de voir sa petite sœur. Et il ne tarda guère à rattraper le temps perdu.

Il multipliait les bêtises, le plus souvent avec elle. Puis vint l'année de ses cinq ans. L'année 1920 était celle du début d'une grave crise mondiale, deux ans après la guerre qui avait dévasté le monde. A son grand dam, son père était bien plus souvent à la maison. Et ce jour-là, il lui annonça que son fils, à cinq ans, était assez comprend pour comprendre le monde et être responsable de tout ce qu'il disait ou faisait. Qu'il devait être obéissant et avoir une éducation solide, afin de prendre sa suite plus tard ! A l'époque, pour le petit garçon, ce discours était égal à plus de jeux, plus de sorties, des études tout le temps, un père trop sur son dos, aucun temps pour voir Laura... Il s'était rebiffé. Et avait découvert, ce jour-là, que la guerre n'avait pas seulement fait monter son père en grade, mais lui avait aussi donné un caractère bien plus agressif et violent.

Jamais il n'avoua à quiconque que son père le frappait pour qu'il obéisse. Même si ce fut bien pire l'année suivante, lorsqu'il découvrit qu'il possédait un don. Un don, le feu, comme celui qu'avait possédé son grand-père maternel, mort dans les tranchées. Un don, différent celui de son grand-père paternel, qui lui pouvait manier l'eau. Un don qui lui avait valu encore plus d'ennuis, car son père y voyait un défaut de la nature. Les années suivantes furent un calvaire. Sa plus grande crainte était que Laura ne fut frappée à son tour, mais, fort heureusement en un sens, leur père ne se soucia jamais d'elle, comme si elle n'existait pas. C'était leur mère qui s'occupait d'elle, l'éduquait, l'élevait. Elle faisait cela depuis sa naissance. Laura était une fille, après tout.

Lorsque ses onze ans approchèrent, on lui annonça qu'il était exilé dans une école, un pensionnat, qui rassemblait les élèves qui possédaient un don, comme lui. Drame. Il tempêta jusqu'au moment où le jeta de force dans la voiture qui le conduit à l'école. Année 1926. Il arriva à l'école en larmes, fou de rage, et plus agité que jamais, couvant les lieux d'un regard très noir. Tout le monde arrivait peu à peu, alors qu'il avait envie de vomir. Il avait couru dans le parc pour se calmer, laisser les larmes derrière lui, puis avait pris une longue inspiration. Il était seul, dans une autre région, une école qu'il ne connaissait pas, au milieu d'inconnus. Que demander de mieux ?! L'après-midi, on leur avait laissé quartier libre pour qu'ils se familiarisent à l'endroit. Il explorait la cour lorsqu'il avait entendu quelqu'un d'autre pleurer. Il s'était faufilé dans un coin, puis avait découvert un autre garçon de son âge, aussi brun que lui-même était blond. Il lui avait sourit. Tendu la main. Fit la connaissance de celui qui allait devenir son meilleur ami.

La vie est toujours meilleure quand on a un ami qui peut courir à vos côtés. Jasper se fit peu à peu à la vie au pensionnat, rencontra d'autres gamins de son âge, commença à apprendre à se servir de son don. Avec Antoine, il apprit à connaître cette immense école et ses étranges cour, explora les longs couloirs et les nombreuses salles, passa des récréations entières à courir autour du lac avec toute une bande première année.


A très bientôt...

© Dakota - Never Utopia


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