1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Un moment de maladresse...

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MessageSujet: Un moment de maladresse...   Jeu 19 Fév - 23:23

[HJ: Le RP se situe dans le couloir qui mène au dortoir :p Merci à Laura pour le PNJ ^^]

Victoire se réveilla préoccupée, ce matin-là. Depuis leur rentrée d’Auvergne, beaucoup de choses avaient changé et bien qu’elle l’ait remarqué par elle même, l’adolescente ne voyait pas comment réagir ni comment faire pour aider le Pensionnat. Elle était jeune, timide et n’arrivait pas à s’imposer, bien qu’elle essayait et faisait de son mieux pour ça... Mais le fait de voir les militaires partout dans l’école, qui s’affichait sans peur désormais... Sans compter aussi sur le fait que bon nombre de leurs professeurs ne soutenaient plus la Directrice de l’école ! Tout cela tournait de moins en moins bien, et ça avait le mérite de la rendre très nerveuse (elle, mais les autres aussi, sans doute).

Mais que faire à partir du moment où l’on voit clairement des médecins en grand nombre partout dans l’école ? Que faire lorsqu’un voyait des camps de militaire un peu partout près du pensionnat ? Elle n’aimait plus de les voir partout dans le Pensionnat, régnant pratiquement dessus... Elle se jurait alors de faire tout son possible pour aider de son mieux. Hier, ils étaient sortis de l’école pour aller au lac pendant toute la journée, comme chaque année. Cette sortie lui avait permis d’arrêter de penser à tout ça, sans pour autant lui retirer tout cela de la tête.

Victoire se dirigeait en toute innocence vers les dortoirs lorsqu’elle bouscula sans le vouloir, une autre élève. La puissance avec laquelle elle avait heurté la jeune fille fut suffisamment haute pour les faire basculer toutes les deux, les faisant ainsi tomber par terre assez brutalement. Victoire leva très vite la tête, pour reprendre ces esprits et s’empêcher d’être légèrement agacée par la vue de la personne contre qui elle s’était heurtée -au sens propre comme figuré du terme, d’ailleurs.- c’est ici qu’elle vit qu’il s’agissait de la petite Marguerite, qu’elle devait avouer ne pas trop appréciée de par son attitude et son comportement.

Victoire savait qu’elle était trop... Timide et trop gênée pour parler devant tout le monde ou pour faire quoi que ce soit d’autre... Mais... après tout, elle n’en pourrait rien et ne savait pas quoi faire afin de s’en séparer ; mais quelque chose lui criait qu’elle pourrait faire plus d’effort, bien qu’elle n’y arrivait pas encore, certes. Marguerite fronça les sourcils, ce qui fit réagir au quart de tour la jeune fille, à sa façon, bien sûr. Mais... Elle ne le prit pas bien quand Marguerite la regarda de haut, avec un tant soit peu de mépris dans la voix, sachant qu’elle ne l’appréciait pas énormément.

-Marguerite-« Regarde un peu où tu mets les pieds ! »

-« Désolée, je n’ai pas regardé où j’allais. »

Elle avait dit ça d’une voix à la fois timide et réservée tout en essayant de trouver autre chose pour s’excuser auprès de son interlocutrice, alors qu’elle ne voulait pas le dire sur ce ton, elle se frappa intérieurement la tête, comme si elle venait de dire la plus grosse bêtise de toute sa vie.

-Marguerite-« Désolée ? Parce que tu crois que c’est aussi facile que ça ? Tu es trop maladroite pour faire attention et tu crois que tu ne vas blesser personne au final ? »

Marguerite s’approcha de Victoire afin de la bousculer. Victoire recula légèrement, sous le coup de la crainte tandis que son interlocutrice se concentra, faisant ainsi trembler la terre sous les pieds d’une Victoire apeurée (n’ayons pas peur de le dire !) par l’emprise du pouvoir de Marguerite. Elle essayait de se maintenir debout tout en la fixa du regard tandis qu’elle lui parlait avec un ton assez froid :

-Marguerite-« Les militaires ont raison, il faut faire le ménage dans cette école. Eux, au moins, ils font quelque chose de concret et de bien ! Pas comme toi qui n'est qu'un boulet à traîner ! »

Un boulet ? Victoire n’était donc que ça ? Il était vrai qu’elle ne réagissait pas vraiment, mais... après tout, peut-être n’était-elle que ça ? Rien de plus qu’un boulet que l’on traîne et que l’on supporte ? Ne pouvait-on pas la voir autrement ? Victoire se mit à douter, à craindre que finalement Marguerite n’ait raison au moment où son interlocutrice leva le bras, comme pour la frapper. Victoire eut le réflexe de se mettre le bras devant le visage tout en entendant des bruits de pas, mais quoi de plus normal pour un couloir ?
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Adeline Brian
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MessageSujet: Re: Un moment de maladresse...   Jeu 5 Mar - 18:28

Le mouvement était souple et rapide. Corps à la fois tendu et bien campé sur les deux jambes. Souplesse, abdominaux serrés, bras devant soit, coudes repliés, et puis détente rapide des bras pour frapper avec les poignets et les arrêtes de la main. Elle répétait le mouvement depuis bientôt une heure, frappant le sac de box qui était accroché dans la salle de gym. C'était la base de l'auto-défense, et elle s'obligeait à pratiquer très régulièrement. Le sport, c'est la santé ! Et avec un père dans l'armée, prendre soin de soi-même et ne pas se laisser aller relevait de l'obligation. Elle se détendit une seconde puis reprit l'exercice, sa queue-de-cheval volant derrière elle à chaque fois qu'elle se jetait en avion. Elle bougeait naturellement plus vite les pieds, concentrant sa force dans tout son corps plutôt que dans ses seuls bras. Leur professeur de sport, Valentin Juliano, passait dans les rangs, les bras croisés, en observant les efforts de ses élèves. Lui, elle l'aimait bien. Il était courageux de continuer à exercer ce genre de profession, alors que sa vieille blessure de guerre continuait à le faire souffrir.

Professeur – Terminé pour aujourd'hui, vus pouvez aller vous changer !

Elle s'étira puis soupira longuement et suivit les filles dans les vestiaires. Elle se fourra sous la douche, se débarrassant de la sueur et de la fatigue qui allait avec. Une de ses amies lui lança un savon, et elle posa la main sur sa bouche avant de l'écarter, souriante, pour lui dire merci. La plupart des membres de son entourage avaient appris la langue des signes, par la force des choses. Adeline ne pouvait parler, elle n'avait jamais su. Depuis sa naissance, sa gorge ne laissait échapper aucun son, mutité absolue, qui s'était accrochée à elle alors qu'elle était dans le ventre de sa mère. Elle ne savait même pas si elle avait des cordes vocales, au final. En sortant de la douche, elle s'enveloppa dans sa serviette puis alla s'habiller. Elle avait un peu de temps libre, maintenant, autant en profiter pour retourner dans le dortoir et réviser ses examens.

Ils revinrent au Pensionnat en bavardant, puis elle quitta ses amis pour se rendre au dortoir. Elle grimpait l'escalier lorsqu'elle sentit tout à coup le sol frémir sous ses pieds, ce qui lui arracha un froncement de sourcil agacé. En principe, on évitait de jouer avec certains dons en dehors des heures prévues pour ça ! Pour le feu, ça semblait évident, mais avec la terre, on pouvait aussi provoquer de gros dégâts, si on ne se maîtrisait pas. Elle accéléra l'allure, pour tomber sur la tête du petit crétin qui faisait encore n'importe quoi. Elle n'avait pas envie de voir des fissures dans les murs, ils allaient tous se faire hurler dessus, ensuite ! Elle retrouva au premier étage une gamine qu'elle avait déjà vu passer dans sa classe et une fille terrorisée collée au mur. Adeline bondit puis attrapa le bras de la gamine au vol et la tira sèchement en arrière, serrant son bras.

Elle l'insulta aussitôt en lui criant de se mêler de ce qui la regardait. Adeline soupira et leva les yeux au ciel, en la jetant plus loin comme un sac. Allez, du vent ! Elle passa ensuite son bras autour des épaules de la fille et l'entraîna dans la salle de bain pour qu'elle se passe de l'eau sur la figure. Pourquoi al morveuse l'avait-elle agressé ? Que lui avait-elle fait ? Adeline tenta un sourire timide pour rassurer son interlocutrice, puis lui dit bonjour en langage des signes. Elle posa une main sur sa poitrine, puis mima son prénom avec l'autre, et eut un autre sourire, plus franc, avant de lui tendre la main.

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Océane Kara
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MessageSujet: Re: Un moment de maladresse...   Dim 8 Mar - 18:04

Océane fit voleter le couteau dans sa main, puis détendit sèchement le bras pour l'envoyer au loin se planter dans la cible. Pas au milieu, cependant, comme le voulait leur instructeur, qui passait et repassait derrière eux, les bras croisés, en leur donnant des conseils pour se positionner, lancer correctement, tenir les couteaux en main. Océane avait encore du mal, mais elle s'entraînait, et même si cela était sous la supervision des militaires, elle ne faisait rien qui pourrait faire qu'on doute d'elle. Elle lança un autre couteau, alors que le souvenir de son admission chez les guetteurs lui revenaient en mémoire. Le soldat en charge des recrutements avait souri en voyant son dossier, car même si le don d'Océane n'était pas encore particulièrement puissant, elle avait le bon âge pour espérer le voir augmenter en puissance, et surtout, elle avait un très bon dossier concernant ses aptitudes physiques. Ils lui avaient fait passer divers tests, puis elle était officiellement devenu guetteuse.

A la fin de l'exercice, elle refit sa toilette puis se changea, sortant de ce qui était autrefois le foyer des élèves, et qui servaient désormais aux élèves qui faisaient parti du groupe devenir s'entraîner en journée. Cela leur évitait de devoir se déplacer systématiquement à la caserne, bien qu'ils s'y rendent souvent pour travailler avec plus de matériel ou avoir des conseils des instructeurs. Océane s'entraînait beaucoup plus en ce moment. Don, pouvoir, course à pied, arts martiaux, armes blanches, et ainsi de suite, durant des heures chaque semaine. Mais la fatigue mentale était très grande... Beaucoup de ses amis la méprisaient depuis qu'elle était devenue guetteuse... Ils ne comprenaient pourquoi elle faisait cela. Même Dimitri était plus distant, plus froid... Et cela la blessait énormément. Elle ne pouvait rien leur dire, sous peine de les mettre en danger, et était en train de les perdre.

Elle prit une longue inspiration pour ne pas se mettre à pleurer comme une idiote, puis rajusta son sac sur ses épaules avant de partir à grands pas. Du calme. Tête haute. Kimmitsu-sama comptait sur elle et la soutenait, elle le savait. Il y avait aussi d'autres adultes. Elle n'était pas toute seule, alors du calme. Elle allait à la salle de bain du premier étage lorsqu'elle tomba sur la petite Victoire, qui semblait mal et point. Océane l'aimait bien, même si elle la trouvait vraiment très timide et peu sûre d'elle. Elle était avec Adeline, une fille qu'Océane voyait beaucoup plus souvent ces derniers temps, étant donné qu'elle faisait parti du groupe. Elle se méfiait d'elle... Elle avait été conditionnée pour trouver que tout ce qui se passait était normal. C'est en la voyant mimer un bonjour avec les mains que la jeune Chinoise se souvint qu'elle ne parlait pas.

– Bonjour les filles, dit-elle avec un léger sourire fatigué en s'approchant.

Elle se passa de l'eau sur son visage puis tira une serviette de son sac pour s'essuyer. On aurait dit que Victoire avait pleuré, ou n'en était pas loin. Et Adeline n'était visiblement pas responsable.

– C'est Adeline, précisa-t-elle pour Victoire en lui souriant. Je connais le langage des signes, mais je ne sais pas si tu l'as appris.

Elle redit bonjour à la fille de soldat par politesse, en bougeant les mains.

– Tu vas bien, Victoire ? On dirait que tu as pleuré...

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MessageSujet: Re: Un moment de maladresse...   Dim 5 Avr - 1:16

Tout ce passa très vite, et Victoire ne compris pas vraiment ce qui arrivait en cet instant précis. L’instant d’avant, elle luttait tant bien que mal pour rester debout sur ses jambes et l’instant d’après, la jeune Marguerite qui lui cherchait des misères suite à son petit accroc, se retrouva projetée et éloignée de la jeune fille qui lui faisait face. Elle avait fini contre le mur à force de reculer face à la petite, qui visiblement n’avait pas peur du tout. Victoire ouvrit les yeux, et décroisa les bras pour voir une Marguerite, au sol en train de pester contre une autre élève qui venait de l’y projeter, le comprit-elle vis-à-vis de leur position. La peur avait eu raison d’elle et Victoire était à deux doigts de pleurer, si ce n’était pas déjà le cas.

L’élève, qu’elle ne pensait pas connaître sinon de vue, ne dit rien et, passant ses bras autour des épaules de Victoire, l’emmena à la salle de bain. Mais ce ne fut qu’une fois entrée qu’elle vit vraiment son visage. Cela se voyait qu’elle avait pleuré, bien qu’elle ait été beaucoup trop terrifiée pour s’en rendre vraiment compte auparavant, elle comprenait qu’elle venait de pleurer et que tout cela avait été plus traumatisant pour elle, qu’elle ne l’avait cru. Elle ne craignait pas d’avouer que le don de Marguerite la terrifiait beaucoup, et d’autant plus lorsqu’on l’utilisait de cette manière-là.

Lorsqu’elle se penchait contre l’un des lavabos, une fois suffisamment proche, Victoire vit ses bras et ses mains qui tremblaient encore sous le choc. Enfin, elle savait que ça passerait et entreprit de se passer de l’eau sur le visage alors que sa sauveuse voulait communiquer. Elle la fixait, mais ne comprenait pas ce qu’elle cherchait à faire ou à dire. Alors que son visage coulait encore, elle entreprit de sourire à son interlocutrice tout en essayant de se rappeler qui elle était et si elle lui avait déjà parlé. Pourquoi l’avait-elle aidé alors qu’elle ne lui avait jamais rien dit ? Et pourquoi ne lui parlait-elle pas ? Sa sauveuse se mit à bouger les mains dans des gestes si précis que ça donnait presque l’impression d’être des gestes programmés. Victoire compris qu’il devait s’agir de son langage et que cela expliquait qu’elle ne lui avait rien dit, juste réagis. La jeune fille qui se tenait devant elle sourit. Elle sourit à son tour et essaya de comprendre ce qu’elle lui avait dit, parce que... mine de rien, elle n’avait jamais appris le langage des signes, même si elle savait voir quand s’en était.

-Océane-« Bonjour les filles »

Victoire se retourna vivement, apercevant Océane et sourit de nouveau alors qu’Océane se passa de l’eau sur le visage et s’essuya avec une serviette qu’elle venait de sortir de son sac. Victoire se sentit en sécurité, ici. Bien qu’elle ne savait pas vraiment pourquoi elle avait aussi peur de Marguerite... Elle était beaucoup plus jeune ! Et le fait qu’elle ait eu la position de force devait prouver quelque chose, non ? Ou bien Victoire s’imaginait des trucs et dans ce cas-là...

-Océane-« C'est Adeline. Je connais le langage des signes, mais je ne sais pas si tu l'as appris. »

Victoire hocha négativement de la tête tandis qu’Océane se mit à signer quelque chose. Elle avait l’impression d’être une intruse, vu qu’elle ne comprenait pas du tout le langage des signes, mais elle ignora cette impression et fixa son reflet dans la glace, montrant nettement des yeux légèrement bouffis et rouges, laissant entrevoir qu’elle avait pleuré. Mais l’air reconnaissant qui était sur son visage faisait presque aussi pitié que ses yeux, qui pourtant n’inspirait rien de malveillant... La jeune fille se mit à trouver tout chez elle pitoyable, peut-être était-ce parce qu’Adeline et Océane était là, ou à cause des dires de Marguerite, cette petite qu’elle pouvait de moins en moins supporté, bien qu’elle pensait qu’il y avait peut-être une part de vérité dans ses mots.

-Océane-« Tu vas bien, Victoire ? On dirait que tu as pleuré... »

-« Euh... Oui, ne t’inquiète pas, dit-elle pour toute réponse avant de rajouter tout en comprenant que ce ne serait pas une réponse suffisante : Marguerite, enfin... Eh bien, disons simplement qu’elle... »

Victoire se mit à bégayer, sans raison apparente. Elle se maudit a cet instant, pourquoi n’arrivait-elle pas à parler sans bégayé ni rougir ? En plus, elle ne savait plus aligner deux mots. Elle poussa un soupir, regrettant d’être aussi timide et mal à l’aise avec les autres et repris ses esprits.

-« Je l’ai bousculée, sans vraiment faire attention où j’allais. Et... Elle n’a tout simplement pas apprécié. Voilà. Et Adeline est arrivée à ce moment-là et m’a aidée. »

Victoire laissait clairement apparaitre son hésitation lorsqu’elle enchaîna ses mots. Devait-elle dire qu’elle avait utilisé son pouvoir ? Mais Marguerite n’avait-elle pas raison, lorsqu’elle affirmait qu’elle n’était qu’un boulet ? Cette histoire l’avait retournée plus qu’elle n’aurait voulu le dire, et elle ne faisait plus que douter. Un gros boulet, bien trop timide et névrosé, voilà ce qu’elle était. Alors peut-être qu’elle avait mérité cette altercation ? Peut-être que ça ne lui ferait pas plus de mal que ça de se remettre en question ?

-« Elle m’a dit que j’étais un boulet, finit-elle par dire sans vraiment s’en rendre compte. Elle... Je... »

Elle détourna le regard, honteuse directement après avoir remarquer qu’elle venait de le dire à voix haute. Elle essayait simplement de comprendre, de voir si tout cela tenait la route. Utiliser son pouvoir n’était pas bien grave, en soit. Mais... Marguerite l’avait attaquée aussi bien verbalement que physiquement de par son pouvoir. Le plus violent des deux restait ce qu’elle lui avait dit. Et elle ne savait plus du tout que penser. Boulet ou non ? Un poids à porter ou juste une jeune fille beaucoup trop timide ?

-« Et si elle avait raison ? Si je n’étais bel et bien qu’un boulet que l’on doit traîner parce que je ne sers à rien et que je suis beaucoup trop timide ? »

Elle posa ses yeux sur Océane, puis sur Adeline et se laissa finalement tomber à même le sol tout en posant ses mains sur son visage avant de soupirer.
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Adeline Brian
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MessageSujet: Re: Un moment de maladresse...   Lun 18 Mai - 15:20

Elle lui sourit mais Adeline ne savait pas si elle avait compris… C’était toujours un peu délicat, dans ces moments-là, elle ne savait jamais à qui s’adresser, dans les couloirs, lorsqu’elle avait besoin d’une information ou d’autre chose. Qui allait pouvoir la comprendre, à qui pourra-t-elle « parler », qui ne la renverra pas balader en songeant qu’elle se moque ? Cela aussi avait été un frein quand elle avait progressé, petit à petit, pour prendre confiance en elle et ne plus craindre le regard des autres. Être assurée, en quelque sorte. Elle cherchait une autre façon de s’adresser à elle, quitte à écrire sur le parti carnet qui ne la quittait jamais pour ce genre de situations quand la porte s’ouvrit à nouveau, laissant passer Océane. Adeline la voyait surtout à la caserne et au dojo, quand elle s’entraînait. Elle était très gentille, ce n’était pas le genre à chercher les ennuis. Adeline répondit à son sourire, reculant un peu pour lui faire de la place.

– Bonjour les filles.

Adeline hocha la tête pour lui rendre son salut, la regardant se passer de l’eau sur son visage. Elle devait sortir d’un entraînement, elle aussi, elle y passait tellement de temps qu’Adeline était presque sûre qu’elle voulait en faire son métier, même si elle ne lui avait jamais posé la question directement. Adeline l’enviait, parfois, elle aussi aimerait avoir autant d’assurance et de confiance en elle, pouvoir aller vers les autres avec facilité.

– C'est Adeline. Je connais le langage des signes, mais je ne sais pas si tu l'as appris.

Peu de personnes le connaissaient. Adeline trouvait dingue qu’à présent, dans cette école, il y ait des élèves qui se permettent de plus en plus d’en agresser d’autres, surtout d’une façon aussi violente ! Ils ne pouvaient pas leur foutre la paix, tout simplement, se contenter de les ignorer ? Lorsqu’elle n’aima pas une personne, elle l’évitait, ne la regardait pas, évitait de croiser son chemin, dans la mesure du possible, voilà tout ! Mais beaucoup en étaient incapables, ils prenaient trop de plaisir à suivre leurs ennemis pour les harceler et les pousser à bout, jouer avec leurs nerfs jusqu’à les faire devenir fous. Et il y avait une autre catégorie, comprenant plutôt des adultes cette fois, qui eux poursuivaient leurs ennemis uniquement pour les… liquider. Tout simplement. C’était plus radical, mais elle ne savait ce qui était le pire, car se faire harceler à longueur de temps était horrible. En même temps, tout dépendait de la nature et du niveau de dangerosité de votre ennemi. Prenons la directrice, par exemple, qui était devenu l’exemple de référence. Adeline ne voudrait définitivement pas l’avoir comme ennemie.

– Tu vas bien, Victoire ? On dirait que tu as pleuré...

– Euh... Oui, ne t’inquiète pas, dit-elle pour toute réponse avant de rajouter tout en comprenant que ce ne serait pas une réponse suffisante : Marguerite, enfin... Eh bien, disons simplement qu’elle...

Elle commença ensuite à bégayer, ce qui fit écarquiller les yeux à Adeline. Oh, elle avait un problème d’élocution ? Elle devrait voir un spécialiste pour corriger cela ! Elle en connaissait certains très bons pour ce genre de problèmes, si elle voulait, elle pourra lui donner des adresses. Mais si elle voulait se débrouiller seule, elle devrait trouver des méthodes pour l’aider à la bibliothèque de l’école. Après tout, chacun était libre de faire comme ils le voulaient pour améliorer ce genre de problèmes.

– Je l’ai bousculée, sans vraiment faire attention où j’allais. Et... Elle n’a tout simplement pas apprécié. Voilà. Et Adeline est arrivée à ce moment-là et m’a aidée.

Adeline se hissa sur le rebord d’un meuble pour s’asseoir, s demandant quand même pourquoi Victoire n’avait utilisé son propre don pour se défendre ou au moins déstabiliser l’autre microbe. Elle était plus âgée et donc se maîtrisait mieux ! Elle avait bien de quoi lui faire peur, il ne fallait pas qu’elle hésite. Même si la petite idiote était légèrement blessée dans l’affaire, quelle importance ? Elle ne pourra s’en prendre qu’à elle-même. Qui sème le vent récolte la tempête, comme on dit.

– Elle m’a dit que j’étais un boulet, finit-elle par dire sans vraiment s’en rendre compte. Elle... Je...

Adeline jeta un regard à Océane, perplexe. Bon, la petite idiote l’avait insulté, d’accord, mais pourquoi se mettait-elle dans un état pareil juste pour cela ?

– Et si elle avait raison ? Si je n’étais bel et bien qu’un boulet que l’on doit traîner parce que je ne sers à rien et que je suis beaucoup trop timide ?

Ah… D’accord, elle se plombait le moral parce qu’elle y croyait. Adeline s’assit souplement à côté d’elle, agacée de ne pas pouvoir lui remonter directement le moral, mais bon, elle pouvait écrire ! Elle sortit son carnet de sa poche et un crayon, en lui faisant signe d’attendre juste une minute. Elle lui donna ensuite le papier où elle avait inscrit son message, avec un petit sourire.

« Tu peux apprendre à avoir plus confiance en toi ! Avant, je me rendais malade car je ne pouvais pas parler, puis j’ai appris à gagner en confiance. Il y a plein de moyens pour ça et tu n’es pas seule, tu peux demander aux autres de t’aider, non ? »

Elle prit un autre papier tout en faisant signe à Océane de s’asseoir elle aussi, elle n’allait pas rester debout alors qu’elles étaient déjà toutes les deux par terre. Tant pis si la scène était bizarre, ceux qui entreront pourront bien penser ce qu’ils veulent.

« Demande de l’aide aux gens que tu aimes bien ou en qui tu as confiance et ça ira très vite mieux. »

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MessageSujet: Re: Un moment de maladresse...   Sam 6 Juin - 15:58

Sa gorge se nouait après son soupir et elle gardait ses mains pendant quelques secondes sur ses yeux, essayant de se concentrer, de mettre ses idées aux clairs. Après tout, comment voudrait-elle réfléchir correctement si elle était incapable de se calmée ? Elle sentit du mouvement se faire à côté d’elle et elle ôta ses mains de son visage pour regarder en direction de la source du courant d’air. Il s’agissait d’Adeline qui venait de s’asseoir à côté d’elle, à même le sol. Elle lui lança un regard interrogateur tandis qu’elle lui fit signe d’attendre tout en sortant un crayon et un petit carnet de sa poche. Au bout d’un court instant pendant lequel l’adolescente regardait Adeline, celle-ci écrivit quelque chose sur le carnet avant de finalement lui tendre un bout de papier avec un petit sourire. Elle prit le papier et posa ses yeux sur ce dernier. Elle put y lire :

« Tu peux apprendre à avoir plus confiance en toi ! » Elle releva les yeux et la regarda une petite seconde, sourcils froncés puis continua à lire la suite.

« ...Avant, je me rendais malade car je ne pouvais pas parler, puis j’ai appris à gagner en confiance. Il y a plein de moyens pour ça et tu n’es pas seule, tu peux demander aux autres de t’aider, non ? »

Demandé aux autres ? Victoire se sentit mal à l’aise. Comment pourrait-elle oser le faire ? Et... qui pourrait lui venir en aide ? L’adolescente ne connaissait pas très bien tout le monde, et... À vrai dire, elle ne connaissait pas grand monde non plus ! Alors... À qui demander ? Et puis... Il y avait aussi un problème de confiance en soi. Elle n’arrivait déjà pas à se faire confiance à elle-même, alors... Comment pourrait-elle faire suffisamment confiance aux autres pour leur faire part de ses craintes, de ses peurs et de ses doutes ? Victoire referma les yeux, serra le pauvre petit bout de papier dans ses poings avec un méli-mélo d’émotion qui la hantait. Elle baissa la tête pour réfléchir deux secondes, puis la releva en sentant un frôlement sur son épaule et prit le papier qu’Adeline lui tendait pour le lire :

« Demande de l’aide aux gens que tu aimes bien ou en qui tu as confiance et ça ira très vite mieux. »

« Confiance » ! Voilà, où était le problème. Tout ce résumait à ça.

-Il est là, le problème, dit-elle. J’ai déjà du mal à me faire confiance à moi-même... Alors, faire assez confiance aux autres pour leur confier ce que je ressens ou demander de l’aide ? J’aime bien quelques personnes. Mais... Je ne sais pas si j’arriverai à me confier à elles. C’est impossible de faire confiance aveuglément aux autres lorsque l’on peine à se faire confiance à soi-même...

Elle poussa un nouveau soupir et posa son regard sur Adeline puis sur Océane, à tour de rôle.

-Mais de toute manière, je ne vois pas ce que ça changerait de me confier aux autres si après je suis incapable de m’extériorisée, d’être utile pour quelque chose.

Comment pouvait-elle faire ça ? Elle connaissait pas mal de personnes, mais... dévoilé cette part d’elle-même ? Peut-être était-elle aussi renfermée parce qu’elle avait peur de mal faire, ou tout simplement de faire souffrir les autres ? Elle l’ignorait, et son ignorance l’agaçait.

-Je fais confiance aux autres, mais probablement pas assez pour ça...

Elle posa sa tête sur ses genoux et se retint de pleurer à nouveau. Elle comprenait qu’elle avait besoin d’aide. Mais qui accepterait ? Et pourrait-elle faire confiance à quelqu’un plus qu’à elle-même ?

-Je sais que tu as raison. Mais la timidité peut être handicapante, à partir d’un certain moment... Et c’est au moment de s’en rendre compte que l’on finit par se demander si c’est vraiment possible de changer ce trait-là de son caractère.

Elle poussa un soupir et laissa un court laps de temps se passer après sa phrase. Peut-être que... Et si on l’aidait ? Elle posa son regard sur Adeline puis sur Océane.

-Vous voulez bien m’aider à vaincre ma timidité ?

Son regard commençait à montrer qu’elle avait une lueur d’espoir dans les yeux et elle rajouta :

-Et si vous voulez bien... À partir de quand ? Vous avez des idées de comment faire aussi ? Parce que personnellement...

Elle commençait à vouloir savoir tous les détails alors qu’elles n’avaient même pas encore accepté... Elle se mit à rougir, puis rapprocha de nouveau ses jambes d’elle et se tût, mal à l’aise à présent. Si elle essuyait un refus... Victoire ne savait pas comment elle le prendrait. Sans doute le comprendrait-elle, ça oui. Mais... enfin... Elle s’était montrée peut-être un peu trop euphorique beaucoup trop tôt. Elle n’était sûre de rien, si ça se trouvait, ça ne fonctionnerait même pas.
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Océane Kara
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Âge RPG : 16 ans

MessageSujet: Re: Un moment de maladresse...   Mar 16 Juin - 12:14

– Euh... Oui, ne t’inquiète pas, dit-elle pour toute réponse avant de rajouter tout en comprenant que ce ne serait pas une réponse suffisante : Marguerite, enfin... Eh bien, disons simplement qu’elle...

Marguerite… Heu, c’était qui déjà… Océane se repassa mentalement en revue assez vite tous les élèves de l’école et les filles du dortoir, afin de savoir de qui Victoire parlait. Elle finit par comprendre au bout d’une bonne minute, avec un déclic. C’était une gamine du collège ! La petite, là, qui avait des cheveux très longs et épais et qui ne mettait jamais on uniforme correctement. Là, bon, elle voyait mieux. Et ne comprenait pas, du même coup, pourquoi Victoire ne l’avait pas renvoyé balader. Marguerite était minuscule ! Victoire devait faire facilement le double de sa taille, il lui aurait suffit de la pousser d’un claquement de doigt. Faut pas hésiter à bousculer ceux qui vous cherchent des crasses, quitte à utiliser son don. Oui, c’était interdit en-dehors des cours et entraînements, mais quelle importance ? Au pire, un prof criera un peu et point.

– Je l’ai bousculée, sans vraiment faire attention où j’allais. Et... Elle n’a tout simplement pas apprécié. Voilà. Et Adeline est arrivée à ce moment-là et m’a aidée.

Océane la regarda longuement, perplexe. Franchement, oui, elle n’aurait pas dû hésiter à repousser l’autre idiote, même si elle était plus petite ! Elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même si elle agressait les autres comme ça, après tout, non ? Elle jeta un coup d’œil à Adeline pour la remercier. Elle était du genre sympa, même si beaucoup se méfiaient d’elle parce que son père était dans l’armée. Il y en avait plein d’autres qui avaient des parents militaires et à qui on ne disait rien, pourtant ! Adeline était très loin d’être un monstre et n’avait jamais rien fait de mal, la juger aussi mal à cause de la profession de son père était complètement ridicule.

– Elle m’a dit que j’étais un boulet, finit-elle par dire sans vraiment s’en rendre compte. Elle... Je... Et si elle avait raison ? Si je n’étais bel et bien qu’un boulet que l’on doit traîner parce que je ne sers à rien et que je suis beaucoup trop timide ?

Oh, c’était la timidité le problème ? Elle se rendait malade à ce point car elle était trop timide ? Ou alors, elle était aussi très déprimée et n’en avait pas conscience. Vu comment elle parlait et se comportait, ça pouvait très bien être ça aussi… Peut-être était-ce parce qu’elle était arrivée en cours d’année et n’avait pas beaucoup d’amis ? Adeline sortit tout à coup un petit carnet et un crayon et Océane se pencha par-dessus son épaule pour lire ce qu’elle écrivait.

« Tu peux apprendre à avoir plus confiance en toi ! Avant, je me rendais malade car je ne pouvais pas parler, puis j’ai appris à gagner en confiance. Il y a plein de moyens pour ça et tu n’es pas seule, tu peux demander aux autres de t’aider, non ? »

Tout à fait ! Elle s’assit à son tour sur un signe d’Adeline près des deux filles, en tailleur. On pouvait surmonter la timidité, c’était évident, il fallait juste le vouloir et accepter un chemin assez dur mais bénéfique lorsqu’on arrivait au bout. Surtout si ça la rendait malade, elle devait lutter contre ça ! Elle lança un regard à Adeline en lui souriant, contente qu’elles abondent dans le même sens. A elles deux, elles ne pouvaient que réussir à sortir Victoire de ce guêpier ! Il y avait tellement de solutions différentes et la Chinoise était motivée. Elle détestait voir le sgens pleurer et venait toujours proposer son aide lorsqu’elle voyait quelqu’un le faire, c’était presque génétique.

« Demande de l’aide aux gens que tu aimes bien ou en qui tu as confiance et ça ira très vite mieux. »

– Il est là, le problème, dit-elle. J’ai déjà du mal à me faire confiance à moi-même... Alors, faire assez confiance aux autres pour leur confier ce que je ressens ou demander de l’aide ? J’aime bien quelques personnes. Mais... Je ne sais pas si j’arriverai à me confier à elles. C’est impossible de faire confiance aveuglément aux autres lorsque l’on peine à se faire confiance à soi-même... Mais de toute manière, je ne vois pas ce que ça changerait de me confier aux autres si après je suis incapable de m’extérioriser, d’être utile pour quelque chose.

Ah oui, en effet, elle déprimait vraiment. Comment avait-elle fait pour ne pas le remarquer avant ? D’accord, Victoire ne se faisait pas beaucoup remarquer, mais tout de même ! Et si elle n’osait pas demander de l’aide, ce n’était pas prêt de s’arranger.

– Je fais confiance aux autres, mais probablement pas assez pour ça...

Océane se demanda où elle vivait… Dans quelle région. Si elle pouvait se déplacer cet été, il y avait sûrement moyen de se voir durant les vacances, non ? Ils avaient deux mois sans rien faire, après les examens ! Une sortie pouvait se planifier sans trop de soucis. Adeline vivait à Gray, elle, c’est ça ? Océane imaginait très bien qu’elles puissent se retrouver, toutes les trois, pendant les vacances, il y a pleins d’activités à faire. Un road trip d’une semaine à vélo serait même envisageable ! Loin du pensionnat et de ses problèmes, ça fera beaucoup de bien à tout le monde.

– Je sais que tu as raison. Mais la timidité peut être handicapante, à partir d’un certain moment... Et c’est au moment de s’en rendre compte que l’on finit par se demander si c’est vraiment possible de changer ce trait-là de son caractère.

Bah oui, c’était possible ! Océane lui rendit son regard avec un grand sourire, voulant l’encourager et lui montrer qu’elle n’était pas toute seule, qu’elle avait el droit d’appeler à l’aide si elle le voulait.

– Vous voulez bien m’aider à vaincre ma timidité ? Et si vous voulez bien... À partir de quand ? Vous avez des idées de comment faire aussi ? Parce que personnellement...

– Déjà, ne plus t’isoler ! lança-t-elle avec force. Tu ne déranges personne ici, surtout pas nous, pas vrai, Adeline ? Puis venez, on ne va pas rester à discuter dans les toilettes. On va nous prendre pour des folles si quelqu’un rentre.

Elle les poussa à se lever puis les entraîna dans les couloirs avec elle, descendant assez vite les escaliers en sautant quelques marches, esquivant les autres élèves. Allez, il faisait beau, ce mois-ci, autant en profiter pour sortir ! Elle sortit dans le parc avec les deux filles, remettant sa veste sur ses épaules avant d’aller s’asseoir avec elles près du lac. Elles avaient encore du temps avant de manger, autant en profiter un peu. Elle se retourna vers Victoire, après s’être installée par terre, dos contre un rocher.

– Tu sais, ma vieille, même si tu n’as pas confiance en toi au début, du moment que d’autres te font confiance, ça sera déjà un bon départ ! Reste pas toute seul, il y a pleins de personnes avec qui tu peux traîner sans problème, ne serait-ce que nous deux ou même des élèves plus jeunes. Il y a pas que des agités, ici.

Elle eut un petit rire en rejetant ses cheveux noirs derrière son épaule, cueillant une petite fleur à ses pieds pour la faire tourner entre ses doigts, souriante.

– Tu te sentiras déjà mieux si tu passes plus de temps avec les autres, tu sais. Déjà, tu participes à l’option arts martiaux, mais tu ne veux pas venir aux cours supplémentaires ? On se retrouve presque tous les matins et on passe un bon moment, ça créé des liens d’amitié. Sinon, Adeline et moi on va souvent courir le matin ou le soir au lac ou à Gray, tu pourrais venir avec nous. Tu peux aussi demander aux autres pour manger avec eux le midi, ce genre de trucs, je ne vois pas qui te renverrait balader. Et même si tu tombes sur un connard, renvoie-le chier, lui aussi, faut pas avoir peur.

Elle lui donna une petite tape sur l’épaule pour l’encourager, parfaitement détendue.

– On pourrait se voir cet été, aussi, non ? Vous ne dites quoi, les filles ?

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MessageSujet: Re: Un moment de maladresse...   Sam 4 Juil - 23:15

[HJ : Si besoin, je suis là !
Edit Gaby : Et fais gaffe, tu avais posté deux fois ton rp, dans un même post.^^]

-Océane- Déjà, ne plus t’isoler ! lança-t-elle avec force. Tu ne déranges personne ici, surtout pas nous, pas vrai, Adeline ? Puis venez, on ne va pas rester à discuter dans les toilettes. On va nous prendre pour des folles si quelqu’un rentre.

Elle... Victoire releva tout d’un coup la tête, heureuse qu’elle réagisse comme ça et pas autrement tandis qu’elle les poussa toutes les deux à se lever puis elle les traîna dans le couloir avec elle. Et tandis qu’elle descendait avec une joie clairement visible les escaliers, Victoire ne pût s’empêcher de sourire tant la joie de son amie lui était communicative. Qui l’aurait cru, étant donné qu’elle pleurait quelques minutes plus tôt ?

Victoire enfila sa veste tandis qu’Océane les traînait dans le parc puis qu’elles s’installèrent près du lac. Lac près duquel elle ne put s’empêcher de poser sa main dedans, voulant sentir l’eau couler le long de ses doigts, se sentant déjà beaucoup mieux. Océane s’était, quant à elle installer près d’un rocher, dans sa direction. Il y avait beau y avoir de l’eau dans les toilettes, c’était... Différent, heureusement. En plus, la nature, les arbres du parc la rendaient de meilleure humeur, bien que l’eau restait plus réconfortante, plus confortable aussi.

-Océane- Tu sais, ma vieille, même si tu n’as pas confiance en toi au début, du moment que d’autres te font confiance, ça sera déjà un bon départ ! Reste pas toute seul, il y a pleins de personnes avec qui tu peux traîner sans problème, ne serait-ce que nous deux ou même des élèves plus jeunes. Il y a pas que des agités, ici.

Elle tourna la tête vers Océane dès qu’elle lui parlait et sourit tandis qu’Océane riait un peu tout en faisant apparaitre de l’eau dans ses mains. Elle pourrait rester avec elles deux ?

-Océane- Tu te sentiras déjà mieux si tu passes plus de temps avec les autres, tu sais. Déjà, tu participes à l’option arts martiaux, mais tu ne veux pas venir aux cours supplémentaires ? On se retrouve presque tous les matins et on passe un bon moment, ça créé des liens d’amitié. Sinon, Adeline et moi on va souvent courir le matin ou le soir au lac ou à Gray, tu pourrais venir avec nous. Tu peux aussi demander aux autres pour manger avec eux le midi, ce genre de trucs, je ne vois pas qui te renverrait balader. Et même si tu tombes sur un connard, renvoie-le chier, lui aussi, faut pas avoir peur.

Euh.... Manger avec les autres ? Victoire regardait l’eau  dans le creux de ses mains, et réfléchissait tandis que son amie lui fit une tape amicale sur l’épaule. Peut-être préfèrerait-elle rester avec elles deux, dans  un premier temps... Elle admettait qu’elle devrait rester avec d’autre personne, aussi. Mais... manger avec d’autres relèverait du miracle, surtout pour elle. Et surtout sans rougir ou se sentir de trop... Comment ça, timide ? Ah, parce que vous ne l’aviez pas encore compris... ?

-Océane- On pourrait se voir cet été, aussi, non ? Vous ne dites quoi, les filles ?

Victoire hocha vivement la tête, comme si cela relevait de l’évidence même et sourit, n’ayant tout simplement plus besoin de pleurer. Elle viendrait aux cours supplémentaires, cela lui permettrait de s’améliorer, en plus, si ça créé des liens, pourquoi pas ? Après, restait le point qu’elle n’oserait aborder personne... Eh bien, elle se forcerait !... Ou pas. Rien qu’à se remémorer les crampes au ventre, la gorge qui se noue et à partir du moment où on est devant la personne, on s’arrête et se pose un millier de questions, n’osant tout simplement pas pour finalement laisser tomber et jeter l’éponge.

-Ce serait bien de se voir cet été, oui, dit-elle en souriant. Je veux bien participer aux cours supplémentaires même si je n’irais pas vers les autres aussi facilement...

Victoire se connaissait, elle savait parfaitement qu’elle n’aurait pas facile d’aller vers les autres, même si elle les connaissait de vue, et vaguement aussi les noms. Mais l’adolescente n’était jamais à l’aise en public. Bien qu’elle aurait voulu que le contraire se passe. Dire qu’elle était timide était un euphémisme, et elle en était bel et bien consciente. Après, elle savait qu’elle devrait faire plus d’effort. L’aide ne fonctionnera jamais si elle n’y mettait pas un peu du sien aussi. Elle sourit à Océane et se retourna vers Adeline. Peut-être pourrait-elle apprendre la langue des signes, aussi, non ? Ce serait un peu plus facile pour communiquer.

-On pourra faire plein de trucs cet été, dit-elle en se relevant tout d’un coup beaucoup plus joyeuse. Mais je peux rester avec vous, si ça ne vous dérange pas ? J’irais avec les autres aussi, mais probablement pas maintenant. Après.

Elle posa son regard sur Océane puis sur Adeline, d’un coup beaucoup plus joyeuse. Elle s’interrompit dans ses mouvements, se demandant si elle accepterait de le lui apprendre. Après tout, ce serait plus simple ! En plus, le côté « je ne comprends pas ce que tu veux me dire ». Et ça pourrait toujours être utile. Enfin, plus elle réfléchissait à ça, plus elle voyait le côté positif... Après, si elle ne voulait pas, ce serait compréhensible. Quoique cette barrière des langues serait moindre.

-Adeline ? Tu voudras bien m’apprendre la langue des signes ?

Son regard interrogateur sur elle, elle attendit sa réponse en s’installant à nouveau sur l’herbe, veillant à être près de l’eau quand même. Elle sentait l’air sur son visage et ne put s’empêcher d’être encore plus sereine ici, bien loin des soucis qu’elle avait rencontrés ce matin, beaucoup plus loin de Margueritte. Elle devrait changer, mais se doutait que chaque chose se ferait en son temps. Elle resterait probablement avec elles deux, puis peu à peu, elle s’efforcerait d’aller à l’encontre d’autres personnes, elle participerait aux cours supplémentaires et irait avec courir avec les filles. Elle ferait tout son possible pour changer ce trait de son caractère. Elle savait que ce serait possible, avec l’aide qu’on lui apporterait. Après tout, elle supposait que cela deviendrait possible avec un peu de courage et d’aide.

-Sinon, on pourra se revoir cet été, pour moi, mais vous avez des idées de choses à faire ?

Elle était loin, la peur, la tristesse et le sentiment d’impuissance qu’elle avait eut, quelques heures plus tôt. Ici, seules la joie et l’impatience se faisaient ressentir chez la jeune Collin.
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Adeline Brian
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MessageSujet: Re: Un moment de maladresse...   Mer 15 Juil - 10:24

– Tu te sentiras déjà mieux si tu passes plus de temps avec les autres, tu sais. Déjà, tu participes à l’option arts martiaux, mais tu ne veux pas venir aux cours supplémentaires ? On se retrouve presque tous les matins et on passe un bon moment, ça créé des liens d’amitié. Sinon, Adeline et moi on va souvent courir le matin ou le soir au lac ou à Gray, tu pourrais venir avec nous. Tu peux aussi demander aux autres pour manger avec eux le midi, ce genre de trucs, je ne vois pas qui te renverrait balader. Et même si tu tombes sur un connard, renvoie-le chier, lui aussi, faut pas avoir peur.

Adeline sourit à Océane, enchantée malgré elle qu'elle dise ce genre de détails. c'était plus fort qu'elle, elle n'était pas vraiment bien tant qu'elle n'avait pas ce genre de petites "preuves" qu'elle n'était plus un poids à traîner pour les autres. C'était aussi pour cela qu'elle voulait aider Victoire, parce qu'elle aussi était passé par là, qu'elle comprenait ce qu'elle pouvait ressentir, la gêne, la peur, le doute, l'angoisse d'être "inutile" et de voir les autres évoluer sans vous. Mais tout cela pouvait se régler avec de l'aide ! S'installant au bord de l'eau, elle tendit la main pour caresser les quelques galets au fond du lac. Même si l'eau n'était pas son élément principal, elle l'aimait beaucoup, étant donné qu'il était très lié au sien. l'eau circulait dans la terre et elle pouvait être façonnée et dévie par lui. Ces deux éléments se complétaient ensemble d'une façon incroyable, raison aussi pour laquelle ils allaient souvent de pair chez les personnes possédant deux éléments. Un peu comme le vent et le feu, d'ailleurs. Reportant le regard sur Victoire, elle vérifia qu'elle ne pleurait plus et semblait de meilleure humeur. Avoir un gros manque de confiance en soi était un réel handicap, même si peu de personnes l'admettaient, heureusement que cela se soignait, contrairement à d'autres handicaps.

– On pourrait se voir cet été, aussi, non ? Vous en dites quoi, les filles ?

Elle hocha la tête en même temps que Victoire, ravie. Tout à fait d'accord ! Après tout, même si elles n'étaient plus au pensionnat, il n'y avait aucune raison de ne plus se voir ou se parler pendant deux mois ! Adeline était bien sûr plus portée à écrire de longues lettres que les autres mais des excursions entre filles cet été l'enchantait. Elles pourraient sortir n'importe où, en plus ! Les trains faisaient des tarifs spéciaux pour les étudiants et les lycéens. Est-ce que Victoire et Adeline avaient déjà visités Paris ? S'il y avait des sorties géniales à faire, c'était bien là-bas. Il y avait aussi d'autres villes très belles où elles pourraient aller. Adeline avait un faible pour Rennes, par exemple, où elle avait été deux fois avec son père. Sinon, même si elles restaient aux alentours de Gray, il y avait assez de choses à faire. Adeline se pencha pour attraper un autre galet plus petit et tout rond et le fit glisser entre ses mains, aimant bien tenir quelque chose pour s'occuper.

– Ce serait bien de se voir cet été, oui, dit-elle en souriant. Je veux bien participer aux cours supplémentaires même si je n’irais pas vers les autres aussi facilement...

Elle n'avait plus vraiment le temps, de toute façon, mais ce sera déjà un bon départ. Adeline tendit le bras puis lança le galet sur le lac, qui fit un bref ricochet avant de tomber au fond. Son père lui avait appris à faire plusieurs ricochets quand elle était petite. Elle se souvenait de tout u après-midi où, grande comme trois pommes du haut de ses cinq ans, son père s'était tenu à genoux derrière elle et lui avait enseigné les bons gestes pour lancer les galets sur l'eau et faire des ricochets. C'était peut-être un peu bête et simpliste, pour certains, mais c'était avec ce genre de souvenirs qu'on construisait des relations saines et durables avec ses parents. Ce n'était "que" des ricochets pour d'autres, pour elle, c'était une journée que son père lui avait consacré pour s'occuper d'elle et la rendre heureuse. Pour elle, il avait du bien du mérite puisqu'il l'avait élevé seul. Elle se demanda à quoi ressemblait les parents de Victoire, comme elle n'en parlait jamais. L'un d'eux était-il aussi timide qu'elle ? Nos parents peuvent beaucoup influencer sur notre caractère, après tout. Elle se remit assise correctement à son tour, lissant sa jupe d'uniforme du bout des doigts.

– On pourra faire plein de trucs cet été, dit-elle en se relevant tout d’un coup beaucoup plus joyeuse. Mais je peux rester avec vous, si ça ne vous dérange pas ? J’irais avec les autres aussi, mais probablement pas maintenant. Après.

Bah oui, ce n'était même pas la peine de demander ! C'était évident qu'elle ne pouvait pas changer aussi facilement, du jour au lendemain. Adeline avait mis des années et avait eu beaucoup d'aide. Son père, d'abord, puis ses amis, des personnes parfois rencontrées au hasard et qui l'avaient aidé, souvent sans même en avoir conscience, à avancer sur ce chemin. C'était une vie qu'elle avait construite avec acharnement, en fait. Elle avait des rêves et des projets. Elle voudrait devenir gendarme, ou entrer dans la police si l'armée ne lui plaisait plus, puis s'installer dans la moitié Nord-Ouest de la France, pas trop loin de Paris si c'était possible. Elle voudrait bien avoir des enfants, aussi. Elle voulait les éveiller à la vie et s'occuper aussi bien d'eux que son père s'était occupé d'elle. Plus tard encore, elle voulait avoir des responsabilités dans son futur métier, se sentant capable de travailler assez dur pour les assumer. Elle imaginait déjà à quoi pourrait ressembler sa future maison, un style assez sobre mais chaleureux, avec des couleurs chaudes, du bois, des meubles simples. Jasper avait déjà une place toute faite dans cet avenir dont elle rêvait, si leur histoire pouvait durer. Imaginer l'avenir était à la fois amusant et réconfortant. Comme si elle ouvrait la porte d'un autre monde pour jeter un coup d'œil assez vite et en revenir des rêves plein la tête. Sans projets d'avenir, on en pouvait pas être vraiment heureux, pour elle. Même si tout pouvait encore changé, elle voulait se tenir à ses objectifs.

– Adeline ? Tu voudras bien m’apprendre la langue des signes ?

Elle lui fit oui de la tête aussitôt. Evidemment qu'elle pouvait, ce sera plus facile pour communiquer ! D'autant plus que ce n'était pas très compliqué, en plus, il suffisait de retenir les gestes principaux puis de s'entraîner pour intégrer tous les autres.  Dire que Jaz avait appris seul et sans aucune aide... Elle en était encore très touchée.

– Sinon, on pourra se revoir cet été, pour moi, mais vous avez des idées de choses à faire ?

Adeline hocha la tête, expliquant ses projets tout en laissant Océane traduire à haute voix ce qu'elle disait par gestes. Elle posa ainsi à Victoire ce qu'elle comptait faire ses étés. Elle tenait à faire quelques journées sur Paris, deux jours pour visiter le Louvre de fond en comble, surtout les momies et les gravures Égyptiennes. Elle voulait aussi en profiter pour fouiner dans les librairies, aller voir quelques pièce de théâtre et se rendre au cinéma. Sinon, rester à Gray puis s'entraîner en sport et avec son don, passer des journées randonnée et s'arrêter le soir pour pique-niquer et se baigner dans le lac. Elle avoua qu'elle comptait voir Jasper de temps en temps, pour, hum, discuter. Se sentant rougir jusqu'à la racine des cheveux, elle embraya sur d'autres sujets, précisant que tout cela était encore un peu flou et qu'elle comptait aussi improviser. Elle n'avait pas peur de voyager toute seule en cas de besoin. En plus, en été, il fallait bien en profiter !

Se tournant ensuite vers Océane, elle lui demanda ensuite ce qu'elle-même comptait faire cet été. Elle retournait peut-être en Chine avec ses parents, pour voir leur famille ? Elle allongea ses jambes dans l'herbe en s'appuyant contre un rocher, reprenant un petit galet pour le faire tourner entre ses doigts.

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