1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Gabriella de Lizeux [MAJ]

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Gabriella de Lizeux
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Général de division

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MessageSujet: Gabriella de Lizeux [MAJ]   Mar 17 Fév - 18:34

Gabriella de Lizeux




« Moi, ma vie, mon œuvre »

Les informations générales

Pièce d'identité

Nom et prénom : Gabriella de Lizeux
Date de naissance : 12 Septembre 1898
Groupe : Direction du Pensionnat et Militaire
Don(s) : Foudre et Eau
Métier : Directrice de Ste Famille, Général de Division
Situation maritale : Divorcée
Rang social : Noblesse

Caractère

Agacer la jeune femme n'est en général pas très bon pour la santé. Elle s'emporte très vite, pour tout et pour rien, le mot "zen" ne faisant guère parti de son vocabulaire. Son caractère très importé la conduit à s'enflammer pour tout, son pouvoir agissant en conséquence, ce qui lui vaut d'être qualifiée "d'électrique", voire de femme très dangereuse. Ou de bonne à enfermer, selon les personnes. Dangereuse, elle l'est sans doute, car même si elle se contrôle, ses sautes d'humeur font jaillir son don principal, la foudre, de façon souvent spectaculaire, ce qui terrorise tous ceux qui l'entourent à ce moment-là. Elle ne fait guère d'effort pour rester calme et paisible, ne cachant jamais ses émotions. Si une personne l'énerve, tout le monde le verra très vite et très clairement. Très nerveuse, elle pense toujours à ce qui peut arriver de pire et est loin d'être optimiste.

Elle fait preuve d'une grande souplesse d'esprit, ce qui lui permet de définir des plans d'action et de les revoir à la dernière minute, et ainsi, toujours s'adapter. Elle n'est pas du genre à abandonner, et encore moins à laisser tomber une cause qu'elle décide de porter à bout de bras, quitte à le faire seule. Son plus fort atout est sans doute sa volonté. Personne n'a à lui dicter sa conduite et encore moins sa façon de penser. Elle se fiche de ce que peuvent bien penser les autres d'elle, et ne changera jamais rien en fonction de cela. Elle est libre et entend le rester, car même dans le spires situations, elle trouvera toujours une certaine marge de manœuvre. Plutôt mourir debout que vivre à genoux est une de ses devises. Même lorsque tous ses alliés abandonnent en cours de route, il est tout simplement hors de question pour elle de lâcher. Combative et déterminée, elle ne s'arrête que lorsque la partie est gagnée, ou lorsqu'elle-même est à l'article de la mort, plus simplement.

Accro au travail, elle est aussi accro à la cause qu'elle défend. Elle ne pense absolument jamais à elle, se focalisant toujours sur les thèmes "Comment défendre les élèves", "Comment protéger l'école", "Comment défendre la cause", et plus récemment "Comment protéger mes enfants". De ce fait, elle peut apparaître très dur, voire franchement glaciale. Son esprit est en mode stratégie, plans, combat, défense, guerre, et ne laisse pas rentrer d'autres préoccupations comme le confort, l'envie d'une vie tranquille, ou l'amour familial. Elle aime sa famille, bien entendu, mais pensera toujours plus à les préserver qu'à leur faire des câlins. Elle ne sourit absolument jamais, ou à de très, très rares occasions. D'ailleurs, elle ne se méfie des compliments ou des flatteries, qui ne sont que de vulgaires flatteries à ses yeux.

Pourtant, ce caractère peu aimable font que les gens ont tout de même envie de la suivre. A cause de sa loyauté et de sa détermination, on sent qu'elle ne retournera pas sa veste du jour au lendemain. Elle a une âme de leader et attire grâce à cela, peu importe qu'elle soit très colérique et glaciale.

« Ma vie trépidante »

La famille de Lizeux était une de ces vieilles famille de la noblesse, vivant dans le Tout-Paris, dans une bulle fermée au monde extérieur et la plupart de ses problèmes. Une maison Bourgeoise, riche et luxueuse, au milieu d'autres maisons et immeubles particuliers, dans un quartier très propre et sécurisé, reflétant l'image de luxe de la capitale Française. Une bulle aseptisée, satisfaite d'elle-même, où on ne côtoyait que des personnes de la même classe sociale. Un quartier situé près de la Défense, qui ne faisait jamais parler de lui, hormis pour ses fêtes et ses bals, organisés à but caritatif, le plus souvent, où se réunissait tout le gratin de Paris. Au milieu de ce gratin, on trouvait Monsieur André de Lizeux, à la tête d'un groupe de plusieurs entreprises, dont deux usines d'armements. Il menait ses affaires d'une main de fer, doué pour cela. Très jeune, il avait rencontré sa future femme, Line Havoc. Tous deux de la même éducation, du même groupe social, de deux familles aussi riches l'une que l'autre. Autant dire que le mariage ne fut guère long à conclure.

Leur premier enfant, une petite fille, naquit le 12 Septembre 1898, et fut nommée Gabriella Aurore Line de Lizeux. Tout le monde dit cependant très vite "Gaby", par affection, et elle-même ne se présentait que comme Gabriella face aux personnes qu'elle ne connaissait pas ou celles pour qui elle avait peu de respect. Trois ans ans plus tard, un garçon vint agrandir la petite famille, suivit d'un autre l'année suivante, puis d'un troisième fils quatre ans plus tard. Pour André et Line, le bonheur était parfait. Ils avaient quatre enfants, les affaires marchaient très bien, et leur vie était réglée comme du papier à musique. Rien d'imprévu n'arrivait jamais. Ils savaient à l'avance ce qu'ils allaient faire chaque jour et chaque heure de la journée, les personnes convenables à fréquenter, et même ce qui allait être dit. Ils savaient ce qu'ils avaient à faire, s'engageaient un peu pour certaines causes mais pas trop, et ne bouleversaient aucune règle. Finalement, le seul bémol qui apparut très vite fut leur fille aînée.

Ses deux parents, ses grands-parents, l'école primaire très cotée, tous essayèrent d'élever Gabriella dans l'idée "Toi, femme, tu dois être un peu éduquée, épouser un homme de la même condition que toi, avoir des enfants, les élever, toujours rester chez toi, être douce, obéissante, gentille, point final". Hélas pour eux, Gabriella n'est jamais parvenue à intégré ce genre de concept et encore moins à l'appliquer. Elle se sentait à l'étroit dans cette bulle Parisienne où tout le monde devait suivre des règles très strictes. Très vive, elle s'indignait devant toutes les injustices du monde et allait courir dans les rues pour aller donner son argent de poche aux mendiants. Elle en savait tout simplement pas rester en place, et cet étouffement social qu'on voulait lui imposer la fit devenir de plus en plus agressive et révoltée. Tout comme sa mère, elle découvrit qu'elle possédait, par hérédité, le don de la foudre. Ce qui n'arrangea les affaires de personne car désormais, lors de ses crises de colère lorsqu'on lui rappelait une énième fois qu'elle devait se comporter "comme une gentille petite fille sage et docile", des éclairs avaient une légère tendance à exploser.

A ses onze ans, en 1909, elle fut envoyée au Pensionnat de la Sainte Famille. Ce fut pour elle la libération absolue. L'endroit où elle put envoyer valser absolument tous ses principes de "bonne éducation" et se comporter enfin librement. Rencontrer des personnes qui venaient de toute la France, augmenter son pouvoir, apprendre à se contrôler. Son don l'émerveillait, elle passait des heures et des heures à le manier, chaque jour, tant qu'elle le pouvait, jusqu'à épuisement. Elle s'entraînait et évoluait, goûtant chaque jour à cette prodigieuse liberté. Et lorsqu'elle revenait chez elle pour les vacances d'été, ni ses parents ni ses trois petits frères ne loupaient le changement. Ses frères ne possédaient pas de don et étudiaient dans des écoles privées, tout à fait ordinaires. Jalousie ou autre chose, ils supportaient mal son émancipation, et ne cessaient de lui dire et redire qu'à la fin de ses études à Ste Famille, elle devra se marier et rester ensuite chez elle à tenir son foyer. Ce à quoi elle répondait "Oui, je le ferai" pour avoir la paix, et n'en filait qu'avec plus de hâte à l'école.

Elle avait seize ans lorsque la Grande Guerre éclata. A chaque bombardement, il fallait courir s'abriter. Ils écoutaient les nouvelles à la radio, voyait parfois des soldats rentrer du front, en permission, retrouver leur famille. Pourtant, au Pensionnat, la vie continuait. Gaby aimait profondément cette école. C'était un vaste espace de liberté, à ses yeux, un espace plein de promesses et d'espoirs. Elle aimait s'y exercer. Elle aimait le village de Gray et ses environs. Elle aimait aider les plus jeunes élèves à s'entraîner et manier leur élément. Cette école représentait tout à ses yeux. L'année suivante, elle passa son bac, l'obtint, et l'annonça à sa famille. Ses parents, ravis, s'empressèrent de lui dire que maintenant qu'elle était devenue une belle jeune femme bien éduquée, ils allaient lui trouver un bon parti ! Drame. Le soir-même, elle plia bagages et repartit aussi sec d'où elle venait, retrouvant le directeur de l'école qu'elle avait toujours beaucoup respecté et admiré, monsieur Benoît Pally, qui lui dit alors une phrase, juste une phrase : "Pourquoi ne deviens-tu pas professeur ici ?".

Sa famille, tout d'abord, lui en voulut beaucoup. Elle avait jeté sans un regard de plus toutes les règles et conventions sociales qui auraient dû guider son existence. Il se passa deux bons mois avant qu'ils ne renouent les liens avec elle, même si ses relations avec ses frères restèrent toujours assez froides depuis lors, pour ne pas dire glaciales, parfois... Et elle s'en moquait. Peu lui importait ce que les gens pouvaient dire d'elle. A Ste Famille, elle fit sa vie d'adulte, et développa le second don qui l'accompagnait à présent, l'eau. Elle s'attachait à cette fière école, et à tous ces jeunes qui passaient entre ses murs. Elle vivait comme elle l'entendait, acceptant sans peine, trois ans après ses débuts comme professeur, de devenait titulaire d'une classe, puis, plus tard, de toutes les classes de première. Les responsabilités ne l'avaient jamais effrayé. Au contraire, c'était une marque de confiance, et son seul objectif était de voir ses élèves réussir. Considérée comme dure et froide, elle se fit relativement peu d'amis, sans s'en soucier pour autant. Elle se souciait plus de son travail que de sa vie privée. A vingt-neuf ans, lors du départ de Benoît Pally à la retraite, elle devint alors directrice de la célèbre école.

Pendant trois ans, rien ne vint secouer l'Institution. La France et l'Europe entraient de nouveau dans une phase politique très tendue, prémices à une nouvelle guerre, mais l'école n'en était pas affectée pour autant. Jusqu'au jour où le Gouvernement commença à s'intéresser aux éléments, aux dons, et par voie de conséquence, à ceux qui les utilisaient et l'endroit où ils apprenaient à le contrôler. Ce fut le branle-bas de combat, mais à l'époque encore, personne n'aurait imaginé que cela puisse aller aussi loin. Touchée par des problèmes très personnels, notamment une grossesse non prévue, elle relégua tout au second plan pour revenir à Paris, à l'Assemblée où se tenait le débat, et fit tout pour défendre son école et l'organisation. Le Gouvernement voulait reprendre la main et y envoya leurs forces, afin de faire des expériences sur les dons et découvrir de nouvelles rames de guerre. Inadmissible ! C'était une école, pas une prison ! Ses détracteurs clamaient qu'une femme enceinte, et non mariée, ne pouvait être assez responsable pour gérer une telle institution. Et réussirent à imposer la présence de l'armée au sein de l'école. Pour Gabriella, cet acte ne fut pas simplement un changement des règles du jeu, mais une déclaration de guerre.

Une guerre qu'elle fit tout pour remporter, car pour elle, il était hors de question que l'on puisse en toute impunité menacer ou frapper ses élèves, ni détruire cette école ! Elle en cacha rien de ses intentions de combattre, et fit son possible pour pourrir la vie des occupants de l'école et pour protéger son école. Elle ne souciait pas d'être enceinte et donc plus vulnérable, entièrement concentrée sur ses objectifs. La plupart des journaux la discréditaient, mais elle fit paraître dans d'autres tribunes des articles pour défendre l'honneur de l'école. Fit tout ce qu'elle pouvait pour alerter la population et faire pressions sur le Gouvernement. Ni le chantage ni les insultes ne la firent reculer. Pour elle, à présent, son seul but était de défendre Ste Famille et ses élèves. Mais la partie était dure. Avec les menaces vinrent bientôt les agressions directes. Elle fut un jour poignardée violemment, sauvée par ceux qui la soutenaient au quotidien. Car, oui, tous les professeurs ne semblaient guère pressé de défendre les élèves...

Plus les jours passaient, plus la pression montait, et mieux on voyait ce que chacun choisissait comme camp. Beaucoup se contentaient d'observer sans réagir. Certains collaboraient. Quelques uns se battaient. Peu. Si peu... Puis vint le moment où la pression fit céder la quasi-totalité des professeurs, qui décidèrent alors de collaborer pleinement pour éviter les ennuis. Gabriella venait d'accoucher, avait subi un viol et de nouvelles menaces, et apprit en plus que son équipe l'abandonnait, à l'exception de certains. Ils partaient, ils tournaient le dos aux élèves en les laissant sans défense ! Cela devenait trop grave. Ennemi déclarée, Gabriella ne prêtait désormais plus aucune attention à sa vie privée, s'occupant de ses enfants pour les protéger, oubliant d'être heureuse elle-même, et ne pensant plus qu'à la cause. Pour stopper tout cela, pour inverser la vapeur, pour reprendre les choses en main, il fallait accepter quelques sacrifices. Elle n'écoutait plus ses parents qui voulaient la voir abandonner et rentrer à Paris, ni ses frères qui lui conseillaient de se ranger de là.

Obtenir plus de pouvoir, et donc plus d'alliés, peut vous conduire à la victoire. Elle avait son camp, et son adversaire direct, le chef des armée, avait aussi ses propres alliés. Désormais, ils s'engageaient officiellement dans le duel. A chacun ses armes, à chacun sa volonté. Et que le meilleur gagne.


A très bientôt...

© Dakota - Never Utopia


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