1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Le responsable de tout cela ?

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Kimmitsu Nakajima
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MessageSujet: Le responsable de tout cela ?   Lun 17 Nov - 13:33

D'ordinaire, Kimmitsu n'était pas du genre à s'énerver. Il était d'un naturel très calme et posé, prenant toutes les choses de l'existence avec calme et philosophie. Pour lui, toute chose avait sa place dans ce monde, même si on la considérait comme nuisible ou néfaste, car rien ni personne ne pouvait juger de l'utilité d'une autre entité, malgré tous les préjugés. De même, il estimait que tout ce qui pouvait arriver dans l'existence des hommes était destiné, écrit à l'avance, et qu'il était vain de vouloir y échapper. Le destin était écrit, il fallait suivre le cours de la vie sans essayer de nager à contre-courant, au risque de se noyer et de ne jamais être heureux. Cependant, au-dessus de tout cela, il y avait un paramètre à ne pas bafouer ni ignorer : la justice. Aucun acte ne devait être commis en piétinant allègrement tout le respect de l'homme et sa fierté, encore moins si cela portait atteinte à des enfants.

Or, c'est qui se produisait aujourd'hui. Kimmitsu avait d'abord cru rêver, en rentrant de ce voyage scolaire, - très agréable entre parenthèses - quand il avait vu ça. Des barreaux aux fenêtres. Des médecins déambulant dans les couloirs comme s'ils étaient chez eux. Des militaires qui avaient posté des contrôle de garde un peu peu partout. La France n'était-elle pas censée être un pays démocratique ? La Pays des Droits de l'homme et du Citoyen ? Une nation respectueuse du droit des enfants à vivre en paix et bien éduqués ? Ou tout cela avait-il été rayé des constitutions afin de former un état militaire et d'autoritarisme ? Le malheureux Georges Clemenceau devait s'en retourner dans sa tombe ! Lui qui s'était battu sa vie durant pour la France, que dirait-il en voyant le virage autoritaire que son pays prenait ?

Le dos bien droit et le regard dur, il se rendit au rez-de-chaussée et interpella un des médecins, restant très poli et courtois, bien qu'il soit profondément indigné, et demanda à parler au responsable de tout cela, afin d'obtenir des explications. On l'accompagna dans les caves, qui étaient maintenant des installations militaires et médicales de pointe. Rapides, les jeunes pour avoir déjà installé tout cela. Un des gardes ouvrit un bureau, lui disant de patienter, alors que lui-même attendait dans le couloir, sans doute pour saluer le docteur en question. Kimmitsu jeta un regard noir à la porte restée ouverte, comme si elle était responsable de ses malheurs. Quand il vit le fameux médecin arriver, portant deux cafés, il refusa d'un geste le gobelet qui lui était adressé. Il n'avait même pas pris la peine de refermer la porte donnant sur le couloir, preuve qu'il considérait ce rendez-vous sans aucune importance ni incidence.

- Ce pays semble tomber bien bas, déclara-t-il d'une voix forte sans s'asseoir, les bras croisés. Que comptez-vous faire à tous ces enfants ?! Depuis quand posséder un don est-il un signe de danger ? Une armée n'a rien à faire dans une école, ne l'oubliez pas.

Ils étaient dans un pays libre et démocratique, jusqu'à preuve du contraire ! A moins que ces deux dernières semaines n'aient tout bouleversées.

- Vous comptez tenter de supprimer les dons ? Ou créer des armes humaines ?

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Victor Rochard
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MessageSujet: Re: Le responsable de tout cela ?   Ven 21 Nov - 15:40

Victor versa lentement du café dans deux gobelets, avec un soupir blasé. Il y avait, dans cette école, plusieurs adultes un tantinet agaçant. Tout d'abord, la directrice. Cette femme était trop nerveuse pour son propre bien, elle ne tenait pas en place, accouchait trop tôt, défendait toujours sa si chère école, et ne voulait pas coopérer comme elle le devrait le faire si elle avait un minimum d'intelligence. Pensait-elle donc pouvoir continuer longtemps ainsi ? Il était agaçant de voir une femme assez idiote pour penser qu'elle pouvait être à l'égal d'un homme... Une femme, c'était juste bon à trois choses : à la cuisine, au ménage, et dans un lit. Songer à cela lui rappela la si délicate texture de la peau de cette femme. Elle le faisait littéralement saliver, allumant en lui un fort désir physique. Quand il pensait à son corps, ses attributs masculins se dressaient, presque douloureusement. Dommage qu'elle ait un tel caractère, l'attirer dans son lit n'allait pas être facile.

Avec cela, d'autres adultes ne voulaient pas rester en paix. Cette fois, c'était le nouveau sous-directeur qui se mêlait de la partie. Un professeur sans intérêt, qui ne ne se servait jamais de son don, et qui se contentait de déblatérer des bêtises soit-disant philosophiques sur la nature et l'homme. Que lui voulait-il donc, aujourd'hui ? Lui reprocher que la présence de l'armée en ces lieux perturbait son karma ? Il prit les gobelets en main et partit vers son bureau, avec l'idée d'expédier l'autre au plus vite. Il ne le recevait que par pure politesse, et pour bien lui faire comprendre qu'aucune belle parole ni action ne pourra stopper sa marche. Victor était pourvu d'une mission et comptait bien s'y tenir, quoi qu'il advienne.

Entrant dans son bureau, il proposa un café à son interlocuteur qui refusa d'un geste. Soit. Victor jeta le gobelet à la poubelle et s'assit, buvant deux petits gorgées du sien, et le reposa près de son crayon, détendu. Il n'avait pas pris la peine de refermer la porte, car ce type allait repartir aussi vite qu'il était venu. Il n'était même pas français ! Ce n'était qu'un vulgaire Chinois, ou un Japonnais, peu importe. Qu'avait-il à foutre de ce qui se produisait en France ? Il devrait se mêler des affaires de son propre pays. La Chine était une dictature, très difficile, et il devrait y retourner pour se battre s'il tenait tant aux droits de l'homme.

Asiatique - Ce pays semble tomber bien bas, déclara-t-il d'une voix forte sans s'asseoir, les bras croisés. Que comptez-vous faire à tous ces enfants ?! Depuis quand posséder un don est-il un signe de danger ? Une armée n'a rien à faire dans une école, ne l'oubliez pas.

Victor retint un long bâillement, ennuyé, et s'imagina caresser tout le corps de la directrice, sa peau chaude, ses lèvres qu'il avait trouvé très douce. Il voudrait lui ôter tous ses vêtements un à un, imposer ses mains sur elle, et surtout, s'insinuer dans son corps pour la posséder toute entière. Une délicieuse tension revint l'habiter, alors qu'il retenait un sourire. Il avait ce genre d'envies face à sa femme, bien sûr, mais aussi face à toute femme qu'il trouvait à son goût. Il aimait les dominer, faire ce qu'il désirait d'elle. Sa propre femme était loin, à Paris, avec les mômes qu'il lui avait fait et dont il se servait parfois pour ses expériences.

Asiatique - Vous comptez tenter de supprimer les dons ? Ou créer des armes humaines ?

Pas si bête, ce type. Victor but lentement son café, fermant les yeux. Supprimer les dons, non, bien entendu, ce serait totalement contre-productif. A quoi bon se prouver de ce genre d'attaques ? Où serait l'intérêt ? Une armée devait être forte pour protéger le pays, d'autant plus en pareilles époques. L'Allemagne était de nouveau menaçante, tous le savaient, et il fallait se préparer à la guerre. Elle ne se déclencheras sans doute pas dans un mois, ni même dans un an, mais ils devaient tous être parés.

- Les supprimer ? Pour quoi faire, bon sang ? Ce serait idiot, en plus d'être impossible. Vous avez sérieusement songé que nous pourrions travailler à ce dessein ? Vous êtes bien un imbécile.

Il termina lentement son café, appréciant sa chaleur et son goût. Le nouveau petit jeune ne se débrouillait pas si mal que ça, pour faire le service.

- Renseignez-vous sur ce qui s'est passé en Angleterre, et vous verrez que la France ne se comporte pas si mal, sur ce sujet. De toute façon, je n'ai pas à discuter de ça avec vous. Soyez clair, vous comptez nous mettre des bâtons dans le roues ? Ne rien faire ? Ou coopérer ?
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Kimmitsu Nakajima
Sous-directeur
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Âge RPG : 42 ans

MessageSujet: Re: Le responsable de tout cela ?   Dim 23 Nov - 11:39

Son interlocuteur ne répondit pas tout de suite, se contentant de boire son café, comme s'il n'avait même pas ouvert la bouche. Kimmitsu trouvait cette attitude des plus impolies, même face à un homme certain de son pouvoir et de sa force dans des lieux qu'il occupait par la contrainte. Ignorait-il donc que bien souvent, cette arrogance était un levier pour provoquer la chute des tyrans ? Aucun ne se souciait assez de la force de ses ennemis, à part de rares exemples, et s'en retrouvait, à la fin, à se battre jusqu'au dernier souffle pour tenter de l'emporter. Bon nombre de grands hommes étaient ainsi tombés car ils avaient sous-estimé la volonté de leur peuple de se libérer de leur joug. Cet homme était l'exemple même du tyran passif, qui pensait que plus rien ne pouvait encore l'atteindre. Peut-être avait-il remporté quelques victoires, à venir, mais rien n'était définitif. Cette école ne tombera pas si aisément, bien qu'ils s'acharnent, ces ennemis, à faire tomber peu à peu ceux qui la défendaient. Mais d'autres se soulèveront. Kimmitsu avait confiance, pour cela, car personne ne pouvait supporter de vivre sa vie durant dans la honte et le déshonneur.

- Les supprimer ? Pour quoi faire, bon sang ? Ce serait idiot, en plus d'être impossible. Vous avez sérieusement songé que nous pourrions travailler à ce dessein ? Vous êtes bien un imbécile.

Il ne sourcilla pas sous l'insulte, restant parfaitement impassible, maître de lui. Tenter d'énerver ou de déstabiliser son adversaire était une tactique courante, très utilisée, voire galvaudée, mais il ne tombera pas dans le piège. Conserver son sang-froid était crucial, que ce soit dans la vie de tous les jours ou lors d'une bataille, physique ou verbale. Voilà ce qu'il enseignait à ses élèves depuis des années, voilà ce qu'il appliquait pour lui-même à chaque instant. Faillir parfois, trembler souvent ? C'était tout à fait normal, mais le truc était de ne pas rester à terre et de toujours se relever. Voilà pourquoi il croyait encore en ceux qui défendaient l'école, en la directrice. Il savait qu'elle se relèvera, et continuera à se battre. Quand à la suite... S'ils ne voulaient pas supprimer les dons, il ne restait qu'une possibilité, bien plus terrifiante encore. Il regarda autour de lui, le bureau, le couloir, les dossiers qui s'empilaient...

Depuis combien de temps le gouvernement travaillait-il à ce but ? Kimmitsu était conscient des choses parfois terribles qu'il fallait accorder pour défendre une nation et ses habitants. Mais les efforts devaient être portés par des adultes, en toute liberté, et non par des enfants. Encore moins sous la contrainte ! Comme un peuple tiré par la force pourrait-il donner toute sa puissance à défendre son pays ? Un peuple enchaîné ne ferra pas son devoir comme il le ferait en étant libre, et le résultat sera catastrophique. Ce gouvernement se fourvoyait. Nombre d'adultes de ce pays auraient accepté de défendre leur pays avec leurs dons si personne ne les avait rejetés, battus, emprisonnés. C'était pourtant tout à fait compréhensible, mais aucun ministre ne devait y avoir songé.

- Renseignez-vous sur ce qui s'est passé en Angleterre, et vous verrez que la France ne se comporte pas si mal, sur ce sujet. De toute façon, je n'ai pas à discuter de ça avec vous. Soyez clair, vous comptez nous mettre des bâtons dans le roues ? Ne rien faire ? Ou coopérer ?

Il avait bien entendu parler de ce qui s'était passé en Angleterre. Là-bas, une école semblable à Ste famille avait fermé ses portes, et tous les élèves officiellement portés disparus. Les familles avaient hurlé, conjugués leurs efforts, et on avait finalement appris que tous les gamins avaient été transférés dans des camps où effectuaient des expériences sur eux pour augmenter et contrôler leurs dons à des fins de guerre. Devant le scandale, il avait été assuré que chaque enfant était très bien traité, preuves à l'appui, ce qui n'avait convaincu personne. La plupart des familles avaient reçues des compensations financières et s'en étaient tenues là. D'autres avaient été fortement "incitées" à se taire, pour la presse et pour tout le monde. Enfin, pour d'autres familles, on leur avait annoncé purement et simplement le décès de leur enfant. Mensonge ou vérité ? Il était probable que certains des petits aient bel et bien été tués.

- Le but n'est pas de comparer les comportements autoritaires des pays d'Europe, monsieur, dit-il en redressant la tête. Je n'ignore pas les actions ignobles du gouvernement Anglais, et je frémis à l'idée que le gouvernement de France puisse en arriver aux mêmes exactions. Et pour ce qu'il en est pour le moment, vous ne pouvez juger que vous comportez d'une façon, sinon bonne, au moins saine.

Référence direct à ce qui s'était produit durant le voyage scolaire. Il plissa les yeux, dégoûté par l'air arrogant du médecin. Il n'avait absolument aucun respect de la vie, ce qui était monstrueux aux yeux de Kimmitsu.

- Comme vous, vous vous êtes déclaré en ennemi, vous pouvez me compter parmi les vôtres. Je ne cautionne pas ce genre d'agissements, et vous trompez si vous croyez pouvoir créer si aisément des armes humaines. Personne ne se laissera faire ainsi, encore moins pour vous servir. On ne peut forcer un peuple à se battre tant qu'il est enchaîné.

Il avait légèrement haussé le ton à la fin de sa phrase, mettant un point d'honneur à ce que le médecin comprenne bien qu'il était on ne peut plus sérieux.

- N'avez-vous donc aucun remords à vous en prendre à de si jeunes gens ?

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Victor Rocahrd
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MessageSujet: Re: Le responsable de tout cela ?   Ven 5 Déc - 12:35

Victor jeta le gobelet à la poubelle, tout en soupirant. Son interlocuteur était bien tendu... Pourquoi tous les profs minables de cette petite école se sentaient-ils obligés, maintenant qu'on leur avait mis l'évidence sous le nez, de crier "ah non, c'est pas bien !" ? Ils ne faisaient absolument rien depuis des semaines ! Et aujourd'hui, pouf, il leur suffisait de voir des barreaux aux fenêtres pour sortir les griffes et s'agiter pour un rien. Brillant, vraiment... Aucun d'entre eux, ou quasiment, n'avait bougé ses fesses, alors que beaucoup avait voulu montrer ce qui se passait, que des élèves et quelques adultes s'étaient agités, en vain. Il avait été drôle de les regarder faire, d'ailleurs, les observer secouer les autres sans aucun résultat. Puis, aujourd'hui, ils se bougeaient enfin, ces hypocrites. Très drôle, vraiment. Quand à ce type, Victor ne savait pas grand-chose sur lui. Il ne se servait jamais de son don, et n'avait donc aucun intérêt pour le médecin. Lui avait besoin de personnes puissantes, qui s'entraînaient depuis des années, et qui avaient de la force. Pas d'un type perclus de principes qui ne savait que râler mais qui n'usait jamais de son pouvoir, c'était inutile.

Asiatique - Le but n'est pas de comparer les comportements autoritaires des pays d'Europe, monsieur, dit-il en redressant la tête. Je n'ignore pas les actions ignobles du gouvernement Anglais, et je frémis à l'idée que le gouvernement de France puisse en arriver aux mêmes exactions. Et pour ce qu'il en est pour le moment, vous ne pouvez juger que vous vous comportez d'une façon, sinon bonne, au moins saine.

Les comportements autoritaires des pays d'Europe, hein ? Victor haussa un sourcil, un sourire étirant ses lèvres. Il n'avait jamais dû aller en Allemagne, s'il qualifiait le gouvernement Français d'autoritaire. Bien sûr qu'il y avait des histoires que le bon peuple jugeait grave, mais ici, ils n'en étaient pas rendus à emprisonner tous les gosses, liquider leurs familles, puis les mioches eux-mêmes une fois qu'ils devenaient inutiles. Cela restait encore assez gentil, justement parce qu'ils étaient en France ! Alors le gouvernement autoritaire... La guerre approchait, et il fallait s'assurer d'avoir les moyens de la gagner, voilà tout, c'était pourtant très simple. Mais qu'est-ce qu'un prof bien minable pouvait-il comprendre à ça ? Il n'était rien, aux yeux du médecin. Juste une pâle copie d'un véritable combattant, qui croyait pouvoir changer quoi que ce soit à ce qui se passait en ce moment.

Asiatique - Comme vous, vous vous êtes déclaré en ennemi, vous pouvez me compter parmi les vôtres. Je ne cautionne pas ce genre d'agissements, et vous trompez si vous croyez pouvoir créer si aisément des armes humaines. Personne ne se laissera faire ainsi, encore moins pour vous servir. On ne peut forcer un peuple à se battre tant qu'il est enchaîné.

Pas très malin de se déclarer comme ça en ennemi, lorsqu'on seul, bien isolé, sans armes et sans force, et surtout sans aucune légitimité. Mais soit, il n'était pas très dangereux. Il y avait d'autres personnes, dans cette école, qui pourraient se révéler bien plus problématiques. Lui... Bah. Puisque cela l'amusait, autant le laisser, à son tour, crier et s'agiter. Il se rendra bien assez vite de l'inutilité de ses actions ou de ses paroles. D'ailleurs, en songeant à cela, il faudra qu'il envoie quelqu'un vérifier l'état mental du petit Karinof. Le colonel avait reçu ordre de le calmer, mais avait-il réussit ? Victor était très curieux de le savoir, et se promit d'envoyer quelqu'un dès la fin de ce rendez-vous inutile et ennuyeux.

Asiatique - N'avez-vous donc aucun remords à vous en prendre à de si jeunes gens ?

Il haussa les épaules et se leva. Du remords ? En voilà encore une autre invention ! Il leva les yeux au ciel en soupirant, presque exaspéré. Du remords, maintenant ! Depuis quand devait-on avoir des remords lorsqu'on se contentait d'accomplir son devoir ?

- Des remords car je fais mon travail ? Elle n'est pas mal, celle-là ! Et ne vous plaignez pas, mon vieux, il y a bien pire dans d'autres pays. Nous n'en somme spas rendus à assassiner ces enfants, que je sache. Même si pour certains, je dois bien avouer que ça me démange.

Référence directe au fils du général, qu'il trouvait trop agité et crétin pour son propre bien. S'il n'était pas utile, le docteur aurait demandé à ce qu'il ait un léger "accident". Ce genre de chose arrive souvent, n'est-ce pas ? Et oui, c'est très malheureux, de voir un jeune de quinze ou seize mourir comme ça, mais c'était la vie. Ou plutôt la mort. Il retint un sourire cynique en contournant le bureau, pour se mettre face au petit prof.

- En tout cas, vous verrez très vite que personne ne prendra vos avertissements au sérieux. Regardez bien vos collègues, ces idiots... Aucun n'a bougé ses fesses, à venir jusqu'ici, n'est-ce pas ? Pourquoi serait-ce si différent aujourd'hui ? Ils vont râler un peu pour la forme, puis se laisseront faire, comme à leur bonne habitude.

Il éclata d'un rire de dément, brusquement sans prévenir, se tenant les côtes d'une main. Il ne réussit pas à se calmera avant six bonnes minutes, les larmes aux yeux, la bouche grande ouverte pour capter de l'air, riant à s'en arracher la gorge. Lorsqu'il se redressa enfin, il avait les joues rouges et les yeux brillants.

- Autre chose ? Sinon, la porte est juste derrière vous.
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