1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Isabelle Robin [Validée]

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Isabelle Robin
Lieutenant
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Âge RPG : 37 ans

MessageSujet: Isabelle Robin [Validée]   Lun 13 Oct - 21:47


Isabelle Robin


Aucun don ▬ 37 ans ▬ Lieutenant ▬ Bourgeoisie ▬ Cate Blanchett ▬ Célibataire


Ceci est  Mon Caractère et Physique
Mais que peut-il bien se passer dans votre tête ? Et à quoi ressemblez-vous ?


Caractère

L'un des plus gros points forts d'Isa est sa précision. Elle a un œil de faucon, très aiguisé et juste. Elle peut toucher sa cible à de grandes distances, et sa main ne tremble pas lorsqu'elle tire. Sa capacité à rester impassible et sereine en fait une excellente tireuse d'élite, bien qu'elle ne s'en vante pas ouvertement. Elle sait contrôler ses émotions, sentiments, l'image qu'elle renvoie d'elle... Elle est relativement sûre d'elle et de ce qu'elle fait, ferme dans ses principes. Mais surtout, c'est une personne très loyale. Elle se donne toujours à fond dans ce qu'elle fait, et est très attachée aux personnes qu'elle a décidé de suivre. Elle obéit aux ordres sans rechigner, et fait ce qu'on lui dit, voulant soutenir son supérieur hiérarchique du mieux qu'elle le pourra. Elle est, de façon naturelle, très protectrice envers certaines personnes. Entièrement dévouée à ses objectifs, elle en néglige bien souvent sa vie privé, faisant passer son devoir avant tout le reste. Très autonome, elle est indépendante et capable de bien des choses seule, assez débrouillarde pour se tirer de situations difficiles.

Physique

Aussi blonde que les blés, Isabelle est presque aussi grande qu'un homme, bien qu'elle dispose de formes très féminines. Son corps est fin, mais musclé, dur par les années d'entraînement et de combat, un corps résistant aux blessures et aux maladies. Elle prend grand soin de sa santé physique, faisant tout pour rester particulièrement en forme. Très endurante, elle peut tenir longtemps un effort important. Son regard clair semble vous passer aux rayons X, bien qu'elle puisse s'adoucir et avoir un air plus calme et innocent. Mais d'ordinaire, ses yeux restent impassibles, dénués de tout sentiment. Elle se soucie très peu de son apparence, préférant même porter l'uniforme que des habits plus communs. Elle ne se maquille pas, et ne porte pas non plus de bijoux.




Et voilà  Mon Histoire
La tête dans les étoiles ...

"Pourquoi y être entrée ?"

Elle ne savait pas, en vérité. Pourquoi ? Pour emmerder son monde, peut-être. Pour prouver qu'elle était capable de se débrouiller seule. Pour dire au monde entier qu'elle était capable de faire quelque chose. Pour... Non, elle ne pouvait définir précisément ses motivations. A l'époque, elle était jeune. Vingt-deux ans, ou vingt-trois ans, elle ne savait plus. Peut-être vingt-et-un ans. Jeune, révoltée, furieuse après un mariage arrangé, dégoûtée de tout. Interdite de travail, alors qu'elle aurait voulu être enseignante dans une école de jeunes filles, à Paris. Interdite de sortir sans escorte car elle était une femme, donc jugée trop fragile. Interdite de voir ses amies, qui étaient "de mauvaise fréquentation", ses amis, car on ne voulait plus voir d'hommes tourner autour d'elle. Elle devait rester chez elle, tomber enceinte, s'occuper des enfants, faire le ménage, la cuisine, être aux petits soins pour son mari dès qu'il revient du boulot. Une existence convenue, simple, plate, un carcan social et familial. Isabelle ferma les yeux, tirant longuement sur sa cigarette. Souffla la fumée, qui s'envola en volutes légères devant son visage.

- Quelles sont vos motivations ? lui avait demandé le recruteur.
- Vivre libre.

Deux mots, cela avait suffit. Isabelle n'était pas d'une intelligence supérieure à la normale, ni une très grande stratège, ni quoi que ce soit du genre. Mais elle était servie par une excellente mémoire, une bonne plume, et un sens du travail aigu. Elle avait signé, sans même se poser de question. C'était la fin de la Grande Guerre, le travail ne manquait pas, il fallait tout reconstruire, consolider la force militaire d'un pays en ruine, qui devait garder coûte que coûte sa position sur la scène internationale. Isabelle ne se souciait guère de ça, elle n'était que secrétaire. Elle devait taper des rapports, rédiger des mémoires, des documents, prévoir des réunions, et ainsi de suite. Du moins, au début de sa carrière.

"Pourquoi y être entrée ?"

A peine recrutée, elle avait endossé l'uniforme. Un uniforme brun, une veste, une chemise couleur sable, une jupe droite, des chaussures noires. Les cheveux tirés à quatre épingles. Elle s'était changée aussitôt, et était rentrée ainsi chez elle, face à son mari et sa famille, en pleine fête pour une naissance. Elle était rentrée, et les avait tous regardé de haut, les écrasant, en cet instant, de tout son mépris, toute sa rancœur, toute sa satisfaction, à les savoir pétrifiés, tendus, choqués. Elle avait fait ses bagages le jour-même, prenant volontairement tout son temps, afin de laisser le temps à sa famille d'intégrer qu'elle partait. Puis elle était redescendue. Personne n'avait bougé. Parents, frères, soeurs, amis, famille, tous l'observaient, sanglée dans son nouvel uniforme. Elle avait regardé son mari bien en face, plus apaisée qu'elle ne l'avait jamais été de sa vie.

- Rien ne m'appartient, puisque tu refusais que je gagne de l'argent. Je pars libre, ainsi. Je divorce.

Elle passa les quatre années suivantes dans une caserne. Puis prit un petit appartement. Ces dernières années, cependant, elle ne s'était pas contentée de rester une petite secrétaire sans histoire. Elle se forma, s'entraîna, passa des concours. Les années filèrent. Elle s'aguerrit. Prit du grade. Elle portait maintenant l'uniforme aussi simplement qu'elle portait des habits civils. Elle aimait cette vie, le cadre qu'elle offrait, elle était bien dans sa peau. Elle devint lieutenant, et fut désignée comme assistante personnelle du Colonel Gavin, un jeune homme très ambitieux, avec un avenir prometteur, qui s'était hissé à ce poste assez jeune en raison de brillants coups d'éclats.

Fabrice Gavin... Le personnage marque de façon très forte son existence. Du même âge qu'elle, c'était un excellent meneur d'hommes, loyal, et prêt à tout pour servir ses objectifs. Il était très droit dans ses bottes... Car, comme elle l'apprit très vite, ses défauts étaient d'ordre très personnel. Le colonel, bien qu'il n'en montre rien au travail ni en public, était alcoolique, fortement dépendant. Il était tombé dans cette addiction très jeune, et ne s'en était jamais débarrassé. Combien de fois Isabelle dut-elle l'aider dans le privé ? Elle ne comptait plus. Mais, plus que son supérieur hiérarchique, il devint un ami pour elle, quasiment un petit frère à soutenir. Elle était chargée de protéger ses arrières, et Dieu sait qu'il en avait besoin. Son âge était un moyen de le discréditer, de clamer qu'il était trop incompétent pour un tel poste. Mais il savait s'entourer. Il avait plusieurs hommes autour de lui, en plus d'Isabelle.

"Pourquoi y être entrée ?"

- Vous prenez un verre avec moi, lieutenant ?
- Vous ne devriez pas boire en service, colonel.
- Bah... Personne ne me verra, à cette heure. Et après une journée pareille, j'ai bien besoin d'un peu de réconfort !

Il se versa une solide dose d'alcool dans un grand verre, avec des glaçons, et le porta à ses lèvres. Il faisait nuit noire, et le colonel s'était enfoncé dans son fauteuil, derrière son bureau. Seule la lumière de la lune les éclairait, ils étaient complètement seuls. Debout près de la grande fenêtre, Isabelle se retourna, pour regarder son supérieur, qui buvait doucement. Il était vrai que la journée avait été très longue... Il était près de deux heures du matin, et les réunions venaient de cesser. Le colonel poussa d'un coup un grand soupir, renversant la tête en arrière, les yeux à demi-fermés, la bouche entrouverte. Ainsi, au clair de lune, il faisait encore plus jeune que son âge véritable. Il avait l'air vulnérable, avec ses mèches brunes tombant sur son front. Il soupira à nouveau, plus doucement, son verre vide en main.

- Dites-moi... Lieutenant... Pourquoi prenez-vous soin d'une loque comme moi ?
- J'ai foi envers les idéaux que vous suivez. Je veux vous soutenir et vous couvrir. Je sais que vous pourrez vous hisser aux plus hauts échelons, un jour prochain.
- Vous êtes vraiment confiante, murmura-t-il avec un sourire. Moi... Moi, il y a des jours où je ne sais plus ce que je fais ici.

Il reposa son verre, perdant son sourire. Et perdant du même coup son air vulnérable et innocent. Isabelle resta silencieuse, regardant au-dehors, regardant Paris sous la lumière des étoiles, regardant la ville qui ne s'endormait jamais. Elle se rapprocha ensuite du bureau et se versa un verre, imitée de son supérieur. Ils burent ensemble, lentement, et elle s'assit de l'autre côté du bureau.

- Pourquoi être entrée dans l'armée, lieutenant ? Pourquoi avoir tout fait pour être reconnue ainsi, comme un homme ?
- Je n'étais pas faite pour la vie de femme au foyer. Et je me suis découvert un nouveau talent, ici.
- Oui, le tir avec un fusil de précision... Il est rare de voir une femme sniper, lieutenant.
- Tout comme il est rare de voir un homme de votre âge colonel.

Il resservit deux verres, avec un léger sourire. Il avait le regard voilé, ce soir, comme rattrapé par de mauvais souvenirs. Elle ne le poussa pas là-dessus, sachant déjà ce qui le travaillait. Tous, dans l'équipe du colonel, avaient un passé plus ou moins chargé. C'était la raison pour laquelle ils étaient réunis autour de lui, d'ailleurs. Car ils voulaient suivre une autre voie, une autre route.

- Nous partons demain, colonel ?
- Ouais... Surveiller des mômes... Je ne vois pas ce qui peut bien réjouir les autres là-dedans.
- Ce ne sera pas une guerre.
- La guerre, c'est notre métier, lieutenant. Quelqu'un qui a peur de donner ou recevoir la mort n'a rien à faire dans une armée. On ne protège pas un pays en restant à la campagne surveiller des gamins. C'est le rôle des professeurs.
- Voudriez-vous qu'une autre guerre éclate ?
- Non... Mais on aurait autre chose à faire qu'à aller camper à Gray.

Il porta son verre à ses lèvres, buvant une bien plus longue gorgée. Elle l'imita, sentant le liquide couler dans sa gorge et la brûler. Elle buvait rarement, et jamais seule. Elle passa furtivement la langue sur ses lèvres, chassant une goutte, se laissant aller dans son fauteuil. Il avait beau être tard, elle n'éprouvait pas l'envie d'aller dormir. C'était comme si cette scène n'était pas réelle, qu'ils étaient entrés dans une sorte d'espace-temps. Elle sourit à cette idée farfelue, buvant une autre gorgée.

- Avez-vous étudié à Ste famille, colonel ?
- Non. Mon père a plutôt voulu tuer mon don à coups de bâtons.
- Vous vous en servez ?
- On ne m'appelle pas le colonel de flammes pour rien. Même si les autres pensent que j'aime juste jouer avec des allumettes. Mais j'aime jouer avec le feu, lieutenant.
- Faites attention à ne pas vous brûler les ailes.

Elle avait conscience de le couver, parfois, mais c'était plus fort qu'elle. Le colonel leva une main, l'air pensif, puis claqua des doigts. Des flammes jaillirent, volant autour de ses doigts. Il les observa voler, avec air triste, et en même temps résigné. Isabelle resta silencieuse, ne voulant pas briser le cours de ses pensées. Ils partaient demain, donc, pour ils ne savaient combien de temps. Il se passa encore un long moment, sans aucun parole, après que son supérieur ait baissé la main. Elle termina son verre, et se leva, effectuant le salut militaire, presque rigide.

- Bonne nuit, mon colonel.
- Bonne nuit, lieutenant.

Elle le vit reprendre une bouteille en refermant ma porte. Chacun avait ses démons, et un passé à porter. Pour lui, cela avait été une enfance détruite. Enfant battu. Elle repartit doucement, dans les longs couloirs. Elle rentra chez elle, se couchant sans même se déshabiller. Fabrice Gavin. Oui, elle le suivra jusqu'au bout du monde. Elle croyait en lui, en les principes qu'il portait, en ses idées. Elle croyait et espérait en chacun des membres de leur équipe. Ensemble, ils réussiront. Elle s'endormit en se remémorant le visage de chacun de ses amis, de ses collègues. Tous ensemble, ils réussiront.




Mon pseudo est celui-ci, j'ai deux ans et je suis disponible quand je veux. J'aime tout ça et j'apprécie moins ceci. J'aimerai ajouter que commentaires


© Halloween de Never Utopia


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Isabelle Robin [Validée]
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