1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Victime de l'orage

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MessageSujet: Victime de l'orage   Sam 26 Avr - 12:59

[PNJ Général]

Un énorme orage. Des tentes détruites, brûlées, des voitures abîmées. Jamais les militaires n’avaient passé une aussi mauvaise nuit, une aussi longue nuit que celle-là. Remettre tout debout et tout réparer leur avait pris des heures, mais c’était bon. Enfin, au moins, c’était fait ! Ils en connaissaient tous la cause, naturellement, et le responsable de ce détachement avait pu mettre les choses en place. La directrice du Pensionnat se tenait à carreaux, ou presque, mais mettait toujours des bâtons dans leurs roues. Par conséquent, ils voulaient s’en débarrasser et trouver une excuse en or. Et ils en avaient trouvé une. L’orage.

Dès qu’ils l’entendirent, le plan se mit en place. Le matin-même suivant l’orage, le capitaine d’infanterie fut enlevé et bâillonné, puis emmené vers un campement éloigné. Des hommes confirmèrent par téléphone le départ de Charles Luc de la Pinsonny, Il condamnait Gabriella sans même le savoir, juste par sa présence et son existence. Pas de protection particulière, rien. Alors qu’il avait un rôle important dans la résistance du Pensionnat. C’était triste. Ils n’avaient rien contre lui, en soi, il était un bon élément et, en plus, exécutait les ordres à la perfection et ne les contestait jamais. Mais il n’était qu’un pion, une aide parmi d’autres pour arriver à leur fin. C’est pour cette raison qu’ils l’avaient enlevé, et uniquement pour cette raison.

*TOC TOC TOC*

- Entrez.

Le responsable du service se tourna vers les nouveaux arrivants qui escortaient le capitaine d’infanterie. Il avait l’air plus perdu que jamais, et furieux également. Philippe lui lança un regard affligé et faussement désolé après avoir percé la carte accrochée au mur d’une simple punaise. Une pièce avancée, on progressait lentement, mais sûrement.

- Bonjour capitaine. Je suis désolé pour ce voyage quelque peu… désagréable. Mais je n’avais pas le choix, lança-t-il avec un sourire d’excuse on ne peut plus hypocrite.

Les soldats ne le débâillonnèrent pas, les lèvres du responsable s’étirant en un sourire devant l’air incrédule de l’époux de la directrice.

- Vous n’avez pas compris ? Votre femme nous cause encore de nombreux problèmes. Donc, je suis désolé, croyez-le, mais vous allez rester avec nous un petit moment. Emmenez-le, messieurs, dit-il à l’adresse des soldats qui le soulevèrent par les aisselles.

Les soldats acquiescèrent et emmenèrent le capitaine d’infanterie. Philippe se concentra à nouveau sur la carte, l’examinant, souriant en pensant à la tournure qu’allait sans doute prendre les évènements. Parfait. Tout était parfait. On frappa à nouveau à la porte après une dizaine de minutes. Autorisant la personne à entrer, il vit un des soldats accompagnant leur nouvel « invité » sur le pallier de la porte avec une chemise tachée de sang et des papiers d’identité.

- Voilà ce que vous nous avez demandé. Il n’a pas pu se débattre beaucoup et nous l’avons mis dans une des tentes gardées, dit le soldat en lui tendant les papiers et la chemise.

- Parfait, lâcha Philippe avec un grand sourire en prenant les objets.

Il jeta un œil sur les papiers d’identité, tous au nom de Charles de la Pinsonny. Parfait. Il n’y avait plus qu’à aller annoncer à sa femme qu’il était mort, décédé de ses blessures à cause de l’orage qu’elle avait elle-même déclenché durant la nuit. Un « accident », alors qu’elle-même flirtait avec un autre homme d’après les rumeurs.

- Allez annoncer à sa femme qu’il est mort, et donnez-lui ça pour qu’elle puisse pleurer sur ses restes, lâcha Philippe en rendant la chemise et les papiers.

Le soldat sortit avec les objets et démarra avec deux autres hommes, juste par mesure de sécurité. Que ce soit vrai ou non, il connaissait la réputation de la directrice et, maintenant plus que jamais, il ne tenait pas à être électrocuté. Ils quittèrent la « base » et rejoignirent le Pensionnat. Trouvant la directrice après avoir demandé où elle était, ils s’avancèrent et tendit les objets après avoir retiré son casque.

- Madame, votre mari est décédé de blessures causées par l’orage de la nuit dernière. Toutes mes condoléances. C’est tout ce que nous avons pu récupérer, pourrions-nous parler dans un endroit plus tranquille ?
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Victime de l'orage   Mer 30 Avr - 18:12

Gabriella referma soigneusement la porte de son appartement et soupira en allumant la lumière, s'appuyant contre la porte. Une flaque d'eau se formait déjà sur le parquet à ses pieds, coulant de ses cheveux et ses vêtements, comme si elle venait de sauter tout habillée dans une piscine. Elle enleva ses habits trempés qui collaient à sa peau et les jeta dans le panier à linge au passage, se faisant couler un ban très chaud. Il était trois heures du matin passé, et l'école toute entière était encore en effervescence. L'orage qu'elle avait provoqué avait tant secoué les courants d'air chaud et froids qu'un autre orage, naturel celui-ci, s'était déclenché. Tant pis, ce n'était plus de sa faute après tout.

Elle se glissa dans l'eau très chaude et frissonna violemment avant de se détendre. Là... Doucement. Jamais elle n'aurait cru vivre une nuit pareille, de son existence toute entière. Elle avait encore le goût des lèvres de Cyprien sur les siennes et cela la troublait. Elle posa les deux mains sur son ventre, pensive. Elle ne savait plus où elle en était, et pour une fois, considérait sa grossesse comme un point de repère. Elle approchait du sixième mois. Une appréhension grandit lorsqu'elle pensa à l'accouchement. Cela faisait-il aussi mal qu'on le disait ? Ou était-ce une légende qu'on transmettait à chaque nouvelle génération de femmes ? Peu probable... Mais quitte à avoir mal, ce sera pour une très belle cause.

Elle sortit de son bain et s'habilla, se séchant les cheveux Elle n'avait jamais vraiment réfléchi à ce qui signifiait donner la vie. Elle avait toujours pensé au Pensionnat avant de penser à sa vie privé. la maternité ne lui était jamais apparue comme un besoin, au contraire d'Estelle pour qui cela était une urgence vitale que d'avoir des enfants. Et aujourd'hui, elle sentait plus que jamais qu'elle portait deux jeunes vies en elle, et qu'elle devait y veiller. D'un seul coup, elle envia la relative insouciances des jeunes filles du Pensionnat, encore loin des préoccupations de la maternité.

Au matin, elle descendit manger au réfectoire. Et remarqua clairement que tous ses collègues l'évitaient et lui jetaient des regards en coin. Et bah quoi ?! Ah... Ah oui, l'orage. Elle se redressa sur son siège, un peu exaspérée. Ce n'était qu'un petit orage, après tout !

- Le pain, s'il vous plaît.

Son voisin sursauta et lui passa la corbeille d'une main tremblotante. Bon, ne pas s'énerver... Ils finiront tous par oublier l'incident, ou du moins, ne plus y penser. Après tout, elle n'avait pas mis le feu au Pensionnat. Après le petit-déjeuner, elle vaqua à ses affaires habituelles, administratives et autres, le travail du quotidien. Au-dehors, les militaires s'agitaient comme des fourmis pour réparer leurs dégâts. Si Gaby avait pris soin de ne pas viser l'école, le matériel qui était dehors n'avait pas vraiment retenu son attention. Détail mineur qu'elle oublia très vite.

Peu avant le déjeuner, elle passa à l'accueil pour récupérer les dossiers que les professeurs avaient laissés, afin de préparer les différents conseils de classe, et déterminer les élèves qu'il fallait recadrer s'ils voulaient passer en classe supérieure et obtenir leurs examens. Elle en sortait lorsque trois soldats arrivèrent vers elle. Le chef du groupe ôta son casque, ce qui lui fit hausser les sourcils. Ils devenaient polis ? Il lui tendit une liasse de petits documents, des papiers d'identité, et une chemise tâchée de sang...

Soldat - Madame, votre mari est décédé de blessures causées par l’orage de la nuit dernière. Toutes mes condoléances. C’est tout ce que nous avons pu récupérer, pourrions-nous parler dans un endroit plus tranquille ?

Gabriella sentit sa gorge se serrer brutalement, alors qu'elle accusait le choc. Non... C'était impossible ! Elle regarda un moment la chemise, à moitié ébahie. C'était impossible... Elle acquiesça sans même y penser à la demande du militaire, repartant automatiquement vers une des salles de réunion du rez-de-chaussée. Là, elle s'effondra sur un siège en serrant les objets contre elle. C'était... L'orage... Elle releva la tête, toujours sonnée.

- Mort...

Elle fit un effort pour ne pas se laisser submerger, les dents serrés. Elle utilisait son don depuis des années. Cette nuit, la foudre avait frappé plusieurs voitures, quelques arbres, des tentes, deux camions, et d'autres objets. Mais elle l'aurait senti si elle avait touché un homme ! Son don faisait parti d'elle, elle pouvait savoir ce qu'elle touchait ou non. Elle se releva, vacillant légèrement à cause de sa nuit blanche et de toute l'énergie dépensée la nuit dernière. Prise d'un léger vertige, elle garda cependant une voix ferme, sans être capable de hausser le ton.

- Vous mentez. Je le saurais, si j'avais tué quelqu'un ! Que lui avez-vous fait fait ?! Vous le retenez quelque part ?

A quoi jouaient encore ces abrutis ?! Trop épuisée pour les attaquer, elle songea à appeler de l'aide, que quelqu'un vienne l'aider à se débarrasser de ces trois rats et les forcer à avouer pourquoi ils jouaient ainsi avec elle.

- Que voulez-vous, encore ?!

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MessageSujet: Re: Victime de l'orage   Jeu 1 Mai - 12:24

PNJ Albert

La jeune femme avait l'air choqué, ce qui faillit les faire rire. C'était un meurtre, ni plus ni moins, dont elle pensait être responsable. Un meurtre causé par son don trop puissant et trop violent. Un meurtre qu'elle n'avait aps désiré mais qui devait bien l'arranger, au fond d'elle. Après tout, il s'agissait d'un mariage forcé. Pauvre Charles, lui faire épouser cette furie était tout de même cruel. Il était bien mieux à leurs soins, bâillonné et menotté sur un lit de camps au fond d'une tente. C'était toujours mieux qu'aux côtés de cette femme. Elle passa devant eux pour les conduire dans une petite salle de réunion, au rez-de-chaussée. Classe, cette école.

Le jeune soldat passa doucement sur la rainure de son arme. Aujourd'hui, ils allaient enfin se venger de tout ce qu'ils avaient subi depuis leur arrivée ici : les éléments qui se retournaient contre eux, le matériel saboté, les intrusion dans leurs locaux, les évasions... Cette femme allait payer pour ses élèves e son très cher établissement. Le seul détail qui le gênait était sa grossesse. Il y avait toujours, palpable, cette culpabilité qui les empêchait de s'en prendre à une femme enceinte. Cependant, ils n'allaient aps s'en vouloir d'attaquer un monstre, non ?

- Mort...

Elle les avait cru beaucoup plus facilement que prévu... S'en était risible. Mais que croyait-elle ? Qu'est-ce qu'une simple femme comme elle pouvait bien faire ? Comment pouvait-elle espérer lutter contre eux ? Ils avaient toute la force du Gouvernement derrière eux, et elle était seule. Elle se leva et vacilla. Il savoura d'avance de la voir s'effondrer en larmes en criant. C'était tout ce qu'elle mériterait, et ce n'était qu'un début Avec ça, vu son état, elle n'allait pas pouvoir se défendre beaucoup. C'était un très joli orage, en effet, mais il lui avait sans doute demandé une énergie folle. Arme à double-tranchant.

- Vous mentez. Je le saurais, si j'avais tué quelqu'un ! Que lui avez-vous fait fait ?! Vous le retenez quelque part ?

Il haussa un sourcil et grimaça quelque peu. Ah, pas si idiote ou faiblarde que ça, finalement. Il échangea un bref coup d'œil avec ses hommes qui s'écartèrent de lui pour encercler discrètement la jeune femme. Il observa son teint et ses yeux, déterminant son niveau de fatigue et la force qui lui restait. C'était le jour, et plus rien ne pouvait la protéger, désormais !

- Que voulez-vous, encore ?!

Il sourit et fit un signe de la main à ses hommes.

- Juste cela, très chère.

Ses deux amis lui sautèrent tout à coup dessus pour la maîtriser et plaquèrent une main sur sa bouche. Il les aida aussitôt à l'empêcher de bouger ou d'appeler à l'aide, sentant un puissant sentiment de supériorité l'envahir. Il grogna en l'empêchant de se débattre, lui serrant les poignets pour les lui tordre dans le dos et les menotter. Pas question qu'elle utilise à nouveau son don !

- Fermez la porte à clé, grogna-t-il.

Ils la firent asseoir dans une chaise et l'un de ses coéquipiers se plaça derrière pour la ceinturer et la contraindre à rester assise, une main sur sa bouche. Albert se rapprocha d'elle et sortit un long couteau de sa ceinture, qui lui servait d'ordinaire pour divers travaux.

- Vous allez enfin payer... Pour tous vos chers élèves, dans cette maudite école.

Il posa la lame glacée du couteau sur son épaule, après l'avoir dénudée, et appuya. Il sourit en voyant une ligne de sang s'écouler. Son camarade enleva sa main pour la maintenir immobile, et Albert releva le couteau, frappa, jusqu'à la faire hurler.
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Cyprien Redfire
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MessageSujet: Re: Victime de l'orage   Jeu 1 Mai - 14:54

Cyprien était rentré dans ses appartements en sautillant littéralement, se moquant éperdument de la pluie qui le glaçait et de ses vêtements lourds d'eau gelée. Il rentra et referma la porte avec un sourire béat aux lèvres, fasciné et presque drogué, et poussa sans pouvoir s'en empêcher un immense cri de joie. Ils. S'étaient. Embrassés ! WOUHOUUU !! Heureux comme un gamin, il en sautait partout, dansant avec son oreiller, virevoltant dans le salon sans plus se soucier de sa dignité. Ils s'étaient embrassés ! Lui ! Elle ! Ils s'étaient embrassés ! Extasié, il se jeta sous la douche et se savonna avec ardeur, bouillant d'une fièvre incroyable, mourant de chaud, et en s rendit compte qu'au bout de dix minutes à sourire comme un idiot sous le jet d'eau qu'il avait omis de retirer son pantalon et ses chaussettes.

Incapable de se rendormir après ça, il se laissa tomber de tout son long dans le canapé et regarda le plafond, le souffle court. Ils s'étaient embrassés ! Après des années passées à rêver d'elle, de façon plus ou moins Catholique, après des années à l'observer, à se demander quel goût avaient ses lèvres, après des années à être consumé de jalousie à cause des autres hommes avec qui elle était sortie, après avoir cru mourir en comprenant qu'on l'avait violé, il s'était enfin rapproché d'elle. Il l'avait enfin tenu dans ses bras et serrée contre lui. Il brûlait littéralement d'amour et de désir, revoyant son beau visage. Il ne désirait que passer sa vie auprès d'elle, élever leurs enfants en sa compagnie, pouvoir se réveiller tous les matins à ses côtés.

Il finit par s'endormir, et ne se présenta pas au petit-déjeuner. Il n'avait cours ce matin-là et était de toute façon trop abruti pour être capable de donner cours. Il se réveilla difficilement et mis du temps à s'habiller correctement et à se coiffer. Mais les événements de la nuit passée chassèrent bien vite tout nuage de son esprit. Bouillant à nouveau d'une énergie sans pareille, il s'empressa de se préparer et courut presque en salle des professeurs, heureux comme un roi.

- Bonjour, s'écria-t-il en entrant avec un immense sourire. Belle journée, pas vrai ?

Il se servit un café en riant tout seul et embrassa même Adrien et Sarah sur les deux joues pour leur dire bonjour, très gaie. Jamais il n'aurait cru vivre de plus beau jour ! C'était magique, c'était merveilleux, la foudre avait sur lui un effet galvanisant. Perdu sur son petit nuage, il ajouta au moins cinq ou six sucres dans son café sans même songer à s'arrêter et le boire. il bavarda gaiement avec l'infirmier et la prof de maths, gonflé à bloc.

Soudain, alors qu'il portait enfin sa tasse à ses lèvres, il entendit comme un cri. Il fronça légèrement les sourcils, et sursauta lorsqu'un hurlement retentit, cette fois. Il reconnut la voix de Gabriella comme un électrochoc et jeta sa tasse dans l'évier, répandant le contenu sans qu'il y jette un œil.

- C'est Gabriella !

Sans même attendre les deux autres, il s'élança dans le couloir en claquant la porte, couruit le plus vite possible jusqu'à l'endroit d'où venaient les cris. Il se cogna contre la porte de la salle, fermée, et poussa un juron. Brisant la poignée d'un coup de pied, il trouva la femme de sa vie assise sur une chaise, couverte de coupures et de sang, face à trois militaires dont un tenait un couteau.

- Bande d'en** ! hurla-t-il.

Il ne fit pas dans le détail et écrasa son poing le plus violemment possible dans la gueule de celui qui tenait l'arme. Furieux qu'ils osent s'en prendre à elle, il se jeta sur les trois types avec la force d'un fou furieux, sans même utiliser ses dons, jusqu'à les renvoyer dehors en hurlant et à coups de pieds, avec quelques os cassés. Il y eut du remous alors qu'il retournait en courant vers la pièce.

- Venez m'aider ! hurla-t-il à nouveau.

Il se précipita pour soutenir Gabriella, horrifié en voyant ses multiples blessures. Ces lâches lui avaient menotté les mains dans le dos, osant la frapper alors qu'elle ne pouvait se défendre. Il se retourna et appela Sarah et Adrien, presque désespérément.

- Trouve les clés ou n'importe quoi, il faut la détacher !

Il déchira sa veste pour panser les plaies et arrêter l'écoulement du sang, de plus en plus paniqué.

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MessageSujet: Re: Victime de l'orage   Ven 2 Mai - 14:15

Ce matin-là, Sarah mit du temps à se lever, cette nuit, il y avait eu un violent orage avec la pluie qui tombait comme s'il y avait une tempête ! Par conséquent, elle avait très peu dormi ! Elle se leva difficilement et alla dans sa salle de bain.

*mon dieu, j'ai une tête horrible !*


Sarah ne savait pas si c'était Gabriella ou si c'était vraiment le temps, mais elle avait quand même un peu de soupçons avec Gabriella, elle savait que sa directrice avait parfois un mauvais caractère ! De plus ces foutus militaires qui ne l'a laissé pas en paix !

Elle s'habilla, heureusement, ce matin, elle n'avait pas cours, au moins elle pourrait flâner dans la salle des professeurs. Sarah prit ses affaires et se dirigea dans la salle. Une fois arrivée, elle salua tout le monde, ce prit un bon café bien fort et commença à sortir des affaires.

Peu de temps après, quelqu'un entra dans la salle des professeurs, c'était son collègue : Cyprien, il était de très bonne humeur lui, il parla tout en exprimant un grand sourire :

- Bonjour, belle journée, pas vrai ?

*hum, s'il le dit !*

Sarah n'était pas très convaincue avec la nuit qu'elle avait passée ! Cyprien se prit un café en riant, il alla même embrasser Adrien et Sarah !

*mon dieu ! Mais que lui arrive t-il aujourd'hui ? *

Sarah le vit mettre une tonne de sucre dans son café, elle le regarda étonnée ! Puis il parla à Sarah et Adrien un petit peu.

Au bout d'un moment, on entendit un cri, Cyprien fronçait les sourcils et Sarah avait sursauté, elle se demanda ce qui se passait encore, avec ces élèves, on ne pouvait pas être tranquille un petit instant !

Quelques secondes après, ce n'est pas un cri qu'ils entendirent, mais un hurlement ! Cyprien était pâle, comme s'il avait vu un fantôme, Sarah, c'est vrai, n'étais pas forcément mieux ! Tout à coup, son collègue jeta sa tasse dans l'évier, il en mit partout puis parla :

- C'est Gabriella !

Mon dieu ! La directrice accouchait ! Cyprien partit à tout de vitesse, Sarah regardait Adrien inquiète et se leva à son tour.

Elle était dans les couloirs quand elle entendit son collègue hurler :

- Bande d'en** !

Sarah courut, Qu'est ce qui ce passait ? Elle fut arrivée au bout du couloir d'où venait les cris quand elle entendit de nouveau :

- Venez m'aider !

Cyprien hurlait, cela devait être grave, Sarah Regarda Adrien qui était à ses trousses, elle était blanche et avait peur pour sa supérieure. Cyprien les appela et Sarah courut de nouveaux, une fois arrivée dans la salle, ce qu'elle y vit la fit glacer d'effrois.

Gabriella était sur une chaise, elle avait des coupures un peu partout sur le corps et saignée. Elle était menottée !

Cyprien leur dit :

- Trouve les clés ou n'importe quoi, il faut la détacher !

Sarah en pleurait presque, pauvre Gabriella. Elle se mit aussitôt à chercher les clés, elle sortit de la chambre car, en passant, elle n'avait pas fait attention, mais elle avait vu les militaires ! Elle en vit un complètement amoché surement par Cyprien. Sarah le fouilla et trouva les clés sur lui. Elle revint en courant dans la salle et se dirigea vers sa supérieure. Elle prit une clé et essaya d'ouvrir ces saletés de menottes ! Le seul problème c'est que ce n'était pas la bonne, les militaires avaient une tonne de clés !

- Put***

Sarah avait les mains qui tremblaient, au bout de quelques minutes, elle trouva enfin la clé !

Pendant ce temps-là, elle avait vu Cyprien qui avait déchiré sa veste pour soigner les plaies et arrêter l'écoulement du sang.

Sarah essaya du mieux qu'elle put de réconfortait Gabriella :

- Ça va aller Gabriella, on va vous soigner, ces put*** de militaires vos payer, je vous le promet !

Sarah finit par regarder Adrien comme elle ne connaissait pas grand-chose pour soigner :

- Adrien, qu'est-ce qu'il faut faire ?

Sarah paniquait, Gabriella était enceinte en plus, elle espérait vraiment que ces bébés seraient quand même en bonne santé après ce qu'il venait de se passer.
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Adrien de Sora
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MessageSujet: Re: Victime de l'orage   Dim 11 Mai - 11:47

Adrien tombait presque dans son bol de café, ce matin-là, bâillant toutes les deux secondes sans pouvoir s'en empêcher. Il grignotait le morceau de pain beurré qu'il tenait depuis presque dix minutes, se demandant s'il ne ferait pas mieux de retourner se coucher tout de suite une heure ou deux. Tout le monde était nerveux, ce matin, en plus. A cause de l'orage de cette nuit ? Adrien avait bien évidemment été réveillé, comme tout le monde, mais il s'était recouché aussitôt sans en faire un très grand cas. Pourquoi s'inquiéter, après tout ? Au vu des éclairs et de la violence, il n'avait rien de naturel, ça, d'accord. Conclusion, c'était leur directrice qui passait ses nerfs sur quelqu'un.

Trempant son croissant dans son café, il se frotta un peu les yeux. Inutile d'éviter la directrice, selon lui, même si les gens crevaient de trouille. Elle ne touchera jamais au Pensionnat, à un élève, ou à un professeur. Seul les militaires avaient eu des dégâts, cette nuit, après tout ! Bon, et deux ou trois arbres aussi. Dommages collatéraux, tant pis pour eux. De toute façon, le feu ne pouvait prendre la pierre, alors aucun risque. Il termina de manger, ce qui le réveilla un peu, puis remonta dans son antre.

Après avoir enfin libéré un élève qui le réclamait depuis deux jours, il récupéra des dossiers qu'il devait traiter, ainsi que de la paperasse à faire, et alla s'installer dans la salle des professeurs. Et oui, il allait bien là-bas à cause de la magnifique qualité de l'air, du grand espace, de la lumière, et, hum, peut-être aussi pour le décolleté de Sarah sur qui il avait une superbe vue. Ils travaillaient lorsque Cyprien entra à son tour et les salua avec un entrain débordant. Oh ?

- Bonjour ! Belle journée, pas vrai ?

Il les embrassa sur la joue puis commença à jeter plusieurs sucres dans son café. Alors, soit il s'était drogué, soit l'orage de cette nuit n'avait pas les causes que tous croyaient. Adrien retint un rire nerveux et secoua la tête. Cela ne l'étonnait même pas. Cyprien était plutôt beau, beaucoup l'avouaient, et il était évident qu'il lorgnait sur la directrice, ne serait-ce que par la façon dont il la regardait. Même un aveugle s'apercevrait qu'il bavait sur elle.

Il reportait des détails insignifiants sur un énième document lorsqu'ils entendirent un cri. Tiens, un élève s'était encore brûlé au cours d'Alice ! Ça devenait une habitude. Il allait avoir du monde à l'infirmerie dans très peu de temps. C'est pourquoi il rangea ses affaires, prêt à y retourner, et tout aussi prêt à sortir la pommade dont il se servait pour soigner les brûlures. Puis ce fut un hurlement qui jaillit, une voix de femme, qui le fit tressaillir.

- C'est Gabriella !

Il avait jeté sa tasse et court avant que Sarah ou lui n'aient pu effectuer un seul geste. Ils s'empressèrent de l'imiter et de sortir, ignorant un moment où aller, mais d'autres cris parvinrent du rez-de-chaussée, ainsi que les bruits d'une lutte. Ils se précipitèrent à leur tour, puis Cyprien les appela. Adrien découvrit, horrifié, Gabriella, assise et menottée, couverte de coupures. Il s'empressa d'aller aider Cyprien alors que Sarah allait chercher les clés.

Ils mirent un peu de temps à la détacher, alors que le l'infirmier tentait de reprendre son sang-froid. Paniquer ne ferait que les déconcentrer et les induire en erreur, voire à la blesser encore plus. Sarah lui demanda ce qu'il fallait faire, alors qu'il était occupé à vérifier si les autres ordures n'avaient pas frappé la directrice au ventre. Dieu merci, ils avaient au moins éviter ça. Il eut un petit grognement dans sa barbe. Elle allait finir par accoucher prématurément avec tout ça.

- Cyprien, aide-moi à l'allonger au sol. Doucement !

Sitôt fait, il l'envoya chercher sa grosse trousse noire à l'infirmerie, puis entreprit d'enlever la veste de Gaby pour mieux voir ses coupures. Lorsque Cyprien revint, il commença par désinfecter tous les plaies, puis sutura les plus profondes. Il travaillait assez vite mais avec efficacité, proprement, pansant les nombreuses plaies. fallait-il être lâche pour faire ça à une femme enceinte ! Il ignorait si elle était toujours consciente.

- On va l'emmener à l'infirmerie. Tiens-lui les jambes, Cyprien, il faut y aller lentement, ses blessures peuvent se rouvrir.

Il la souleva avec prudence par-derrière, calant sa tête, puis se redressa lentement. Avec le professeur, il emmena la directrice vers les escaliers, alors qu'elle était plus pâle que jamais, avec des bandages partout. On aurait dit une rescapée d'un champs de bataille. Ils l’emmenèrent à l'infirmerie,a lors que quelques élèves les voyaient passer et se donnaient des coups de coude, ébahis. Adrien finit par en être agacé et leur dit de filer. Arrivés à destination, ils déposèrent la jeune femme sur un lit, puis Adrien vérifia si ses pansements étaient bien en place.

- Il faut la laisser se reposer maintenant...

Il laissa Cyprien la veiller et s'éloigna avec Sarah. Ceux qui avaient fait ça étaient des **lés. Il soupira puis retourna récupérer ses affaires.

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