1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Cours ouvert à tous !

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MessageSujet: Cours ouvert à tous !    Mar 11 Mar - 14:55

L'hiver est toujours là, Sarah en avait marre du froid, ceci jouée sur son moral et encore il n'y avait pas que le temps, c'était aussi rester enfermer au pensionnat, l'armée...

Elle allait exploser un jour, mais en attendant, il fallait qu'elle soit de bonne humeur pour donner un énième cours de math. Cette fois-ci, elle avait décidé de changer un peu, elle avait le projet de donner un cours à tout le monde.

Sarah s'habilla puis alla vite fait au réfectoire prendre un petit déjeuner, en ce moment elle n'avait pas très faim.

En chemin, elle repensa à son histoire d'amour avec Adrien, ceci commençais à être sérieux, elle espérait pouvoir rester avec lui et qui c'est, peut-être feront-ils un enfant !

Elle secoua la tête pour se concentrer sur le cours qu'elle allait avoir.

Une fois dans sa classe, elle réarrangea les tables de façon à ce que tout le monde puisse se mettre. Elle se mit derrière son bureau tout en vérifiant s'il n'y avait rien sur sa chaise. Une fois lui avait suffit !

Elle sortit des copies qui seront à corriger et attendit que la cloche sonne. Elle sonna quelques minutes après puis alla ouvrir la porte à ces élèves :

- Bonjour, vous pouvez rentrer.


Une fois qu'ils furent tous assis, elle commença à présenter ce qu'ils allaient faire durant ces deux heures :

- Bien, aujourd'hui, j'ai décidée de vous faire un cours à tous, histoire de changer un peu. Vous allez être répartis en groupe de 2-3, c'est moi qui ferai les groupes pour que tout le monde puisse travailler avec des personnes qu'ils ne connaissent pas trop. Donc par groupe de 2 et il y aura un groupe de 3, vous allez devoir m'inventer des jeux mathématiques !

Sarah voyait qu'ils ne comprenaient pas trop, elle décida donc d'être plus explicite :

- Par exemple, faire un sudoku géant, un kakuro, des carrés magiques... soyez imaginatif ! qui dit inventer un jeu, dit que vous avez aussi la solution !

Sarah s'appuya devant son bureau :

- Une fois qu'ils seront faits, je les ramasserais, je les regarderais et par groupe, vous tirez au sort un jeu, évidemment si vous tombez sur le vôtre, je vous referez tirer aux sorts. Du coup, il y aura 8 jeux mathématiques, 2 jeux pour chaque groupe ! A la fin, vous aurez une petite surprise pour avoir bien travaillé.

Sarah leur sourit, des jeux pour leur changer les idées. Ça lui était venu comme ça, ils s'amuseront un peu. Elle se redressa :

- Bien, les groupes, j'ai décidée de mettre Laura avec Noah, Dimitri avec Salomée, Jasper avec Victoire et Océane avec Antoine et Joseph. Je vous laisse vous répartir et vous avez une heure pour préparer.

Elle se retourna vers mon bureau, puis revenait vers les élèves :

- Vous avez des questions ?

Sarah leur sourit, elle espérait que cela allait bien ce passée !
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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Mar 11 Mar - 21:54

[Avec indics de Ste Famille. Les coupables se reconnaîtront ! Et entre parenthèses, je vous hais.xD]


La sonnerie coupa court à la discussion, comme si les deux hommes craignaient d'être dérangés par une arrivée intempestive. Dimitri recala son sac sur son épaule en les regardant s'éloigner, sourcils légèrement froncés. Là, il venait de dénicher un scoop. Il y avait donc vraiment des militaires qui répugnaient à s'en prendre à des gosses ? Il s'agenouilla, jetant un autre coup d'œil. Un homme et une femme semblaient se disputer, sur un médicament, apparent, que la femme jugeait trop instable. Mais qu'est-ce qui se tramaient, encore ? Lorsqu'ils filèrent, il se faufila jusqu'à un de leur poste et jeta un coup d'œil. D'accord, ce n'était pas beau de fouiner, d'accord, cela lui avait déjà attiré pas mal d'ennuis, mais là...

- Meloxicine ? marmonna-t-il en levant une feuille à la lumière.

Qu'est-ce que ce c'était ? Il vérifia dans le couloir que personne n'arrivait, puis retourna jeter un œil. Juste un petit, et après, il repartait comme il était venu, c'était promis. Il tomba sur quelques boîtes blanches et en ouvrit une ou deux. Une seringue remplie d'un étrange liquide jaune, plus un scalpel. Il le faisait tourner entre ses mains pour l'examiner lorsque lame ripa et lui écorcha la paume.

- Пиздец ! jura-t-il, les larmes aux yeux.

Il s'empressa d'essuyer le sang puis rangea le scalpel, fermant le point, puis remit tout en place. Il sortit très vite, remontant discrètement par les escaliers, avant de se réfugier dans la salle de bain, passer sa main sous l'eau. Humph. La coupure était nette, mais propre. Il se fit un bandage grossier, serrant pour stopper l'écoulement du sang. Pas besoin d'aller à l'infirmerie pour ça. Il se rappela juste à temps qu'il était censé avoir cours de maths. Il soupira un peu puis fila.

Arrivé à la salle de classe, il s'assit à sa place habituelle. Pas trop loin d'Océane. Il aimait bien cette matière, même si la prof était légèrement survoltée. Sa paume le piquait et il referma le poing. La prof leur expliquait qu'ils allaient devoir se mettre en groupe pour inventer des jeux mathématiques. Dimitri bougea les doigts, un peu engourdit. Il se demandait, comme la quasi-totalité de la classe, il en était certain, si un nouveau duel allait s'engager entre Jasper et leur prof.

- Bien, les groupes, j'ai décidé de mettre Laura avec Noah, Dimitri avec Salomée, Jasper avec Victoire et Océane avec Antoine et Joseph. Je vous laisse vous répartir et vous avez une heure pour préparer.

Une heure pour inventer deux jeux ? Ça allait être juste ! Il ne comprenait pas très bien pourquoi leur prof changeait si soudainement de tactique de cours mais soit. Il secoua la tête quand elle leur demanda si ils avaient des questions, puis chercha Salomée du regard. Jasper ne disait toujours rien. C'était inquiétant ? Car, non pas que Dimitri se méfie, mais... En fait, si, il avait peur. Qui sait ce que le fils du général était capable d'inventer. Il alla s'installer à côté de Salomée, la main engourdie, maintenant, et sourit pour lui dire bonjour.

- Tu fait déjà des choses ainsi ?

- Non, mais je connais un peu les sudokus.

Il hocha la tête, sortant quelques feuilles de brouillon pour travailler. Il n'y connaissait strictement rien, aussi interrogea-t-il sa camarade de classe pour en savoir plus, notant ses indications, les règles du sudoku, comment on y jouait, les différents niveaux. Tout en parlant, il enleva très discrètement son bandage sous la table et jeta un rapide coup d'œil à sa main. Les bords de la coupure étaient noirs. Gloups.

- On faire essayer de dessiner une sudoku par nous ? Non ? Ça va fera un jeu ?

Il remit son bandage et serra la main. Bon, ne pas paniquer. Tout en travaillant, il jeta un rapide coup d'œil autour de lui pour voir ce que faisaient les autres groupes.
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Jasper K. Nakajima
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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Sam 22 Mar - 0:13

Jasper commença par relire 4 fois le nom de l'expéditeur de la lettre, histoire d'être sûr de ne pas se tromper. Il inspecta minutieusement l'écriture, la compara à des exemples qu'il possédait déjà, épela le nom et le prénom en entier, mit l'enveloppe à la lumière, la retourna, sentit l'odeur, la soupesa, relut encore une fois l'adresse, vérifia pour la énième fois qu'elle était bien adressée à lui, soupira une petite dizaine de fois, se gratta la tête, relut son nom sur le dessus, celui de l'expéditeur, se remémora tous ceux qui étaient susceptibles de lui faire une blague pareille, puis se laissa tomber sur son banc. Bon, après avoir examiné toutes les possibilités que lui offrait ce monde, il devait à présent admettre que l'expéditeur de ce courrier était bel et bien sa mère.

...

Il avait une mère, lui ? Aaah, ouiiii ! C'était peut-être cette petite bonne femme hystérique et grinçante, qui s'habillait comme un vautour le jour de l'enterrement du pape, et qui disait oui à tout ce qui se sortait de la bouche de son mari ! Il a vraiment une mère, alors, que c'est beau, ça. Et non seulement une mère, mais en plus elle lui écrivait ! Une si charmante attention, dont il se serait bien passé mais bon. En soupirant, il décacheta l'enveloppe, et en sortit une lettre ainsi qu'une liasse de documents et quelques papiers administratifs. Il déplia la lettre, se demandant ce qu'on lui reprochait encore.

"Jasper,

Ton père et moi avons longuement discuté de ton avenir. Tes professeurs estiment que tu possèdes une maîtrise plus avancée de ton don que les autres jeunes de ton âge. Tu m'en vois très heureuse, car cela veut dire que ton éducation a porté ses fruits. Tu vas donc dès maintenant pouvoir t'investir dans des études convenables et dignes de ce nom. Ton père pense bien sûr à l'école militaire, mais j'aimerais que tu passes d'abord ton baccalauréat. Il existe un très bon lycée, près de chez nous, avec une filière scientifique qui te conviendra à merveille.


Aouch... sa mère avait fumé quoi, au juste ? Il en voulait, même si ça avait l'air sacrément fort comme herbe. C'était de la cocaïne ? En tout cas, elle avait dû mettre la dose, avant d'écrire ce truc. Il s'imagina un instant lancer à la hyène "Je veux faire un bac scientifique !" Il risquait de la faire mourir étouffée.

"Il est temps de prendre tes responsabilités. Tu as seize ans, cette année. Nous avons commencé à te chercher une femme convenable, que tu pourras épouser dans deux ans. Il est très important que tu t'assures d'avoir une descendance, et avec une femme digne.

Alors, là, c'était le moment où il s'écroulait en hurlant de rire ? Une femme convenable... Ils étaient sérieux, là... ? Ses parents imaginaient vraiment qu'il allait se marier à dix-huit ans ? Ils nageaient en plein délire ! Il ne lut même pas le reste de la lettre, et jeta un œil sur les documents. Ils faisaient la promotion du lycée où sa mère voulait qu'il aille, ainsi que la promotion d'un lycée militaire. Il eut une grimace de mépris et fourra le tout en vitesse dans son sac. Le cours qu'il avait ensuite n'allait pas contribuer à le remettre de bonne humeur. Maths. Maths. Et avec l Hyène, qui plus est ! Dieu le garde de ne jamais revoir sa tête ébouriffée jusqu'à la fin de son existence.

Hyène - Bien, aujourd'hui, j'ai décidé de vous faire un cours à tous, histoire de changer un peu. Vous allez être répartis en groupe de 2-3, c'est moi qui ferai les groupes pour que tout le monde puisse travailler avec des personnes qu'ils ne connaissent pas trop. Donc par groupe de 2 et il y aura un groupe de 3, vous allez devoir m'inventer des jeux mathématiques !

Oooh, elle savait jouer ? Alléluïa ! Le seigneur venait d'accomplir un miracle, jasper venait d'avoir une révélation, la Hyène était capable de JOUER ! Merci, merci le ciel, merci le Monde, cette femme avait donc eu un cœur un jour, même s'il avait disparu depuis longtemps. Adrien de Sora avait dû aller le lui chercher très profond. Profondémeeeent... Beurk. Vade retro satanas, il préférait ne pas savoir ce que l'infirmier avait fait à la hyène cette fameuse nuit, il risquait de vomir.

Hyène - Bien, les groupes, j'ai décidé de mettre Laura avec Noah, Dimitri avec Salomée, Jasper avec Victoire et Océane avec Antoine et Joseph. Je vous laisse vous répartir et vous avez une heure pour préparer.

Ah, ok, Victoire, la petite Victoire qui ne disait jamais un mot plus haut que l'autre. S'était-elle déjà mis en colère, une fois dans sa vie ? Il s'installa en face d'elle avec un grand sourire. Après tout, ce n'était pas de sa faute s'ils avaient une prof aussi niaise et inexpérimentée. Il prenait des feuilles de brouillon et des crayons lorsqu'il vit Dimitri enlever un bandage sur sa main, sous la table. Tiens, il s'était blessé, lui aussi ? Un peu maladroit, leur jeune Russe. Il retourna la tête vers Victoire.

- A quoi tu joues, d'habitude ? lança-t-il. Car, moi, je peux t'inventer plein de jeux tordus avec ce que tu fais, même si c'est pas des trucs mathématiques à la base ! Suffit de demander, il y a toujours moyen d'égayer la vie cette hyène.

Il se pencha, avec un air conspirateur, et chuchota à Victoire.

- Tu crois qu'elle va se marier avec Adrien ?

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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Mar 8 Avr - 18:19

Quand Victoire se réveilla ce matin, le soleil pointait le bout de son nez, doucement et en silence. Elle souriait en l’apercevant tirer sur l’orange et sur des teintes plus belles. Aujourd’hui promettait d’être un jour joyeux, même si elle se doutait que ça ne durerait pas.

Elle se redressa de son lit et le fit en vitesse, joyeuse. Elle s’habilla à la hâte avant de se diriger vers son sac de cours ainsi que ses affaires pour tout préparer avant d’aller manger en silence, avec Salomée et Carolie au réfectoire. Victoire pensait encore à Rose, et… Même si elle ne lui donnait pas de nouvelles depuis un certain temps, elle la  considérait toujours comme sa meilleure amie.

Victoire se liait doucement d’amitié avec Salomée et Carolie, et elles devenaient inséparables depuis quelques temps.

Une fois le déjeuner prit, tout le monde se dirigea vers la même salle de classe : Celle de Math’, où leur professeure devait déjà les attendre.  Elles arrivèrent dans les premiers et allèrent s’installer à une table, une fois que la prof leur ait ouvert la porte.

-Prof-« Bien, aujourd'hui, j'ai décidé de vous faire un cours à tous, histoire de changer un peu. Vous allez être répartis en groupe de 2-3, c'est moi qui ferai les groupes pour que tout le monde puisse travailler avec des personnes qu'ils ne connaissent pas trop. Donc par groupe de 2 et il y aura un groupe de 3, vous allez devoir m'inventer des jeux mathématiques !»

Des jeux de mathématiques ? Comme quoi ? Un simple sudoku ? Ou un difficile ? Ou bien… Beh, en fait, Victoire n’en connaissait pas vraiment… Elle ne jouait pas avec ce genre de jeux.

-Prof-« Par exemple, faire un sudoku géant, un kakuro, des carrés magiques... soyez imaginatif ! Qui dit inventer un jeu, dit que vous avez aussi la solution ! »

Des… Carrés magiques ?  Un Kakuro ? Victoire fixa la prof, intriguée. Qui irait inventer un jeu sans en connaître la solution ? Leur prof se leva avant d’aller s’appuyer à son bureau.

-Prof-« Une fois qu'ils seront faits, je les ramasserais, je les regarderais et par groupe, vous tirerez au sort un jeu, évidemment si vous tombez sur le vôtre, je vous referait tirer aux sorts. Du coup, il y aura 8 jeux mathématiques, 2 jeux pour chaque groupe ! A la fin, vous aurez une petite surprise pour avoir bien travaillé. »

Dooonc, ils devaient réaliser deux jeux en deux heures ? Soit… Un jeu par heure ? Mais… Ils ne ferons pas que ça durant tout ce temps, si ? Victoire regardait encore leur prof qui se redressait tout en leur souriant.  Euh… Minute, là. Par deux ? Mais eh ! Pourquoi pas seul ? C’était bien seul, aussi ! Vous savez madame ? C’était trèèèèèèèèèèès bien, même !

-Prof-« Bien, les groupes, j'ai décidé de mettre Laura avec Noah, Dimitri avec Salomée, Jasper avec Victoire et Océane avec Antoine et Joseph. Je vous laisse vous répartir et vous avez une heure pour préparer. »

Avec Jasper ? Pourquoi pas seule ? Bon, elle n’avait rien contre lui, mais… Elle ne le connaissait pas, ou seulement que de vue… Donc… D’ailleurs, ce-dernier vint s’installer en face d’elle tout en lui lançant un grand sourire qui commença par l’intimidée dans un premier temps, puis par la rassurée un touuuut petit peu. Son camarade lança un regard du côté gauche, avant de la regarder. Pourquoi pas seul ? Madaaaaaaaaaaaame ? Pourquoiiiiiiii ?

-Jasper-« A quoi tu joues, d'habitude ? lança-t-il. Car, moi, je peux t'inventer plein de jeux tordus avec ce que tu fais, même si c'est pas des trucs mathématiques à la base ! Suffit de demander, il y a toujours moyen d'égayer la vie cette hyène. »

De cette hyène ? Ah, oui… D’accord. Des trucs tordus ? Comme quoi ? Victoire ne dit rien, réfléchissant. Tandis que Jasper se pencha pour lui chuchoter d’un air de conspirateur :

-Jasper-« Tu crois qu'elle va se marier avec Adrien ? »

Se marier avec Adrien ? Euh…. Victoire réfléchit à la vitesse d’un éclair, tout en réfléchissant à la question de Jasper. Leur prof allait-elle se marier avec l’infirmier ? Probablement, au vu de ce qu’elle entendait et voyait qu’il se tramait entre eux.

-« Probablement, ce ne serait pas vraiment étonnant, chuchota-t-elle à son tour. »

Victoire était tellement concentrée qu’elle n’avait pas bégayé du tout en lui parlant, chose qui, en soit, était un véritable exploit !

-« Et… A mon avis, ça va pas être dans très longtemps, continua-t-elle en souriant, cette fois-ci. »

Elle regarda son co-équipier et réfléchit à la première question. À quoi jouait-elle ? Eh bien… A rien, en fait. Elle préférait lire en silence… Victoire hésita un long moment tout en réfléchissant.

-« Eh bien… Des mots-croisés, par exemple. Ou… En fait, je préfère lire, en général, finit-elle par avouer. »

Elle sourit timidement, ne sachant pas vraiment quoi répondre d’autre. Parce qu'elle préférait lire tranquillement…

-« Et toi, de ton côté ? Tu as une idée de jeu que l’on pourrait faire ? »
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Jasper K. Nakajima
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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Lun 14 Avr - 21:56

Victoire - Probablement, ce ne serait pas vraiment étonnant, chuchota-t-elle à son tour. Et… A mon avis, ça va pas être dans très longtemps.

Il cacha son sourire avec sa main. Adrien était franchement très courageux, bien plus qu'on ne pourrait le penser ! Epouser la Hyène... Et lorsqu'il mourra, après s'être suicidé en se rendant compte de sa connerie, on gravera sur sa tombe "Paix à votre âme, la Patrie reconnaissante", pour son geste de ne pas avoir laissé cette femme finir vieille fille. Dire qu'ils allaient se marier... L'infirmier méritait tout son respect et toute son attention. il ne savait pas dans quoi il s'engageait, le pauvre. Cette femme était colérique, mauvaise, enfonçait les élèves qui travaillaient sérieusement et se mêlait de tout. Mais pire, pire que tout, il y avait sa lâcheté.

Où en serait ce petit de sixième s'il n'y avait eu que Madame Smith pour le défendre ?! Elle l'avait VU se faire traîner dans les souterrains par les militaires ! Elle l'avait vu pleurer, appeler à l'aide ! Elle avait vu qu'on lui faisait du mal ! Et qu'avait-elle fait ? comment avait-elle réagi ? Elle était retournée dans sa classe avec ses copies. Elle avait tourné le dos à un enfant qui tendait désespérément la main pour appeler au secours. Délibérément. Consciemment. Se fichant totalement que son comportement puisse entraîner des blessures graves ou la mort d'un enfant.

Depuis ce jour, il la haïssait. Elle le répugnait, le faisait vomir. Sa simple présence le rendait malade. A ses yeux, depuis ce fameux jour, elle valait encore moins que son propre père. Elle valait moins que tous les militaires réunis. Elle valait tout juste une m**de, qui fermait les yeux sur la souffrance des enfants. Rien de plus. Si lâche qu'on pourrait en vomir. Et pourtant si satisfaite d'être ainsi. Vivant comme si de rien n'était, comme si un enfant n'aurait pas été condamné si Jasper n'avait pas été le chercher. Comment pouvait-on être égoïste à ce point ? Comment pouvait-on se moquer si totalement d'une autre vie ?

Victoire - Eh bien… Des mots-croisés, par exemple. Ou… En fait, je préfère lire, en général.

Hein ? Il avait perdu le fil de sa conversation avec Victoire, bien trop outré et révolté par l'attitude écœurante de leur professeur de maths. Se rendait-elle au moins compte des conséquences ? De ce qui se passera si elle continue ainsi ? Il était certain que non. elle vivait dans sa petite bulle d’innocence, fermant les yeux sur le reste du monde. Elle avait déjà prouvé qu'elle ne lèvera pas le petit doigt si un élève se faisait agresser juste sous ses yeux. Que fera-t-elle la prochaine fois ? Participer, carrément ?

Victoire - Et toi, de ton côté ? Tu as une idée de jeu que l’on pourrait faire ?

Il secoua la tête, alors que la fureur et le dégoût se lisaient très clairement dans ses yeux. Il détourna le regard de cette hyène immonde, souhaitant presque qu'il lui arrive quelque chose à elle aussi. Qu'elle essaye d'appeler au secours à quelqu'un qui la voyait se faire agresser, et qu'elle se retrouve sans aide... Qu'elle voit ce que ça faisait, au moins une fois. Il s'efforça de reprendre son souffle, les dents serrées.

- Le jeu des trente-six chandelles, dit-il en attrapant une feuille et un crayon et en griffonnant rapidement les règles. C'est un jeu de logique et d'organisation. Si ça lui convient pas, dis-lui que c'est ma faute et qu'elle aille se faire voir.

Il écrit les règles, un exemple, et colla le papier sous le nez de Victoire pour qu'elle puisse lire. Tapotant la table, son regard tomba à nouveau sur Dimitri. Il était plus pâle que toute l'heure, et Jasper fronça légèrement les sourcils. Malade ? Il n'avait jamais vu Dimitri malade depuis ses onze ans... Alors quoi ? Il sourcilla, un peu inquiet, puis revint vers Victoire.

- Sinon, il y a le puzzle de Périgal. Tiens, on va en faire un vite fait.

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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Sam 24 Mai - 22:03

Dimitri prit son crayon de la main gauche, mine de rien, même s'il était droitier. Il avait mal, finalement, mais pas question de le signaler. Non, il ne jouait pas à Jasper, il voulait simplement éviter de se faire remarquer, histoire de ne pas avoir à expliquer comment il s'était coupé. Il en voulait plus d'ennuis, lui ! Il avait déjà eu son compte avec son arrestation, et ne voulait pas en rajouter une couche. Il plia et déplia les doigts de sa main droite, sous la table, pour faire passer l'engourdissement et essayer de se détendre, aussi. Après tout, il n'allait pas paniquer pour une bête coupure ! Il avait eu pire que ça, comme la fois où il s'était ouvert le bras après une mauvaise chute à vélo. Sa nourrice l'avait emmené en urgence à l'hôpital pour qu'on lui fasse des points de suture. Autrement dit, ici, ce n'était rien.

- Regarder. J'ai rajouté de carré vers un milieu, là, vois-tu ? Hum, désolé de l'écriture...

Le schéma qu'il avait fait devait être complètement illisible... Il ne savait pas écrire de la main gauche, et ce qu'il avait fait ressemblait plus à l'esquisse d'un peintre distrait et bourré plutôt qu'à un jeu mathématique fait par une élève. Il rougit très légèrement et se redressa sur son fauteuil, marmonnant des excuses aussi incompréhensibles que ce qu'il avait dessiné. Il reprit la feuille de brouillon, entouré par le bruit que faisaient les autres élèves. Sa main le picotait, comme si des dizaines de fourmis s'acharnaient à la mordre. Il la secoua discrètement en se mordant les lèvres.

- Pardon, ça est... Oublie.

Il reprit une autre feuille, en lui demandant plus ou moins en bon Français si elle avait d'autres idées de jeux en maths, car lui séchait totalement. Il n'avait pas forcément un esprit très logique et intuitif, et peinait aux cours où on leur demandait de faire ce genre de trucs. Récupérant sa main droite, il la gratta, desserrant un peu le bandage qui devait être trop serré, tout simplement. Il avala difficilement sa salive, puis essaya de sourire à sa camarade de classe.

- Je faire... Heu, je vais... Poser à la prof.

Il leva sa main valide pour appeler leur professeur et lui demander de jeter un coup d'il sur ce qu'ils avaient déjà fait, afin qu'elle leur donne un avis et les aide à avancer. Lui voulait bien apprendre mais il n'était pas très à l'aise aujourd'hui. Il fallait absolument qu'il se calme, il était totalement ridicule à sen faire ainsi pour une bête coupure ! Lorsque leur professeur fut disponible pour eux, il put lui montrer leurs schémas, et lui demander dans un Français approximatif ce qu'elle en pensait pour le moment. La raideur de sa main commençait à gagner lentement le bras. Il reprit doucement son souffle, les yeux brillants de larmes contenues, en venant presque à espérer que Jasper fasse une connerie, afin de détourner l'attention et lui permettre de souffler.
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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Dim 25 Mai - 14:15

Les élèves ne posèrent aucunes questions et Sarah vit les élèves qui se mettaient ensemble. Elle vit Dimitri qui alla s'asseoir à côté de Salomée, Jasper se mettre à côté de Victoire, Noah à côté de Laura et Antoine se mettre à côté d'Océane et de Joseph. Bizarrement, c'était les garçons qui se déplaçaient et non les filles.

Pendant que ses élèves travaillèrent à chercher des jeux, Sarah s'assoit sur sa chaise en face de son bureau et corrigea quelques copies. En même temps, elle regardait les élèves et à un moment, elle vit Dimitri qui regardait la classe, sûrement pour voir ce qu'il faisait. Ensuite, elle regarda Jasper et Victoire, ils avaient l'air de bien travailler, tant mieux, ça calmerait un peu le petit Karinof. Sarah se reporta sur son boulot.

Au bout d'un moment, quand elle releva la tête, elle vit un de ces élèves qui levait la main, c'était Dimitri. Elle se leva et alla voir ce qu'il voulait, Dimitri souhaitai que Sarah regarde leurs travaux, elle regarda et vis un carré un peu bizarre sur la feuille :

- C'est un bon début, mais que voulez-vous faire avec ce carré ?

Sarah voyait bien qu'ils peinaient tous les deux à trouver des jeux, elle s'accroupit et saisi une feuille :

- Si vous voulez, je peux vous donner des idées.

Elle traça un carré avec des chiffres :

- Voilà, ce jeu s'appelle un carré magique, en fait, le jeu est simple, il faut remplir les cases pour que la somme des chiffres soit le même partout. La taille, peut aller de 9 chiffres à 121 nombres.

Elle leur laissa la feuille, se releva et continua :

- Sinon, vous avez le jeu des dominos, le jeu du Tangram avec des chiffres. Attendez ; je vais chercher quelque chose.

Elle partit chercher son livre de mathématiques et revint vers leur table :

- Tenez, je vous laisse mon livre à cette page, il vous donnera pleins d'idées.

Sarah leur sourit, elle remarqua que Dimitri frotter sa main :

- Est-ce que ça va Mr Romanof ? J'ai l'impression que vous avez quelque chose à votre main ?

Sarah espérait qu'il allait bien, parce qu'elle ne voulait pas d'un deuxième Jasper Karinof. Oh, Sarah savait que Dimitri n'était pas aussi perturbateur et énervant que Jasper. Mais elle espérait tout de même que son élève allait bien.
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Gabriella de Lizeux
Directrice
Général de division

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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Dim 25 Mai - 15:21

Gabriella resserra un peu sa veste, sortant de la voiture, se retrouvant près de la mairie de Gray. Il faisait un vent glacial, et cela atténuait fortement la chaleur procurée par le soleil ce matin-là. Le village semblait calme, et les habitants allaient et venaient sans se soucier de la présence des soldats. Elle voyait les petites grands-mères faire leurs courses en toute quiétude, un grand-père entrer dans le café avec son journal, un adolescent occupé à réparer une moto, une femme en train d'étendre son linge, les cris d'enfants qui jouaient dans le cour de récréation de l'école primaire. Gray restait inchangé, comme à son habitude, et rien ne venait jamais perturber la vie des habitants. Ils s'étaient déjà habitués aux militaires, comme ils s'étaient habitués aux événements un peu étranges qui arrivaient parfois dans l'école, sur la butte.

Gabriella ignorait le militaire qui l'avait "escorté", occupée à observer les alentours, en attendant l'heure du rendez-vous. Lorsqu'elle était adolescente, elle venait souvent ici avec ses camardes de classe pour prendre un café ou simplement courir dans les chemins de campagne. Ste Famille faisait parti du paysage, à Gray, au même titre que les étudiants qui y étudiaient. L'école était un élément du décor, autant que l'église ou la mairie, et personne n'imaginait la voir disparaître, simplement parce qu'elle avait toujours été là. Elle croisa les bras pour se réchauffer, alors que le militaire sortait un petit paquet de sa poche.

Militaire - La fumée de cigarette vous dérange ?

Elle haussa les épaules. Il pouvait bien fumer si ça lui faisait plaisir. Il alluma sa cigarette avec un petit soupir, comme si venir ici l'épuisait. Gaby, elle, surveillait toujours les alentours. Elle était arrivée ici suite à la demande d'un des docteurs de la prison, enfin, de l'hôpital tenu par le Gouvernement. Ils avaient une fillette comme pensionnaire, une petite fille de dix ans, qui maîtrisait le vent, et qui avait quelques difficultés de comportement social. Gabriella avait failli rire en entendant ça. Quelques "difficultés de comportement social" ? Et qui cela pouvait étonner ? Comment s'étonner qu'une fillette arrachée à sa famille à cause de son don puisse avoir des difficultés sociales ?! Les médecins voudraient l'aider en la faisant voir d'autres enfants, des jeunes, des adultes qui n'étaient pas des médecins.

Gabriella avait accepté qu'elle intègre l'école quelques heures par semaine. Cela lui fera du bien de ne plus être enfermée et de voir d'autres jeunes gens ! Elle l'attendait donc, prête à l'emmener au Pensionnat. Ils étaient en retard, et son garde du corps personnel avait déjà presque terminé sa cigarette. Devant s'ennuyer, il commença à lorgner sur son ventre gonflé par la grossesse.

Militaire - Vous attendez un garçon ou une fille ?

Gaby - Les deux.

Militaire - Oh, toutes mes félicitations !

Il était sérieux ? Elle ne put répondre, une autre voiture se gara près de la leur. Un médecin en sortit, suivit d'une petite fille brune et très pâle qui sauta à terre, avant de rester à l'écart. Elle avait un air étrange, comme un petit animal méfiant qui verrait le soleil pour la première fois de son existence.

Médecin - Et voilà notre petite Emilie !

Il la présenta, puis donna les dernières consignes. Gabriella hocha la tête et dit bonjour à la petite. Les médicaments qu'on lui avait fait avalé avaient dû nuire à sa croissance. Elle retint un soupir et la fit grimper dans la voiture, puis s'y installa à son tour. Le militaire les ramena à l'école aussitôt. Une fois sur-place, Gabriella tendit la main pour prendre celle d'Emilie et lui sourit.

Gaby - Je vais te montrer une première classe. Un cours où ils font des jeux mathématiques, ce matin, cela va sûrement te plaire.

Elle l'entraîna doucement avec elle, la laissant marcher à son rythme. Elle ne voulait pas l'effrayer, et le pensionnat devait paraître très grand pour quelqu'un qui y entrait pour la première fois. Cependant, l'endroit était calme puisque quasiment tous les élèves étaient en cours, et que les professeurs qui n'étaient pas en classe travaillaient dans la salle des professeurs ou se reposaient dans leurs appartements. Gabriella la conduisit jusqu'à la classe de mathématiques et frappa. Poussant la porte, sans lâcher Emilie, elle dit bonjour à toute la classe et sourit à Sarah, penchée près de deux de ses élèves.

Gaby - Bonjour à vous tous. Navré d'interrompre le cours, j'ai une petite nouvelle à vous annoncer.

Elle prit Emilie par les épaules et la poussa devant elle, pour que la classe puisse la voir. Elle essayait de la rassurer, lui montrer qu'elle en risquait rien ici, et que tout allait bien se passer.

Gaby - Voici Emilie Bonnet. Elle vient de Gray, et va venir au Pensionnat assister à certains cours et activités. Je vous demande à tous de lui faire un bon accueil !

Elle se tourna vers Sarah, qui avait l'honneur d'être la première à recevoir l'enfant dans sa classe, puis serra l'épaule d'Emilie doucement pour l'encourager.

Gaby - Elle a dix ans, murmura-t-elle à Sarah. Je vous la confie pour cette heure, je viendrais la chercher après.

Elle salua de nouveau la classe puis ressortit, laissant la fillette aux bons soins de Mme Smith et des autres élèves.

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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Lun 26 Mai - 13:08

Sarah attendait la réponse, elle essaya de regarder plus en détail sa main quand tout à coup, on frappa à sa porte, elle se retourna et vis Gabriella, sa directrice avec une petite fille qui lui tenait la main. Gabriella dit bonjour à toute la classe, les élèves répondirent et sourit à Sarah :

- Bonjour à vous tous. Navré d'interrompre le cours, j'ai une petite nouvelle à vous annoncer.

Gabriella poussa la petite vers le centre de la classe tout en la rassurant. Cette petite avait peur, ça se voyait sur son visage.

- Voici Emilie Bonnet. Elle vient de Gray, et va venir au Pensionnat assister à certains cours et activités. Je vous demande à tous de lui faire un bon accueil !

Bien, elle pourrait connaître beaucoup de choses, mais Sarah trouvait qu'elle était vraiment très jeune ! Sa directrice se tourna justement vers elle et lui murmura :

- Elle a dix ans. Je vous la confie pour cette heure, je viendrais la chercher après.

Sarah acquiesçait, il n'y avait aucun problème, mais elle ne s'attendait pas à ce qu'elle a 10 ans ! Elle était plus jeune que Lucas ! Gabriella salua la classe et s'en alla. Sarah s'accroupit vers la petite :

- Tu n'as pas à avoir peur, je suis gentille et eux aussi.

Elle montra la classe puis lui prit la main :

- Vient avec moi.

Sarah l'emmena vers le groupe de Laura et Noah :

- Alors, vous y arrivez tous les deux ?

Elle se tourna vers Emilie :

- Aujourd'hui, mes élèves doivent faire des jeux mathématiques, puis après on mélangera tous les jeux de la classe et on les fera.

Elle se retourna à nouveau vers ces deux élèves :

- Je vous laisse expliquer vos jeux à Emilie

Sarah se mit face à Emilie et s'accroupit :

- Tu verras, ils ne sont pas méchant du tout, je reste dans la classe d'accord, tu n'as pas à avoir peur.

Sarah espérait qu'elle l'a croyait et repris en s'adressant à Laura et Noah :

- Je repasserais d'ici quelques minutes, je dois aller voir un autre groupe

Elle les laissa et se dirigea vers Dimitri :

- Alors Mr Romanof, votre main, est-elle blessée ?

S'il répondait par l'affirmatif, Sarah lui demanderait d'aller voir Adrien.
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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Mar 10 Juin - 17:52

Leur professeur eut un drôle de regard en regardant le carré qu'il avait tracé sur la feuille de brouillon. C'était évident qu'en plus de ne pas être bien tracé, il ne devait pas être particulièrement clair... Et pour rester honnête, Dimitri n'avait pas non plus une bien grande idée de ce qu'il voulait faire à la base. Un mélange entre un sudoku et un autre jeu Russe qu'il connaissait, mais sans plus. Ce qui avait donné le truc bizarre qu'il avait tracé. De toute manière, il n'avait plus vraiment la tête à ça. Il préférait les cours où on leur demandait simplement de prendre des notes et de comprendre ce qui était dit à ceux où il fallait se lancer dans de grandes manœuvres. Lui qui n'avait pas du tout un esprit logique, autant dire qu'il ne comprenait souvent pas grand-chose en cours de maths. La prof, ça passait, il l'aimait bien. Elle leur demanda ce qu'ils comptaient faire avec son carré, et il ne put avouer qu'il n'en avait strictement aucune idée.

- Si vous voulez, je peux vous donner des idées. Voilà, ce jeu s'appelle un carré magique, en fait, le jeu est simple, il faut remplir les cases pour que la somme des chiffres soit le même partout. La taille, peut aller de 9 chiffres à 121 nombres.

Il la regarda tracer son carré sur la feuille de brouillon puis la leur tendre. Il y jeta un œil, et il lui fallut une bonne minute avant de saisir le principe. Il déplaça discrètement son bras en serrant les dents. Il était engourdi, mais ça allait bien finir par passer. Un peu d'eau chaude dessus, on s'étire, on se détend, et hop, ça y est, tout va bien ! Un peu comme s'il sortait d'une grosse fracture et que son bras était encore fragile. Il changera le pansement, et ça guérira assez vite, ce n'était qu'une minuscule coupure. Cependant, il n'ira peut-être pas à l'entraînement de madame Kara ce soir, ce qui le chagrinait. C'était la période "vol planés", et il était toujours soufflé de voir comment on pouvait envoyer valdinguer quelqu'un si facilement.

- Sinon, vous avez le jeu des dominos, le jeu du Tangram avec des chiffres. Attendez ; je vais chercher quelque chose.

Elle se leva, alla vers son bureau, et revint avec un livre. Lui essayait toujours de décrypter ce qu'il avait sous les yeux. Comment des gens pouvaient-ils apprécier de jouer avec ça ? Un jeu, par principe, ce n'était as fait pour se détendre et ne plus penser à rien ? Pour se vider l'esprit ? Il voyait mal comment on pouvait se vider l'esprit avec un truc qui vous prenait autant la tête, franchement. Elle leur donna son livre et il sourit pour la remercier. Les jeux auraient aussi bien put être écrit en Chinois, ça n'aurait pas changé grand-chose.

- Est-ce que ça va Mr Romanof ? J'ai l'impression que vous avez quelque chose à votre main ?

Il ne put s'empêcher de rougir, puis secoua la tête. Non, non, ça va, tout allait bien ! C'était juste une petite coupure de rien du tout, pas la peine de s'en inquiéter. Il allait répondre ça lorsqu'on frappa, et que la directrice entra, tenant une fillette brune par la main. Oh, une nouvelle ? Elle avait l'air super jeune. Tout le monde se tourna pour les regarder. la jeune femme enceinte jusqu'au fond des yeux, mais qui était toujours aussi effrayante, et la gamine brune avec un drôle d'air, et un regard à faire fuir un mastodonte. Aaaah, compris ! C'était la nièce de la directrice ! Être aussi flippant, ça pouvait être que de famille !

- Bonjour à vous tous. Navré d'interrompre le cours, j'ai une petite nouvelle à vous annoncer. Voici Emilie Bonnet. Elle vient de Gray, et va venir au Pensionnat assister à certains cours et activités. Je vous demande à tous de lui faire un bon accueil !

Raté. Il regarda la petite de plus près, se demandant comment certaines personnes faisaient pour vous faire rentrer dans vos petits souliers d'un seul coup d'œil. La chef de l'établissement partit, et leur prof de maths se chargea de la nouvelle. Sauvé ! Elle venait de gagner tous ses points, la gamine. Dix ans, c'était jeune... Que faisait-elle au Pensionnat alors qu'elle aurait dû être en classe de CM2, en primaire ? Bizarre... Il se retourna vers sa camarade, un peu troublé. La petite choisissait mal son moment pour venir ici, n'empêche. Il se concentrait à nouveau sur leurs brouillons lorsque la prof revint.

- Alors Mr Romanof, votre main est-elle blessée ?

Touché, coulé, quittez le navire, les femmes et les enfants d'abord ! Il retint une grimace et ramena son bras raide contre lui, comme s'il était cassé, afin de ne plus bouger mais avoir tout de même une position naturelle et qui ne choque personne. Puis il releva la tête pour regarder sa professeur.

- Ça sont juste la coupure, dit-il en haussant les épaules.

- La coupure ? comment vous êtes vous fait une coupure ?

Mais raaaah. C'était juste une petite coupure de rien du tout, non, alors pourquoi s'inquiéter ? Ce n'était rien ! Et il s'était soigné, en plus ! Il remit sa main sur la table pour le prouver, alors que le bandage blanc tranchait bien sur sa peau.

- Avec une couteau, le matin aujourd'hui, avec petit-déjeuner.

- Et vous n'êtes pas allé à l'infirmerie ? Je vois que votre main est blanche Mr Romanof, je pense qu'il vaudrait mieux pour vous aller voir Adrien !

Oui, bon, d'accord... Il finit par promettre du bout des lèvres de s'y rendre dès la fin du cours. En attendant, il y avait plus urgent, comme la nouvelle, par exemple. Il lui trouvait un drôle d'air, mais après tout, ce n'était peut-être que son imagination.
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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Ven 13 Juin - 10:30

Son sang avait coulé, elle l'avait vu. Il avait coulé le long de son bras, sortant par une longue entaille à l'épaule. Elle l'avait regardé jusqu'à ce qu'un de ses amis presse une compresse sur la blessure, stoppant le sang. Elle avait été déçue... Elle aurait voulu s'en approcher d'encore plus près, et toucher ce minuscule ruisseau vermeil. Sentir sa chaleur. Et le porter à ses lèvres pour le goûter, sentir cette chaleur contre sa langue, la faire rentrer dans son corps. Mais elle n'avait pas pu. Le docteur s'était lavée les mains et il avait repris la sienne pour l'emmener plus loin. Elle était restée silencieuse, comme à son habitude. Il aurait pu la laisser goûter quelques gouttes... C'était bon, le sang. Elle aimait beaucoup ça depuis qu'elle en avait bu un peu, il y a déjà plusieurs mois. Ou alors cela faisait déjà un an ? Elle ne savait plus. Mais elle se souvenait du goût du liquide rouge. C'était peut-être ça, la solution ? Avaler la vie des autres pour repousser le froid en elle ? Elle avait l'impression d'être déjà morte.

Docteur - Alors, Emilie, tu es contente de pouvoir aller à l'école, voir d'autres enfants ?

Elle ne répondit pas. L'école, elle aurait pu continuer à y aller, comme avant, il y avait une école primaire à Gray. Et avec pleins d'autres enfants, comme elle ! Ou non, pas comme elle. Elle, elle n'avait pas le droit d'exister, car elle n'était pas normale, on le lui répétait assez souvent. Elle en devait pas contrôler le vent, ce n'était pas naturel. C'est pour ça qu'elle était soignée ici ! Mais elle avait froid. Elle avait toujours très froid, comme si elle était morte. Elle ne voulait pas voir d'autres enfants. Elle voulait juste de la chaleur. Elle voulait quelque chose ou quelqu'un qui sache la réchauffer. Ses parents n'étaient plus là depuis longtemps, ils ne l'avaient jamais aimé, elle leur faisait peur, ils l'avaient abandonné. Ce n'était plus ses parents de toute façon.

Ils l'emmenèrent dehors, roulant jusqu'au centre de Gray. Pourquoi était-elle malade ? Pourquoi le vent lui obéissait ? Pourquoi était-elle née comme ça ? Et pourquoi l'avait-on enfermée ? Elle devait être trop dangereuse pour vivre au milieu des gens normaux. Ou alors, c'est que personne d'autre que les docteurs ne pouvaient la voir. Sur la place, elle vit un autre soldat, et une femme blonde avec un ventre bizarre. Elle mit une bonne minute avant de comprendre qu'elle attendait un bébé. C'était une maman ? Il y avait encore des mamans qui ne laissaient pas leurs enfants ou qui ne les tuaient pas dans leur ventre ? Si elle avait gardé son bébé, c'est qu'elle était gentille, alors.

Docteur - Et voilà notre petite Emilie !

La maman lui dit bonjour alors qu'elle restait stoïque, le regard toujours aussi morne et vide qu'à son habitude. Elle grimpa dans l'autre voiture sans un mot. Là aussi, le trajet fut court. Ils arrivèrent devant un très grand bâtiment, qui avait l'air fait pour les riches. Elle l'avait souvent observé, mais jamais d'aussi près. Lorsqu'elle descendit, la maman lui prit la main. Elle avait la main chaude, cette chaleur qu'Emilie recherchait. C'était agréable. Elle avait envie de lui demander si elle donnait cette chaleur au bébé qui était dans son ventre.

Dame - Je vais te montrer une première classe. Un cours où ils font des jeux mathématiques, ce matin, cela va sûrement te plaire.

Elle ne savait pas jouer. C'était interdit, à l'hôpital. Il fallait qu'elle reste assise par terre ou sur son lit sans s'agiter, car cela ne l'aidait pas à contrôler son don. Mais elle ne dit rien, une fois encore. La maman ne la pressait même pas pour marcher, et elle avait toujours la main chaude. Pourquoi elle lui souriait ? Elle ne la trouvait pas bizarre ? Elle reporta son regard sur les nombreuses marches pour ne pas en louper une. Après quelques minutes, elles entrèrent dans une salle avec plein d'autres personnes. C'était une salle où on testait les pouvoir des gens, comme à l'hôpital ? Elle resta contre la maman, en cherchant à comprendre. C'était ici qu'ils faisaient les jeux dont avait parlé la maman ? On la fit tout à coup s'avancer doucement. Elle devait faire quoi ?

Dame - Voici Emilie Bonnet. Elle vient de Gray, et va venir au Pensionnat assister à certains cours et activités. Je vous demande à tous de lui faire un bon accueil !

Un bon accueil ? A elle ? Mais ils avaient le droit de lui parler, alors, les autres enfants ? La maman partit tout à coup, et Emilie eut une très forte envie de courir derrière elle pour lui reprendre la main. Elle regarda la porte se fermer, alors qu'une autre femme s'approchait. Elle avait pas de ventre gonflé, donc elle n'avait un bébé dans elle. Pourquoi n'en avait-elle pas ? Elle ne voulait pas d'enfants ? Elle s'accroupit, et Emilie vit les veines de son cou.

Madame brune - Tu n'as pas à avoir peur, je suis gentille et eux aussi. Vient avec moi.

Elle aussi elle avait la main chaude. Pourquoi ils ne la rejetaient pas ? C'était étrange. Elle l'emmena vers deux enfants, une fille et un garçon, assis à une table. La dame parlait, alors que Emilie cherchait à déterminer si elle avait vraiment le droit d'être ici alors qu'elle n'était pas normale. On l'incita à s'asseoir sur une chaise. Mais, mais, et elle devait rester là ? Pour y faire quoi ? Et où était partie la dame avec son bébé ? Elle regarda la dame brune de ses yeux vides, cherchant une réponse aux questions qu'elle n'avait pas posé à haute voix. Mais elle sourit juste.

Madame brune - Tu verras, ils ne sont pas méchants du tout, je reste dans la classe d'accord, tu n'as pas à avoir peur.

Peur de quoi ? Aussi silencieuse qu'une tombe, elle regarda le garçon et la fille. Elle ne savait pas ce qu'elle devait faire, d'habitude, quand les docteurs l'amenaient dans une nouvelle pièce, ils lui disaient tout de suite quoi faire, comment, et pendant combien de temps. Mais il y avait pas de médecins, dans cette salle, même pas de militaires. Ils étaient où ? Et pourquoi ils ne la surveillaient plus ? Perturbée, elle tendit la main et tira doucement la manche de la fille brune pour capter son attention.

- Pourquoi je suis plus à l'hôpital de Gray ? Ils sont où les soldats ? Et je dois faire quoi ? Je veux plus faire le vent comme hier... Il me fait peur.
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Laura K. Nakajima
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Âge RPG : 14 ans

MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Mer 18 Juin - 23:26

[HJ : Fait avec Noah]

Laura faisait équipe avec Noah, pour ce cours-ci. Trouver un jeu… Un jeu de logique ? Heu. Déjà, l’idée venant de cette prof était très bizarre. Elle était plutôt du genre à donner des équations, des calculs hyper difficiles à résoudre, ses cours ressemblant à des leçons de chinois, que de faire des jeux. Peut-être avait-elle enfin compris que la moitié du Pensionnat la détestait ? Les miracles existaient ? Heum, bref, travailler.

La jeune adolescente lança un regard perdu à son coéquipier, ne sachant vraiment pas ce qu’elle pouvait faire. Madame Smith était sévère, ou était-ce Laura qui était nulle, en tout cas, elle n’avait jamais eu la moyenne en mathématiques et ne l’aurait sans doute jamais. De plus, avec tout ce que Jasper lui avait raconté à propos de cette professeure, avec toutes les fois où il la maudissait… Non, impossible de ne pas la détester. Elle lança un rapide coup d’œil au reste de la classe, regardant les différents groupes qui s’attelaient à la tâche. Les « timides » étaient tous avec quelqu’un de plus… turbulent. Alors, ça compensait. Se tournant à nouveau vers Noah, elle lâcha :

Laura – Tu as une idée ? J’avoue que, travailler alors que je sais qu’on va quand même rater…

Laura griffonna sur une feuille des esquisses de jeux, ne sachant pas trop ce qu’elle faisait. Elle n’avait pas la moindre idée, pas la moindre motivation à travailler pour du beurre. Noah ne lui répondit rien, dans un premier temps, semblant réfléchir. Il finit par hausser les épaules. Ah non, pitié, une idée ! Pour ce qui est des idées tordues en général, son frère déteignait sur elle et Laura commençait à se débrouiller dans le domaine. Mais pour les maths…

Noah – Heu, je sais pas, on peut faire un tazoku ?

Laura – Un quoi ? Tu saurais en reproduire un ?

Laura lui tendit la feuille sur laquelle elle gribouillait des trucs qui ne ressemblaient à rien. Elle ne connaissait pas ce jeu, n’en avait d’ailleurs jamais entendu parler. Alors, oui, d’accord, ça pouvait être une idée mais heu… Difficile de juger sans connaître. Noah fit son tazo… sudo… Bref, son jeu, lui expliqua rapidement les règles et poussa un gros soupir. Bon, ce jeu n’était pas très compliqué, en fin de compte. Un genre de sudoku avec des 0 et des 1, ce n’était pas sorcier. Et maintenant ? Laura jeta un vague coup d’œil aux autres qui travaillaient toujours et à la professeure qui passait dans les bancs. Elle s’approcha d’eux, jetant un rapide coup d’œil à ce qu’ils avaient fait. Laura lui assura qu’ils n’avaient pas besoin d’aide et elle repartit.

Noah – Dimitri est malade ? Il est encore plus pâle que d'habitude.

Laura reporta son regard sur Dimitri qui l’inquiétait de plus en plus. Depuis le début du cours, la jeune collégienne ne cessait de jeter des coups d’œil fréquents au Russe, de plus en plus inquiète. Il était blessé et sa main avait l’air de le faire souffrir. Comment s’était-il fait cela ? Elle n’y était pour rien, cette fois, juré ! Laura ignorait tout de cette blessure et n’avait pas croisé le jeune Russe depuis un bon moment, elle évitait de l’approcher de trop près pour ne pas lui apporter d’ennuis alors que ce n’était pas ce qu’elle cherchait.

Laura – C’est sa main. Regarde comment il la tient… J’ai peur. J’ignore ce qu’il a fait, je n’y suis pour rien cette fois, mais ça ne me rassure pas.

Pas du tout, même. Le pire était que Dimitri semblait vouloir dissimuler sa blessure. Ce comportement lui rappelait vaguement quelqu’un… Jasper était pire, d’accord, mais jamais Laura ne l’avouerait. C’était son frère, il fallait au moins qu’elle tente de le défendre ! Noah rit un peu et se redressa. Bah quoi ? Elle n’avait rien dit. Ou son comportement avait parlé pour elle ?

Noah – Pour rien cette fois... Je sais pas non plus, mais il avait rien ce matin, il était normal dans le dortoir. On dirait ton frère.

Eh ! Laura donna un coup de coude à Noah et riposta, ses joues roses néanmoins car elle ne pouvait pas nier l’évidence :

Laura – Jasper n’est pas comme ça ! Enfin… Pas tout le temps. Bon, d’accord, souvent, mais il a compris, à force. Je crois…

Elle ne se croyait pas elle-même. Jasper n’avait pas compris, Laura devait le forcer à aller se soigner à chaque fois et Noah devait l’avoir deviné vu qu’il éclata de rire, devant mettre sa main devant sa bouche pour étouffer le bruit. Bon, même s’il touchait un point sensible, la collégienne ne put s’empêcher de sourire. Jasper… Personne ne le changerait. Mais c’était comme cela qu’elle l’aimait, comme cela qu’il parvenait à la faire rire et qu’il l’avait poussée à avoir confiance en lui. Laura savait que jamais, ô grand jamais, il ne l’abandonnerait. Et c’était tout ce qui comptait. Son regard s’étant attardé sur son frère, la jeune adolescente eut un sourire attendri alors que l’on frappa à la porte. La directrice, accompagnée d’une petite fille qui ne devait pas avoir plus de dix ans. Quoi que, son regard…

Directrice – Bonjour à vous tous. Navrée d'interrompre le cours, j'ai une petite nouvelle à vous annoncer.

Elle poussa un peu plus la fillette devant elle, à l’intérieur de la classe. D’accord, elle était jeune, mais cette petite fille faisait un peu peur à Laura pour une raison qu’elle ne saurait expliquer. D’où venait-elle ? Son regard… Elle était pâle, ses yeux ressortaient incroyablement mais n’exprimaient rien. Impassible, et si jeune. Laura réprima des frissons tandis que la directrice la leur présentait :

Directrice – Voici Emilie Bonnet. Elle vient de Gray, et va venir au Pensionnat assister à certains cours et activités. Je vous demande à tous de lui faire un bon accueil !

Madame de Lizeux la confia alors à leur professeure. Instantanément, Laura eut un regard compatissant pour Emilie… Subir un cours de maths dès son arrivée, c’était cruel. Bon, elle avait eu de la chance, elle était tombée sur un cours spécial. Bizarre, certes, mais spécial. Il fallait peut-être lui dire que ce cours n’était pas comme ceux qu’ils avaient habituellement ? Non… Ne pas briser toutes les illusions que l’on a à cet âge. Elle avait quoi ? Deux ? Trois ans de moins que Laura ? Et pourtant, la collégienne avait l’impression que des années, des siècles, les séparaient…

Mme Smith – Alors, vous y arrivez tous les deux ?

Laura hocha la tête sans vraiment réfléchir à la question que leur avait posée leur professeure. Elle regardait la fillette, intriguée. Emilie ? Assister à certains cours ? Et pourquoi, quel en était le but ? Les militaires voulaient fermer le Pensionnat, ou utiliser les élèves, en tout cas, les choses ne resteraient pas comme elles l’étaient pour l’instant. De qui était l’idée d’amener Emilie ici ? Et pourquoi en fin d’année ? En plus, Gray… Inconsciemment, Laura reporta son regard sur son frère, subitement inquiète qu’il ne disparaisse à nouveau. Mais non, du calme, il était toujours là.

Mme Smith – Je vous laisse expliquer vos jeux à Emilie.

Elle se tourna à nouveau vers Emilie, mais Laura n’écoutait que d’une oreille distraite. Elle réfléchissait. Pourquoi, quel était le but de tout cela ? D’accord, que cette fillette vienne de Gray ne signifiait rien… Peut-être qu’elle y habitait, simplement, et qu’elle venait se renseigner pour les études ? Non, c’était stupide. Des parents ne laisseraient pas leur fille venir dans une école dangereuse, selon le gouvernement, sans être à côté d’elle. La professeure leur annonça qu’elle devait aller vers un autre groupe, qu’elle reviendrait après.

Bon, heu… Lui expliquer ? Laura se tourna vers Noah pour lui demander d’expliquer, c’était son idée, après tout, et pas la sienne. Elle n’avait pas tout compris à cent pourcent et était incapable de l’expliquer clairement à une petite fille. Seulement, avant qu’ils n’aient pu entreprendre une quelconque explication, Laura sentit un léger poids sur sa manche. Ce ne fut que lorsqu’elle tourna la tête que la collégienne constata qu’il s’agissait d’Emilie.

Emilie – Pourquoi je suis plus à l'hôpital de Gray ? Ils sont où les soldats ? Et je dois faire quoi ? Je veux plus faire le vent comme hier... Il me fait peur.

Tout s’éclairait. Emilie avait été le produit d’expériences, au même titre que Jasper et quelques élèves du Pensionnat, et Dieu sait qui d’autre. Cette petite fille avait sans doute subi un lavage de cerveau, ou on l’avait hypnotisé, ou… n’importe quoi, mais elle n’était pas restée indemne, vu son état. Laura se mordit les lèvres, pâlissant face à la question posée. Elle venait de Gray. Les soldats l’avaient « éduquée »… Bon, du calme. Posant doucement sa main sur celle d’Emilie, Laura lui répondit en souriant :

Laura – J’ignore pourquoi tu n’y es plus… Mais ne t’inquiètes pas, tu ne risques rien ici. Nous sommes par groupe de deux et devons inventer des jeux à présenter. Le nôtre est fait. Tu ne devras pas utiliser ton don ici, et personne ne t’y obligera. J’ignore depuis combien de temps tu es enfermée là-bas… Mais, ici, personne ne va te faire de mal.

Laura ne savait pas comment se comporter avec cette petite. Elle était jeune, mais si elle avait été enfermée à Gray par les militaires, c’est qu’il y avait sans doute une raison. Désignant Noah et se désignant elle-même, Laura reprit :

Laura – Lui, c’est Noah. Moi, je m’appelle Laura. Mon don est l’eau et Noah le… la foudre. Je n’ai que treize ans et j’ai parfois peur quand j’utilise mon don, mais c’est une question d’habitude, tu verras.

Laura rapprocha la feuille sur laquelle était représenté le jeu de Noah pour le montrer à Emilie. Si elle devait participer avec eux, autant qu’elle sache ce qu’ils avaient fait jusqu’ici.

Laura – Tiens, c’est le jeu qu’on pense utiliser. C’est un… tazoko. Tazoku, pardon. On a écrit les règles à côté, jette un coup d’œil si tu veux.

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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Lun 30 Juin - 15:24

Les docteurs lui répétaient toujours que le vent qu'elle pouvait manier n'était pas naturel, mauvais, qu'il fallait qu'elle s'en débarrasse, mais elle ignorait comment. Il faisait parti d'elle. Et ici, tout le monde était comme elle ? Elle regarda la fille brune, notant sa peau plus pâle que les autres, et son air surpris. Peut-être était-elle comme les adultes. peut-être avait-elle peur. Ils le disaient, qu'elle était effrayante, un monstre. Peut-être. Elle n'avait pas voulu naître monstre, elle, mais c'était à cause de ça qu'elle n'avait plus de chez-elle. Ses parents étaient vraiment des parents ? Ils ne voulaient pas d'elle, elle n'était pas leur fille. Ils étaient juste deux sacs de viande qu'ils l'avaient mise au monde. Comme un produit délivré dans un magasin. Tiens c'était sans doute pour ça qu'elle n'était pas vraiment vivante, alors. Elle était une marionnette sans fils qu'on actionnait à distance. Une marionnette glacée.

La fille posa sa main sur la sienne, et Emilie y posa le regard. Main tiède. Veines très bleus, par contre. Un beau réseau entrelacé qui courait sur sa paume et son poignet, remontant sur son bras. Elle imaginait ces filets bleus parcourir tout son corps. Ce devait être chaud. Elle voudrait en boire un peu. Le sang est chaud, et le sang donne la vie, c'est qu'elle avait appris. Elle voulait être vivante, elle aussi. Elle voulait de la chaleur. Si cette fille était vivante, pourquoi Emilie ne l'était-elle pas ? Elle souriait, comme si tout allait bien, alors que ce n'était pas le cas. Le monde était cruel et étroit d'esprit. Le monde était mort et froid. Elle voulait vivre, mais elle était glacée. Elle voulait que les gens chauds lui donnent un peu de vie. Et le sang était bon. Il coulait, brûlant, entre ses lèvres et dans sa gorge.

Fille – J’ignore pourquoi tu n’y es plus… Mais ne t’inquiètes pas, tu ne risques rien ici. Nous sommes par groupe de deux et devons inventer des jeux à présenter. Le nôtre est fait. Tu ne devras pas utiliser ton don ici, et personne ne t’y obligera. J’ignore depuis combien de temps tu es enfermée là-bas… Mais, ici, personne ne va te faire de mal.

Ce n'était pas vrai. Tout le monde pouvait faire du mal à tout le monde. C'était très facile, il suffisait de le vouloir. Elle avait frappé un docteur, une fois. Elle lui avait planté un crayon aiguisé dans le bras et l'avait frappé avec ce qu'elle pouvait. Il avait crié comme un fou, et elle s'était jetée à terre à côté de lui pour boire le sang qui coulait de sa veine. Les gardes l'avait frappée et enfermée, avec une camisole de force, dans une pièce vide et toute blanche, avec des murs matelassés. Mais elle s'était sentie si vivante ! Pleine de force, une force qui avait animé son corps durant quelques minutes. Elle se rappelait le goût du sang. C'était mieux que des jeux. Les jeux, elle ne savait pas en faire. Elle ne savait pas jouer.

Mais elle savait tuer. Elle avait déjà tué. Le vent s'était élevé autour d'elle, et une sorte de lame avait tracé une grosse coupure sur la gorge d'un infirmier. Il était tombé, il avait saigné lui aussi. On l'avait emmené sur une civière très vite mais elle savait qu'il était mort. Et elle était restée dans la salle d'examen, debout devant la flaque de sang, immobile, le regard vide et fixe. On l'avait qualifiée de dangereuse et d'instable. On la traitait de monstre. Encore une fois, son cœur avait battu avec force lorsque l'infirmier s'était effondré. Elle avait vécu. Elle avait été forte, une fois, elle avait été vivante.

Laura – Lui, c’est Noah. Moi, je m’appelle Laura. Mon don est l’eau et Noah le… la foudre. Je n’ai que treize ans et j’ai parfois peur quand j’utilise mon don, mais c’est une question d’habitude, tu verras.

Elle lui montra une feuille, couverte de signes et de chiffres que Emilie ne comprenait pas. Pourquoi s'en intéresser ? Personne ne lui demandait de savoir jouer, après tout. D'ailleurs, elle ignorait ce qu'on attendait d'elle exactement. On la sortait parfois pour des expériences ou la laisser marcher dans le parc, mais elle n'étudiait pas, ne savait que lire, écrire, et un peu compter. Elle se contentait d'attendre, dans le froid et le noir, une main tendue, quelqu'un qui viendra la chercher. Elle avait froid.

Laura – Tiens, c’est le jeu qu’on pense utiliser. C’est un… tazoko. Tazoku, pardon. On a écrit les règles à côté, jette un coup d’œil si tu veux.

Elle aimerait bien que la maman revienne. Sa main était très chaude. Emilie ne jeta pas un seul coup d'œil à la feuille, regardant droit devant elle, ses yeux perdus dans un monde que personne d'autre ne pouvait voir. Elle entendait des soldats marcher dans le long couloir en bavardant. Ils étaient deux. Elle pourrait sauter sur eux et les griffer. Elle pourrait couper une de leurs veines avec un ciseau ou un couteau. Elle voulait aussi jouer à la poupée, elle n'avait pas pu le faire depuis qu'elle avait quitté sa maison. Ou à la dînette ? Et elle remplira les tasses en plastique rose avec le sang du docteur qui s'occupait d'elle à l'hôpital. Elle en servira aux poupées assises autour de la table, et elles s'amuseront à prendre le thé.

– Il y a des règles partout, murmura-t-elle en fixant toujours le vide. Mais je ne suis pas les règles, moi, je suis morte. C'est pour ça que je suis avec eux. Je suis morte, et ils le savent.

Son visage s'éclaira tout à coup d'un sourire horrible. Le sourire cynique, blasé et glacial d'un adulte au bord du suicide, et qui n'avait certainement rien à faire sur le visage d'une enfant de dix ans. Elle l'offrit à Laura, de plus en plus glacée, mais les yeux brûlants d'une façon qu'on ne pouvait imaginer. On pouvait presque voir son âme consumée par la folie.

– Ils ont peur, souffla-t-elle à Laura comme si elle lui révélait un secret de la plus haute importance. Je les entend chuchoter. Ils m'enferment, ils ont peur, mais moi je m'en fiche. Ils ne peuvent pas me tuer, tu sais ? Mais moi je peux.

Son sourire terrible s'effaça, au profit d'un autre, innocent, enfantin, plein de joie de vivre, si soudainement que n'importe qui en serait déstabilisé. Elle repoussa la feuille et s'agita sur sa chaise.

– Je peux jouer à la poupée ?
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Laura K. Nakajima
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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Mer 2 Juil - 12:51

Emilie – Il y a des règles partout, murmura-t-elle en fixant toujours le vide. Mais je ne suis pas les règles, moi, je suis morte. C'est pour ça que je suis avec eux. Je suis morte, et ils le savent.

Le sourire de Laura s’effaça sous le coup de la stupeur au moment-même où un sourire horrible éclaira le visage d’Emilie. L’adolescente regardait la « nouvelle » comme si elle voulait vérifier ce qu’elle avait entendu, n’étant pas sûre. Cette petite fille de dix ans, qui lui avait fait froid dans le dos au premier abord, continuait à la terroriser de par sa posture et ses paroles. Peu rassurée, à présent, Laura ne répondit rien en jetant un regard inquiet à Noah. Avait-elle bien entendu ? Aucun doute, elle ne s’était pas trompée. Instinctivement, la collégienne tourna la tête vers Jasper, cherchant son frère des yeux. Cette fillette ne la rassurait pas. Si son éducation ne l’en avait pas interdite, Laura se serait déjà éloignée et réfugiée dans les bras de son frère.

Emilie – Ils ont peur, souffla-t-elle à Laura comme si elle lui révélait un secret de la plus haute importance. Je les entends chuchoter. Ils m'enferment, ils ont peur, mais moi je m'en fiche. Ils ne peuvent pas me tuer, tu sais ? Mais moi je peux.

Cette fois, Laura blêmit en entendant ce que lui avait dit Emilie. Cette fillette avait DIX ans ! Dix ans et elle parlait déjà de meurtre ! Était-ce pour cela qu’elle était retenue à l’hôpital de Gray ? Ou était-elle le résultat d’expériences qui avaient totalement changé sa façon de penser, de se comporter ? Dans tous les cas, peu importe les supputations de Laura, elle était terrorisée. Elle ignorait ce qu’elle devait répondre, ce qu’elle devait faire ou dire. Si cette fillette était vraiment dangereuse, la directrice ne l’aurait jamais laissée avec eux, non ? Elle devait être au courant de ce que pensaient les médecins, n’est-ce pas ? Sauf si elle n’avait pas confiance en eux, ce qui ne serait pas étonnant… Et qui se méfierait d’une gamine de dix ans ?

Oui, c’était sûrement ça. Les militaires avaient envoyé cette gamine au Pensionnat pour provoquer un accident – voire pire. Comme ils avaient prévenu la directrice, ils s’en laveraient les mains et tout l’accuserait de négligence envers ses propres élèves. Nooon, du calme ! Laura avait sans doute lu trop d’histoires tordues et se faisait peur à force d’imaginer des choses. Mais, avant que l’adolescente n’ait le temps de penser à une autre hypothèse farfelue, le visage d’Emilie changea du tout au tout. Elle arborait, à présent, un sourire enfantin, dénué de toute menace ou allure meurtrière. Complètement déstabilisée, Laura la dévisagea sans faire attention à ce que recommandait la décence. Emilie repoussa la feuille qui se trouvait devant elle en s’agitant sur sa chaise.

Emilie – Je peux jouer à la poupée ?

Laura lança un regard perdu à Noah, ne comprenant définitivement pas ce changement de comportement. Il était, désormais, trop tard pour appeler à l’aide ou dire que cette fillette avait parlé de tuer des gens deux minutes auparavant… Personne ne les croirait. Et Jasper était bien trop loin pour que Laura puisse le rejoindre sans que cela ne soit suspect. Une chose était sûre, elle aurait plein de trucs à lui dire une fois sortis de ce cours. En attendant… Il fallait qu’elle réponde à la petite Emilie sans paraître « bizarre ». Qui sait, si c’était une psychopathe qui pouvait agir vite et efficacement ? Dissimulant le frisson qui lui parcourait le corps, Laura eut un bref mouvement de recul et répondit :

Laura – Je… Non, je suis désolée, nous sommes en cours. Tu pourras jouer… après. A notre âge, il y a un temps pour jouer et un temps pour travailler, c’est ce que nous répètent tout le temps les adultes.

Beurk, elle avait l’impression d’entendre ses parents. Mais, si cela faisait argument d’autorité et empêchait cette petite fille de commettre l’irréparable, Laura n’allait pas se gêner. Elle avait peur de la contrarier de son propre chef et n’avait pas envie de s’attirer ses foudres pour finir morte dans son lit. Elle ne restait ici que pour la journée, n’est-ce pas ? Sinon… Hum. Levant précipitamment la main et appelant leur professeure, Laura dit :

Laura – Madame ! Nous avons fini et je pense que c’est le cas de tout le monde. On peut passer à la suite ? Et on peut mélanger les groupes pour faire un partage de ce qu'on a trouvé ?

Et retrouver les personnes qui peuvent réellement agir ou la croire, accessoirement. Elle voulait seulement se retrouver assez près de Jasper et s'éloigner d'Emilie, rien d'autre. Ils ne pouvaient pas rester sans rien faire avec tous ces élèves dans la classe ! Surtout avec une professeure qui n'allait certainement pas bouger le petit doigt en cas d'accident...

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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Jeu 3 Juil - 13:08

Après avoir posé sa question, Sarah vit son élève faire une grimace.

*Je savais bien qu'il y avait quelque chose !*

Il ramena son bras et lui dit en haussant les épaules :

- Ça sont juste la coupure.

Une coupure ? Mais qu'est-ce que ça voulait dire ?

- La coupure ? Comment vous êtes vous fait une coupure ?

Il ne répondit pas tout de suite, mais Sarah voyait bien que quelque chose clochait. Elle vit son élève remettre sa main sur la table. Elle vit le bandage et eu tout de suite envie de l'emmener à l'infirmerie !

Il répondit :

- Avec une couteau, le matin aujourd'hui, avec petit-déjeuner.

*Avec un couteau ! Et il croit que je vais le croire ! *

Sarah lui répondit :

- Et vous n'êtes pas allé à l'infirmerie ? Je vois que votre main est blanche Mr Romanof, je pense qu'il vaudrait mieux pour vous allez voir Adrien !

Il lui répondit qu'il irait le voir à la fin du cours. Sauf que ça ne plaisait pas à Sarah, elle ne le croyait pas. Mais bon, elle reviendrait à la charge un peu après. Elle observa la petite, Sarah avait l'impression qu'elle avait peur. Ce qui était normal vu son jeune âge. Mais avec Laura et Noah, elle ne risquait rien, c'était deux élèves assez gentils.

Sarah se remit à son bureau et prit un petit sac, elle mettrait les jeux dedans. Elle travaillait un peu quand Laura Karinof leva la main et lui dit :

- Madame ! Nous avons fini et je pense que c'est le cas de tout le monde. On peut passer à la suite ? Et on peut mélanger les groupes pour faire un partage de ce qu'on a trouvé ?

Sarah se leva et regarda la classe, elle vit qu'en effet tout le monde avait fini :

- Bien, dans ce cas-là, je vous passe un petit sac, vous allez mettre vos jeux dedans.

Elle fit passer le sac et continua :

- Concernant le mélange de groupe, je ne suis pas contre, au contraire comme cela ça vous permet de travailler avec tout le monde !

Elle fit un sourire et reprit :

- Bien, dans ce cas-là, je vais refaire les groupes. Alors, Mr Karinof, vous irez avec Noah, Laura avec Dimitri, Salomée avec Victoire et Océane et Antoine et Joseph ensemble.

Sarah le faisait exprès de ne pas trop mettre avec les affinités, enfin ça dépendait en fait de quels élèves c'était.

- Bien, du coup, vous allez vous remettre par groupe.

Elle attendit que tout le monde s'installent à nouveau puis poursuivit :

- Bien, maintenant, je vais appeler un groupe et vous piocherez au hasard dans le sac un jeu. Puis vous le ferez, si vous n'y arriverez pas, soit je vous aiderais, soit je demande à vos camarades.

Sarah alla voir la petite :

- Viens avec moi, c'est toi qui va choisir les groupes.

Sarah fit des petits papiers avec le nom des groupes. Elle fit tirer Émilie et le premier groupe qui tomba était Victoire et Salomée !

- Victoire et Salomée.

Elle fit signe aux filles d'approcher :

- Bien, vous allez tirer un jeu et ne vous inquiétez pas si vous n'y arrivez pas. Vous aurez quand même de l'aide.

Sarah leur sourit et les encouragea.

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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Mer 16 Juil - 12:54

Bon, le cours de math, allez courage Salomée ! J'aimais les math, mais la professeure était bizarre par moment. D'ailleurs je n'étais pas la seule à le pensé. Je pris assez rapidement mes affaires et me mis dans les rangs avec les autres élèves. Aujourd'hui, je trouvais bizarre, il n'y avait pas que ma classe, mais d'autres élèves aussi.

Une fois que la cloche fut sonnée, Mme Smith nous ouvrit et nous dit d'entrer. Je m'installais à côté de Victoire et la prof nous expliqua ce qu'on allait faire aujourd'hui, des jeux mathématiques. Au moins, ça change pour une fois, c'était plus intéressant. Puis elle nous dit qu'après on aller faire ces jeux par groupe, le concept est assez bien. Mme Smith nous dit les groupes, j'étais avec Dimitri, tant mieux au moins la prof ne m'avait pas mis avec Jasper.

La prof nous dit que c'était parti et Dimitri s'installa à côté de moi et me demanda si j'avais déjà fait des choses comme cela, je lui dis que non, mais que je connaissais les sudokus. Il acquiesça et commença à le tracer sur une feuille. Je le regardais, il n'avait pas l'air dans son assiette, mais c'était peut-être moi qui me faisait des idées.

Au bout d'un moment, il s'arrêta d'écrire sur la feuille, il me dit de regarder, mais je ne comprenais pas trop ce qu'il voulait essayer de faire, Dimitri vit mon embarras et leva la main pour appeler la prof. Celle-ci s'avança et voyait qu'on ne savait pas trop quoi faire, elle nous donna de petites idées puis nous prêta son livre, au bout d'un moment, elle vit et moi aussi que Dimitri se toucher la main, Mme Smith demanda à Dimitri s'il allait bien, c'est vrai, je ne le trouvais pas très en forme aujourd'hui.

Mais je n’eus pas le temps de me poser plus de questions, on frappa à la porte, c'était la Directrice avec une petite fille ! Mais qu'est-ce qu'elle faisait là ? Mme de Lizeux nous dit qu'elle s'appelait Émilie et qu'elle habitait à Gray et qu'elle allait suivre quelques cours.

Ah bon ? Elle était vraiment jeune, elle voulait suivre des cours ? Eh bien, elle est courageuse parce qu'avec les militaires...

La directrice la laissa avec la prof et celle-ci la rassura, elle l'emmena avec Noah et Laura puis revint vers nous, je voyais qu'elle s'inquiétait pour Dimitri, celui-ci dit qu'il s'était fait une coupure ce matin avec un couteau. Je levais les yeux au ciel, il était doué, mais je voyais que ce n'était pas la vérité. Il mentait, mais je ne savais pas pourquoi, certes Mme Smith était bizarre, mais pas non plus à gronder un élève parce qu'il s'était fait une coupure où je ne sais quoi.

Le temps passa assez vite, tout le monde avait fini ses jeux mathématiques, Mme Smith les ramassa et refit les groupes, cette fois-ci, j'étais avec Victoire, ah, tant mieux j'étais mieux avec elle que Dimitri.

Justement, on était le premier groupe à passer :

- Bien, vous allez tirer un jeu et ne vous inquiétez pas si vous n'y arrivez pas. Vous aurez quand même de l'aide.

Eh bien, j'espère bien, sinon c'était assez dur si on devait se débrouiller toute seule ! On s'avançait donc devant la classe et je mis la main dans le sac, j'ouvris le papier et je tombais sur le Tangram ! Aie, aie, aie, je n'aimais pas trop ce jeu. Je me tournais vers Victoire :

- Le tangram, ce n'est pas un jeu que j'aime beaucoup et toi ?

Je regardais sur la feuille, on devait faire le chiffre 9, géniale ! La prof nous mit une table devant nous et je posais les pièces du Tangram sur la table. Je regardais Victoire :

- Nous devons faire le chiffre 9, avec ces pièces, cela ne va pas être facile du tout !

J'essayais de commençais, mais je ne savais pas par où commencer, je mis des pièces au hasard, mais je n'arrivais pas à faire un 9 ! Je regardais à nouveau Victoire :

- Tient, essaye, tu te débrouilleras peut-être mieux que moi.

Je lui souris et éviter de regarder Mme Smith de peur qu'elles nous disent qu'on n'était pas douées.

H.J :
 
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Magister
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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Mer 20 Aoû - 12:31

Intervention de Magister

"Alors que les jeux et le cours se poursuivent tranquillement dans la classe, pour une fois, Wyatt, qui a échappé, par miracle, à la surveillance de sa mère, se glisse très très discrètement dans la classe. La garderie est fermée, et Estelle est introuvable."
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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Jeu 28 Aoû - 14:22

Les élèves passèrent tour à tour pour faire les jeux, il y en a qui avaient des difficultés, alors, Sarah les aidait ou même les autres élèves, mais sinon cela les amusait.

A la fin, Sarah se mit devant la classe :

- Bien, tout le monde a réussi les petits jeux. Comme il nous reste dix minutes, avant que la cloche ne sonne, je vais vous donner quelque chose.

Sarah ouvrit son sac et en sortit des bonbons :

- Voilà pour vous, parce que vous avez fait du bon boulot.

Elle laissa le paquet de bonbon circuler, mais tout à coup, elle vit Wyatt à quatre pattes qui se dirigeait vers elle !

- Wyatt ! Mais qu'est-ce que tu fais ici ?

Sarah le prit dans ses bras, elle se doutait que tout le monde la regarder. Elle voulait dire quelque chose, mais au même moment, la cloche sonna.

*ouf, sauvée !*

- Bien, vous pouvez sortir et à demain, heu, Émilie, je vais te ramener dans le bureau de Gabriella.

Tout le monde sortit sauf Émilie, Sarah posa deux petites minutes Wyatt par terre pour ranger ses affaires. Sarah ne parla pas trop à Émilie, elle ne savait pas trop quoi lui dire. Une fois prête, elle reprit Wyatt dans ses bras :

- J'espère que ta maman ne te cherche pas partout !

Puis, elle prit Émilie par la main et les entraîna dans les couloirs, direction le bureau de Gabriella. En route, elle parla à Émilie :

- Ça va ? Comment as-tu trouvée le cours de math ? Je ne sais pas si tu as compris grand-chose, mais tu verras, tu te plairas ici, au pensionnat.

Sarah lui sourit, elle se voulait rassurante, mais elle ne savait pas si elle l'était vraiment. A cet âge là, découvrir le pensionnat, cela devait lui faire bizarre. Dans les couloirs, elle croisa des militaires, Sarah colla Émilie vers elle, elle avait une erreur auparavant, mais elle ne la recommencerait pas. Une fois qu'ils étaient partis, Sarah regarda de nouveau Émilie :

- Ne t'inquiète pas, il ne t'arrivera rien.

Sarah n'en dit pas plus et se tut.
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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Lun 15 Sep - 9:23

De toute manière, les militaires, il y en avait de trop. Un soldat, c'était bien dans une guerre, pas dans un hôpital, ni dans une école. Ils n'avaient rien à faire ici, ni à Gray, ils ne devaient pas être ici. Et Emilie non plus d'ailleurs, elle n'avait rien à faire ici ! Elle était "dangereuse", comme répétaient les adultes. Elles n'était pas "comme tout le monde". Elle ne devrait pas avoir ce pouvoir, ni aimer le sang, ni se comporter ainsi, c'est que lui répétaient les docteurs. Ils n'avaient toujours pas compris qu'elle faisait ça pour survivre. Survivre, c'était la clé de tout, dans son monde. Elle en comprenait pas pourquoi elle était née, pourquoi personne ne voulait d'elle, mais elle savait une chose : elle ne se laissera pas tuer aussi facilement. Personne ne pourra lui ôter la vie comme ça, elle ne se laissera pas faire. Elle voulait vivre, même si elle n'en avait pas le droit. Elle savait déjà comment se défendre, après tout, sa petite taille ne l'empêchait pas de bouger et courir.

Laura – Je… Non, je suis désolée, nous sommes en cours. Tu pourras jouer… après. A notre âge, il y a un temps pour jouer et un temps pour travailler, c’est ce que nous répètent tout le temps les adultes.

Emilie n'écoutait cependant déjà plus. Elle regardait plutôt autour d'elle, sans plus se soucier de ce que faisait Laura, ni personne d'autre. De nouvelles idées germaient dans son esprit dévasté par les médicaments et les "thérapies" qu'on lui avait fait suivre. Un esprit qui n'était certes pas celui d'une enfant normale. Elle raisonnait comme un animal acculé, pris au piège, et qui devait user de tous ses atouts pour s'en sortir. Son propre corps commençait à se déformer, autant par son mode de vie, que par les médicaments, que par sa façon de penser. Le psychisme peut influencer sur le physique, c'était prouvé, et voilà bien ce qui se produisait chez elle. Elle voyait mieux, et plus loin. Ses réflexes de chasse étaient plus vifs. Elle se mouvait comme un serpent, parfois, prêt à se faufiler dans un trou ou bondir sur celui qui l'agressait.

Elle devait voir ses ennemis approcher, c'était d'une importance vitale. C'était crucial. Elle les connaissait, elle les voyait, elle épiait tous leurs mouvements, tentait de comprendre leurs pensées. A l'hôpital, par exemple, elle avait observé les médecins des heures, pour mémoriser le nom et le visage de chacun d'entre eux, afin de pouvoir connaître leurs habitudes, leurs forces, leurs faiblesses. Certains se laissaient avoir plus facilement que d'autres, et elle n'avait jamais aucun scrupule à leur faire du mal dès qu'elle le pouvait. Pourquoi en aurait-elle ? Eux n'hésitaient pas, jamais, et elle ne leur fera pas le plaisir d'être faible, afin qu'ils disposent d'elle à leur bon gré.

La classe bougea tout à coup, tout le monde allant se rasseoir avec d'autres personnes. Emilie se redressa, quand à elle, pour suivre le mouvement que venait de faire un oiseau en décollant de sa branche. Il était très beau, cet oiseau, avec un plumage bleue comme l'océan. Elle sourit comme une petite fille en le regardant voleter dans le ciel et attraper une petite branche dans son bec. Il était si mignon. Il pourrait aussi faire bien des dégâts en plantant son bec très pointu dans l'œil d'un soldat. Pique, pique, et le sang jaillira.

Madame brune – Viens avec moi, c'est toi qui va choisir les groupes.

Quels groupes ? De quoi parlait-elle ? Emilie alla piocher un papier, sans en voir ni l'intérêt ni le but, mais soit, si ça pouvait faire plaisir à la dame... Sitôt fait, elle se désintéressa aussitôt de tout ce qui l'entourait, ne prêtant absolument aucune attention aux deux filles qui étaient venues au tableau pour faire elle ne savait quoi. Ces "jeux" ne l'intéressaient pas, ses passions et ses besoins étaient tous autres. Elle se mit en quête d'une source de chaleur, promenant un regard rêveur sur la classe et les élèves. Elle voulait juste avoir chaud, c'était trop demandé ? Elle avait toujours froid, en classe, à l'hôpital, partout, c'était le froid de la mort qui l'accompagnait toujours.

Les grands discutaient, quand la porte s'ouvrit, et un bébé entra à quatre pattes. Emilie le suivit du regard, curieuse. Il était à qui ? Et où était sa maman ? Lui aussi il avait été abandonné ? Ou piégé par des tas de médecins qui voulaient vous planter des aiguilles dans le corps ? Mais la dame brune le prit aussitôt dans ses bras. C'était elle, sa maman ? Elle commença à ranger, et tout le monde partit. Emilie, de nouveau perdue dans ses pensées, n'avait pas non plus suivit la fin du cours. Elle regardait le bébé, espérant que sa maman ne l'avait pas perdu.

Madame brune – J'espère que ta maman ne te cherche pas partout !

Ah, donc sa maman ne l'avait pas abandonné exprès ? Ça, c'était bien, car une maman, normalement, ça ne devait pas perdre son enfant ! La prof lui prit la main, et partit. Emilie suivit sans rien dire, appréciant de sentir la chaleur de sa main, c'était agréable. Elle lui demanda comment elle avait trouvé le cours, si ça allait. La petite hocha distraitement la tête, sans plus. Elle n'avait pas écouté ni suivit grand-chose, de toute façon. Ils croisèrent des militaires, et Emilie voulut les mordre au passage mais la dame la colla contre elle et accéléra. Eh ! Mais c'était pas juste !

Madame brune – Ne t'inquiète pas, il ne t'arrivera rien.

La fillette fit une petite moue. Pourquoi elle ne voulait pas leur sauter dessus ? Les attaquer, voler leurs yeux, et boire leur sang ? C'était bon, le sang ! C'était chaud. Tout chaux, et doux, comme le lait que lui avait jadis donné sa maman.

– Mais je n'ai pas peur, affirma-t-elle, d'une voix qui avait à nouveau la maturité troublante d'un adulte et la froideur mortelle d'une personne n'ayant plus rien à perdre. Ils ne peuvent plus me faire peur, tu sais, c'est moi qui leur fait peur. On me le dit tout le temps à l'hôpital. Et ils disent aussi que je ne suis pas normale.

Elle se retourna, se tordant un instant pour vérifier qu'il n'y avait pas d'autres militaires ou de médecins, dans le coin, mais elle ne vit que des élèves et quelques adultes. Ah, zut ! Comment elle pouvait s'en prendre à eux, s'ils n'étaient même plus là ?

– Il y en a plein, à Gray, tu sais ! Partout, partout ! Et des médecins, aussi. Il faut les mordre. Moi, je sais mordre. Tu sais aussi ? Mais faut pas juste les mordre, il faut les tuer. Et moi j'aime la chaleur. Le monde est toujours froid...
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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Dim 12 Oct - 16:16

La petite répondit assez rapidement d'une voix assez froide :

- Mais je n'ai pas peur. Ils ne peuvent plus me faire peur, tu sais, c'est moi qui leur fait peur. On me le dit tout le temps à l'hôpital. Et ils disent aussi que je ne suis pas normale.

Pas normale ? Mais que voulait-elle dire ? Sarah ne comprit pas trop, mais elle comprit qu'elle devait être malade ou quelque chose comme cela. Et puis, elle ne comprit pas le "Ils ne peuvent plus me faire peur, tu sais, c'est moi qui leur fait peur.", Sarah se demandait pourquoi elle disait cela et surtout à son âge. La petite regarda un peu partout, surement pour regarder s'il y avait d'autres militaires. Elle reprit :

- Il y en a plein, à Gray, tu sais ! Partout, partout ! Et des médecins, aussi. Il faut les mordre. Moi, je sais mordre. Tu sais aussi ? Mais faut pas juste les mordre, il faut les tuer. Et moi j'aime la chaleur. Le monde est toujours froid...

Sarah la regarda d'un œil étonné, la gamine n'avait que 10 ans et elle parlait déjà de tuer, meurtre... Elle en fut choquée, mais ne laissa rien paraitre aux yeux de la jeune fille. Sarah l'arrêta un peu dans un couloir et lui parla :

- Ce n'est pas à toi tuer les militaires, ce n'est pas bien ! C'est la police qui doit gérer ceci.

Sarah ne savait pas trop quoi lui dire, elle aimait bien la gamine, mais quand elle a ouvert la bouche juste à l'instant, Sarah se demandait ce qui se passait dans la tête de la petite. Sarah s'accroupit face à Émilie et la regarda :

- Émilie, tu n'as que 10 ans, une petite fille de ton âge ne pense pas à tuer des personnes, tu as pleins de choses à découvrir comme ton don à maîtriser par exemple.

Sarah la regarda vraiment dans les yeux, elle voulait comprendre cette gamine, Sarah voyait qu’Émilie ne se sentait pas forcément heureuse.

- C'est vrai qu'aujourd'hui, le monde est un peu plus compliquée, mais toi tu es jeune, les enfants de ton âge jouent ou lisent, ils ne s'occupent pas des affaires de grandes personnes !

Sarah se releva, reprit la main d'Emilie et continua leur chemin dans les couloirs. Il faudrait que Gabriella lui explique ce qui ne va pas chez Emilie. Elle a l'air d'être... vide, oui c'est le mot.
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Adrien de Sora
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MessageSujet: Re: Cours ouvert à tous !    Sam 22 Nov - 21:44

Sujet verrouillé.

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