Pensionnat de la Ste Famille

1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Convocation inattendue

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Laura K. Nakajima
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Âge RPG : 14 ans

MessageSujet: Convocation inattendue   Dim 1 Déc - 17:16

Demain, c’était le départ en vacances. Noël, plus de devoirs, plus rien. La moitié des élèves du Pensionnat était, bien sûr, plus qu’impatiente et presque tous les élèves sautaient de joie, préparant leurs affaires, rangeant les devoirs au fond du sac pour ne plus y penser, partir loin de cette école envahie par les militaires. Tout le monde était impatient. Ou presque. Laura n’avait pas envie d'y être, elle savait que ces deux semaines allaient être incroyablement longues, que leurs parents allaient leur faire vivre un calvaire à elle et Jasper, maintenant que le Pensionnat serait vide. Et puis, en plus, elle ne verrait même plus Antoine. Pendant deux semaines, deux longues semaines, elle allait rester enfermée dans sa chambre à éviter ses parents, tout simplement.

Olivia – Laura, tu viens ?

Cela faisait maintenant dix bonnes minutes que Laura jouait avec la nourriture, n’ayant pas faim pour le coup. Jasper et Antoine étaient en cours, leur professeur les avait sans doute retenus plus longtemps. Bah, au moins, ils ne la voyaient pas dans cet état. Habituellement, elle souriait, sautillait partout, restait toujours motivée quoi qu’il arrivait. Mais ici, aujourd’hui, elle n’en avait pas envie. Rien que la perspective de rentrer chez elle pour un ou deux jours, "pour la forme", la déprimait. Elle allait passer le plus clair de son temps au Pensionnat, mais sans les autres, ce n'était pas pareil. Laura acquiesça et rangea ses affaires, sortant du réfectoire et suivant le petit groupe qui se rendait en cours. Soudain, un truc lui revint en mémoire. Rendez-vous. Bibliothèque. Bibliothécaire. Après le temps de midi.

Laura – Zut ! Heu… Les filles, excusez-moi auprès de la professeure. C’est le bibliothécaire, il veut me parler, je sais pas pourquoi.

Amélie – Laura… Tu pouvais au moins te tenir tr…

Laura – Hey ! J’ai rien fait, cette fois, promis ! Je sais pas pourquoi il veut me voir, moi !

Olivia – Mouais… On t’excusera auprès de la prof.

Laura – Merci.

Elles ne la croyaient pas, Laura le voyait bien. Bah, peu importe. De toute façon, elle n’avait aucun compte à leur rendre, il ne restait plus qu’un jour avant le départ en vacances et puis plus aucune nouvelle pendant deux semaines. Alors, au pire, si elles pensaient que Laura avait fait une énième bêtise… Tant pis ! Elle fit donc demi-tour et se dirigea vers la bibliothèque, se demandant pourquoi elle était convoquée. Elle n’avait strictement rien fait, cette fois ! Surtout à la bibliothèque, avec cet homme bizarre qui lui faisait peur et qui n’aimait pas les filles. Ce n’était un secret pour personne. Seulement, Laura n’avait rien à se reprocher, elle respectait les livres et la bibliothèque en elle-même. Certes, elle avait fait tomber « quelques » livres lors de leur heu… rapprochement avec Antoine. Mais ce n’était pas fait exprès !

Laura entra dans la bibliothèque, poussant les lourdes portes dans un silence religieux pour ne troubler le travail ou la concentration de personne. Bon, sans grande surprise, la bibliothèque était déserte… Ou presque. Devant le « bureau » du bibliothécaire se trouvait Dimitri, en train d’attendre quelque chose ou quelqu’un. Dimitri ? Mais… Le bibliothécaire l’aimait bien, alors ? Il l’aidait peut-être à perfectionner son français, surtout depuis l’incident avec les militaires. Rien de grave, non ? Mieux vaut ne pas lui demander, Laura avait un peu peur de lui parler pour le moment. C’était de sa faute s’il s’était fait prendre, normal qu’elle culpabilise, donc. Elle attendit donc en silence, regardant délibérément ailleurs par peur de croiser un regard ampli de reproches. Par chance, le bibliothécaire arriva.

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MessageSujet: Re: Convocation inattendue   Mer 4 Déc - 16:01

Albert était à genoux dans l'allée principale de la chapelle, les mains jointes devant sa poitrine, tête baissée, yeux fermés. Il était dans cette position depuis une bonne heure au moins, sans se soucier du froid glacial, ni du silence quelque peu oppressant, ni de ses genoux qui lui envoyaient des signaux de douleur. Il prait avec ferveur, ses lèvres frémissantes sous l'appel qu'il lançait au Ciel. Il garda cette position longtemps, sans que quiconque ne vienne le déranger. Les militaires ne venaient jamais ici, de toute façon. Les gamins et les profs étaient occupés, durant la journée, aucun risque non plus qu'il les croise. Le seul qu'il voyait de temps en temps vers ces heures était l'infirmier. Un drôle de type, d'ailleurs, Albert ne le voyait guère d'un bon œil.

Il finit par se relever, remit son manteau, se signa, s'inclinant devant l'autel, puis quitta la chapelle. Le froid mordant l'accueillit, en même temps qu'un fort vent et de la neige. Foutu mois de Décembre. Il n'était pas frileux, mais il détestait la neige. On était la veille des vacances, le Pensionnat allait pouvoir retrouver un peu de sa sérénité. Et on en profitera pour essayer d'effacer un peu toute présence féminine. Les femmes. Voilà bien un sujet qu'il ne pouvait supporter. Des filles sur les bancs d'une telle école ! Qu'elles aient des dons ou pas, leur place devrait être à l'école normale, à apprendre à coudre et cuisiner. Et ne parlons pas des professeures...

Il grimpa lentement les escaliers, évitant les nuées d'élèves qui se rendaient en classe. Tout se perdait. Plus de messe quotidienne tous les matins ! Seul l'uniforme avait survécu. Même les cours étaient assurés par des laïcs, et pas par des frères, ou même des religieuses, à la rigueur. Il soupira longuement et entra dans la bibliothèque. Les deux élèves qu'il avait convoqué étaient arrivés, parfait. Une trouble-fête idiote et sans cervelle, et un garçon étranger sans talent. Il vint derrière son bureau sans prendre la peine de les saluer et les considéra d'un regard dur.

- Et bien, jeunes gens, vous savez pourquoi je vous ai fait venir, n'est-ce pas ?

Ni l'un ni l'autre ne répondirent. Peu étonnant.

- Hier soir, vous étiez tous deux seuls à être en étude ici avant la fermeture. Or, après votre départ, deux livres ont disparus... sachez que je déteste les voleurs, et il serait dans votre intérêt que vous les rendiez tout de suite.
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MessageSujet: Re: Convocation inattendue   Dim 8 Déc - 15:03

Dimitri restait effondré sur son lit, au beau milieu du dortoir vide, un bras sur les yeux et l'autre posé sur la poitrine. Il n'avait pas envie de bouger, pas envie de rejoindre les autres au réfectoire, il n'avait envie de rien, hormis rester ici, dans le noir, sans voir personne. Même le parfum si proche des vacances de Noël ne suffisait plus à le réveiller. Il poussa un long soupir, qui résonna dans le vide autour de lui. Il était revenu depuis peu au Pensionnat, grâce à la pression exercée par quelques uns de ses professeurs, mais avait toujours du mal à se remettre.

Traîné comme un criminel, menotté, enfermé, interrogé... Incapable de s'expliquer correctement, la peur au ventre, traité comme un assassin, se faire hurler dessus pour sa nationalité. Il avait parlé avec peine, et seul son dossier sans tâche lui avait permis de prouver qu'il n'était pas un espion envoyé par la Russie. Il se mordit les lèvres, pensant à son pays natal, qu'il connaissait à travers de petits films, des photos, des articles, tout ce que lui en avait raconté sa nourrice. Il y pensa si bien qu'il crut sentit une main légère et froide se poser sur son épaule. Le visage lumineux de la tsarine, Alexandra, auréolée d'une belle lumière blanche et vêtue des riches vêtements d'impératrice, lui souriait. Il avala sa salive, sachant qu'il rêvait, mais ne voulant y mettre fin.

- J'ignore quoi faire, Mère, murmura-t-il en Russe. Dois-je continuer à lutter ?

Le fantôme ne lui répondit pas. Et le temps qu'il cligne des yeux, elle avait disparu. Il se releva et rajusta son uniforme, serrant sa cravate.Retour dans le monde réel, à présent. Il avait été convoqué par le bibliothécaire pour il ne savait quoi. Prendre l'air lui permit d'éclaircir ses idées. Il avait honte de lui-même, à vrai dire. Au lieu de reprendre le combat, il se morfondait. Il faisait honte à sa famille ! Il entra dans la bibliothèque, vide à cette heure, et patienta.

Laura arriva peu de temps après. Convoquée aussi ? Il n'osa pas lui parler, et reprit ses réflexions. Tout le monde savait que c'était Jasper qui menait la résistance parmi les élèves, alors pourrait-il se rallier à luIi... ? Il en doutait. Jasper devait sûrement lui en vouloir à mort pour avoir mis sa sœur en danger. Parfois, Dimitri rêvait qu'une de ses grandes sœurs ait échappé au massacre, et qu'elle arrive pour l'aider et le soutenir. Maria, ou Anastasia, les plus jeunes après lui, et ses sœurs préférées. Les deux aînées, Olga et Tatiana, il les voyait plus rarement, car elles devaient chercher des époux, se conformer à leur titre de Duchesse. Il fut tiré du regret de cette vie perdue par l'arrivée du bibliothécaire.

– Et bien, jeunes gens, vous savez pourquoi je vous ai fait venir, n'est-ce pas ?

Heu, non. Et très honnêtement, il n'en avait rien à faire non plus. Il détestait ce type froid et mauvais, qui regardait les filles comme on regardait des insectes. Avec mépris et dégoût. Il garda les mains dans les poches, même si c'était très impoli. Il en avait déjà assez d'être ici, alors que l'entrevue venait à peine de commencer.

– Hier soir, vous étiez tous deux seuls à être en étude ici avant la fermeture. Or, après votre départ, deux livres ont disparus... sachez que je déteste les voleurs, et il serait dans votre intérêt que vous les rendiez tout de suite.

De... Mais ils n'avaient rien volés ! Dimitri redressa aussitôt la tête, indigné. Il n'avait pas à les accuser sans preuves ! Il était sûr que Laura n'avait jamais rien voler de sa vie, ne serait-ce que parce que son frère la tuerait sur-place, et lui non plus n'avait pas été élevé comme ça !

– On pas est des voleurs ! Vous suis injuste pour accuser avec pas des preuves !

Il jeta un regard noir au bibliothécaire, les joues un peu rouges. De quel droit il les accusait comme ça ?! Dimitri estimait en avoir suffisamment baver ces derniers jours pour qu'on ne vienne pas l'emmerder avec des bêtises pareilles. Il se tourna vers Laura.

- Dis, que ça était vrai.
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Laura K. Nakajima
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MessageSujet: Re: Convocation inattendue   Mar 10 Déc - 11:42

Bibliothécaire – Et bien, jeunes gens, vous savez pourquoi je vous ai fait venir, n'est-ce pas ?

Bah… Non. Pourquoi le sauraient-ils ? Laura jeta un regard à Dimitri, complètement perdue. Peut-être que lui avait une idée, peut-être s’était-il passé quelque chose, peut-être que le bibliothécaire était gentil et voulait les forcer à discuter. Hum, non, sauf dans un monde de gentils qui n’ont rien derrière la tête – ce qui n’existait pas ici. Voyant que Dimitri ne réagit pas non plus, elle se contenta de ne rien dire et d’attendre que le bibliothécaire leur donne enfin le motif de cette convocation. Elle loupait les cours, à cause de lui ! Alors, qu’il se grouille.

Bibliothécaire – Hier soir, vous étiez tous deux seuls à être en étude ici avant la fermeture. Or, après votre départ, deux livres ont disparus... sachez que je déteste les voleurs, et il serait dans votre intérêt que vous les rendiez tout de suite.

QUOI ? Mais ils n’avaient rien fait ! Rien du tout ! Ils étaient sortis en même temps et Laura n’avait pas vu Dimitri emporter quoi que ce soit, et elle-même ne l’aurait pas fait non plus ! D’ailleurs, elle n’osait même pas imaginer la réaction de son frère s’il apprenait qu’elle avait fait quoi que ce soit dans ce style. Voler quelque chose… Mais pourquoi aurait-elle fait cela ? Elle n’avait pas besoin de voler, elle ne manquait de rien, excepté d’amour. Et encore, Jasper lui suffisait amplement de ce côté-là, il était toujours là lorsqu’elle avait besoin de lui, Antoine également. Seule une vraie famille lui manquait. Mais des biens matériels… Non ! Ô grand jamais, non ! Laura lança un regard paniqué à Dimitri et un regard plus que noir, outré et choqué, au bibliothécaire mais Dimitri fut plus rapide qu’elle pour répondre :

Dimitri – On pas est des voleurs ! Vous suis injuste pour accuser avec pas des preuves !

Bon, heu… Sa phrase n’était pas à cent pourcent correcte, mais on comprenait l’idée et le bibliothécaire ne pouvait pas dire qu’il n’avait pas compris. Elle hocha de la tête, approuvant ce que Dimitri venait de dire mais paniquant tout de même. Laura savait que, quoi qu’ils disent, le bibliothécaire aurait le dernier mot, qu’il ne les écouterait pas et que cela risquait de leur attirer de gros ennuis. Dimitri se tourna alors vers elle.

Dimitri – Dis, que ça était vrai.

Laura – Dimitri a raison, monsieur ! Nous n’avons rien fait, je n’ai pas besoin d’un quelconque livre, j’ai tout ce dont j’ai besoin chez moi ! En plus, quels livres ont été dérobés ? Nous n’avons rien fait ! Mais ça ne va pas vous faire changer d'avis, n'est-ce pas ? Parce qu'on est "différents" et inférieurs à vous, vous allez d'office nous accuser.

Laura ne posait pas réellement de question, ici. Elle était sûre de ce qu'elle avançait et s'était levée, posant ses mains sur le bureau du bibliothécaire, plus furieuse que jamais. Elle détestait être accusée à tort, surtout sous prétexte qu'elle était une fille et qu'elle n'avait pas le droit d'étudier ici, selon ce vieux croûton de bibliothécaire.

Laura – Tenez !

Laura, à la fin de sa phrase, avait attrapé son sac et elle en renversa tout le contenu sur le bureau du bibliothécaire, faisant tomber l’encrier par terre et la plume tachant ce qui se trouvait sur le bureau. Oups. Oui, bon, c’était sa faute, il n’avait qu’à pas la menacer comme cela ! Il pouvait bien l’engueuler, elle s’en fichait pas mal, elle n’avait RIEN fait ! Laura lança un regard de défi au bibliothécaire. Il ne pouvait rien faire sans preuve. Les affaires renversées ? Bah, tant pis. Il n’avait rien à faire de ses journées, nettoyer tout cela ne ferait que lui fournir une occupation. D’un ton faussement compatissant, elle dit alors :

Laura – Désolée, je suis très maladroite.

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MessageSujet: Re: Convocation inattendue   Dim 29 Déc - 20:31

[Super désolé du retard, j'arrivais aps à récupérer mon mot de passe, puis après, on a déménagé et j'ai oublié notre rp.^^']

Les deux gamins semblaient indignés, voir même révoltés. Il haussa un sourcil dédaigneux. La jeunesse ! Tout ce que les jeunes savaient faire, c'était s'agiter, faire du bruit, ne montrer que de l'irrespect face à leurs aînés. Ils étaient incapable de réfléchir, n'avaient pas une seule once de jugeote, et criaient pour un rien, perdant leur déjà faible contrôle de leurs nerfs à la première occasion. Albert détestait les mioches. Il détestait ces êtres fatigants et insupportables qui étaient incapables de voir la véritable valeur des choses. Il attendit que les deux répondent, stoïque face à leur air indignés. Gênés de se faire prendre ? S'ils acceptaient d'avouer tout de suite, il éviteront pas mal d'ennuis.

RomanofOn pas est des voleurs ! Vous suis injuste pour accuser avec pas des preuves !

Albert haussa un sourcil et pinça dédaigneusement les lèvres. magnifique exemple de la maîtrise du Français ! On se demandait bien ce qu'il fichait à longueur de journée dans cette école, celui-là. A quoi jouait-il ? parler correctement la langue de son pays était pourtant la base... Il avait perdu toute crédibilité aux yeux du bibliothécaire. Un gamin immature et irresponsable, voilà ce qu'il était.

RomanofDis, que ça était vrai.

KarinofDimitri a raison, monsieur ! Nous n’avons rien fait, je n’ai pas besoin d’un quelconque livre, j’ai tout ce dont j’ai besoin chez moi ! En plus, quels livres ont été dérobés ? Nous n’avons rien fait ! Mais ça ne va pas vous faire changer d'avis, n'est-ce pas ? Parce qu'on est "différents" et inférieurs à vous, vous allez d'office nous accuser.

Inférieurs ? Oh, oui, bien entendu qu'ils l'étaient. et plutôt deux fois qu'une. Surtout cette gamine. ce n'était qu'une fille, pire, une petite fille, qui se croyait forte alors qu'elle ne l'était pas. Qui était arrogante et sûre d'elle, alors qu'elle allait chouiner dans son coin à la première difficulté. Une gamine insolente qui ne comprenait sans doute pas la moitié de ses cours. C'était pathétique. Que voulait-elle prouver ? Sa misérable existence ? Elle se sentait obligée de crier pour montrer qu'elle se trouvait ici ? c'était tellement ridicule ! Il resta impassible, les regardant l'un et l'autre.

KarinofTenez !

Elle renversa son sac sur le bureau, renversant l'encrier au passage, puis fit semblant de s'excuser. Il se contenta d'hausser un sourcil méprisant. Voilà qui confirmait ses pensées. Ce n'était qu'une mioche incapable et impertinente, qui n'avait pas sa place ici. Il croisa les bras en la regardant.

- Vous venez de m'ôter mes derniers doutes sur votre profond manque de discernement et d'intelligence, mademoiselle. Pour peu que vous en ayez reçu ne serait-ce qu'une once à la naissance.

Son ton était lourd de mépris, et il pesait soigneusement chacun de ses mots. Il regarda ensuite le petit Russe, qui lui n'avait pas bougé. Sans doute moins emporté que sa camarade, le mioche ? Albert eut un petit soupir, les yeux fixés sur les gosses. Deux jeunes idiots, voilà ce qu'ils étaient. ils ne valaient pas la peine qu'on s'intéresse à eux.

- Vous êtes interdit de bibliothèque pour les deux prochaines semaines, annonça-t-il d'un très calme et posé. Et je me fiche que cela vous gêne ou non pour vos études. De toute façon, au vu votre niveau, cela ne changera pas grand-chose.

Il prit le sac et le jeta dans les bras de la gamine.

- Reprenez vos affaires, fillette. J'enverrais la facture du livre à votre père, ainsi qu'à votre famille, Mr Romanof.
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