1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Inspection

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Ste Famille
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MessageSujet: Inspection   Dim 22 Sep - 9:14

PNJ Général

- Nous contemplons 200 ans d'Histoire, dit le vieux colonel en marchant dans le parc du Pensionnat. 202 ans d'Histoire, pour être précis, Général. Ces arbres, ces édifices, ces chemins ont été tracés, gravés, édifiés sous la bonne grâce du Roi Louis XV. Ah, cet homme n'avait pas son pareil pour édifier de somptueux bâtiments. Il n'avait rien à envier au Roi Soleil de ce côté.

- Cette école était destinée à l'élite Française, dit tranquillement le Général Karinof. Ce n'est que par la suite qu'elle est devenue un repaire de jeunes monstres.

- En effet, il s'agit d'un revirement assez fâcheux... Mais cela n'ôte rien à la grandeur de l'édifice. Vos enfants étudient ici, n'est-ce pas ?

- Par la force des choses, mon Colonel. J'espérais qu'ils se débarrassent de leurs dons, ou au moins les camoufle à jamais.

- Cela viendra, oui... Cela viendra.

Ils poursuivirent leur inspection, passant près du lac, longeant les terrains de sport et la lisière de la forêt. Ils étaient arrivés ce matin pour inspecter le Pensionnat, en découvrir certains secrets, et décider des mesures à prendre. Il y avait une première phase d'observation, durant laquelle ils ne toucheront strictement à rien et se contenteront d'analyser ce qui se passait ici. Après cette phase viendra la réaction. Le vieux colonel poussa la lourde porte, entrant dans le somptueux hall. Il resta immobile un instant, savourant la finesse et la beauté des lieux, puis se dirigea vers les escaliers, lâchant un soupir.

- Quand je songe que c'est une femme qui doit régir tout ceci, j'avoue ne pas être rassuré.

- Je l'ai rencontré plusieurs fois, Colonel. Pour une femme, elle s'en sort mieux que ce que à quoi on aurait pu s'attendre.

- Si vous le dites. Et là, qu'est-ce ?

- Les dortoirs des élèves, je pense... Oui, c'est cela.

Ils entrèrent dans celui des garçons. Le vieux colonel déclara que cela lui rappelait les camps de l'armée durant la grande Guerre, puis passa entre les lits, observant tout.
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Inspection   Dim 22 Sep - 12:37

Ils étaient là. Gabriella resta parfaitement stoïque et impassible en regardant ces hommes et ces femmes "prendre position" dans l'école. Autrement dit, se poster à l'entrée, monter quelques tentes solides sur les terrains de sport et investir la salle des travaux pratiques, qui était dans un bâtiment détaché de l'école. Elle croisa les bras, ne montrant absolument rien de sa fureur. Qu'ils viennent, oui... Elle ne comptait pas se laisser faire.

Retournant dans ses appartements, elle tira de sous son lit un vieux coffre qu'elle avait rapporté de chez elle. Elle souffla sur le dessus pour chasser la poussière et l'ouvrit. Il contenait quelques livres de sa jeunesse, des souvenirs, des photos, sa première robe de bal, qu'elle avait porté adolescente, quelques affaires de cours, et des petits trucs de famille. Un autre paquet l'attendait sur son lit. Sa mère lui avait envoyé tous ses vêtements de bébé, ainsi que des biberons et quelques jouets. "Tu en auras besoin, disait-elle dans son mot. Fais attention à toi, je t'en prie."

Gabriella prit le colis et alla le déposer sur la table, avant de revenir au coffre. Pour le moment, elle ne pensait pas du tout à sa grossesse, ni à quoi que ce soit concernant sa vie privée. Elle songeait plutôt à l'école, et surtout à ses élèves. Elle trouva enfin  la petite boîte, tout au fond du coffre. La sortant, elle l'ouvrit, dévoilant une arme qui avait appartenu à son père. Un pistolet de la Grande Guerre, 445 Webley, d'une cadence de tir de 18 cm à la minute, et un barillet de six cartouches. Son père l'avait eu d'un soldat Anglais, et lui avait donné lorsqu'elle avait quitté la maison.

Elle chargea six balles, et le glissa à l'intérieur de sa veste, avant de quitter ses appartements. Elle marchait rapidement, et finit par repérer les deux hommes qu'elle cherchait. Le Colonel Henry, et le père du duo Karinof. Parfait. Ils sortaient du dortoir des garçons. Elle laissa le colonel prendre un peu d'avance, l'entendant déclarer qu'il allait rejoindre ses subordonnés. Puis, sans perdre un instant, barra très vite la route du général Karinof et lui planta son arme dans l'estomac. Elle l'obligea à se coller au mur, le tenant en joue.

- Je vous avertis, siffla-t-elle. Si l'un de vos hommes s'avise de ne toucher ne serait-ce qu'à un seul cheveu des élèves de cet établissement, je ne resterais pas sans rien faire. Il n'y a pas qu'avec un don qu'on peut combattre les parasites.

Elle le fixait droit dans les yeux, la main crispée sur l'arme, qu'elle posa contre la poitrine du gradé.

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MessageSujet: Re: Inspection   Dim 22 Sep - 14:33

Jasper se rattrapa d'extrême justesse à la rambarde de l'escalier, manquant de dévaler sur les fesses les deux derniers étages. Le cœur battant, il s'assit sur une marche deux minutes pour reprendre son souffle, puis poursuivit son chemin, rajustant son sac en bandoulière. Il avait passé beaucoup de temps à la bibliothèque à terminer un devoir, et avait hâte de se détendre un peu. Ras-le-bol des exercices auquel il ne comprenait rien en mathématiques ! De toute façon, les maths, ce n'était pas son truc. Il préférait largement le Français.

S'arrêtant à une fenêtre, il regarda des types monter une grande tente kaki sur le terrain de basket. Tss... Ils n'avaient rien de mieux à faire que de venir emmerder des élèves innocents ?! Personne ici n'avait rien tenté contre le gouvernement, à ce qu'il sache ! Mais on leur avait tout de même collé ces types sur le dos. Il retourna dans son dortoir, prendre le pull de son uniforme et se décharger de ses affaires. Quelques garçons s'y trouvaient, lisant ou se reposant un peu. Il mettait son pull et renouait sa cravate lorsque deux militaires entrèrent dans le dortoir. Il releva vivement la tête. Le père de Jaz' ! Qu'est-ce qu'il foutait là, celui-là ?!

Ils sortirent peu de temps après. Antoine fourra son porte-feuille dans sa poche, laissant son sac sur son lit. Il devait retrouver Jasper dans le foyer, pour discuter avec lui et se détendre un peu. Il était à peine sorti qu'il vit la directrice, dans le couloir, pointer une arme contre le général Karinof et le pousser contre le mur. Il se figea instantanément, plaquant une main sur sa bouche pour retenir un hoquet.

Directrice - Je vous avertis, siffla-t-elle. Si l'un de vos hommes s'avise de ne toucher ne serait-ce qu'à un seul cheveu des élèves de cet établissement, je ne resterais pas sans rien faire. Il n'y a pas qu'avec un don qu'on peut combattre les parasites.

Blême, Antoine ne bougea pas d'un pouce, jusqu'au moment où les deux adultes se rendirent compte de sa présence. Il leva précipitamment les mains et les agita nerveusement.

- Pardon ! Je... Je ne voulais pas déranger.... Je vais y aller.

Il se hâta de les contourner et partit en courant. La directrice avait menacé le père de son meilleur ami avec un flingue ! D'où le sortait-elle, en plus ?! Il y avait peu de monde à se balader ainsi avec une arme, en particulier une femme. Et cette femme-là lui avait fichu la trouille. Il courut jusque dans le foyer, où il trouva de nombreux autres élèves. Jasper, laura, même Arthur, Rose et quelques autres. Il s'arrêta dans un dérapage et lâcha :

- La directrice a un flingue ! Elle vient de menacer le général Karinof ! Elle lui a dit qu'il n'avait pas intérêt de faire du mal à ses élèves... Elle l'a carrément menacé !

Il reprit son souffle, observant ses camarades de classe.
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Inspection   Dim 22 Sep - 14:59

Gabriella le fixa durement, droit dans les yeux. sa main ne tremblait pas alors qu'elle le tenait en joue. Elle voyait qu'il cherchait quelque chose à dire, à répliquer, à moins qu'il n'espère qu'un de ses chers associés arrive, ou que le colonel revienne. Tout à coup, elle entendit un bruit. Le général et elle tournèrent tous les deux la tête, dans une parfaite synchronisation. Un élève venait de sortir de son dortoir, le jeune Antoine Lefort. Ils ne dirent rien, alors que le jeune semblait pris d'un accès de panique et levait les mains, comme s'il craignait de se faire tirer dessus.

Antoine - Pardon ! Je... Je ne voulais pas déranger.... Je vais y aller.

Il partit en courant. Bon sang ! Gabriella recula d'un pas, jetant un regard affreusement noir au Général.

- Vous êtes prévenu, murmura-t-elle.

Elle partit ensuite en vitesse dans la direction prise par son élève, tenant toujours son arme. Elle n'avait pas prévu que quelqu'un les voit, mais peu importe, le mal était fait. Elle dévala les escaliers, alors que certains s'écartaient précipitamment sur son passage. Déjà qu'elle n'était pas connue pour être d'une patience extrême, mais la voir ainsi, pâle, furieuse, et avec une arme, c'était encore moins rassurant que de coutume. Elle prit la direction du foyer des élèves, où se trouvaient beaucoup d'étudiants à cette heure.

Antoine s'était arrêté brusquement à la porte du foyer, le souffle quasiment coupé. Elle s'avança à grands pas, ses talons claquant sur le sol de marbre. Non, elle n'avait pas du tout l'intention de descendre son élève, malgré les apparences. Elle soupira, ses longs cheveux blonds volant derrière elle.

Antoine - La directrice a un flingue ! Elle vient de menacer le général Karinof ! Elle lui a dit qu'il n'avait pas intérêt de faire du mal à ses élèves... Elle l'a carrément menacé !

Toute l'école n'avait pas besoin d'être au courant non plus. Elle entra dans le foyer, en claqua la porte, son pistolet en main, et très agitée. Elle fit se retourner Antoine et lui agita l'arme sous le nez, le fixant droit dans les yeux.

- Oui, j'ai un flingue, oui, j'ai menacé ce sale type, et non, vous n'avez pas besoin de le hurler dans toute l'école ! De plus, ce pistolet étant chargé, veillez à ne pas provoquer d'accidents.

Elle se retourna ensuite vers Jasper et Laura, soupirant, jouant avec son pistolet un petit moment.

- Bon, vous deux, je suis désolée pour votre père, mais je ne lui ai fait aucun mal cette fois-ci.

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Laura K. Nakajima
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MessageSujet: Re: Inspection   Dim 22 Sep - 16:19

Des militaires… Il y avait des militaires partout dans l’école ! Non mais, des militaires, quoi ! Des gens armés, dans leur école, des gens armés qui venaient s’immiscer dans leurs cours, dans le réfectoire, qui les surveillaient comme s’ils étaient des bêtes de foire. Naturellement, Jasper ne quittait plus Laura d’une semelle, la couvant comme si elle était en sucre. Elle en avait plus que marre, d’ailleurs, mais elle ne disait rien… Elle était terrorisée. Littéralement effrayée par ce débarquement dans leur école, dans leur quotidien. Bon, d’accord, ça ne faisait que deux jours qu’ils étaient là mais… Là, c’était trop ! De plus, comme si cela n’était pas assez, leur père était à l’école également et faisait partie des opérations ou de… peu importe comment on appelle ce truc horrible, peu importe les grands mots qu’utilisaient les adultes.

Quoi qu’il en soit, pour le moment, ils devaient suivre les cours le plus normalement possible, en oubliant la présence des militaires dans l’école. Heum. Oui, facile à dire, surtout lorsque l’on est couvé par des gens plus inquiets que n’importe qui d’autre. Mais soit, pour l’instant, là n’était pas la question. Au moins, aujourd’hui, ils n’avaient pas cours et pouvaient arrêter de faire semblant, arrêter de suivre les cours en étant « concentrés et actifs ». Laura travaillait, oui, mais elle dormait de plus en plus mal en sachant qu’il y avait des gens armés dans leur école. Alors, le matin, tôt, elle en profitait pour sortir faire un tour. Maintenant qu’elle n’avait plus ses béquilles, qu’elle n’avait que légèrement mal lorsqu’elle marchait, elle pouvait bien se permettre de sortir de temps en temps – tôt le matin : pas de Jasper, pas d’élèves dehors, tout le monde dormait. En somme, le moment idéal !

Mais, pour le moment, Laura n’était pas dehors. Elle était assise, dans le foyer des élèves, avec son frère et quelques autres élèves qui discutaient de tout et de rien – en particulier, des militaires présents dans l’école naturellement. Beaucoup voulaient se révolter, les chasser de l’école… D’autres n’osaient pas, par peur de provoquer plus de dégâts et de ne plus avoir droit à voir leurs parents. Pour Laura et Jasper, cela ne posait aucun problème vu que, moins ils les voyaient, mieux ils se portaient. Des discussions vives, des plans étranges, des élèves plus agités que d’habitude, des cris… Des cris ? Oui, des cris et des pas précipités. Antoine venait de débarquer dans le foyer, l’air terrifié et choqué, le souffle saccadé. Heu ? Laura lança un regard inquiet à son frère alors que son meilleur ami expliqua ce qui lui était arrivé :

Antoine – La directrice a un flingue ! Elle vient de menacer le général Karinof ! Elle lui a dit qu'il n'avait pas intérêt de faire du mal à ses élèves... Elle l'a carrément menacé !

Et il s’arrêta, semblant attendre une quelconque réaction de la part des élèves présents ici. Seulement, aucun ne comptait répondre… Pourquoi ? Car la directrice venait d’arriver, sur les talons d’Antoine, tenant le fameux « flingue » mentionné par leur ami. Elle venait de fermer la porte… Laura se figea instantanément, retenant son souffle en voyant l’agitation de la directrice, tremblant presque et s’étant sensiblement rapprochée de Jasper, inconsciemment. La directrice obligea Antoine à se retourner, lui agitant l’arme devant les yeux sans le lâcher du regard. Elle n’allait pas le tuer, quand même ! Si ?

Directrice – Oui, j'ai un flingue, oui, j'ai menacé ce sale type, et non, vous n'avez pas besoin de le hurler dans toute l'école ! De plus, ce pistolet étant chargé, veillez à ne pas provoquer d'accidents.

… provoquer… d’accidents ? C’était une menace ? La directrice avait sérieusement pensé à tuer Antoine, là, comme ça ? Mais c’était normal d’avoir peur, surtout lorsque l’on découvre que la directrice, une personne que l’on croise tous les jours depuis deux ans, se balade avec un pistolet sur elle ! Et si jamais elle apprenait que c’étaient eux, Jasper et Laura, qui avaient provoqué sa grossesse ? Elle allait s’énerver et tirer, comme ça ? Elle se tourna alors vers eux, la petite se serrant contre son frère en prenant garde à son poignet plâtré :

Directrice – Bon, vous deux, je suis désolée pour votre père, mais je ne lui ai fait aucun mal cette fois-ci.

« Votre père » ? Ah… Oui, c’est vrai. Laura avait été tellement terrorisée par le pistolet de la directrice qu’elle avait oublié pourquoi Antoine avait découvert qu’elle en avait un. Bah, de toute façon, elle n’aimait pas son père depuis ce qu’il avait fait à Jasper, alors, que la directrice le menace ou non… Laura s’en fichait un tout petit peu. Mais pourquoi s’excuser pour ça ? Elle ne voulait pas les tuer, alors ? Pourquoi avoir fermé la porte ? Et pourquoi avoir agité le pistolet sous les yeux d’Antoine ? Pourquoi l’avoir menacé ? Laura s’était cachée derrière son frère en voyant la directrice arriver vers eux, mais elle « sortit » sa tête pour regarder le pist… Heu, la directrice, en demandant d’une voix timide et craintive :

Laura – Mais… Vous n’allez pas nous tuer, alors ?

Se rendant compte de sa question un peu « bizarre » après ce que la directrice venait de leur dire, Laura ajouta pour expliquer sa question, à l’adresse de la directrice et de son frère ou… Bref, pour se justifier :

Laura – C’est logique que je pense ça ! Notre père, on ne l’aime pas, alors bon… Et puis, elle a fermé la porte et elle a menacé Antoine, alors oui, j’ai eu peur !

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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Inspection   Dim 22 Sep - 16:47

La plupart des élèves avaient l'air complètement terrifiés. Bon, elle avait peut-être été un tout petit peu brusque, mais ce ne n'était plus le moment d'être délicat. Il y avait des militaires partout dans l'école, une véritable infection, le conseil était sur les dents, le Gouvernement sur leur dos, elle était toujours enceinte, on menaçait ses élèves, et elle n'avait plus vu Auguste depuis deux jours. Elle serrait la main sur son arme, alors que la petite Karinof se redressait tout doucement, derrière son frère. Gabriella aurait un tel plaisir à loger une balle dans le pied du général, mais ce n'était peut-être pas le bon plan.

Laura – Mais… Vous n’allez pas nous tuer, alors ?

Les tuer... ? Gabriella se retint de lever les yeux au ciel tuer ses élèves alors qu'elle venait de placer sa propre peau sur la cible juste pour les protéger , un peu de logique, s'il vous plaît ! Non, elle ne voulait pas les tuer, bien au contraire ! En revanche, elle se farcirait bien un ou deux soldat pour le dîner. C'est que ça courait vite, ces petites bêtes là, mais en visant bien, elle pourra sans doute en attendre une. Elle retint un sourire en s'imaginant un soldat courir dans le parc alors qu'elle chargeait un fusil sur le balcon et visait.

Laura – C’est logique que je pense ça ! Notre père, on ne l’aime pas, alors bon… Et puis, elle a fermé la porte et elle a menacé Antoine, alors oui, j’ai eu peur !

La directrice poussa un soupir de lassitude, puis remit le cran de sécurité du pistolet, avant de le ranger.

- Si j'avais voulu menacer Mr Lefort, j'aurais pointé mon arme sur lui, et pas sur l'autre dingue. Et soyez un minimum logique ! Je ne vous veux aucun mal, à aucun d'entre vous.

La plupart des étudiants n'avaient pas l'air très convaincus. Les deux mains sur ses hanches, Gabriella plissa les yeux, se demandant ce qui pourrait les rassurer. De toute manière, c'était très mal parti. Il était normal qu'ils aient eu peur, mais des armes, il risquait d'en voir beaucoup plus d'ici un petit moment. Elle fit un effort pour leur sourire, bien que le rendu ne devait pas être particulièrement encourageant.

- Bien, vous m'excuserez, mais j'ai plusieurs choses à faire. Bonne soirée.

Ressortant du foyer, elle fit réunir tous les professeurs dans son bureau pour une réunion urgente. Elle attendit qu'ils soient tous entrés pour se placer debout derrière son bureau. Elle posa brusquement le pistolet dessus, bien à plat, claquant des doigts pour attirer leur attention et les re-concentrer.

- Mesdames, messieurs. Qui parmi vous souhaite des cours pour apprendre à se servir d'une arme ? J'ignore encore comment les choses vont tourner, mais il vaut mieux prévenir que guérir.

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MessageSujet: Re: Inspection   Dim 29 Sep - 11:59

Sarah se promenait dans le pensionnat quand elle vit deux hommes ! C'était le Général Karinof, père des enfants Karinofs et le vieux colonel. Elle les regarda, ils inspectaient les locaux ! Sarah s'en alla pour ne pas qu'ils les voient et elle n'avait pas envie de leur parler.

Elles les trouvaient gonflés de se promener comme ceci à la vu des enfants et trouvait aussi qu'ils n'avaient pas perdu de temps à inspecter le Pensionnat !

Elle allée se diriger vers ses appartements quand Gabriella passa et convoqua tous les professeurs à se réunir dans son bureau pour une réunion urgente. Elle semblait en colère et très nerveuse ce qui inquiétât Sarah. Cette dernière se dirigea donc vers le bureau de Gabriella et attendit que tout le monde soit là. Quand tout le monde fut enter dans le bureau de la directrice, Celle-ci se plaça debout derrière son bureau et posa brusquement un pistolet dessus bien à plat et claquant des doigts pour attirer l'attention des professeurs :

- Mesdames, messieurs. Qui parmi vous souhaite des cours pour apprendre à se servir d'une arme ? J'ignore encore comment les choses vont tourner, mais il vaut mieux prévenir que guérir.

Sarah écarquilla les yeux, regarda le pistolet ! Elle ne savait pas du tout que la directrice possédait une arme ! Elle n'imaginait pas que Gabriella était une personne qui cachait bien son jeu. Elle regarda ses collègues, tous plus blême les uns comme les autres.

Puis Sarah s'avança, semblait réfléchir et parla :

- Gabriella, vous êtes sûre que nous avons besoin d'utiliser des armes ? Si on a vraiment pas le choix, je veux bien apprendre à m'en servir, mais comment vont réagir les élèves ? Ne vont-ils pas avoir peur ? Et nous, qu'est-ce qui va se passer si on nous arrêtes ?

Elle était pâle et avouons le, elle avait peur d'utiliser un pistolet. Elle se mordilla la lèvre et repensa à ses deux hommes qu'elle a vue dans le parc. Elle espérait que Gabriella n'avait pas brandit son arme devant eux.
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Inspection   Sam 5 Oct - 18:45

Gabriella regarda tous ses enseignants à tour de rôle, cherchant à savoir qui était emballé, qui était plutôt récalcitrant, et qui hésitait. Mais, pour le moment, ils avaient l'air plutôt surpris, les yeux fixés sur le pistolet trônant sur le bureau. Elle retint un soupir agacé. Non mais sérieusement ! Qui, parmi eux, n'avait jamais vu une seule arme de sa vie ?! Ils étaient tous adolescents ou jeunes adultes lors de la Grande Guerre, ils avaient tous connus les bombardements, vu ou vécu les déplacements massifs de population, soutenu les Poilus, vu les mutilés, les blessés, les hommes asphyxiés au gaz ! Ils avaient tous vu ou tenu des armes entre leurs mains. Certains professeurs, ici, avaient même combattu dans les tranchées, comme le professeur de sport, Valentin, qui se tenait à l'écart mais dont les yeux brillaient. Alors qu'ils ne s'effarouchent pas de la vue d'un simple pistolet.

Sarah - Gabriella, vous êtes sûre que nous avons besoin d'utiliser des armes ? Si on a vraiment pas le choix, je veux bien apprendre à m'en servir, mais comment vont réagir les élèves ? Ne vont-ils pas avoir peur ? Et nous, qu'est-ce qui va se passer si on nous arrête ?

Gabriella se redressa, les mains sur les hanches. Sa grossesse, datant de deux mois, ne se voyait pas encore, ce qui l'aidait à paraître sérieuse. On voyait mal une femme enceinte se lancer dans une guérilla. De toute façon, maintenant que tout le monde était au courant...

- Je ne vous demande pas de vous afficher avec ! Mais oui, bientôt, nos dons ne suffiront peut-être plus à protéger nos élèves. Ils ont déjà peur, et notre devoir est de faire le maximum pour les préserver ! Ce qui va se passer si on nous arrête ? Ma foi, sans doute la prison. Mais soyons clairs. Je ne force personne, et tous ceux qui acceptent de prendre des risques doivent être conscient des conséquences.

Leur professeur de sport s'avança à son tour, une expression à la fois affligée et motivée sur le visage. Il traînait un peu la jambe, qui avait été percée à mi-cuisse d'un éclat d'obus en été 1916, et il portait quelques cicatrices au visage. Il était à moitié aveugle, depuis une violente attaque au gaz qui l'avait définitivement retiré des tranchées, quelques mois avant la signature de l'armistice. Il avait vingt-et-un ans à l'époque. Énergique et solide, il gardait une mentalité de combattant et de résistant, forgée dans l'horreur des tranchées.

Il prit doucement le pistolet entre ses mains et l'examina au toucher. Gabriella le laissa faire, sachant qu'il était bien le dernier à se blesser par accident. Ses collègues étaient bien moins à l'aise et s'écartèrent légèrement. Valentin fit retourner l'arme entre ses doigts, tête penchée.

Valentin - Un 445 Webley ! dit-il d'un ton appréciateur. Une arme Anglaise, bonne qualité, quoi que d'un tir peu puissant.

- Maintenant oui.

Valentin - J'avais espéré ne plus jamais avoir besoin d'une arme... Et surtout, que la Grande Guerre avait été une leçon suffisante pour ne plus chercher de conflits à qui que ce soit ! Mais soit. Je ne suis plus rattaché à l'armée, et prêt à soutenir l'école. J'apprendrais à qui le veut à se servir d'une arme. J'en ai moi-même beaucoup appris lors de 14-18. Sur le terrain.

Il reposa le pistolet, alors que deux ou trois autre de ses collègues, qui avaient aussi connus les tranchées, murmuraient entre eux, partagés. Gabriella remercia son collègue d'un regard, puis se tourna vers ses enseignants, attendant leurs réactions.

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Inspection
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