1932. La Guerre Civile est déclarée ! Une spirale de violence s'engage dans un Etat totalitaire.
 
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 Réunion pour l'école

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Gabriella de Lizeux
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Âge RPG : 33 ans

MessageSujet: Réunion pour l'école   Sam 7 Sep - 9:12

Gabriella sortit lentement de la voiture, son sac en bandoulière, et gravit les marches menant à l'entrée du Pensionnat. Il était assez tard, la plupart des élèves devaient déjà dormir. Elle croisa quelques étudiants plus âgés, qui paraissaient mal à l'aise et anxieux. Elle répondit à de vagues saluts, un peu sonnée. Bien évidemment, quasiment tout le monde avait dû suivre la Conférence à la télévision... Elle accéléra l'allure, comme pour échapper aux regards.

Une fois rentrée dans son appartement, elle s'y enferma, puis se laissa enfin aller. Retirant sèchement les épingles qui retenaient ses cheveux en un chignon serré et se débarrassant de son tailleur pour enfiler des vêtements plus souples. Elle n'avait pas la moindre envie de dormir, se sentant bien trop agitée et anxieuse pour cela. En tout cas, elle s'en souviendra, de cette maudite conférence ! Insultée publiquement, sa chère école traînée dans la boue, tous ses élèves menacés... Et elle ignorait totalement quoi faire pour renverser la vapeur. Rendu à ce stade-là, toutes les relations du monde ne suffisent plus.

Elle pouvait bien sûr comprendre que les gens aient peurs, mais que leurs adversaires se servent de cela la dégoûtait au plus haut point ! Elle était consciente que des écoles comme le pensionnat avaient déjà fermées leurs portes dans plusieurs pays, et que d'autres s'étaient retrouvées sous la tutelle du Gouvernement. Elle frémissait d'horreur rien qu'à imaginer ce qui avait pu advenir des élèves de l'école Allemande. Des gamins disparus de leurs dortoirs durant la nuit et que personne n'avait jamais revu.


Les jours suivants, elle suivit de très près l'évolution de la situation, s'occupant moins des affaires courantes du Pensionnat. Elle comptait sur l'équipe professorale pour qu'ils se chargent des élèves et calment les esprits en attendant. Mais la situation se présentait mal. On ne pouvait guère plus se leurrer. La mort dans l'âme, elle organisa une réunion pour tous les élèves dès le lendemain. Auparavant, elle rassembla toute l'équipe enseignante dans la salle des professeurs pour leur annoncer la nouvelle.

- C'est terminé, dit-elle d'un ton impassible, dissimulant sa colère et sa peine. Le Pensionnat ne fermera pas, nous avons au moins évité cela, mais comme dans de nombreux autres pays, il faudra s'attendre à une ingérence de plus en plus forte du Gouvernement dans nos affaires. Je parlerais aux élèves dès demain, amenez vos classes en salle de réunion dès dix heures.

Elle regarda chacun des professeurs à tour de rôle, espérant leur faire passer le message. Maintenant, c'était à eux tous de se montrer matures et responsables, afin de faire face et de protéger au maximum chacun des étudiants du Pensionnat. Il allait sans dire que ce n'était pas le moment de paniquer, et encore moins de se lancer dans des actions stupides. Elle quitta la pièce pour aller préparer la réunion.

Le lendemain, les élèves s'assirent dans les longues rangées de fauteuil de la salle. Elle était debout sur l'estrade, accompagnée des professeurs principaux de chaque section. Elle attendit qu'ils soient tous assis et aient fait le silence avant de prendre la parole.

- Bonjour à tous, dit-elle d'une voix forte. Vous êtes tous réunis ici pour un problème qui vient de tomber sur notre école. Beaucoup d'entre vous ont suivis la Conférence sur l'Education qui s'est déroulée à Paris il y a quelques jours. Et... J'ai le regret de vous annoncer que si ce n'étaient que des menaces vont se trouver fondées. Nous avons pu empêcher la fermeture de cette école, mais, malheureusement, nous n'avons pu préserver son intégrité. Le Gouvernement compte bien s'immiscer dans le Pensionnat et...

Un flot de murmures et de protestations commença à s'élever. Elle frappa dans ses mains pour ramener le calme, pâle mais les yeux brillants.

- S'il vous plaît ! Je n'ai pas terminé. Quoi qu'il arrive maintenant, tous vos professeurs et moi-même veilleront à ce que vous puissiez poursuivre vos cours et apprendre à maîtriser vos dons. Nous refusons que ce Pensionnat devienne une prison. Je vous demande juste de garder votre calme, et surtout, de ne rien faire de stupide.

Elle balaya la salle du regard, s'attendant à des réactions, des remarques, ou d'autres protestations.

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MessageSujet: Re: Réunion pour l'école   Mer 11 Sep - 14:28

Allongé sur son lit, Arthur réfléchissait, regardant très vaguement le plafond. Au Pensionnat, tout le monde ne parlait plus que de l'armée, du Gouvernement qui allait s'incruster, et ainsi de suite. Cela animait toutes les conversations, alimentait tous les ragots, toutes les rumeurs, jusqu'aux plus stupides... Lui ne savait pas encore trop quoi en penser. D'un côté, il aurait fallu s'y attendre, de l'autre, c'était une perspective trop effrayante pour être envisagée.

Il serra les dents. L'armée. La guerre. Tant de choses qui lui faisaient horreur ! Personne ne l'aurait cru, en le voyant ainsi, indifférent et blasé, mais la Paix était une chose qui lui tenait tout particulièrement à cœur, et qu'il voulait défendre à n'importe quel prix. Souvent, les gens ne le croyaient pas. Arthur n'était pas du genre "Faites l'amour, pas la guerre", loin de là. Il désirait la Paix, mais était conscient qu'elle avait un prix. un prix à payer dans le sang, le plus souvent. Elle se gagnait, elle se méritait ! Et s'il fallait combattre ceux qui déclenchaient guerres et conflits, et bien soit. Il n'était pas adepte des méthodes ridicules de certains pacifistes, qui prônaient la grève de la faim, les manifestations, ou ce genre de conneries. Lui ne suivait qu'une maxime, qui avait guidé ses pas chaque jour qui passait : "Si vis pacem, para bellum".

Qui veut la paix prépare la guerre.

Le lendemain, on interrompit les cours du matin pour les conduire à la salle de réunion. Il suivit sa classe en silence, ruminant ses idées. La situation était déjà très critique, et ce n'était sans doute plus qu'une question de temps avant que l'armée ne débarque avec ses gros sabots. Il eut un sourire mauvais en s'asseyant. Qu'ils viennent. Ils trouveront à qui parler. Sur l'estrade, les professeurs titulaires se tenaient près de la directrice. C'était une femme qu'il avait toujours respectée, car elle était combative et défendait ses valeurs. Peu de femmes étaient ainsi.

Directrice - Bonjour à tous, dit-elle d'une voix forte. Vous êtes tous réunis ici pour un problème qui vient de tomber sur notre école. Beaucoup d'entre vous ont suivis la Conférence sur l'Education qui s'est déroulée à Paris il y a quelques jours. Et... J'ai le regret de vous annoncer que si ce n'étaient que des menaces vont se trouver fondées. Nous avons pu empêcher la fermeture de cette école, mais, malheureusement, nous n'avons pu préserver son intégrité. Le Gouvernement compte bien s'immiscer dans le Pensionnat et...

Il y eut une volée de protestations, mais Arthur ne réagit pas. pas pour l'instant. Son regard s'était durci, et il était tendu.

Directrice - S'il vous plaît ! Je n'ai pas terminé. Quoi qu'il arrive maintenant, tous vos professeurs et moi-même veilleront à ce que vous puissiez poursuivre vos cours et apprendre à maîtriser vos dons. Nous refusons que ce Pensionnat devienne une prison. Je vous demande juste de garder votre calme, et surtout, de ne rien faire de stupide.

Ne rien faire de stupide. Il eut un mince sourire. il savait que la moitié de ses camarades avaient déjà imaginés des dizaines de plans aussi tordus et stupides les uns que les autres. Mais il ne visait personne... Il se redressa et jeta un coup d'œil à Jasper Karinof, assis non loin, à quelques rangées plus bas. Ce mec serait bien le genre à organiser une résistance dans l'école. Et, très curieusement, Arthur serait même prêt à l'aider. Bien qu'il ait énormément de mal à s'entendre avec des types si exubérants, dans ce cas précis, il était prêt à faire un effort. Il leva la main pour demander la parole, et hocha la tête en guise de salutations lorsqu'on la lui donna.

- Si l'armée ramène ses pattes ici, pouvons-nous tous être sûrs qu'il n'y aura pas de sanctions de la part de nos professeurs, si jamais il lui arrive quelques incidents regrettables ?

La question était si directe qu'elle en choqua plusieurs élèves. Il ne prêta aucune attention aux regards, exclusivement concentrés sur ses projets, puis, au bout d'une minute, désigna l'assemblée de la main, regardant enfin tous les élèves.

- Cessons de nous leurrer ! Je sais parfaitement que je ne suis pas le seul à penser ainsi. Et je demande, maintenant, qui, ici, compte jouer les toutous, et qui refuse de se laisser faire ?
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MessageSujet: Re: Réunion pour l'école   Dim 15 Sep - 15:14

Jasper n'écoutait strictement rien du cours. Il attendait que l'heure de la Réunion arrive... Il attendait des précisions de vive voix sur la situation, il attendait de mieux connaître ce qu'ils allaient devoir tous affronter dans les prochains jours. Il attendait, et se préparait. Il savait très bien ce qu'il y avait à faire, ce qu'il se DEVAIT de faire. Il avait sa conscience pour lui, et refusait de se rendre sans combattre. Sans doute le seul trait de caractère que son père appréciait... Refuser la défaite et toujours aller de l'avant. Se battre jusqu'au bout. Se défendre bec et ongles, quitte à en mourir. Résister.

Il avait passé du temps à la bibliothèque avec Antoine pour se renseigner. En Angleterre, l'école Mariland enseignait à des élèves comme eux. Elle avait été brièvement fermée en 1925, puis avait rouverte en Janvier 1926, sous le contrôle de l'Etat. Et les résultats n'étaient pas beaux à voir. Des élèves frustrés de ne pouvoir user librement de leurs dons, de nombreux accidents, et le tout sous l'approbation bienveillante des parents qui voulaient que leurs enfants "redeviennent normaux et s'intègrent à la société". En Allemagne, c'était encore pire. Il jouait avec son crayon, plongé dans ses pensées, jusqu'au moment où la réunion devait débuter.

Ils s'installèrent tous dans la salle. Jasper frotta doucement son poignet endolori, serré dans le plâtre. La directrice prit la parole, leur annonçant ce qu'il savait déjà. Il serra les dents, le regard rivé sur l'estrade. Il commençait à former des plans, monter différents scénarios, imaginer ce qui les attendait. Ce n'était guère difficile. Son père était un militaire, et il en avait assez vu et entendu. Et avec la guerre qui se profilait à l'horizon, ils devaient s'attendre à tout. La possibilité d'expériences médicales sur les élèves n'était pas à exclure, loin de là.

Directrice - S'il vous plaît ! Je n'ai pas terminé. Quoi qu'il arrive maintenant, tous vos professeurs et moi-même veilleront à ce que vous puissiez poursuivre vos cours et apprendre à maîtriser vos dons. Nous refusons que ce Pensionnat devienne une prison. Je vous demande juste de garder votre calme, et surtout, de ne rien faire de stupide.

Il ne put s'empêcher de rire. Comment arrivait-elle à leur demander ça sur un ton aussi sérieux alors qu'elle savait parfaitement que ce sera impossible ? Ici, le mot "stupide" pouvait englober une multitude de choses... Et Jasper ne comptait certainement pas rester les bras croisés sans rien faire si les militaires se ramenaient dans le pensionnat avec leurs grosses bottes ! Il n'était pas du genre à s'écraser, et encore moins à se laisser faire, surtout dans de telles situations. Il avait des principes, et comptait bien les tenir, que cela plaise ou non à son entourage. Un élève demanda la parole. Jasper le connaissait vaguement. C'était un type totalement à l'opposé de lui, qui paraissait ennuyé en permanence.

Arthur - Si l'armée ramène ses pattes ici, pouvons-nous tous être sûrs qu'il n'y aura pas de sanctions de la part de nos professeurs, si jamais il lui arrive quelques incidents regrettables ?

Jasper ouvrit légèrement la bouche, surprit, mais finit par sourire largement. Incroyable ! Arthur Evans était bien le dernier type qu'il aurait pensé recruter pour mener une campagne de rébellion contre l'armée. Et voilà qu'il affichait les mêmes pensées que lui ! Qui l'aurait cru ? C'était bien dans l'adversité qu'on découvrait la véritable pensée des gens.

Arthur - Cessons de nous leurrer ! Je sais parfaitement que je ne suis pas le seul à penser ainsi. Et je demande, maintenant, qui, ici, compte jouer les toutous, et qui refuse de se laisser faire ?

- Très bien dit ! lança Jasper d'une voix forte en lançant sa main valide pour saluer son camarade.

Il se retourna vers l'estrade, la directrice, et les professeurs principaux, le cœur battant à vive allure.

- Il a tout à fait raison ! On ne peut pas se permettre de se laisser faire ! Personne ici ne veut finir comme les malheureux étudiants d'Allemagne, ou ceux d'Angleterre ! On doit pouvoir se défendre, s'organiser, tous ensemble.

Il fixa intensément ses professeurs, les yeux brillants de colère et d'envie de se défendre.
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Réunion pour l'école   Dim 22 Sep - 12:05

Les élèves chuchotaient entre eux, s'agitaient et débattaient. Gabriella attendit, les bras croisés, que quelqu'un pose une question ou quoi que ce soit. Si tout le monde se taisait, ce dont elle doutait fort, la réunion se terminera là. Un des élèves leva la main, et elle lui donna la parole. Il hocha la tête, une moue étrange aux lèvres.

Arthur - Si l'armée ramène ses pattes ici, pouvons-nous tous être sûrs qu'il n'y aura pas de sanctions de la part de nos professeurs, si jamais il lui arrive quelques incidents regrettables ?

D'accord... Au moins, celui-là était très franc. C'était curieux, ce n'était pas de lui qu'elle se serait attendu à ce genre de remarques. Plutôt du jeune Jasper Karinof, ou d'un autre élève du même genre, qui eux seraient tout à fait du genre à organiser une résistance, des actions contre l'armée, ou elle ne savait quoi ! En tout cas... Elle retint un mince sourire. Elle n'avait pas la moindre attention de punir un élève qui ferait regretter à l'armée de fourrer ses pattes dans le coin. Jamais, même. Mais que cela ne les empêche pas d'être prudent.

Arthur - Cessons de nous leurrer ! Je sais parfaitement que je ne suis pas le seul à penser ainsi. Et je demande, maintenant, qui, ici, compte jouer les toutous, et qui refuse de se laisser faire ?

Gabriella observa les réactions des élèves. la plupart étaient troublés, d'autres indécis, et chez d'autres, on voyait facilement le feu de la rébellion qui commençait à monter.

Jasper - Très bien dit !

Et voilà. On retrouvait enfin les perturbateurs habituels ! Elle en fut attendrie malgré elle, regardant son visage enflammé par l'excitation du moment. Elle arrêta discrètement un des professeurs principaux de la main, qui voulait visiblement intervenir pour crier à tout le monde de se calmer.

Jasper - Il a tout à fait raison ! On ne peut pas se permettre de se laisser faire ! Personne ici ne veut finir comme les malheureux étudiants d'Allemagne, ou ceux d'Angleterre ! On doit pouvoir se défendre, s'organiser, tous ensemble.

Gabriella sourit doucement. Dans les rangs d'élèves, l'agitation était à son comble. Ils parlaient à voix haute, se retournaient pour discuter avec les voisins de derrière, râlaient, chuchotaient, criaient, riaient nerveusement, lançaient des questions à Jasper et à Arthur, avaient peur ou s'emballaient. Elle ramena le calme, voulant apaiser un peu les esprits.

- Un peu de calme. Pour vous répondre, il est bien entendu certain que ceux qui lutteront ne se seront pas punis... Du moins, pas par moi ni vos professeurs. C'est pourquoi je vous avertis, tous, de rester prudents ! Ce n'est pas un jeu, très loin de là, et la situation est très dangereuse. Donc, si vous tentez quoi que ce soit, merci d'y réfléchir avant, et ne rien lancer d'insensé ou de trop dangereux.

Elle espérait avoir été claire, les regardant tous tour à tour, y compris les professeurs. Si personne n'avait rien à ajouter, la réunion était terminée.

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