1932. La Guerre Civile est déclarée ! Une spirale de violence s'engage dans un Etat totalitaire.
 
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 Promenade à Paris

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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Promenade à Paris   Dim 18 Aoû - 16:25

Auguste - Moi qui allait vous inviter à danser, mais un café me semble aussi être une bonne proposition.

Il lui tendit galamment son bras, et elle s'y accrocha en souriant. La journée était bien avancée, et elle ne voyait plus de raisons de s'attarder ici. Il donna quelques instructions à un serveur pour sa sœur, puis ils quittèrent le parc. Gabriella rajusta sa veste et son sac à main, heureuse de quitter cet endroit.

Auguste - Ma très chère Gabriella, je vous laisse me guider !

Un léger vent les accueillit, alors qu'ils s'engageaient dans les rues animées de la capitale. Ils marchèrent un moment, d'abord sans parler, puis la directrice parvint à se détendre quelque peu, assez pour faire la conversation. Ils parlèrent un moment de ses affaires en cours, du mariage, de la famille Chevreuil. Gabriella avoua ne pas l'aimer. Pour lui, ce n'était qu'une belle tête de con, et encore elle restait polie, arrogant, trop sûr de lui, et elle en passait.

- Enfin, du moment qu'il ne se fiche pas d'Estelle, marmonna-t-elle. C'est la seule chose que je demande.

En se baladant sur les quais, elle vit au loin un petit café où elle avait beaucoup aimé venir avec ses amis lors de ses études universitaires, après avoir quitté, diplômes en poche, le Pensionnat Sainte Famille. Un endroit très agréable, avec un intérieur décoré et conçu comme s'ils se trouvaient sur un bateau. Elle l'indiqua à auguste, puis ils entrèrent. Le patron du café, qui frôlait les soixante-dix ans, la reconnut puis lui sourit. Elle venait ici quasiment tous les jours autrefois. C'était un vieil homme avec un fort accent du midi, un bon vivant qui avait un ventre impressionnant.

- Deux cafés, s'il vous plaît, commanda-t-elle en souriant.

Ils s'installèrent à une petite table au fond, sous un impressionnant filet de pêche accroché au mur.

- Je venais souvent ici lors de mes études universitaires, dit-elle en détaillant le décor, mais je n'étais plus revenue depuis que j'ai commencé à travailler au Pensionnat.

Le patron vint leur apporter leurs cafés, discuta un petit moment, puis repartit vers ses autres clients. Elle sourit à Auguste, parfaitement détendue. Elle le trouvait assez attirant, et au moins, il avait de la conversation, pas comme les autres crétins que sa mère la forçait à rencontrer. Elle lui prit la main et la serra brièvement.

- Je préfère être ici à parler avec vous qu'avec certains. Enfin bref. Et donc, comment cela se passe pour vous ? Votre entreprise fonctionne comme vous le souhaitez ? Sans vouloir être indiscrète, bien sûr.

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MessageSujet: Re: Promenade à Paris   Dim 18 Aoû - 22:21

Entre trams, autos, autobus, un palais en jaune pâle, les beaux souliers vernis de sa guide, de grands magasins qui nous hèlent, tant et plus.
Des cafés et des restaurants où s'entassent des gens, cherchons plus intime. Des casques brillent, blancs, des agents, encore des agents qui surveillent les trottoirs.
Passage dangereux. Feu rouge,
Feu orangé, feu vert. Et brusquement, tout bouge. On entend haleter les pierres. Nous marchons, emporté par la foule,
Vague qui houle, revient, repart, écume et roule encore, roule.
Nul ne sait ce qu'un autre pense.
Dans l'inhumaine indifférence.
On va, on vient, on est muet.

Mais nos deux protagoniste discutent de bon cœur entre les gens pressé. Eux, ont leur temps, ont du temps pour l'autre.

Une brise caressait Paris, en cette journée ensoleillée les rues sont remplies de badauds. Lui, au bras de la belle dame, ne contemple pas les vitrines, son attention et bien plus près de ses yeux.
Ils parlèrent de tout, de rien, du mariage, du marié.... Quand la jeune directrice lui dit qu'elle trouvait que Francois était une tête de con, il sourit et lui glissa a l'oreille, non sans humer son parfum en même temps : "-Mon oncle travaille avec lui depuis plusieurs années, et pense que c'est une royale tête de bite."

Gabriella pu avoir un instant le visage choqué par ce mot, mais ils finirent pas éclater de rire juste avant de rentrer dans un petit café.
Le vieux patron les accueillit avec un grand sourire. Gabriella semblait connaître l'endroit, il lui faisait confiance.

- Deux cafés, s'il vous plaît.

Ils prirent place au fond du café, ou le soleil de fin d'après-midi dardait ses rayons pour tamiser l'atmosphère.
Ils s'installèrent à une petite table au fond, sous un impressionnant filet de pêche accroché au mur.

- Je venais souvent ici lors de mes études universitaires, mais je n'étais plus revenue depuis que j'ai commencé à travailler au Pensionnat.

Il la regarda, il la trouvait vraiment enivrante...

Après que le patron du café leur ait servit et prit le temps de discuter avec eux, il se retrouvaient enfin seuls.
Elle lui souriait, il était au ange. Cette femme l'avait totalement envoûté ! Quand elle lui prit la main, il rougit comme un vrai adolescent.

- Je préfère être ici à parler avec vous qu'avec certains. Enfin bref. Et donc, comment cela se passe pour vous ? Votre entreprise fonctionne comme vous le souhaitez ? Sans vouloir être indiscrète, bien sûr.

- Vous ne l'êtes pas très chère, rassurez-vous. Voyez-vous, l'usine de café de mon père connaît quelques soucis, mais la production que je surveille en Asie connaît un grand essor depuis la fin de la guerre. L'Asie est un pays fascinant, la nourriture est exceptionnelle et les paysages grandioses, même si la place des femmes est encore plus rabaissée qu'en Europe. J'ai d'ailleurs totalement égalisé les salaires des ouvrières de l'usine Saliere en Guérande, et certaines couturières à Lille on demandait de l'aide pour celles qui ont des enfants, alors nous avons engagés des nourrices pour garder les plus jeunes enfants directement à l'usine. C'est un collègue avec qui je fais des affaires en Suède qui m'a donné l'idée.

Il se rendit compte de sa tirade, but un peu de son café et dit à la directrice.
-Mais assez parlé de moi, les affaires sont d'un ennui quand je peux avoir une si charmante compagnie ! Dites-moi chère Gabriella, comment vous est venue l'envie de diriger Ste Famille ?

Sans même s'en rendre compte, il caressait doucement la main de la jeune femme qu'il n'avait pas lâché.
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Promenade à Paris   Lun 19 Aoû - 17:03

Auguste - Vous ne l'êtes pas très chère, rassurez-vous. Voyez-vous, l'usine de café de mon père connaît quelques soucis, mais la production que je surveille en Asie connaît un grand essor depuis la fin de la guerre. L'Asie est un pays fascinant, la nourriture est exceptionnelle et les paysages grandioses, même si la place des femmes est encore plus rabaissée qu'en Europe. J'ai d'ailleurs totalement égalisé les salaires des ouvrières de l'usine Saliere en Guérande, et certaines couturières à Lille on demandait de l'aide pour celles qui ont des enfants, alors nous avons engagés des nourrices pour garder les plus jeunes enfants directement à l'usine. C'est un collègue avec qui je fais des affaires en Suède qui m'a donné l'idée.

Certains pays étaient nettement plus avancés que d'autres, au niveau du Droit des Femmes. La Suède avait, par exemple, accordé le droit de vote à la gente féminine au niveau national en 1919, et fut le tout premier à accomplir cela. En France, c'était encore bien loin d'être gagné... Elle n'était donc pas étonnée. En revanche, elle appréciait franchement le mode de penser d'Auguste de la Valiere. Les hommes que sa famille voulait lui faire épouser tenaient à ce qu'elle quitte pour de bon son travail. C'était aussi ce que voulait sa mère. Qu'elle devienne femme au foyer. Et puis quoi encore ? Être enfermée toute la journée, ne servir que de pots de fleurs, et sourire lors des réceptions du mari... Elle serait incapable de supporter ce genre de vie.

Auguste - Mais assez parlé de moi, les affaires sont d'un ennui quand je peux avoir une si charmante compagnie ! Dites-moi chère Gabriella, comment vous est venue l'envie de diriger Ste Famille ?

Elle fit tourner la cuillère dans son café, pensivement, puis sourit, plongée dans ses souvenirs.

- Ce n'est pas vraiment partie d'une envie... L'ancien directeur était en quelque sorte mon mentor. Il m'a conseillé durant toute ma scolarité, puis engagée comme professeur. J'ai énormément travaillé en coopération avec lui pour améliorer le Pensionnat, et lorsqu'il est parti, il m'a nommé au conseil d'administration. Pour moi, c'était l'occasion de poursuivre le travail engagé... Je suis sans doute trop jeune mais j'ai vraiment à cœur mon travail et les intérêts de mes élèves.

Il ne lui avait pas lâché la main, caressant le dos et la paume du bout des doigts. Contact particulièrement agréable et qu'elle n'avait pas envie de rompre. Elle aurait aimé lui parler de son "problème" de grossesse, demander des conseils, mais n'osait pas. Déjà, il risquait de lui demander qui était le père, et elle l'ignorait totalement. De plus, elle allait sûrement devenir une traînée à ses yeux. Elle se mordilla les lèvres, hésitante, puis décida de se taire, retrouvant son air habituel.

- Et vous, avez-vous des enfants ?

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MessageSujet: Re: Promenade à Paris   Mar 20 Aoû - 10:56

- Ce n'est pas vraiment partie d'une envie... L'ancien directeur était en quelque sorte mon mentor. Il m'a conseillé durant toute ma scolarité, puis engagée comme professeur. J'ai énormément travaillé en coopération avec lui pour améliorer le Pensionnat, et lorsqu'il est parti, il m'a nommé au conseil d'administration. Pour moi, c'était l'occasion de poursuivre le travail engagé... Je suis sans doute trop jeune mais j'ai vraiment à cœur mon travail et les intérêts de mes élèves.

Il l'écoutait la jeune femme parler avec attention, car ce n'était pas un parcours atypique, et Auguste aimait ça. Si elle avait eu le même directeur que lui, il comprenait sa démarche, cet homme savait reconnaître le potentiel de ses élèves, sans distinction de classe ou de sexe.

-Vous n'êtes pas trop jeune, c'est cette société qui est trop archaïque.

Un moment, sa belle compagnie sembla troublée, mais se reprit rapidement et posa une question particulière.

- Et vous, avez-vous des enfants ?

Auguste était un peu embarrassé de cette question. Il n'était pas marié, c'était de notoriété publique, donc n'avait pas non plus d'enfant. C'était assez rare à cette époque qu'une homme de son age soit encore seul, mais il s'était tellement consacré à ses affaire, qu'il n'avait jamais eu l'occasion de rencontrer sa moitié.  Mais c'était sûrement un sujet qui tenait à cœur à la belle directrice par rapport à l'école..

"- Malheureusement non, ni de compagne pour les aimer avec moi. Au grand dam de ma famille, mon père ne cesse de me présenter de jeunes filles de bonne famille sans conversation... De jolies pots de fleurs avec une jolie toilette, rien de plus. Tout le monde me dit qu'il est temps, que je suis un bon parti pourtant, mais nous avons juré avec ma sœur à notre défunte mère de ne jamais nous marier par complaisance.

Il regarda la jeune femme un peu plus profondément *Allez lance toi nigaud c'est le moment !*
Cela faisait de longue minutes qu'il caressait sa main, il n'aurait rompu se contact pour rien au monde. Il s'entendait bien avec les enfants, et il s'entendait bien avec la directrice aussi....

"-Pour l'instant je n'ai rencontré personne avec qui je pourrais tenir cette promesse. Enfin...."
Il marqua une pause, il ne savait pas comment faire, ce grand timide ! Il avait toujours éconduit les demandes des familles, rappelant à son père la promesse de sa mère, mais s'ouvrir à quelqu'un, jamais ! Il posa sa seconde main sur celle de Gabriella et lui demanda presque trop doucement, de sorte qu'elle seule l'entende :
"- Peut être que si vous me laissiez vous courtiser, vous me laisseriez vous prouver que je pourrais vous offrir quelque chose de bien moins matériel que du papier...."

Il devait être rouge de timidité, il n'avait jamais au grand jamais fait une telle déclaration ! Il regardait avec douceur la jeune femme en attendant une réponse.... Oui il allait vite, mais il se dit qu'il n'aurait peut être pas d'autre occasions !
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Promenade à Paris   Mar 20 Aoû - 12:27

Il parut gêné, et elle regretta d'avoir posé la question. Après tout, cela ne la regardait en aucune façon ! Gabriella éprouvait des rapports... particuliers avec les enfants. Elle tenait presque férocement à que ceux qui lui ont été confiés réussissent et deviennent des citoyens respectables. En revanche, dès qu'on lui parlait de son enfant, elle perdait complètement ses moyens. Elle savait comment enseigner et diriger une école. Elle ignorait comment être une bonne mère.

Auguste "- Malheureusement non, ni de compagne pour les aimer avec moi. Au grand dam de ma famille, mon père ne cesse de me présenter de jeunes filles de bonne famille sans conversation... De jolies pots de fleurs avec une jolie toilette, rien de plus. Tout le monde me dit qu'il est temps, que je suis un bon parti pourtant, mais nous avons juré avec ma sœur à notre défunte mère de ne jamais nous marier par complaisance."

Elle lui rendit son regard, éprouvant bien égoïstement une secrète satisfaction en sachant qu'il n'était pas marié. Elle s'en doutait déjà, mais cela lui faisait plaisir car elle aurait aimé que... Avec lui... Enfin, ce n'était peut-être qu'un rêve. Elle avait eu des compagnons, mais aucun ne lui avait donné l'envie de fonder une famille, s'installer à deux. Et elle craignait de perdre sa liberté et son indépendance en prenant un tel engagement. Elle avait sourit lorsqu'il avait parlé de "jolies pots de fleurs avec une jolie toilette". C'était exactement ce que sa propre famille attendait d'elle, sauf que Gabriella refusait de devenir un pot de fleur décoratif dans une maison bourgeoise.

Auguste "-Pour l'instant je n'ai rencontré personne avec qui je pourrais tenir cette promesse. Enfin...."

Enfin ? L'espoir fleurit brusquement en elle, sans qu'elle puisse s'en empêcher. Il était écarlate, et posa sa seconde main sur la sienne. Elle se sentait toute drôle, ne se souvenant pas d'avoir ressenti cela depuis les émois du premier amour, alors qu'elle était adolescente.

Auguste "- Peut être que si vous me laissiez vous courtiser, vous me laisseriez vous prouver que je pourrais vous offrir quelque chose de bien moins matériel que du papier...."

Il y a certains moments dans la vie d'une femme qui ne se perdent jamais. Gabriella avait totalement occulté le reste du monde et ses problèmes. Elle rougissait autant de lui, et posa aussi sa deuxième main, serrant les siennes.

- On m'a fait rencontrer beaucoup d'hommes, mais personne ne m'avait autant touché, dit-elle en souriant et les yeux brillants. Et je peux vous jurer devant le ciel que je serais heureuse de mieux vous connaître et passer plus de temps avec vous.

C'était bien la première fois depuis ses neuf ans qu'une partie de son esprit n'était pas fixée sur le Pensionnat. Toutes ses pensées étaient accaparées par Auguste. Elle mourrait d'envie de l'embrasser, au moins une fois, mais se contint. Ils étaient en public, et il ne servait à rien de précipiter les choses. Gênée et heureuse, elle sourit doucement.

- Vous m'avez déjà offerte cette journée, en tout cas. Merci.

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MessageSujet: Re: Promenade à Paris   Jeu 22 Aoû - 14:23

La belle dame avait posé sa seconde main sur les siennes, ses joues étaient rosées, mais elle ne semblait pas rejeter ses paroles..

*Qu'elle est belle...*

Dans l'attente fébrile d'une réponse plus rien d'autre ne comptait pour lui qu'elle.
Que son père le sermonne qu'elle n'était pas assez correcte pour lui ? Il lui dirait que s'il n'acceptait pas les sentiments qu'il éprouvait, c'est qu'il avait oublié ce qu'il avait lui-même avait eut pour leur mère.
Que le tout Paris bourgeois chuchote dans son dos ? Ce n'était que des jaloux frustrés, et étouffés dans leur carcan de tradition et de bienséance.
A la mort de son père, il sera un des hommes les plus riche du pays, et il en coûtera à quiconque s'en prendra à, il ose le dire et l'espérer, sa famille !

- On m'a fait rencontrer beaucoup d'hommes, mais personne ne m'avait autant touché.

Elle souriait, un sourire doux, posé, détendu et sincère, il ne l'avait vu plus belle. Il était heureux, ce n'était ni son nom, ni sa fortune qui le faisait lui parler ainsi, c'était lui, juste lui.
Et si l'on lui avait fait rencontré beaucoup d'homme, il en fut d'autant plus heureux d'avoir ses faveurs, mais sentit un serpent jaloux lui serrer les entrailles à la pensée que quelqu'un d'autre ait voulu la courtiser...

-Et je peux vous jurer devant le ciel que je serais heureuse de mieux vous connaître et passer plus de temps avec vous.

S'il avait voulu détacher ses mains de celles de sa belle compagnie, il aurait dansé dans le café !
Il la regardait encore et encore, regardait ces yeux à en mourir, regardait sa bouche... Ces lèvres devraient être sucrées et douces comme une pêche de vigne, sa peau semblait à de la soie, son parfum lui aurait fait tourner la tête...

- Vous m'avez déjà offerte cette journée, en tout cas. Merci.

Il leva une main, doucement, et osa l'apposer d'un effleurement sur la joue de Gabriella.
Il aurait voulu rapprocher encore de lui cette chaleur qu'elle dégageait, qui lui réchauffait le cœur et l'âme.
Avec un infini douceur, le bout de ses doigts effleurer l'orée de ses cheveux de blé, glissaient devant son oreille, flânant ensuite sa mâchoire, puis la belle dame vint nicher sa joue dans sa paume...
Il s'était rapproché, avait penché son visage.
Son cœur battait comme un adolescent dans sa poitrine. Il aurait voulu la prendre dans ces bras, mais ce n'était pas l'endroit, il ne voulait pas aller trop vite...
Il ne pu s'empêcher de posé son front sur le sien... Il fermait les yeux, se délectant de son odeur, de sa chaleur et de sa douceur.
Il ne voulait pas rompre ce moment, mais se força a parler pour ne pas céder à la tentation de s'abandonner au regard de la jeune femme..

"- J'ai eu un été chargé de travail, peut-être accepteriez-vous, que je reste quelque peu au Pensionnat pour me reposer, et continuer à profiter de votre compagnie."

Il ne voulait pas la quitter, ni aujourd'hui, ni demain, pas si vite. Il voulait certifier ses sentiments, oublier Paris, oublier le sel, le cumin et  le papier. Il ne voulait que le sel de sa vie, le parfum de ces cheveux, le son du papier sur lequel elle écrit ....
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Promenade à Paris   Jeu 22 Aoû - 17:59

Il lui avait effleuré la joue, ce qui n'aida pas à atténuer le rouge qui lui était monté aux joues. Elle laissa faire, le regardant droit dans les yeux, alors que cette même main filait dans ses cheveux, derrière son oreille puis sur son visage. Elle posa sa joue contre son paume, simplement pour sentir son contact, sans se soucier de savoir si on les regardait. Elle ne voulait pas rompre ce moment, même si elle savait qu'il ne pouvait durer éternellement.

Il posa son front contre le sien, doucement. Quelle image devaient-ils offrir... Les démonstrations d'affections en public étaient fortement réprimandées, sauf lorsqu'il s'agissait d'adolescents ou de tous jeunes adultes. Elle mourait d'envie qu'il l'embrasse, pourtant. Elle se comportait comme une gamine irresponsable... Ils étaient adulte, et devaient se comporter comme tels. Néanmoins, c'était si agréable.

Auguste "- J'ai eu un été chargé de travail, peut-être accepteriez-vous que je reste quelque peu au Pensionnat pour me reposer, et continuer à profiter de votre compagnie."

Son visage s'illumina d'un très grand sourire. Le conseil d'administration rétorquerait que le Pensionnat n'était pas un hôtel, mais c'était bien le dernier des soucis de Gabriella en cet instant. De toute façon, les petites vacances approchaient à grands pas, et il y avait toujours moins de travail à cette époque de l'année. Elle ferma les yeux une minute, sans cesser de sourire.

- Je mentirais si je disais que ça ne me fait pas plaisir.

Ils restèrent encore un moment dans le café, puis rentrèrent. Le soir était tombé, et la noce devait déjà être terminée. Ils rentrèrent au Pensionnat, ensemble, et elle l'aida à s'installer au Pensionnat. Elle se fichait royalement des réactions des élèves qui se tordaient le cou pour le regarder, se demandant s'il s'agissait d'un nouveau professeur. Gabriella avait hâte de mieux le connaître, de vivre les prochains jours.

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