1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Devoir numéro un

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Devoir numéro un   Jeu 15 Aoû - 15:57

Postez vos devoirs à la suite de ce message ! Ils seront corrigés et notés.
Revenir en haut Aller en bas
Jasper K. Nakajima
Lycéen
avatar

Fonction :
  • Admin
Récits : 450

Âge RPG : 16 ans

MessageSujet: Re: Devoir numéro un   Lun 19 Aoû - 22:01

Jasper
Karinof

2 Novembre 1930

Situation trois


Alors que vous visitez le musée de la Mémoire, dédié à la Grande Guerre, vous trouvez des journaux écrits par les Poilus. Vous vous installez pour les lire. Dans votre devoir, écrivez différents extraits de ces journaux, selon le point de vue d'un général d'armée, de celui d'un Poilu, et de celui d'un brancardier.

"Premier extrait, journal de Stanislas Lefort, Général.
12 Novembre 1915

Les manœuvres de ces derniers jours n'ont absolument rien donnés. Les Allemands ont pris le fleuve et la rive Ouest, coupant un long moment la route habituelle du ravitaillement, bombardant le petit village où nos hommes étaient en repos. Les pertes sont lourdes, nombreuses, et le froid n'arrange rien. La neige est particulièrement précoce, cette année, et l'hiver promet d'être encore plus rude que celui de 1914.

Le moral de nos troupes est plus bas. Voilà déjà deux ans que la guerre dure. Deux ans que les hommes se terrent dans les tranchées, sous le gaz et les bombardements. Aucune stratégie de l'Etat-Major ne semble fonctionner. Nous avançons de dix mètres pour reculer ensuite de trois.

J'ai obtenu ma permission pour passer Noël en famille. La chère petite va avoir trois ans. Que les enfants sont vifs, à cette âge ! Et qu'elle est adorable, lorsqu'elle vient se jeter dans mes bras lorsque je viens en permission. Papa, me demande-t-elle, c'est quoi la guerre ? Mais que dire à une enfant de cette âge... Comment lui faire comprendre tout cela ? Je me refuse même à lui conter les champs de bataille, les combats. Cette guerre meurtrie la France, l'Europe, le Monde entier. Je sais que les Allemands souffrent autant que nous dans cette guerre absurde. Un officier ne devrait songer qu'à la victoire, mais je songe surtout aux morts qui s'accumulent, aux blessés, aux mutilés."


"Second extrait, journal de Bernard Durand, soldat des tranchées.
25 Décembre 1916

La terre est si gelée que même les pioches se brisent dessus. La neige a de nouveau tout recouvert cette nuit. Il fait un froid de chien ! On se réveille avec les doigts bleus, le corps meurtri et glacé. Même les rats sont trop gelés pour nous courir dessus et nous mordre, comme à leur bonne habitude. Nous terrer sous les couverture ne suffit plus, et le froid a déjà emporté nos compagnons les plus affaiblis.

J'ai reçu une lettre de ma tendre épouse, ce matin. La région n'est pas encore trop touchée par les bombardements, mais je suis rassuré de la savoir en sécurité chez mes parents. Je sais qu'ils s'occuperont bien d'elle. Sa grossesse progresse, mais je crains que la guerre ne soit pas terminée avant la naissance de notre enfant.

Verrais-je, d'ailleurs, cet enfant ? Rien n'est moins sûr. Moi, et tous les hommes des tranchées, nous vivons avec la pensée que la mort peut frapper à tout instant. Que ce soit sous les balles, emporté par la maladie, étouffé par les attaques au gaz... La mort est là, près de nous, à chaque instant, et il faut s'y faire. Les cadavres s'accumulent, et nous n'avons pas le temps de pleurer frères et amis.

De toute manière, qui voit le bout de cette guerre ? Bloqués dans les tranchées, crevant de froid et faim, mourant sous les obus et le gaz ! J'ai peur, comme tous les autres. Je crève de peur à l'idée que ce soit bientôt mon tour. Et c'est ce qui mine le plus le moral. Cette terreur qui vous serre le ventre, vous fait hurler comme un enfant, cette terreur qui vous rend malade... Ce sentiment d'impuissance, car vous savez que vous devez continuer, sans même savoir si vous vivrez demain, ou si vous rejoindrez les multiples âmes "tombées pour la France", tombées pour l'horreur."

"Troisième extrait, Hector Vicard, brancardier.
5 Avril 1917

Le No man's land. Territoire qui n'appartient à aucun camps, ni aux vivants ni aux morts. Territoire vierge, où les blessés agonisent, puis rendent l'âme. Je le savais. Je savais qu'on ne pouvait plus porter secours à ceux qui tombaient ici, sous peine de périr à son tour sous les balles et les obus. Cependant, quel être humain peut rester impassible face aux appels au secours d'un soldat blessé, étendu dans ce territoire de mort, suppliant qu'on vienne le chercher ? Je suis médecin et brancardier. C'est mon rôle de récupérer les blessés, et enterrer les morts. J'ai écouté mon instinct, et franchi de nuit la limite interdite pour aller secourir cet homme qui hurlait.

Ce soldat avait été grièvement blessé par un éclat d'obus. J'ai pu le ramener... Et j'ai été aussitôt arrêté pour avoir désobéit aux ordres et ne pas être resté dans la tranchée. Ma très chère Sophie, j'espère que tu pourras lire ces lignes. J'espère que ce journal te parviendra, comme les effets que je possède. Je passe ma dernière nuit dans cette cellule. Demain, je vais être exécuté pour insubordination.

Je t'en prie, ne me pleure pas. J'ai agi en mon âme et conscience, j'ai suivi mon cœur et mon instinct. On me blâme pour avoir sauvé un homme agonisant, pour avoir désobéi aux ordres en allant le chercher dans le No man's land. Je répond que j'en suis fier. Ce soldat était si jeune, tout juste vingt-deux ans, il avait la vie devant lui. Je suis fier d'avoir pu le ramener et de le savoir en sécurité dans un hôpital militaire. Je suis fier d'avoir offert ma vie pour en sauver une autre.

Ma chère Sophie, ma tendre épouse. J'emporte ton souvenir avec moi, il me permettra d'être courageux face à la mort. Même si la vie ne nous a pas laissé la chance d'avoir des enfants, ta présence à suffit à me combler. J'espère que ces lignes te parviendront. Je t'aime."

Edit Estelle :
Excellent devoir ! Très peu de fautes, un style fluide et touchant, on en a les larmes aux yeux. Attention à ceratains détails, la guerre a commencé en 1914, pas en 1913.

Note : 16/20

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Devoir numéro un   Jeu 22 Aoû - 17:12

Salomée Lecomte
1ère
le 2 novembre 1930


Situation numéro une :
Vous décidez de vous rendre au monument aux morts afin de trouver un peu d'inspiration. Une fois sur-place, vous vous trouvez nez à nez avec le fantôme d'un Poilu qui voudrait vous raconter ce qu'il a vécu durant la Guerre et de quelle façon il est mort. Rédigez ensuite un devoir où vous expliquer votre ressenti par rapport à cela. L'originalité et la qualité d'écriture seront prises en compte pour la notation.


La Grande Guerre : 1914-1918, une Guerre horrible ! Une Guerre où il y a eu beaucoup de mort. Quand Georges Lecreux m'a raconté son histoire, elle était effrayante. J'avais envie de le consoler, mais je ne savais pas comment. Il m'a raconté beaucoup de choses horribles, par exemple, les Poilus vivaient dans la crasse, la boue, dans des tranchées où il y avait beaucoup de corps mort, mutilés. C'est inhumain de voir des soldats vivre comme ça.
J'ai éprouvé de la pitié envers ces Poilus, de la colère par rapport aux Allemands, mais aussi de la tristesse, du dégoût. Quand il m'a raconté son histoire, j'imaginais les différentes scènes qu'il me décrivait, plusieurs mots me vinrent à l'esprit : Horreur, Atrocité, Puanteur et plein d'autres.
Je pleurais aussi, c'était tellement triste, ne pas connaître son enfant, ne pas vivre avec sa femme c'est horrible et pourtant la vérité est là ! il fallait défendre le pays, alors je comprenais, mais je ne comprenais pas les conditions que les Poilus devaient faire face : ne plus voir leurs proches, ne plus être propre, ne plus mangeait, ou du moins si, mais que de toutes petites rations, ne plus dormir de peur de se faire attaquer, voir tout le temps des corps pleins de sang, des corps qui sont morts, des corps qui pourraient être des jeunes adultes ou même encore des amis des soldats !
Alors, oui ! Il faut sauver sa patrie, mais pas dans cette horreur.

La Guerre à durée 4 ans, elle a débuté le 4 aout 1914 et s'est finie le 11 novembre 1918. Quatre ans à voir du sang, quatre ans à voir des personnes mourir, quatre ans à ne plus voir du tout ses proches, pour certains c'est même jamais !

Deux alliances étaient opposées à cette Guerre :

- La triple entente qui était composée de la France, du Royaume uni, de la Serbie, de la Belgique, du Japon, du Monténégro, de l'Empire Russe, de l'Italie, du Portugal, de la Roumanie, des Etats unis, de la Grèce et du Siam.
- La triple alliance composée de l'empire Allemand, de l'Autriche Hongrie, l'empire Ottoman et de la Bulgarie.

Deux alliances qui ont fait une guerre horrible. La France a été la plus touchée : 1.4 million de morts et de disparus soit 10 % de la population active masculine. Un Bilan lourd et meurtrier ! Beaucoup de soldats mutilés, aveugle, muets ou même sourds !

Une Guerre dont on se souviendra longtemps ! Une Guerre qui a fait beaucoup de mort qui ne méritait pas ça ! Une Guerre qui restera gravée dans nos mémoires !


Edit Estelle :

Le début est bien, mais ensuite, ouh là là, gros hors-sujet ! Je ne vous demandais que vos ressentis, et non pas une partie de votre cours d'Histoire. Un hors-sujet vaut d'ordinaire un zéro, mais comme il s'agit de votre premier devoir, ce ne sera pas zéro pour cette fois. Attention aux répétitions.

Note : 8/20
Revenir en haut Aller en bas
Laura K. Nakajima
Collégienne
avatar

Fonction :
  • Modo
Récits : 1258

Âge RPG : 14 ans

MessageSujet: Re: Devoir numéro un   Mar 27 Aoû - 15:54




Edit Estelle :

Bien écrit, aucune faute de Français. Pensez à plus appuyer sur vos émotions et les décrire. Ne pas hésiter à rajouter ses propres anecdotes pour expliquer pourquoi vous avez ressenti ceci et cela.

Note, 14/20

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Devoir numéro un   Mar 3 Sep - 14:17

Lundi 3 Novembre 1930
Rose Delis
Première

Situation deux = Lors de votre visite à Gray, vous tombez en pleine reconstitution pour un téléfilm. On veut vous engager en tant qu'infirmier/ère d'un hôpital militaire. Racontez la journée que vous passez. Pour votre devoir, rédigez une page de journal intime du point de vue d'un soldat blessé au front. L'originalité et la qualité d'écriture seront prises en compte pour la notation.

26 Octobre 1916

L’espoir, la chaleur, les souvenirs s’amenuisent. Ma famille, que j’ai perdue bien longtemps avant le début de cette guerre, est de plus en plus floue dans ma mémoire. Je maigris de jour en jour. Mes camarades s’en inquiètent, tandis que nos supérieurs songent de plus en plus sérieusement à m’envoyer au front. Les dernières gouttes d’espoir qu’il me restait viennent de s’évaporer. Je pars demain, pour le front, et ne reviendrais sûrement pas. Je pense que ces mots sont les derniers que j’écrirais.

27 Octobre 1916

Plusieurs bonnes nouvelles. Je suis revenu du front, blessé à la main droite. Nous étions cinq à revenir, sur les 22 qui y étaient allés. Je n’arrive toujours pas à mesurer ma "chance". Être blessé à la main signifie que je ne peux plus porter d'arme à feu. Je reste donc dans un bâtiment désaffecté, non loin des tranchées, pour me faire soigner, et reprendre "du poil de la bête". Ma douleur physique est faible face à mon soulagement. Comme pour m’encourager, le soleil est revenu quelques jours. Et, avec lui, une lettre. Celle qui me l’a envoyée se fait appeler "Solveig" - je ne connais pas son vrai prénom. Je vois cela comme un signe. C’est ma "marraine de guerre". Mieux qu’une mère, qu’une épouse, qu’une amie … Elle me permet de tenir, et de ne pas penser à tout ce que j’ai vu. A l’obus – allégorie de la mort -, qui a ôté la vie au soldat qui me tenait lieu de frère, à quelques mètres de moi. A tous ceux dont on retrouvait les cadavres, au petit matin, ensevelis sous une tranchée effondrée. A toutes les horreurs, au front, qui se sont déroulées sous mes yeux, et que j’ai regardé, impuissant.

30 Octobre 1916

Je peux à peine écrire. Depuis que je suis revenu du front, je tremble. De plus en plus fort. Tenir un crayon est devenu une épreuve telle que cela deviendra bientôt impossible. J’envoie tout de même quelques lettres à Solveig. Sans elle, les atrocités dont j’ai été témoin auraient eu entièrement raison de moi. Mes tremblements ne sont rien face à ce que certains de mes voisins de brancard subissent. Il y en a quelques-uns que l’on surnomme les "Gueules Cassées", d’autres qui semblent atteints de folie et réveillent tout le monde la nuit en poussant des cris atroces.

3 Novembre 1916

Ce seront mes derniers mots. Je ne vais pas mourir, mais c’est tout comme. On ne sort pas indemne d’une guerre, loin de là … Certains en meurent. D’autres sont grièvement blessés. D’autres encore, ont la chance de ne rien avoir.
Tous conserveront  les cicatrices des horreurs qui ont anéanti leur âme.


Edit Estelle :

Bien écrit, mais il faut plus approfondir les sentiments et les émotions. DEvoir un peu court, également, mais très bon Rp.

Note : 13/20
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Devoir numéro un   Jeu 5 Sep - 18:46

Notes

Jasper : 16/20, poursuivez ainsi.

Victoire : 0/20, devoir non rendu

Rose : 13/20, de bons efforts, quelques petites choses à améliorer encore.

Salomée : 8/20, attention aux hors-sujets !

Laura : 14/20, bien, continuez ainsi.
Revenir en haut Aller en bas
 
Devoir numéro un
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Il y a soixante-dix ans, 1937 : 70 ans après, un devoir de m
» Collections numérisées d'enluminures
» TNT - la télé tout numérique
» Article paru dans le Devoir sur Haiti (10-11 fevrier 2007)
» 1° SUPERIEUR; Les Grandes Personalités de la Numérologie

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pensionnat de la Ste Famille :: Pensionnat de la Sainte Famille :: Collège et Lycée :: Les étages :: Troisième étage :: Histoire-Géographie-
Sauter vers: