1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Qui a dit que le hoquet ne permettait pas les rencontres ?

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Rose Delis
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MessageSujet: Qui a dit que le hoquet ne permettait pas les rencontres ?   Ven 26 Juil - 21:27

Pourquoi ça n’arrive qu’à moi, ce genre de choses ? La journée avait pourtant plutôt bien débuté. Les cours s’étaient déroulés, tranquillement, sans que je fasse la moindre interruption inutile. Et je n’étais tombée que 5 fois, en tout ! (je ne compte pas les deux fois où j’ai seulement trébuché contre une marche, et un tapis) Mais voilà. Ce qui m’arrivait là n’était pas grave. Ce n’est même carrément pas la peine d’en parler. Alors pourquoi j’en parle ?! Tout simplement parce que quand on a le hoquet depuis un quart d’heure, on peut commencer à en avoir sacrément marre. Le hoquet, oui ! Cela faisait 10 minutes, que je me forçais à rester en apnée. Je commençais à voir quelques points noirs danser devant mes yeux. Bon, on va s’arrêter là. Que disait ma mère, déjà … ? Boire de l’eau et se boucher le nez. Boire de l’eau et … Très bien. Je parcourus donc le pensionnat à la recherche d’un évier. Zut. Ce que c’est dur de ne pas être habituée aux grands espaces tels que celui-ci ! Et là, au détour d’un couloir … Enfin ! Des toilettes ! Je m’y précipitais, et tombais pour la 6ème fois de la journée. Ouf, il n’y avait personne aux alentours, cette fois-ci.

J’entrais donc, et buvais l’eau au robinet en me bouchant le nez. Je devais avoir l’air maline, tiens. Une fois que chose fût faite je me redressais et me regardais d’un œil critique. Mes cheveux, humidifiés, frisottaient déjà. Dans 5 minutes, j’aurais la même tête qu’un mouton. Mon visage avait pris quelques couleurs, et … Un nouveau hoquet me secoua. Exaspérée, je buvais à nouveau. Nouveau hoquet. Je bus encore. Encore un hoquet. C’est quoi, au juste, ça, une malédiction … ? J’abandonnais, mortifiée, et me séchais le visage. J’en eus encore un qui manqua me faire vomir l’eau que je venais de boire. Hm, charmant. Comment ils font, les autres, pour se débarrasser de ce fléau ?! J’avais entendu parler d’une autre méthode, il me semble, mais je ne m’en rappelais pas. Abandonnant la bataille, je sortais des toilettes et … faillis rentrer dans une fille. Je laissai échapper un « Wouah ! ». C’est-à dire qu’elle m’avait surprise ! J’ouvris grand les yeux. Plus de hoquet. Plus un seul petit hoquet. Un grand sourire naquit sur mes lèvres.

« Tu m’as fait peur … Merci ! »

Je rigolais à moitié. Je disais encore des âneries. Encore. Je reportais mon attention sur l’élève qui me faisait face. Cheveux et yeux marron. Jolie, pour autant que je puisse en juger. Elle semblait avoir le même âge que moi environs. Ou un peu moins ? C’était assez  étrange, il me semblait ne jamais l’avoir vue, auparavant. Une nouvelle ?
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MessageSujet: Re: Qui a dit que le hoquet ne permettait pas les rencontres ?   Dim 28 Juil - 19:21

Victoire se demandait toujours pourquoi ses parents avaient décidé de la mettre dans un pensionnat... Elle ne travaillait pas mal, et n’avait jamais eu de mauvaises notes… Mais bon ! Elle gardait quand même le sourire, quoiqu'elle n’arrêtât pas de voir les autres lui lancer des regards, par-ci par-là… Et, elle ne pouvait s’empêcher d’être mal à l’aise ainsi que terrifiée, que pensaient-ils d’elle? Elle baissa la tête, gênée.

De plus, elle était intimidée par la grandeur de cette bâtisse… Mais pourquoi avoir fait un pensionnat si grand ?! Rien que le couloir était immense ! Elle ne savait plus où donner de la tête, tellement ce bâtiment était grand ! Victoire était en train de chercher la directrice, ou… Quelqu’un qui pourrait l’aider à la trouver pour s’intégrer dans le pensionnat…  Ses parents, qui venaient de la déposer devant cette immense bâtisse… Et, à force de chercher, Victoire se perdit dans le pensionnat. Elle continua de chercher quelqu’un qui pourrait l’aider, lui indiquer le chemin…

Elle maudissait ses parents de l’avoir abandonnée à son sort, devant le pensionnat… Pourquoi étaient-ils partis sans l’aider ? Elle passait près d’une porte, et tomba nez à nez avec une fille qu’elle ne connaissait pas, sortant d’une pièce près de Victoire. Elle ne l’avait pas remarquée, pas vraiment, jusqu’à ce qu’elle manquât de ce rentré dedans. Victoire entendit cette fille lâcher un « Wouah ! » assez sonore. Victoire dévisagea cette fille, surprise. Et elle remarqua que cette dernière ouvrit grand les yeux, puis sourit, sans raison apparente.


-Fille- « Tu m’as  fait peur… Merci »

Puis la fille ria. Ce que Victoire ne manqua pas de remarquer. Mais… Ce qui troublait le plus Victoire, c’est que cette fille, aux cheveux blonds et aux yeux marron l’avait remercié, mais elle ne comprenait même pas pourquoi. Elle ouvrit grand les yeux, surprise de la réaction de cette fille qu’elle ne connaissait ni d’Adam ni d’Ève… Victoire sentait ces joues lui brûler, mais pourquoi la fixait-elle comme ça ? Qu’avait-elle fait ? Elle voulait seulement trouver le bureau de la directrice…

-« Je… De rien. »

Elle avait dit ça timidement. Avant de continuer.

-« Mais… Pourquoi tu me remercies si je t’ai fait peur ? »

Elle camoufla son sourire légèrement amusé et… Intimidée. En cet instant précis, si elle avait vu un trou de souris, elle s’y serait cachée. Mais… Plusieurs questions lui trottaient dans la tête. Qui était cette fille ? Et… Savait-elle ou se trouvait le bureau de la direction . Victoire la prit pour une folle de la remercier de lui avoir fait peur… Quoique… Une masochiste, plutôt.  La fille se mit à rougir avant de répondre.

-Fille- « Ben ... C'est-à-dire que ... J'arrivais pas à me débarrasser de mon hoquet, et ... Tu m'as aidée, quoi ! »

Victoire se mit à sourire, timidement, puis sursauta en l’entendent.

-Fille- « Tu es nouvelle, non ? »

-« Euh… Oui, je… Mes parents viennent de me déposer devant le pensionnat et… »

Victoire rougissait tout en disant cela, elle bégayait aussi… Son cœur se mit à battre à pleine allure, tant elle stressait.

-Fille- « Ne t'inquiètes pas, ça va bien se passer, hein ! »

Puis elle baissa le ton.

-Fille- « C'est vrai que ce pensionnat est un peu étrange ... Tu n'as pas trop peur des fantômes, au moins ? »

-« Hum… Des fantômes ? »

Victoire se mit à sourire, elle savait que Les Fantômes n’existaient pas… Mais après tout… Elle ne connaissait pas ce pensionnat, et… Ne connaissait pas vraiment cette fille non  plus.

-Fille- « Oui, des fantômes, mais j'ai entendu dire qu'il y avait des squelettes, aussi. »

Victoire prit, légèrement peur. Se rappelant qu’ils avaient des pouvoirs…  Il était vrai que cela peut exister… Après tout, ils avaient des pouvoirs… Alors pourquoi il n’y aurait pas des fantômes ou des squelettes ? Elle se demanda finalement, ou elle était tombée.

-Fille- « Sinon, moi c'est Rose. Rose Delis ! Et toi ?»

Rose lui tendit la main, Victoire s’étonna un peu, puis lui serra la main d’une manière assez intimidée.

-« Moi je m’appelle Victoire. Victoire Collin. »

Victoire baissa la tête, faisant passer son deuxième nom sous silence.

-« Dis… ? »

Victoire sentit le feu lui monter aux joues, mais elle devait trouver ou était le bureau de la direction…

-« Tu ne serais pas me montrer où… Où se trouve le bureau de la direction ? »

Elle baissa les yeux, gênée.

-« Je le cherche depuis que je suis ici… Et je me suis légèrement perdue… »
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Rose Delis
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MessageSujet: Re: Qui a dit que le hoquet ne permettait pas les rencontres ?   Lun 29 Juil - 14:39

« Je … De rien. Mais pourquoi tu me remercies si je t’ai fais peur ? »

Ah, Rose ! Sacrée moi, perdue dans ce monde de la Haute Société. Faut que j’arrête de dire tout et n’importe quoi, et surtout, SURTOUT, il faut que  j’arrête de dire tout ce qui me passe par la tête. Allez, rattrapes donc le coup, tant qu’il en est encore temps !

« Ben … C’est-à dire que j’arrivais pas à me débarrasser de mon hoquet et … Tu m’as aidée, quoi ! »

Maintenant, tu CHANGES de sujet, avant de ne plus pouvoir te sortir de cette vague de ridicule. La première chose la moins stupide qui te passe par la tête.

« Tu es nouvelle non ? »

Tu t’améliores ! Enfin quelque chose d’un peu sensé. Cela n’eût cependant pas l’effet escompté, la jeune fille sursauta, comme si c’était elle qui avait un hoquet. Arrêtes avec cette histoire, maintenant.

« Euh … Oui, je … Mes parents viennent de me déposer devant le pensionnat, et … »

Elle était donc bien nouvelle. Elle n’avait pas l’air très à l’aise, voire pas du tout : elle rougissait jusqu’aux oreilles tout en parlant – bafouillant serait plus juste. Essayons donc de faire ce que je n’arrive jamais à faire : la rassurer.

« Ne t’inquiètes pas, ça va bien se passer, hein ! »

Tout en disant cela, je me remémorais mes premiers jours au pensionnat. Puis les évènements surnaturels qui avaient eu lieu, mettant en scène fantômes, squelettes, et autres monstres. Je ne pouvais pas passer cela sous silence. Même si j’avais su mentir, je ne sais pas si je l’aurais fait : il valait mieux qu’elle sache dès le début ce qui se cachait entre ces murs, qu’elle puisse se préparer mentalement, quoi. Sentant qu’un courant d’air balayait le couloir, je baissais le ton :

« C’est vrai que ce pensionnat est un peu étrange … Tu n’as pas peur des fantômes, au moins ? »

Voilà, bien, Rose, fiche donc l’ambiance en l’air - déjà que c’était pas encore ça -, en lui faisant peur ! Non. La jeune fille sourit juste. J’avais réussi à la faire sourire ! Moi, Rose Delis ! Mais si elle souriait, c’est que cette idée l’amusait … Non ? Allons donc ! Qu’y a-t-il de drôle à être cernés d’esprits en tous genres ?

« Hum … Des fantômes ? »

« Oui, des fantômes, mais j’ai entendu dire qu’il y avait des squelettes, aussi. »

Un de mes autres défauts : rien ne m’arrête. Dès qu’on m’a lancée sur un sujet, je raconte tout ce qu’on m’a dit, quand bien même cela serait-il faux, je ne m’en rendrais pas compte. Et là, il faut bien le reconnaître : elle ne souriait plus. Elle était même devenue aussi blanche qu’un spectre … Bon, d’accord, j’arrête. Vraiment, cette fois.

« Sinon, moi c’est Rose. Rose Delis ! Et toi ? »

Ah, voilà, les présentations, on y arrivait, enfin ! N’est-ce pas d’ailleurs ce que l’on fait en premier, lorsqu’on est une personne civilisée ? Promis, je retiens la leçon. Pour la prochaine fois. Pour faire bonne mesure, je lui tendis solennellement la main, comme j’avais vu ces gens de la Haute Société le faire. Ce n’est qu’après que je me rendis compte que j’avais tendu la main gauche… Elle la serra tout de même, sans oser plus que cela.

« Moi je m’appelle Victoire. Victoire Collin. Dis … ? Tu ne saurais pas me montrer où … Où se trouve le bureau de la direction ? Je le cherche depuis que je suis ici … Et je me suis légèrement perdue …»

Elle avait dit cela tout en rougissant. Allons ! Ce n’est pas si grave de se perdre ! Ca avait bien du m’arriver une vingtaine de fois, depuis que j’étais ici (depuis un mois, quoi), et j’avais toujours réussi à me retrouver, non ? Même si c’était après plusieurs heures. Je lui souris. Je ne savais fichtrement rien de l’endroit où pouvait bien se trouver le bureau de la direction. Mais, depuis peu, j’avais découvert que quelques plans se cachaient dans les couloirs du pensionnat. Oui, des plans ! Même si je les lisais une fois sur deux à l’envers, ils m’avaient bien aidée, à chaque fois que j’en ai eu besoin !

« Hm … Le plus sûr serait qu’on parte à la recherche d’un plan du pensionnat. Il y en a toujours un, dans ces couloirs ! Alors … »

Je parcourus le couloir, et revenais à mon point de départ, sans me rendre compte que ce fichu plan était juste à côté des toilettes.

« Euh … Je ne sais pas vraiment où … Ah ! »

Je pointais du doigt le plan, que je venais tout juste d’apercevoir. Je baissais ma main, honteuse. ‘’On ne montre pas du doigt, Rose ‘’. Combien de fois ma mère m’avait-elle répété ces mots ? Cela devait être encore plus malpoli lorsqu’on était en présence de personnes de la Haute Société. Non ?
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MessageSujet: Re: Qui a dit que le hoquet ne permettait pas les rencontres ?   Ven 2 Aoû - 16:16

Victoire vit un sourire se peindre sur le visage de Rose.

-Rose- « Hm … Le plus sûr serait qu’on parte à la recherche d’un plan du pensionnat. Il y en a toujours un, dans ces couloirs ! Alors … »

Des plans ? Victoire était perplexe. Rose ne connaissait pas le pensionnat ? Il était si grand que cela ? Rose se mit à parcourir tous le couloir, Victoire la suivit. Et elles revinrent finalement sur leur pas. Pour revenir vers la même pièce. Victoire jeta un coup d’œil, et remarqua que c’était les toilettes.

-Rose- Euh … Je ne sais pas vraiment où … Ah ! »

Rose pointa du doigt un point précis, montrant un plan, un air victorieux apparu sur son visage, pour laisser place à la honte au moment où Rose rabaissa le doigt. Victoire se rappela que ses parents lui avaient dit que… C’était un manque de politesse. Victoire fixa Rose, avec un regard interrogateur. Faisait-elle partie de la haute société ? Pourquoi réagissait-elle comme ça ? Victoire ne connaissait pas réellement les manières, les gestes ont adapté. Même si ses parents avaient pris soin de lui enseigner les bonnes manières… Victoire n’était pas une noble.

Rose prit donc la carte, puis la lisait. Elles se mirent en route. Victoire regardait Rose perplexe. Connaissait-elle vraiment le pensionnat si elle avait besoin d’un plan ? Elle la suivit, calmement. Après tout, elle ne le connaissait pas du tout et ne voulait pas se mettre en avant comme ça alors qu’elle venait à peine d’arriver. Elles allèrent dans un couloir, puis dans un autre, puis encore un autre. Elles finirent par monter des escaliers.

Et se trouvèrent dans ce qui paraissait être… Des dortoirs. Bien… Mais… Le bureau de la direction se trouvait-il ici? Elles parcoururent encore plusieurs couloirs et finirent par se perdre. Victoire s’abaissa, commençant à avoir mal aux pieds. Mais où étaient-elles ?! Elle fixa finalement Rose qui regardait encore ce satané plan, tout en abordant un air perplexe, à son tour. Victoire fini par appeler sa nouvelle… Amie (?) après quelques minutes de silence.


-« Rose ? »

Elle prit son courage à deux mains, puis poursuivit.

-« Tu es sûre qu’on ne s’est pas perdue ? »

Victoire avait dit ça en rougissant, intimidée.
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Rose Delis
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MessageSujet: Re: Qui a dit que le hoquet ne permettait pas les rencontres ?   Dim 4 Aoû - 22:47

Je regardai attentivement la carte. Donc, si là nous étions au rez-de-chaussée, d’après le plan, nous avions juste à monter un escalier, prendre le grand couloir, tourner à droite, puis prendre la première porte à gauche … Oui … Bon, je m’en rappellerais ! Nous parcourûmes donc plusieurs couloirs, cherchant un escalier. Il y en avait partout. Enfin, d’habitude. Quand on n’en avait pas besoin, quoi. Après être montées d’un étage, arrivions … Aux dortoirs ?! Hein ?! Qu’est-ce qu’ils faisaient ici, ceux-là ? Comment nous sommes-nous retrouvées dans la partie Internat du Pensionnat, alors qu’à la base nous étions dans la partie école ? J’emmenais Victoire à ma suite, tentant de m’orienter vers l’est … Euh … L’ouest ? Étions-nous à l’Est ou à l’Ouest, là … ? Après nous avoir entraînées dans de nouveaux couloirs, de plus en plus étroits et sombres, je trouvais à nouveau un plan. Horrifiée, je me rendis compte que nous étions à l’exact opposé de notre destination : le bureau de la directrice. Zut. C’était bien mon genre, à moi, de perdre d’autres élèves dans les couloirs du pensionnat … Quand je cherchais les dortoirs, je tombais sur la directrice, et quand je cherchais la directrice, je tombais sur les dortoirs … Qui est cette satanée sorcière qui m’a collée cette satanée malédiction ?! Une voix interrompit mes pensées, et me fit me retourner.

« Rose ? Tu es sûre qu’on ne s’est pas perdue ? »

« Oui, je suis sûre qu’on est perdues ! … Euh … »


Grand moment de solitude. Soudain brisé par une porte qui claqua soudain, coupant la seule source de lumière de ce couloir étroit. Des pas … N’osant respirer ou bouger, j’ouvrais grand mes yeux, aux aguets. La porte se rouvrit en grand, occasionnant un brusque courant d’air. Nous voyons l’ombre d’un homme, menaçante, se découper sur le mur du couloir. Criant comme une seule personne, nous partîmes en courant dans la direction opposée.

« MAMAAAAAAAAAN ! »

Je rentrais dans quelqu’un. Une femme. J’entraperçus quelques cheveux blonds. Maman ? Sans trop réfléchir, je me jetais dans ses bras, trempant son cou de larmes. Je relevais la tête et reconnus son visage, malgré mes yeux mouillés. Oups. La directrice. Je reculais précipitamment, appréhendant déjà toutes les punitions que je pourrais avoir pour avoir osé lui faire un câlin, osé tâcher son noble cou de mes larmes, osé l’appeler « Maman » sans le vouloir …

« Dé … Désolée ! Désolée, désolée, désolée, désolée, désolée ... »

Je tremblais à présent de tous mes membres. Bon, il y avait AU MOINS un bon point : à défaut de trouver le bureau de la directrice, on avait trouvé la directrice elle-même ! Je lui avais même fais un câlin !
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Qui a dit que le hoquet ne permettait pas les rencontres ?   Lun 5 Aoû - 11:38

Qu'on ne lui parle plus jamais de mariage, qu'on ne lui parle plus jamais de bébé, qu'on ne lui parle plus jamais de RIEN ! Et surtout, surtout, qu'on ne lui parle plus de toutes ces maudites conventions sociales idiotes, des mœurs, de toutes ces "lois" non officielles et qui parvenaient pourtant à pourrir la vie des honnêtes gens. Elle emmerdait les conventions sociales ! Elle emmerdait aussi sa famille toute entière, les hommes"très comme il faut" avec qui ils voulaient la caser, et toutes ces bêtises.

Elle se gara derrière l'école et claqua la portière de sa voiture. Du calme, maintenant. Elle devait organiser sa semaine pour d'autres entretiens d'embauche, étant donné que leur ex sous-directeur était parti au bout de deux jours... Record battu, même celui qu'elle avait embauché au début d'année était resté un mois. Elle entra dans la chapelle et s'y assit quelques instants, histoire de faire une pause. Leur vieux prêtre dépoussiérait les statues en chantonnant un cantique religieux.

Elle allait souvent se réfugier dans les églises et les chapelles lorsqu'elle était en colère ou avait d'un moment seule, sans penser à rien. Posant une main sur son ventre, elle ferma doucement les yeux. Combien de temps encore avant que ce ne soit visible ? Deux mois ? Trois ? On était fin Octobre. Elle allait accoucher normalement au mois de Juin. Bonne nouvelle, elle allait avoir tout l'été pour réorganiser sa vie et y intégrer son enfant. Mauvaise nouvelle, la prochaine rentrée risquera d'être encore plus secouée. Elle grimaça et se leva, secouant son corsage et sa jupe longue. Si elle portait des hauts assez amples, elle pouvait espérer cacher son état un peu plus longtemps, mais...

L'esprit occupé par tous ces problèmes, et par les lettres de candidature qu'elle avait reçu pour le poste de sous-directeur, elle marchait rapidement dans les couloirs lorsqu'au bout de l'un d'eux, elle eut des échos de voix féminines.

« Oui, je suis sûre qu’on est perdues ! … Euh … »

Elle tourna la tête, juste au moment où deux furies hurlèrent "maman" avant de se précipiter dans sa direction. Totalement stupéfaite, elle ne réagit même pas lorsque l'une d'elle se jeta dans ses bras en pleurant. La colère revint d'un seul coup. Ce n'était. Certainement pas ! Le moment. De se jeter dans ses bras en criant maman ! Elle reconnut l'élève, Rose Delis, alors qu'elle reculait d'un bond.

« Dé … Désolée ! Désolée, désolée, désolée, désolée, désolée ... »

Sa voix faiblissait au fur et à mesure, et sa voix tremblait. Des étincelles jaillirent en force des mains de Gabriella un court instant avant qu'elle ne reprenne le contrôle. Contrôle très bref car elle se mit à hurler.

- De un, on ne court pas dans les couloirs ! De deux, on ne hurle pas au milieu des personnes qui travaillent ! De trois, qu'est-ce que vous fichez ici alors que la pause est terminée depuis dix minutes ?! Vous séchez les cours ?!

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Rose Delis
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MessageSujet: Re: Qui a dit que le hoquet ne permettait pas les rencontres ?   Mar 13 Aoû - 20:58

Ouh là là … Je ne savais pas qu’un câlin pouvait mettre autant en colère quelqu’un. Pas au point de faire des étincelles en tous cas. Au sens propre du terme ! Je me rendis tout à coup compte que la directrice était en train de crier. Hein ?! Crier pour un câlin ?! Pour quoi faire ? Crier pour la guerre, la famine, les injustices, la misère, passe encore, mais pour un câlin … ? C’était pas vraiment un câlin en plus, mais … Passons.

« … qui travaillent ! De trois, qu'est-ce que vous fichez ici alors que la pause est terminée depuis dix minutes ?! Vous séchez les cours ?! »

Oups. J’avais loupé les un et deux … Tant pis ! J’avais au moins entendu le troisième sermon. Le truc c’est que quand on me demande quelque chose, je réponds, je crache tout, sauf quand je prends le contrôle et que je ne pipe mot. Mais là, c’est plus fort que moi. Ma mère m’a habituée comme ça après tout. Alors je parle, vite, très vite - je doute même que mon interlocutrice comprenne quelque chose -, sans arriver à m’arrêter.

« Ben, elle c’est Victoire, une nouvelle élève. Elle est tout juste arrivée. Je suis tombée sur elle, et en cherchant votre bureau on s’est perdues. On a vu une silhouette, et comme il y a des rumeurs, enfin, des légendes, qui circulent sur le Pensionnat, on a pris peur. C’est tout. Et nous n’avions aucune intention de sécher les cours. Surtout que je suppose qu’elle doit passer par votre bureau avant d’aller en cours, non ? »

Je jetais un coup d’œil à Victoire. Il valait peut-être mieux que je la laisse seule. Oui, mais, pour retrouver le chemin … ? Remarques, je suis pas sûre qu’on y arrive mieux si on est toutes les deux. Et puis, j’avais mis la directrice en colère. Victoire n’avait rien à voir là-dedans, presque, mais … Comme elle était nouvelle, peut-être que la directrice serait plus indulgente ? M’enfin, elle me semblait aussi imprévisible que les étincelles qui jaillissaient de ses doigts, tout à l’heure. Indécise, je dansais d’un pied sur l’autre. Ah oui, j’avais cours. Petit problème : le troupeau d’élèves que je suivais d’habitude doit se trouver à l’autre bout du pensionnat. Je ne me rappelais même plus quelle matière j’avais … Avec qui … En quelle salle ? Après un petit instant, j’ajoutais donc, lentement :

« Euh … Je ne sais plus … où est-ce que … Je dois aller … Je vais chercher, hein … »

Et je pars, hésitante. Euh … Non, je reviens, finalement. Zut, ça ne va pas la calmer, ça. Tentant de maîtriser ma voix, je dis :

« Encore désolée. Je ne sais même pas où nous sommes... »

[HRP : Désolée, j'avais pas beaucoup le temps u_u]
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MessageSujet: Re: Qui a dit que le hoquet ne permettait pas les rencontres ?   Mar 20 Aoû - 17:45

-Rose-« Oui, je suis sûre qu’on est perdues !... Euh… »

Victoire fronça les sourcils, se demandant ce qu’elle avait fait pour mériter cela… Soudain, un bruit se fit entendre rompant le silence qui régnait en maître dans le couloir. Un bruit de porte que l’on claque, les faisant plonger dans le noir, rendant le couloir tout à coup très… Terrifiant.

Des bruits de pas se firent entendre, fixant Rose avec de gros yeux, elle remarqua que cette dernière les avait également ouverts en grand, l’air d’être sur ces gardes. Ensuite la porte qui s’était fermée plus tôt s’ouvrit en grand. Victoire sentit de l’air courir sur ces joues, sur sa peau. Elle prit une grande goulée d’air frais, essayant de garder son calme, de ne pas paniquer.

Ensuite elles aperçurent une l’ombre d’un homme, se dessiner sur le mur du couloir. Elles se mirent à crier à l’unisson avant de partir toutes les deux en courant veillant à s’éloigner de cette ombre plus que terrifiante elle aussi. Elles crièrent toutes les deux « Mamaaaaaaaaaaaaaan ! » et tout à coup, Rose rentra dans une femme, très belle, que Victoire ne connaissait pas.

Victoire s’éloigna, arrêtant de courir et de crier dès l’instant où Rose était rentrée dans cette femme, intimidée, elle ne dit rien, écoutant, fixa cette femme aux cheveux blonds. Victoire fit de gros yeux, étonnée. Sa mère était ici . Mais… Était-ce possible ? Femme que Rose avait appelée « maman »… Rose se jeta dans les bras de cette dame, puis se recula précipitamment. Bon… Ce n’était donc pas sa mère, visiblement.


-Rose-« Dé … Désolée ! Désolée, désolée, désolée, désolée, désolée ... »

Victoire s’aperçut que sa nouvelle amie tremblait de tous ses membres. Et donc… ? Elle baissa le ton, et s’excusa de plus en plus bas. Finissant ses excuses dans un chuchotement. Victoire fixa la femme. Et s’aperçut que des éclairs jaillirent de ses mains, avant de se dissiper. D’un coup, elle se mit à hurler, faisant sursauter Victoire qui ne s’y attendait pas.

-Dame- « De un, on ne court pas dans les couloirs ! De deux, on ne hurle pas au milieu des personnes qui travaillent ! De trois, qu'est-ce que vous fichez ici alors que la pause est terminée depuis dix minutes ?! Vous séchez les cours ?! »

Victoire ne savait pas où se mettre, intimidée, gêne. Mais c’était sans compter sur Rose, qui elle déclara –tellement rapidement qu’il fut difficile à Victoire de comprendre ce qu’elle disait - :[/i]

-Rose- « Ben, elle c’est Victoire, une nouvelle élève. Elle est tout juste arrivée. Je suis tombée sur elle, et en cherchant votre bureau on s’est perdues. On a vu une silhouette, et comme il y a des rumeurs, enfin, des légendes, qui circulent sur le Pensionnat, on a pris peur. C’est tout. Et nous n’avions aucune intention de sécher les cours. Surtout que je suppose qu’elle doit passer par votre bureau avant d’aller en cours, non ? »

Victoire aperçu que Rose la fixa, à présent. Que ? Que comptait-elle faire ? La laisser seule ? Avec cette dame ? Victoire masqua une légère grimace,  contente qu’il n’y ai pas d’eau dans le coin…D’un coup, elle vit Rose se mettre à se dandiner, à danser sur ses pieds.

-Rose - « Euh … Je ne sais plus … où est-ce que … Je dois aller … Je vais chercher, hein … »

Victoire s’empêcha de sourire, amusée pour le coup. Rose avait donc cours à présent... Cela voulait dire qu’elle l’avait retardée… Elle se mordit la lèvre inférieure, honteuse... Rose commença à partir, quand elle revint, aussitôt.
-Rose- « Encore désolée. Je ne sais même pas où nous sommes... »

Manquant d’éclater de rire, tant elle était nerveuse et tant elle trouvait cette situation ridicule, elle fixa Rose, puis la seule adulte présente ici.

-« Je… Je suis désolée… Comme Rose vous l’a dit, mes parents viennent… Enfin, venait de me déposer devant le pensionnat. Ils m’ont dit que je devais aller au bureau directionnel. Et… En essayant de le trouver je me suis perdue… »

Elle s’arrêta un bref instant pour reprendre sa respiration, puis continua.

-« Alors que je le cherchais j’ai croisé Rose et lui ai demandé si elle ne pouvait pas m’y emmener… Et au final on s’est perdues toutes les deux. »

Plus elle avançait dans son monologue, plus elle rougissait et plus son cœur battait la chamade tant elle était mélangée entre la peur et l’intimidation. Elle l’intimidait beaucoup.
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Gabriella de Lizeux
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MessageSujet: Re: Qui a dit que le hoquet ne permettait pas les rencontres ?   Dim 25 Aoû - 13:40

Rose - « Ben, elle c’est Victoire, une nouvelle élève. Elle est tout juste arrivée. Je suis tombée sur elle, et en cherchant votre bureau on s’est perdues. On a vu une silhouette, et comme il y a des rumeurs, enfin, des légendes, qui circulent sur le Pensionnat, on a pris peur. C’est tout. Et nous n’avions aucune intention de sécher les cours. Surtout que je suppose qu’elle doit passer par votre bureau avant d’aller en cours, non ? »

Elle avait parlé si vite que Gabriella avait du mal à comprendre. Si cette fille était une nouvelle élève, pourquoi ses parents n'étaient pas venues avec elle, au lieu de l'abandonner à l'entrée du Pensionnat ? Encore deux belles tête de ***, oui ! Observant la jeune fille, elle se souvint qu'ils devaient recevoir une certaine Victoire Ophélie Collin. C'était donc elle.

Rose - « Euh … Je ne sais plus … où est-ce que … Je dois aller … Je vais chercher, hein … »

Oui, elle avait tout intérêt à chercher, et fissa ! Ce n'était quand même pas si compliqué de se repérer ici, non ? Rose finit par tourner les talons, mais sembla très vite hésitante. Très bien. Gabriella soupira légèrement, regardant son élève qui finit par revenir vers eux.

Rose- « Encore désolée. Je ne sais même pas où nous sommes... »

Bon, très bien. La directrice sentit la colère la quitter, au prix d'une immense lassitude. La nouvelle semblait avoir envie de rire, bien que Gaby ne voyait pas ce qu'il pouvait avoir de drôle là-dedans. Peut-être avait-elle seulement un humour très particulier.

Victoire -« Je… Je suis désolée… Comme Rose vous l’a dit, mes parents viennent… Enfin, venait de me déposer devant le pensionnat. Ils m’ont dit que je devais aller au bureau directionnel. Et… En essayant de le trouver je me suis perdue… »

Des parents qui n'accompagnaient même pas leur propre fille, étaient-ce vraiment des parents ? Ils voulaient sans doute se débarrasser d'elle le plus rapidement possible. Elle était dégoûtée par les gens qui agissaient ainsi, comme s'ils se moquaient de leurs propres enfants.

Victoire -« Alors que je le cherchais j’ai croisé Rose et lui ai demandé si elle ne pouvait pas m’y emmener… Et au final on s’est perdues toutes les deux. »

Bon, très bien. Si ça continuait ainsi, elle allait insérer des cours pour le sens de l'orientation dans le programme scolaire. Certains semblaient en avoir un besoin urgent, et cela leur sera très certainement utile. En soupirant, elle décrocha un plan un mur et le mit sous le nez de Rose.

- Nous sommes ici, dit-elle en traçant une croix avec un petit crayon. Vous devez aller par là pour retrouver les salles de cours.

Elle lui traça le chemin à prendre, en ajoutant quelques annotations pour se repérer, puis lui colla le plan dans les mains avant de faire signe à Mademoiselle Collin de la suivre. Elle repartit à grands pas, maugréant intérieurement contre les parents incapables.

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MessageSujet: Re: Qui a dit que le hoquet ne permettait pas les rencontres ?   Sam 28 Sep - 0:31

[HJ: Désolée du retard, je ne savais pas que tu attendait une réponse. Je pensais que c'était un RP clôturer ^^' Bref, j'ai réussi à avoir un peu plus du minima demander (2.020 caractères o//) :p Désolée s'il reste des fautes ^^'(Je ne savais plus si je devais répondre ici, ou si je devais ouvrir un autre sujet pour répondre ^^' Donc je l'envoi ici.)]

La directrice (Rose avait dit « votre bureau », cela voulait donc dire, qu’elle était la directrice du pensionnat.) soupira tout en décrochant un plan du mur et mis sous le nez de Rose avant d’y griffonner ce que Victoire put voir comme une croix tout en parlant à son amie.

-Directrice-« Nous sommes ici. Vous devez aller par là pour retrouver les salles de cours. »

La directrice griffonna encore quelques trucs sur le plan, puis le donna à Rose. Victoire vit que la directrice l’invita à la suivre, avant de partir à grandes enjambées. Victoire fixa deux secondes son amie, puis rejoignit en vitesse la directrice, elle ne voulait pas se perdre… Et, ne voulait pas l’agacer et l’énervée. De plus, elle devait lui parler pour finaliser son inscription, d’après ce que ses parents lui avaient dit… Elle se perdit dans ses pensées tout en la suivant. Pourquoi ses parents étaient si occupé… ? Ils auraient pu faire de la place pour la finalisation… Bref, elle poussa un léger soupir.

Elles marchèrent longtemps –enfin, Victoire en eut l’impression. Elle eût l’impression que les couloirs n’en finissaient pas, de tourner encore et encore, de monter des escaliers et d’en descendre d’autre, pour finir par tourner en rond.-, puis finirent par arrivées devant une porte, où l’on pouvait lire l’écriteau : « Directrice ».
Victoire retint un léger soupir de soulagement.


*C’est vrai qu’il est grand, ce pensionnat…*

-« Madame ? Je dois signer quelque chose ou vous donner d’autres informations pour finir l’inscription? »

Victoire regarda ses pieds, puis se força à regarder la directrice.

-« Mes parents sont trop occupés pour m’accompagner… Donc ils n’ont eu que le temps de me déposer en m’informant que je devais venir vous trouver… Mais c’est tout ce que j’ai eu comme information. »

Pourquoi lui disait-elle ça ? Victoire n’en savait rien. Mais… Elle avait besoin de lui expliquer, même si elle ne lui avait rien demandé… Elle était timide, mais… Quelque chose en elle la poussait à lui donner cette information.
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Qui a dit que le hoquet ne permettait pas les rencontres ?
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