1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Exclusion des Karinof

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Ste Famille
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MessageSujet: Exclusion des Karinof   Lun 22 Juil - 23:26


PNJ Georges Karinof



Georges reposa le combiné du téléphone. Extérieurement, il gardait un air totalement impassible. Intérieurement, il bouillait de rage. Il lissa les plis de son uniforme, toujours impeccable, ne laissant absolument rien transparaître devant les deux subordonnés travaillant avec lui ce matin. Du calme. Jamais sa chère Elisabeth ne l'avait appelé alors qu'il se trouvait au travail. Jamais ! Mais cette fois, la pauvre femme avait été si choquée qu'elle avait dû lui en faire part de suite. Et lui-même n'en revenait. Ils étaient au mois d'Octobre ! En Octobre ! Comment ce gosse infernal, et sa sœur qui le suivait dans toutes ses bêtises, avaient-ils pu se faire exclure dès le mois d'Octobre ? Record battu, pour ainsi dire.

Lorsqu'il rentra, Elisabeth était dans tous ses états, après avoir reçu un coup de fil glacial de la directrice du Pensionnat. Jasper avait entraîné des camarades dans les catacombes et faillit  provoquer leur mort. Laura avait mis un bordel monstrueux dans les cuisines, piqué une crise de nerf au beau milieu du réfectoire pendant le déjeuner, et s'était rebellée pour défendre son frère. Résultat des courses, ils étaient tous les deux exclus pour deux semaines.

- Du calme, ma chère, ne vous mettez pas dans des états pareils. Je vais les chercher.

Il préféra conduire lui-même, cette fois, après avoir prévenu qu'il sera absent pour des raisons familiales et urgentes. Pas question de prendre un chauffeur pour qu'il aille ensuite ébruiter cette histoire ! Il n'avait même pas pris le temps d'ôter son uniforme pour des habits civils, pressé et furieux. Ses deux enfants... Laura était encore jeune, mais il pensait pouvoir faire quelque chose de bien d'elle, avec un peu de temps et de la ténacité. Elle les écoutait, et semblait bien plus réceptive et attentive que son frère. Un jour, elle sera prête pour la vie qui l'attend.

Non, finalement, c'était Jasper qui lui causait le plus de soucis. Il était l'aîné, un garçon de surcroît, et son principal devrait donc être de prendre la suite de son père ! Il devrait suivre une carrière militaire, apprendre à gérer la fortune familiale, commencer dès maintenant à s'intéresser à leurs affaires, voir en mener quelques unes. Mais non ! Insouciant, empoté, rebelle... Combien de fois faudra-t-il le corriger avant qu'il ne rentre dans le droit chemin ?!

Arrivant au Pensionnat, bien droit dans ses bottes militaires et son uniforme de général d'armée, il ne mit guère de temps à retrouver ses deux enfants. Ils attendaient dans une petite salle, non loin du bureau de la directrice, des sacs posés à leurs pieds. Georges s'avança vers son fils, le considéra un instant, l'air dur, puis le gifla aussi violemment qu'il le put. Sa sœur vint aussitôt se cacher derrière lui. Il réprima un soupir agacé.

- Tu me fais tellement honte ! Qu'est-ce qu'on va pouvoir faire de toi, dis-moi ?!

Il fit ensuite sèchement signe à sa fille de s'approcher. Elle obéit timidement, l'air nerveuse. Il la gifla à son tour, tout aussi fort. Elle fila dans les bras de son frère, alors qu'il mettait les mains sur ses hanches.

- Il va falloir que tu apprennes à te tenir, Laura ! Même chose pour toi, Jasper ! Je ne tolérerais pas que mes propres enfants se conduisent comme des sauvages !

Il eut un reniflement de mépris, les fixant pour bien leur faire comprendre que ce qui les attendait une fois revenus serait pire.
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Jasper K. Nakajima
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MessageSujet: Re: Exclusion des Karinof   Jeu 25 Juil - 15:20

Viré. Ce mot tournait dans la tête de Jasper. Viré, lui ! D'accord, il l'avait cherché. t l'avait on ne peut plus méritait. Mais ce qu'il ne supportait pas, c'était que Laura ait fait exprès de se faire éjecter elle aussi ! Ce n'était pas possible ! Il ne méritait pas ça, il ne méritait pas qu'elle le suive partout, qu'elle s'attache à lui, qu'elle lui fasse confiance, même. Il ne méritait rien de tout cela, pas après ce qui s'était passé.

Il était assis dans une salle d'attente, son sac et celui de Laura posés près d'eux. Il ne parlait pas, les dents serrés, la culpabilité lui rongeant l'estomac. Il avait mis sa petite sœur en danger... Il était un monstre, indigne de respirer le même air qu'elle. Il retint un soupir, puis un bruit lui fit lever la tête. Il se remit debout alors que leur père arrivait à grands pas et se planta devant lui. Il avait gardé son uniforme, orné de ses galons gagnés à la Grande Guerre. Jasper ne dit rien, et reçut sans surprise la gifle violente qui lui brûla la joue. Il serra les dents, les larmes aux yeux.

Père - Tu me fais tellement honte ! Qu'est-ce qu'on va pouvoir faire de toi, dis-moi ?!

Il avait terriblement envie de répliquer mais parvint à se contenir. Leur père gifla Laura à son tour et elle vint se réfugier en courant dans ses bras. Il la serra contre lui, le regard noir. Il détestait ses géniteurs... Leur mère, hautaine et arrogante qui ne se souciait que de ce que les gens pensaient d'eux. Leur père, un militaire coincé qui ne se souciait que de sa carrière et de ses ambitions.

Père - Il va falloir que tu apprennes à te tenir, Laura ! Même chose pour toi, Jasper ! Je ne tolérerais pas que mes propres enfants se conduisent comme des sauvages !

Voilà qui promettait... La directrice n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait en les renvoyant ainsi chez eux d'une telle façon pour deux semaines entières. Mais son père aura beau le frapper tant qu'il voudra, Jasper ne reviendra jamais sur ses considérations. Il gardera son indépendance d'esprit, quoi qu'il arrive, il le jurait.


Une heure plus tard, ils quittaient le Pensionnat. Le rendez-vous avait été glacial. assis à l'arrière avec Laura, Jasper gardait les bras croisés et le regard fixé à l'extérieur. Ils partaient à Paris... Et quoi qu'il arrive, il refusait de se soumettre.

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Laura K. Nakajima
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MessageSujet: Re: Exclusion des Karinof   Sam 27 Juil - 17:28

Voilà. Ils étaient exclus du Pensionnat pour deux semaines… Adieu les cours, adieu les bêtises, adieu les amis. Bonjour les ennuis, les engueulades, les coups. Même si Jasper ne lui disait jamais ce que leur père le frappait loin d’elle et de sa mère, elle s’en doutait. Oh, elle ne le lui avait jamais dit… Mais elle le savait. C’était en grosse partie pour cette raison qu’elle avait cherché à se faire exclure en même temps que lui, et non pas seulement pour ne pas être seule ici. Au moins, il aurait quelques minutes de répit, il pourrait sourire de temps en temps et ne déprimerait pas comme il l’aurait fait s’ils avaient été seuls. Le seul problème, c’est qu’il s’en voulait, qu’il était beaucoup plus silencieux et qu’il mettait l’exclusion de Laura sur son dos. Mais elle ne voulait pas qu’il s’en veuille ! Ce n’était pas sa faute si elle les avait suivis dans les catacombes ! Et puis, elle l’aurait fait un jour ou l’autre de toute façon. Alors bon, maintenant ou plus tard… Elle lui aurait quand même posé des questions.

Laura restait près de son frère, n’osant pas bouger, craignant la réaction de leurs parents. Elle avait oublié ce léger détail, elle ignorait même comment ils allaient réagir. Enfin, elle avait quelques idées, elle savait qu’ils allaient les engueuler et les frapper, mais… Après ? Ils allaient faire quoi, pendant deux semaines ? S’ennuyer ? Se faire engueuler tous les jours ? Le seul réconfort qu’elle trouvait là-dedans était qu’ils n’avaient pas réussi à la séparer de son frère. Mais lui, par contre, il s’en voulait. Il fallait qu’elle lui parle, qu’elle lui dise qu’elle ne lui en voulait pas, qu’elle avait fait ça exprès. Enfin… Quoi que. C’était peut-être une mauvaise idée, ça. Tant pis, il n’allait pas l’engueuler vu qu’il s’en voulait. Alors, elle lui parlerait. Dans la voiture. C’était le seul moment. Mais voilà que leurs parents arrivaient… Aïe. Sans grande surprise, leur père frappa Jasper. Mais qu’il le laisse tranquille ! Elle se cacha derrière lui, les larmes aux yeux. Elle ne voulait pas qu’il frappe son frère… Si seulement il le connaissait. Juste un peu. Il ne serait pas aussi déçu. Son frère lui-même avait les larmes aux yeux… Elle l’avait rarement vu comme ça.

Père – Tu me fais tellement honte ! Qu'est-ce qu'on va pouvoir faire de toi, dis-moi ?!

Son père lui fit signe de s’approcher. Hum. Elle jeta un regard à son frère. De toute façon, elle n’avait pas trop le choix… Si elle ne venait pas jusqu’à lui, il viendrait la chercher, la tirerait par le bras et ce serait encore pire. Laura s’avança donc, timidement, de plus en plus nerveuse. Dès qu’elle fut à sa portée, il la gifla. Fort. Très fort. Il était fou ! Elle fila dans les bras de son frère, laissant les larmes couler. Lui arrivait à ne pas pleurer, pas elle. C’est ce qu’elle admirait le plus chez lui, pour le coup… Il ne pleurait pas. Alors qu’il recevait bien plus de coups qu’elle. Sentant Jasper refermer ses bras sur elle, elle entendit vaguement son père lui dire :

Père – Il va falloir que tu apprennes à te tenir, Laura ! Même chose pour toi, Jasper ! Je ne tolérerais pas que mes propres enfants se conduisent comme des sauvages !

Des sauvages… Parce qu’eux n’avaient jamais eu de comportements pareils ? Et puis, ils n’avaient rien fait, techniquement. Ce qu’on leur reprochait était d’être allé dans les catacombes, non ? Ils n’avaient qu’à mieux fermer tout cela, ou dire pourquoi c’était interdit. S’ils l’avaient dit, au moins, ils n’auraient pas cherché à entrer dans les catacombes et Laura n’aurait jamais mis un seul orteil dedans. Mais ici… Tout se passait extrêmement mal. Les semaines à venir promettaient, des semaines d’étude et de coups en fait, sûrement. Ils remontèrent jusqu’aux dortoirs sous les yeux des autres étudiants, firent leurs sacs en silence, rassemblant leurs dernières affaires. Bon. Ce n’était que deux semaines, après tout.

L’heure suivante, ils montèrent dans la voiture, en route vers Paris. Pour deux semaines. Jasper regardait dehors, gardant les bras croisés sur sa poitrine. Laura voulait faire quelque chose… Elle ne pouvait pas lui parler maintenant, c’était impossible vu que leurs parents étaient juste à côté. Ils risquaient de tout entendre, pas comme dans la voiture avec le chauffeur au début de l’année. Elle tenterait donc plus tard… Pas le choix. Elle se rapprocha de Jasper, s’accrochant à lui de toutes ses forces, glissant sa tête par-dessous son épaule pour se coller contre lui. Seul réconfort qu’elle avait, qu’elle pouvait trouver pour l’instant. Elle resta dans les bras de son frère durant tout le trajet, sans rien dire. Que dire, de toute façon ?

A leur arrivée à Paris, Laura ne regarda même pas dehors, connaissant assez la ville à son goût. De toute manière, elle n’aurait pas le droit de sortir… Elle le savait. Alors, à quoi bon regarder dehors pour voir des choses qu’elle ne reverrait plus d’ici les deux prochaines semaines ? Ils ralentirent alors, arrivant visiblement à la maison. La voiture s’arrêta ensuite et leur père leur ouvrit violemment la porte, les tirant sans ménagement. Leur mère était là et elle les attendait de pieds fermes. Aïe. Le chauffeur prit leurs valises et les monta alors que leur mère leur annonça d’ores et déjà la couleur des deux semaines qu’ils allaient passer ici.

Mère – Laura, tu viens avec moi. Jasper, tu vas avec ton père. Vous serez consignés tous les deux pendant les deux semaines, Laura, tu étudieras.

Laura suivit sa mère, jetant un regard inquiet à Jasper que son père trainait de force. Encore des coups… Il ne savait faire que ça, ou quoi ? Pendant plus d’une heure, sa mère lui gueula dessus, lui disant qu’elle devait étudier, qu’elle ne devait pas être influencée par Jasper, qu’elle était déçue par son comportement, qu’elle ne ferait rien de sa vie si elle continuait comme cela. Bah, et alors ? Si elle avait envie de faire autre chose, si elle avait envie de ne pas suivre le chemin de sa mère, si elle avait envie de choisir un tout autre avenir ? Hein, si elle en avait envie ? Mais soit, pour l’instant, elle n’avait pas le choix. Laura s’excusa difficilement auprès de sa mère et monta dans sa chambre, s’enfermant et pleurant. Les deux semaines allaient être très, très difficiles… Sa mère l’avertit qu’ils étaient privés de repas ce soir. Tant pis, elle n’avait pas faim. Son frère, quant à lui, était enfermé dans les cachots pour dormir.

Laura entendit alors l’église sonner minuit. Leurs parents dormaient depuis deux bonnes heures, facilement. Mais, par mesure de sécurité, elle attendit encore une heure, juste au cas où. Punie ou pas, elle devait parler à Jasper. Il était au cachot ? Tant pis. Elle ne le laisserait pas culpabiliser inutilement, se prendre des coups juste à cause d’elle sans rien dire. Seulement, il fallait qu’elle se calme… Il ne fallait pas qu’il la voie avec des yeux bouffis et tout rouge. Se passant de l’eau sur le visage quelques fois, elle passa l’heure suivante à se calmer et à se fredonner des chansons drôles pour se calmer. Dès que la grande horloge indiqua une heure du matin, Laura sortit de sa chambre en bidouillant la serrure et descendit les trois étages jusqu’à arriver aux cachots, sans oublier la clef bien sûr. Après dix ou vingt minutes de recherche, elle trouva Jasper. Il n’avait vraiment pas l’air bien…

Laura – Jasper ?

Sans attendre de réponse, Laura entra vraiment dans le cachot et s’approcha de Jasper, se glissant dans ses bras comme elle l’avait fait quelques heures auparavant dans la voiture. Le regardant, elle rajouta :

Laura – Jaz’, je veux pas que tu t’en veuilles… J’ai fait en sorte de me faire exclure, moi aussi. Je voulais pas que tu sois tout seul avec les parents, vu que je sais qu’il ne te ménage pas du tout. Je pensais que… Si j’étais avec toi, tu serais un peu plus heureux, que tu aurais plus de courage. Donc ne t’en veux pas… S’il te plaît ?

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Jasper K. Nakajima
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MessageSujet: Re: Exclusion des Karinof   Sam 10 Aoû - 20:00

Leur père conduisait vite, les dents serrés, les yeux résolument fixés sur la route. Voilà qui promettait... Monsieur le Général avait horreur de l'indiscipline, en particulier venant de ses propres enfants, et supportait également très mal qu'on lui tienne tête. Dommage pour lui, son fils était bien résolu à tenir tête à toutes les personnes ayant ce genre de comportement ! Il réfléchissait à tout cela lorsque sa sœur glissa sur le siège et vint se blottir dans ses bras. Il fut un peu surpris, s'attendant plutôt à ce qu'elle rejette.

Ils arrivèrent à la capitale. Jasper regardait vaguement dehors, les dents serrées. Deux semaines ici ! Ce ne n'était pas possible, c'était juste un cauchemar. Il détestait la capitale, bruyante, surpeuplée, sale... Rempli d'hypocrites, de faux-jeton, de gens qui crevaient la faim et dont tout le monde se foutait royalement. Cela allait être une corvée ! Il retint un soupir, alors que leur père s'engouffrait dans un quartier huppé rempli d'hôtels particuliers, et côtoyant les vaillants ministères de la république. Un étalage de richesse et d'arrogance. Lorsqu'ils sortirent de la voiture, ils tombèrent sur leur mère qui les attendait de pied ferme.

Mère – Laura, tu viens avec moi. Jasper, tu vas avec ton père. Vous serez consignés tous les deux pendant les deux semaines, Laura, tu étudieras.

La main de leur père se referma comme un étau sur son bras, et il le suivit tant bien que mal. Bon, cela allait recommencer. Il fut poussé dans le bureau de son géniteur, une énième fois depuis ses quatre ans, âge où ses parents avaient décrétés qu'il pouvait réfléchir de lui et assumer tous ses actes. Il se contenta de fermer les yeux, sachant très bien ce qui l'attendait.

Les deux heures suivantes furent... Délicates. Il parvint à ne pas crier, mais finit par terre, les bras devant son visage pour se protéger un minimum, et pleurant silencieusement. Complètement meurtri et sonné, il réagit à peine lorsque son père le traîna de force dans les sous-sols puis l'enferma. Il s'allongea sur le petit lit en tremblant, et compta les bleus. Son père n'y avait pas été de main morte. Il se força à s'étirer, pour éviter les courbatures au matin, et vérifier qu'il n'avait rien de cassé.

Quelques heures passèrent. Il sommeillait à moitié, allongé sur le lit, sans parvenir à vraiment dormir. Vers une heure du matin, il vit tout à coup Laura apparaître. Il cacha très vite les dernières traces de larmes, pour ne pas l'inquiéter. Il ne lui avait jamais avoué que leur père le frappait parfois et ne tenait pas non plus à ce qu'elle le sache. Elle entra grâce à une clé qu'elle avait chipé puis vint se blottir dans ses bras. Il retint une affreuse grimace lorsqu'elle toucha ses hématomes. Il referma les bras sur elle en tremblant.

Laura – Jaz’, je veux pas que tu t’en veuilles… J’ai fait en sorte de me faire exclure, moi aussi. Je voulais pas que tu sois tout seul avec les parents, vu que je sais qu’il ne te ménage pas du tout. Je pensais que… Si j’étais avec toi, tu serais un peu plus heureux, que tu aurais plus de courage. Donc ne t’en veux pas… S’il te plaît ?

Elle ne... Elle ne lui en voulait pas ? Vraiment ? Il eut un hoquet, puis se remit à pleurer pour de bon, la serrant contre lui en ignorant la douleur. Il la berça longuement, jusqu'à l'apaiser elle aussi, jusqu'à ce qu'il se sente mieux. Là, d'un coup, il se sentait nettement mieux. Plus serein, plus calme, et apte à faire face. Ce fut le bruit de l'horloge qui le tira de ses pensées. Deux heures du matin. Il se détacha à regrets de sa sœur et lui sourit.

- Retourne dormir, Laura, ça va aller... Ne t'en fais pas.

Il la poussa gentiment vers la sortie, lui promettant que oui, ça irait, qu'il allait, et qu'elle ne devait pas s'en faire. Dès qu'elle fut repartie, il se rallongea et ferma les yeux. L'important était juste de tenir. Ce n'était que deux semaines. Tout ira bien.

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