1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Et allons danser

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Ste Famille
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MessageSujet: Et allons danser   Sam 20 Juil - 15:17

PNJ FRANÇOIS CHEVREUIL


La femme rit comme une idiote, d'une voix de fausset, un rire retenu pour être élégant mais qui sonnait horriblement faux. François lui offrit une immense sourire en retour, charmeur, ne laissant absolument rien transparaître de ses émotions. Il savait jouer de ses charmes, attirant toutes les délicieuses jeunes femmes dans ses filets. Mariées ou non, elles tombaient comme des mouches attirées par du sucre. Il les séduisait, les manipulait... Son grand jeu était de les faire atterrir dans son lit, puis de les jeter comme des détritus. Ô combien s'étaient déjà perdues à ce petit jeu.

Cependant, il commençait à s'ennuyer. Ses affaires juteuses, son entreprise florissante, tout cela le passionnait moins. il était riche, il était le Don Juan du Tout-Paris, mais il s'ennuyait. Il avait besoin de nourrir son côté sombre, besoin de plus ! Arnaquer les gens, le chantage, soutirer de l'argent, ou même le vol à la tire, ce n'était pas amusant. Il fallait voir... plus grand.

Après son rendez-vous, et la promesse de se revoir pour l'idiote qui n'allait pas tarder à succomber, il s'assit à la terrasse d'un café avec le journal  du jour et un alcool. Les nouvelles étaient, une fois de plus, sans intérêt. Il tomba sur deux ou trois lignes, dans les pages extérieures, sur le Pensionnat Sainte Famille. Un autre article demandant la fermeture de l'école et l'enfermement des monstres qui y étudiaient. Les yeux de François luisirent.

Reposant le journal, il réfléchit un instant. Une de ses anciennes conquête se trouvait là-bas, avec son fils. Un fils illégitime, engendré hors mariage, qu'il n'avait pas vu, même une seule fois. Il eut un sourire de serpent. Le Pensionnat sainte Famille... Estelle... Leur fils... Des idées commençaient à germer en lui. De nouvelles perspectives très intéressantes. De quoi mettre du piment dans sa vie, s'attirer les faveurs du Gouvernement, monter dans la hiérarchie sociale, jouer avec Estelle et la faire souffrir. Et porter un coup à ce repaire de monstres en tout genre !

- Gardez la monnaie, dit-il au serveur avant de se lever souplement, jeter sa veste sur son épaule, et partir vers sa voiture.

On était samedi matin, et la route était quasiment directe, jusqu'au Pensionnat. Il roula très vite, ne s'accordant pas de pause. Oui... Il voulait jouer. Et il réussira, il en fit le serment. Il avait de l'ambition, et saurait parvenir à ses fins !

L'école apparut bientôt, se dressant devant lui. Il eut un sourire de conquérant. Il entra comme s'il était le propriétaire et se fit indiquer la salle des professeurs. Beaucoup de ces tuteurs de monstres, et monstres eux-même, s'y trouvaient. Il vit Estelle, assise à une table avec d'autre, un berceau près d'elle.

- Estelle ! s'exclama-t-il. Ma chérie !

Il se précipita sur elle et la serra dans ses bras, lui offrant son plus beau sourire. Le silence s'était fait, dans la salle. Son ex-compagne semblait choquée et sonnée, bien pâle. Sans lui laisser le temps de réagir, il l'embrassa langoureusement sur la bouche, une de ses mains chatouillant sa nuque. Il savait exactement quels endroits la faisait craquer. La relâchant enfin, il lui sourit de nouveau.

- Tu avais tant raison dans tes lettres, ma chérie, lui dit-il bien qu'il n'en ait lu aucune, les jetant directement à la poubelle. Je te jure que je ne faillirais plus, tu as ma parole !

Il se pencha sur le berceau et prit le bébé dans ses bras. Un petit garçon, qui avait hérité de ses yeux, semblait-il. Il s'agita légèrement. François eut un peu de peine à se souvenir de son prénom, caressant la joue du bébé pour se donner contenance.

- Bonjour, Wyatt ! Je suis ton papa !

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MessageSujet: Re: Et allons danser   Sam 20 Juil - 18:02

Estelle avait galéré, mais elle avait réussi. après trois heures entières, elle avait réussi à convaincre Gabriella de la laisser reprendre le travail. Enfin ! Mais cela n'avait pas été sans peine. Estelle lui avait assuré mille fois qu'elle se sentait bien, qu'elle pouvait assurer ses cours, qu'elle était heureuse, bien dans sa peau, en forme, en bonne santé, qu'elle avait besoin de gagner sa vie, de trouver une occupation, qu'elle devait travailler pour assurer son indépendance et une bonne vie à son fils... Mais c'était bon, elle était arrivée.

Wyatt, bien réveillé et installé dans un berceau près d'elle, jouait avec son doudou et essayait d'attraper les petites figurines du mobile accroché au-dessus de lui. Les autres professeurs avaient fini par s'habituer à ses pleurs, parfois, la nuit, à sa présence, et l'entouraient d'affection. Seul deux ou trois, vieux jeu, râlaient encore sur la présence d'un bébé dans l'établissement, mais ils finiront bien par s'y faire, après tout. Wyatt ne dérangeait personne, même s'il ne faisait pas encore ses nuits, et Estelle se dépêchait à chaque fois pour que ses pleurs ne gênent pas ses collègues.

Assise avec quelques autres professeurs, elle préparait ses prochains cours. Elle faisait actuellement étudier l'histoire du Moyen-Âge à ses élèves de quatrième. Un œil sur ses feuilles, l'autre sur son fils, elle prévoyait une excursion en ville avec ses élèves. Il restait des vestiges intéressants qu'ils pourront découvrir. Elle était en train de préparer cette excursion lorsque quelqu'un entra à la volée dans la salle. Elle se retourna et vit François, bouche bée. Lui ? Ici ?! Mais, mais...

François - Estelle ! Ma chérie !

Il courut presque sur elle et la fit se lever avant de la serrer avec force dans ses bras. Complètement choquée, elle ne réagit pas Que faisait-il ici ? Comme ça, tout à coup ?! C'était... Aurait-il enfin comprit ce qu'il avait fait ? Elle n'osait l'espérer... Il se pencha sur elle et l'embrassa, une main sur sa nuque. Elle eut un long frisson, les yeux fermés, alors qu'une vague de joie la traversait. Il était revenu ! Il était là, il était revenu pour elle ! Il était là...

François -Tu avais tant raison dans tes lettres, ma chérie. Je te jure que je ne faillirais plus, tu as ma parole !

Elle en versa des larmes de bonheur, lui souriant à son tour. Elle n'arrivait pas y croire. Cette arrivée si soudaine et inattendue, ce sourire qui la faisait fondre... Il était revenu, enfin, après tant de lettres, tant de supplications. Elle en était si heureuse qu'elle était prête à tout lui pardonner dans l'instant. Il prit son fils dans ses bras et lui caressa la joue. Elle s'approcha, pleurant toujours de joie.

François - Bonjour, Wyatt ! Je suis ton papa !

Elle eut un rire nerveux. Elle n'aurait jamais cru voir enfin cet enfant dans les bras de son père. Son cœur s'emballait alors que l'espoir fleurissait à nouveau en elle. Ce qu'elle voulait, c'était un père pour Wyatt, un mari pour elle, une famille unie ! Elle voulait se promener fièrement dans la rue, au bras de son mari, et tenant son fils par la main. Elle voulait que Wyatt grandisse avec un père, qu'il ne soit jamais l'objet des blagues cruelles des autres enfants parce qu'il lui en manquait un. Elle attrapa la main de François, presque désespérée, mais fut rassurée par un sourire.

- Il a tes yeux, dit-elle en ravalant ses larmes. Je suis tellement heureuse que tu sois là.

Elle se mit sur la pointe des pieds pour l'embrasser, alors que leur fils gigotait doucement entre eux, comme s'il comprenait que cet homme qui le tenait était son père, comme s'il comprenait que ses deux parents étaient là, avec lui, pour le chérir et l'élever, ensembles.

- Je t'aime, murmura-t-elle.
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MessageSujet: Re: Et allons danser   Dim 21 Juil - 16:09

PNJ FRANÇOIS CHEVREUIL


Cette gourde d'Estelle s'était rapprochée d'eux, son visage exprimant le plus immense bonheur du monde. C'était si facile. N'importe quelle autre femme à sa place se serait au moins fâchée, tentée d'avoir des explications sur son départ, voulu savoir s'il revenait pour de bon ou non... Sauf elle. Si fraîche et si naïve ! Une parfaite idiote qui n'arrivait pas à se fâcher ou à se disputer avec qui que ce soit. Mais à qui on pouvait faire croire tout ce que l'on voulait ! Elle paraissait si tendre et innocente qu'on lui donnerait le Bon Dieu sans confession. Il retint un rire cynique. Une femme aussi stupide ne vaudrait pas la peine qu'on s'intéresse à elle si elle n'était pas aussi belle.

C'était d'ailleurs bien pour ça qu'il l'avait attiré dans ses filets. Il aimait sa beauté. Il aimait son visage, la douceur de sa peau, ce corps qui tremblait sous le sien. Et elle n'était pas mauvaise au lit. Cette petite dinde avait été un jouet parfait. rien que d'y penser le faisait saliver. On ne croirait pas comme ça, avec son air de Sainte Nitouche, mais elle n'était pas du tout désagréable à regarder, et l'avoir dans son lit n'était pas mauvais. Elle lui attrapa tout à coup la main. Il lui sourit tendrement, des pensées fort peu Catholiques lui traversant l'esprit.

Estelle - Il a tes yeux. Je suis tellement heureuse que tu sois là.

Bien sûr qu'elle l'était. Et elle allait l'être d'autant plus dans peu de temps. Il s'était préparé sur le chemin du retour. Il avait besoin d'approcher le Pensionnat, et donc d'Estelle. Sa petite Estelle... Finalement, elle n'avait pas tord. Il allait l'épouser. Idiote comme elle était, elle ne se rendrait même pas compte s'il la trompait. Car il ne comptait guère rester fidèle. Il voulait juste jouer avec elle, la faire souffrir, et profiter à loisirs de son merveilleux corps. Elle l'embrassa tout à coup, l'arrachant à ses pensées.

Estelle - Je t'aime, murmura-t-elle.

Il reposa Wyatt dans son berceau puis mit tout à coup un genou à terre devant elle, en sortant et en lui présentant une magnifique bague de fiançailles, achetée en cours de route.

- Estelle, tu es toute ma vie, je ne puis plus rester loin de toi et de notre merveilleux fils. Veux-tu m'épouser ?

Elle devint toute pâle, puis lui sauta au cou lorsqu'il se redressa, balbutiant un oui, en larmes. Il la serra contre lui, triomphant. Les choses prenaient une excellente tournure ! Brave fille. Brave petite. Pauvre idiote. Ils récupérèrent Wyatt et ses affaires puis montèrent à l'appartement de fonction d'Estelle. Après avoir réinstallé leur fils dans son berceau et le laissant dormir, il captura tout à coup Estelle par la taille et l'embrassa langoureusement, passant une main sous son corsage, touchant la peau de pêche et de soie.

La soulevant dans ses bras, il la plaqua sur le lit, sans se soucier de ses très faibles protestations. rès beau corps, dont il pourra désormais abuser à loisirs.

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