1932. La Guerre Civile est déclarée ! Une spirale de violence s'engage dans un Etat totalitaire.
 
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 Au bal populaire

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Ste Famille
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Âge RPG : 316 ans

MessageSujet: Au bal populaire   Jeu 18 Oct - 15:27


Vendredi soir, 21h

La rentrée vient tout juste de se dérouler. L’humeur est morose, mais pour se détendre, lier connaissance, revoir des amis, et permettre aux jeunes comme aux adultes de se sortir la tête de la guerre le temps d’une soirée, un bal a été organisé.

Parmi les adultes, ceux sachant jouer d’instruments se constitués ne orchestre d’un soir. Une piste a été préparée, un buffet servi, il est maintenant temps pour petits et grands de venir oublier tous leurs soucis. Il n’y a pas de couvre-feu, même pour les élèves. Pour les couples, c’est l’occasion de se retrouver, ou se découvrir pour les personnes bien occupées à flirter. Petits et grands, la guerre peut attendre, ne serait-ce qu’une soirée.

Après le repas du soir, le réfectoire est entièrement débarrassé puis réaménagé et décoré. Sortez vos plus belles tenues, il est l’heure de danser.


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Nicolas Marcoh
Professeur de l'élément feu
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Âge RPG : 32 ans

MessageSujet: Re: Au bal populaire   Ven 19 Oct - 13:03


Une pause entre deux combats. Ou entre deux cours. Pour l’occasion, Nicolas avait enfilé sa plus belle chemise, bien repassée, sans un pli voyant. Et c’était parti ! Il adorait s’amuser, il adorait danser, il adorait lorsque ça bougeait, que c’était bien vivant et vivace, après tout, on ne développait pas le feu comme élément pour rien ! Une fois prêt, il s‘examina dans la glace, grimaçant à son reflet le temps de vérifier si tout allait bien, puis se rendit au réfectoire, sa veste enfilée rapidement. Après manger, ils avaient tout débarrassé, décoré, et maintenant, place à la fête ! En entrant, il salua des amis et connaissances qui se dirigeaient vers la grande estrade, où ils allaient composer leur orchestre. Violons, violoncelles, un petit piano, des tambours, flûtes et encore d’autres instruments, chacun avec sa spécialité. La musique n’allait pas tarder à les faire vibrer, il avait si hâte.

Un buffet froid avait été dressé par les responsables des cantines, le long d’un long mur, avec boissons sans alcool ou avec, petites sucreries ou tranches de brioche à grignoter, un peu de café pour ceux en voulant, ou du thé, de l’eau et du jus d’orange. Des chaises et bancs étaient collés aux autres murs, la piste, au milieu, était déjà bien éclairée. La petite foule s’amassant ici était très hétéroclite et étrange, en regardant l’ensemble. Des élèves de tous les âges, du petit de primaire jusqu’au lycéen, des professeurs, membres du personnel de l’école, mais aussi des soldats, des résistants de la première heure, des membres de leurs familles et des sympathisants. C’était sans doute la première fois depuis le début de la guerre qu’on assistait à ce genre de rassemblement ! Les musiciens s’étaient mis en place, s’échauffant un peu avant de jouer vraiment. Au passage, Nicolas tapota l’épaule de Chris en lui lançant de se trouver une partenaire, ils allaient pouvoir danser.

Alors que la musique était déjà lancée, Nicolas que la plupart de leurs collègues étaient encore coincés comme des piquets dans un coin de la salle, alors même que les couples se formaient sur la piste et que quelques uns discutaient déjà autour d’un verre. Allons ! Il fila vers eux puis s’inclina galamment devant la charmante Estelle en lui tendant la main. Cette première valsé était beaucoup plus dynamique que les classiques, le ton avait été donné, cette fête était faite pour vider les esprits et les tenir écartés de la guerre, le temps d’une soirée. Il entraîna donc sa nouvelle collègue au joli sourire sur la piste, lui prenant la main et glissant l’autre dans son dos, guidant la danse et valsant bien vite avec elle sur la piste au milieu des autres couples. Pour le moment, on voyait surtout des membres de la résistance et leurs conjoints, à danser, seuls quelques anciens militaires, des déserteurs, commençaient à peine.

– Vous êtes magnifique, sourit-il gaiement à sa partenaire. Cette robe vous va à ravir.

Et surtout, surtout, son sourire était magnifique, il ne se lassait pas de l’observer, encore et encore. Les femmes comme elles ne courraient pas les rues, il était ravi de l’avoir rencontrée.

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Océane Kara
Lycéenne
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Âge RPG : 16 ans

MessageSujet: Re: Au bal populaire   Dim 28 Oct - 17:30

Une soirée toute entière pour simplement s’amuser, les cours avaient même été arrêtés plus tôt, ça n’arrivait pas tous les jours. Presque toutes les filles étaient en rangs auprès des miroirs, au-dessus des rangées de lavabo, dans les toilettes communes et douches de ce nouveau pensionnat. D’habitude, Océane ne se maquillait pas, sauf pour les « grandes occasions », comme celle-ci. Légèrement penchée en avant, elle prenait un grand soin à appliquer un peu du mascara que sa mère lui avait prêté, mettant même un petit rouge à lèvre qui ne voyait pas trop mais soulignait bien la courbe des lèvres. Au même moment, elle entendit dans son dos un petit groupe de filles glousser comme des dindes et ricanant que même si elle se maquillait ou s’efforçait de se faire jolie, elle n’avait aucune chance d’y arriver, aucun garçon du pensionnat ne sortira avec une étrangère. Ces filles avaient dû louper le petit détail, oh si petit, qu’elle était Française. Et fière de l’être, avec ça! Sans oublier qu’elle sortait déjà avec quelqu’un et ne comptait pas chercher un autre garçon. Souriant à son reflet, elle rangea le maquillage puis peignit et brossa ses longes cheveux noirs, avant de les attacher en chignon.

Pour l’occasion, elle avait enfilé une de ces robes dont la plupart des filles et jeunes femmes raffolaient, avec une paire d’escarpins aux talons très petits. Le tout lui donnait plus l’air d’une jeune femme de dix-huit ou dix-neuf que d’une lycéenne de seize ans. Pour une fois qu’elle enfilait autre chose qu’un uniforme ou une tenue de combat ! Et ça valait clairement la peine de faire des efforts. En se rendant dans le réfectoire, elle fut aussitôt séduite par l’ambiance qui s’en dégageait, on aurait vraiment dit une grande communauté soudée, soldats ou non, même les uniformes ne dérangeaient personne, ça passait très bien au milieu des tenues de soirée. Un « coin garderie » avait même été aménagé pour ceux qui avaient des enfants en bas âge et voulaient les laisser dans un endroit sécurisé le temps d’une danse. Les personnes qui ne voulaient pas danser s’en occupaient et les surveillaient, tout en discutant et profitant de la fête. Océane attrapa deux verres de jus de fruit au passage sur la grande table du fond puis vint en apporter un à Genji, le pauvre était toujours coincé en fauteuil roulant. Il n’était d’ailleurs pas le seul à être blessé, c’était le cas de beaucoup, dans cette salle.

A peine redressée, elle se fit tout à coup happer par la taille et la nuque dans une étreinte maternelle aussi soudaine que forte, avant de comprendre ce qui se passait. Océane reposa son verre sur un coin de table de justesse avant de répondre au câlin de sa mère, qui la serrait dans ses bras à l’en étouffer. C’était… bizarre. Enfin, d’ordinaire, elle évitait ce genre de démonstration d’affection en public, conservant toujours la distance professeur-élève réglementaire, autant pour éviter les ragots que pour garder son professionnalisme. Mais c’était aussi la première fois qu’elles se voyaient depuis des mois, sa mère n’était rentrée qu’hier soir d’une longue mission et elles ne s’étaient même pas vues à son arrivée. Océane envoya donc au diable les conventions et tout ce qui s’ensuit pour nicher le nez dans le cou de sa mère et se laisser câliner, même s’il y avait beaucoup de monde autour. Elle lui avait tellement manquée… Elle resta ainsi de longues minutes, sans bouger d’un pouce, les yeux fermés, puis alla de même dans les bras de son père, qui était venu les rejoindre. Eux aussi se foutaient complètement des quelques remarques discrètes qui fleurissaient parfois, ce n’était pas leur problème.

Une fois ses parents éloignés pour parler avec des amis et danser, elle s’intéressa un peu plus à la piste. Beaucoup d’élèves chuchotaient en riant et en montrant leur douce prof d’histoire-géo qui dansait avec le nouveau professeur de l’élément feu. Mine de rien, c’est vrai qu’il avait un regard très… Il lui bavait dessus, totalement, ça se voyait tellement ! Elle en rit un peu à son tour puis récupéra son verre, s‘asseyant à côté de Genji. Pas mal de ragots allaient venir, après cette soirée.

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