1932. La Guerre Civile est déclarée ! Une spirale de violence s'engage dans un Etat totalitaire.
 
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 Joue avec moi

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MessageSujet: Joue avec moi   Ven 15 Sep - 16:37

Froid… Il faisait si froid… Même les cloches de l’église du village résonnèrent de façon lugubre, à vingt-deux heures heures. Le ciel nocturne était bien noir et chargé de lourds nuages d’orage, rendant une atmosphère sombre et peu encourageante. Le petit immeuble de trois étages du centre-ville du village était tout à fait calme, à présent, semblable à tout autre, enfoncé dans l’obscurité et le repos. Les escaliers ne firent pas un bruit lorsqu’une silhouette noire à peine discernable y grimpa, ni lorsque deux pieds nus se matérialisèrent après que la fumée douce ne soit passé sous le palier d’une porte en bois. Pas un souffle, pas un cri, pas un bruit, le silence… L’appartement était profondément endormi. Devant la porte d’entrée, près du porte-manteau et de la petite commode avec les clés posées dessus, une silhouette se tenait, fine et peu haute, immobile. La peau si pâle, des cheveux noirs et raides, tombant sur le dessus des épaules.

Elle avança, ses pieds nus ne produisant aucun bruit sur le parquet pourtant si grinçant de l’entrée, sa longue robe très droite aux manches larges, blanche, bougeant au gré de ses mouvements. Sa diaphane prenait parfois des teintes grises, son regard vide semblait sortir d’outre-tombe. Elle marcha dans l’appartement silencieux, regardant les quelques tableaux, la veste sur cette chaise, le salon avec des livres et des copies d’élèves sur le coin d’une table, des jeux en bois dans un coin. Emilie s’y arrêta, agenouillée, la tête légèrement penchée sur le côté en regardant une photo de famille. Son ami. Les deux professeurs qui vivaient ici avec lui. Il avait une famille, même s’il n’avait plus de parents, il avait été recueilli, lui. Alors pourquoi pas elle ? Elle voulait de la chaleur… Elle voulait vivre, elle voulait une famille. Elle cherchait inlassablement, sans jamais trouver, et dans son cœur fleurissait la haine, désormais. La haine contre ceux qui avaient ce qu’elle avait perdu.

La porte suivante n’était pas un obstacle, elle traversa comme si ce n’était rien. La chambre était très calme, elle aussi, les rideaux ouverts laissaient passer la faible lumière de la lune. Emily avança, jusqu’au milieu de la pièce, regardant le petit garçon qui dormait profondément, sa peluche contre lui. Elle resta là longuement, très longuement, une heure passa, puis une seconde. Lorsque sonna minuit, le petit garçon se réveilla en sursaut, réveillé par le gong de l’église, puis blêmit tout à coup en la voyant au pied de son lit. Il rattrapa son ours en peluche dans ses bras, le serrant contre lui, assis contre l’oreiller. Emily continua à le fixer.

– Tu veux jouer avec moi ? murmura-t-elle.

Sa voix était bien différente de celle que Lucas connaissait, plus rauque, sortie des profondeurs de la mort. Ses yeux s’illuminèrent d’un jaune brûlant et elle s’avança vivement, disparaissant à la seconde même où elle allait toucher Lucas, alors qu’il avait hurlé de terreur. Joue… Viens jouer…
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Lucas Dumoulin
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MessageSujet: Re: Joue avec moi   Lun 25 Sep - 20:46

C’était difficile, d’apprendre à lire, en plus les exercices étaient très longs. Lucas fronça le nez en regardant le livre d’images avec toutes les lettres de l’alphabet représenté, suivant les tracés avec son doigt en répétant à voix haute les lettres qu’il avait déjà apprise. En pyjama et au lit, son ours en peluche baptisé Oscar près de lui contre son bras, il répétait doucement, ses yeux commençant à papillonner de sommeil. Il s’y tint encore dix minutes avant qu’il ne fasse l’heure de dormir, déposer le petit livre d’images, éteindre la lumière, dire « bonne nuit », se retourner sur la couette, Oscar dans les bras, la tête sur l’oreiller, le silence de la chambre. Pour une autre nuit encore mauvaise, une autre nuit où la pagaille des cauchemars allaient se succéder aux phases d’insomnie, afin de finalement, toujours vers cinq ou six heures, sombrer dans un autre sorte de sommeil, bien plus profond et presque comateux, qui durera une heure avant qu’il ne soit temps de se lever. De fait, sans en avoir conscience, le petit garçon faiblissait de jour en jour, plus épuisé, moins souriant, restant toujours dans un coin lors des récréations sans avoir la force de courir. Il n’avait pas voulu l’avouer à l’infirmière de son école primaire, n’en avait parlé à personne. Ça ne servait à rien.

Minuit. Des gongs sonores le réveillèrent en sursaut, il avait dû oublier de demander à Céleste de fermer les volets de la chambre, ce qui coupait d’ordinaire le bruit. La lumière pâle de la lune entrait à flots par la fenêtre, et surtout, par-dessus tout, une silhouette se dressait au pied de son lit. Il pâlit brusquement, saisi par la surprise et cette vision si soudaine, ne reconnaissant Emily qu’au bout d’un moment. Lucas attrapa Oscar pour le serrer dans ses bras, regardant la petite fille, comme elle le regardait. C’était la première fois qu’il la revoyait, depuis qu’elle lui avait montré cet affreux endroit où elle était morte et où un soldat l’avait retrouvé. Depuis, il avait été voir sa tombe au cimetière, avec sa grande sœur, et l’avait fleurie. Il avait aussi parlé au Père Vilette qui gardait les lieux et lui avait un peu parlé de l’enfant décédée. On ne savait pas grand-chose, le couple Bonnet était parti de Gray depuis plusieurs mois, maintenant, et avait toujours été très discret, presque effacé, ne parlant à personne de leur fille et encore moins de ce qui lui était arrivé, lorsqu’ils s’étaient séparés d’elle. Emily lui avait toujours fait de la peine, mais ce soir, c’était différent. Elle avait l’air plus… Plus… Menaçante.

Emily – Tu veux jouer avec moi ?

La voix n’avait été qu’un murmure, mais pas une voix d’enfant, une voix raque, glacée, qui fit frissonner brusquement Lucas. Son amie bondit tout à coup et il hurla de terreur, retombant contre son oreiller lorsqu’elle disparut brutalement, juste avant de le toucher, alors qu’il avait vu ses yeux s’agrandir et brûleur d’une affreuse lueur jaune. Terrorisé, le petit garçon sortit en bataillant de l’emprise des couvertures et des draps, avec beaucoup de peine, serrant Oscar, courant jusqu’à la porte qu’il ouvrit avec la terreur au ventre, qu’Emily ne surgisse à nouveau. Il n’avait pas fait deux pas dans le couloir que la lumière fut allumée, Cyprien était là, en pyjama aussi, les cheveux ébouriffés, une vision qui rassura tant Lucas qu’il craqua tout à coup, pleurant de soulagement en se jetant dans ses bras. Il s’accrocha à lui de toutes ses forces lorsque l’homme le souleva dans ses bras, lâchant Oscar dans la précipitation, en larmes. Incapable de parler, il se contenta de rester accroché à Cyprien, la terreur faisant encore battre son cœur à bien vive allure. Un démon avait pris possession de son amie ! Il lui avait fait du mal et maintenant, elle sautait sur les gens ! Il ne pouvait pas s’expliquer, s’accrochant à Cyprien comme si sa vie en dépendait.

Cyprien – Là, là, mon grand, ça va aller. Tu as fait un cauchemar ?

Non, non, non… Il secoua la tête en restant bien accroché, sans réagir non plus lorsque sa sœur lui fit un bisou dans les cheveux et lui caressa la joue, en demandant ce qui s’était passé. Il détacha juste une main tremblante de Cyprien pour la serrer sur Oscar et la ramener contre lui. Il commençait à douter, peut-être que ce n’était qu’un cauchemar ? D’une toute petite voix, il demanda à Cyprien de venir voir avec lui s’il n’y avait rien dans sa chambre, refusant tout net d’y retourner seul. Il le serra contre lui puis l’emmena en le gardant dans ses bras. Une fois la lumière allumée, ils ne virent rien du tout de particulier. Le lit défait, quelques jouets sur la moquette, une petite penderie pour les vêtements, le livre d’images sur la table de nuit… Plus rien de menaçant. Cyprien se pencha même pour lui montrer qu’il n’y avait rien sous le lit, ni dans le placard, et que la fenêtre était bien fermée.

Lucas – Je peux dormir avec vous ? murmura-t-il d’une toute petite voix.

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Cyprien Redfire
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MessageSujet: Re: Joue avec moi   Dim 22 Oct - 12:41

Dix heures du soir sonnèrent, à l’église du village, faisant relever les yeux à Cyprien, vers la fenêtre, où un léger rayon de lune passait à travers le rideau qu’ils avaient fermé. C’était là, bien souvent, le signal pour eux de dormir. On les entendait faiblement, depuis le pensionnat, mais forcément, ici, en habitant sur la place même… Il reposa son livre sur la table de chevet puis alla aux toilettes, dans la petite salle de bain à côté. Lucas devait déjà dormir depuis un peu plus d’une heure, maintenant, on avait besoin de nuit longue en étant enfant. Surtout lui, il était plus fatigué, en ce moment, même s’il essayait de le cacher. Le deuil de sa famille était encore très loin d’être terminé, malheureusement, il lui faudra sans doute encore bien des années avant de pouvoir redresser la tête et recommencer à sourire, rire, jouer comme n’importe quel enfant de son âge. En se remettant au lit, Cyprien embrassa Céleste sur les lèvres pour lui souhaiter une bonne nuit puis éteignit la lumière. A peine quelques minutes plus tard, il s’endormait profondément, déjà vaincu par une très longue journée et la fatigue allant avec.

Il faisait encore nuit noire dans la chambre lorsqu’un long hurlement de terreur réveilla violemment Cyprien qui se redressa d’un bond, bataillant un instant avant de réussir à allumer sa lampe de chevet et se frotter un peu les yeux. Quoi, quoi, quoi, qu’est-ce qui se se passe ?! Repoussant les couvertures, pieds nus et en pyjama, il se rattrapa au bord du lit pour ne pas tomber puis sortit de la chambre, allumant aussi dans le couloir. Le petit avait surgit de sa chambre, lui aussi, en larmes et courant se jeter dans ses bras avec un hoquet. Ouh là… Cyprien le souleva contre lui alors que sa peluche tombait par terre, en essayant de comprendre ce qui était arrivé. Il avait fait un cauchemar, c’est ça ? Allons, mon grand… C’était fini, du calme, plus rien ne le menaçait. Il le serra contre lui alors que le petit s‘accrochait très vivement, par les bras et les jambes, en pleurant toutes les larmes de son corps. Céleste était sortie de la chambre de la chambre à son tour et il lui fit un faible souvenir en se rapprochant avec le petit dans les bras. Il le berçait doucement en lui frottant le dos d’une main, voyant au passage à une horloge qu’il était un peu plus de minuit.

Cyprien – Là, là, mon grand, ça va aller. Tu as fait un cauchemar ?

Le petit secoua la tête pour dire non, pourtant, ça ne pouvait être que ça. Personne n’était entré chez eux, enfin ! Il pouvait regarder, la porte de l’appartement était solidement fermée, aucune fenêtre n’avait été brisée et il n’y avait pas âme qui vive, dehors. Respire, mon poussin. Lucas lui demanda d’une voix minuscule et étranglée de venir avec lui dans sa chambre pour vérifier qu’il n’y avait rien. Si ça pouvait le rassurer, après tout… Céleste lui avait aussi rendu son doudou. Le professeur le serra contre lui puis l’emmena dans sa chambre. Ils vérifièrent dans le placard, sous le lit, testèrent la solidité de la fenêtre… Il n’y avait rien de dangereux, n’est-ce pas ? Il était un peu plus rassuré ? Les seuls cauchemars étaient dans sa tête et son imagination, comme tous les enfants.

Lucas – Je peux dormir avec vous ? murmura-t-il d’une toute petite voix.

Cyprien – Bien sûr.

Il devait faire plus de cauchemars que ses camarades, cela dit, avec ce qu’il avait vécu. Cyprien éteignit toutes les lumières au passage puis rentra de nouveau dans leur chambre, avec Céleste. Ils installèrent Lucas entre eux, avec sa peluche, puis Cyprien l’embrassa sur le front pour lui souhaiter bonne nuit et lui rappeler qu’il ne craignait rien du tout, en ramenant la couverture sur lui. Pendant un moment, dans la pénombre, il garda les yeux ouverts, écoutant la respiration du petit s’apaiser à mesure, jusqu’à devenir plus profonde et régulière, signe qu’il s’était rendormi. Parfait… Lui-même reposa plus confortablement la tête sur l’oreiller puis referma les yeux, sombrant à son tour. Le reste de la nuit fut beaucoup plus calme et tranquille, rien ne vint perturber leur sommeil jusqu’au réveil qui sonna à six heures tapante. Mmh… Cyprien tapota la table de nuit du bout des doigts jusqu’à trouver l’importun, puis se redressa. A l‘extérieur, il faisait encore nuit, le soleil ne se levait jamais avant sept heures trente, huit heures, en automne et en hiver. Bon, allez, debout ! Il secoua un peu Lucas par l’épaule, puis Céleste, avant de se lever et allumer la lumière de la chambre.

Ce matin-là, Céleste se chargeait de laver Lucas et lui-même prépara le petit-déjeuner, après avoir pris sa propre douche et s’être habillé. Il entendait aussi les pas de leur voisin du dessus, sa salle de bain était juste au-dessus de leur cuisine, d’après ce qu’il entendait chaque jour et le bruit de l’eau qui coulait. Ils étaient trois familles au premier étage et deuxième étage. Au rez-de-chaussée, il y avait la gardienne de l’immeuble avec son mari, un charpentier d’après ce que Cyprien savait, et leur petit garçon de douze ans. Il y avait également un autre homme, célibataire, en plus d’une petit grand-mère veuve, en bas. L’immeuble était plutôt agréable à vivre, tout le monde se connaissait un peu, ils étaient à côté de tous les commerces et il leur fallait à peine un quart d’heure, vint minutes sans se presser, pour rejoindre le pensionnat tous les matins. Tout en surveillant le lait, Cyprien entrouvrit la fenêtre de la cuisine, pour respirer un peu l’air frais du matin et aérer. Ils étaient en plein novembre et les toits, très tôt, étaient déjà couverts d’une légère givre qui ne partait qu’avec l’arrivée du soleil.

Au loin, on voyait aussi de faibles lumières briller au fenêtres du pensionnat. L’école se réveillait doucement, elle aussi. Cyprien aimait beaucoup ces moments, entre chiens et loups, où le réveil se faisait peu à peu, avant que chacun ne soit emporté dans sa journée. Il proposa un peu de thé à Céleste lorsqu’elle arriva dans la cuisine avec le petit, posant le pain sur la table avec les bols et couverts. Le week-end, ils se réveillaient plus tard. Chaque dimanche, ils prenaient des croissants à la boulangerie, mangeant les fenêtres ouvertes au soleil lorsqu’il ne faisait pas trop froid. Le professeur servait le lait à Lucas lorsqu’ils entendirent un grand « Boum » venir de l’appartement d’à côté, suivi d’un « Aïe, bordel !! » retentissant et particulièrement sonore. Ça, c’était leur voisin d’en face, il était maladroit comme pas deux, on ne comptait même plus le nombre de fois où ils entendaient quelque chose tomber ou se casser chez lui. La grand-père qui vivait aussi à cet étage leur avait dit une fois qu’il finira un jour par se casser des os, ce brave homme.

Cyprien – Dis-moi, Céleste, ça te dirait de partir quelques jours, au Nouvel An ? On est invités par mes parents, à Noël, mais après, on pourrait partir un peu, tous les trois. Il y a un endroit où tu voudrais aller ?

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Céleste Dumoulin
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MessageSujet: Re: Joue avec moi   Mer 6 Déc - 19:22

Lucas – Je peux dormir avec vous ? murmura-t-il d’une toute petite voix.

Cyprien – Bien sûr.

Il était terrorisé… Céleste s’installa dans le lit, précédant Lucas et Cyprien. Elle s’espaça un peu pour laisser son frère se coucher entre eux deux et le rassurer grâce à cela, cherchant à comprendre ce qui l’avait effrayé à ce point. Un cauchemar, oui, sans doute, mais de quoi avait-il rêvé pour être dans cet état ? Ils avaient vérifié dans la chambre et rien n’avait bougé, tout était bien fermé, il n’y avait pas eu de courant d’air, personne n’avait pu entrer et eux-mêmes l’auraient entendu. Surtout Céleste qui n’avait pas le sommeil lourd, très loin de là. Lucas vint s’allonger entre eux deux, Cyprien éteignant toutes les lumières au passage avant de venir se coucher à côté d’eux dans le lit. Là… Il ne risquait absolument plus rien, ici. Son compagnon embrassa Lucas sur le front, leur souhaitant bonne nuit, elle-même le lui rendant avant de se mettre correctement dans le lit, sur le dos, guettant les bruits environnant. Il n’y avait rien, tout était calme, même si elle ignorait l’heure précise, n’y ayant pas fait attention au moment de se réveiller pour voir ce qui se passait.

Le hurlement de terreur l’avait tellement effrayée, elle aussi, que l’adrénaline et la panique peinaient à redescendre tout de suite, les questions fusant dans son esprit. Le lendemain, il faudrait qu’elle essaie de comprendre ce qui s’était passé dans la tête de son frère, ce qui l’avait effrayé à ce point, ce dont il avait rêvé pour lui faire pousser un tel cri de terreur. Inquiète, elle se tourna vers Lucas et Cyprien, se mettant sur le côté, et rapprocha son frère d’elle pour le serrer dans ses bras et le rassurer réellement, lui montrer qu’il n’était pas tout seul. Elle dut s’endormir comme cela, écoutant attentivement la respiration de Lucas s’apaiser sans bouger d’un millimètre, refusant de laisser son frère tout seul même s’il était entre eux et avec sa peluche. Depuis qu’ils avaient parlé, elle faisait d’immenses efforts et essayait de se rapprocher réellement de lui, de faire plus d’activités comme le lui avait dit Estelle, de ne plus agir en simple grande sœur mais aussi en mère. Ce qui était loin d’être facile avec tout ce qu’elle avait en tête, ces derniers temps, d’autant plus depuis la demande de Gabriella, ce qu’elle devait faire, et tout le reste. Mais elle avait raison et Céleste ne pouvait plus rester sans rien faire…

Ce fut Cyprien qui les réveilla, tapotant d’abord le bras de Lucas avant de la réveiller elle-même, la sonnerie stridente du réveil ne la tirant du sommeil que de très, très loin. Déjà… ? Elle avait envie de dormir, pour une fois, et là le réveil s’en mêlait ! Ouvrant péniblement les yeux, Céleste s’occupa de son petit frère, le portant dans ses bras pour aller jusqu’à la salle de bains et le laver. Elle fit couler l’eau dans la baignoire et sortit en demandant à Lucas de se déshabiller pendant qu’elle-même allait chercher des vêtements pour lui. Dès qu’elle revint, elle l’aida à se laver, le couvant d’un regard inquiet en constatant qu’il était bien silencieux, qu’il commençait même à avoir des cernes… Il n’allait vraiment pas bien, ou alors était-ce seulement la fatigue ? Céleste acheva de se réveiller en l’aidant à se préparer, essayant de savoir aussi s’il allait bien à plusieurs reprises et s’habillant à son tour très rapidement avant d’aller prendre un petit-déjeuner rapide avec Cyprien et Lucas. Elle remercia son compagnon lorsqu’il lui proposa du thé, demandant plutôt un café aujourd’hui, s’installant à table pendant qu’il posait le pain et trois bols sur la petite table de la cuisine.

Il avait ouvert la fenêtre, laissant l’air frais du matin entrer dans la cuisine pour aérer l’appartement alors qu’ils pouvaient entendre des bruits de pas à l’étage et en face. Céleste réprima un long frisson, se frottant les bras en attendant que le café refroidisse un peu. Des bruits de conversation se faisaient aussi entendre chez leurs voisins, le premier et le deuxième étage de l’immeuble étant habités par des familles qui vivaient à Gray et avaient leurs enfants dans les écoles du village. A sa connaissance, ils étaient les seuls à côtoyer réellement le Pensionnat, ce qui n’aidait pas la sympathie de leurs voisins mais l’animosité envers eux semblait s’être un peu apaisée au fur et à mesure que le temps passait. Céleste but une longue gorgée de café au moment où Cyprien servait un peu de lait à Lucas lorsqu’ils entendirent, tout à coup, un grand « Boum » suivi d’injures juste en face de chez eux. Elle ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel avec un sourire en coin, ce genre de scène étant devenu habituelle à présent et rythmant leur quotidien, tant en semaine qu’en week-end. Leur pauvre voisin était si maladroit… Elle ne l’avait jamais avoué à son meilleur ami, mais elle gardait toujours le numéro des urgences sous la main pour être sûre de ne pas se tromper, prête à les appeler si jamais leur voisin se blessait vraiment. Enfin, tant qu’il faisait du bruit, il était en vie et en bonne santé.

Cyprien – Dis-moi, Céleste, ça te dirait de partir quelques jours, au Nouvel An ? On est invités par mes parents, à Noël, mais après, on pourrait partir un peu, tous les trois. Il y a un endroit où tu voudrais aller ?

Céleste – Oh… Heu, ce serait une excellente idée. Mais je t’avoue ne pas avoir d’idée sur l’endroit où j’aimerais aller, du moment que nous sommes ensemble et que nous puissions nous changer vraiment l’esprit. Même quelques jours, ce serait suffisant, loin du Pensionnat. Il faudra juste voir avec le travail, si je n’ai pas trop de choses à faire et… avec le Pensionnat, aussi.

S’ils devaient partir… Mais il fallait qu’elle trouve un moyen pour contacter Gabriella sans mettre en danger qui que ce soit, histoire de savoir quelles étaient ses libertés de mouvement, plus précisément. Auraient-ils besoin d’elle durant de longues semaines, durant des mois, ou pas du tout ? Elle venait seulement de parler avec elle et de s’engager de manière plus active dans cette lutte, à son échelle, certes, mais elle ne pouvait certainement pas les laisser tomber par besoin de se changer les idées. Eux ne pouvaient plus penser à autre chose, étant constamment en lien avec ce qui se passait. Mais, évidemment, il leur serait sans doute très difficile de lui donner des dates précises… Et elle-même se voyait difficilement leur demander « des jours de repos » alors qu’elle était venue jusqu’à l’ancienne directrice d’école en lui disant vouloir aider, s’investir et s’impliquer plus que ce qu’elle avait fait jusqu’à présent. Ce qui ne signifiait pas grand-chose.

Seulement, Céleste n’avait pas eu le temps de parler de tout cela avec Cyprien, ses pensées fusant en tous sens depuis sa rencontre avec Gabriella, c’était beaucoup trop récents, quelques jours. Ils n’étaient que le deux décembre ! Ou trois… ? Ou… Heu. D’accord, revoir le calendrier, absolument, elle se perdait même dans les dates. La seule chose certaine était qu’ils étaient en semaine. Elle avait parlé à Lucas vendredi, vu Gabriella au début de la semaine, et maintenant… C’était trop récent, il fallait qu’elle se remette de tout ce qui s’était passé en l’espace de quelques jours à peine. La fatigue, revoir la directrice – qui ne l’avait pas traumatisée, mais son image l’avait vraiment inquiétée même si Céleste avait évité le sujet avec Cyprien – la terreur de Lucas, les cours à assurer comme si rien ne s’était passé alors qu’il y avait eu un effondrement de la salle des éléments foudre et feu… C’était un peu trop de choses en trop peu de jours. Elle avait besoin d’un grand bol d’air, surtout, et non pas de céréales ou de pain, même le café ne suffisait pas à la réveiller. Se frottant le visage après avoir déposé sa tasse, elle posa les yeux sur Lucas, se penchant un peu vers lui en espérant que Cyprien allait l'aider et comprendre ce qu'elle cherchait à faire. Il ne fallait pas que son petit frère se mure dans son silence, elle était convaincue qu'il n'allait pas bien.

Céleste – Où voudrais-tu aller ? Il y a peut-être un endroit que tu as envie de voir, ou quelque chose que tu veux faire ? On peut aller très, très loin de Gray quelques jours si tu veux. On pourrait faire des randonnées, de longues journées de marche dans les bois, aller au bord de la mer, visiter des villages que nous ne connaissons pas du tout… Pour chasser tes cauchemars, voir de belles choses t’aidera beaucoup. Et si tu le souhaites, tu ne dormiras pas tout seul tant que tes cauchemars t’empêchent de dormir.

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Lucas Dumoulin
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MessageSujet: Re: Joue avec moi   Dim 28 Jan - 11:01

La nuit fut bien plus courte que prévue. Lucas ne disait plus rien, blottie contre Céleste, les yeux fermés et sa peluche contre lui, guettant le moindre bruit qui pourrait survenir et craignant de rouvrir les yeux si c’était pour revoir le visage terrifiant et livide son amie. Pourquoi était-elle devenue méchante ? Elle était peut-être blessée ? Ou malade ? Il resta ainsi éveillé sans bouger jusqu’au moment où la fatigue lui retomba dessus presque brutalement. S’ensuivit quelques heures d’un coma lourd sans rêve, avant que le réveil sonne et qu’il ne faille se lever. Il émergea des couvertures avec un peu de peine, serrant toujours son doudou alors que sa sœur le soulevait contre elle pour l’emmener dans la salle de bains. Il commença à enlever son pyjama, les yeux à moitié fermés, ne cessant de repenser à ce qui s’était passé cette nuit. Où était Emilie ? Elle était retournée dans sa tombe ? Pourquoi… Cette nuit… Pourquoi ? Et si elle avait voulu faire passer un message et qu’il ne l’avait pas comprise ? Si elle avait besoin d’aide ? Une fois rhabillé, il reprit son doudou et alla dans la cuisine, où Cyprien avait préparé le petit-déjeuner. Pas faim du tout… Il se glissa sur sa chaise et posa la peluche sur la chaise d’à côté, posant un regard peu enjoué sur son bol.

Depuis qu’il était capable de marcher, sa mère lui faisait boire tous les matins un bol de lait, avec un fruit et du pain. En été, c’était mieux parce qu’il y avait plus de fruits différents. En hiver, c’était plus souvent une orange ou un pamplemousse. Papa lui disait à chaque fois qu’on ne pouvait pas bien grandir, à son âge, si on ne prenait pas assez de calcium et de vitamines. Lucas n’était pas très bien sûr de comprendre ce qu’était le calcium, se contentant d’avaler ce qu’on lui donnait en hochant la tête lorsque les adultes lui disaient que c’était bon pour lui et pour ses os. Le nez à moitié plongé dans son bol, mal réveillé même avec la douche, il ne fit pas attention au bruit qui vint de l’appartement d’en face, il avait déjà pris cette habitude. Le lait formait des dessins à la surface lorsqu’il faisait un peu bouger le bol, et les miettes de pain à la surface suivaient le mouvement. Il en rajouta d’autres pour essayer de former un dessin plus précis, sans vraiment réussir, même avec une cuillère. Le lait bougeait trop. Absorbé par cette tâche, il utilisa la cuillère comme un pinceau pour essayer de faire une étoile sur le lait avec les miettes de pain.

Cyprien – Dis-moi, Céleste, ça te dirait de partir quelques jours, au Nouvel An ? On est invités par mes parents, à Noël, mais après, on pourrait partir un peu, tous les trois. Il y a un endroit où tu voudrais aller ?

Céleste – Oh… Heu, ce serait une excellente idée. Mais je t’avoue ne pas avoir d’idée sur l’endroit où j’aimerais aller, du moment que nous sommes ensemble et que nous puissions nous changer vraiment l’esprit. Même quelques jours, ce serait suffisant, loin du Pensionnat. Il faudra juste voir avec le travail, si je n’ai pas trop de choses à faire et… avec le Pensionnat, aussi.

A ça non plus, il ne fit pas plus attention, sa sœur ne pensait qu’au travail, de toute façon. Il avait presque réussi à former une étoile lorsqu’il donna malencontreusement un petit coup de la main dans le bol, le lait bougea et les miettes s’éparpillèrent encore. Mais… Un peu frustré, il recommença, tout en grignotant sa pomme avec sa main gauche. Sur papier, c’était plus facile, les traits ne fuyaient pas sous son nez. Au fond, c’est vrai que dessiner ça aidait… Il ne pensait à rien d’autre, sinon aux formes et aux couleurs à utiliser. En plus, il pouvait faire ce qu’il voulait, personne ne venait lui dire que ce n’était pas assez bien ou qu’il fallait corriger, comme à l’école. Il mettait les couleurs comme il voulait, il effaçait si ça ne lui plaisait plus, puis il recommençait. Même si ça ne ressemblait encore à rien, ce n’est pas grave, il continuait. Il gardait toujours tous les dessins faits par Alexis dans ses affaires, de temps en temps, il les regardait. Ses dessins à lui étaient tous très beaux et très bien faits. Au crayon et au fusain, saisissants de réalisme, on aurait dit des photos. Il aimait beaucoup les regarder.

Céleste – Où voudrais-tu aller ? Il y a peut-être un endroit que tu as envie de voir, ou quelque chose que tu veux faire ? On peut aller très, très loin de Gray quelques jours si tu veux. On pourrait faire des randonnées, de longues journées de marche dans les bois, aller au bord de la mer, visiter des villages que nous ne connaissons pas du tout… Pour chasser tes cauchemars, voir de belles choses t’aidera beaucoup. Et si tu le souhaites, tu ne dormiras pas tout seul tant que tes cauchemars t’empêchent de dormir.

Voir de belles choses ne l’attirait plus autant qu’avant… Il dit oui malgré tout, en abandonnant l’idée de façonner son étoile de miettes, l’esprit occupé par les croquis réalisés par Alexis. Sera-t-il capable de faire aussi beau que lui, un jour ? La vie réelle, elle était peut-être très jolie mais il y avait aussi l’absence de ses parents, dedans. Même si les paysages étaient beaux, il ne pouvait pas y voir papa et maman… Sur le papier, il pouvait les faire autant qu’il voulait, il s’entraînait à les reproduire, en se basant sur des photos. Il n’en avais jamais rien montré à personne, pas même à sa maîtresse, il ne voulait pas. C’était son coin secret à lui, son jardin intérieur, personne n’avait à regarder et encore moins à juger. Écrire, dessiner, s’il avait essayé avant, s’il y avait cru, il aurait compris plus tôt que ça marchait vraiment et que ce n’était pas une de ces paroles creuses de plus que les adultes vous répétaient en croyant que ça allait soulager la blessure au coeur. Il avait essayé d’écrire aussi mais c’était moins évident, à ses yeux, que le dessin. Par contre, ça devait marcher avec plein d’autres, non ? Parce que sur un livre de l’école, il avait lu une citation qui résumait ça très bien. « Les gens heureux n’ont pas d’histoires ».

Lucas – Ton papa et ta maman à toi, ils ressemblent à quoi ? demanda-t-i à Cyprien en relevant le nez de son bol de lait. Ils sont gentils ? T’as déjà été petit comme moi ?

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Cyprien Redfire
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MessageSujet: Re: Joue avec moi   Jeu 29 Mar - 11:19

Céleste – Oh… Heu, ce serait une excellente idée. Mais je t’avoue ne pas avoir d’idée sur l’endroit où j’aimerais aller, du moment que nous sommes ensemble et que nous puissions nous changer vraiment l’esprit. Même quelques jours, ce serait suffisant, loin du Pensionnat. Il faudra juste voir avec le travail, si je n’ai pas trop de choses à faire et… avec le Pensionnat, aussi.

Comment pourrait-elle avoir trop de choses à faire avec le travail, de toute manière ? Ils étaient déjà habitués aux rentrées et il doutait que celle-là ait un rythme effréné dès le départ. Par contre, ils devaient penser à terminer leur déménagement, puis l’emménagement dans leur appartement de la nouvelle école, et classer un peu tous leurs cours et livres, ça oui. Quand avait été prévue la rentrée, déjà, dès la première semaine de janvier ou en fin de semaine ? Il se souvenait vaguement avoir entendu Frédéric en parler et s’en voulait maintenant de ne pas l’avoir coché sur leur calendrier. Le 4 janvier, ça lui semblait un peu tôt, même si c’était possible. Peut-être plus le mercredi ou le jeudi ? Il lança un regard au calendrier accroché au mur, au-dessus du buffet à vaisselle, tout en calculant mentalement le temps dont ils auront besoin pour emménager. Dans tous les cas, s’ils ne voulaient pas être en retard, ils ne pourront passer que trois ou quatre jours en réelles vacances avant de revenir se fourrer la tête dans les cartons. Ils ne pouvaient pas se permettre d’arriver après le 1er janvier, ça, c’était certain. Ensuite, en se dépêchant un bon coup, et à deux, trois si Lucas pouvait s’occuper de bricoles, ils emménageront vite. Hum, ils seront sûrement les derniers à arriver là-bas…

Céleste – Où voudrais-tu aller ? Il y a peut-être un endroit que tu as envie de voir, ou quelque chose que tu veux faire ? On peut aller très, très loin de Gray quelques jours si tu veux. On pourrait faire des randonnées, de longues journées de marche dans les bois, aller au bord de la mer, visiter des villages que nous ne connaissons pas du tout… Pour chasser tes cauchemars, voir de belles choses t’aidera beaucoup. Et si tu le souhaites, tu ne dormiras pas tout seul tant que tes cauchemars t’empêchent de dormir.

Cyprien – J’admire ton optimisme, Céleste, mais nous n’aurons pas vraiment le temps, ça sera trois ou quatre jours au maximum.

Et il ne comptait pas le passage chez ses parents, là-dedans, mais juste du temps « en plus » qu’ils auront, eux trois, simplement. Cyprien trempa ses tartines dans son bol de café, tout en réfléchissant aux coins où ils pouvaient se permettre d’aller. Très, très loin, non, pas le temps non plus car ils devaient penser au temps de trajet nécessaire pour revenir récupérer les dernières affaires, rendre les clés de l’appartement, signer le bail et l’état des lieux, puis ensuite voyager jusqu’à la nouvelle école ! Il avait l’impression que Céleste oubliait complètement ce genre de petits détails ou qu’elle pensait qu’on pouvait franchir deux cents kilomètres en voitures en moins d’un quart d’heure. La vie serait plus simple si c’était possible ! Hélas, ils n’avaient encore inventé aucun moyen de se déplacer magiquement d’un endroit à l’autre sur un simple claquement de doigts, donc on oublie. On disait parfois que Cyprien était trop rêveur ou idéaliste, mais sur certains sujets très pratiques, il était d’un pragmatisme à toute épreuve et se souciait de chaque petit détail. Or, concernant les voyages et les déménagements, on perdait beaucoup de temps si on était mal organisé.

Lucas – Ton papa et ta maman à toi, ils ressemblent à quoi ? demanda-t-il à Cyprien en relevant le nez de son bol de lait. Ils sont gentils ? T’as déjà été petit comme moi ?

Cyprien – Même plus petit que toi, sourit-il en lui faisant un clin d’œil. J’étais une véritable crevette maigrichonne. Pour mes parents, on se ressemble beaucoup, tu verras, autant au niveau du caractère que physiquement. Ils habitent dans une ferme rénovée, avec pas mal d’animaux domestiques, puis des lapins, des poules.

Il prit soin de lui décrire plus précisément l’endroit tout en mangeant, puis par la suite, revint sur les détails plus pratiques avec Céleste. Après leur visite chez ses parents, ils pourront partir deux, trois jours en vacances, enfin plutôt en week-end, puis il faudra revenir ici. Les clés de l’appartement à rendre, les dernières affaires à emballer, et ils seront partis pour de bon. Et ne pas oublier de préparer la rentrée ! Il y aura sûrement des réunions à faire, les jours précédant la rentrée, ils ne pouvaient pas se permettre de ne pas y assister alors qu’il y avait tant de changements à voire et arriver en retard, comme des fleurs. « Oh, désolés, on était en vacances ! ». Un coup pareil et ils avaient toutes les chances de se faire renvoyer tous les deux, Gabriella n’allait jamais tolérer ce genre de laxisme, surtout dans une période pareille. Bonjour l’image renvoyée aux nouveaux collègues, ensuite. Bref, ils devaient finir dès cette semaine d’emballer ce qui n’était pas essentiel et ne laisser que le strict minimum, pour aller plus vite. En attendant, finir le petit-déjeuner, laver rapidement les bols, puis se préparer pour le reste de la journée ! Ils n’étaient pas encore partis, donc on s’active un peu, il restait à faire à Gray.

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