1931. Les tensions en Europe s'aggravent. Le fascisme est de plus en plus présent..
 
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 Après-midi détente dans les montagnes

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Océane Kara
Lycéenne
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MessageSujet: Après-midi détente dans les montagnes   Ven 28 Avr - 15:29

Deux ou trois élèves avaient bien finir le nez dans les sapins tant ils jouaient aux guignols en skiant, ce matin. Les professeurs leur avaient passé tout un savon devant tout le monde, juste avant le déjeuner, insistant sur la sécurité. En plus, ils n’avaient même plus d’infirmier… Océane avait appris ce matin, comme presque tous les élèves, que M. de Sora était sorti à midi, le jour de leur arrivé, pour « fumer » et il n’était jamais revenu. Parti pour la nouvelle école à son tour, comme la rumeur courait. Le nouveau parmi les étudiants était de parier sur le prochain prof qui allait disparaître sans crier gare pour rejoindre les Résistants, comme la presse les appelait. Enfin, ça, c’était l’appellation gentille, car majoritairement, c’était plutôt l’appellation Terroristes. Océane reposa son plateau avec les autres puis alla chercher une lettre pour elle, dans le courrier distribué par leur directeur intérimaire. Sn père lui avait écrit une longue lettre, depuis le Canada où il était en ce moment pour son travail. La lycéenne sourit doucement en la lisant, ayant un certain besoin d’affection, en ce moment. Sa mère lui manquait beaucoup… Elle rangea avec un grand soin la lettre dans son sac, se jurant d’y répondre dès ce soir.

Cet après-midi, ils avaient quartier libre. Certains retournaient skier, beaucoup même, d’autres lisaient, s’étaient inscrits à des activités proposées par les profs en profitaient pour faire la sieste. Pour sa part, Océane avait demandé à pouvoir sortir dans la petite ville du côté et avait à la volée récupérer Laura aussi qui avait envie d’aller faire un tour. La Chinoise alla vite fait remettre des chaussures plus confortables et des vêtements chauds, enfilant une écharpe, un bonnet et des gants, ayant rendez-vous avec Laura à quatorze heures devant la station. Elle avait hâte de sortir et profiter de cet après-midi au maximum, surtout qu’il y avait pas mal de choses à faire en ville ! Son argent de poche au fond de son sac, parmi d’autres trucs à traîner, la lycéenne alla rejoindre son ami à l’heure dite, resserrant un peu son écharpe contre elle lorsqu’elle fut accueillie par un vent très froid. C’était définitif, elle n’aimait pas beaucoup l’altitude. En plus, le chemin descendant vers la ville était verglacée, il fallait bien faire attention à ne pas se casser une jambe au passage. D’autres élèves y allaient aussi, discutant avec animation en cours de route.

Océane – Je déteste le froid, avoua-t-elle avec un frisson.

Peut-être était-ce aussi à cause de son élément, mais là, vraiment, elle avait horreur de la neige, des montagnes, de la glace, du froid et tout ce qui s’ensuit. C’était pas agréable ! Comment on pouvait aimer jouer dans la neige, faire de la luge ou skier ? Laissons ça à qui ça ne dérangeait pas, franchement. Si elle le pouvait, elle vivrait dans un désert bien brûlant. Le froid, l’humidité, non, non, merci, très peu pour elle.

Océane – Ils ont sorti un nouveau film d’action, tu as envie de le voir ? demanda-t-elle en tournant la tête vers Laura. Il doit durer à peu près une heure. J’ai aussi envie d’aller dans une librairie ou boire un chocolat chaud avec une part de brioche. Qu’avais-tu envie de faire, toi ?

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Laura K. Nakajima
Collégienne
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Âge RPG : 14 ans

MessageSujet: Re: Après-midi détente dans les montagnes   Mer 7 Juin - 12:09

Laura enfila ses chaussures avec deux paires de chaussettes en prévision de l’après-midi qu’elle allait passer avec Océane, en ville. Ils n’étaient pas ici depuis longtemps mais tous avaient récupéré du trajet, voulant tout visiter ou profiter des pentes enneigées qui s’offraient à eux. Elle-même avait donné, aujourd’hui, et voulait surtout partir à la découverte de la ville plutôt que de rester le nez protégé derrière une grosse écharpe pendant des heures sans même prendre le temps de se poser un peu et d’observer le paysage. Dès qu’Océane avait proposé une sortie pour voir tout ce qu’il y avait à faire dans la ville plus bas, Laura n’avait pas hésité une seule seconde ! Ces derniers temps, elle avait plus besoin de bouger qu’autre chose, ne supportant plus cette oppression et ce contrôle constant au Pensionnat. Au moins, ici, ils avaient de l’air, de l’espace, ils pouvaient se déplacer sans professeur et sans entendre les habituelles paroles de mise en garde.

La collégienne attrapa son petit sac à dos noir qu’elle utilisait lorsqu’elle allait en ville pour avoir papiers, argent et autres objets à toujours garder sur soi – dont l’adresse et le numéro de la station, ici – et le hissa sur ses épaules avant de sortir de la chambre. Nul besoin de prévenir ses amies, elles étaient en train de skier et n’étaient revenues à la station que le temps de manger et se réchauffer un peu. Recharger les batteries, en somme. Traversant le couloir, elle entendit les lattes du plancher craquer légèrement sous ses pieds tandis qu’elle prenait la direction du hall. Elle avait rendez-vous à quatorze heures devant la station avec Océane, toutes les deux s’étant donné le temps de souffler un peu avant de repartir. Et dès que les professeurs avaient annoncé le temps libre, tout le monde avait sauté sur les projets ! Certains préféraient rester au chaud pour participer aux ateliers organisés par leurs professeurs, d’autres skiaient et d’autres visitaient le coin. Certes, les ateliers étaient attirants, Antoine y participait d’ailleurs, mais Laura n’avait pas envie de rester enfermée.

Descendant les escaliers, l’adolescente parcourut rapidement les couloirs, sac sur le dos, saluant les amis qu’elle croisait et qui se préparaient à partir aussi. Des clients installés dans les fauteuils près de l’accueil discutaient des meilleurs endroits de la ville, des pistes qu’ils venaient de faire et de leurs performances tandis qu’elle passait à côté d’eux pour sortir. Un vent incroyablement froid la fit frissonner, mordant son visage et l’obligeant à resserrer son écharpe autour de son cou. Fort heureusement, Océane arriva en même temps qu’elle, très ponctuelle comme toujours, et elles se mirent en route en même temps que d’autres élèves du Pensionnat. A bien observer, elle connaissait beaucoup des têtes qui les accompagnaient, tous possédant le même élément qu’elle en dehors de certains qui maniaient la glace ou le vent. En revanche, Océane était la seule représentante de son élément… Trouant la tête vers elle, Laura constata qu’elle n’était pas très à l’aise, ce qui ne l’étonnait pas beaucoup. Jasper non plus n’aimait pas ça, il y avait trop d’eau, faisait trop froid. Les pauvres…

Océane – Je déteste le froid, avoua-t-elle avec un frisson.

La collégienne lança un regard compatissant à son amie, lui souriant faiblement pour lui montrer qu’elle comprenait. Enfin… Non, elle ne pouvait pas comprendre ce qu’ils ressentaient, mais Jasper était son frère et elle connaissait donc très bien les points sensibles et les circonstances qui mettaient à mal les personnes maniant le feu. Ne répondant pas tout de suite, Laura se protégea du froid en avançant doucement sur la pente verglacée. Le chemin était relativement dégagé, la route menant à la ville étant souvent empruntée par les cars scolaires, les skieurs ou toute autre personne venant jusqu’à la station. Le paysage était tellement différent de Paris et de Gray… De la neige à perte de vue, du blanc, beaucoup de vent. C’était bizarre, mais Laura n’était pas si dérangée que cela par les bourrasques de vent, frissonnant mais subissant moins que ses amis grâce à l’impression de liberté qu’elle ressentait ici, qui surplombait tout le reste.

Océane – Ils ont sorti un nouveau film d’action, tu as envie de le voir ? demanda-t-elle en tournant la tête vers Laura. Il doit durer à peu près une heure. J’ai aussi envie d’aller dans une librairie ou boire un chocolat chaud avec une part de brioche. Qu’avais-tu envie de faire, toi ?

Laura – A vrai dire, j’aurais voulu faire un petit tour pour voir ce qu’il y avait dans la ville…, dit-elle avec un petit sourire d’excuse. Mais je sais que c’est dur pour vous, donc pourquoi ne pas faire un peu de tout ? On repère l’endroit où se trouve le cinéma en profitant de la ville, on va voir les séances pour le nouveau film dont tu parles parce que je ne le connais pas et on termine par une brioche et un chocolat chaud pour se réchauffer au maximum avant de revenir comme il faudra affronter le froid ! En plus, s’il faut attendre pour voir le film, on trouvera sûrement une librairie. Comme ça on visite un peu et on évite de te faire tomber malade à cause de l’environnement.

En toute honnêteté, elle n’avait pas envie de rester enfermée dans une pièce, les mois passés au Pensionnat lui donnant l’impression d’étouffer. Ici, tout était si grand, si immense ! Elle avait envie de bouger, de se dégourdir les jambes comme après un long trajet, de profiter de la liberté qui leur était donnée. Les adultes les couvaient tellement, les empêchant d’agir malgré leurs supplications, que Laura en devenait presque folle. Pourtant, son élément était l’eau, elle donc était très calme ! Cela signifiait qu’il lui en fallait beaucoup pour s’énerver ou en avoir marre à ce point. Antoine lui répétait souvent qu’elle était comme son frère, que même si leurs éléments étaient opposés, personne ne pouvait nier leur lien en les observant agir. Il avait sûrement déteint sur elle, toutes leurs soirées passées ensemble la faisant rêver d’un Ailleurs qui se concrétisait maintenant qu’ils n’étaient plus chez leurs parents.

Laura – On n’est pas obligées de tout faire, on peut aussi improviser et se donner un premier élément puis voir ce qui viendra après, on ne connaît pas la ville… J’ai seulement envie de bouger, rester enfermée au Pensionnat me rend malade, on ne fait que les trajets Gray-école tous les jours et les profs passent leur temps à nous couver. Je le comprends, un peu, mais regarde tout ça ! C’est magnifique… Attends, j’ai une idée !

Laura ralentit un peu pour observer les arbres et les alentours et repéra un rocher assez imposant à un mètre d’elles, bordant le chemin. Elle y grimpa pour prendre de la hauteur et inspira profondément. Des élèves les dépassèrent, la regardant avec un petit rire mais cela lui était bien égal. Océane aussi devait la prendre pour une folle, seulement tout était incroyablement calme, ici, et ils ne devaient pas se cacher, étant loin du Pensionnat et des a priori sur les élémentaires. Après tout, cela n’était pas marqué sur leur front. Même s’ils étaient toujours en France, Laura y voyait un vrai dépaysement grâce à la distance mise entre Gray et eux. Des montagnes, de la neige, des arbres, des collines, des pentes… C’était génial ! Elle décrivit ce qu’elle voyait à Océane, depuis son rocher, avant de redescendre en ajoutant que c’était immense. Laura eut un petit rire en rejoignant Océane et reprit le chemin vers la ville dont elles apercevaient les premiers bâtiments.

Laura – Tu décides ! Moi, du moment que l’on sorte de la station, tout me va. D’ailleurs, tu sais de quoi parle le film ou tu en as juste entendu parler ? Je n’aurais jamais cru que tu aimais les films d’action…

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Océane Kara
Lycéenne
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Âge RPG : 16 ans

MessageSujet: Re: Après-midi détente dans les montagnes   Mer 7 Juin - 19:13

Laura – A vrai dire, j’aurais voulu faire un petit tour pour voir ce qu’il y avait dans la ville…, dit-elle avec un petit sourire d’excuse. Mais je sais que c’est dur pour vous, donc pourquoi ne pas faire un peu de tout ? On repère l’endroit où se trouve le cinéma en profitant de la ville, on va voir les séances pour le nouveau film dont tu parles parce que je ne le connais pas et on termine par une brioche et un chocolat chaud pour se réchauffer au maximum avant de revenir comme il faudra affronter le froid ! En plus, s’il faut attendre pour voir le film, on trouvera sûrement une librairie. Comme ça on visite un peu et on évite de te faire tomber malade à cause de l’environnement.

Oh, allons, Océane n’allait pas tomber malade aussi facilement que ça, elle était solide ! Même si elle détestait le froid, elle le supportait, comme tout le monde, la seule situation vraiment gênante pour les élémentaires feux était lorsqu’il pleuvait à torrent, ce qui les fatiguait, ou lorsqu’on les jetait carrément dans un lac ou l’océan. Océane aimait bien jouer avec d’autres dans une piscine en été pour s’amuser, cependant, ça s’arrêtait là. C’était l’eau vive, finalement, qui arrivait à l’angoisser. Les torrents en furie, les océans, les lacs aussi, selon leur taille. Laura ne pouvait pas comprendre ça, étant donné qu’elle possédait l’eau, elle vivra sûrement près de l’océan ou dans les montagnes une fois adulte. La jeune lycéenne sourit un peu la regardant, se demandant aussi si elle allait rester si minuscule ou si elle aura une poussée de croissance à quinze ou seize ans. Elle-même n’était pas bien grande, le seul détail prouvant qu’elle prenait de l’âge était son tour de poitrine. Sa mère lui en avait la remarque en rigolant, ce qui l’avait fait rougir à un point incroyable. Depuis, elle évitait de porter des décolletés, le weekend, car elle détestait être reluquée par les hommes. Même si on la jugeait « mignonne » ou « belle », ce n’est pas le genre de remarques qu’on a envie de s’entendre lancer au milieu de la rue. Personne, cependant, ne l’avait approchée plus que cela. Le premier qui tentera aura droit à une mauvaise surprise, Océane savait bien se défendre.

Laura – On n’est pas obligées de tout faire, on peut aussi improviser et se donner un premier élément puis voir ce qui viendra après, on ne connaît pas la ville… J’ai seulement envie de bouger, rester enfermée au Pensionnat me rend malade, on ne fait que les trajets Gray-école tous les jours et les profs passent leur temps à nous couver. Je le comprends, un peu, mais regarde tout ça ! C’est magnifique… Attends, j’ai une idée !

Qu’est-ce qu’elle voulait faire ? Océane croisa les bras contre elle avec un petit frisson dû au froid puis tourna la tête pour la regarder, s’arrêtant finalement à son tour en la voyant grimper tout à coup sur un rocher en bordure du chemin puis ouvrir les bras en inspirant à fond. Heu, oui ? Mais encore ? La lycéenne sourcilla un peu, hésitant entre rire ou lui demander ce qu’elle espérait faire, au juste. La sœur de Jasper se mit à décrire tout ce qu’elle voyait depuis le haut de son rocher, pendant qu’Océane souriait doucement, songeant qu’elle avait des yeux pour voir, elle aussi. Enfin, ne pas lui casser son délire, si ça l’amusait de faire ça. Une fois Laura revenue à terre, elles purent reprendre leur route vers la ville. C’était comme un décor de carte postale, comme on en voyait à la station, à la petite boutique. Des maisons en bois et en pierre, les toits croulant de neige, peu de voiture, pas mal de touriste, et déjà, au plus grand plaisir d’Océane, des décors de Noël que le service technique de la ville installait peu à peu. Tout cela sentait les vacances, une toute nouvelle année, peut-être meilleure que la précédente.

Laura – Tu décides ! Moi, du moment que l’on sorte de la station, tout me va. D’ailleurs, tu sais de quoi parle le film ou tu en as juste entendu parler ? Je n’aurais jamais cru que tu aimais les films d’action…

Océane – Oh, rit-elle, tu me connais très mal si tu crois ça.

Il y avait même certaines cascades des films d’action qu’elle avait déjà reproduit avec des amis au pensionnat, simplement pour s’amuser, et aussi quelques unes au gymnase de la caserne avec les autres Guetteurs, avant que le groupe ne soit dissous pour la nouveau Gouvernement. Océane raconta une de ces anecdotes à Laura, le temps restant du trajet vers la ville. Avec d’autres Guetteurs, ils étaient à la salle de gym principale de la caserne. Avec les soldats, ils avaient constitué deux groupes et créé un gigantesque parcours d’obstacle dans toute la salle, avec des murs, des cordes, des trous, des poutres, des matelas et tout ce qu’elle pouvait imaginer. Ils avaient lancé une sorte de balle au prisonnier géant, où le but était de capturer les personnes de l’équipe adverse pour les emmener dans son propre camp et à la fin de l’heure, ceux qui avaient perdu le plus de membre de leur équipe avaient perdu. Ils s’étaient beaucoup amusés, ce jour-là, le parcours créé était très sportif et difficile, sans oublier qu’il fallait en plus éviter l’autre équipe. C’était un samedi, à la caserne, au mois de février, tous les participants avaient retrouvé une âme d’enfant dans un jeu où la difficulté exigeait des compétences d’adultes.

Océane – J’adore le sport, en règle général, sourit-elle. Courir, sauter, même nager, tout ce qui permet de se dépenser et croquer la vie à pleines dents. Ma mère a commencé à m’entraîner quand j’ai eu trois ans et je n’ai jamais arrêté depuis. Je veux continuer les compétitions et passer en professionnelle, dès que j’aurai l’âge requis. Quitte à devoir retourner dans mon pays pour ça, le temps de me faire un nom. Je veux y arriver.

Ce sera des années très difficiles, gagner son pain en tant que débutante était très délicat. En tout cas, ça ne sera pas seule, elle devra faire parti d’un club et avoir une autre activité à côté, comme entraîneuse dans un gymnase, par exemple. Ses parents l’encourageaient sans cesse et la poussait à s‘inscrire à des tournois dès qu’elle le pouvait, comme son maître. Une fois arrivée en ville, Océane s’arrêta près d’un marchand de marrons chauds et acheta deux cornets, en offrant un à Laura en lui disant de faire attention à ne pas se brûler la langue. Le vendeur leur offrit même deux sachets de cookies maisons pour aller avec, en lançant avec un large sourire que la jeunesse devait être bien soignée. Merci ! Il y avait déjà pas mal de monde à marcher dans les rues, on sentait déjà un air de fête.

Océane – Tu as déjà pensé au mariage, toi ? demanda-t-elle ensuite. Ma grand-mère m’en parlait l’autre jour, par lettre. Si j’étais en Chine, pour mes seize ans, il y aurait eu une fête traditionnelle, c’est l’âge officiel où une jeune fille peut se fiancer et commencer à fréquenter les garçons sans avoir ses parents auprès d’elle. Mamie est très à cheval sur les traditions, je n’ai pas osé lui parler de Genji. Ma mère avait quatorze ans quand elle s’est mariée et je suis née deux ans plus tard, je trouve bizarre de me dire que j’aurai déjà un bébé si j’avais fait comme elle. J’aimerai t’inviter en Chine, un jour.

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